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Accueil du site > Actualités > Société > L’accès au logement : « Mais c’est pas possible, ça ! (...)

L’accès au logement : « Mais c’est pas possible, ça ! »

Traité de « looser » par PPDA dans un sketch des Guignols, l’abbé Pierre fait aussi dire au Nouvel Observateur : « Et s’il avait échoué ? » La loi sur le droit au logement opposable doit porter son nom, mais c’est surtout le donquichottisme qui a fait bouger les choses, et permis au passage aux dirigeants de ce pays de faire leur grand spectacle : Le « SDF show » qui tient chaud. Avec la main sur le cœur dont ils se disputent le monopole. Ce grand spectacle n’entamera pas la campagne de Sarkozy qui avance tel un rouleau compresseur. Champion des promesses en tout genre, l’homme qui se pose comme l’héritier de Jean Jaurès pourrait rafler la mise en avril ! Et si l’abbé Pierre avait travaillé toute sa vie pour en arriver à çà ?

Un constat d’échec :

La Fondation L’Abbé Pierre, dans son dernier rapport annuel sur l’état du mal-logement en France, révèle une donnée effrayante : la France compterait plus de 10 % de mal-logés. Plus de 3,2 millions de personnes n’auraient pas de logement ou seraient très mal logées et près de 6 millions d’autres vivraient dans de telles conditions de précarité qu’elles pourraient rapidement basculer dans la première catégorie. En grande majorité, la population décrite dans le rapport n’est pas « sans toit ». L’Insee recense ceux que l’on appelle communément les SDF. Ils seraient entre 80 000 et 100 000. De son côté, le CERC a estimé à 16 000 le nombre d ‘enfants qui sont sans domicile fixe, un chiffre inquiétant pour un pays qui se veut la figure de proue des droits de l’homme et de l’égalité républicaine.

Alors qu’il y a un gros effort à faire du côté de l’offre immobilière sociale, le dispositif développé ne va pas dans le sens de l’aide aux plus démunis : les PLS, sorte de HLM "haut de gamme" ont vu leur construction multipliée par 2,5 depuis 2002. S’ils sont soumis à condition de ressources, les plafonds de revenus permettent à 82% des ménages d’y accéder. Et leurs loyers sont supérieurs en moyenne de 40 % à ceux des logements sociaux ordinaires. Mais dans le même temps, les mises en chantier des HLM de catégories Plus et Plai, accessibles aux ménages se situant dans les deux tiers inférieurs de l’échelle des revenus, n’ont progressé que de 4%. Conséquence : si les mises en chantier dans le secteur social affichent une progression spectaculaire de 43% depuis 2002, cette hausse est gonflée par la proportion de PLS (10 % de l’offre nouvelle en 2000, 30% en 2005, 40% prévus en 2009, selon les objectifs du plan de cohésion sociale). Cette évolution permet à l’Etat de « faire du chiffre », et à bon marché, car les PLS ne sont pas assortis de subventions directes de l’Etat, mais uniquement d’aides fiscales : TVA à 5,5% et exonération de la taxe foncière. Notons toutefois que le Sénat vient d’adopter un amendement au projet de loi et qui vise à "accentuer l’effort de construction en faveur de logements très sociaux". Il porte à 591 000 le nombre de logements sociaux à construire sur la période 2005-2009, soit 91 000 de plus que prévu par le plan de cohésion sociale de 2005.

Un droit au logement enfin opposable ?

Le Premier ministre a permis en mai 2006 aux collectivités territoriales volontaires d’expérimenter la mise en oeuvre locale du droit au logement opposable. Xavier Emmanuelli, le président du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD), a rendu public, le 3 janvier 2007, le rapport sur l’expérimentation locale du droit au logement opposable. Le calendrier de la mise en œuvre de la loi que propose le HCLPD est le suivant :

- fin 2008 : obligation de proposer un hébergement digne à toute personne en situation d’urgence ;
- mai 2012 : droit au logement pour toute famille avec enfants ;
- mars 2014 : droit au logement pour tous.

L’association Don Quichotte est venue placer l’enjeu sous les feux brûlants de l’actualité et au coeur de la campagne électorale. Dès lors, le gouvernement s’est activé et les candidats à la présidentielle ont fait des promesses. « Mais c’est pas possible, ça ! », dirait l’Abbé des Guignols. C’est "pas possible" de tenir pour réalistes les promesses faites par certains candidats ou gouvernants. Mais c’est "pas possible" non plus d’admettre cette situation comme une fatalité, de rester sans rien faire ou de se reposer sur le système d’aides existant. De nombreuses réserves et critiques fusent de tous les côtés : de la « Plate-forme pour un droit au logement opposable » (groupe de 60 associations), du syndicat de la magistrature, du syndicat de la juridiction administrative, de l’Association des maires de grandes villes de France, de l’association « Terre d’asile », de la FNARS (fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale). Près des trois quarts des Français sondés par TNS-SOFRES (pour le promoteur immobilier Nexity) pensent que les mesures prises par le gouvernement Villepin sont inefficaces.

Rappelons que le droit au logement est récent. Inscrit dans la loi depuis 1989, il existe surtout depuis la loi dite "Besson" du 31 mai 1990. Étonnamment, si le droit de propriété fut garanti dès la Révolution dans la Déclaration de 1789, le droit pour chacun d’avoir un toit n’était prévu nulle part. Aujourd’hui le droit au logement existe et l’on parle autant de droit à l’accès que de droit au maintien, dans un logement décent et salubre. Ce droit va devenir opposable. Faut-il aller au-delà et aller dans le sens de ce que réclame Marie-Noëlle Lienemann -ex secrétaire d’état au logement- dans son article sur Agoravox du 2 janvier et dans sa lettre à Jacques Chirac, à savoir l’inscription du droit au logement opposable comme principe constitutionnel ? Je ne le pense pas, car la constitutionnalité est une chose qui doit se faire à l’épreuve du temps. Il n’est jamais bon d’aller trop vite dans la rédaction dans le marbre de principes nouveaux (L’inscription actuelle du principe de l’abolition de la peine de mort a mis 25 ans à aboutir et répond à un besoin précis : permettre à la France de ratifier des textes internationaux). D’ailleurs, le Conseil constitutionnel regarde déjà le droit au logement comme un objectif à valeur constitutionnelle.

L’exemple de l’Ecosse qui a voté le Homelessness Scotland Act en 2003 est intéressant : cette loi de 2003 soumet les communes écossaises à une obligation de résultat en matière de logement, et non plus seulement à une obligation de moyens. Son entrée en vigueur est progressive et ce n’est qu’en 2012 que les communes devront impérativement fournir un logement stable à toute personne en faisant la demande. Trois ans après son adoption, on ne peut donc tirer un bilan complet de sa mise en œuvre mais les premiers éléments sont cependant encourageants. Mais revenons à la France.

Qui, de l’Etat ou des collectivités locales, sera responsable ?

C’est l’Etat qui garantira la mise en oeuvre du droit au logement : Le Sénat a adopté dans la nuit du 30 au 31 janvier, les deux premiers articles du projet de loi. Il prévoit que l’Etat garantira la "mise en oeuvre" de ce principe "à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière (...), n’est pas en mesure d’accéder (à une habitation) par ses propres moyens ou de s’y maintenir". Mais les collectivités locales resteront les acteurs de terrain. L’Etat pourra se substituer à la collectivité défaillante ou la contraindre.

Pour ce qui concerne les collectivités locales, le rapport du HCLPD (Haut Comité pour le logement des personnes défavorisés), rendu public le 3 janvier 2007, dit que l’opposabilité entraînera des obligations pour toute collectivité à hauteur des compétences qu’elles détient : une responsabilité de première ligne qui fera peser une obligation de résultat sur une autorité et une seule, et une responsabilité de seconde ligne qui mettra à la charge de toute autorité compétente une obligation de moyens. Le cas particulier de la région parisienne, des zones urbaines où la situation du logement est tendue (les départements d’outre-mer ou les grandes agglomérations urbaines par exemple), devrait faire l’objet d’une analyse approfondie spécifique.

La procédure d’opposabilité :

Toujours selon le rapport, il s’agirait de privilégier la recherche d’accord entre les partenaires et le recours amiable, de rendre possible le recours juridictionnel pour garantir le droit. Le tribunal pourra prononcer une injonction de loger à l’autorité responsable.

Après le Sénat, c’est l’Assemblée nationale qui examinera le projet à partir de la mi-février. En attendant, Serge Paugam, journaliste au Nouvel Observateur interpelle : Quand les Français découvrent l’abbé Pierre en 1954, dit-il, on comptait 2 000 sans-logis à Paris. Aujourd’hui, on en dénombre près de 12 000. Ces derniers années, les politiques ont tous encensé l’abbé Pierre. Mais ils n’ont pas fait grand-chose pour que soit appliqué le quota de 20% de logements sociaux prévu par la loi dans chaque commune. Si l’abbé Pierre a su initier des actions de générosité en faveur des plus démunis, son interpellation des responsables politiques a globalement échoué.

"Ah ! Mais c’est pas possible ça !", dirait l’Abbé...

Documents joints à cet article

L'accès au logement : « Mais c'est pas possible, ça ! »

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36 réactions à cet article    


  • Aurel (---.---.101.8) 5 février 2007 13:03

    Cette collectivisation du logement, bien qu’inspirée par une certaine forme de générosité, ne fera qu’amplifier les tensions sur le marché libre. Absurde, inapplicable, ce projet promet d’être un cauchemar pour les maires, les tribunaux administratifs...et les contribuables.

    Voici une analyse divergente de la vôtre : http://aurel.hautetfort.com/archive/2007/01/02/collectivisation-forcee-du-logement-de-mauvaises-reponses-a.html


    • La Taverne des Poètes 5 février 2007 13:20

      Je lis sur ce site d’Alternative libérale qui ne propose pas de vraie...alternative : « fluidifier le marché » (c’est la rengaine des libéraux : le marché règle tous les problèmes), « convertir le gigantesque parc actuel en logements réellement sociaux destinés à ceux qui en ont réellement besoin » (là mon article comporte un paragraphe qui rejoint cette idée : la proportion des HLM attribuées à des familles de classes moyenes : les PLS), « libérer la construction pour faire tomber les prix du foncier dans les logements neufs, rassurer les propriétaires qui louent, simplifier la gestion des syndics afin d’attirer les investisseurs institutionnels et faciliter l’accession à la propriété » (Ces dernières mesures sont insuffisantes face à l’enjeu national).


    • (---.---.105.23) 5 février 2007 13:48

      Je confirme. Louer rapport moins que le livret A, avec plein d’enmerdement en plus. Il n’y a que la hausse relative des prix du logement qui rapporte un peu -si l’on vend.

      Les locataires cassent tous, bousille tous, se plaignent à toute heures du jours et de la nuit (!), il y a des travaux tous le temps, de nouvelles normes tous le temps, des impots, taxe, déclaration, le fisc vous poursuit tout les trois mois car pense que vous êtes « un riche » et que donc vous fraudez, les loyers sont payé en retards, voir plus du tout, vous passez votre temps à attendre plombier, electricien et autre et pour finir le locataire vous méprise parce qu’il s’imagine que vous le volez. Enfin, vous ne pouvez pas virer votre locataire pendant deux trois ans s’il ne paye pas, du fait des lois et des lenteur de la justice.

      Si j’avais un amis, je lui déconseillerai formellement de mettre le moindre argent dans l’immobilier pour spéculer.

      Mieux vaut investir dans des entreprises chinoises, ca rapport largement plus. En plus ca met de l’argent à l’abris des voleurs de le gauche. Et puis c’est plus pratique si la gauche passe pour quiter le pays (car là, je vous préviens, il va y avoir une vague massive de départ de France..)


    • La Taverne des Poètes 5 février 2007 14:22

      Actias : En somme que reprochez-vous à ce projet qui est -je vous le rappelle- gouvernemental donc de droite ?


    • toto (---.---.173.163) 5 février 2007 21:59

      Pourquoi le prix de l’immobilier a-t-il doublé en 10 ans ? Il manque environ 800 000 logements aujourd’hui, et les 3/4 des constructions sont destinées au tiers les plus aisés des français. Autant dire que cela devient difficile pour une large majorité de français.

      Qui a bénéficié de cette flambée ? Les propriétaires.

      Conclusion, la spéculation dans l’immobilier est une affaire qui marche (la culbute en 10 ans c’est déjà un rendement interressant). Cela s’appelle la concurrence libre et non faussée. Si tu ne peux pas payer, tu te retrouves à la rue.


    • La Taverne des Poètes 6 février 2007 10:30

      Actias, vous dites :« Le gouvernement actuel n’est pas spécialement à »droite" Ah !ah ah ! smiley smiley smiley Au moins vous avez le sens de l’humour.

      Sérieusement , la loi ne « contourne » pas les vrais problèmes. Au contraire elle y fait face mais le fera-t-elle suffisamment ? Enfin je que c’est un projet de loi et non une loi.


    • LE CHAT LE CHAT 5 février 2007 13:41

      la république n’a pas à offrir toit , nourriture et argent de poche à quiconque franchit la frontière !

      que les bonnes consciences de la gôche les hébergent , les nourrissent à leurs frais , et pas avec l’argent du contribuable , c’est trop facile ! on ne résoudra pas le problème si on n’arrête pas cet afflux massifs de personnes non désirées .


      • LE CHAT LE CHAT 5 février 2007 15:01

        @LUDOVIC

        à quoi sert de construire 120000 logement sociaux par an si encore plus de demandeurs affluent , c’est le tonneau des danaîdes !


      • LE CHAT LE CHAT 5 février 2007 15:52

        @ludovic

        Je trouve scandaleuse cette hausse spéculative des loyers et moi qui habite sur la côte bleue , je peux te dire qu’ici les loyers sont hors de prix et les logements sociaux très difficiles à trouver ; je paie déjà +900 euros auquels tu ajoutes eau+electricité+chauffage , la vie est très dure aussi pour les salariés ...

        Les nationaux souffrent beaucoup de cette situation et je pense qu’il faut d’abord s’occuper d’eux avant d’accueuillir des nouveaux entrants auquels nous n’avons rien à donner , après certains font les indignés quand les squatts brûlent ....


      • LE CHAT LE CHAT 5 février 2007 16:10

        @ludovic

        à signaler que c’est dans la ville du nabot à talonettes qu’il y a le moins de logements sociaux .....

        Il a beau se pointer après les incendies , c’est pas lui qui résoudra le problème , un peu comme celui des clandestins qu’il a jeté de nouveau dans les rues à Calais , ma ville natale ! smiley


      • La Taverne des Poètes 5 février 2007 16:34

        A propos des Hauts-de-Seine, le journal Le Monde épingle ce département : « les personnes défavorisées avaient déjà de la peine à trouver un toit, du fait de la pénurie de logements à loyer accessible. Aujourd’hui, leurs difficultés sont renforcées par le »clientélisme local« des maires qui cherchent à répondre en priorité aux demandes émanant de leurs administrés » (...)

        Mais indique Le Monde, prudent, l’étude qui met en avant ces mauvaises pratiques est contestée par les autorités.


      • La Taverne des Poètes 5 février 2007 16:36

        Selon Le Monde, plusieurs associations, qui gèrent des centres d’hébergement dans les Hauts-de-Seine, ont enregistré une diminution du nombre de logements proposés aux publics qu’elles prennent en charge. « Cette dégringolade est en grande partie liée à la délégation du contingent préfectoral », commente Félix Marchand, directeur de Relogement 92.

        « Nos établissements abritent des personnes qui auraient dû se voir attribuer un logement social depuis longtemps, rapporte Jean-Daniel Wendel, délégué départemental de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale. Mais leur demande reste en souffrance, car elles n’ont pas le profil, à l’aune des critères retenus par certains maires. »


      • Ark (---.---.85.6) 5 février 2007 14:14

        Ah ben ca alors , c’est pas po c’est pas po c’est pas possible. Ca devient la taverne des reacs en tout genre ici.


        • Darkfox (---.---.141.125) 5 février 2007 14:53

          Franchement je suis contre cette loi. Il y avait d autres moyens de s’en sortir que ce type de loi... car question qui va payer si une personne prend un appartement et ne le paie pas ? pourquoi ne pas déjà se pencher sur les personne qui ont un appartement hlm est les moyens de s’acheter un appartement. Peut etre aussi faudrait il annuler les appartements dit « de fonction » que possèdent certains médecins en plus de leurs appartements à proximité.

          Pour ma part les logement sociaux sont la pour dépanner les gens pas pour faire du durable, surtout que certains en abus ( apparte hlm sur paris et s’achete une maison à la campagne !)

          Donc soyons honnête faisons déjà avec ce qu il existe que les mauvais payeurs soit ficher pour garantir que les bons ne soit pas pris avec des conditions de locations désespérantes(vérification aupres de la banque 3/4 fiche de salaires, loyer = 1/3 du salaire , cautionnaires doivent gagner loyer = 1/4 du salaire...)

          et qu on arrête de nous souler avec les don quichottes !! Rien que les histoires des sdf du 20 minutes et les émissions de m6 sur des jeunes qui squattent car même si ils gagnent 1600 € net ne veulent pas payer pour un 20 mètre carré et préfèrent Paris à la banlieue mérite des coup de pied au cul en puissance !


          • Julien (---.---.227.52) 5 février 2007 15:15

            Ce qui est effrayant c’est que l’opinion populaire ait associé « mal logés » et SDF... et pourtant !

            Puisqu’on parle de mal logés... Que dire des étudiants qui doivent sortir 550€ pour un 20m² meublé sans toucher l’once d’un salaire ? De même, quand la moitié de votre salaire de smicard part dans le loyer, peut-on considérer que vous êtes mal logé ?


            • (---.---.201.46) 5 février 2007 16:03

              Si on arrête aujourd’hui d’enregistrer toute nouvelle demande de logements sociaux. Au rythme actuel de la construction il faudra 60 ans de patience au dernier demandeur inscrit pour qu’il ait son logement. A partir de là, loi ou pas loi, on peut voir le problème, accélération de la construction ? Priorité aux français ? Poursuite de l’immigration ? Ceux qui ont des idées c’est le moment.


              • La Taverne des Poètes 5 février 2007 16:54

                L’abbé road (*) voisinait avec la route du Centre puisque l’abbé Pierre fut député sous une étiquette que l’on dirait aujourd’hui centriste. Il y a d’ailleurs au centre une philosophie de démocratie chrétienne au sens moderne, c’est-à-dire : non pas la charité, mais la justice ! comme le disait l’abbé.

                « Mais c’est pas possible ça ! » signifie pour moi :

                - C’est pas possible de ne pas renforcer la garantie du droit au logement aujourd’hui devant l’aggravation de la situation (aujourd’hui de plus en plus de SDF ont un emploi, des gens dorment dans leur voiture, les logements sociaux manquent...) : Assez d’insécurité pour nos enfants !

                - C’est pas possible de formuler des promesses ou de voter des textes qui ne seront pas respectés dans les faits. Assez d’hypocrisie !

                - C’est pas possible d’accueillir toute la misère du monde en ouvrant le droit au logement opposable aux clandestins. Assez de naïveté !

                - C’est pas possible de laisser cet enjeu national à la merci des clivages partisans et même claniques alors que c’est le pays entier qui doit se mobiliser sur cette question en alliant toutes ses forces d’où qu’elles viennent : de droite ou de gauche. Assez de division et d’intérêts divergents !

                Alors « On the road again ! »

                (*) référence à un album mythique des Beatles.


                • La Taverne des Poètes 5 février 2007 18:07

                  Pour ceux qui n’auront pas un droit au logement opposable, l’offre d’hébergement devra être améliorée : plus grand nombre de places en foyers d’hébergement, durée d’accueil d’urgence prolongée, conditions d’accueil plus humaines et sécurisantes...


                • La Taverne des Poètes 5 février 2007 18:46

                  Des discussions franches devraient être engagées au plan européen sur les questions d’immigration externe et interne (ex : de Roumanie) pour aboutir à des accords.


                • toto (---.---.173.163) 5 février 2007 21:42

                  En 1960, la France était peuplé de bidonvilles. Celui d’Argenteuil a compté jusqu’à 12000 habitants.

                  Aujourd’hui, à la périphérie de nos villes les SDF construisent à nouveaux des « cabanes ». Et, ceux qui croient que seuls les immigrés sont concernés se trompent. 50% des français pensent que cela peut leurs arriver.

                  La solution est connue : appliquer la loi SRU (construction de 20% de logements sociaux sur chaque commune). Mais monsieur SARKOSY (maire de Neuilly) préfére payer des pénalités, monsieur ACCOYER (maire d’Annecy le Vieux) itou... Alors halte à l’hypocrisie. Le logement est une responsabilité nationale, on ne peut accuser la mondialisation. Les responsables sont nos maires (droite et certains PS) qui contournent la loi SRU, aux citoyens qui votent pour ces gens là...

                  Votez PCF pour rendre la loi SRU applicable à Neuilly, à St Cloud et dans le 16ème arrondissement et pour faire taire ces réacs qui veulent supprimés EGALITE dans LIBERTE EGALITE FRATERNITE.


                  • zOoO zO 5 février 2007 22:17

                    Eh bien dites moi Poète, j’ai l’impression que votre article très intéressant à amené des commentaires auxquels vous ne vous attendiez pas, ça c’est de la dérive !


                    • juanP (---.---.31.16) 5 février 2007 23:07

                      mauvais article dont tout un paragraphe a été pompé mot pour mot sur Alternatives Economiques...c’est de la mauvaise foi là. D’autre part trop technique.


                      • juanP (---.---.31.16) 5 février 2007 23:43

                        D’accord alors il serait bon de citer vos sources à l’interieur même de votre article d’autant plus que Yahoo l’a repris dans sa sections yahoo news et que les auteurs pourraient se sentir lesés...à juste titre. Vous ne faites nulle part mention de la nature de votre article qui passe par un article écrit par vous... je continue donc à penser qu’il s’agit de malonheteté et que vous vous attribuez sciamment un travail de recherche longuement mené par des journalistes professionnels. Le minimum aurait été de les citer et de faire mention de la nature « synthétisante » de votre article. Amicalement


                      • La Taverne des Poètes 6 février 2007 00:24

                        Je conclus ici car finalement la remarque que vous formulez est pertinente : En effet, les deux phrases concernées auraient dû figurer entre guillemets avec la référence du nom de la revue. Un manque de rigueur de ma part sur ce point au moment de publier. Cela ne doit pas entamer la crédibilité de l’article car j’ai fait preuve d’un maximum de rigueur dans le recoupement des éléments, l’analyse juridique et le résumé. Je ne suis pas journaliste comme vous le savez : je suis un amateur commme beaucoup de rédacteurs ici. D’où des erreurs. Tout ceci me paraît moins grave que si j’avais donné de fausses informations ou dénaturé des faits. Mais bon ! je me rattraperai la prochaine fois en citant la revue. Promis !


                      • La Taverne des Poètes 5 février 2007 23:33

                        C’est un article de synthèse. (Avez-vous déjà fait une note de synthèse à partir de plusieurs dizaines de pages ?) En tout cas, voici mes sources :

                        Deux thèmes sont puisés dans Alternatives économiques (articles disponibles en ligne sur le site de cette revue : voyez-vous même : je n’ai pas fait un simple copié-collé) : l’expérience écossaise et le PLS. Les autres thèmes ont été repris dans différents périodiques : articles du Monde, du Figaro, une revue sociale spécialisée « Actualités Sociales Hebdomadaires », la synthèse en ligne du rapport du Haut comité pour le logement, etc.

                        C’est bien une synthèse et non une oeuvre de création purement personnelle. Les articles que vous lisez dans la presse habituelle ne le sont pas toujours non plus.

                        Tout est vérifié et j’ai comparé les sources pour retenir les meilleures formulations afin d’en faire le meilleur papier possible. J’ai retenu des divers documents ce qui s’intégrait dans mon propos qui comporte un plan spécifique et accessible à tous.

                        Dès que vous trouvez meilleure synthèse ailleurs, surtout n’hésitez pas à nous le signaler !


                        • La Taverne des Poètes 5 février 2007 23:37

                          Sur l’aspect technique : justement, c’est parce c’est très technique qu’il faut que des gens fassent l’effort de synthétiser afin que la connaissance soit partagée par tous. Sinon vous n’avez le choix qu’entre des revues très spécialisées ou la présentation sur le site du ministère (très simpliste et très officielle). Donc c’est là un travail de citoyen tout simplement.


                        • La Taverne des Poètes 6 février 2007 00:02

                          Dans un souci d’objectivité, je précise que deux phrases sont reprises telles quelles car elles s’intégraient parfaitement (une reformulation, même si elle était possible, risquait d’engendrer une moins-value en qualité) :

                          - Pour les PLS : « Mais dans le même temps, les mises en chantier des HLM de catégories Plus et Plai, accessibles aux ménages se situant dans les deux tiers inférieurs de l’échelle des revenus, n’ont progressé que de 4%. »

                          - Pour la loi écossaise : « Son entrée en vigueur est progressive et ce n’est qu’en 2012 que les communes devront impérativement fournir un logement stable à toute personne en faisant la demande. Trois ans après son adoption, on ne peut donc tirer un bilan complet de sa mise en œuvre mais les premiers éléments sont cependant encourageants. » Le reste des paragraphes ont été réécrits. Enfin ,quand on voit la longeur des articles utilisés, on constate que la ponction est faible et que tout le reste de mon article est bien une reconstruction synthétique des nombreuses informations prélevées dans mes différentes sources.

                          A noter : la lecture préalable d’une étude de 57 pages parue dans un outil professionnel qui s’appelle « Dictionnaire Permanent de l’Action Sociale » (des éditions législatives) pour assurer la validité de mon article et parer aux questions éventuelles.

                          Voilà j’espère avoir été assez transparent.


                        • Fred (---.---.155.75) 6 février 2007 10:14

                          Et apres les gens croient que le droite en France est toute liberale et capitaliste. Droite ou gauche, ca devient la meme politique, on fait plaisir aux grands groupes que l’on enrichie et on passe des lois dites sociales qui ne resolvent aucun des problemes mais coutent une fortune. Pendant, ce temps, la classe moyenne souffre de plus en plus.

                          Une chose est sure, la politique soit disante sociale de ces 20 dernieres annees est un echec. Les gens se pavoinent en disant qu’il y a moins de pauvrete ici qu’aux US sauf que la majorite ici vit a ce seuil de pauvrete.

                          Et pour ceux qui veulent jouer les defenseurs de tous les immigres, je tenais a partager une experience. Ma femme est immigree (US) et elle a eu droit a une journee de droit civique en plus de cours gratuits de francais (sympa la France). A cette journee civique, certaines personnes expliquaient comment recuperer un maximum d’argent de la part du gouvernement francais sans travailler. Je vous laisse deviner les pays d’origine de ceux qui s’amusaient a ce jeu. Toutes les amies (americaines elles aussi) de ma femme ont eu exactement la meme experience pour des jours de droit civique differents. Donc effectivement tous les immigres ne jouent pas a ce jeu mais ca devient triste quand les gens reflechissent sur la facon de tricher le systeme plutot que d’y contribuer (immigres ou pas).


                          • Inachevé (---.---.7.187) 6 février 2007 11:11

                            Article d’une immaturité déconcertante... J’aime bien Agoravox (que je ne manque pas de publier sur mon blog quand je trouve cela intéressant) mais je trouve scandaleux de perpétuer du ramassi de vomi...

                            Si l’abbé Pierre n’avait pas existé, qui vous prouve que les enfants de Don Quichotte si ????? Il a fallu les resto du coeur pour qu’en France on se rende compte qu’on a pas le droit de mourir de faim dans un pays dit civilisé (chose qui arrive encore tout de même).

                            Selon votre reflexion, Coluche n’aurait servi à rien sans les enfoirés ? Je pense plutôt le contraire : s’il n’y avait pas eu Coluche, les enfoirés ne seraient pas là aujourd’hui.


                            • toto (---.---.112.39) 7 février 2007 22:28

                              Au moins avec Coluche, nous avons tranformé les mots :

                              « La soupe populaire » est devenu « Les restos du coeur ».

                              C’est quand même plus classe...


                            • La Taverne des Poètes 10 février 2007 11:01

                              A la fin du mois de juillet 2006, j’ai découvert Agoravox. Ce fut un choc, une surprise très inattendue. Je fus séduit aussitôt par cet espace d’expression vraiment démocratique. Je dois dire que j’ai pris un grand plaisir à rédiger des articles et des commentaires. 60 articles publiés ce n’est pas rien. Cela crée des liens... Je ne pouvais pas m’en aller sans vous dire au revoir.

                              Je remercie bien entendu Carlo Revelli et Joël De Rosnay mais aussi tous ceux qui ont encouragé mes articles par leurs votes. Le media citoyen m’aura permis de m’exprimer avec la plus totale liberté. J’ai beaucoup appris de cette expérience de six mois : à mieux construire mes textes par exemple. J’ai aussi appris beacoup des autres par l’échange et la lecture quotidienne de presque tous les articles et de nombreux commentaires. Je continuerai de le faire mais de manière détachée...

                              Agoravox étant devenu pour moi une fome d’addiction, j’ai fait le choix de recouvrer ma liberté.

                              Je me suis engagé cet été dans l’écriture d’un premier article, puis puis de bien d’autres, avec la conviction que la campagne pré électorale était faussée (presse people, sondages d’opinions, manipulation des medias traditionnels). Voyant que la démocratie allait sortir grande perdante des urnes prochaines, j’ai décidé alors de m’exprimer dans ces colonnes et de débattre avec les agoravoxiens, « dans l’arène » ! Mon engagement centriste n’est plus un secret et depuis un mois environ j’ai gagné le camp UDF pour soutenir le candidat qui, au-delà des clivages de clans d’intérêts (financiers et belles carrières à se partager...) de Gauche et de Droite, veut résolument combattre les fléaux nationaux par un rassemblement des forces utiles des deux bords politiques .

                              Je me réjouis de constater que nombreux sont les citoyens qui aujourd’hui ont mûri leur réflexion et sont gagnés de cette idée d’unir nos forces dans l’intérêt commun du pays.

                              A l’opposé de cette philosophie de la réconciliation, certains commentateurs s’emploient sur Agoravox à propager leurs sentiments de haine, leur intolérance des autres. Ces divisions et échanges injurieux permanents parviennent à polluer l’esprit de ce media qui n’est contrôlé, hélas, que par une modération molle et très peu réactive. J’ai choisi de ne plus me rendre complice de ce système qui favorise ces comportements diviseurs et anti démocratiques.

                              Citoyen ordinaire, j’ai pris la plume pour aider à faire bouger les choses. Aujourd’hui, je retourne à mes occupations ordinaires. Je me retire donc pour accomplir d’autres activités. D’autres passions m’animent. Je vais déjà reprendre la musique : la guitare classique, un peu de piano, la composition. Mais aussi l’étude des quatre langues étrangères européennes qui m’ouvrent des portes vers la culture de nos peuples voisins, le sport (les beaux jours approchent !). Et plein d’autres choses encore. Toujours désireux d’échanger et de partager mes points de vue, j’irai désormais débattre sur le site de l’UDF jusqu’à l’élection présidentielle.

                              Je ne saurais remercier ici chacun individuellement sans omettre de citer des noms, des pseudos. Alors je fais un geste de la main à tous (sans exception) en guise d’au revoir.

                              Sachez que je ne supprime pas mon compte et que vous pourrez à votre gré relire mes anciens articles. En revanche je n’écrirai pas de nouvel article. Je répondrai aux questions qui me seront posées durant la semaine qui suivra la publication de cet « article ». Puis je me tairai tout à fait sur Agoravox.

                              Je pars mais heureux de voir toutes ces nouveaux talents qui émergent. La démocratie, c’est aussi cela : le renouvellement. Je pars rassuré aussi de voir davantage de femmes intervenir comme rédactrices, de voir émerger les réunions de reporters citoyens, d’autres formules d’Agoravox : les videos, Naturavox...Beaucoup de projets en cours et qui promettent.

                              Je m’en vais sereinement. Je n’entends pas mettre en cause qui que ce soit en particulier. J’espère toutefois qu’un jour les gens pourront débattre sans « troller », s’injurier. J’espère que les propos racistes, homophobes, et d’autres formes d’agressions sauront se calmer afin qu’Agoravox reste le formidable moyen d’expression alternatif et citoyen qu’il est encore aujourd’hui.

                              Merci à tous d’avoir lu ce texte que j’ai voulu simple. Longue vie à Agoravox et bonne continuation à vous tous et à vous toutes !

                              Il y a sans doute des choses que j’ai omis de dire. Je les exprimerai alors dans les commentaires et je répondrai à vos questions éventuelles.

                              Fraternellement,

                              et comme on dit chez nous « Kenavo ! »

                              La Taverne des Poètes.

                              P.S : Ce message remplace l’article dont j’avais prévu de demander la publication.


                              • Marie Pierre (---.---.1.32) 10 février 2007 14:12

                                Kenavo La Taverne, et pour t’accompagner sur le chemin centriste, un petit cadeau que nous font les Goristes

                                Bien à toi, et cyberamitiés de Vannes


                              • Calmos (---.---.251.153) 11 février 2007 02:44

                                houla...la...la.... !!!!!

                                Vexé le Poete de la Taverne....

                                Dés lors que l’on s’apperçoit que son article a ete pompé par-...ci par-là pour en faire une synthése comme il l’écrit....Monsieur se lève....nous salue de son grand chapeau....et se retire....

                                Et maintenant ... ??? qu’allont nous devenir... ???

                                Nous qui ne le méritions pas.... ????


                                • AVEVA (---.---.121.117) 12 février 2007 18:44

                                  Il n’y a pas de problème de logement en France.

                                  Moi cadre supérieur ! (comme tous mes voisins) est-ce que je revendique un logement à Paris intra-muros ? NON

                                  Je demeure dans un lotissement à 20 km en banlieue (Yveline) .

                                  Les SDF et autres mal logé veulent un logement à Paris de préférence avenue Foch ou sur le Champ de Mars.

                                  Il y a en province des village qui se meurent des appartements et des maisons qui ont hébergés des familles pendant des dizaines d’années.

                                  Ces villages ce n’est pas assez bien pour les SDF qui n’ont pas de travail et n’en auront jamais parcequ’ils sont irrécupérables !

                                  Au lieu de payer des chambres d’hotel dans Paris que les associations qui ont la bonté de s’occuper de ces gens leur proposent de les loger là ou il y a de la place et du TRAVAIL par dessus le marché.

                                  Exemple : a Langogne chef lieu de canton(Lozère) un appartement de 100m2 avec salle de bain vaut 30000€.

                                  Pour faire réparer le toit ou repeindre les volets 2 ans de délais en insistant et bien sûr sans discuter le prix...

                                  Alors arrêtez de pleurnicher, j’en ai assez de payer des impôts pour des gens qui refusent d’entretenir mon jardin pour 15€ de l’heure + charges sociales !!


                                  • galon breizh (---.---.24.111) 1er avril 2007 23:43

                                    Salut vieux !

                                    Ne nous fait pas le même coup que P.ADAM, s’il te plait.

                                    Fait nous un signe. Merci.

                                    cdt


                                    • La Taverne des Poètes 2 avril 2007 15:51

                                      Merci de vous soucier de ma santé. je vais très bien. Ce qui me manque c’est le temps. Malgré les 35 heures, j’ai peu de temps disponible. Mais je continue de lire les articles sur Agoravox et de suivre l’actualité. Je fais un commentaire de temps en temps...Pour la politique, mes interventions se sont déplacées sur les forums du Monde.

                                      Entre autres activités je gratte un peu la guitare essentiellement en compositeur : voir ici un film vite fait par mon fils Benoît.

                                      video

                                      Je referai en mieux et publierai d’autres videos car je compose beaucoup. Ensuite je pense reprendre un peu le piano-synhé pour d’autres compositions, écrire d’autres nouvelles de SF philosophiques. La poésie : plus le temps.

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