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L’affaire Strauss-Kahn, démonstration du sexisme ambiant

Le quotidien français Le Journal du Dimanche met en une ce matin une interview de Julie Muret, porte-parole de l’association Oser le féminisme. Le titre est révélateur : l’affaire et le non-lieu sont présentés comme « Révélateurs du sexisme ambiant ». On va voir que le rapport de Cyrus Vance donne à ce titre un sens que les féministes n’ont pas prévu.

misandrie1.jpgSexisme : mais lequel ?


Le terme sexisme, que les féministes semblent s’être approprié abusivement, signifie en l’occurrence « misogynie ». Pour rappel le terme sexisme s’applique indifféremment aux hommes ou aux femmes.

Les propos tenus par cette dame me paraissent totalement inappropriés à la situation présente, ou plutôt inversés. En effet, et même si je comprends que des femmes soient attentives aux maltraitances dont elles peuvent être l’objet, cette affaire DSK révèle bien plus un sexisme misandre, un sexisme contre les hommes, et révèle une des formes actuelles de la violence contre les hommes : les accusations infondées, fantaisistes, voire délibérément mensongères. Et jusqu’à preuve du contraire, il y a une victime certaine : Dominique Strauss-Kahn, dont le passé et les rumeurs m’indiffèrent puisque cela n’a rien à voir ici. Pour l’affaire Banon : attendons. Pour le reste : sa vie lui appartient.

Donc il y a bien un effet du sexisme, mais du sexisme anti-hommes, la misandrie. Car si les accusations de Nafissatou Diallo contre Dominique Strauss-Kahn ont été si vite reprises par le procureur c’est bien parce qu’elle est une femme et lui un homme. Accessoirement le fait qu’elle soit noire et pas très riche a pu aussi jouer puisque son avocat et une partie de l’opinion publique ont repris le thème du conflit de classe et de race. Mais bien évidemment la question du genre est prioritaire.

Le site français Rue89 a réalisé une traduction complète du document du procureur. Il permet de réaliser que l’abandon des charges est fondé sur un ensemble d’éléments qui pèsent lourd dans l’appréciation des faits. Le non-lieu a ici à mon avis valeur d’innocence.

Voici quelques extraits précis de ce rapport, qui par ailleurs rappelle que le rôle d’un procureur est d’établir la justice avec rigueur et non d’être d’un côté ou de l’autre.

Comme il a déjà été dit, l’accusatrice a présenté trois versions différentes des faits lors du supposé incident au Sofitel. Je n’y reviens pas. Je ne reviens pas non plus sur les dizaines de milliers de dollars sur son compte en banque et sur ses nombreux natels, ni sur ses mensonges délibérés devant le Grand Jury ou sur le nombre de ses enfants pour bénéficier d’allocations indues. Je ne reviens pas non plus sur la traduction de la conversation avec son fiancé en prison, traduction qui a, selon le rapport du Procureur, été confirmée depuis par deux autres traducteurs indépendants (Me Kenneth Thompson a menti délibérément à la presse à ce sujet).


cyrus_vance.jpgRapport médical

Par contre voyons ce que le procureur a dit précisément sur le rapport médical :

« Les preuves physiques, médicales ou autres qui sont disponibles dans cette affaire ne sont pas de grande valeur sur la question clé de l'usage de la force et de l'absence de consentement. Elles établissent de façon concluante que l'accusé a eu des contacts sexuels avec la plaignante le 14 mai 2011. Elles ne prouvent cependant pas que ces contacts ont été imposés par la force ou étaient non-consentis, et elles ne corroborent pas certains aspects du récit, par la plaignante, des faits incriminés.

...

Le seul constat physique que l'examinatrice a relevé est une « rougeur » qui a été observée lors de l'examen gynécologique. L'examinatrice n'a pas pu affirmer avec un degré raisonnable de certitude médicale que cette « rougeur » était une conséquence directe des faits incriminés, ni même que c'était une blessure ou un hématome. L'examinatrice a déclaré que cette rougeur pouvait être la conséquence des faits décrits par la plaignante, mais pouvait également être liée à une série d'autres causes.

Pendant la période qui a suivi l'inculpation, nous avons sélectionné et consulté un deuxième expert médical, hautement expérimenté sur les questions liées aux agressions sexuelles. Cet expert a examiné le dossier médical de la plaignante postérieur au 14 mai 2011 et a abouti aux mêmes conclusions de l'experte certifiée Safe, à avoir que la coloration rouge était un élément non-spécifique, qui pouvait être attribué à de nombreuses causes autres qu'un traumatisme : friction, irritation, ou inflammation de la zone.

Cet expert a confirmé qu'on ne pouvait exclure que la rougeur ait été causée par la façon dont la plaignante affirme avoir été saisie, mais c'est selon lui peu probable. »


On remarque ici que l’avocat de Madame Diallo, Kenneth Thompson, a menti délibérément, encore une fois, sur le contenu de ce rapport médical en affirmant que les experts concluaient au viol. C’est totalement faux. Le rapport médical ne conclut pas au viol : il dit même que la version de la plaignante est peu probable.


Réaction immédiate

La réaction de l’accusatrice après le supposé incident peut aussi être une validation de ses propos. Mais là aussi il y a problème :

« Les témoins de la réaction qui a immédiatement suivi les faits ont été entendus de manière répétée et sont apparus fiables. Les témoins ont indiqué que la plaignante était apparue bouleversée au moment de raconter sa rencontre avec l'accusé.

Mais à la lumière de notre impossibilité, précisée ci-dessus, d'accréditer le récit de la plaignante, de même que la capacité de celle-ci à mobiliser des émotions pour faire de l'effet, la force et l'effet des preuves relatives à sa réaction immédiate sont grandement diminués.

Il est aussi notable que la version courante de la plaignante de sa réaction immédiate auprès de son premier superviseur n'est pas compatible avec certains aspects du compte-rendu du superviseur lui-même. »



Faux viol collectif

Déjà abordé hier, ce point est ici précisé de manière éloquente :

« Lors d'entretiens ultérieurs menés les 8 et 9 juin 2011, la plaignante a avoué aux procureurs qu'elle avait entièrement inventé cette attaque. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi, elle a d'abord dit qu'elle avait menti sur ce viol collectif parce qu'elle avait inclus ce fait dans sa demande d'asile et qu'elle avait peur de ne pas dire la même chose que dans ladite demande. Elle a aussi ajouté qu'au moment où elle a affirmé cela, elle n'était pas sous serment.

Lorsqu'elle a été confrontée au fait que sa demande d'asile écrite ne mentionnait pas de viol collectif, elle a assuré avoir inventé le viol collectif, comme d'autres détails de sa vie en Guinée, avec l'aide d'un homme non nommé qu'elle a consulté lorsqu'elle préparait son asile.

Elle a dit aux procureurs que cet homme lui avait donné une cassette incluant la mention d'un viol fictif, mention qu'elle a mémorisée. Au bout du compte, elle a dit aux procureurs qu'elle décidait de ne pas faire référence au viol dans sa demande écrite.

...

Il est clair que, dans le cas où une plaignante accuse un suspect d'agression sexuelle, le fait qu'elle ait donné précédemment une fausse version d'une autre agression sexuelle est hautement significatif. Ce qui a été dit aux procureurs comme un mensonge intentionnel, et fait d'une manière complètement persuasive – manière identique à celle que la plaignante a adoptée pour raconter la rencontre avec l'accusé – est aussi hautement significatif.

Mais la chose la plus considérable est sa capacité à raconter une invention comme un fait avec une totale conviction. »


menti1.gifConclusion

Ce rapport n’a rien de complaisant envers Dominique Strauss-Kahn. Il est le reflet d’une enquête menée par de nombreuses personnes : adjoints du Procureur Cyrus Vance, policiers, personnel médical. Si un seul point était inexact nous le saurions déjà.

Il n’y a donc rien qui puisse incriminer DSK. Le doute semble même un mot inapproprié en la circonstance. On ne peut invoquer son argent, son épouse ou son origine juive sans faire un autre procès, qui serait plus qu’un procès d’intention.

Par contre les manquements de Madame Diallo sont d’une gravité évidente. Ne pas en tenir compte aurait été une insulte à la justice. Au regard de ces éléments il n’y avait pas besoin d’aller à un procès. Un non-lieu est fait pour cela et c’est une décision de justice forte, fondée et ferme.

Il n’y a donc dans cette décision aucun sexisme misogyne. Par contre on voit bien l’effet désastreux de la misandrie et les stéréotypes sur l’homme-prédateur, largement relayés par certains groupes féministes.

Les féministes soutiennent une mauvaise cause. Ce ne sont pas toutes les femmes qui sont mises en cause, c’est Madame Diallo, et c’est argumenté. Bien sûr on voit jusqu’où peut aller le mensonge dans une affaire de ce genre. Et nul doute que Madame Diallo rende un très mauvais service aux vraies victimes. Bien sûr on découvre avec un écho effrayant que les accusations fantaisistes contre les hommes existent. L’affaire Loïc Sécher, récemment innocenté après des années de prison pour rien, ainsi que d’autres affaires, en sont malheureusement la preuve.

Ce ne sont pas toutes les accusations. Et encore une fois rien ne prouve que Madame Diallo ait inventé.

Sauf qu’à ce point de contradiction, d’incohérence et de mensonge, je ne sais pas comment on doit nommer ce qu’elle a fait. Et qu’il faut prévenir les hommes : vous pouvez vous retrouver en prison en un rien de temps sans savoir pourquoi. Assurez vos arrières !



A lire : « La Misandrie », de Patrick Guillot


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16 réactions à cet article    


  • impertinent3 impertinent3 27 août 2011 10:32

    C’est vrai que les féministes commencent à nous les briser menu !

    Que l’on punisse sévèrement les auteurs d’un crime (viol) prouvé, absolument d’accord, je trouve même que les punitions ne sont pas assez sévères pour un crime qui, à mon avis, dépasse en horreur le meurtre : un mort est mort, la victime d’un viol va en souffrir toute sa vie.

    Mais, dans l’affaire DSK, on n’en est pas là, rien, absolument rien ne peut être prouvé, c’est parole contre parole, parole d’une menteuse avérée contre parole d’un politicien dont on sait ce qu’elle peut valoir.

    Alors que les féministes s’excitent sur cette affaire ne peut que desservir la cause des vrais victimes.
    Après tout, comme les dites féministes, nous peignent les femmes comme de petites choses fragiles, incapables de se défendre, qu’il faut obligatoirement les croire lorsqu’elles se prétendent victimes, pourquoi ne pas les mettre sous tutelle, leur affecter un ou des protecteurs, prêts à tout pour défendre leur « honneur » ?
    Pourquoi ne pas faire comme dans les pays musulmans intégristes ? La-bas, pas de plainte de viol !
    Est-ce vraiment cela que les féministes recherchent ? Pensent-elles vraiment que leurs élucubrations actuelles vont effectivement défendre les femmes victimes d’un conjoint violent, d’un employeur abuseur, d’un sadique rencontré par pur hasard ?

    Je me permets d’en douter fortement, et même de penser le contraire.


      • foufouille foufouille 27 août 2011 12:34

        tu parles d’un exemple
        une ordure du FMI plein aux as
        mais bien sur, il va pas profiter d’une gaterie comprise dans le prix
        mitterand aimes pas les garcons, non plus


        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 août 2011 18:32

          Dans cette affaire, le simple fait que DSK n’ait pas eu à être interrogé au pénal (au contraire de la procédure française) ni à répondre sur les faits suffit à disqualifier une telle procédure comme inégale. Ajoutons que les avocats de dsk ont pu intervenir pour le défendre au contraire de ceux ND, ce qui est un comble !


          En fait les appréciations subjectives du procureur au sujet les prétendus mensonges de la plaignante sur son comportement après les faits alors qu’elle a été diagnostiquée en état de choc et que ce qui caractérise cet état est précisément la difficulté à se remémorer les évènements ne sont qu’une astuce rhétorique qui n’a d’autre but que de passer la main à une procédure civile, elle confrontatoire, en vue de tenter de rechercher la vérité et non pas seulement de convaincre l’unanimité du jury au pénal . Elles vise à passer le mistigri, comme c’est l’habitude aux USA, à une procédure à but financier qu’il admet lui-même, dans ces circonstances, comme légitime, dès lors qu’il prétend voir clore la procédure pénale... Cette procédure civile est plus égalitaire et DSK devra répondre sur les faits et le sur le mensonge préalable de ses avocats qu’il ne serait rien passé entre lui et la plaigante ! Et c’est pas gagné pour lui : les éléments objectifs dans le rapport restent accablants et n’aurait pu, avec raison, faire l’objet d’un non-lieu en France

          L’affaire ne fait que commencer...

          • lacenaire 27 août 2011 20:16

            vous dites n’importe quoi , me faireperdre mon temps et celui des autres pour se sentir interessant a ses propres yeux ... vous devez etre un medicre de premiere categorie , contentez vous donc de ce titre de gloire : un des plus stupide commentateur d’agoravox , titre que vous partagez avec nombre d’autre zigotos et peut etre que c’est cela qui ne vous suffit pas .


          • tchoo 27 août 2011 19:14

            La relation sexuelle est avérée !

            Il est evident que Nafissatou Diallo, modeste femme de chambre noire, n’a pu être que flattée de l’intérêt que pouvait lui porter un homme aussi charmant et puissant que le directeur du FMI, et que c’est dans un élan de joie incommensurable qu’elle consentit au rapport bucco-sexuel.

            Ou alors elle était en service commandé, et là, ça change d’affaire.

            mais de viol, point, vous n’y pensez pas mon bon monsieur !


            • lacenaire 27 août 2011 20:18

              même tarif 


            • Polyanna 27 août 2011 21:03

              Parce que vous trouvez normal, vous, d’avoir une relation sexuelle-éclair avec une femme de chambre , sur le temps de travail de celle-ci, quand vous descendez à l’hôtel ? Quels que soient les moyens que vous employez pour cela ( contrainte physique ou morale ou même rémunération), c’est tout à fait contraire au droit du travail, au respect du « petit personnel » et aux valeurs de la gauche !


              • anita 27 août 2011 23:43

                Je suis d’accord avec votre article. Mais la situation est plus compliquee.
                Je suis, malgre moi, familiere avec certains cas de harcelement (moral), etant proche de quelqu’un qui a beaucoup souffert sur son lieu de travail.
                1) La reaction premiere est rarement d’aller parler a son employeur ou un collegue. Tout d’abord, c’est, bizarrement une certaine peur, comme si, la victime etait la fautive. C’est, apres un certains temps (au moins quelques heures ou sinon journees) qu’on reussit a en parler, mais a quelqu’un de proche. 
                2) Dans beaucoup, peut-etre la plupart des cas, il n’y a pas de preuves veritables, sauf s’il y a eu violence physique ayant laissee des blessures evidentes, ou s’il existe des temoins occulaires, ou si on a pu enregistrer une scene (en cas de harcelement repete). Et, on vous fait comprendre rapidement que vous n’avez aucun recours legal ou autre. A moins d’un reglement a l’amiable, comme dans le cas de cette amie, on lui a dit qu’elle avait le choix ou de partir, ou de rester et etre harcelee. 
                 Il est vrai qu’il existe, du moins dans certains pays comme les Etats Unis un sexisme, qui joue en faveur de certaines femmes et utilisees par certaines femmes pour arriver a leur but, surtout dans le monde professionnel. Cependant, sauf en cas de preuves veritables de harcelement, en venir a une accusation legale demande une certaine agressivite, surtout si le ou les harceleurs sont des superieurs hierarchiques ou mieux places du point de vue des relations. Car c’est parole contre parole. Et si la victime decide malgre tout de porter plainte, elle doit etre prete a etre soumis a des questions difficiles a affronter de la partie adverse (les veritables harceleurs, en general, trouvent des avocats qui franchissent toute limite de decence) . Or dans un reel cas de harcelement, la victime n’est pas en etat psychologique d’affronter une telle epreuve dont l’issue est plus que douteuse, en plus du harcelement subit...
                3) Il est rare, lorsque le harcelement est sur le lieu de travail, que les instances professionnelles soient en faveur de la victime (en general, un harceleur sera bien mieux place professionnellement) et pretes a intervenir. 

                Tout cela me laisse a penser, que dans beaucoup des cas ou il n’y a pas de preuves reelles du harcelement, les personnes qui procedent malgre tout avec une plainte, ne sont peut-etre pas aussi victimes qu’elles veulent le faire croire. Et c’est pourquoi je trouve toute l’affaire DSK bizarre :
                1) que la soit disante victime ait rapidement contacte son superieur
                2) que sa hierarchie l’ait immediatement prise au serieux sans avoir pris 1 ou 2 jours pour
                y reflechir (qui est plus est, il est vrai que dans les interactions sociales, la classe sociale a moins d’importance aux E.U. qu’en Europe, mais la hierarchie sociale est tres rigide. Une employee perdrait son emploi au moindre critique. Des Americains aises de ma connaissance, au moindre desagrement dans un magasin ou restaurant, menace l’employe
                de demander son renvoi au manager ; meme lorsque l’affaire est des plus minimes et ne releve que d’une perception de la part de ces connaissance d’un manque de respect)
                3) qu’elle ait procede dans la voie accusatoire de maniere tres publique sans preuves reelles. 

                Quant a l’ADN, ne connaissant pas les details je ne peux pas commenter serieusement, mais en tant que scientifique, je sais bien entendu que c’est un outil fort pour innocenter une personne mais il peut etre aussi utiliser par une personne determinee, pour incriminer quelqu’un. Il suffit d’avoir son ADN (facile a obtenir) et en laisser des traces la ou necessaire.


                • Lorelei Lorelei 29 août 2011 22:49

                  Précipité », « déplacé », « violente et sadique »… 

                  Comment qualifier un geste dès lors que la justice se refuse à le faire ? Une relation sexuelle à ce point « précipitée » peut-elle être « consentie » ? N’ayant jamais réfuté l’existence d’une relation sexuelle les avocats de DSK s’emploient, depuis l’abandon des poursuites, à déminer le terrain sémantique. Benjamin Brafman (sur NBC) a ainsi délicieusement fait valoir que son client « a payé au prix fort une absence passagère de jugement » ; « une absence qui n’avait rien de criminel ». Est-ce dire que DSK n’avait pas alors toute sa raison et qu’à ce titre on ne saurait le tenir pour coupable ? 

                  Relation « précipitée » ? Pour William Taylor, l’autre avocat de DSK, le terme doit avant tout être appliqué au traitement médiatique de l’affaire. « Il y a eu un mouvement précipité de la part non seulement des forces de l’ordre mais aussi des médias. Je voudrais vous rappeler comment les médias ont, depuis le tout début, abordé de façon non critique cette affaire sans même examiner le caractère improbable de cette histoire » a-t-il commenté peu après l’abandon des charges au pénal.

                   William Taylor : « Il y a une grande différence entre un rapport sexuel et une agression (…) Le scénario selon lequel cet homme serait sorti nu de sa salle de bain et aurait sauté sans plus de cérémonie sur une femme de chambre était invraisemblable ». Benjamin Brafman : « Si on fait quelque chose de déplacé, on n’est pas pour autant poursuivi en justice (…) Je pense qu’il ne faut pas émettre de jugement moral sur les gens. En fin de compte, cet homme est un individu exceptionnel, voilà le seul jugement moral que je fais sur lui. Il m’a beaucoup impressionné : un homme ne se résume pas à une absence passagère de jugement ».

                  Naffissatou Diallo vient quant à elle de lancer des poursuites au civil contre DSK, accusant ce dernier d’avoir commis une « agression violente et sadique ». Elle ne demande aucune somme en particulier mais « le versement de dommages et intérêts d’un montant à déterminer » en réparation de ses préjudices moraux et physiques. Les avocats de DSK ont aussitôt dénoncé le caractère vénal de cette démarche. Cette femme de 32 ans est toujours employée par le Sofitel de New York et des discussions sur son avenir professionnel de la femme vont être rapidement engagées avec le groupe Accor exploitant de l’hôtel. Dans l’attente du procès au civil Douglas Wigdor, l’un de ses avocats a déclaré à l’Agence France Presse : « Nous attendons ce que Dominique Strauss-Kahn ou ses avocats ont à dire sur ce qui s’est passé dans la suite 2806 le 14 mai ».

                  Est-ce dire qu’ils n’auraient pas, déjà, tout dit ?

                  http://www.slate.fr/story/42869/diallo-dsk-sexe-medico-legal

                  voilà un homme qui sait d’une part écrire mais qui au moins n’a pas la haine viscérale comme l’hoministe auteur de cet article, comment peux t on accorder du credit à un type qui dit les femmes sont des salopes, des nazis et des talibans, lisez plutôt un article de slate où de n’importe qui plutôt que les propos haineux d’un type dont j’ai mis en ligne les extraits sur les femmes et ils sont édifiants..


                • le journal de personne le journal de personne 29 août 2011 05:19

                  Sans scrupules !

                  Dos : Est-ce que tu sais au moins pourquoi on a retenu ta candidature ?
                  Face : Parce que j’assure
                  Dos : Je ne te parle pas de musique. Je te parle de peinture
                  Face : Disons que j’ai le bon profil pour profiler le bon crayon pour tirer des portraits et l’œil pour crever les yeux.
                  Dos : De tempérament tu es plutôt flic ou voyou ?
                  Face : Il y a en moi un peu des deux : je suppose qu’on m’a engagé parce que je sais faire valoir mon droit à l’impunité... ne pas me faire attraper... ni rattraper... par l’opinion

                  http://www.lejournaldepersonne.com/2011/08/la-methode-ss/


                  • Crab2 29 août 2011 08:42

                    Métier : Procureur

                    Un procureur au-dessus de tout soupçon

                    Accusateur féroce au vu des éléments dont il disposait au tout début de son instruction, mais capable en suivant de rechercher, de vérifier et d’annoncer lui-même qu’il doutait pour finir en dernier lieu par présenter des conclusions qui innocente le prévenu

                    Suite à partir de la page :

                    http://laicite.over-blog.com/article-metier-procureur-82354172.html


                    • nemotyrannus nemotyrannus 29 août 2011 23:28

                      Ouais bon,y’en a d’autres qui atteignent facilement le point godwin et qui sont prompts à traiter de talibans,et serieusement cette fois,hein...


                      Pour parler franchement,ici on ne minimise pas la violence faites aux femmes mais on dénonce celles qui qui la voient partout,comme des paranos jouant les anges.
                      On dénonce celles qui OSENT parler de justice et de sexisme sans être capable de voir que leurs propres propos/actions sont sexistes et pleins de haine voire de frustration face à un vécu .

                      On attaque sans retenue celles qui croient encore que critiquer une idée soi disant féministe
                      reviendrait à critiquer tout ce qu’elles ont fait et serait une insulte à toute les femmes.

                      On dit zut (pour être poli) à celles qui croient encore que tout les malheurs du monde viennent des hommes et d’eux seuls parce qu’une allumée enragée le leur a dit en faisant des raccourcis faciles dans un livre.
                      Pareil pour celles et ceux qui sont persuadés qu’une femme ne peut que dire la vérité et qu’il serait criminel de remettre sa parole en doute,surtout en cas de viol et de violences conjugale.
                      On critique celles et ceux qui croient un femme incapable serait incapable de viol/violence/pédophilie.
                      On dénonce les raccourcis crétins du genre : une femme donne la vie donc la femme c’est la vie et la lumière
                      On critique celles qui confondent feminisme et haine des hommes .

                      Expliquez moi en quoi c’est,pour vous, « Minimiser les violences faites aux femmes »,bon sang.
                       smiley

                      En gros on dénonce le sexisme que VOUS faites semblant de ne pas voir parce que vous ne le voulez pas,n’en êtes pas capable ou bien parce que ça vous arrange.
                      C’est quand même pas croyable de voir des traumatisées ou des allumées dire agir contre le sexisme ambiant et y participer sans la moindre honte,sans JAMAIS se remettre en question.

                      Je sais que vous avez raison,Lorelei,de dire que certains hoministes sont là seulement pour garder leur place de dominant et critiquer l’avancée du droit des femmes mais PAS TOUS

                      AUTRE TOPIC 

                      -Le mouvement hoministe est il composé d’autant de sexistes que les mouvements féministes ???

                      -Si oui comment vous appelez ceux qui n’ont pas pour vocation de dire que les femmes sont inferieures tout en critiquant le féminisme victimaire,sexiste et radical que vous faites semblant de croire comme inexistant ??!


















                      • Lorelei Lorelei 30 août 2011 00:25

                        ur ce site on peut lire que : selon Warren Farrell, auteur à succès masculiniste (The Myth of Male Power) et figure de proue du lobby américain National Coalition of Free Men (NCFM), pour qui le viol marital est un non-sensl’inceste devrait bénéficier du label plus guilleret de « family sex »31, vu ce que Farrell appelle ses aspects « positifs », qu’il vante notamment aux adeptes du magazine pornographique Penthouse32.

                        Le lien entre le masculinisme et l’industrie pornographique - le média le plus lucratif aux USA (Lederer 1983) - est significatif. Dans The Hearts of Men, Ehrenreich relie les débuts de la vague masculiniste actuelle - il y en a eu d’autres au moment de chaque vague féministe33 - à des essais parus à la fin des années 1950 dans la revue pornographique Playboy, où l’on invitait les hommes à se percevoir comme opprimés en tant que pourvoyeurs. Les idéologues masculinistes les plus lus aux USA sont d’ailleurs les chroniqueurs Asa Baber et Sidney Siller, eux aussi affiliés à la NCFM, dont les appels aux armes tirent à plusieurs millions d’exemplaires chaque mois dans Playboy et Penthouse ».

                        Autre exemple du discours de libération masculine face aux droits des femmes et des enfants : les plus connus des témoins experts pour la défense d’accusés de viol auxquels réfèrent les sites Web masculinistes ont publié des propos sympathiques à la pédophilie.

                        Le ressentiment envers les femmes et la nostalgie d’une sorte mythique de la masculinité n’est pas unique à Breivik. Certains masculinistes ont fait l’apologie des meurtriers de masse s’attaquant aux femmes comme l’a fait Jean-Claude Rochefort sur le blog encensant ce tueur Marc Lepine en écrivant : (« Do us a favor, Marc, kill all the bitches » dixit l’image... soit « Rends-nous service, Marc, tue toutes ces salopes)

                        Comme d’autres l’ont souligné, c’est une caractéristique assez commune de ces hommes, la majorité des assassins de masses sont des hommes, Jared Lee Loughner (auteur d’un message affirmant que les femmes aiment être violées au collège) Cho Seung-Hui, qui a traqué les femmes avant son massacre à Virginia Tech, George Sodini , qui a tué et blessé plusieurs femmes après s’être plaint du sexe opposé n’était pas attiré par lui, et Charles Carl Roberts IV, qui cible spécifiquement les filles .

                        Au final nous avons une minorité d’hommes perdus et qui pour se faire entendre se cachent sous des habits de supers héros afin de se donner l’illusion d’être des hommes d’honneurs ce qu’ils ne sont guère si on examine les profils et les idées.

                        Beaucoup de bruits comme savent le faire toutes les minorités de ce type usant d’agressivités et de calomnies l’arme des faibles, ces derniers bien que n’ayant rien de commun avec l’ensemble avec la majorité des hommes arrivent parfois à s’attirer de la sympathie ce qui est pratiquement toujours le cas avec ses infâmes idéologies qui savent instrumentaliser et utiliser des douleurs, des pertes pour se faire entendre et surtout nuire. Pour autant il existe un moyen simple pour les dénoncer, usé de la démocratie afin de diffuser les études et analyses sur leurs idées réactionnaires ainsi que leurs méthodes consistant à accuser la justice les politiques et le reste du monde de faire la part belle aux femmes qui auraient tous les pouvoirs !!! Ce dernier point rappellant furieusement le manifeste de l’auteur des attentats en norvége.

                        Le Bouddha a dit qu’il ne faut pas juger une personne quel que soit la caste à laquelle elle appartient : qu’elle soit khattiya, brahman, vessa ou sudda, elle devrait être jugé par ses actes, et non par sa naissance. De la même façon juger un être humain, lui attribuer des caractéristiques, un rôle, en raison de sa couleur de peau ou de son sexe est inappropriée et sans intérêt.

                        source de l’article

                        le masculinismelalibre.be, Lire sur ce site les infos sur les origines de l’hoministe où le masculinanisme ses buts, Masculinisme : ressac identitaire patriarcal,Les femmes faites objets, un fétichisme bien marxiste ? Et à lire absolument tant les propos des hoministes…,Les masculinistes  : qui sont-ils ? que veulent-ils ?

                        Et enfin la vision d’un hoministe, édifiant sur les femmes voir La marche des « salopes » en Angleterre ou l’incitation au viol et à la pédophilie. Propos que l’on pourrait trouver chez un »brave" taliban…


                      • Fiorino 5 septembre 2011 19:33

                        D’ailleurs pendant qu’en France tout le monde vituperait contre DSK en France une vraie victime a subir un procès affreux

                        http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/un-verdict-r%C3%A9voltant20110901.html

                        Et là uniquement npns pour la soutenir même pas la candidate voilée censée apporter de la fraîcheur...


                        • Crab2 19 septembre 2011 17:13

                          Tabloïd nouveau

                          L’humilité c’est être conscient que l’on ne sait pas tout


                          Biblis ou Psyché ?

                          Nom d’un grand miroir pour se voir en entier

                          William Bouguereau - XIXe siècle


                          Ainsi parlait Savonarole

                          «  Puissiez-vous comprendre qu’il faut, pour servir (le) bien public, s’efforcer de faire aussi le bien en privé.  » déclare Christophe Barbier rédacteur ou ’’ commentateur politique ’’ du tabloïd l’Express


                          Non monsieur Barbier, la vie privée, ni la morale sexuelle d’aucune personnalité ne regarde pas le public



                          Suite à partir d la page :

                          http://laiciteetsociete.hautetfort.com/archive/2011/09/19/tabloid-nouveau.html


                          ou de la page :

                          http://laicite.over-blog.com/article-tabloid-nouveau-84689525.html


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