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Accueil du site > Actualités > Société > L’agonie commerciale des quartiers centraux dans les petites villes : (...)

L’agonie commerciale des quartiers centraux dans les petites villes : l’exemple de Parthenay

Depuis les années soixante, le mode de vie des Français a considérablement changé, et pas seulement sur le plan de la libération sexuelle, héritée des évènements de Mai 68. Plusieurs évolutions majeures ont profondément modifié les habitudes de nos compatriotes : la spectaculaire croissance du parc automobile, l’entrée massive de la télévision dans les foyers, l’équipement de l’habitat en sanitaires, en appareils électroménagers, en matériel hi-fi. Des mutations qui, durant quelques décennies, ont joué un rôle positif dans le développement commercial de petites villes assoupies et nostalgiques d’un passé plus prospère et parfois glorieux. Désormais, il semble pourtant que l’on déchante ici et là, au cœur des vieilles cités, telle Parthenay (Deux-Sèvres) dont les rues boutiquières agonisent dans un silence de cimetière. La faute à la révolution commerciale...

Tout commence le 3 juin 1960 dans la jolie ville d’Annecy (Haute-Savoie). Ce jour-là est inauguré, à l’initiative des familles Fournier et Defforey, le premier véritable supermarché français sous l’enseigne Carrefour. Le concept, né aux États-Unis, connait un succès fulgurant confirmé l’année suivante par l’ouverture à Roubaix (Nord) d’un supermarché Auchan, propriété de la famille Mulliez. Dans le même temps apparaissent les stations-service accolées à ces magasins d’un nouveau genre. Éclatant succès, là aussi, qui ne sera jamais démenti par la suite, au grand dam des distributeurs indépendants condamnés à fermer les pompes en laissant derrière eux des portiques rouillés, dérisoires vestiges d’une entreprise parfois mort-née.

Trois ans après sa première implantation savoyarde, le groupe Carrefour franchit une nouvelle étape en ouvrant à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) le premier hypermarché de France. Sur 2600 m² – bien loin du petit commerce traditionnel ! –, on vient en famille faire ses emplettes : de l’alimentation à la papeterie, en passant par les produits d’entretien et le petit bricolage, tout est là, à disposition en libre-service. Á l’américaine ! Et comble de félicité, la voiture est garée à 50 mètres des caisses sur le parking géant au bout duquel trône la station-service. Le « rêve consumériste » – avoir tout ou presque sous la main – devient réalité. Dès cette « première », le mouvement est lancé. Il sera irrésistible – la France compte aujourd’hui plus de 6000 grandes surfaces* – et ne pourra jamais être enrayé par le commerce de proximité, très largement condamné à péricliter puis à disparaître, avec la complicité des élus locaux. Seules exceptions : ici, quelques boutiques chics ; là, a contrario, de modestes boutiques de vêtements ainsi que des épiceries de dépannage tenues par des maghrébins ou des personnes trop âgées pour se reconvertir, ou dans l’impossibilité de revendre un fonds de commerce par trop dévalorisé.

Parthenay est, à cet égard, un exemple typique de cette évolution. Longtemps prospère, cette superbe cité médiévale, bâtie au cœur de la Gâtine et dont les quartiers historiques sont fièrement enserrés dans des remparts au-dessus de la paisible boucle du Thouet, a connu un développement lié, dès le Moyen-Äge, à des foires aux bestiaux parmi les plus importantes de France, puis à l’implantation de fabriques textiles et de tanneries. Si l’activité du textile et de la tannerie a disparu, les marchés aux bestiaux continuent de drainer chaque mercredi une certaine animation dans la ville, et Parthenay a tenté de jouer un rôle dans le développement de l’activité numérique. Un pari partiellement gagné, mais insuffisant pour permettre à la ville de maintenir sa population comme en témoigne l’érosion qui, depuis les années soixante-dix, s’est traduite par un net reflux : 10 415 habitants en 2007 contre 12 728 en 1975, au profit, il est vrai, de communes environnantes, la communauté de communes, en progression depuis 1990, comptant 17 227 habitants en 2008. Les NTIC sont d’ailleurs loin d’être au centre de l’activité du bassin, beaucoup plus tourné vers l’industrie aéronautique et, comme un lien naturel avec la tradition des foires, vers l’agro-alimentaire.

Dans le même temps, et conformément au constat que l’on peut faire dans de nombreuses villes de taille comparable, c’est à un vieillissement de la population et à une demande croissante d’habitat individuel que doivent faire face les élus locaux conduits par le maire et président de la communauté de communes Xavier Argenton (Nouveau-Centre). Des facteurs qui favorisent incontestablement la fréquentation des grandes surfaces pour des raisons de commodité que l’on ne retrouve plus dans le centre-ville, et notamment dans le quartier Saint-Laurent, naguère le cœur commercial de Parthenay. Conditionnés par le marketing, et progressivement déshabitués de la marche à des fins d’achat dans les boutiques du centre-ville, les parthenaisiens, comme tant d’autres de leurs concitoyens, sont désormais attirés, tels des papillons par une lanterne, vers les grandes surfaces et leur offre diversifiée de produits et de services. Trois enseignes majeures dominent à Parthenay : E. Leclerc et Hyper U, le supermarché Casino faisant figure de parent pauvre.

Ouvert en 2008, l’hypermarché Leclerc, outre ses propres services, regroupe sur son parking et dans sa galerie marchande une vingtaine de commerces allant de la banque à la presse en passant par le cordonnier ou les inévitables franchises Phildar et Yves Rocher. Sans oublier la cafeteria Eris ou l’incontournable Mac Donald, établissements où l’on vient désormais déjeuner en famille pour la plus grande gloire de la gastronomie française !

Résultat : le commerce de centre-ville s’est effondré de manière spectaculaire en quelques années seulement. En un an, ce sont même une cinquantaine de boutiques et de magasins qui ont mis la clé sous la porte dans les deux principales rues où se concentrait l’activité commerciale de Parthenay : la rue Jean-Jaurès, et plus encore la rue Louis Aguillon, totalement sinistrée comme le montrent les photos qui illustrent cet article.

De tout cela, il semble malheureusement que M. Argenton n’ait cure. Fier de son Plan local d’urbanisme (PLU) qui fait la part belle à la périphérie et à un projet emblématique de lotissement écologique, il semble se laver les mains de la décrépitude d’un centre-ville constitué dorénavant d’un quartier bas historique, certes séduisant et préservé, mais sans la moindre activité commerciale, et d’un quartier Saint-Laurent abandonné à l’errance des chiens et des chats. Il est vrai qu’en termes de recettes fiscales les grandes surfaces rapportent beaucoup plus à la municipalité que le commerce de proximité. Difficile dans ces conditions pour les habitants de Saint-Laurent de faire entendre leur voix lorsque les élus eux-mêmes se plient à la logique du profit, quitte à sacrifier le cœur de la cité dont ils ont la charge !  

 

* En 2007, le nombre des hypermarchés était de 1452 (nettement dominé par Leclerc avec 447 établissements) et celui des supermarchés de 4613 (nettement dominé par Intermarché avec 1269 surfaces commerciales)

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119 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 18 mars 2011 08:55

    Patience, la tendance commence à s’inverser : les dernières données en matière d’urbanisme soutenable prônent le retour à la « cité » : les villes vont être redessinées de manière à correspondre aux exigences « basse consommation », la nature, les loisirs, la culture et les commerces vont réinvestir les quartiers : on travaillera et on « vivra » sur place comme au « bon vieux temps » les « temples de la consommation » des zones commerciales vivent leurs derniers beaux jours... les nouveaux éco quartiers des grandes métropoles( Londres, Hambourg...)donnent enfin le bon exemple...


    • Fergus Fergus 18 mars 2011 09:27

      Bonjour, Arminius.

      Vous avez raison, et ce phénomène se vérifie également à Paris (il suffit de voir le succès phénomal des Monop ou des épiceries bio auprès des bobos pour s’en convaincre). Mais cela vaut surtout pour les grandes villes et les métropoles régionales. Rien de tel ne se dessine dans les agglomérations de 10 à 20 000 habitants. Pour l’instant du moins...

      En attendant, le prix de l’immobilier montre bien que les quartiers centraux (pour ne pas dire historiques) des petites villes sont souvent moribonds. A Parthenay vous disposez de plus de 200 m² dans un appartement de caractère contre 80 m² à Rennes (centre-ville) et 30 m² à Paris 3e ou 11e.

      Autre phénomène qui va (et commence déjà à) jouer un rôle : le cyber-commerce qui devrait de plus en plus grignoter les parts des centres commerciaux de périphérie. Mais cela touchera plus, là encore, surtout les grandes villes, l’accès des espaces de grande distribution dans les petites villes étant plus aisé que dans les grandes agglomérations soumises à des problèmes aigus de circulation automobile. Affaire à suivre...



       


    • brieli67 18 mars 2011 11:51

      un peu d’histoire : les grands groupes commerciaux français de 1972 à 1979

      Tatatata Fergus ne pas évoquer la singularité française : la loi Royer

      si généreuse si scandaleuse avec tous nos partis politiques !

      c’est le financement du Politique qui a cassé tous ces services de proximité, aussi bien la distribution que la restauration que l’hotellerie. cf Jacques Borel plus grave un savoir-être, un savoir-faire hexagonal !

      En Alsace il y a la famille Jung _ La Société alsacienne de supermarchés (SASM) 

      avec ses Suma et ses Inno- Bagg -Mammouth, le premier hyper INNO est des années 63_64 à Schiltigheim

      dans cette plaquette de Schillick : 

      les Grands magasins populaires Jung (1929 démolis en 1973)route de Bischwiller,

      une « épicerie sociale »

      un petit clin d’oeil au Georges de Talence - de la maison U de Mulhouse

      ps : et les héritiers Jung ?? 

      Il y a le Gaston et son théâtre

      et le Crazy French Ranch de la veuve à Michel avec ses 25ooo ha de chasse


    • Fergus Fergus 18 mars 2011 17:17

      Merci pour tous ces liens instructifs, Brieli.

      Pour ce qui est du cynique et vorace Borel, mon père a eu affaire avec sa gestion. Garçon de restaurant dans l’historique et prestigieuse Régence en face de la Comédie-Française, alors le plus vieil établissement de Paris avec le Procope, mon père avait l’habitude de servir des acteurs du « Français » avec lesquels il entretenait des rapports courtois et qui, tous, avaient signé son livre d’or personnel. Il a même un jour servi la Queen Mum Elisabeth en visite à Paris.

      Puis Borel est arrivé et a installé un libre-service juste au-dessus de la salle du restaurant où était conservé la table d’échec de Napoléon. Une arrivée qui, tandis que mon père quittait Borel pour le petit gars de Molsheim, Jean-Paul Bucher et son Terminus-Nord, a signé la mort de cet établissement historique.


    • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 09:55

      Voilà un article utile , merci Fergus . 


      Dans presque toutes les villes de France les centres sont devenus quelques vitrines 
      pour opticiens , banques , distributeurs de billets , agences immobilières , bureaux d’ assurance et peut-être une bijouterie selon l’ endroit .

      En l’ espace de 50 ans ont disparu grâce à la grande distribution le plaisir du lèche-vitrine , de la vraie nouveauté due à d’ innovants artisans , le savoir-faire de spécialistes en tout genre remplacés par des franchisés aux marketing vendu par des grandes marques nationales  et ont apparu dans les proximités alentour des cités des espaces clé en main ou l’ on trouve les mêmes articles du nord au sud et de l’ est à l’ ouest . Une uniformisation ressemblant à un formatage comme si il n’ y avait qu’ un modèle de façon de vivre . 

      Il n’ y a pas longtemps en arrière on pouvait trouver de nombreuses épiceries , boucheries boulangeries drogueries bazars chocolateries , quinquailleries fromageries pâtisseries un magasin de chemises , de vêtements , de chaussures , de vélos , literie matelas , café du sport , du commerce , aux bons amis , à côté des grands magasins il y avait de la place pour de petites entreprises ayant un savoir-faire reconnu et nous voilà rendus à cette vie uniforme sans goût ni saveur .

      La société actuelle .

      Une urbanisée  merde banlieusarde  profitant à quelques milliardaires du bissness .


      • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:11

        Bonjour, Capitaine, et merci pour votre commentaire.

        Les villes ont en effet subi de très grandes mutations, comme vous le décrivez.

        Des mutations diverses selon leur taille. Ainsi à Rennes, métropole bretonne, la principale rue commerçante (et piétonne) du centre-ville a-t-elle été conquise par les boutiques de fringues et de téléphonie tandis que disparaissait quasiment toute trace de commerce alimentaire.

        Pour ce qui est de l’uniformisation, on la constate même au niveau mondial. Désormais à Paris, Londres, Rome, Prague ou... Bangkok, on trouve les mêmes enseignes. Déprimant, non ?

        Pour en revenir à Parthenay, je signale (pour l’avoir oublié dans l’article) que le centre commercial Leclerc est évidemment doté de son « espace culturel », bref d’une sorte de supermarché du livre et du CD où l’on ne trouve que les produits formatés et dans l’air du temps. Mais cela suffit à tuer définitivement toute velléité de commerce traditionnel tenu par un véritable professionnel !

        Cordiales salutations.


      • Pyrathome Pire alien 18 mars 2011 18:41

        Article pertinent, merci Fergus  !
        et pour une fois un commentaire non moins pertinent, du capitaine crochet smiley...
        une fois n’est pas coutume.....


      • Fergus Fergus 18 mars 2011 21:25

        Et merci à vous pour la visite, Pire Alien (Pyralène ?)

        Bonne soirée.


      • ARMINIUS ARMINIUS 18 mars 2011 10:08

        Bonjour Fergus,
        En ce qui concerne le prix de l’immobilier, Londres consacre 40% des réalisations immobilières au logement social, ce serait déjà bien d’y arriver... En attendant que la bulle immobilière explose (ça finira bien par arriver) il faudrait mettre les moyens sur le « work at home » et sur le cyber-commerce, la fin des grandes surfaces ira de pair avec la réduction drastique de l’emploi de la voiture individuelle. L’idéal serait aussi de pouvoir développer une offre abordable pour l’accession à la propriété en libérant des terrains à prix décents( la je ne vois d’autre solution que droit à préemption des municipalités). Toujours en respectant les normes BCE et en recherchant à abaisser les coûts et délais de construction, des solutions existent...


        • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:28

          @ Arminius.

          Le cyber-commerce devrait à l’évidence jouer un rôle clé dans l’avenir, encore qu’il faille se montrer prudent si l’on en juge par les déboires (malgré leurs sites d’achat en ligne) des grands groupes de distribution par correspondance, en quelque sorte les ancêtres de cette forme de commerce.

          Pour ce qui est de l’immobilier et du logement social, la solution passe, cela va de soi, par une implication accrue des collectivités et la préemption d’espace. Problème : nombre d’entre elles sont endettées en cette période de crise et dans l’incapacité de se porter acquéreuses de ces espaces. Mais c’est pourtant la piste la plus sérieuse.

          Une autre consisterait à limiter drastiquement le montant des loyers privés dans les grandes agglomération en fixant une limite autorisée en fonction d’un prix moyen local. Car tout maintien de la liberté de prix dans ce domaine avec forte taxation d’un dépassement de la limite pénaliserait encore plus le locataire sur lequel serait répercutée la surtaxation, ou alimenterait les locations au black.

          Rien n’est simple...

          Bonne journée.


        • easy easy 18 mars 2011 10:13

          Je crois aux changements et l’ère des grandes surfaces aura forcément une fin.

          Un changement de tendance se fait parfois sur des petits riens.
          Par exemple, il suffit que dans des BD on dessine une Cellutite tirant un caddie à deux roues en tissu écossais pour que plus aucune jeune femme n’ose en tirer un et qu’en conséquence les marchés et les commerces de proximité perdent une part de marché. (Les hommes, tirer un caddie en tissu écossais ? Plutôt crever !)

          Or, toujours sur le registre de la caricature de l’homoroue à partir de l’engin qui nous porte ou qu’on pousse, le caddiman à 4 roues en a pris plein la figure et quasiment dès son apparition. C’est des millions de fois que l’image du chariot à pièces a été utilisée dans toutes sortes de film (dont des fins du Monde, des apocalypse), et jamais à l’avantage de celui qui le pousse. Il y a donc depuis presque 30 ans, une raillerie facile qui va à faire passer le pousseur de Cad x 4 pour un Bidochon, un zonard et un proclodo.

          Faire ses courses dans une grande surface est dévalorisant et nous passons tous sous les fourches caudines banc rouge anti Manouche pour remplir notre frigo et notre réservoir. Nous avons supporté pendant 30 ans cette humiliation, ce face-à-face avec le ridicule de notre vie, chaque fois que nous sommes entrés dans ce genre de grande aire commerciale où les caméras et vigiles nous prennent d’emblée pour des voleurs.

          Notre envie de trouver une solution moins humiliante est immense et le moindre relooking plus glamour de ces endroits nous offre une raison de persister à pousser encore et encore le chariot à pièce faute d’alternative meilleure.

          Il faudrait donc des changements de données très profonds pour que nous en finissions avec ce caddie de la honte. 
          Et dans ce changement, le e-commerce joue sa part. Acheter les mêmes choses au même prix et au même Géant mais sans avoir à se sentir con de devoir danser pendant une heure avec son symbole grillagé et tintinnabulant sur une musique de cafard et un éclairage qui ne l’est pas moins, c’est la soluce qu’offre la vente sur le Net et la part de ce marché va en augmentant. 

          Les grandes surfaces sont prêtes à subir un quelconque lourd changement de données (dont le renoncement à la voiture par exemple) et à abandonner alors leurs structures physiques, leur immense parking. Mais elles resteront les maîtres du jeu en achetant de grands volumes, en nous livrant à domicile et les commerces plus petits devront d’une manière ou d’une autre s’approvisionner chez ces gros acheteurs. 

          Pendant que la très grande majorité des gens choisissent d’habiter près d’un centre commercial, d’autres, souvent beaucoup plus riches mais pas toujours, font un point d’honneur d’habiter dans un endroit, par exemple les coeurs des villes, où il n’y en a pas, où ils ne peuvent même pas être soupçonnés de savoir ce qu’est un chariot à pièces. (Je connais des familles, logées Avenue de l’Opéra, qui sont dans cette ligne de pureté).



          • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:38

            Bonjour, Easy.

            Je ne partage pas votre optimisme concernant la clientèle des grandes surfaces. Le propre des Bidochons (mais nous le sommes tous à un moment ou un autre) c’est précisément de ne pas se rendre compte d’être des Bidochons. Il suffit à cet égard de voir des familles entières venir faire leur sortie au restaurant dans une cafeteria Eris ou Casino pour comprendre que le combat est loin d’être gagné.

            Pire : il y a quelques mois, une enquête menée auprès des clients marseillais du centre commercial géant de Plan-de-Campagne (Marseille) à propos de l’ouverture dominicale montrait que nombre d’entre eux considéraient leur venue dans ce centre comme un « loisir ». Certains reconnaissaient y passer jusqu’à... 3 heures ! De quoi pleurer en entendant cela alors que ces gens habitent à deux pas des calanques ou des îles du Frioul !

            Cela dit, vous avez peut-être raison. L’avenir nous le dira.


          • easy easy 18 mars 2011 11:52

            Je n’aime pas prendre les autres pour des cons. Je n’ai pas envie de penser qu’il y a des gens qui ne se rendent pas compte.

            A observer les prisonniers des camps nazis ou de nos prisons, on irait vite à se dire qu’ils n’ont pas l’air conscients de leur mauvais sort. Ils font la lessive, ils papotent du goût des frites, ils fument un clope, ils dorment, ils pissent et chient comme d’hab. Ils sourient même parfois.

            Effectivement, on a l’air con quand on est jeté en tôle et habillé en pyjama rayé ou fluo. Quand on n’a même pas de lacet. Quand on n’a même pas la possibilité de se suicider. On a l’air de ne penser à rien d’intelligent. On a l’air d’être stupide, inconscient.

            Les gens qui festoient dans une cantine de centre commercial s’accommodent de leur misère pécuniaire et embellissent leur sort par aveuglement réflexe. Il faut aimer le peu qu’on a pour ne pas devenir malade de jalousie. Quand on ne peut pas se payer des restos Michelin, on fait avec les Pizza d’el Arte et on joue à trouver ça chouette. C’est un jeu coûteux en énergie mentale, comme tous les dénis mais c’est ça ou la dépression ou l’envie de tout casser.


          • Fergus Fergus 18 mars 2011 12:52

            Vous avez raison, Easy, il ne s’agit pas de « prendre les gens pour des cons » et je ne jette pas la pierre à ceux qui déjeunent en famille dans une cafeteria Casino qui leur tient lieu de restaurant, faute de moyens.

            Beaucoup plus critiquables à mes yeux, ceux qui considèrent les centres commerciaux comme des lieux de détente ou de sortie.


          • foufouille foufouille 18 mars 2011 13:08

            "je ne jette pas la pierre à ceux qui déjeunent en famille dans une cafeteria Casino qui leur tient lieu de restaurant, faute de moyens."
            en cherchant un peu, on trouvent des petits resto pour le meme prix
            et de meilleur qualite


          • Fergus Fergus 18 mars 2011 14:18

            Entièrement d’accord sur ce point, Foufouille, surtout en province, et particulièrement lorsque l’on a la possibilité de déjeuner en semaine : il existe alors des offres de grande qualité, y compris dans des restaurants réputés, à des prix défiant toute concurrence (entrée-plat ou plat-dessert pour 11 à 13 euros ici à Rennes). Dans les auberges de campagnes, on peut même trouver d’excellents repas complets pour 13 euros !


          • Ariane Walter Ariane Walter 18 mars 2011 10:23

            Oui, les temps vont changer.
            D’une part les grandes surfaces attirent bcp moins de monde. Moins d’argent , bien sûr, mais aussi ras le bol de sortir avec des notes astronomiques quand on a acheté pour trois jours. trop grandes aussi ces surfaces. Un vrai marathon avant d’aller de l’eau à la lessive. puis une accumulation de produits douteux ne donne plus le vertige.
            Puis ce n’est plus nouveau. J’achète dans les petites boutiques mais mon centre ville, comme le vôtre , sauf pour les restos, est dévasté.
            la télé aussi a tué les centres.

            Quel progrès !!


            • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:43

              Salut, Ariane.

              Eh oui, nous vivons une époque formidable !

              Comme Rocla un peu plus haut, je regrette le temps des centres-villes animés et colorés par des commerces de toutes sortes, tenus par des commerçants aimant leur métier et souvent de bon conseil.

              Espérons que les choses évoluent. C’est déjà le cas dans les grandes villes...

              Bonne journée.


            • foufouille foufouille 18 mars 2011 10:41

              il y a aussi des loyers elevees en centre ville, meme pour les petites villes


              • Fergus Fergus 18 mars 2011 10:47

                Salut, Foufouille.

                Loyers et impôts locaux. C’est effectivement le cas dans certaines villes. Mais cela devrait pouvoir se négocier sur les deux plans, personne n’ayant intérêt à l’abandon de ces espaces.

                Bonne journée.


              • foufouille foufouille 18 mars 2011 11:45

                salut fergus
                j’ai plutot vu le contraire
                le local pro est tres cher et en mauvais etat
                le loyer reste le meme, des annees apres


              • Robert GIL ROBERT GIL 18 mars 2011 11:17

                Les petits commerces sont des lieux d’échanges et de rencontres, et jouent un rôle essentiel dans les quartiers en terme de lien social et de convivialité. De plus, le commerce de proximité crée plus d’emplois que la grande distribution pour la même surface de vente. La disparition de ces milliers de petits commerçants a engendré des milliers de chômeurs, qui n’ont pas pesé lourd face à la grande distribution, s’ils voulaient s installer et développer leur propre commerce.   

                http://2ccr.unblog.fr/2010/11/11/grande-distribution-et-grande-illusion/

                 










                • Fergus Fergus 18 mars 2011 11:24

                  Merci, Robert Gil, de rappeler ces autres réalités : la grande distribution a détruit des dizaines de milliers d’emploi et contribué à dégrader fortement le lien social.

                  Bonne journée.


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 11:57

                  le grand pire du système actuel c ’est la mainmise sur la distribution par 

                   quelques groupes et à projetant cette image et en la comparant à la famille 
                  Trabelsi Ben Ali c ’est une capture  de l’ argent par deux ou trois multimilliardaires , 
                  et celà est foncièrement anti-démocratique . 

                  Il y a cinquante ans en arrière un artisan pouvait assez facilement installer son 
                  activité e, commençant dans un quartier abordable puis quelques années plus
                   tard , bien au fait de son métier pouvait prétendre s’ installer en plein centre . 

                  Un artisan qui voudrait s’ exprimer dans un hypermarché dans une galerie 
                   marchande , si c ’est un débutant il ne pourra jamais franchir le pas , loyers 
                  exorbitants à la clé . 

                  Le meilleur moyen de tuer la libre entreprise a été la grande distribution . 

                  Qui non seulement tue la libre entreprise , mais tue le travail chez nous en 
                  France en important de millions d’ articles des pays situés à l’ autre bout 
                   du monde . 

                  C ’est le diable se mordant la queue . 

                  A qui profite ce crime ?



                  • Fergus Fergus 18 mars 2011 14:25

                    Tout cela est exact, Capitaine.

                    A propos de la grande distribution, l’un des moyens les plus efficaces de tuer la concurrence de centre-ville a été d’offrir un rayon spécialisé à un commerçant (poissonnier, boucher, épicier) avec à la clé un revenu régulier et attractif. Les premiers qui ont cédé aux chants de ces sirènes ont condamné leurs confrères à une mort, plus ou moins lente, mais inéluctable.

                    De la « belle ouvrage », frappée au coin du cynisme le plus révoltant !


                  • brieli67 18 mars 2011 17:54

                    Méfiez-vous ....

                    Hormis la sardine et le pilchard en boîte, la morue séchée ,et le tonneau d’harengs saurs, pas terrible la poiscaille proposée ;; ; avant. Le fromage à la découpe aussi...

                    Je me plains plutôt de la disparition des quincaillers des droguistes , des graines & semences....... et de tous leurs conseils ; Du plaisir rare des disquaires, se « capitonner » pour un brin de musique.. en interclasse ou en lieu et place de la Guerre des Gaules de la mère Muller.... du Jethro Tull ou du Brahms. 


                  • Fergus Fergus 18 mars 2011 21:31

                    D’accord avec toi, Brieli.

                    Pour ce qui est de la viande, du poisson et des fruits et légumes, nous restons fidèles, mon épouse et moi, au marché et aux commerce traditionnel.

                    Comme toi, je regrette les disquaires d’antan chez qui j’allais fouiner. Je pouvais même commander chez eux des disques classiques édités seulement aux Etats-Unis et pas distribués en France. Autre temps...


                  • PhilVite PhilVite 18 mars 2011 12:12

                    Bonjour Fergus,

                    Un jour il faudra bien faire le bilan complet de ce modèle commercial. Sur tous les plans.

                    Il s’agit en fait d’une espèce d’archétype du capitalisme machiavélique - et mondialisé - dont l’équation finale peut se résumer ainsi : vendre pas cher à des chômeurs - ou à des salariés pauvres - des produits merdiques fabriqués par de pseudo-esclaves à l’autre bout du monde, en employant pour ce faire une masse de gens mal payés, pour le seul et unique profit des détenteurs du capital. Gigantesques, les profits, mais réalisés hors de France, dans des paradis fiscaux par des entreprises intermédiaires appartenant aux mêmes propriétaires.
                    Exemple simplifié de parcours commercial classique maintenant connu de tous : Produit acheté 1 en Chine par une société immatriculée à Jersey qui le revend 10 au distributeur français qui nous le vend 12. Résultat, 0 impôt sur les 9 gagnés à Jersey et tout petit impôt - voir pas d’impôt du tout - sur les 2 réalisés ici.

                    Résultat : plus de production locale car trop chère, d’où chômage, d’où perte de revenus, d’où petit pouvoir d’achat, d’où obligation de consommer pas cher, d’où recours à la grande distribution, d’où disparition du petit commerce et enrichissement éhonté des maîtres de la grande distribution et pertes fiscales liées, d’où délaissement des centres-ville, d’où délitement social, d’où crise sociale...

                    Evidemment que je force le trait, mais la bonne idée, plutôt que de pousser à la baisse des prix, n’aurait-elle pas été de pousser à la hausse des revenus ? Ah mais que je suis bête ! « on » a justement « importé » en France durant cette même période des travailleurs étrangers dans le seul but de calmer les revendications salariales. Au bénéfice de qui ? C’est curieux comme tout se tient...
                    La grande distribution est juste un des outils - fabuleusement efficace - de ceux qui organisent le monde à leur seul et unique profit. Et nous participons contraints et forcés à notre propre avilissement chaque fois que nous franchissons la porte d’un hyper !

                    (SVP, ne me faites pas de mauvais procès. Les travailleurs immigrés sont aussi - d’une autre manière - les dindons de la même farce)


                    • Fergus Fergus 18 mars 2011 13:42

                      Globalement d’accord avec vous, Philvite.

                      Encore qu’il convienne d’établir une distinction entre les différents types de grande distribution, notamment entre les supermarchés des grands groupes et les discounters de type Lidl. Les produits peuvent différer entre ces deux types de commerces, et tous ne vendent pas à des « chômeurs ou salariés pauvres des produits merdiques ». Il y a même des produits de marque assez coûteux, et c’est normal dans la mesure où les super et hypermarchés sont également fréquentés par les classes moyennes.

                      Entièrement d’accord en revanche sur les scandaleux circuits mis en place pour échapper le plus largement possible à l’impôt en transitant par des sociétés d’import établies dans des paradis fiscaux. Avec effectivement pour corollaire l’agonie des producteurs locaux, du moins ceux qui n’ont pas la possibilité de vendre directement sur les marchés. Cette dérive doit être combattue avec détermination.

                      Bonne journée. 


                    • Taverne Taverne 18 mars 2011 12:20

                      Nous avons maintenant un ministre de la Ville. Malheureusement, sa nomination de courte durée (suite au remaniement) est le résultat d’un calcul politique (c’est le centriste Maurice Leroy) et il ne fait rien. On attend toujours aussi l’ANRU 2.

                      Le budget 2011 de la politique de la ville a été amputé de 96 millions d’euros par rapport à 2010. Et pour financer les travaux de rénovation urbaine des trois prochaines années, on n’a rien trouvé de mieux que de faire payer les organismes HLM (245 millions d’euros par an, donc du logement social en moins).


                      • Fergus Fergus 18 mars 2011 13:46

                        Salut, Paul.

                        On navigue, en effet, entre l’immobilisme et le recul avec le pouvoir en place. Et ce n’est pas avec des gens comme Leroy ou Apparu que les choses vont évoluer dans le bon sens. Vivement 2012 et un nouveau pouvoir, en espérant qu’il s’attaquera véritablement aux causes des problèmes tant sur le plan de l’urbanisme que sur celui du logement social.

                        Bonne journée.


                      • brieli67 18 mars 2011 12:39

                        zut la plaquette Schillick infos n’a pas passé  avec l’épicerie sociale.

                        La grande distribution est entrain de changer :

                        L’ouverture de ces Centres 24h/24 de tout commerce, des guichets « administratifs » a complètement bouleversé la donne à Sampa ( la métro agglo de Sao-Paulo) moins de pollution et le centre s’est ranimé 

                        Fergus, t’as fait un tour au Carrefour de Singapoure ? Tu te sers, tu déballes toi_même, tu remplis tes bouteilles ? tu précuisines ... des fontaines à eau et des lingettes partout et on te surveilles ton hygiène. Si tu tranches toi-même c’est moins cher ...le vendeur fixe le prix ( que tu peux marchander) en fonction du produit et du travail qu’il avait à faire...

                        Dans le coin de Dortmund , l’hyper est un grand hall où ta commande internet des XXL, des indispensables est préparée.. tu cherches le matos, on t’emprunte un utilitaire ou on te livre et on t’aide à ranger ( et on te débarasse des emballages)

                        Le long de la frontière hollandaise... les pharmacies ferment.... l’e-commerce fait rage ; Non seulement les ordonnances sont remboursés, on te fait des petits cadeaux de crèmes et autres para-pharmacies. La tendance actuelle : on te délivre pas que de la Pharmacie...

                        en Allemagne , ces services sont beaucoup moins chers : mon e-bay « tourne » depuis des années chez un copain à Offenbourg....

                        Paraît que dans les centre-villes , une bâtisse louis-philliparde ou Jugenstiel recyclée en hall-entrepôt ou en garages privés ça rapporte.....


                        • Fergus Fergus 18 mars 2011 13:57

                          Salut, Brieli.

                          Merci pour tous ces exemples qui montrent que, désormais, c’est le règne du grand n’importe quoi, directement imposé par la course aux profits juteux d’une minorité.

                          Concernant Singapour, si je connais ce petit état (intéressant à bien égards), je n’ai en revanche pas fréquenté son Carrefour, préférant nettement en matière alimentaire les nombreux food-courts locaux.

                          Pour ce qui est des commerces installés en centre-ville dans des immeubles de caractère aux façades classées, sûr que cela doit très bien marcher, notamment auprès des clientèles de type bobo, toujours en recherche de lieux branchés, fussent-ils dédiés à la vente de packs de bière ou de produits B.O.F. industriels !

                          Bonne journée.


                        • brieli67 18 mars 2011 15:01

                          nix verstehen. brrrr... mal verstehen !

                          Ces logements, ces magasins,ces administrations centrales vides deviennent des locaux de stockage. ;; et permettent une logistique de proximité.

                          Bonnes nouvelles ou nouvelle tout court : aux USA le retour en ville, c’est parti. Quelle solidarité peut_on attendre d’un bled péri-urbain ? D’autant que les plus values années 80/ actuellement 80 bâtons revendus 400 ..... faut trouver acquéreur de chlorophylle. 


                        • rocla (haddock) rocla (haddock) 18 mars 2011 13:36

                          en fait la grande distribution c ’est un truc de gangsters en col blanc comme ce  la pharmacie le Médiator  est au médicament ce qu’ une machine est à faire de l’ argent 

                          Du pognon , juste du pognon .

                          • brieli67 18 mars 2011 13:41

                            et si on se tournait vers le SEL et autres formes d’échanges ?

                            Armin, Fergus .. vous connaissez le Chiemgauer ? j’en parle des fois

                            d’autres liens ici !


                            • Fergus Fergus 18 mars 2011 14:13

                              Merci pour tous ces liens intéressants, Brieli.

                              Il faut reconnaître que le SEL, déjà ancien, a du mal à décoller significativement, la faute sans aucun doute à l’individualisme et à des équivalences pas toujours faciles à évaluer.

                              Plus intéressante me semble être l’idée de ce Chiemgauer dont je ne connaissais pas grand’ chose, sinon son origine bayerisch. Je vais étudier cela de plus près.


                            • brieli67 18 mars 2011 14:37

                              Pour faire saliver ( et réfléchir) notre retraité en vadrouille ! y a pas klaaaaaa Souizzzzzzzzz 

                              http://www.stephanskirchen-urlaub.de/pages/Anfah_02.html

                              autour du Simmsee c’est la Bavière des plus traditionnelle. lentement en 15 ans c’est devenu un énorme parc écologique avec des marchés bios. Fonctionnement trés simple entrée c’est le forfait de transport pour toute la journée pied calèche vélo scooter train ou votre voiture. Et gratuité sur tous les réseaux de la ville de Rosenheim - bientôt Salzbourg. Même prix si vous venez en rail de Munich et prochainement de Vienne. ah oui votre vélo pris en charge gratuitement. Bien sûr activité bed and breakfest chez l’autochtone. Pas de chaines d’hotel pas de nouveau restaurant ou de franchisés .... plus de constructions de résidences secondaires. Seule exception trois maisons de cure.... remise en forme.

                              Bref une enclave qui progresse moins vite le mode de circulation privilégié est le rail. Le Land de Bavière offre larga manu des « bons de transports » aux municipalités et aux associations qui les redistribuent aux concitoyens / membres les plus méritants.

                              Un projet semblable se met en place en face de Rothenburg ob de Tauber. la célèbre ville médiévale que Patton avait refusé de raser en 45.

                              rq : les Sels méritent un toilettage la première étant de penser une « imposition » Acceptées dans le monde entier, la justice française plaçaient les z’aiens devant la justice pour travail et argent au black !

                              J’ai un passé de WG Wohngemeischafft d’avant la chute/ à l’ombre du Mur : des locaux en communs : cuisines et matos si tu invites, grandes chambres froides, de grosses machines à laver,repasser,sècher.... congélos, les premiers Ataris avec jeux et programmes.... des achats groupés ... de la presse photocopiée... 

                              Jeder kann, niemand muss !! A chacun : libre choix, rien n’est obligé

                              Il y a beaucoup moins de tirs aux flancs..... et d’égoïstes qu’on ne croit.


                            • Fergus Fergus 18 mars 2011 21:35

                              Intéressante, Brieli.
                              Et belle formule : « Chacun peut, aucun ne doit ! » Ah ! si la vie pouvait être vécue ainsi !


                            • actea 18 mars 2011 13:55

                              Je pense que la faute est aux personnes qui se rendent dans les grandes surfaces . Combien par goût de la facilité s’y rendent ???Maintenant les grandes surfaces s’implantent même dans les petits bourgs sous forme de mini supérette avec un maximum de services. Et que font les gens ils y vont. Et adieu les autres petits commerces. Français réveillez vous svp. On dirait des moutons.

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