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Accueil du site > Actualités > Société > L’Amérique s’enfonce dans la démence. Que faire (...)

L’Amérique s’enfonce dans la démence. Que faire ?

L’Amérique s’enfonce dans la folie, tel est l’intitulé d’un article du 12 août 2013 signé Henry Giroux, universitaire canadien connu pour être l’un des plus influents dans la critique du système, notamment à travers ses investigations sur l’éducation. Bien qu’ayant publié des dizaines d’ouvrages, il est plutôt méconnu en France. Giroux décrit une politique de la cruauté conduite par les élites américaines envers les populations fragiles et la jeunesse. Son article débute par une citation assez édifiante de John le Carré selon lequel les Etats-Unis seraient entrés dans une de leur période de folie historique mais cette fois, pire que les précédentes, celles qui se sont succédées après 1945 avec le maccarthysme, puis la crise de la baie des cochons et ensuite le désastre du Viêt-Nam. Deux de ces épisodes se sont traduits par une surveillance serrée des citoyens avec une parano des autorités face à une frange de leur population, taupes communistes dans les années 1950 puis activistes anti-guerre à la fin des années 1960. Mais la crise actuelle selon John le Carré est d’une autre ampleur, avec des conséquences sur le long terme pire que la guerre du Viêt-Nam. Quelques reportages corroborent ce constat avec ces vétérans revenus de l’Irak ou l’Afghanistan au mental détruit et qui parfois pètent un câble en massacrant quelques personnes.

La nouvelle page de l’histoire américaine s’avère sinistre, assortie de cruautés, mensonges, fourberies, légitimant de plus la corruption et les voies de fait contre les citoyens. Tel est le constat général tracé par Giroux qui n’hésite pas à émettre de sévères critiques à l’égard des médias de masse diffusant des reportages racistes, violents, irresponsables, célébrant la puissance tout en incriminant les victimes. Cette grammaire de la violence présente dans les médias renforce les sentiments sadiques des spectateurs, offrant un plaisir passager, tout en renforçant la culture individualiste et narcissique d’où émanent des relents sociopathes conduisant à se détourner de ces sentiments compassionnels qui rendent civilisée une nation. Un sentiment anti-intellectuel domine également dans les médias de masse, avec la promotion de la culture des parvenus, de la réussite, du consumérisme, le tout tendant à dépolitiser les citoyens. Les politiciens d’ailleurs renforcent les effets délétères des médias de masse en minant le sens de l’intérêt public et des solidarités sociales chez des citoyens, tout en diffusant des messages pénétrés de superstition et de bêtise qui finissent pas hypnotiser les « masses illettrées ».

Bêtise qui va de pair avec la culture de la violence, du combat, de la fascination offerte par les jeux de guerre qui peuvent être reproduits localement, avec les armes en libre circulation. Cet « ensemble culturel » étant associé à un goût affirmé pour la sécurité, les systèmes de surveillance mettant d’un côté les communautés aisées dans les parcs sécurisés alors que ces mêmes systèmes sont employés dans les prison pour y mettre de plus en plus de détenus, parfois dans des conditions sordides. Trois mots supplémentaires pour décrire l’Amérique actuelle ; autoritarisme, peur et paranoïa. Et donc, une décivilisation pour ainsi dire, une tendance à la dégradation des sens supérieurs civiques avec une accentuation du décervelage. Notamment par une surexposition des citoyens à une publicité annihilant leur capacité à gérer les achats en les rendant addicts, voire compulsifs. Bref, livrés aux mains du capitalisme prédateur.

Les forces crépusculaires sont puissantes mais Giroux pense que la partie n’est pas jouée et mieux encore, il suggère une autre règle pour changer le Système. Cette règle, c’est l’éducation, notamment pour la jeunesse. Une éducation qui ne se limite pas à l’apprentissage pour évoluer dans une société capitaliste avec le sens commun pour consommer et qui inclut le combat pour les valeurs permettant à la démocratie et à la justice sociale de se développer en s’associant à un sens affirmé et juste du politique. Giroux évoque notamment les histoires fondatrices de l’Amérique à la Martin Luther King, des histoires véhiculant l’appel pour lutter avec des valeurs, la responsabilité, le respect des gens et des choses, un sens éthique, une compassion et une entraide. Des histoires que les anciennes générations pouvaient entendre dans les églises, les synagogues, les écoles, ou en écoutant les leaders de la société et qui contribuaient à inscrire l’individu dans un certain type de société.

C’est donc là que le propos de Giroux devient très pertinent. D’aucuns y verront les sillons de la pensée critique d’un Adorno. Les histoires véhiculées actuellement sont empreintes de cruauté, de violence, de promotion de l’auto-défense et de la « chasse à l’homme ». Des stories de la réussite mettant en avant le darwinisme social, l’arrivisme, l’argent qui coule à flot, la starisation. Ces nouvelles histoires forgent le sentiment narcissique, la prédation sociale dans un monde où le marché est vénéré autant que la guerre économique, pas seulement par les médias de masse mais aussi à travers les discours de nombreux politiciens qui se font l’éloge des puissants et de ceux qui gagnent des fortunes, quitte à écraser les concurrents. L’individu formaté par ces histoires perd le sens social et fini par être persuadé que dans une société « normale », il est « naturel » de voir des d’énormes écarts de revenus et des gens pauvres privés de soins. Le contraste est saisissant et le changement considérable depuis un demi-siècle. Les stories permettant à l’individu de s’inscrire dans la société ont puissamment divergé, avec un double ressort, celui des médias de masse et des élites devenues fascinés par la puissance et la réussite financière. Chaque décennie a enfoncé un peu plus les Etats-Unis dans cette démence.

Les Etats-Unis ont semble-t-il définitivement basculé dans une société brutale, alimentée par les idéologies qui ferment l’esprit, entre guerre économique, concurrence sauvage, prédation et fondamentalisme religieux. Tous les partis politiques épousent peu ou prou ces schémas, lesquels justifient une société dominée par les riches et vouée aux armes ainsi qu’à la militarisation de la société et du monde. Une société où ceux qui réussissent ne se préoccupent que de leur sécurité et n’ont aucun sentiment pour les classes moyennes, les minorités, les pauvres, l’accès au soin pour les démunis. La crise financière de 2008 n’a pas renforcé les liens sociaux et c’est même l’inverse. Giroux évoque les propos du sénateur républicain Coburn justifiant les coupes dans toutes les aides pour les démunis, les sans-emploi, les sdf, alors que Mick Reynold, politicien de l’Oklahoma, conteste les mesures fédérales visant à permettre accès à l’éducation pour les étudiants aux faibles revenus. L’austérité est payée par les plus démunis. Au Texas, des mesures limitant l’accès aux aides médicales ont été votées. Au final, cette société américaine répond à l’image d’un monde néo-darwinien adapté pour la survie des plus forts, un monde barbare, offert aux prédateurs et dirigé par d’autres prédateurs. Avec les financiers aux meilleures places pour vampiriser la société et faire du profit. Sans oublier le pilier essentiel constitué par une clique de politiciens dont le dessein vise à démanteler toutes les structures sociales impliquées dans la solidarité et l’éducation.

Si les Américains ne veulent pas de ce Système épousant les contours des barbaries d’un autre âge ou même celle des talibans de notre siècle (selon les propos sévères de Giroux), alors les citoyens doivent maintenant prendre conscience de ces puissances coercitives et décervelantes pour retrouver le sens critique, l’ouverture d’esprit et le chemin d’une démocratie qui se soucie de l’intérêt public et de la justice sociale. Le mot d’ordre d’Henry Giroux, ce serait instruisez-vous, le même que j’ai employé lors de précédents billets portant sur un autre pays, le mien. Ce portait de l’Amérique inquiète mais aussi nous met face à une intelligence du réel toute particulière. J’ai retenu l’idée d’une inscription de l’individu dans une société comme thème déterminant. S’inscrire, pas seulement comme opérateurs et joueur mais comme citoyen sachant discerner les valeurs, les goûts, pourvu de raison et capable d’en user pour imaginer une existence douée de sens dans une société qui ne soit pas faite pour les élites, vouée à la sottise des masses, mais pénétrée d’idéaux élevés et de justice sociale. Instruisez-vous pour vous inscrire dans l’existence !

Au final, s’inscrire dans l’existence, rien de plus humain et de plus universel. Et en France, comment s’inscrit-on, avec quels références, goûts, cultures, valeurs, idéaux collectifs ? Les médias de masse ne véhiculent-il pas une sottise, pas américaine mais typiquement française ? A méditer ! S’inscrire avec raison et esprit, c’est écrire aussi son destin, son histoire, en refusant d’être le figurant dans un scénario que d’autres ont écrit pour vous.

A bientôt pour une recension du dernier livre de Giroux, America’s education, publié chez Monthly reviews press, New York.

En attendant, une notice sur Giroux http://en.wikipedia.org/wiki/Henry_Giroux

Et ici son papier que je viens de commenter http://www.counterpunch.org/2013/08/12/americas-descent-into-madness/


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180 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 20 août 2013 10:12

    Heureusement, Dugué est là ....

    Après le texte « neu-neu » d’hier, nommant les gentils américains et les méchants ... enfin un texte qui remet les choses en place. Une analyse factuelle.
    Juste pour rajouter quelque chose, je dirais que les américains sont formatés depuis des décennies par les films d’Hollywood et des « bons américains » en train de perpétuellement massacrer les ennemis des USA et de la « liberté » et de sauver le monde. Qui résisterait à ce matraquage du cerveau ?
    Oui, les USA sont en train de sombrer. Danger, ils nous montrent ce qui nous attend avec juste quelques années de décalage.


    • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 11:16

      Exact.

      Pas uniquement à nous, européens, d’ailleurs.
      Mais il faut dire que sombrer à cause du poids, n’est pas la même chose que de sombrer avec le ventre vide.
      Hier soir, à la télé, on nous présentait cette image choc en provenance d’Arabie Saoudite.
      Comme quoi, la tache d’huile se répand. 


    • appoline appoline 20 août 2013 11:51

      Je pense que le monde en général est gangrèné et cela est voulu. Les petits vont se bouffer entre eux, cela leur évitera de s’en prendre à ceux qui instaure toute cette violence


    • kergen 20 août 2013 11:06

      Comme l’indique Dugué, les USA sombrent régulièrement dans des cycles de folie paranoïaque et meurtrière.
      Notre problème en France, c’est que nous voyons les USA à travers le prisme de la gratitude historique de leur intervention décisive en 1917 et de l’invasion de 44(ce sont leurs propres mots..) que nous avons vécu comme une libération. Comme ci des US qui nous avaient laissé crever la gueule ouverte en 39-40 avaient monté, à grand prix, la plus formidable machine guerrière, traversé un océan avec deux millions d’hommes et perdu 200 000 soldats dans le seul but de libérer la France... et dire qu’il y a encore des dizains de millions de Français à croire à ce genre de père Noël...
      Donc nous voyons le « Grand Frère » Sam au prisme d’interventions militaires salvatrices et surtout de l’incessant bombardement centenaire d’ Hollywood.
      Contrairement à nous, Européens, qui avons connu des colonisations « externes » (hormis l’immonde comportement Anglais en Irlande) et n’avons pas forcément vu les horreurs et la pourriture coloniale, les USA eux, ont vécu leur colonisation en interne. Et la pourriture coloniale laisse des traces terribles.
      Les Français, qui ont déjà du mal à imaginer la monstruosité que fut notre propre période coloniale, ne peuvent encore moins imaginer les sommet de pourriture, de perversion meurtrière, de paranoïa hallucinante, de violence individuelle endémique de l’histoire des USA.
      Les US n’ont pas exterminé leurs aborigènes, Maoris et Hottentot à 12000km de leurs yeux. Ils n’ont pas fait leur « train du Congo » à 1 mort le mètre(1 million en tout) au fin fond de l’Afrique loin des regards indiscrets. Ils n’ont pas pratiqué l’esclavage dans la discrétion d’îles lointaines, ils n’ont pas traité inhumainement et comme sujet de troisième zone, des indigènes taillables, violables, torturables, corvéables, lynchables à merci dans la discrétion des « paradis » d’outre-mer. Leur noirs étaient, et restent, au sein d’eux.
      Toutes les monstruosités coloniales ont été commises au sein même de leur nation. Envers les indiens, les noirs, les hispaniques, les catholiques Irlandais ou Italiens. Ils sont donc fondamentalement bétonnés pour les légitimer, minimiser et justifier.
      Les Européens ont pu s’amputer de la pourriture coloniale. Et pourtant la gangrène menace encore.
      Mais les USA eux, sont fondamentalement consubstantiels de cette pourriture.
      L’Histoire des USA n’est qu’un massif inventaire d’accaparement. Chez nous, la propriété remonte à la nuit des temps. Même les révolutions les plus sanglantes ou les guerres les plus rudes n’ont remis cette proriété en cause qu’à la marge.
      Les accaparements initiaux, primitif : « cette terre est à nous, ce lopin est à moi », forcément brutaux, se sont échelonnés sur des millénaires. Avec des crises violentes de temps à autre pour la remettre en cause autrement que par l’achat ou la vente.
      Aux USA, ces accaparements se sont concentrés sur moins de trois siècles. 4000 ans d’histoire en trois siècles. 4000 ans de violences en trois siècles. Aucune légitimité de temps à la propriété. Hormis la force brute, celle du colt, du shérif et du juge acheté, de la milice « citoyenne », du politicien véreux, de la bande de pistoleros mercenaires, du policier vendu ou privatisé. Et bien sûr du dollar qui fait fonctionner tout ça.
      Depuis un siècle, les USA essayent, à toute force, de faire rentrer cette barbarie, cette ignominie dans le costume propre sur soi d’un révérend moraliste et guindé.
      La merde est trop forte, elle est entrain d’éclater.
      Catharsys ? 


      • appoline appoline 20 août 2013 11:53

        Les USA ont si peu de respect de l’être humain qu’ils vont s’auto détruire car les petits même pauvres ne sont pas forcément cons et quand les petits se regroupent, c’est la loi du nombre même s’ils n’ont pas de moyens pour s’armer


      • appoline appoline 25 août 2013 20:09

        @ Lg,


        Mais si, la toupie tombera, maintenant reste à savoir quand mais au vu de ce qui se passe, ça ne devrait pas tarder. J’avais dit, il y a déjà quelques temps que la grande descende n’avait pas commencé, elle débute gentillement. J’écoute l’autre grand con d’Héraud à tv, rien qu’avec cela, on sait que nous sommes, sinon foutus, mais très très mal partis.

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 août 2013 00:07

        @ Kergen


         M’autorisez-vous a reproduire ce commentaire en format brève sur le site des ’7 du Québec" ? Vous pouvez me passer un mail ce qui me donnera vos cordonnées : j’aimerais bien pouvoir communiquer avec vous. J’ai trouvé votre article sur le FN dans l’optique UMP absolument brillant.

        Pierre JC Allard

      • lionel 20 août 2013 11:10

        Merci pour cet article pertinent.


        je vous conseil vivement de visionner ce film documentaire de très grande qualité :



        • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 25 août 2013 23:50

          @ Lionel, 

          La vidéo que vous indiquez n’existe pas. 
          Vous êtes-vous trompé ?
          Cordialement.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 août 2013 00:23

          @ Lionel


           Je viens de voir le film et il fonctionne. Pourrait-il avoir censure de votre serveur ?
           Dans la même veine, e vous conseille cet articles et ses liens :


          PJCA

        • lionel 26 août 2013 08:34

          Thierry bonjour, 


          Je viens de vérifier et le lien est parfaitement fonctionnel. Peut être devriez vous vérifier ce que Monsieur Allard (respect) suppose. Sinon, vous pouvez faire une recherche pour trouver ce documentaire de très très haut niveau (tant dans sa forme que dans le fond) et qui s’appelle, I am Fishhead (Are corporate leaders psychopath ?).

          A diffuser au plus grand nombre...



        • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 27 août 2013 10:22

          @ Lionel,

          Merci pour ces précisions. J’ai fini, avec encore un peu de mal, par accéder à cette vidéo. Malheureusement, je ne maîtrise pas l’anglais comme vous. Donc, cela ne me sert à rien.

          Lors de ma première tentative, il y avait au milieu de l’écran noir un logo rouge représentant une figure triste, avec la mention : « désolé, cette vidéo n’est plus accessible ».
          Comprenne qui pourra.

          Cordialement.

        • kergen 20 août 2013 11:23

          le très bon point de l’Histoire US, c’est leurs prophètes.
          Etant très cul bénis, ils carburent au Prophète. Et c’est leur rédemption et ce qui en fait un pays déroutant, passionnant, et finalement positif pour le sens de l’histoire.
          Quand on déteste ce que le monde est à cause des USA, il faut essayer d’imaginer ce qu’il serait si les USA n’avaient jamais existé.
          Ils ont leurs prophètes. Washington qui plante le jalon inestimable de la première démocratie de l« histoire. Jefferson qui la solidifie et lui donne définitivement son orientation citoyenne plutôt que patricienne. Quincy Adams. John Brown. L’immense Lincoln, véritable créateur des USA, qui entretint une correspondance au moins mensuelle avec ....Karl Marx. Wilson et sa vision d’un monde apaisé par la raison. FD Roosevelt, véritable créateur de l’état US. Kennedy. L’incontournable et importantissime ML KING. Mais aussi Elvis Presley, le seul blanc dont la photo orne encore beaucoup de foyers de retraités noirs tout en ornant aussi le dessus de cheminé de vieux anciens bouffeurs de »nègres« . Dylan et ses »temps qui changent« , Hendrix et son hymne martyr, Morrison, fils du plus jeune amiral de la flotte, aboutissement dionysiaque de la »réussite« US. 
          On a cru qu’Obama était un de ceux là et qu’il allait sortir ce pays de son cycle paranoïaque : culpabilité-déprime-agressivité
          C’est pas pour ce coup là.
          Et Obama fait parti des »gentils". Les démocrates.
          Qu’est ce que ça va être quand les vrais tarés vont revenir ?
          Comme on dit en mer quand ça commence à se gâter : ça s’ra pire avant d’aller mieux.
          Vivement leur prochain prophète.


          • appoline appoline 20 août 2013 11:55

            Ils ne valent pas mieux que les musulmans en demandant à Dieu de diriger leur main armée. Ces pauvres cons deviennent encore plus fanatiques que les plus fanatiques des mollahs


          • 1984 20 août 2013 14:44

            Les démocrates sont l’équivalent du PS, c’est-à-dire le « bon flic ». C’est toujours sous leur gouvernance que se passe les pires régressions contrairement à se que l’on cherche à nous faire croire.


          • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 20 août 2013 18:34

            1984,

            Je crains que ce ne soit pire..., les Républicains, c’est plutôt le FN ; et les Démocrates, la droite de l’UMP.
            L’idée solidaire d’une Sécurité Sociale correspond plutôt dans la classe dirigeante US, à une idée d’extrême-extrême gauche....


          • appoline appoline 25 août 2013 20:29

            Pilou,


            On voit bien où nous ont mené l’UMP et le PS, à la ruine, alors le FN même avec la bonne volonté ne pourrait faire pire. Il lui suffit juste de mettre aux postes clé des gestionnaires

          • Julien30 Julien30 20 août 2013 11:31

            Juste, le maccarthysme n’était pas une période de folie mais de logique et nécessaire lutte contre l’infiltration communiste.


            • kergen 20 août 2013 13:51

              Ha, je vois que la psychiatrie reste nécessaire.


            • Julien30 Julien30 20 août 2013 19:14

              Commentaire très pertinent, bravo, abstenez-vous mon pauvre si c’est tout ce que vous avez à écrire.


            • etrange etrange 20 août 2013 11:59

               Bonjour à vous et merci pour votre article fort captivant. Vous voyez l’Amérique s’enfoncer dans la démence, moi je vous dirais tout simplement qu’elle ne manifeste que sa barbarie intrinsèque, celle qui a permis au prix d’un impitoyable génocide son édification, celle qui transparait depuis toujours et qui n’avait d’ailleurs pas échappé à l’esprit sagace d’un Oscar Wilde qui affirmait dès le XIXème siècle : « Les états-unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans avoir connu la civilisation. » Si on considère dans ce cas de figure la notion de barbarie, nous visons alors au coeur de notre civilisation, car comme le disait Simone Weil la barbarie est un caractère permanent et universel de la nature humaine, qui se développe plus ou moins selon que les circonstances lui donnent plus ou moins de possibilités, et ce qui donne cette impression de « folie » c’est sa faculté de perversion ajoutée à sa cruauté....C’est pourquoi la barbarie a une histoire. Elle se manifeste, monsieur Dugué, lorsque le rapport de forces dans une société est impuissante à canaliser la violence de ses membres ou de ses institutions.
              Un régicide, par exemple, en place publique -comme ce fut le cas avec l’assassin d’Henri IV- serait aujourd’hui un spectacle insupportable et jugé horriblement barbare par nos sociétés prétendument civilisées, mais qui acceptent cependant sans trop « broncher » les bombes au phosphore blanc sur des populations civiles sans nulle défense à Gaza. La sensibilité à la cruauté et à l’huhumanité a donc une histoire et varie selon les époques et pas forcément dans le sens que l’on imagine. La barbarie moderne qui nous atteint le plus gravement est aujourd’hui celle liée à la « pax americana » pour la bonne raison que l’empire américain impose au monde par tous les moyens des réseaux médiatiques à sa dévotion, la norme de sa « morale », de son mode de vie et de son vocabulaire. La forme que prend sa barbarie est plus choquante que celles d’autres peuples car elle se présente sous la forme mensongère du « bien » et de la « civilisation ». Elle vise donc à pervertir notre sens morale et nos valeurs, et avouons qu’elle y parvient de plus en plus, ou tout du moins c’est ce que je peux constater chaque jour. Certains prétendent qu’il y a un gros problème dans nos cités qui « deviennent folles » ou « s’embarbarisent » et constatons au combien elles sont toutes et sans exception « psychiquement » et « culturellement américanisées »....
              Le monde totalitaire imaginé par Orwell et défini par ses trois slogans ont débarqué dans la politique :
              1°) « La guerre c’est la paix. »
              2°) « La liberté c’est l’esclavage. »
              3°) « L’ignorance c’est la force. »
              La barbarie moderne est selon moi définitivement en marche et plus rien ne semble vouloir inhiber une pulsion de meurtre de masse qui fait des hommes des etres largement moins « civilisés » que la plupart des animaux qui eux tuent pour manger.
              Bonne journée à vous et encore merci infiniment.


              • Richard Schneider Richard Schneider 20 août 2013 16:14

                @ etrange,


                «  « Les états-unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans avoir connu la civilisation », vous attribuez cette citation à O.Wilde, je croyais qu’elle avait été énoncée par Einstein ... Peu importe : cette citation résume parfaitement l’Histoire de ce pays.
                Excellent texte de Dugué.
                Une remarque : ce qui est insupportable, c’est que non seulement les USA veulent imposer leur « way of life » au monde entier, mais encore qu’ils trouvent des alliés dans d’autres peuples qui pensent qu’il faut vivre selon les principes ultra-libéraux en vigueur dans le monde anglo-saxon.

              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 12:28

                cogno,

                 L’article de hier ?
                 Hier, le 14 août ? 
                 Pour une fois qu’il n’y a pas eu la corvée d’écrire un article tous les jours.
                 Quant à être communiste, j’ignore, c’est à lui de le dire.
                 Je n’aime pas le drapeau en tête de l’article.
                 Comprendre un américain, c’est presque aussi difficile qu’un asiatique. 

              • gaijin gaijin 20 août 2013 12:41

                «  Comprendre un américain, c’est presque aussi difficile qu’un asiatique. »
                sauf qu’un a américain il n’ y a rien a comprendre sur le plan de l’évolution de la civilisation ils ont 5 ans d’age mental


              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 12:59

                Gatijn,

                 « ils ont 5 ans d’age mental »
                Dire cela c’est faire preuve d’une méconnaissance complète de ce que peut-être un Américain.
                Si vous voulez des preuves, voyez les universités, comment elles sont cotées par Shanghaï, comptez les prix Nobel. Un Master, vous l’obtenez où, en France ?

              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 13:14

                Cogno,


                 « C’était pas hier, c’était le 16. »
                Peut-être mais ce n’était pas Duguet, l’auteur.

                « sans même avoir lu bien sur. »

                C’est souvent le cas en effet.

                « seul les « non gauchistes » sont autorisés à parler des USA »

                Je ne suis ni droitier, ni gaucher, je marche sur mes deux jambes... Ca vous va ?

                « sur quoi que ce soit qui ne soit pas de droite, je lui rentre dedans ! »

                J’espère ne pas vous décevoir, si je vous dis que le rêve existe toujours ? smiley


              • gaijin gaijin 20 août 2013 13:15

                ne mélangez pas tout bien sur dans un monde dont les lois sont dictées par les américains et dont la langue universelle est leur langue leurs universitées sont les mieux cotées
                bien sur il y a des individus exeptionnels ( rien a voir avec les prix nobel ) une des plus grandes contribution a la pensée humaine depuis le bouddha gautama vient des usa ( selon moi )

                mais sur un plan global en tant que civilisation et a une échelle de l’histoire humaine ils en sont a peu près a 5 ans


              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 13:50

                Gaijin,

                 Il faut remonter à cela pour répondre à la question.

              • Castel Castel 20 août 2013 14:47

                L’enfoiré confond évolution intellectuelle et évolution globale.
                On peut être un vagabond est avoir une évolution globale beaucoup plus puissante que n’importe quel diplômé.
                De même, on peut être bardé des diplômes les plus puissants et être une immonde crapule.


              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 14:55

                Cher Castel,

                 « L’enfoiré confond évolution intellectuelle et évolution globale. On peut être un vagabond est avoir une évolution globale beaucoup plus puissante que n’importe quel diplômé.
                De même, on peut être bardé des diplômes les plus puissants et être une immonde crapule. »

                Mais vous avez absolument raison. Le diplôme est souvent une peau d’âne, dû à un concours de circonstance.
                C’est ce qu’on en fait qui est important de ce bout de papier. De sentir où il y a des débouchés, où il y a moyen de construire sa vie.
                Pour cela, il faut avoir la bougeotte. Ne pas planter des choux, quand les choux sont là à profusion. Ne pas avoir peur d’affronter l’inconnu.
                J’ai beaucoup de respect envers ceux qui sont construit en autodidacte.
                Demain, ce n’est pas un métier, une profession qui meublera une vie qui s’allonge.
                Le diplôme est un passe-partout qui fonctionne tant qu’on ne change pas les serrures.



              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 14:58

                Regardez ceux qui ont réussi aux States.

                Ils n’ont pas leur diplôme de fin d’université.
                Ce n’est pas ce qu’on vous apprend qui a de l’importance, mais le plus que vous apportez, le créneau manquant.
                Regardez du côté de chez Apple, chez Microsoft....
                de chez Swan... comme chante Dave.

              • Castel Castel 20 août 2013 15:02

                « J’ai beaucoup de respect envers ceux qui sont construit en autodidacte. »

                Oui, mais, justement, je ne parle pas de se construire. Je pense que Gadjin parle d’évolution sur un plan humain voire (à mon avis) spirituel. C’est quelque chose qui ne se construit pas. C’est plus l’intuition ou le savoir inné qui importe que le savoir acquis.
                Pour moi, vous me confortez dans l’idée que vous parlez d’évolution intellectuelle et donc sociale (le cerveau est un outil social) et non d’une véritable évolution intérieure, indépendamment de la société.


              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 15:18

                « Pour moi, vous me confortez dans l’idée que vous parlez d’évolution intellectuelle et donc sociale (le cerveau est un outil social) et non d’une véritable évolution intérieure, indépendamment de la société. »


                Ok, my dear.
                Passons au côté émotionnel.
                Je crois que vous avez vu assez de films de cowboy, de Rambo, de casse-la-baraque.
                Rien de changé. Un Américain est un aventurier à la base, un prospecteur d’or et en finale, un adorateur du dieu dollar.
                Paradoxal, dans certaines parties des USA, il n’y a pas plus religieux qu’un Américain.
                Il a une devise qui est lié à l’idée d’être un sauveur du monde contre tous les extrémismes.
                Au sujet de la situation de l’Egype, de la Syrie, je peux vous dire, qu’ils rongent leur frein, actuellement.
                Ira ou ira pas ?
                Sous Bush, il y aurait peut-être eu déjà une intervention.
                Le « copain » d’en face, Poutine est contre, donc on hésite entre le marteau et l’enclume.
                Les paradoxes à l’américaine sont dans beaucoup de domaines.
                L’intervention ne se fait plus en homme mais avec des drones.
                C’est beaucoup plus technologique, plus discret aussi.
                On ne veut plus faire des vagues.

                Ai-je répondu à votre doute ?
                 

              • Castel Castel 20 août 2013 15:28

                « Ai-je répondu à votre doute ? »

                Lequel ? celui qui me disait que vous aimiez discuter pour discuter ?
                Ah oui, vous avez bien répondu à mon doute, il n’y a plus aucune nuance ! smiley


              • L'enfoiré L’enfoiré 20 août 2013 15:34

                Discuter n’est ce pas le rôle d’un forum ?

                Confronter les idées.
                Sinon, on peut fermer les bans.

              • Castel Castel 20 août 2013 15:50

                Mon intervention n’avait pour but que de clairifier votre discussion. Mais Gaijin peut toujours revenir à charge et dire que j’ai tord...


              • gaijin gaijin 20 août 2013 17:27

                castel
                " Je pense que Gadjin parle d’évolution sur un plan humain voire (à mon avis) spirituel. C’est quelque chose qui ne se construit pas « 

                mais si bien sur ça se construit ....... c’est d’ailleurs un de fondements de la notion de société : construire l’humain !
                ( ok actuellement ça ne paraît pas évident )

                l’enfoiré
                l’alphabétisation ? je ne vois pas ce que ça vient foutre là ............

                 » . Un Américain est un aventurier à la base, un prospecteur d’or et en finale, un adorateur du dieu dollar.

                Paradoxal, dans certaines parties des USA, il n’y a pas plus religieux qu’un Américain.« 
                ça n’ a rien de paradoxal ce sont a la base des protestants : la grace n’est pas donnée par les oeuvres mais par dieu ( cad on peut être le pire salaud sur terre et être sauvé quand même )
                toute la nuance entre les anglo saxons et nous ( sur le rapport a l’argent ) vient de là
                on reste un pays d’essence catholique : » les premiers seront les derniers « 

                 » C’est ce qu’on en fait qui est important de ce bout de papier. De sentir où il y a des débouchés, où il y a moyen de construire sa vie.Pour cela, il faut avoir la bougeotte.« 
                ça c’est typiquement un point de vue et une attitude d’américain !
                ok si c’est votre truc vous avez le droit mais ça n’en fait pas une généralité

                on peut dire avec baudelaire
                 » L’homme ivre d’une ombre qui passe
                Porte toujours le châtiment
                D’avoir voulu changer de place.« 

                http://fleursdumal.org/poem/156

                ou avec lao tseu
                 » Sans sortir de ma maison, je connais l’univers ; sans regarder par ma fenêtre, je découvre les voies du ciel.« 
                http://taoteking.free.fr/interieur.php3?chapitre=47

                mais vous ne pouvez ni comprendre ni même admettre qu’il existe un autre point de vue que le votre, mentalité de nomade et de pillard : vous vous retournez sur le monde que vous avez dévasté pour dire
                 » vous voyez que l’on avait raison : la raison du plus fort est toujours la meilleure "


              • Castel Castel 20 août 2013 17:37

                « mais si bien sur ça se construit ....... c’est d’ailleurs un de fondements de la notion de société : construire l’humain ! »

                l’égo se construit, notre personne sociale aussi, notre psyché aussi (tout cela est en rapport)... mais la spiritualité, la vrai, elle ne se construit pas !
                Quelqu’un de vraiment humain n’a pas besoin d’effort pour l’être. Cela vient de lui, au fond de lui, sans artifice ni influences extérieures.


              • Rensk Rensk 20 août 2013 17:37

                @ L’enfoiré,

                Vous ne devez donc pas savoir combien d’hitlérien les Amériques (du nord comme du sud) ont sauvé des procès... ce avec la complicité du Vatican


              • gaijin gaijin 20 août 2013 18:00

                castel 
                si , je crois que si
                bien sur la spiritualité véritable provient du fond de l’individu
                mais je crois que l’on peut construire une société favorisant l’émergence de cela. et je crois qu’au fond tout individu est en quête de spiritualité mais si voulez en discuter faudrait faire ça ailleurs ( au moins sur un fil tranquille )

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