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Accueil du site > Actualités > Société > L’avoir, l’être et le néant...

L’avoir, l’être et le néant...

 

Au moins un million de personnes se suicident chaque année dans le monde, soit une toutes les 40 secondes, selon une étude de la revue The Lancet – 800 000 selon l’OMS qui ne tient pas compte des « suicides assistés ». Mais ce chiffre paraît bien en-deça de la réalité... L'universalité de ce phénomène en pleine accélération et l'impensable de l'acte volontaire de décider de sa mort dans un monde qui échappe à notre appréhension interpelle et ébranle bien des certitudes plus ou mal assises : qu'est-ce qui donne "envie" de quitter cette vie ? Ou le "droit" de le faire ?

Depuis 2007, les praticiens de santé sont sidérés par l'accélération du phénomène. Pour aller plus vite, nombre de Français "prennent le train" - de la façon la plus percutante pour prendre congé de l'existence... Qui n'a pas eu un train retardé par un "accident de personne" ? Ou connu quelqu'un dont un proche l'a fait ? Sur certaines lignes, ces "accidents" sont quotidiens.

La question du suicide a fait l'objet d'un colloque international et interdisciplinaire à Strasbourg. Les Actes viennent d'en paraître sous la direction de Frédéric Rognon, professeur de philosophie à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg sous le titre Penser le suicide,

L’humain, ce vivant mortel jeté au monde indépendamment de sa volonté, se reconnait volontiers le « pouvoir » de s’en retirer par une « libre décision » d’anéantissement que l’on pourrait réduire à une dérisoire protestation contre un ordre des choses contrariant. Face à une vie « offerte » comme un « beau risque à courir », le non-être s’imposerait-il quand le risque n’en vaut plus la peine ? Faute de pouvoir exprimer leur vouloir-vivre ou ce qui les empêche d’accéder à une « vie bonne », un million de mortels s’arrachent chaque année à la douleur d’être et à l’injonction de faire : « Le dégoût de la vie est le seul motif qui nous fait la quitter  »  constataient deux jeunes officiers répondant au beau nom d’Humain qui, le jour de Noël 1773, se retirèrent d’un commun accord de la « scène universelle » sans permission.

 

La vie, « bien suprême » ?

 

David Le Breton, professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, souligne la fonction de soutien de l’imaginaire suicidaire qui parfois permet d’endurer la vie : « Le suicide est rarement une recherche de la mort, il vise d’abord à mettre fin à une souffrance. A défaut de trouver une solution pour s’extirper d’une impuissance, et fort du sentiment que la situation est irréversible, la mort paraît la seule issue pour mettre un terme à une insupportable tension. La décision du suicide traduit le moment où le temps se fige pour l’individu, elle marque la conviction que le présent ne sera plus que la répétition inlassable et douloureuse de l’instant. La vie n’est pas nécessairement pour tous « le bien suprême » (…) Le suicide n’est pas toujours une impulsion, il est parfois une décision étalée dans le temps, et d’abord une représentation, un apprivoisement intérieur de la volonté de disparaitre. L’imagination du suicide possède une forte ambivalence, elle est pour les uns, à leur insu, une forme radicale de prévention, une manière de reprendre le contrôle d’une vie qui échappe. En pensant sans cesse qu’ils peuvent mourir à leur gré, ils en repoussent la tentation, et au fil du temps le maniement de l’idée de leur mort volontaire leur fait franchir la zone de turbulence où ils se perdaient. »

Marie-Frédérique Bacqué, professeure de psychopathologie à la Faculté de psychologie de l’Université de Strasbourg, rappelle la portée de cette liberté irréductible qui se manifeste comme une possibilité de renoncer à sa vie à tout moment : « Le suicide est une issue en réserve pour certains. Cette possibilité, étrangement, les rassure face à l’adversité de la vie. »

Ce que confirme la pratique de Michèle Zeisser, médecin anesthésiste aux hôpitaux universitaires de Strasbourg : « Porter une attention particulière à l’expression de la souffrance face à une demande de mort anticipée peut conduire à une reprise du cours de la vie chez une personne dépressive, ou à une nouvelle interrogation sur le sens de la vie ou de ce qui reste à vivre.  »

Avant d’envisager de « n’être plus rien », ne vaudrait-il pas mieux s’assurer de la possibilité envers et contre tout d’une vie d’accomplissements, au-delà de la question d’une « naissance non choisie et impossible à choisir » ? Pour ceux qui auraient raté leur entrée, y aurait-il une possibilité de « rattrapage à la sortie » ?

Daniel Frey rappelle que l’on doit à Camus d’avoir fait de la question du suicide « l’unique problème philosophique digne de ce nom » dans son Mythe de Sisyphe : « Vivre n’est pas contradictoire avec vouloir mourir ; précisément parce qu’elle se sent et sait vivre, la conscience veut parfois, face aux souffrances de tous ordres qu’inflige l’existence, penser à la possibilité de mettre un terme à celle-ci en mettant fin à celle-là (…) Le suicide est pour Camus la tentation de la pensée qui a reconnu l’absurdité totale de l’existence, c’est-à-dire l’absence totale de toute justification de et dans l’existence, l’absence de toute raison profonde de vivre, le caractère insensé de cette agitation quotidienne et l’inutilité de la souffrance (…) On pourrait noter que si la question du sens de la vie devrait, si elle est bien posée, distinguer pourquoi existe le sujet qui se la pose et pour quoi il existe.  »

 

Une humanité trahie…

 

Le « monde du travail » semble entré en deuil avec l’accélération sociale qui fait dudit « travail » une entreprise de démolition humaine, à en juger les suicides en série dans certains secteurs « productifs ». Fallait-il décoder le mémorable slogan de marketing politique « travailler plus pour gagner plus » en « travailler plus pour vivre plus mal et mourir plus vite » ?

Ergothérapeute, psychologue du travail et médiatrice, Florence Bègue rappelle la « forte résonance symbolique du travail avec l’identité personnelle » sous le règne d’une « pensée opératoire » qui prive chaque salarié de « l’exercice de l’intelligence, de la vie, du travail vivant » : « Le caractère obsessionnel de la pensée opératoire est mortifère. La logique obsessionnelle se retrouve bien dans l’obsession de la trace, du contrôle du reporting, puis du contrôle du contrôle (…) La référence n’est plus le travail bien fait mais la tenue des indicateurs quantitatifs déterminés par la hiérarchie. Autrement dit, le « bien travailler » signifie atteindre, voire améliorer les indicateurs statistiques ! Traqué par les référentiels et les procédures, le salarié doit en permanence donner la preuve de ce qu’il fait (la traçabilité). Il est toujours en situation d’être pris en défaut (…) Sentiment d’absurdité et perte de sens prédominent (quand le travail devient essentiellement orienté vers la production de traces aux dépens de sa finalité). (…) Le suicide est toujours une rupture avec la société. La solitude, l’isolement, le désespoir se nourrissent du fait qu’on désespère d’un travail qui se défait sous nos yeux, de la société, d’une humanité trahie.  »

Les vagues de suicides devraient servir d’alerte majeure dans un « meilleur des mondes » érigeant « le bonheur » comme un « critère essentiel de la valeur comparée des sociétés ». François Galichet, professeur émérite de philosophie de l’Université de Strasbourg invite à considérer la sortie de la vie comme une « composante fondamentale du pacte social » : « Assurer cette sortie dans les meilleures conditions possibles constitue une obligation pour les sociétés démocratiques (…) Il incombe à une société démocratique et républicaine de rendre aussi doux, heureux et libre que possible le congé que ses membres prennent d’elle – comme il lui incombe de rendre doux, heureux et libre l’accueil qu’elle fait aux nouveaux arrivants en son sein. »

Quel horizon peut donner encore une société de précarité et de paupérisation instituées qui tient comme une valeur absolue cette « dynamique économique » qui investit chaque instant de la vie, de la naissance à la mort ?

Professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, Pascal Hintermeyer analyse Les paradoxes de l’euthanasie volontaire dans nos sociétés médicalisées hantées par un esprit managérial misant sur les technologies de l’augmentation : « L’affirmation de l’autonomie personnelle s’exalte jusqu’à cette extrémité où elle se transforme en prérogative de se supprimer. L’individu revendique un droit fondamental sur sa propre existence qui se prolonge négativement en un droit à cesser d’exister. (…) La médicalisation est parvenue à accroître l’espérance de vie et à différer considérablement son terme. La critique paradoxale de la médicalisation, à l’œuvre dans la promotion de l’euthanasie volontaire, raccourcit l’échéance, ce qui est une autre façon de prendre l’initiative. La nécessité de mourir est ainsi ramenée à une maîtrise, ou à une illusion de maîtrise, sur le moment, des circonstances et des conditions de l’ultime événement de l’existence. »

Professeure d’éthique et théologie morale, Marie-Jo Thiel reformule l’invitation à recevoir la vie et à accueillir la mort : «  La vie ne fait pas devenir tout-puissant. La recevoir, c’est donc consentir aussi à accueillir la mort, la finitude, la fragilité, cette porosité ontologique qu’est la vulnérabilité. Non seulement au moment de mourir, mais chaque jour de l’existence pour en faire une instance de créativité et de vie débordante. »

Alors que certains pays proposent aux personnes âgées le suicide médicalement assisté (SMA) tout en fermant nombre d’établissements d’accueil de ces personnes âgées « responsabilisées » pour vivre de manière « autonome » à la maison, elle met en garde quant au détournement de cette illusoire notion d’ « autonomie » : « Mais aujourd’hui, n’a-t-on pas l’impression que la figure tutélaire de l’Etat, de la technoscience combinée à l’économie des GAFAM, s’appuie sur cette autonomie pour mieux la détourner, en la figeant dans l’activisme managérial d’une consommation individualiste éperdue, sans plus se soucier de la communication perdue, des relations distendues ? »

Jean-Daniel Causse, professeur au département de psychanalyse de l’Université de Montpellier, rappelle que « dans un temps où rien n’échappe à la logique marchande, il importe de soutenir la dignité de ce qui n’appartient pas à l’utile, qui n’est l’instrument de rien » et invite à considérer l’acte de suicide comme pensable en tant qu’ « effort tragique d’instaurer ou de restaurer une existence soustraite à toute exigence de justification » - n’entrant dans « aucun critère d’utilité et d’efficacité », il « n’a pas d’autre raison que d’attester que la vie doit être saluée là où elle est sans raison ».

Au chevet de cet enjeu de santé publique, savoirs de connaissance et savoirs de spiritualité interrogent lors de ce colloque ce qui pourrait faire consolation et société en terre commune d’angoisse - lorsque le sujet présumé souverain en éprouve les impasses et les impensés, quelles que soient son identité, ses propriétés et ses « capabilités » à actualiser dans le laminoir postmoderne. Une vie digne et décente est-elle encore possible pour tous ?

Si l’avenir promis à tous est celui d’une liquidation universelle, est-il bien utile d’en devancer l’échéance ?

 

Frédéric Rognon (sous la direction de), Penser le suicide, Presses universitaires de Strasbourg, 252 p., 23€


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23 réactions à cet article    


  • Gwynplaine Joker 11 septembre 09:15

    « Au moins un million de personnes se suicident chaque année dans le monde, soit une toutes les 40 secondes, »


    ils pourraient au moins avoir la délicatesse de tous se suicider en même temps en convenant d’une date et d’une heure commune, une fois par an !

    • bob14 bob14 11 septembre 09:30

      le suicide, bof..c’est un moyen comme un autre de vivre sa vie… smiley


      • zzz'z zzz’z 11 septembre 10:11

        N’était-ce pas l’apanage des religions de refréner cet acte gratuit ? Lorsqu’il n’est pas gratuit, il est transcendé en sacrifice : la bonne blague…


        • Arogavox 11 septembre 10:49

          La référence n’est plus le travail bien fait mais la tenue des indicateurs quantitatifs déterminés par la hiérarchie. 

          Autrement dit, le « bien travailler » signifie atteindre, voire améliorer les indicateurs statistiques !
          [...] le salarié [...] est toujours en situation d’être pris en défaut (…) Sentiment d’absurdité et perte de sens prédominent
          (…) Le suicide est toujours une rupture avec la société. 
          La solitude, l’isolement, le désespoir se nourrissent du fait qu’on désespère d’un travail qui se défait sous nos yeux, de la société, d’une humanité trahie.  »

            ... « Il est important de soutenir la dignité de ce qui n’appartient pas à l’utile  » ...

          • Arogavox 11 septembre 10:53

            « Il est important de soutenir la dignité de ce qui n’appartient pas à l’utile »


             Volià qui corrobore ce bis repetita dénonçant, à la racine, dans notre Constitution française une distorsion de sens du mot « démocratie »,[...]

             Ce bogue est l’incompatibilité entre les deux objectifs suivants proclamés :
             - une prétention à une visée démocratique, fraternelle , d’égalité en dignité (sous-entendu par l’origine historique de ’liberté, égalité, fraternité’) 
            - contredite par un ’Article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789’ lorsqu’il ajoute : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » ... ce qui introduit et légitime donc des ’distinctions sociales’ peu compatibles avec une réelle égalité en dignité.
             ( Quelle entité, et selon quels critères, légitimés par qui ou quoi -religion d’utilitarisme ?-, pourrait bien avoir la prétention de relayer la Constitution pour décider de ce qui est ’utile ? ) 
              
              En toute logique, l’acceptation d’une incohérence est donc bel et bien la porte ouverte à n’importe quelle ineptie et à toutes les inepties. 

          • Spartacus Spartacus 11 septembre 10:57

            Sur ces sujets on reconnait le monopole affreux de la pensée unique et de la mainmise marxiste.


            Sur les sciences humaines et sociales, les formations littéraires dans l’éducation nationale qui fait que chaque philosophe, sociologue, journaliste ou prof est un gauchiste Marxiste totalement décalé de la réalité...

            Pour eux, c’est toujours la société marchande, le capitalisme, l’entreprise et jamais rien d’autre le responsable.
            Or c’est tout le contraire, la société marchande, le capitalisme est ce qui donne le gout de la vie. C’est la société marchande qui assimile ce que les castes gauchistes et étatistes sont incapable de faire, assimiler, intégrer, tolérer.
             
            La démolition humaine c’est au contraire l’intello-gauchisme. Ce monde d’intolérants. 
            Ces gens qui stigmatisent les uns uns parce qu’ils disent autre chose que ce qu’il pensent.
            Ces gens qui classifient en corporations ou masses définies sectaristes.
            Ces gens qui tous les jours ne tolèrent pas qu’on ne pense pas comme eux.
            Ces gens qui prônent l’égalitarisme en en faisant une culpabilisation, alors que c’est une illusion idéologique qui n’existera jamais en rien.
            Ce sont eux qui considèrent les gens en masses définies et font des classifications sélectives et créent les exclusions.

            Ceux qui se suicident le plus sont des policiers, ce n’est pas le monde marchand.
            Ceux qui se suicident le plus sont les soignants et la santé. Il n’y a pas plus collectivisé que ce secteur.
            France Télécom, La Poste, sont des gens qui ont étés formatés dans le monde fonctionnaire de gauche ou ils ont appris a ne plus être autonome et attendre tout de l’état et arrivé dans le privé ont étés perdus parce qu’il faut dans ces professions gagner ses revenus et ne pas les attendre d’une position statutaire. C’est le formatage statutaire qui les différenciait avant qui les a rendu suicidaire. Pas le monde marchand en lui même.

            Bref accuser le monde marchand de tous les mots de la société de part de castes protégées et suffisants qui ne se regardent pas eux même devient assez chiant.
            Les gens qui se suicident il y en a partout. Dans tous les secteurs et même des gens riches.
            C’est un problème individuel de recherche de reconnaissance sociale dans les autres.
            La cause est un formatage éducatif sociologique qui valorise la dépendance, le collectivisme, valorise le collectivisme et l’absence de l’autonomie. 
            Le secteur marchand est un peu trop le bouc émissaire de ces castes d’intellos.




            • pemile pemile 11 septembre 11:26

              @Spartacus

              Ces gens qui stigmatisent les uns uns parce qu’ils disent autre chose que ce qu’il pensent.
              Ces gens qui classifient en corporations ou masses définies sectaristes.
              Ces gens qui tous les jours ne tolèrent pas qu’on ne pense pas comme eux.

              Des Spartacus, en fait !

            • Morologue Morologue 11 septembre 18:08

              @Spartacus. C’est marrant, moi je croyais qu’on se suicidait dans les secteurs « collectivistes » par faute de moyens et pressions inhérentes, devant le malheur d’autrui en plus. C’est-à-dire, parce qu’on a préféré remettre l’argent en d’autres mains censées mieux gérer l’affaire à capitaliser.


            • Morologue Morologue 11 septembre 18:09

              Ce qui n’empêche pas qu’on laisse les intrépides à leurs boutiques, par ailleurs.


            • JPB73 12 septembre 16:09
              @Spartacus (le mal nommé)

              Encore un commentaire hors sujet !

              Votre idéologie désuette vous pousse continuellement à déplacer toute discussion vers quelques sujets qui vous obsèdent.

            • Xenozoid Xenozoid 12 septembre 16:40
              @JPB73

              avec spartacus on aurais jamais apris a faire le feu,il aurait tué le premier qui le ferais

            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 11 septembre 15:24

              Quand l’humain se réduit à être un produit dans une chaîne de production, c’est comme le bol fécl dns l’intestin. Seuls subsistent ce qui n’est pas assimilable pour le corps et en tout bonne logique, il est condamné à être évacué. Opérationnel instrumentalise, pressurise, numéroté, catalogué, son destin est aussi déterminé. Si certains résistent, c’est parce qu’il pensent encore être utile pour le compostage,... 


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 11 septembre 15:25

                Quand l’humain se réduit à être un produit dans une chaîne de production, c’est comme le bol fécal dans l’intestin. Seuls subsistent ce qui n’est pas assimilable pour le corps et en tout bonne logique, il est condamné à être évacué. Opérationnel instrumentalisé, pressurise, numéroté, catalogué, son destin est aussi déterminé. Si certains résistent, c’est parce qu’il pensent encore être utile pour le compostage,...Hitler avait déjà conçu le système,...en plus expéditif. 


                • JC_Lavau JC_Lavau 11 septembre 16:56

                  Et pas un seul mot sur les suicideurs ?


                  Exemple parmi tant d’autres, hélas.

                  • koulouge 11 septembre 23:24

                    Toutes les données concernant le nombre de suicides en France semblent relever du secret d’Etat, il en va de même pour leur visualisation sur un graphique indiquant annuellement la progression certaine des suicides en France. Certaine, car les citoyens devenant de plus en plus pauvres et le nombre de chômeurs de plus en plus dénigrés, les aides sociales supprimées à la moindre excuse, la solution qui reste pour beaucoup est le suicide...

                    Quelqu’un a connaissance de ces chiffres ?

                    • xiyih@bit-degree.com 11 septembre 23:25
                      oui une réflexion intéressante, avons nous choisi de naître ds un monde aussi crétin ? bon
                      ma mère m a réfuté a la naissance, mais je peux la comprendre et l aimer en tant qu humain, j ai tjrs été sensible et compatissant et je le suis encore, mon père un beau père humains sur toute la ligne, un désastre donc,
                      que reste t il un être supérieurement intelligent doué et sensible, et donc pas humain, je survis mais de la a donne un sens ?
                      j ai trouve un refuge ds la création, sublime bien sur ....

                      • lephénix lephénix 11 septembre 23:52

                        @koulouge

                        il est effectivement difficile d’obtenir les chiffres exacts, un tabou français, mais les praticiens de santé estiment le nombre exact bien supérieur aux chiffres « officiels » (un million annuel dans le monde) ne serait-ce que parce qu’ils sont confrontés à la réalité en première ligne aux urgences

                        tout le monde avec un minimum d’empathie peut constater que des milliers de vies sont broyées jour après jour, jetées à la rue et un nombre croissant sont acculées à cet acte d’effacement volontaire dans cette société inhumaine soumise au laminoir du chiffre, du nombre, du quantitatif, de l’évaluation permanente....


                        • lephénix lephénix 11 septembre 23:56

                          @ Melusine ou la Robe de Saphir

                          c’est bien là que retourne l’Hum’Un : à l’humus primordial... histoire de faire place nette pour la continuité de l’aventure vitale...


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 12 septembre 14:14

                            @lephénix


                            Les plus belles roses ne poussent-elles pas sur le fumier.. ?..Chacun son destin. Si l’humain veut être réduit à de la m...e, il en est en grande partie responsable. Par sa naïveté ou sa complaisance. Le parcours sadien illustre parfaitement cette dégradation de l’humain. Raison pour laquelle les surréalistes devaient l’adorer. Dégradez-vous, nous on s’élève. Je sais, c’est particulièrement cynique.

                          • lephénix lephénix 12 septembre 00:00

                            @Spartacus

                            ce que vous persistez à prendre pour le « capitalisme » n’est qu’un système de prédation qui broie les vies, un simulacre de « capitalisme » sans capital autre que fictif avec de ’l’argent" emprunté à l’avenir de l’espèce bref un vrai capitulisme...


                            • zygzornifle zygzornifle 12 septembre 08:44

                              Malgré tous ces suicides on va vers les 10 milliards de mougeons , ça fait peur .....


                              • lephénix lephénix 12 septembre 22:09

                                @Melusine ou la Robe de Saphir

                                en dépit de ses « avancées » vertigineuses, le génie génétique n’a jamais réussi à « produire » une rose bleue.... se refuserait-elle même à notre fumier synthétique ? ah oui, « dégradez-vous pendant qu’on s’élève sur vos cadavres vers une issue hypothétique »... sauf qu’on ne s’est jamais élevé dans l’espèce.... le plus vieux métier du monde n’est pas celui que l’on croit, mais le chamane, le prêtre - ce clergé qui se prétendait l’intercesseur entre le ciel et la terre... des millénaires après, on attend encore de s’élever... qui a retiré l’échelle vers le ciel ?


                                • lephénix lephénix 12 septembre 22:13

                                  @zygzornifle

                                  dix milliards, c’est le suicide collectif assuré sur une bombe P à retardement infestée de prédateurs les uns pour les autres... au moins les lemmings cherchent-ils une falaise providentielle lorsque leur surpopulation atteint un seuil critique... là, c’est guerre sur guerres, seule certitude...

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