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Accueil du site > Actualités > Société > L’Ayrault-port de la Honte

L’Ayrault-port de la Honte

La lutte, commencée il y a bien longtemps à Notre Dame des Landes, destinée à empêcher la réalisation d’un aéroport, tourne au vinaigre, à cause de l’entêtement du premier Ministre, porteur du projet, projet dont le bien fondé est loin d’être prouvé.

Ce projet, né en 1963, inscrit dans les plans d’urbanisme 10 ans après, est finalement sorti de son tiroir en 2008 suite à l’obstination de celui qui est devenu aujourd’hui premier ministre de la France.

C’est à l’époque où il était encore maire et président de Nantes Métropole, que Jean-Marc Ayrault a décidé de soutenir coute que coute son bel aéroport, alors que même dans les rangs de la droite une demande de moratoire avait été faite par l’UMP Christophe Béchu.

A gauche, Ségolène Royal avait elle aussi demandé en 2011 ce moratoire, et une remise à plat du projet. lien

Déjà, en 2010, des personnalités de premier plan, comme François Bayrou, s’étaient positionné contre ce projet d’aéroport, rejoignant ainsi le collectif d’élus en luttes. lien

Ce ne sont pas les seules personnalités à s’être inquiétées : Nicolas Dupont-AignantPhilippe Poutou, en passant par Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Jacques Cheminade ont eux aussi désapprouvé le projet. lien

Cécile Duflot, par contre, est accusée de mensonge pour avoir promis qu’aucun accord de gouvernement ne serait signé avec le PS sans le retrait du projet, et on ne l’entend plus beaucoup aujourd’hui. lien

Le débat des pour et des contre est aussi sur le net, et il faut remarquer la très poétique plaidoirie d’un internaute qui sous le nom de Manu Fusier a écrit : « j’ai beau respirer l’odeur du béton qui se déverse sur mon corps, il ne m’apporte ni bien être, ni chaleur, ni bonheur… » .lien

D’autres opinions se font jour aussi sur le net, tel cet internaute qui écrivant sous le pseudo de Tyhan qualifie les opposants de « farfelus (…) grands nigauds (…) nymbystes » ajoutant que « tout milite pour que la résistance prévisible au projet soit balayée ». lien

Estimé en 2002 à 490 millions d’euros, le prix du projet avait grimpé à 528 millions d’euros lors du débat public de 2003, mais « Le Canard Enchaîné », généralement bien informé, l’évalue à 4 milliards d’euros, si on y ajoute les projets d’accès routiers et ferroviaires. lien

Il couvre 1650 hectares. lien

A ces hectares, il faut ajouter des dizaines de milliers d’hectares supplémentaires qui seraient occupés par les zones commerciales et industrielles, toujours associées à ce genre d’infrastructure. lien

Le préjudice agricole n’est pas anodin, puisque dans ce secteur, ce sont 12 millions de litres de lait par an qui sont produits aux portes de Nantes.

De plus, le projet provoquerait la destruction de 47 exploitations agricoles, d’une centaine d’emplois directs et de 600 emplois indirects.

Par ces temps où le chômage bat régulièrement de nouveaux records, ce n’est peut-être pas le moment, pour un premier ministre, d’y contribuer.

Comme l’écrivent « les alternatifs » : «  16,5% des terres de Loire Atlantique sont déjà bétonnées et l’artificialisation y progresse y progresse plus vite qu’ailleurs. Accélérer ce mouvement (…) est tout bonnement irresponsable  ». lien

Auparavant, 200 000 € d’argent public avaient été investis par Nantes Métropole afin de faire une campagne d’étude, laquelle ressemblait plus à une opération de lobbying. lien

Sur le terrain, les choses se gâtent.

Face à une poignée de squatters, Ayrault à mis les petits plats dans les grands, envoyant plus de 1000 gendarmes mobiles, des hélicoptères, une armada de camions, des grues, des bulldozers. lien

Il a dépensé 1 millions d’euros pour prendre le contrôle de la zone (lien) très loin du débat d’idées promis par le nouveau gouvernement…lien

Bien sur, la procédure de « débat public » a bien été lancée le 15 décembre 2002. lien

Mais si on lit attentivement les conclusions de celui-ci, on découvre qu’il reste 2 gros points d’interrogation : « faut-il cet équipement ? Faut-il qu’il soit situé à cet endroit » ceci ouvrant fatalement le champ à des études et à une expertise complémentaire. lien

En tout cas, la petite commune de Notre Dame des Landes, crée en 1871, est en émoi, et son vieux moulin a vent, en pierre et granit, en a, depuis longtemps, perdu les ailes. lien

Déjà en juin 2011, une centaine d’opposants s’étaient déchaînés pour empêcher les sondages, mettant en place des barrages avec les moyens du bord, mais face aux 15 camions militaires, chargés de gendarmes armés jusqu’aux dents, ils n’ont pu que ralentir la progression de la troupe, et la pelleteuse est entrée en action. lien

On se souvient qu’un accord de moratoire avait eu lieu le 8 mai 2012 entre une délégation du parti socialiste et des paysans en grève de la faim qui s’opposaient aux expropriations, suspendant les travaux jusqu’à la fin des derniers recours concernant les procédures engagées.

Le 16 octobre les occupants de la ZAD (zone à défendre) tentaient de réoccuper les lieux vidés de leurs habitants, dans le silence complice de la plupart des médias. lien

Sur ce lien, une vidéo de 37’ réalisée par le groupe Groix, pour suivre les derniers développements, les expulsions, les affrontements….

Un autre reportage ici.

Aujourd’hui, comme on le découvre, la situation s’envenime, et le gouvernement socialiste a envoyé la force publique pour réprimer brutalement, afin d’expulser, à la veille de la trêve hivernale, les opposants au projet, provoquant de nombreuses réactions scandalisées.

De Greenpeace à Attac, en passant par la confédération paysanne, le DAL, (droit au logement) la FNAUT (fédération nationale des associations d’usagers des transports), le RACF (réseau action climat France), EELV (écologie les verts), l’APE (agir pour l’environnement), les Amis de la Terre, GF (génération future), Paysages de France… et beaucoup d’autres, tous disent non à ce projet inutile. lien

Comme le dit Pascal Durand, secrétaire national d’EELV, « cette évacuation qui s’apparente à une quasi-provocation policière, s’avère totalement incompréhensible. C’est un passage en force inutile sur un projet inutile. Le rapport des commissaires enquêteurs sur la loi sur l’eau, pour évaluer l’impact de l’aéroport et de sa desserte routière sur l’eau et sur les milieux aquatiques, doit en outre être rendu très prochainement. Nous nous interrogeons donc sur l’urgence à procéder à ces évacuations et sur leur but ». lien

Ceux qui défendent le projet ont comme argument la prochaine saturation (en 2017) de l’aéroport actuel, argument que reprend bien évidemment Vinci qui pilote le projet

Vinci ajoute que l’aéroport actuel a des impacts directs en termes de sécurité aérienne et de nuisance sonores parce que la partie la plus urbanisée de l’agglomération nantaise serait survolée à moins de 500 mètres d’altitude. lien

Au mois de mai dernier, le concessionnaire affirmait détenir déjà un millier d’hectare, ajoutant qu’il ne resterait que 200 hectares à acquérir.

Les comptes ne sont pas bons, puisqu’il est admis officiellement que le projet couvre au moins 1650 hectares. lien

En attendant, les opposants réclament une remise à plat du projet, et bien sur un moratoire, avec l’ouverture d’un vrai débat démocratique.

Mais Jean-Marc Ayrault le voudra-t-il ?

A-t-il lu le rapport de l’agence Delft, publié en octobre 2011 ?

Ces experts indépendants ont analysé le plus objectivement possible les plus et les moins du projet dans une étude de 50 pages et ont conclu que « l’optimisation de Nantes Atlantique apparait plus génératrice de richesses pour la France que la construction d’un nouvel aéroport à Notre Dames des Landes (…) l’amélioration de Nantes Atlantique, avec des taxiways rapides, un système radar local et un accès ferroviaire pour les voyageurs améliorerait significativement ses capacités et le service offert. Si on construit une nouvelle piste, perpendiculairement à la piste actuelle, l’impact sonore sur Nantes serait réduit (…) notre étude a tenté d’analyser les couts et bénéfices de telles amélioration (…) les bénéfices sont supérieurs aux couts ». lien

En tout cas le projet de Notre Dame des Landes  a du plomb dans l’aile : en 72 heures, pas moins de 10 000 personnes se sont opposées aux expulsions. lien

Pour l’instant le Président de la République fait la sourde oreille, et ne répond même pas au courrier, ce que déplorent Chantal et Thierry Drouet, membres de l’ADECA (association de défense des exploitants concernés par le projet d’aéroport), lesquels demandaient un entretien, réclamant le respect du contenu de la Conférence environnementale. lien

Aux dernières nouvelles, la police a cassé la main de Geneviève, une résistante, pour l’empêcher de filmer, et le 17 novembre, une action de réoccupation des sites sera lancée. 

Notre Dame des Landes sera-t-elle, comme le menacent entre autres le Mouvement des Objecteurs de Croissance, « le Larzac de Hollande  » ? lien

L’avenir nous le dira, car comme affirme souvent mon vieil ami africain : « la forêt qui grandit fait moins de bruit que l’arbre qui tombe ».

L’image illustrant l’article provient de « facebook.com/natureprotect »

Merci aux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

Une pétition de soutien aux résistants de Notre dame des Landes est sur ce lien.

Une autre ici.

Une autre pétition est à signer pour refuser l’interdiction de distribution de tracts et de pétitions sur les marchés.

Pour s’informer :

Parolesdecampagne.blogspot.fr.

ACIPA.free.fr

Zad.nadir.org

EELV notre dame des landes

Un blog très documenté pour se tenir informé sur ce lien

Le blog du collectif est sur ce lien

Emission terre à terre du 27 octobre.

Une vidéo sympa de « la parisienne libérée » sur le sujet.

Un entartrage qui appelle au soutien sur ce lien.


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221 réactions à cet article    


  • luatwork 2 novembre 2012 10:03

    bonjour

    C’est marrant, je ne voie aucun lien sur la réaction des habitants de Notre Dame des Landes, qui ne peuvent rentrer chez eux à cause des barricades, sensées les protéger contre les méchants policiers
    ni sur les pauvres agriculteurs, qui ont vendu leurs terres il y a 40 ans, mais ont continué à pouvoir les utiliser sans contrepartie
    ni sur ces mêmes agriculteurs, qui prennent part à la lutte, uniquement pour faire bonne figure (demandez leur par exemple pourquoi ils ont rebrousser chemin ces derniers temps)
    les jolis bobo qui se bâtent pour dire « t’as vu, j’ai fait acte de rébellion », c’est bien mignon, mais ils seront bien comptant quand ils pourront partir de Nantes pour aller passer un week-end dans les îles ensoleillées

    le seul point qui mériterait d’être mis en avant sur ce projet, c’est sur l’utilisation d’un carburant qui ne devrait plus exister dans quelques années... mais de nouvelles énergies seront utilisée

    • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 10:25

      luatwork

      quelle lecture sélective de l’article !
      il ne s’agit pas de se passer « de week end dans les iles ensoleillées », et de contester les aéroports...
      il s’agit de poser la question de l’intéret de celui qui est proposé.
      quand à votre critique sur l’absence d’agriculteurs, destiné à faire croire que la révolte en cours ne serait menée que par quelques écolos excités, voici donc un lien pour vous contredire.
      ici, un autre article...
      le ciel vous tienne en joie.
       smiley

    • luatwork 2 novembre 2012 11:16

      et bien pour connaître le sujet (vu que j’ai vécu 15 ans à Notre Dame des Landes, et que j’y connais encore du monde), savez vous pourquoi les agriculteurs ont rebroussé chemin ? tout simplement parce que leur travail les attendait

      et savez vous que le plus grand opposant parmi les agriculteurs est en position délicate : son père a vendu les terres, mais aujourd’hui, parle de préjudice morale
      pourtant... il a continué à utiliser ces terres pendant 40 ans : où était le préjudice à l’époque ?

    • LoneCat 2 novembre 2012 10:05

      « à cause de l’entêtement du premier Ministre, porteur du projet, projet dont le bien fondé est loin d’être prouvé »

      Bonjour. On entend beaucoup de battage médiatique de la part des opposants à ce projet, mais vous me semblez bien mal informé car son bien fondé est assez évident pour une bonne partie de la population de l’agglomération nantaise.

      Encore heureux qu’un élu local et régional privilégie l’intérêt commun.


      • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 10:27

        lone cat

        si ce que vous écrivez était exact, expliquez moi pour quelles raison le gouvernement n’ouvre pas le débat ?
        pour quelle raison, il ne tient pas compte de l’expertise indépendante ?
        pour quelle raison, il ne tient pas compte des conclusions de l’enquete « débat public » ?
        zête un marrant, lone cat
         smiley

      • LoneCat 2 novembre 2012 10:45

        Vous plaisantez ? Le débat existe depuis 40 ans ... tous les recours juridiques ont été utilisés, et rejetés et pas pour rien.

        Alors la seule solution, c’est la radicalisation du mouvement. Mais autant la lutte au Larzac était justifiée, ou celle contre les projets de centrale du Pellerin ou du Carnet, autant cette lutte est purement idéologique (ou dans certains intéressée) et déconnectée de l’intérêt de la population. Donc cette radicalisation mobilise une très faible partie de la population concernée, contrairement aux mouvement évoqués.

        Qui est le rigolo, on se le demande ....


      • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 10:49

        lonecat

        jamais sur des sujets si sérieux
        par contre je me demande si vous savez lire.
        je vous remet un extrait de l’article qui semble vous avoir échappé :

        Bien sur, la procédure de « débat public » a bien été lancée le 15 décembre 2002lien

        Mais si on lit attentivement les conclusions de celui-ci, on découvre qu’il reste 2 gros points d’interrogation : « faut-il cet équipement ? Faut-il qu’il soit situé à cet endroit » ceci ouvrant fatalement le champ à des études et à une expertise complémentaire. lien

        n’hésitez pas à ouvrir le lien...

        ouvrez aussi celui de l’expertise indépendante...

         smiley


      • LoneCat 2 novembre 2012 11:01

        C’est cela oui ... Moi je vous demande de consulter deux images, qui vont vous permettre de mieux comprendre mon pointe vue.

        La première est extraite de Google Map. J’ai laissée l’échelle pour que les distances soient facilement calculable. Le collège et l’école, je les connais bien puisque je les ai fréquentés (il y avait beaucoup moins de vols à l’époque).

        http://www.gargote.com/upload/10/Aeroport.jpg

        Le seconde, c’est la carte d’approche de la piste lorsque, avec le plan de descente. Je me la suis procurée après avoir constaté la nuisance permanente des avions au sein de la ville, et après un incident majeur.

        http://i34.servimg.com/u/f34/09/02/08/99/vordme10.jpg

        Pour info, l’indication NEMO correspond à l’immonde Tour de Bretagne. Elle fait 502 pieds à son sommet (antennes). Les avions doivent être en approche à 1400 pieds. Ce qui fait une différence de seulement 273 mètres. Certes la tour n’est pas tout à fait dans l’axe de la piste, mais presque. Ce qui permet de faire d’amusantes photographies, comme celle-ci :

        http://img134.imageshack.us/img134/2206/tourbret3gf.jpg

        Ensuite lorsque les vents sont sympa on ne survole pas Nantes, mais le Lac de Grandlieu. Certes d’un peu moins près et donc de plus haut, mais c’est quand même (je cite) "le plus grand lac de plaine français l’hiver et l’une des plus belles zones humides d’Europe".

        Bref, il y a d’excellentes raison d’être favorable à ce projet. Je ne mets que celles que je connais et que j’ai vérifiée il y en a de nombreuses autres, y compris écologiques). Je n’ai aucun intérêt particulier à ce projet, je m’y suis intéressé par la force des choses, parce que je fais partie des populations concernées ce qui n’est pas nécessairement les cas d’une grande partie des opposants si bruyants (vous faites souvent Genève-Nantes ?)


      • jako jako 2 novembre 2012 12:08

        l’époque est bien sombre, me voilà à plusser Calmos smiley


      • jako jako 2 novembre 2012 12:23

        Voila je viens de le faire, pendant un certain temps je ne peux voter , je ne sais pas pourquoi.

         


      • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 12:42

        calmos

        merci de cette contribution, même si elle est pessimiste, mais n’oubliez pas, tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie, on ne sait pas qui gagnera.
         smiley

      • LoneCat 7 novembre 2012 10:15

        Ha, pas de commentaire sur mes propres liens, dommage. Quand vous parlez de « l’étude indépendante », je suppose qu’il s’agit de l’étude de Delft, faite à la demande expresse des opposants ?

        Si ’est bien elle, alors naturellement je l’ai lue, et bien avant de vous lire. L’avez vous lue également ? Elle est disponible ici : http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2012/02/etude_pertine nce_economique_ndl_cedpa_oct11_1.pdf

        Cette étude est extrêmement particulière. Elle ne considère que l’aspect économique, sans se préoccuper d’autres considérations. Comme si le choix de l’emplacement d’un aéroport de cette dimension devait exclusivement résulter de calcul économiques .... Soit.

        Un exemple tiré de ce rapport, page 27 :

        « L’un des arguments dans le débat public pour la construction d’un nouvel aéroport est le risque pour la sécurité externe des avions qui survolent le centre ville de Nantes. Bien qu’il y ait une grande valeur affective attachée à cet argument, cela n’a pas été inclus dans la SCBA initiale, peut-être parce d’un point de vue économique, cet argument n’est pas très important. (...)

        Les coûts de la sécurité externe sont calculés sur la base du « risque localisé », qui est le risque annuel qu’une personne vivant à proximité d’un aéroport décède à la suite d’un accident d’avion. Ce risque est multiplié par le coût, qui est fixé à 1 million d’euros. Les coûts totaux sont donc dépendants du nombre de personnes qui vivent dans une zone spécifique de sécurité. »

        OK, sur ce point là je reconnais volontiers que j’attache beaucoup plus d’importance à la valeur affective qu’à la valeur économique. ...

        Ensuite l’auteur continue avec un parallèle avec Rotterdam :

        « Parmi ces aéroports, Rotterdam est celui qui ressemble le plus à Nantes, car il est situé dans une zone densément peuplée, sur le bord d’une ville, même si ses nombres de vols et de passagers sont moindres. Nous ne pouvons calculer le coût de la sécurité externe pour Nantes, car cela exigerait des informations sur le nombre de personnes dans la zone de sécurité. Toutefois, nous pouvons conclure sur la base des données de Rotterdam, que le coût de la sécurité externe représente seulement une petite fraction (1/1000) du coût externe total. »

        C’est magnifique. L’auteur reconnait être incapable de calculer ce « coût » faute d’avoir des informations, mais tire des conclusions sur la base d’un parallèle avec l’aéroport de Rotterdam. C’est proprement hallucinant lorsque l’on connait la proximité de Rotterdam avec Schiphol, qui n’est que l’un des plus grands aéroport du monde, extrêmement performant et particulièrement bien desservi par autoroute et par chemin de fer (gare intégrée). Là où un nantais mettra 3 heures (en étant optimiste) pour rejoindre un aéroport peu agréable (euphémisme) parisien, le rotterdamois mettra une petite heure pour rejoindre un aéroport extrêmement agréable ...

        L’étude rappelle que « En 2009, Nantes Atlantique a plus de 2,5 M de passagers de environ 37 000 mouvements tandis que Rotterdam a moins d‟un million de passagers et environ 15 000 mouvements. Source : Eurostat ». On se demande bien pourquoi il y a un tel écart ...

        Néanmoins l’étude aurait pu être actualisée, puisque en 2011 c’est 60 000 mouvements qu’il y a eu à Nantes, pour 3.2 millions de passagers. Au passage, l’étude page 18 rappelle que « Avec du recul, nous pouvons dire que les prévisions pour 2006-2010 _ 5,9% de
        croissance annuelle_ ont été très bien estimées, parce que la croissance observée du
        trafic fut exactement de 5,9%.Pour le court terme, nous pouvons conclure que les
        prévisions du nombre de passagers semblent exactes.
         » et que :

        0) en 2008 il y a eu 2 731 563 passagers à Nantes
        1) en 2009 il y a eu 2 650 611 passagers à Nantes
        2) en 2010 il y a eu 3 031 610 passagers à Nantes

        On se demande pourquoi cette étude ne ne retient que 2009, et en minorant les chiffres, alors que l’auteur sait pertinemment que c’est une année de crise et que le trafic de 2010 est très nettement supérieur et que les prévision de croissance sont tout à fait justes.

        Oui, j’ai lu cette étude et je l’ai donc trouvée particulièrement intéressante sur certains points, qui sont rarement abordés ailleurs, mais particulièrement à côté de la plaque sur d’autres. Et extrêmement orientée, évidemment.

        Je n’ai développer qu’un seul sujet, mais on peut aussi parler des prétendues solutions, de l’aspect écologique, de la problématique du logement, des infrastructures de l’aéroport existant, etc ...


      • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 10:28

        anarchiste,

        merci de tous ces arguments indéniables.
         smiley

      • LoneCat 2 novembre 2012 10:39

        Bonjour, on se connait ? J’utilise régulièrement les vols Nantes-Genève. De chez moi, je vois à longueur de journée deux voire trois avions en phase d’atterrissage sur Genève. Les nuisances sont limitées, car l’approche se fait au dessus du lac. je vous invite à prendre l’apéro en ville, vous m’en direz des nouvelles.

        En revanche à Nantes, la règle c’est le survol de la ville. Ou bien lorsque les vents son orientés différemment, c’est du côté du lac de Granlieu, réserve naturel. Donc prenez l’avion vers Nantes, vous aurez une magnifique vue sur le centre ville ...

        L’aéroport sature (renseignez-vous sur l’évolution du nombre de passagers, et sur les ouvertures de ligne), pas forcément la piste puisque effectivement Genève démontre qu’on peut augmenter les cadence), mais en gros tout le reste des infrastructures. Comparez donc les aéroports de Genève et de Nantes jusqu’au bout ...

        Justement Notre Dame des Landes à vocation à devenir un hub pour le grand-Ouest, fonctionnel. Merci de proposer aux nantais d’aller en centre ville pour enduite faire deux heures de train pour ensuite se retrouver dans l’un des aéroports les moins bien foutus d’Europe.

        Rien à voir avec le Larzac, là on est dans un projet qui bénéficiera à toute la région.

        Oui le partenariat public est très criticable, oui on peut imaginer une augmentation des billets à moyen terme. Là d’accord. Mais le reste, c’est vraiment de la basse propagande mal réchauffée, et en attendant ce sont des dizaines de milliers de personnes qui trinquent à cause d’un aéroport vétuste, mal placé et mal foutu.


      • Mmarvinbear Mmarvinbear 2 novembre 2012 14:19

        - Genève, ville plus importante que Nantes, a un seul aéroport à une piste et cela est suffisant : Faux. Nantes compte 282 000 habitants alors que Genève en a 100 000 de moins. La ville helvète compte aussi Bâle, Lausanne et Lyon comme aéroports à grande proximité.


        - Nantes est reliée à la gare TGV de Roissy, 2 heures maximum  : non, Les liaisons avec CDG se font en trois heures au moins. Tu confonds avec les trains en partance de Montparnasse.



      • Traroth Traroth 2 novembre 2012 10:25

        On pourrait avoir l’avis d’un Nantais sur la gêne occasionnée en centre-ville par l’aéroport actuel ? D’après le blog de Tyhan cité par l’article, cette gêne serait la principale justification du projet...


        • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 10:31

          Traroth

          je ne doute pas qu’un lecteur nous enverra une info la dessus, 
          en tout cas, comme c’est écrit dans l’article, le projet alternatif de modernisation de l’aéroport existant, avec une piste perpendiculaire, semble la solution préférée des experts indépendants dont l’étude est citée.
          je présume que ça diminuerait la gène des riverains ?

        • luatwork 2 novembre 2012 11:20

          je suis Nantais justement, et j’ai vécu à Notre Dame des Landes pendant 15 ans

          j’ai vécu à Rezé, ville limitrophe de Nantes et de l’aéroport
          nous avons connu plusieurs incidents, d’avions volant trop bas par exemple
          l’aéroport est saturé : pour ouvrir une ligne il faut en fermer une
          les accès à cet aéroport sont difficiles, les villes s’étendent, il est encerclé

          mais que sommes nous stupides, à nous plaindre, alors que Paris n’est qu’à 2h de train....

        • NEVX 2 novembre 2012 11:23

          Habitant dans le centre de Nantes, le bruit engendré par l’aéroport et le passage des lignes aériennes au dessus de la ville est indéniable.On est pas passé loin par le passé de catastrophes aérienne dus au problème de signalisation lumineuse. Il était donc indispensable de faire quelque chose.


          Les personnes contre ce projet ont le mérite de se faire entendre mais c’est pas en descendant dans le centre de Nantes pour tout casser que les Nantais s’allieront à leur cause ( cf cours des 50 otages en mai dernier).

          De plus, pour en avoir parlé énormément autour de moi car c’est un sujet récurent ici, il y a je pense bien plus de personne qui sont sans avis voir pour que le contraire.

          L’argument concernant la perte d’emplois est bidon, on sait tous que la construction d’un tel aéroport sera un boom économique pour la région.

          Je ne suis pas spécialement pour ( notamment quand on sait combien ça va coûter) mais 95% des gens habitant à Notre dame des landes et ses environs étaient au courant de ce projet quand ils ont achetés leur maison/terrain. 

          Donc c’est loin d’être un sujet pro ayrault ou non encore une fois il faut savoir écouter l’avis de tout le monde et non celui d’une part mineur de personne touchée par cette construction. 

          L’intérêt général étant à mon avis réspecté.


        • Gasty Gasty 2 novembre 2012 11:26

          Je n’habite plus Nantes depuis très longtemps mais j’ai plaisir à m’y rendre parfois.N’importe qui pourrait constater le passage continuel à basse altitude de long et moyens courriers au dessus de la ville.
          Comme a pu le dire un intervenant, le projet a commencé il y a 40 ans. Au sud le lac de Grand lieu, à l’est le relief n’est pas favorable, à l’ouest toute une zone marécageuse et portuaire jusqu’à St Nazaire. Au nord Notre dame des landes.
          Les vents dominant viennent de l’Ouest, rare serait la possibilité d’utiliser une piste perpendiculaire Nord- Sud.


        • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 11:45

          luatwork

          justement l’expertise indépendante explique les solutions qui permettraient d’éviter les nuisances que vous signalez.
          je pose une fois de plus la question du débat.
          pour quelle raison n’est-il pas ouvert ?
          si des alternatives sont possibles, c’est sur ça qu’il faut travailler.
          ceci dit, le train en est aussi l’une, comme vous l’indiquez fort justement.

        • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 12:48

          nev

          vous semblez bien placé pour exprimer votre opinion,
          mais alors pourquoi refuser le débat ?
          pourquoi accepter la violence ?
          avez vous lu les conclusions du « débat public » ?
          avez vous lu les propositions des experts indépendants ?
          ne croyez vous pas que des solutions acceptables par tous soient possibles ?
          le dialogue, le débat, sont des conditions indispensables à la vie d’une république démocratique.
          et l’envoi de tous ces gendarmes, avec les violences qui en découlent ne sont pas une réponse acceptable dans une démocratie.
          surtout quand c’est un socialiste qui est à la tête de l’état.

        • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 12:49

          Gasty

          c’est justement ce que proposent des experts indépendants cités dans l’article 
          merci de votre contribution.
           smiley

        • jcbouthemy jcbouthemy 2 novembre 2012 15:05

          Ce qui est certain, c’est que les avions en approche survolent Nantes à très basse altitude. Le jour où il y aura un accident, les coupables sont désignés d’avance.
          En ce qui concerne les terres agricoles, ce sont des terres de très mauvaise qualité. Ce n’est pas pour rien que cela s’appelle Notre Dame des Landes. Et l’agriculture qui y est pratiquée consiste surtout en un élevage extensif sans grande valeur ajoutée.
          Si il fallait construire un nouvel aéroport, l’endroit est idéal pour un impact minimum.

          On peut s’interroger sur l’utilité d’un aéroport dans la société qui nous attend.


        • sobriquet 2 novembre 2012 15:31

          Il faut reconnaître que selon le temps, certains jours, le bruit des avions au dessus du centre-ville peut être pénible. Mais c’est vrai seulement quand on est juste sous la trajectoire de l’avion. Et en 15 ans, je n’ai jamais entendu parler d’incidents ; ils ne devaient pas être bien graves.

          Le boom économique évoqué est tout à fait discutable : n’oublions pas qu’on ne fait que déplacer des emplois. C’est surtout dans l’immobilier que ça va changer des choses : ou va pouvoir construire à Nantes des tours comme à La Défense. Est-ce une bonne nouvelle ?


        • Gasty Gasty 4 novembre 2012 11:46

          EXTRAIT :

          « Le projet d’aéroport est né d’une initiative de la DATAR datant de 1963, dans le cadre du projet de métropole d’équilibre , un terme qui désigne une ville (ou un groupe de villes) dont l’importance régionale est destinée à jouer un rôle dans l’aménagement du territoire en France en faisant contrepoids à l’hypercentralisation parisienne. Ces métropoles doivent bénéficier des décentralisations, en particulier dans les secteurs prestigieux (recherche, universités… ). Les premières métropoles d’équilibre sont créées en 1963 dans le cadre du cinquième plan . L’ensemble Nantes-Saint-Nazaire en fait partie.

          La préfecture de Loire-Atlantique décide en 1965 d’entamer « la recherche d’un nouveau site aéronautique pour les régions Bretagne et Pays de la Loire. »16 également envisagé pour l’accueil des supersoniques Concorde au début des années 1960.

          Dès 1968, le site de Notre-Dame-des-Landes est identifié comme site préférentiel, notamment grâce à sa situation au nord de Nantes et aux possibilités de desserte routière.

          En 1970, le schéma d’aménagement de l’aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire est validé en Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire18. En effet, « les différentes études concernant le développement des structures aéroportuaires de l’aire métropolitaine Nantes – Saint-Nazaire ont montré la nécessité de prévoir la création d’un nouvel aérodrome, extensible à la catégorie A, afin de pouvoir satisfaire en temps voulu les besoins de la clientèle des avions long-courriers ».

          La décision de créer un aéroport intercontinental à Notre-Dame-des-Landes est également confirmée par une mission parlementaire aux États-Unis conduite par le sénateur Michel Chauty en 1970 , qui déclarait alors que « la métropole Nantes-Saint-Nazaire pourrait devenir le Rotterdam aérien de l’Europe par la création d’un aéroport international de fret au nord de la Loire ».

          En 1973, le Schéma Directeur de l’Equipement Aéronautique (SDEA) précise dans sa conclusion qu’il « est indispensable de réserver l’avenir aéronautique des métropoles d’équilibre en permettant à chacune, le moment venu, d’engendrer des liaisons long-courriers. Dans chaque métropole, le choix des sites doit être fait, et le plan de masse établi, en vue d’un possible trafic long-courrier futur ».

          En 1974, les pouvoirs publics décident de créer, par arrêté préfectoral, une Zone d’Aménagement Différée (ZAD) à vocation aéroportuaire de 1 225 ha au bénéfice du département de la Loire-Atlantique qui se porte acquéreur des terrains nécessaires à cet équipement.

          C’est la crise pétrolière de la décennie 1970 qui mettra ce projet en veille pour de nombreuses années.

          Le projet est réactivé en 2000 sous le gouvernement Lionel Jospin 8. En effet, le 26 octobre 2000, la décision du Comité interministériel de « réaliser un nouvel aéroport, en remplacement de Nantes-Atlantique, sur le site de Notre-Dame-des-Landes afin de valoriser la dimension internationale et européenne des échanges de l’Ouest Atlantique » a ouvert la phase d’études.

          En janvier 2002, pour permettre le pilotage du projet avec l’État, quinze collectivités — les régions Bretagne et Pays de la Loire , les départements d’Ille-et-Vilaine , Loire-Atlantique , Maine-et-Loire , Mayenne , Morbihan , Sarthe et Vendée et six agglomérations et intercommunalités — se réunissent au sein du Syndicat Mixte d’Études de l’Aéroport de Notre Dame des Landes.

          Le 13 avril 2007, il est remis au préfet de la région Pays de la Loire un rapport reconnaissant l’utilité publique du projet.

          Fin 2007, la construction de l’aéroport du Grand Ouest est confirmée, en dépit du Grenelle de l’environnement annonçant le gel de toute nouvelle structure aéroportuaire. Ce nouvel aéroport a été jugé par la préfecture de Loire-Atlantique compatible avec les objectifs du développement durable s’agissant d’un transfert pour raisons environnementales et non de la création d’une infrastructure supplémentaire.

          Le décret d’utilité publique a été publié le 10 février 2008, sous réserve que cet aéroport soit de haute qualité environnementale . Il fait suite à un débat public en 2002-2003 et une enquête publique fin 2006qui a donné lieu à l’avis favorable de la Commission d’enquête du 13 avril 2007 reconnaissant l’utilité publique du projet28 dans son rapport remis au préfet de la région Pays de la Loire. En réaction à ce décret, une manifestation contre le projet s’est tenue à Nantes début mars 2008, réunissant quelque 1 800 personnes selon la police, plus de 3 000 selon les organisateurs.

          Le Conseil de la communauté de communes d’Erdre et Gesvres a décidé le 9 juillet 2008 d’engager un recours en annulation de la déclaration d’utilité publique du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes devant le Conseil d’État .

          Les 31 juillet 2009 et 27 janvier 2010, l’utilité publique de l’aéroport a également été confirmée par les jugements du Conseil d’État rejetant les recours déposés contre la DUP aéroportuaire.

          En octobre 2011, dans un communiqué, l’État annonce que la superficie de l’aéroport serait réduite à 730 ha (soit moins de la moitié de l’emprise dévolue en 2008 (cf. DUP).

          En novembre 2010, la commission chargée des enquêtes publiques concernant l’aménagement foncier lié au projet d’aéroport a tenu une permanence à Notre-Dame-des-Landes. Le premier jour, une centaine de manifestants ont empêché l’ouverture de l’enquête publique. Puis la commissaire à l’enquête publique et ses adjoints ont pris place dans la mairie de Notre-Dame-des-Lande, et une centaine de militaires et gardes mobiles ont occupé le bourg de Notre-Dame-des-Landes. Les forces de l’ordre ont filtré l’accès et ont tiré un jet de gaz lacrymogène sans sommation. Enfin, les commissaires enquêteurs sont repartis sous haute protection policière et sous les huées des manifestants. »


        • olivier cabanel olivier cabanel 4 novembre 2012 12:01

          merci Gasty de ce complément d’information.

          notamment en ce qui concerne la réduction de la taille du projet, que j’ignorais totalement.

        • LoneCat 7 novembre 2012 10:25

          Bonjour, les incidents sont pourtant répertoriés et connus.

          Les anciens : Le 2 juillet 1975, un Beechcraft 99 de la TAT s’écrase en bout de piste au décollage. Le 25 septembre 1979, un Beechcraft anglais s’écrasait près de Nantes après avoir survolé la ville (étonnante histoire, relatée en détail ICI). Mais ça, c’est de l’histoire ancienne. Heureusement qu’on a fait des progrès depuis =)

          En revanche, plus récent : Article du 7 novembre 2009 : L’avion a survolé Nantes trop bas

          Le 21 mars 2004 il y a eu un grave incident, lorsqu’un avion de la Louxor Air s’est planté simultanément dans sa trajectoire et dans son altitude en approche, se retrouvant à 150m du sol en plein centre-ville. Cette nuit là, la Tour de Bretagne a vraiment eu chaud, car l’avion était proche et assez bas pour la heurter Rapport d’incident grave du BEA. Les trajectoire de l’avion sont vraiment impressionnantes.

          Et puis il y a aussi un autre incident dont je n’ai pas la date :

          L’équipage d’un Airbus A319, qui effectue une approche ILS pour la piste 03 à Nantes, est autorisé à l’atterrissage. L’aérodrome est en conditions LVP[1] .
          A la sortie de la couche nuageuse, le commandant de bord aperçoit une importante présence d’oiseaux entre le seuil de la piste 03 et les marques de point cible. A une hauteur d’environ 100 ft, il décide de les survoler en effectuant une remise de gaz. Les oiseaux s’envolent et l’avion en heurte une vingtaine. Immédiatement après les impacts qu’il qualifie « d’impressionnants », l’équipage ressent des vibrations importantes sur la cellule et au niveau du moteur gauche qui déclenchent l’alarme « advisory » ECAM associée. L’équipage exécute la procédure anormale Vibrations Réacteur Elevées . L’équipage se déclare en état d’urgence, demande un effarouchement et effectue un circuit d’aérodrome. L’avion atterrit sans autre problème.
          L’inspection de piste permet de retrouver sur la piste 25 oiseaux morts (23 mouettes, un goéland et une corneille). L’inspection de l’avion montre plusieurs impacts sur la cellule. Deux mouettes sont retrouvées dans le train principal. Les deux moteurs ont ingéré des oiseaux et plusieurs aubes de fan du moteur gauche sont endommagées.

          Le risque aviaire sur l’aérodrome de Nantes est important compte tenu de la présence :
          - d’une réserve naturelle protégée entre l’aéroport et le lac de Grand Lieu ; (...)

          Bah oui, c’est bien beau de ne pas survoler la ville, mais dans ce cas il faut survoler le lac de Grand Lieu (réserve naturelle protégée). Voilà en ce qui concerne les « incidents ».


        • Michel DROUET Michel DROUET 2 novembre 2012 10:28

          En Espagne des aéroports régionaux ont été construits mais ne sont toujours pas en service : à méditer !


          • jaja jaja 2 novembre 2012 10:28

            Ce gouvernement envoie les CRS contre les opposants à « l’Ayrault-port », gaze les ouvriers au Salon de l’automobile, matraque les grévistes d’Air-France, fait arrêter des syndicalistes de Camiva, extrade Aurore Martin et la livre aux bouchers de la Garde civile espagnole.... Mais son chef, François Hollande n’oublie pas de parader avec le fasciste Netanyahu...

            Sarkozy dégagé (et c’est tant mieux) par les urnes la rue doit s’occuper maintenant de ceux qui usurpent le label « socialiste »...

            Pour celles et ceux qui le peuvent tous à la manifestation de réoccupation de ND des Landes le 17 novembre et à Bayonne le 10 novembre en soutien à Aurore et à tous les prisonniers Basques.


            • jaja jaja 2 novembre 2012 10:57

              Salut Anarchiste,

              Mélenchon n’est pas ma tasse de thé et je n’ai jamais cru qu’après avoir voté oui à Maastricht et avoir été ministre dans le gouvernement Jospin qui est celui qui a le plus privatisé en France il puisse devenir le représentant charismatique de « la gauche de la gauche »...
              Sa demande de Référendum sur les retraites alors qu’il s’agissait de se battre pour la gréve générale plutôt que ramener la lutte sur le terrain des institutions et sa dénonciation des jeunes en révolte des quartiers populaires d’Amiens qualifiés de « bouffons et de fourriers du capitalisme » me semble bien plus grave.

              Pourtant en ce qui concerne le vote Hollande qui permettait de dégager Sarko je n’ai pas le même avis que toi... Laisser au pouvoir Sarko en s’abstenant aurait été très mal compris par les travailleurs qui ont encore des illusions sur la social-démocratie....1981 et ses suites n’aura pas suffit à faire la preuve qu’elle n’a rien de gauche et que les masses populaires n’ont rien à attendre d’elle.... Il était préférable de refaire cette démonstration plutôt qu’assister à la démoralisation totale des gens du peuple suite à une réélection de Sarkozy...

              D’autre part négocier quoique ce soit avec le PS n’est que magouillage électoraliste sachant que les promesses s’envolent une fois au gouvernement...Il n’y a jamais rien à négocier avec ces gouvernements bourgeois UMP ou PS à qui on ne peut jamais faire confiance.....Regarde les écolos et Duflot sur le nucléaire et l’aéroport de Nantes où elle a même planté un arbre et qui est toujours dans ce gouvernement, flouée jusqu’au trognon mais malgré tout contente de son strapontin de ministre sans pouvoir......


            • Yves Dornet 2 novembre 2012 12:13

              bravo jaja...il suffit d’écrire netanyahu pour marquer des points smiley 


            • jaja jaja 2 novembre 2012 12:18

              « en fait, ce que tu dis est compatible avec ce que je dis »

              J’en suis persuadé...Mais tu vois ces gens peuvent tout promettre et ne jamais rien tenir.... Quand je pense que sous Guéant le PS défilait dans les rues de Bayonne derrière Aurore Martin et les siens en faveur des prisonniers basques....
              et que maintenant ces ordures l’ont capturée là où les flics de Sarko en avaient été empêchés.... Que négocier avec ce genre de pourritures ?


            • jaja jaja 2 novembre 2012 12:24

              Non Dornet....la preuve tu as écris Netanyahu et je t’en ai déja fait sauter un....


            • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 12:33

              jaja

              c’est vrai qu’on est aux antipodes du discours du Bourget.
              j’avais (naïvement ?) été ému du programme proposé par le candidat Hollande.
              le réveil est sévère.
               smiley
              ceci dit, je ne regrette pas le départ de son prédécesseur.
               smiley

            • jaja jaja 2 novembre 2012 13:13

              Je n’envoie personne au casse-pipe...Mon organisation le NPA appelle à ces deux manifs et y prendra toutes ses responsabilités....comme d’hab....


            • olivier cabanel olivier cabanel 2 novembre 2012 10:42

              anarchiste

              l’équation me parait bien posée.
               smiley
              à mon avis, si Ayrault s’obstine, Duflot ne démissionnera pas...
              mais j’espère me tromper.
               smiley

            • jako jako 2 novembre 2012 10:54

              Déja disponible, en sous exploitation , et capable d’accueillir tout porteurs, moderne, il y a déja Vatry à Reims.

              Merci Olivier


            • Croa Croa 2 novembre 2012 17:15

              « cette affaire de l’Ayraut-port est un test de crédibilité EELV »

               smiley smiley smiley smiley smiley smiley


            • BisonHeureux BisonHeureux 2 novembre 2012 10:40

              Bonjour Olivier,derrière ce projet absurde et inutile on retrouve à chaque fois les mêmes bandits:la mafia du béton(Vinci,Bouygues et Eiffage).
              J’espère que ceux qui luttent obtiendront la victoire car la préservation de nos terres et de l’agriculture sont des enjeux vitaux.Le monde change mais le logiciel des politiques est toujours le même.
              Hasta la libertad
              Salut et fraternité

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