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L’école et les ignares

Régulièrement fleurissent sur la toile billets et articles attribuant aux pédagogues la responsabilité des maux de l’école. Ce mouvement antipédagogiste emmené par monsieur Brighelli et madame Polony manipule des millions de citoyens avec des propos dignes du café du commerce. Des propos qui ne s’appuient sur aucune étude fiable ni ne reposent sur une compétence particulière de leurs auteurs pour en débattre avec justesse et précision. Malheureusement, un vent mauvais s’est levé en France, qui pousse mes compatriotes de Charybde en Scylla, annihilant tout esprit critique sous un déluge d’informations erronées. Las, le camp de gauche ne produit pas de meilleure analyse ni n’offre d’autre perspective que les habituels appels à davantage de moyens et la condamnation du libéralisme, comme si le problème se situait avant tout là. C’est donc pour rétablir un certain nombre de vérités que j’ai décidé d’écrire ce billet, en empruntant un langage clair et direct.

  1. Intus et in cute
 
« Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur » (Les Confessions, Rousseau). L’entreprise de dire toute la vérité parce que d’une part je n’ai aucun intérêt à la travestir, d’autre part j’ai la prétention de disposer de certaines compétences et connaissances en pédagogie pour en discourir avec justesse et précision.
 
Certes, sur la bio que j’ai bien voulu livrer, on lira ma sympathie pour Dominique de Villepin et pour Nicolas Dupont-Aignan – et je ne vais pas m’en excuser -, mais même si ma sensibilité politique me porte historiquement et fidèlement vers le gaullisme humaniste et social, je ne milite dans aucun parti, aucune association, aucun syndicat, contrairement aux « experts » qui hantent les médias. D’autre part, je suis loin de partager toutes les options de DDV et NDA, et demeure ouvert à la diversité des courants. Enfin, je n’ai rien à vendre ici, aucun livre, aucune prestation et ne suis prisonnier d’aucune ambition politique, d’aucune haine pour tel ou tel parti, religion, pays, système économique, etc. Mieux encore, j’abandonne toute idéologie à la vérité de l’expérience. Là se trouve mon idéologie.
 
 
  1. Derrière la critique du pédagogisme, la critique de la pédagogie
 
Il ne faut pas s’y tromper, derrière la critique du pédagogisme, il y a la critique des pédagogies, au profit d’une seule : un appel au retour du maître qui sait, de l’élève qui ignore, et à une seule méthode de transmission du savoir, le dressage.
 
Malheureusement, le cerveau humain ne fonctionne pas comme un disque dur, et le copier-coller ne produit aucun résultat probant. Les fanas (et fadas) de l’e-learning en sont pour leurs frais ; un savoir cela se construit ; une connaissance, cela s’approprie. Le disque dur ne contient, lui, que des informations.
 
La transmission du savoir à la Brighelli ou à la Polony, bref, les vieilles méthodes qui auraient fonctionné, c’est un conditionnement pavlovien ou skinnérien qui n’apporte au conditionné aucun sens ni connaissance. Pas sûr qu’un mainate ait conscience de ce qu’il répète.
 
 
  1. Brighelli et Polony : aucune compétence particulière pour discourir de pédagogie
 
Monsieur Jean-Paul Brighelli, engagé politique, est agrégé de lettres modernes et auteur prolixe. On ne peut nier ses compétences en lettres et rien ne permet de douter de ses qualités d’enseignant. Mais ce n’est qu’une expérience parmi des milliers d’autres. On n’observe aucune formation en psychologie de l’éducation ni psychopédagogie qui lui donneraient une autorité certaine en pédagogie.
 
Madame Natacha Polony, engagée politique, est agrégée de lettres modernes, diplômée de sciences-Po et journaliste. On ne peut pas davantage nier ses compétences en lettres ni son expérience de pédagogue. Mais ce n’est qu’une expérience parmi des milliers d’autres, et pas plus que monsieur Brighelli, madame Polony ne fait montre de connaissances particulières en pédagogie.
 
Si je suis loin d’avoir lu toutes les interventions de ces estimés auteurs – je préfère me référer à l’International Review of Education et à quelques autres publications anglo-saxonnes de qualité -, je n’y ai guère décelé de références scientifiques, d’études statistiques. Point de groupe de contrôle, d’études longitudinales, de distinction entre étude randomisée et non randomisée. Pas davantage de collaboration avec tel ou tel laboratoire en psychologie, ni même de référence aux travaux des chercheurs qui font autorité en la matière. Et bien entendu, une méconnaissance totale du système nerveux central.
 
Que l’on me comprenne bien, je ne dénie nullement à ces deux auteurs de qualité le droit de discourir d’éducation, je m’interroge seulement sur l’engouement qu’ils suscitent auprès du public et des médias en l’absence de toute référence scientifique sérieuse.
 
Et même si le personnage de Philippe Meirieu, leur cible privilégiée, peut être passablement irritant, même si les IUFM sont à mon avis un échec, au moins partiel, cet homme est quand même l’auteur d’ouvrages remarquables et connaît son sujet. 
 
 
  1. Les sciences de l’éducation ne sont-elles pas une science ?
 
Le courant néoconservateur accuse les sciences de l’éducation de ne pas être une science. En cela, il a parfaitement raison. Les sciences de l’éducation sont un patchwork de plusieurs disciplines, allant de l’histoire à la philosophie de l’éducation en passant par un peu de psychologie. Trop peu.
 
Mais d’autres disciplines portent pompeusement la dénomination de « science ». Je pense en premier lieu à la science économique et à la science politique. Science-Po n’est d’ailleurs qu’une fac d’histoire, de droit ou d’économie où l’on pratique davantage la méthodologie qu’ailleurs. La médecine est un art, pas une science, et les mathématiques sont une discipline hypothético-déductive.
 
Bref, le monde nous offre très peu de vérité scientifique. Quel que soit notre degré de savoir, nous sommes tous profondément ignorants. Comme le dirait un ami très cher, grand neurologue américain, « la vérité est dans mon Chardonnay ».
 
 
  1. Le « référentiel bondissant », un mythe
 
Pour se moquer des pédagogistes, et au-delà, des pédagogues, les partisans du dressage d’animaux attribuent à leurs adversaires l’emploi d’une langue absconse au travers d’expressions comme le « référentiel bondissant » qui désignerait le ballon.
 
Je me permets donc de briser le mythe et de décevoir les ufologues : jamais un ballon n’a été appelé « référentiel bondissant » par les pédagogues ou pédagogistes. C’est un hoax, un mythe, une légende.
 
En revanche, il est vrai que certains termes pompeux sont malheureusement employés et ne participent nullement à la clarté du débat. Mais, encore une fois, toute discipline est prisonnière de ce travers : je pense avant tout au droit et aux sciences économiques. Cela a pour objectif d’écarter les non spécialistes de tout débat, et c’est regrettable.
 
J’observe que les publications anglophones ne tombent pas (ou très peu) dans ces abus de langage. Au contraire, il y a une exigence de clarté et de rigueur dans la langue, sans effet de style ni poésie. On est pragmatique, on va à l’essentiel.
 
 
  1. L’élève au centre du système, un mythe
 
Les antipédagogistes critiquent le système éducatif actuel et surtout le fait d’avoir placé l’élève au centre des pratiques pédagogiques au détriment du savoir. Avec comme présupposé stupide que l’un exclut l’autre alors que l’un comprend l’autre en un ensemble indéfectiblement lié.
 
D’autre part, j’observe que les pratiques pédagogiques n’ont guère changé au fil des ans. Il y a certes eu des réformes régulières du programme, la grande réforme du collège unique (et encore, tout le monde sait bien qu’il y a dans nombre d’établissements des classes de niveau avec une orientation décidée), mais pas de bouleversement dans l’art d’enseigner.
 
Le programme est toujours national et s’impose aux établissements publics et privés sous contrat.
 
Les enseignants sont toujours libres de leurs pratiques pédagogiques.
 
Le programme est toujours découpé en parties qu’on appelle séquences, et chaque séquence s’inscrit dans l’ensemble du programme tout en constituant une unité autonome.
 
Certains profs présentent le plan des séquences, d’autres non.
 
La plupart des profs interrogent les élèves sur les notions essentielles abordées lors du cours précédent.
 
Certains profs font découvrir la règle en commençant par des exercices ou des exemples et applications pratiques, d’autres exposent la règle puis font faire des exercices et passent ensuite aux exemples et applications pratiques. Démarche inductive ou déductive.
 
Les profs donnent des devoirs à la maison, des interros surprise en classe, des contrôles, font passer des bacs et des brevets blancs, etc.
 
Certains profs ont passé des concours pour enseigner, d’autres pas. A ce sujet, il faut savoir que les dizaines de milliers de maîtres auxiliaires et vacataires ont été mis en situation professionnelle sans aucune formation pédagogique. Personne ne s’en est vraiment ému alors, et les élèves n’ont pas toujours vu de différence entre un vacataire, un agrégé ou un certifié.
 
En fait, comme je l’ai écrit, et comme vous pouvez le constater, les pratiques pédagogiques n’ont connu aucun bouleversement. Les profs passent juste un peu plus de temps, en début de cours, à interroger les élèves sur l’état de leurs supposées « connaissances ». Et on appelle cela faussement « la méthode constructiviste ».
 
Pas de bouleversement, et pour cause. Plus une organisation est importante et centralisée, moins elle est réactive. Le temps que le message du général parvienne au soldat, le premier a cédé sa place à un collègue.
 
Aucun ministre de l’éducation nationale n’a ainsi pu voir ses réformes appliquées suffisamment longtemps pour porter leur fruit ; pire, aucune n’a été évaluée.
 
De même, il n’y a aucune caméra dans les salles de classe pour vérifier que le professeur, ancien étudiant d’IUFM ait appliqué ce qu’il a appris. Le soldat est libre de choisir son arme.
 
Enfin, si le prof s’aperçoit que ce qu’il a appris (ou a mal appris, mal exploité) ne fonctionne pas, sa classe le lui fait immédiatement savoir, et il change alors d’approche. C’est aussi simple que cela et signifie donc qu’on ne peut incriminer les maux de l’école à une approche pédagogique particulière. C’est l’expérience qui commande l’approche, pas l’inverse ! Lorsqu’on a un outil inapproprié à la situation, on en change. Tout le monde procède ainsi, quel que soit la profession exercée. Les enseignants ne font pas exception.
 
On ne peut donc pas évaluer, sur des critères scientifiques, si l’enseignement dispensé dans les IUFM a eu un impact sur les pratiques pédagogiques des enseignants, et si ceux-ci sont la cause des malheurs de l’enseignement primaire, secondaire, supérieur. Personne n’en sait rien.
 
 
  1. Méthode globale, méthode syllabique, un mythe
 
On accuse la méthode globale d’être à l’origine des problèmes en orthographe. Il suffit de consulter les vieux manuels scolaires pour s’apercevoir qu’elle a rapidement été abandonnée.
 
D’autre part, qui a lu les études qui critiqueraient ou encenseraient l’une ou l’autre des méthodes ?
 
Voici un résumé (mais j’ai quelques autres docs sur le sujet) tiré d’un colloque international qui eut lieu aux Pays Bas et qui donna naissance à un ouvrage collectif : Explorations in Learning and the Brain (ed. Springer).
 
« Selon une étude méta-analytique (Ehri et al., 2001 notamment) : il y a de grands écarts d’un enseignant à l’autre dans l’efficacité de la méthode globale ou syllabique, pour les élèves dans le premier degré. On n’observe plus aucun écart à la fin du 3è degré. 
 
La méthode syllabique est bonne pour les classes moyennes et populaires, pour ceux qui lisent tôt, pour ceux qui ont des problèmes de lecture.
 
Ehri et ses collègues concluent qu’il faudrait employer la méthode globale associée à une approche phonique.
 
Pour rappel, les chinois n’emploient que la méthode globale, la méthode syllabique est tout simplement impossible. Il faut 3 ans pour apprendre les 4000 caractères chinois de base, ce qui demande beaucoup d’efforts. Il semble cependant que les asiatiques aient un QI supérieur aux autres.
 
Je pose donc une question (en fait je crois avoir la réponse) : et si la méthode globale faisait travailler davantage la mémoire de travail (du coup, ceux qui ont une mémoire de travail faible se trouveraient handicapés à court terme), à une époque de la vie (lorsqu’on apprend à lire), où les lobes pariétaux se développent beaucoup ? On gagnerait à long terme ce qu’on perdrait à court terme.
 
 
  1. Alors, qu’est ce qui a changé ?
 
Beaucoup comparent la situation actuelle avec une image magnifiée (et fausse) d’un passé plus ou moins lointain, pour en conclure que les maux de l’école (primaire, secondaire) relèvent des pratiques pédagogiques, de la responsabilité de Meirieu, d’une faute professionnelle des enseignants.
 
En l’absence de tout bouleversement, il n’en est rien. Alors, qu’est-ce qui a changé ?
 
 
L’omniprésence de l’écran
 
Depuis 1983, une enquête internationale sous le patronage de l’OMS évalue la santé des élèves de plusieurs pays tous les 4 ans : Health Behaviour in School-aged Children (HBSC). Les données de l’étude 2010 ne sont pas encore disponibles, nous devons donc nous référer à celles de 2006.
 
En 2006, l’étude a porté sur 7154 élèves français de 11, 13, et 15 ans, soit une population suffisamment importante pour valider les données recueillies.
 
Cette étude nous apprend que :
 
- les garçons de 11, 13 et 15 ans ont passé respectivement en moyenne 5,42 ; 6,71 et 6,23 heures par jour devant un écran (télévision, jeux vidéo, ordinateur). Par jour !!!
- les filles de 11, 13 et 15 ans ont passé en moyenne 4,32 ; 5,29 et 5,09 heures par jour devant un écran. Par jour !!!
 
Médiamétrie nous apprend pour sa part que dès 4 ans, les enfants passent en moyenne 2 heures par jour devant la télévision. Je ne dispose pas de données pour les jeux vidéo ou l’ordinateur.
 
Je pose donc une question simple : comment peut-on encore étudier ni même trouver du goût pour les études quand on passe en moyenne, de 4 à 7 heures par jour devant un écran ? Par jour !!! Cette étude n’a même pas comptabilisé l’utilisation du téléphone portable.
 
Je pose donc une autre question simple : où se trouve la responsabilité des pédagogistes, des pédagogues ou des enseignants dans cette cause n°1 du naufrage des élèves ? Ces activités chronophages entrent en concurrence avec le temps personnel de travail qui seul permet d’assimiler ce qui a été vu en classe. La mémoire a besoin d’être régulièrement réactivée, le savoir a besoin de faire sens (des exercices, la relation entre ce qui est appris à l’école et ce qu’on peut en faire au quotidien, la métacognition) pour être assimilé et devenir connaissance. Cela ne peut se produire que lors de la phase de travail personnel.
 
D’autre part, les effets insidieux des écrans sont multiples :
 
- Les élèves apprennent qu’il est normal d’être violent. Au mieux, ils deviennent insensibles à la violence via le processus d’habituation (terme de psychologie qui signifie : diminution de la réponse à un stimulus), au pire ils imitent les scènes, une conséquence de leurs neurones miroirs.
- Les élèves sont conditionnés par les jeux vidéo pour fournir une réponse parmi des possibilités programmées, ce qui leur enlève toute possibilité d’analyse fine. Ils deviennent donc incapables de percevoir la subtilité dans les énoncés. Ils sont conditionnés à ne percevoir et comprendre que des situations grossières (choix entre bouton 1 et bouton 2, j’obtiens 1000 points si je « tue » le monstre). Allez comprendre un texte de Victor Hugo après ça !
- Dans les films et séries, on présente une succession d’images rapides. Un policier entre dans une pièce, répond à un appel téléphonique, puis entre un autre personnage avec lequel il échange deux mots, puis un troisième surgit et il faut sortir. On enchaîne alors avec une autre scène. Bref, on présente une succession d’informations avec de nombreuses ellipses, et comme le cerveau n’aime pas le vide, il reconstitue les pièces manquantes pour comprendre la scène et anticiper la suivante. Il se produit alors une surcharge cognitive (la mémoire de travail, une mémoire temporaire qui retient entre 5 et 9 items, ne peut plus traiter les informations) qui favorise l’émergence de troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité.
- Cette succession d’images rapides, présentes dans les jeux vidéo et les films, conditionne les jeunes cerveaux à répondre rapidement à leur environnement, sans réflexion. Toute activité qui demande du temps et de la patience est donc jugée comme insatisfaisante.
- En conséquence du processus d’habituation, les stimuli nouveaux doivent être toujours plus grossiers, plus choquants pour satisfaire la volonté de découverte propre à chacun. On se demande : existe-t-il quelque chose de plus « hot » ? Une satisfaction qui ne peut qu’être temporaire et ne dure que jusqu’à ce que ces nouvelles situations grossières et choquantes soient associées aux situations anciennes présentes en mémoire. Il s’ensuit alors un processus de relativisation où ces situations grossières et choquantes sont normalisées et le sujet se met alors en quête de sensations encore plus fortes. L’habituation participe pleinement de l’apprentissage, et on s’habitue à tout.
- Les images en 2 dimensions habituent le cerveau à traiter les images en 2 dimensions et empêchent le développement commun des 15 zones de la vision. Exposer un bébé ou un enfant de moins de 6 ans aux écrans, c’est lui interdire de comprendre les notions physiques telles que la taille ou le poids. Il ne peut exister de programme télévisé pour ces enfants pour des raisons neurologiques. Les Oui-Oui et autres télétubbies ne sont pas plus indiqués qu’un autre programme.
 
Les enfants les plus jeunes doivent toucher et manipuler des objets. Ils doivent se mouvoir pour stimuler le système vestibulaire, pour comprendre les relations logiques. Ils doivent jouer aux puzzles pour développer les compétences visuo-spatiales (que l’on retrouve ensuite en géométrie par exemple), au jeu des 7 différences, etc.
 
D’anciens collègues me racontent avec désolation que les élèves envoient des sms en cours, qu’ils sont scotchés à leur téléphone portable dans les cours de récréation.
 
Comment l’austérité de l’école et les efforts à déployer pour apprendre, sans qu’il y ait de récompense immédiate, peuvent rivaliser avec l’attraction des écrans et la facilité pour les employer ? Dans l’histoire du développement du cerveau humain, le principe du plaisir est plus ancien que le principe de la crainte.
 
Un sportif qui ne s’entraîne pas avec assiduité ne peut réussir dans son sport. Quel que soit l’entraîneur, quel que soit la méthode d’entraînement.
 
Il est donc urgent de limiter drastiquement la consommation d’écran : télévision, ordinateur, jeux vidéo, téléphone portable. Pas plus de 2 heures par semaine.
 
Que se produira-t-il ? D’abord un conflit entre les enfants et leurs parents, qu’il ne faut pas éviter. Après tout, ce sont les parents qui décident, et les enfants qui obéissent. Puis des plaintes (« mais je m’ennuie, je n’ai rien à faire »), puis une période de sevrage (acceptation du sort), puis la naissance de l’intérêt pour d’autres loisirs et pour les études. Les résultats scolaires décolleront alors, sans avoir besoin de dépenser des centaines de dollars pour des cours particuliers.
 
Le mode de vie de nos enfants est incompatible avec les études, les enfants sont des drogués. Des drogués de l’écran, mais nombre d’entre eux fument et boivent, s’alimentent mal, et ne dorment pas assez.
 
Adopter une bonne hygiène de vie ne nécessite aucun investissement particulier, c’est à la portée de tous ; il n’y a aucune excuse à trouver. Il faut être très clair sur ce point. Et si c’était cela, le secret de la réussite des enfants de prof ?
 
La surinformation
 
Les enfants (terme générique qui inclut les adolescents) sont aujourd’hui en prise directe avec les informations. Une surabondance d’informations. Ils participent aux discussions des parents, regardent les informations télévisées pendant le repas, des films, des documentaires, etc. Ils accumulent ainsi une quantité impressionnante d’informations, dont beaucoup de fausses, d’autres sans explication. En plus, ils sont attirés, comme tout le monde, par ce qui est sensationnel, et donnent à un événement unique une portée générale.
 
Quelle est l’influence de cette exposition à l’information sur les apprentissages ? Cette abondance d’informations constitue un stock de représentations du monde qui entre en conflit avec les savoirs scolaires qui sont bien souvent contre-intuitifs et nécessitent une mise en contexte.
 
Au contraire, tout ce qui est présenté dans les médias de masse doit être simplifié pour des raisons d’audience.
 
Enfin, la surabondance d’informations empêche toute réflexion parce qu’elles sollicitent les cortex associatifs. Il faudrait les critiquer, les synthétiser, les vérifier dans différents contextes pour assurer un équilibre et solliciter ainsi les fonctions exécutives. Tout neurologue, tout psychologue sait parfaitement cela. Mais ce ne sont pas eux que l’on entend : ce sont les Brighelli et les Polony !
 
Des effectifs hétérogènes
 
Les établissements primaires et secondaires accueillent de nombreux élèves allophones provenant de pays étrangers. Ces élèves sont d’abord très respectueux parce qu’ils proviennent de pays (pays arabes, d’Afrique noire, d’Europe de l’Est) où le respect des parents, du professeur, de l’adulte est érigé en règle première.
 
Mais comme une grande partie d’entre eux vivra, pour des raisons économiques, dans un environnement de violence, ils se fondront dans cet environnement. Vous et moi ne sommes que ce que produit notre environnement.
 
D’autre part, les rares structures publiques où l’on enseigne le FLE ou le FLS (cours de français pour élèves qui ne parlent pas ou pas assez bien le français) sont surchargés, alors de nombreux élèves allophones sont intégrés dans des classes normales. Le prof qui a la charge de faire cours à tous ses élèves se trouve ainsi ralenti parce qu’il faut expliquer et réexpliquer. Et lorsqu’on ne comprend pas une situation, que ce soit pour des raisons linguistiques ou autres, notre système nerveux central nous envoie un signal de danger qui entraîne la fuite ou l’agressivité. Cela vaut pour tous les êtres humains ; ce n’est nullement lié à une culture, une religion, encore moins à une couleur de peau.
 
D’une manière générale, ne pas disposer d’un vocabulaire suffisant pour communiquer avec les mots conduit à communiquer avec les poings – que l’on soit francophone ou allophone - ou à ne pas communiquer du tout.
 
400 – 600 heures de français de moins
 
L’apprentissage de la langue est en effet fondamental pour étudier l’ensemble des disciplines proposées aux élèves du primaire, du secondaire, et du supérieur. Or, le lycéen de 2002 s’est vu dispenser de 400 à 600 heures de français de moins que ses aînés de 1972.
 
Connaître la langue d’étude permet non seulement de mieux comprendre ce qu’on apprend, mais aussi de mieux réussir ses devoirs. Parce qu’il faut lire et interpréter un énoncé, mais aussi démontrer. Donner un résultat exact ne signifie pas qu’on a compris.
 
Dans l’une de ses brillantes études, l’immense professeur de psychologie Alain Lieury (qui mérite vraiment ces qualificatifs laudatifs) a démontré que les collégiens aux moyennes générales les plus faibles avaient acquis 1000 mots nouveaux par an, lorsque leurs camarades à la moyenne la plus élevée en avaient acquis 4000. Pour rappel, l’étude entreprise par Alain Lieury et ses étudiants avait répertorié dans les manuels scolaires (toutes disciplines confondues), 6317 mots nouveaux en 6è, 9679 en 5è et 18073 en 4è. Words matter !
 
Comme il est impossible de supprimer l’informatique ou d’autres nouvelles disciplines au profit du français, une solution consisterait à augmenter la durée de la scolarité obligatoire. Après tout, ce serait un bon moyen d’utiliser l’allongement de l’espérance de vie, plutôt que d’employer cet argument pour faire travailler les gens plus longtemps.
 
Quoi qu’il en soit, ce qui n’est pas fait à l’école est comblé par les familles, or celles où l’on parle bien et où on parle de culture offrent à leurs éléments les plus jeunes de meilleures chances de réussite scolaire.
 
No futur
 
L’école n’est pas une fin en soi pour la majorité des élèves. C’est un passage obligé qui devrait déboucher sur une situation professionnelle, or il n’en est rien. Les jeunes ne sont pas dupes, et le tonton qui a son doctorat est aujourd’hui « caissier au prisu ». Il ne peut plus être érigé en modèle de réussite. Même les étudiants qui sortent d’HEC, de science-po ou d’autres formations prestigieuses ne sont plus assurés d’avoir un emploi stable, ce, malgré l’annuaire des anciens élèves. Les filières « inutiles » comme psycho ou philo ne sont pas les seules concernées.
 
Or, sans avenir professionnel pour couronner des études, il ne peut y avoir de motivation.
 
La motivation n’est pas un processus qui se décide. Elle naît d’un besoin de se transformer, de s’adapter et d’anticiper. On est motivé par la lecture d’un livre si on peut anticiper.
 
L’anticipation qui n’est autre qu’un contrôle du futur est le premier facteur explicatif de l’addiction aux jeux vidéo.
 
Etudier ne permet plus d’anticiper, pourquoi donc étudier ?
 
Résultat immédiat, résultat différé
 
Nous vivons dans une société où l’on s’est habitué (on dirait plus volontiers conditionné) à un résultat immédiat. Tout est simple : j’appuie sur un bouton, je compose un numéro, et j’obtiens ce que je souhaite.
 
Etudier est un peu plus complexe ; c’est une activité solitaire et éprouvante où l’on peut déployer beaucoup d’efforts sans obtenir de résultat immédiat. Cela entre en complète opposition avec l’image de la facilité que nous vantent les publicités.
 
 
  1. Tout le monde peut transmettre
 
Transmettre n’est ni une affaire de pédagogie unique qui s’imposerait à toute situation, ni une affaire de spécialiste. Tout le monde peut transmettre, et comme dans toute activité, rien n’est plus important que l’expérience qui a besoin de temps pour se former. Quand on sort d’une école, on ne sait rien.
 
Les universités américaines et les charter schools (écoles « privées ») font d’ailleurs de plus en plus souvent appel à des professionnels (ingénieurs, médecins et autres employés dans divers secteurs) pour aider les enseignants. Cela offre l’avantage inestimable de concrétiser les enseignements, d’effectuer des liens entre le monde scolaire, théorétique ou propositionnel, et le monde du travail. L’élève ou l’étudiant comprend ainsi mieux le sens de telle ou telle formule mathématique parce qu’on lui explique ses implications concrètes. L’apprentissage fait alors sens.
 
Voilà de quoi le système éducatif français devrait s’inspirer.
 
 
  1. Mais enseigner n’est pas transmettre et apprendre n’est pas mémoriser
 
Enseigner n’est pas transmettre, c’est conduire l’élève à accéder au stade de la connaissance en modifiant ses représentations, c'est-à-dire ce qu’il croit être vrai, ses préjugés.
 
Tout être humain vient au monde avec des représentations qui lui sont personnelles et qu’il a construites dans son environnement. Ce qui fait que chaque être humain est unique et interprète toute situation à laquelle il est exposé en fonction de ses acquis. On ne lit ni n’écoute : on interprète, on reconstruit. L’être humain considère que ce qu’il sait est vrai tant qu’il n’a pas fait l’expérience des limites de son savoir. Par exemple, quand un nuage noir passe au-dessus de sa tête, il pleut.
 
On aura beau lui transmettre (selon les orientations pédagogiques de Brighelli et Polony) l’information qu’il y a des nuages noirs qui ne donnent pas de pluie, ou qu’il peut pleuvoir sans nuage noir, il n’intègrera pas le concept, juste les mots employés pour l’énoncer. Il pourra donc répondre correctement à une interrogation orale ou écrite, mais il n’aura pas modifié ses représentations.
 
Toute pédagogie qui consiste à dire « les choses sont comme ça, les choses sont comme si » ne fonctionne pas. C’est du dressage qui ne modifie en rien les représentations des élèves. Voilà pourquoi ils confondent toujours Martin Luther King avec Martin Luther ou placent la première République en 1789.
 
Un dernier exemple, simple. Lorsque vous apprenez une combinaison de mouvements dans des activités sportives (qui, parce qu’ils sollicitent le cervelet, s’apprennent et se retiennent plus facilement que les activités abstraites), votre coach vous montre les mouvements à exécuter (et/ou il les explique), et parce que vous disposez de neurones miroirs, vous êtes capables de les enregistrer. Mais lorsque vous devez pratiquer ces mouvements, vous n’imitez pas votre moniteur, vous personnalisez les mouvements, vous développez un style personnel. Vous avez reconstruit les informations transmises pour les adapter puis vous leur avez donné un sens en les exécutant : c’est cela la connaissance.
 
Enseigner, c’est :
- partir des représentations des élèves (ce qu’ils savent ou croient savoir) ;
- montrer les limites de leurs représentations en les exposant à des situations qu’ils n’ont pas encore vécues afin de créer un conflit cognitif ;
- démontrer (par l’expérimentation, par le raisonnement…) qu’il existe des représentations plus appropriées ;
- s’assurer qu’ils ont bien compris en leur proposant des exercices mais aussi en sollicitant leur créativité afin qu’ils utilisent leurs informations dans des situations inédites, si possible concrètes, pour accéder au stade de la connaissance et s’extraire de l’information mémorisée.
 
Un prof n’est pas un journaliste qui transmet une information ; c’est un agent transformateur qui permet à l’élève d’accéder au stade de la connaissance afin de faire sens.
 
Il y a différents types d’apprenant et aucune pédagogie n’est correctement adaptée à tous ; c’est le problème de l’enseignement de masse.
 
Malgré tout, voici ce qui donne les moins mauvais résultats en enseignement de masse d’un point de vue « rapport coût/bénéfice » :
- Pour les écoles élémentaires et le collège : la pédagogie explicite (projet Follow Through) ;
- Pour le lycée : pédagogie explicite pour les élèves faibles et dont le niveau de culture est insuffisant ; pédagogies constructivistes pour les autres.
 
Attention : j’ai bien écrit « les moins mauvais résultats… ». En réalité, il faudrait s’adapter à chaque élève, ce qui aurait un coût prohibitif pour les Etats.
 
 
  1. Et Pisa dans tout ça ?
 
On me dira alors « Tristan, c’est bien beau ce que tu racontes, mais la France est mal classée à Pisa. C’est donc la faute aux pédagos. »
 
Je leur répondrai alors :
 
- lisez mes articles sur les évaluations, vous comprendrez combien Pisa est biaisé. Pas plus qu’un autre test, certes. Tout test ne mesure que l’aptitude à passer un test.
 
- Pour pisa, si vous ne répondez pas correctement aux items à 15 ans, il y a peu de chance que vous vous intégriez à la société une fois adulte. J’invite donc les adultes à passer les items proposés pour mesurer s’ils sont eux-mêmes intégrés. Certains ministres qui ne savent pas faire une règle de trois nous surprendront.
 
- Qui connaît la méthode de sélection des établissements scolaires participant à Pisa ? Savez-vous que certains pays se sont désistés (comme le UK) lors de certains rounds parce qu’ils ne s’estimaient pas prêts ?
 
- Observez les premiers (Shangai, Singapour, Hong Kong, Corée du sud, Finlande, Japon) : leurs élèves de 15 ans fréquentent des établissements scolaires urbains ! En France, à cause du redoublement, on a une chance sur 2 d’être dans un collège, or il y a de nombreux collèges en campagne. Les critères démographiques, sociologiques et géographiques ont leur importance et faussent toute comparaison. De plus, l’emploi de langues différentes implique automatiquement un biais important.
 
- Observez les premiers : les élèves appartiennent à des pays formatés pour les concours. Aux Etats-Unis, les asiatiques et les Juifs trustent les concours, pour des raisons culturelles : il y a un profond respect pour les enseignants, une valorisation des études. Ils se donnent à fond dans tout type de concours. Les élèves français qui passent Pisa se disent qu’ils n’ont rien à gagner, alors ils ne sont aucunement motivés à passer ces tests. C’est ce qu’ils ont répondu à une question dans les annexes.
 
- Observez les items : on y montre des plans de métro, des mails, et on demande aux élèves de résoudre des situations pratiques très éloignées de l’enseignement humaniste à la française.
 
- Pisa est un instrument politique d’harmonisation des politiques éducatives dans l’objectif de proposer une éducation de masse où chacun serait capable de lire un plan de métro. Cela ne va pas au-delà. Comprendre le plan de métro ou le remettre en question n’est pas à l’ordre du jour.
 
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44 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 8 septembre 2011 13:17

    OUai c’est ça, internet c’est le mal, ( et le livre n’est pas son ancetre ) dit le pauvre vieux dépassé

    Du libre échange à l’éducation libre, et inversement
    Education : les professeurs sont inutiles, et nuisible à la croissance et libération des esprits ( la créativité )

    et plus personne ne travaille

    et vous formez des gosses pour les envoyer au chomage et vos cours et votre personne , sont alors inutiles

    inutiles également dans le fond, vous savez si la matière n’est plus utile : qu’est ce qui doit être utile aux individu ? les maths, l’histoire pas comprise , la littérature à deux balles fait par des cons ?

    ou ca ne serait plutot tou ce qui libère l’humain, l’aide a voir du pouvoir et de la compréhension sur lui , comme sur les autres

    mais c’est vrai, c’est vraiment la fin, et il est tard pour enfin choisir de faire une bonne société : personne n’en veut plus, ca coute trop chere, il y a trop de gens inutiles


    • Kalki Kalki 8 septembre 2011 13:18

      qui veut de la conscience ? déjà il faudrait en avoir pour pouvoir la définir

      probleme quasi impossible à résoudre, qui résoudra de lui meme


    • kama kama 8 septembre 2011 14:07

      D’accord sur cetains points, en desaccord sur d’autres.

      je renvoie à la meilleure analyse du problème systémique de l’Education que j’ai vu jusqu’à ce jour :

       La pédagogie et les qualités humaines et professionelles des professeurs ne sont pas tant que ça remis en cause, ce qui l’est c’est la forme d’organisation des études qui ne correspond plus à l’organisation de la société, et encore moins à la nouvelle organisation cognitive de nos enfants. Dire qu’il faut limiter l’écran à 2 heures par semaine est faire preuve de sectarisme, et ne pas tenir en compte le fait que la société évolue et que les compétences qui sont demandées aux gens changent. Par ailleurs (et sans offenser) je relève le ridicule de cette proposition, qui renvoie directement à celle de nos parents qui voulaient déjà bruler la télé pour cause de décerebration aigüe... Je ne parle même pas des tollés suscités par l’arrivée de l’ultraviolence’ de Goldorak (laissez-moi rire !).
      Finalement le problème c’est que le système éducatif n’a pas su se re former (et pas réformer), n’a pas su changer de paradigme, et entrer de plain pied dans l’ère de l’enseignement adapté, et utilisant toutes les technologies, les moyens mis à notre disposition.
      Ce que vous faîtes en tant que consultant dans les entreprises (j’ai moi aussi une société de consulting en GRH), càd apporter une solution adaptée, sur mesure, tenant en compte les particularismes de chacun des clients, voilà ce que devrai promouvoir l’Education Nationale.
      Le coût en est prohibitif ? Seulement si l’on ne tient pas en compte les bénéfices attendus qui bien sur sont à moyen long terme :
      Meilleure integration des differents types d’intelligence
      Meilleure santé mentale ( et donc physique)
      Meilleure disposition face à l’effort
      Meilleur travail en Equipe
      Meilleure integration etudes-travail
      Capacité a se former au long cours, et plus seulement jusqu’à 25 ans....
      Il y a différents types d’apprenant et aucune pédagogie n’est correctement adaptée à tous ; c’est le problème de l’enseignement de masse’
      C’est justement là que réside le grand défi de l’enseignance de demain : apporter à chacun ce dont il a besoin pour se developper. Un exemple de ce qui se fait déjà dans d’autres domaines : En cancerologie la pratique aujourd’hui est d’administrer un coktail de médicaments adaptés au profil génétique des patients afin d’éviter les complications et effets secondaires. Ça coute plus cher au départ, mais les résultats en matière de santé sont là.....

      Par ailleurs et pour finir, je remarque un point crucial qui n’est que trop rarement abordé : A quoi sert l’Ecole ?
      Réponse : à former avant tout des professeurs.... Si vous suivez le cursus universitaire jusqu’au plus haut point, vous devenez Docteur es sciences, ce qui vous permet de devenir...... professeur.... Et la boucle est bouclée. Autrement dit, l’Education Nationale ne sert pas à former et éduquer les perseonnes, sinon pour son propre avantage, et dans un système qui s’autoreproduit incestueusement..... D’aucun y verraient les premiers signes de dégénérescence, suffisants pour remettre en cause le modèle (et pas la compétence individuelle de ceux qui le composent). Le vrai soucis c ’est l’écart croissant entre ce que propose le système educatif (former des professeurs) et ce qu’en attendent les personnes (former de futurs professionnels de tous secteurs). 

      Et quant à vouloir interresser des mômes au discours d’un type aussi brillant soit-il, devant un tableau noir (le truc super dynamique), alors qu’ils sont perpetuellement soumis à un bombardement sensoriel, est une mission impossible. Cessons de vouloir transformer la société pour rendre le travail des profs plus facile, il me semble que c’est bien l’inverse qui devrait se produire. Quand commencera-t’on à produire du materiel audiovisuel et informatique interactif de qualité pour l’enseignance (car enfin nous le faisons pour nos clients qui ne voudraient pas d’un cours ch...t au tableau noir !) ? 





      • TSS 8 septembre 2011 14:47

        mon message ayant ete effacé je le reecris  !

        censure et caviardage orienté de l’Histoire de France ! Geographie facultative au lycée !

        mise en place par l’oligarchie,representée temporairement par Sarkhozy, d’une methode

         fabriquant des cretins obeissants ne connaissant ni leur origine ni leur environnement... !!


        • vinvin 8 septembre 2011 17:32

          L’ école des ignares ?....



          Ha oui, c’ est l’ école qu’ on fréquentés TOUS les hommes politiques de la terre !


          (Sauf MARINE cela va de soit).





          VINVIN.

          •  C BARRATIER C BARRATIER 8 septembre 2011 17:42

            Très bon article, bien documenté, c’est quand même mieux que les invectives des ignorants et les bavardages partisans.
             Il reste que ceux qui s’en prennent à notre premier service public s’en prennent en fait à la République. Il n’y a pas si longtemps les rétrogrades d’un catholicisme dépassé posaient la question : A quoi sert d’envoyer les filles à l’école ? Les talibans ont le même discours, trouvant même qu’il est dangereux de les instruire, on pourra moins les dominer, et c’est bien ce qui se passe heureusement !
            Par l’école on échappe aux intégristes : Voir « Ma vie à contreCoran » ici

            http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=56

            Un intervenant pose la question « à quoi sert l’école ? ». Des millions de Français ont la réponse et se battent pour qu’on arrête de la casser.

            Faire détester un service public, l’Ecole, l’Hôpital, n’est pas neutre.
            Cher auteur, mon papier du 5 septembre n’est pas loin du vôtre, il est ici :

            http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=100010


            • sparte sparte 8 septembre 2011 19:27

              « Je forme une entreprise qui n’eut jamais d’exemple et dont l’exécution n’aura point d’imitateur » (Les Confessions, Rousseau)
              -----------------
              ... ça commence mal ... : ROUSSEAU c’est bien ce pédagogue qui mit ses enfants à l’assistance publique ?

              Vos propos sont bizarres :

              « Enseigner n’est pas transmettre » ... ah bon ? d’où tenez vous ça
              « Tout être humain vient au monde avec des représentations » ... ah oui ? Vous êtes sur ?
              "On ne lit ni n’écoute« ... Ah ben ça alors ! d’où tenez vous ça ?
              question : c’est MERIEUX qui vous a appris tout cela ?
               »" Un dernier exemple, simple. Lorsque vous apprenez une combinaison de mouvements dans des activités sportives (qui, parce qu’ils sollicitent le cervelet, s’apprennent et se retiennent plus facilement que les activités abstraites), votre coach vous montre les mouvements à exécuter (et/ou il les explique), et parce que vous disposez de neurones miroirs, vous êtes capables de les enregistrer. Mais lorsque vous devez pratiquer ces mouvements, vous n’imitez pas votre moniteur, vous personnalisez les mouvements, vous développez un style personnel. Vous avez reconstruit les informations transmises pour les adapter puis vous leur avez donné un sens en les exécutant : c’est cela la connaissance.«  »

              La connaissance c’est tout le contraire  ; même pour Mozart ...

              Visiblement vous n’avez jamais pratiqué le foot, le rugby, le ski, l’aviron, la danse, le patin à glace, le cheval, ... le tai chi chan non plus ... ou du moins pas à un niveau avancé ; car vous sauriez qu’on ne développe un « style p e r s o n n e l » qu’après avoir assimilé les mouvements par la répétition physique et en faisant abstraction du mental ; bien évidemment qu’on imite son prof sinon on n’en aurait pas besoin ! ! ! : un bon moniteur puis un bon entraineur ( un coach c’est autre chose ) sont des pro qui parlent très peu : ils montrent comment ils font avec leur corps ... ils invitent à l’imitation, ils ne tolèrent pas les écarts, les « fautes » ( faute de passe, faute de quart, faute de prise de pelle dans l’eau ) sinon c’est l’échec, la chute, voire pire : le corps abîmé, la blessure ... la peur, et le dégout

              Idem pour un instrument de musique, et pour le chant !

              Vous pédagogue vous faites avec l’intelligence des enfants, puis des ado, ... ( heureusement que des fac et les grandes écoles surtout vous échappent ) , comme vous expliquez ici faire avec le corps pour un sportif : comme s’il n’y avait rien à transmettre ... pas étonnant avec ces méthodes que les enfants ne savent pas lire ni écrire ni compter si les parents ne leur apprennent pas !

              Vous supprimez la chronologie dans l’histoire parce que vous niez le progrès de l’humanité, vous voulez vous accrocher à des concepts de révolution, de transcendance immanente, d’inné, d’égalitarisme ... ça ne marche pas comme cela un être humain.

              Si BRAUDEL a fait des ouvrages d’histoire tranversale c’est parce qu’il connaissait à merveille l’histoire chronologique. L’enseignement c’est comme l’alpinisme : il faut mettre ses pas dans ceux qui vous précèdent et il y a intérêt à ce que le premier de cordée, le guide, soit un bon ... sinon on dévisse.

              Aucune démarche pédagogiste n’appendrait l’alpinisme à un débutant : essayez donc ! Chiche ?

              En conclusion, le pédagogisme c’est :

              __ la théorie des ensembles
              __ la lecture globale
              __ l’histoire sans chronologie
              __la théorie du « gender »
              __j’en passe et des pires

               __ c’est le Pol Pot des crânes ... " du passé faisons table rase "

              Les enfants n’en peuvent plus et les parents n’en veulent plus ...
              l’éducation nationale c’est la plus grande armée du monde - après l’armée chinoise - tout ça pour descendre en flamme le niveau culturel d’une nation ...

              on en a marre de votre guerre contre l’intelligence, l’enseignement, l’éducation, l’instruction. on en a marre de votre nivellement par le bas ...
              ON EN A MARRE !

              La culture d’un pays c’est aussi sa langue son accent : vous pédagogue vous appreniez cela avec un bonnet d’âne sur la tête des petits bretons au début du 20ème siècle
              Y ’ EN A MARRE http://www.youtube.com/watch?v=fho8NSBROCg


              S


              • jef88 jef88 8 septembre 2011 19:32

                le problème de l’école c’est qu’elle fait plus appel à la mémoire : le savoir qu’a l’action le savoir faire.
                On fabrique de magnifiques disques (très) durs pleins de données et on ne communique pas le logiciel qui permettrait de les traiter et utiliser ....


                • loco 8 septembre 2011 20:15

                  Bonsoir,
                   Le sujet de l’article me semble moins être la pédagogie et ses techniques que sa critique par Brighelli et consorts, dont l’auteur note justement que leur engagement est largement prépondérant sur leurs connaissances.
                   Ces gens, résolument modernes, veulent une école qui construise la société de demain : une société à deux niveaux, des cadres particulièrement pointus, et si peu nombreux que la culture, facile, des talents naturels suffira à en trouver les effectifs, et des manœuvres sans qualification, ces « variables d’ajustement »des entreprises auxquels on promet 5 « métiers » différents dans leur vie et qu’une formation pratique minimale rendra « employables » (et jetables..).
                   Une société débarrassée de ses classes moyennes, et pourquoi pas, débarrassée de l’école devenue un inutile luxe coûteux. Cette école qu’ils tentent de nous faire haïr pour mieux la tuer.


                  • Pie 3,14 8 septembre 2011 20:22

                    Merci pour cette mise au point rédigée par quelqu’un qui connait le sujet.

                    En dehors du passage concernant la nocivité de la civilisation de l’écran, je partage votre vision que vous exprimez clairement avec beaucoup de pertinence.


                    • xray 8 septembre 2011 20:40


                      Le savoir, c’est contagieux. Heureusement grâce à dieu, les enseignants sont vaccinés. 

                      LES GRANDES IMPOSTURES 

                      CONQUISTADOR SPACE (La conquête spatiale) 
                      La connerie humaine est la seule approche que l’on peut avoir de l’infini. 
                      http://conquistador-space.over-blog.fr/ 

                      Le 9 11
                      Une opération menée par l’armée américaine
                      http://mondehypocrite501.hautetfort.com/ 

                      Sida, un petit mensonge 
                      (Le complot des blouses blanches et des soutanes) 
                      http://mondehypocrite.midiblogs.com/archive/2011/01/31/sida-un-petit-mensonge.html 



                      • Daniel54 Daniel54 9 septembre 2011 07:26

                        Voilà un point de vue très documenté (bon travail) . Malheureusement , il s’inscrit tout à fait dans la ligne de ceux qui détruisent (les pédagogistes) notre école depuis plus de vingt ans . Je ne suis pas de cette lignée et je ne pense pas que mes élèves aient le sentiment que je veux les « dresser » . Par contre , mon voeu le plus cher est de leur apprendre quelque chose .
                        Non les sciences de l’Education ne sont pas une science : ses partisans perdent leur temps à vouloir mettre la pédagogie en équation . Dans son dernier livre , Natacha Polony « le pire est de plus en plus sûr » est d’une clairvoyance absolument remarquable . Bravo à Natacha Polony.


                        • sparte sparte 9 septembre 2011 09:15

                          Il est où l’auteur ?


                          • AlbatrosE AlbatrosE 9 septembre 2011 09:48

                            Bonjour,

                            Vous nous parlez de grandes références statistiques et d’ « études sérieuses ». Le culte des statistiques n’est guère un gage de scientificité. Des raisonnement qualitatifs sont parfois out aussi valables. Mieux : les statistiques sont souvent une forme de manipulation et de mensonge, comme le disait Churchill. « Mon épargne a augmenté de 20 % l’an dernier puis elle a diminué de 20% cette année, je n’ai rien pedu ». Si j’ai perdu 4% ; la taille de la décharge d’ordures a été multipliée par 2 en 30 ans, ce n’est pas beaucoup... Oui mais son volume a été multiplié par 8 !

                            Vous demandez du travail avec des « laboratoires de psychologie » comme gage de scienticificité... Pour avoir côtoyé ces gens-là à l’université, je peux vous dire que ce sont non seulement des idéologues incultes mais en plus des idéologues bien réactionnaires. Il est fini le temps du freudo-marxisme laxiste à la Dolto. Le retournement idéologique de beaucoup de ces gens-là s’est opéré à une vitesse fulgurante, en quelques années. Combien de gogos, par exemples, considèrent que l’intégriste catholique Tony Anatrella est « un bon psy des ados » ? Combien font crédit à Jean-Pierre Chartier, pour qui les droits de l’enfant sont « une aberration » et qui considère qu’il est bon que les parents imposent leur religion à leurs enfants, qui combat l’idée de donner une capacité associative aux 14-18 ans ?

                            Vous traitez les républicains de dresseurs en cage Skinner... C’est un peu vite oublier que le béhaviourisme a inspiré bien des grands pédagogues, et même skinner lui-même ; à l’inverse, le républicain donne de la substance pour nourrir l’esprit de l’élève et l’élève en fait CE QU’IL VEUT.

                            Les progressistes d’opérette que sont les pédagogistes se sont liés avec des éléments extrêmement rétrogrades et ont sont imprégniés. Cela s’est opéré par glissement.

                            Il y a aussi la liaison sombre avec le libéralisme et le management. Elles ne sont plus un mystère : http://www.meirieu.com/DICTIONNAIRE/entreprise.htm 

                            J’ajouterai que beaucoup de ces gens sont, de surcroît, de mauvais scientifiques, de mauvais chercheurs. Dans le domaine du droit des élèves, des types comme Merle et Dubet, qui s’en prétendent spécialistes. Contrairement à ce qui se passe aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Autriche... ce sont encore les parents et non l’élève lui-même qui décide de son orientation scolaire ! En France, les parents peuvent imposer une orientation forcée à leurs enfants.

                            Une tribune-libre pamphlet - dans une publication que je ne révèle pas pour l’instant (évidemment liée à l’anti-pédagogisme) - remettra sous peu ces messieurs à leur place sur ce sujet. Ils n’ont même pas lu le code civil français (très conservateur) ou s’ils l’ont lu, leur esprit critique est nullissime !!


                            • TSS 9 septembre 2011 09:58

                              exemple de culture :

                              Quand on parle de Mozart ,8 personnes sur 10 repondent l’opera-rock !!

                              Voilà où en est la culture... !!


                              • Tristan Valmour 9 septembre 2011 11:05

                                @ kama

                                Globalement d’accord avec vous à l’exception :
                                -  Je n’ai jamais clamé l’inutilité des ntic pour l’enseignement. J’ai juste affirmé que l’e-learning est un échec au regard des espoirs qu’il suscitait (beaucoup croyaient qu’il allait remplacer les enseignants). D’autre part, je parlais de la consommation d’écran pour les loisirs. Pour appuyer mes propos, un récent article du NYTimes démontrait que les ntic n’avaient pas accru l’efficacité des élèves. Mais c’est naturellement utile.
                                -  La diversité des formations supérieures invalide vos propos sur le doctorat. Mais vous avez raison en contexte passé.

                                J’observe que nous avons ici la preuve que les gens ne lisent pas un texte, mais l’interprètent, le reconstruisent. Ils ont associé la critique des activités chronophages de l’écran de loisir avec la critique des faiblesses de l’e-learning pour déduire que je critiquais l’emploi des nouvelles technologies dans l’apprentissage.

                                Allez, juste pour s’amuser, le paradigme DRM : voici une liste de mots à mémoriser rapidement. Restituez-les sur une feuille de mémoire. Puis corrigez-vous.

                                Lit - faire la sieste - éveillé - fatigué - sommeil - réveiller - somme - couverture - somnoler sommeiller - ronfler - sieste - bailler - endormi

                                @ C. Barratier

                                Merci. Je lirai votre texte.

                                @ Pluto

                                Merci pour la correction orthographique, on voit que vous savez vous focaliser sur l’essentiel. Peut-être avez-vous manqué quelques autres fautes, j’en commets régulièrement. Vous pouviez cependant supposer que je savais distinguer si et ci.

                                @ sparte

                                Il est où l’auteur ? Avec ses clients, des entreprises et des établissements secondaires et supérieurs anglophones qui apprécient son travail !

                                Apprenez d’abord que j’ai enseigné à très haut niveau. Si je parle ici de l’enseignement secondaire, je pourrais aussi parler de l’enseignement supérieur. Mais vous n’êtes pas forcé de me croire, et je m’en fiche. Ensuite, non, je n’ai pas fait de sport à haut niveau, mais j’ai participé à l’élaboration de programmes sportifs via la mise en place de chunks, qui permettent de réduire les séquences de répétition de gestes pour accélérer l’apprentissage de mouvements complexes. Je sais donc de quoi je parle. Vous avez mal lu mon passage sur la pratique sportive. Bien sûr qu’il y a une phase d’imitation, de pratique, puis de correction, je n’ai pas écrit le contraire. J’ai juste démontré que comme vous personnalisez ce que vous imitez, c’est que vous reconstruisez les informations, vous avez donc au départ un style personnel. Puis effectivement les maladresses de ce style sont corrigées par une nouvelle phase d’imitation. Je ne pouvais tout détailler, le texte était déjà long. Dans le pays où je vis, on parle de coach, désolé pour cet anglicisme, cela m’a échappé. Je me concentre plus sur le fond que sur la forme, je suis aussi limité. Enfin, les méthodes des coachs ne conviennent pas à tous les sportifs. Certains doivent voir, d’autres doivent s’entendre expliquer, d’autres doivent réaliser en même temps, d’autres ont besoin de pratiquer avant d’apprendre… les cas de figure sont nombreux.

                                Le reste de votre intervention est hors sujet.

                                @jef88

                                Vous avez parfaitement raison, l’école est trop théorétique ou propositionnelle, je l’ai écrit. Introduire davantage de savoir-faire et mettre en relation avec l’extérieur, j’en suis convaincu.

                                @ Daniel 54

                                Que vous soyez convaincu par la qualité de l’argumentation de Natacha Polony, je n’en doute pas. Mais argumenter sur du vide conduit au vide. Moi, j’apporte des études internationales, des données objectives qui échappent aux différentes idéologies. Et je suis parfaitement prêt à changer de chapelle en fonction d’études plus poussées qui invalideraient les précédentes. Je ne suis pas un idéologue.

                                Les sciences de l’éducation sont effectivement une pseudo-science, j’ai été clair sur le sujet. En revanche, la psychologie de l’éducation ou la psychologie cognitive se rapprochent davantage des sciences dures.

                                Vous confondez information et connaissance, le problème majeur vient de là. Je parie que si je propose un sujet à vos élèves, qui nécessite le recours à ce qu’ils ont appris mais dans un contexte différent, la plupart n’obtiendra pas la moyenne. En fait, cela a été démontré maintes et maintes fois dans plusieurs pays, pour toutes les matières.

                                @ Albatros

                                Je privilégie également les études (et non les raisonnements) qualitatives aux statistiques. Mais il y en a très peu. Et j’ai aussi dénoncé les biais statistiques et les biais de leur emploi dans certains articles. Pour autant, les donnés quantitatives sur la consommation d’écran ou sur le nombre de mots nouveaux dans les manuels scolaires ne peuvent souffrir aucune manipulation.

                                Quand je parlais de psychologie, je pensais à la psychologie de l’éducation, la psychobiologie et la psychologie cognitive ou encore la psychologie computationnelle. La psycho comportementaliste, je ne connais que les bases (un peu plus quand même). Je me suis orienté très tôt vers l’approche la plus scientifique en psycho. Et j’emploie avec efficacité ce que j’ai appris, merci.


                                • sparte sparte 9 septembre 2011 12:21

                                  @ sparte

                                  Il est où l’auteur ? Avec ses clients, des entreprises et des établissements secondaires et supérieurs anglophones qui apprécient son travail !

                                  Apprenez d’abord que j’ai enseigné à très haut niveau. Si je parle ici de l’enseignement secondaire, je pourrais aussi parler de l’enseignement supérieur. Mais vous n’êtes pas forcé de me croire, et je m’en fiche. Ensuite, non, je n’ai pas fait de sport à haut niveau, mais j’ai participé à l’élaboration de programmes sportifs via la mise en place de chunks, qui permettent de réduire les séquences de répétition de gestes pour accélérer l’apprentissage de mouvements complexes. Je sais donc de quoi je parle. Vous avez mal lu mon passage sur la pratique sportive. Bien sûr qu’il y a une phase d’imitation, de pratique, puis de correction, je n’ai pas écrit le contraire. J’ai juste démontré que comme vous personnalisez ce que vous imitez, c’est que vous reconstruisez les informations, vous avez donc au départ un style personnel. Puis effectivement les maladresses de ce style sont corrigées par une nouvelle phase d’imitation. Je ne pouvais tout détailler, le texte était déjà long. Dans le pays où je vis, on parle de coach, désolé pour cet anglicisme, cela m’a échappé. Je me concentre plus sur le fond que sur la forme, je suis aussi limité. Enfin, les méthodes des coachs ne conviennent pas à tous les sportifs. Certains doivent voir, d’autres doivent s’entendre expliquer, d’autres doivent réaliser en même temps, d’autres ont besoin de pratiquer avant d’apprendre… les cas de figure sont nombreux.

                                  Le reste de votre intervention est hors sujet.

                                  _________________________________

                                  L’enseignement ne consiste pas à « coacher  »

                                  Lorsqu’un enfant apprend la lecture et l’écriture, et à compter il n’a pas de « style personnel »

                                  et c’est pareil lorsqu’il apprend l’histoire et la géographie

                                  Il en aura un éventuellement après être diplômé .

                                  Picasso a fait ses « classiques » avant d’avoir son style

                                  épicétou

                                  le reste c’est de l’idéologie à la ROUSSEAU et ça ne marche pas plus en France qu’au Canada !

                                  des parents constatent les désastres de la méthode globale ... il faut plus d’une année de réapprentissage de la lecture par les soins d’un orthophoniste ! à raison d’une séance par semaine ... et d’une dictée par jour à la maison ( par les parents ) ; tout ça à l’âge de passer du collège au lycée

                                  vous savez que j’ai raison 


                                • Daniel54 Daniel54 9 septembre 2011 19:53

                                  Les sciences de l’éducation , dont manifestement l’auteur de l’article est un représentant, et toutes ses théories fumeuses , je n’en ai que faire . Ce que je vois, c’est le résultat après plus d’une vingtaine d’années de règne .
                                  Quant à votre appréciation sur les notes des élèves dans un contexte différent , on peut vous croire..............à vrai dire , je m’en fiche également car je ne pense pas que mes élèves se rangeraient à votre avis . Cessez donc de prendre ceux qui ne pensent pas comme vous pour des imbéciles.
                                  Je confonds information et connaissance : vous voulez rire ?
                                  Par ailleurs , que vous osiez affirmer que Natacha Polony argumente sur du vide , c’est à peine pensable .Quel orgueil de votre part !
                                  Votre article (quoique bien argumenté et emballé) et vos commentaires me confortent dans ce que je pense des pédagogistes et des sciences de l’éducation:arrêtez le massacre avant qu’il ne soit trop tard ! Vous rendez le métier d’enseignant impossible .
                                  Soyez plus modeste avec vos « équations pédagogiques » qui vous rendent si sûr de vous et qui vous empêchent d’admettre la réalité des faits.


                                • AlbatrosE AlbatrosE 9 septembre 2011 12:01

                                  Sans être spécialiste de psychologie comportementale (remarquez, je suis éthologue), il y a un truc tout simple que vous pourriez comprendre :

                                  Les padagogistes veulent tout mettre en activité, ils imposent au professeur d’être constamment sur le dos des élèves pour vérifier qu’ils sont « en activité ».

                                  Cette pression constante, présentée comme progressiste et avancée, n’est en fait rien d’autre que du flicage et du formatage à l’acceptation du management sauce France - téléconnerie. Il suffit de lire les écrits d’un certain Jean-marc MERCIER (qui sévit dans des groupuscules ultralibéraux et sur le forum Education de France 2), obsédé par le « management » des profs et voulant aussi faire des enseignants des « managers » pour les élèves, et même, comble le crasse vulgaire pour inculte à la mode, des « coaches ».

                                  Eh bien ! Je préfère de loin les cours magistraux ! C’est plus reposant, moins de pression, la possibilité de s’évader en rêvant quand c’est un truc chiant  ! L’élève a besoin de cet espace de liberté ! C’est avec ces cours magistraux que j’ai appris dans ma jeunesse, et très bien appris, en Bretagne, là où les profs à l’ancienne résistaient aux pédagogeries et aux démagogeries. Il faudrait y revenir : moins de pression sur l’élève, moins d’habituation à la hiérarchie des caniches du management et de la DRH à la con.

                                  Bref, le retour à la république face aux marchands, aux relativistes culturels et aux charlatans de la sociologie foireuse.


                                  • sparte sparte 9 septembre 2011 12:26

                                    Par AlbatrosE (xxx.xxx.xxx.201) 9 septembre 12:01

                                    Sans être spécialiste de psychologie comportementale (remarquez, je suis éthologue), il y a un truc tout simple que vous pourriez comprendre :

                                    Les padagogistes veulent tout mettre en activité, ils imposent au professeur d’être constamment sur le dos des élèves pour vérifier qu’ils sont « en activité ».

                                    Cette pression constante, présentée comme progressiste et avancée, n’est en fait rien d’autre que du flicage et du formatage à l’acceptation du management sauce France - téléconnerie. Il suffit de lire les écrits d’un certain Jean-marc MERCIER (qui sévit dans des groupuscules ultralibéraux et sur le forum Education de France 2), obsédé par le « management » des profs et voulant aussi faire des enseignants des « managers » pour les élèves, et même, comble le crasse vulgaire pour inculte à la mode, des « coaches ».

                                    Eh bien ! Je préfère de loin les cours magistraux ! C’est plus reposant, moins de pression, la possibilité de s’évader en rêvant quand c’est un truc chiant ! L’élève a besoin de cet espace de liberté ! C’est avec ces cours magistraux que j’ai appris dans ma jeunesse, et très bien appris, en Bretagne, là où les profs à l’ancienne résistaient aux pédagogeries et aux démagogeries. Il faudrait y revenir : moins de pression sur l’élève, moins d’habituation à la hiérarchie des caniches du management et de la DRH à la con.

                                    Bref, le retour à la république face aux marchands, aux relativistes culturels et aux charlatans de la sociologie foireuse.

                                    ___________________

                                    BRAVO !


                                  • AlbatrosE AlbatrosE 9 septembre 2011 13:14

                                    Sans vouloir attaquer personnellement l’auteur :

                                    ancien professeur et formateur, aujourd’hui entrepreneur (B2B) dans l’analyse de données concernant le thème de l’éducation, et la proposition de solutions pédagogiques et managériales aux entreprises. Chercheur en pédagogie.

                                    CQFD.

                                    Au passage, moi aussi, je fus co-fondateur d’une PME (qui existe toujours). Elle ne vend pas du vent (« consulting » ou je ne sais quoi) mais de vrais services. Mon travail était non des « conseils en management » ou je ne sais quelle baratin de ce genre mais de faire les poubelles des garages pour le recyclage et la dépollution !


                                    • Tristan Valmour 9 septembre 2011 14:50

                                      Non seulement la consommation d’écran est chronophage et se pratique au détriment d’autres activités (sportives, sociales, faire ses devoirs, apprendre ses leçons), mais elle est de surcroît néfaste au développement du cerveau. Ce n’est pas un point de vue, c’est un fait biologique. Si 2 heures par semaine vous paraissent trop peu, vous pouvez monter à 7. Au-delà, il y a des risques sérieux.

                                       

                                      @ albatros

                                       

                                      « Les padagogistes veulent tout mettre en activité, ils imposent au professeur d’être constamment sur le dos des élèves pour vérifier qu’ils sont « en activité ». »

                                       

                                      Vous avez parfaitement raison. Il y a des gourous. Mais avez-vous lu attentivement ce que j’ai écrit ? Je vais faire ici un résumé alors :

                                       

                                      -  les idéologies pédagogiques n’ont guère franchi le seuil de la classe parce que les enseignants, confrontés à la vérité du terrain, ont du composer avec. Chacun est demeuré libre de ses pratiques. Rien n’a vraiment changé et on ne peut donc imputer à un changement qui n’a pas eu lieu les faiblesses du système éducatif. Tout ça, c’est des conneries, c’est de la querelle de clochers, du vide, du vent, de l’esbrouffe.

                                      -  Ce qui a profondément changé, en 20-30 ans, c’est d’une part une consommation hors de toute proportion des loisirs « de l’écran » qui nuit au développement des capacités d’apprendre ; d’autre part une hétérogénéité accrue des effectifs sans que concomitamment  soient déployés des moyens pour les gérer.

                                       

                                      « Sans vouloir attaquer personnellement l’auteur » : bel exemple de prétérition. Mais vous pouvez m’attaquer personnellement, cela me passe à 100 000  lieues. Chacun ses occupations.

                                       

                                      « Proposition de solutions pédagogiques et managériales aux entreprises », cela signifie :

                                      -  analyse des besoins en formation pour adapter l’entreprise à son environnement ;

                                      -  analyse de l’écosystème de formations (structure, organisation et contenu des formations initiales et continues) pour aider les entreprises à  recruter au mieux de leurs besoins et pour les diriger vers les bonnes formations ;

                                      -  Gestion et développement des compétences individuelles et formation en stratégies d’apprentissage  pour adapter le personnel et les dirigeants par les formations adéquates plutôt que le licencier + augmenter la capacité d’apprentissage. Cela passe aussi par des cours de créativité.

                                      -  Piloter le changement et gérer les risques en créant l’entreprise apprenante.

                                      -  Et quelques autres petits trucs que je n’ai pas envie d’écrire ici.

                                       

                                      Tous les dirigeants sont coachés : communication, mémorisation, posture physique, prise de décision, etc.

                                       

                                      Lifelong learning is the key to the future

                                       

                                      Mais tout cela est du vent, je vous l’accorde. On a essentiellement besoin de boire, manger, dormir, se reproduire, respirer, se protéger. Tout le reste n’est que littérature, et je suis sincère. Malheureusement, avec la complexité croissante des sociétés, nous sommes tous écrivains.

                                       

                                      @ Andromède

                                       

                                      J’ai été fort en attaquant la télé, les jeux vidéos, alors vous pensez. On ne peut pas noter avec bienveillance un tel article qui fait vieux pépé rétrograde. Si au moins cela peut faire prendre conscience à un seul parent qu’on ne laisse pas son enfant 7 heures par jour devant un écran, ce sera déjà beaucoup. J’ai pour moi ma formation, mon expérience, ma capacité à lire et interpréter les études scientifiques en neuro et psycho. En plus, je suis beau (et avec un peu d’humour)

                                       

                                      De plus, les gens sont tellement conditionnés par les messages médiatiques qui rejettent la faute sur les pédagos, enseignants et autres que, la plasticité cérébrale aidant, ils en sont convaincus. Ils jugent alors avant de lire. C’est normal. L’abus de médias, y compris d’agoravox, est mauvais pour la santé.

                                       

                                      Ils n’ont pas compris que tout ce qui a été enseigné par les pédagos et pédagogos n’a pas été appliqué. Chaque prof a fait comme bon lui semblait, il s’est approprié les différents outils, théories, etc.

                                       

                                      Méthode globale : abandonnée très tôt. Preuve : livres d’apprentissage de la lecture. D’autre part, j’ai donné l’exemple chinois, et pense que la méthode globale développe les capacités cognitives.

                                       

                                      Chronologie en histoire : jamais abandonnée. Preuve : livres d’histoire et cahiers des élèves. Ce qui a changé : perte de l’influence des personnages historiques (qui sont quand même enseignés) au profit de l’histoire des populations.

                                       

                                      @ Kalki

                                       

                                      Vous me faites rire.

                                       

                                      Qui inventent vos ordinateurs ? Des êtres humains. Sur la base de quoi ? Sur l’imitation de ce que l’on sait du fonctionnement du cerveau humain. Que sait-on ? Certaines choses, mais encore beaucoup d’inconnues. Quels sont les problèmes ? Le traitement cognitif des données par un cerveau humain est profondément lié à ses émotions, au sommeil. Problème : un ordinateur n’a pas d’émotion et ne dort pas. Autres problèmes : tellement nombreux.

                                       

                                      Avec les neurones miroirs, le cerveau a fait un bond prodigieux. Au contact des ordinateurs, il fera encore un autre bond conséquent. Il y a le potentiel nécessaire. Le futur : modélisation et développement de la synesthésie, action sur les neurotransmetteurs et les récepteurs NMDA, etc.

                                       

                                      Qui de l’homme ou de la machine sera le plus fort ? Je n’en sais fichtre rien. Je me contente des faits, je ne suis pas devin, et je ne sais pas grand-chose.

                                       

                                      @ tous

                                       

                                      Merci pour vos interventions. Relisez ce que j’ai écrit pour bien comprendre. Pour ceux qui ont fait le petit exercice proposé (paradigme DRM) : ceux qui ont de mémoire écrit le mot dormir ou d’autres mots absents de la liste (normalement, 60% des lecteurs) ont la preuve qu’on ne lit pas mais interprète, qu’on reconstruit. Pour ceux qui n’ont pas fait l’erreur, j’ai de nombreuses autres expériences amusantes qui le prouvent.

                                       

                                      Je ne pourrai malheureusement plus répondre aux messages, mais les lirai.

                                       

                                      Bonne nuit à tous


                                      • AlbatrosE AlbatrosE 10 septembre 2011 08:18

                                        « Tous les dirigeants sont coachés : communication, mémorisation, posture physique »

                                        Voilà où en est la société de merde dans laquelle nous vivons... Un guignol formaté en école de commiunication le « coôôaheutcheheu » et lui apprend comment croiser ses jambes et quelle couleur choisir pour sa cravate... Il le gave d’anglicismes de bas étages et de jargon débile plein de sigles incompréhensibles pour que les ânes le prennent pour un savant.

                                        Non, Monsieur, ce n’est pas de la littérature ! C’est de la sous-culture poubelle ! La littérature, c’est Hugo, Camus, Dostoïevsky, Madame de Sévigné... Il y a une hiérarchie des oeuvres ! De même que faire caca dans un tableau n’est pas une oeuvre d’art, de même que mettre un crucifix en plastique dans son pipi n’est pas une oeuvre d’art, de même que se torcher avec un drapeau français n’est pas de l’art, quoiqu’en pensent les nouveaux pédants et les faux intellectuels à la mode. L’ordure publicitaire vomie par la télé, ce n’est pas non plus de la cullture, quoiqu’en pensent les pédagogos.

                                        Que l’on ait régressé au point d’en arriver là montre à quel point une vraie école de la culture doit être reconstruire. Qu’un ancien professeur passe d’un savoir solide à ça et gagne du fric montre à quel point nous sommes en décadence. Il faut une révolution.


                                        • AlbatrosE AlbatrosE 10 septembre 2011 08:25

                                          A propos de jeux Vidéo, on peut être anti-pédago et s’y intéresser ! Ce sont même mes anciens élèves de terminale qui m’y ont initié :

                                          http://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00418951/en/

                                          Il ne faut surtout pas en laisser le monopole aux « pédagogues môôdèèèrneuheuheuheu » !

                                           


                                          • zelectron zelectron 11 septembre 2011 09:42

                                            @l’auteur
                                            quelques petites remarques en passant
                                            Brighelli et Polony : aucune compétence particulière pour discourir de pédagogie, vous non plus ! Comme vous Natacha Polony n’a pas raison en tout .
                                            « je m’interroge seulement sur l’engouement qu’ils suscitent auprès du public et des médias en l’absence de toute référence scientifique sérieuse » : ce qui sous entendrait que vous même ...
                                            « les pédagogistes* marxistes ? » n’ont pas « paradoxalement » forcément la qualité de pédagogue
                                            pédagogistes : ceux qui s’autorisent à s’autoriser à dire comment on doit enseigner sans savoir de quoi on parle.
                                            « Il semble cependant que les asiatiques aient un QI supérieur aux autres » : ah, bon ? ainsi que les bilingues et d’autres catégories ... ?
                                            En dehors de ces quelques « détails » votre argumentation est suffisamment étayée pour y prêter attention, vos recettes sont-elles efficaces pour le plus grand nombre ?
                                            Jadis (ce n’est pas si lointain) de simples bouts de bois servaient de base de jeux aux enfants qui grâce à la fécondité latente de leur imagination et l’excitation de leur curiosité en ce qui concernait les mille et une façons d’assembler, de tailler, d’ajouter des personnages construits avec de la ficelle et ceci durait des heures, et des heures avec qui le frère, la sœur, le copain, y compris le chien (légèrement martyrisé mais complice, en en redemandant)
                                            Les écrans, les jeux mâchés (tout fait ?), effectivement canalisent ( emprisonnent, dévoient ) les cerveaux d’une partie conséquente de notre jeunesse et donc pour y remédier il faut instituer une nouvelle école des parents (vaste programme) !
                                            ite missa est !


                                            • AlbatrosE AlbatrosE 11 septembre 2011 10:48

                                              « Il semble cependant que les asiatiques aient un QI supérieur aux autres »

                                               

                                              Là, je pense qu’il a juste oublié la négation :

                                              « l semble ne cependant pas que les asiatiques aient un QI supérieur aux autres »

                                              Pour avoir rédigé pas mal de mémoires, je peux vous dire que ce genre de coquille est courant et que la relecture ne permet pas toujours de les repérer.


                                            • Tristan Valmour 11 septembre 2011 15:20

                                              @ tous

                                              En fait, les commentaires de certains prouvent qu’on ne lit pas mais qu’on interprète un énoncé, ce qui est normal. Personne n’échappe à ce biais qui est inhérent à l’être humain. Le cerveau interprète, reconstruit. Ce qui signifie bien qu’enseigner n’est pas transmettre mais changer les représentations pour accéder à la connaissance, non plus à l’information.

                                              Finalement, en relisant mon billet à tête reposée, et en mettant de côté vos représentations (c’est-à-dire ici vos préjugés) sur les pédagogues (des gens inutiles, marxistes, etc.) mais en vous attachant aux seuls faits, vous aurez noté que j’ai écrit :

                                              Madame Polony, monsieur Brighelli et consorts attribuent à tort aux pédagogues (que ce soit Meirieu ou quelqu’un d’autre) les maux actuels du système scolaire. Aucune de ces deux personnes ne dispose de la formation adéquate pour discourir de ces problèmes avec justesse et précision. Que leur engagement politique, comme tout engagement politique (ce n’est pas une question de couleur politique) trahit le souci d’objectivité. Et ça vaut pour Meirieu aussi.

                                              Pour identifier la responsabilité d’un courant pédagogique, il faudrait comparer les systèmes scolaires passés et présents dans un environnement identique.

                                              Que cet environnement a beaucoup changé. On ne peut donc pas comparer les situations. Ca ne semble pas évident pour tout le monde ? Dès lors, on ne peut pas pointer la responsabilité des pédagogies. La démarche analytique ne fonctionne pas pour traiter les problèmes complexes ; il faut adopter une démarche systémique.

                                              Qu’on observe (preuves à l’appui) que la consommation d’écran de loisir est très importante et qu’elle n’avait pas une telle importance il y a 20-30-40 ans.

                                              Qu’assister aux cours n’est pas suffisant pour apprendre et qu’il faut, quand on est élève travailler à la maison. Entre faire 4-7 heures d’écran par jour et apprendre ses leçons, réviser et faire ses devoirs, il faut choisir ! Il n’y a que 24 heures dans une journée : pour tout le monde !

                                              Que la consommation excessive d’écran a une influence néfaste sur le développement du cerveau (c’est un fait scientifique parfaitement établi).

                                              Que dans les changements de l’environnement, on peut aussi noter : l’absence de débouchés professionnels qui freine toute motivation à étudier, des effectifs très hétérogènes, etc.

                                              Que d’après les méta-analyses, il semble que la méthode globale associée à une approche phonique soit la meilleure pour apprendre à lire.

                                              Que les enseignants ont toujours conservé leur liberté pédagogique. La plupart d’entre eux n’a pas adopté une approche pédagogique au détriment d’une autre, mais qu’ils ont dû s’adapter à la vérité du terrain. Et les enseignants présents sur Agoravox (albatros, daniel54, etc.) ne peuvent quand même pas dire le contraire. Franchement, soyez honnêtes, vous vous êtes adaptés non ? Vous avez envoyé balader telle ou telle théorie, ainsi que la plupart de vos collègues n’est-ce pas ? Dès lors, il s’agit d’une raison supplémentaire, et sans doute la principale pour affirmer que la pédagogie n’est pas responsable des soucis que l’on observe aujourd’hui, ou qu’en tout cas, elle n’a pas joué un rôle prépondérant. Les problèmes sont ailleurs.  

                                              Les sciences de l’éducation ne sont pas une science. Mais il existe des sciences qui ont un rapport avec l’éducation : psychologie cognitive, psychologie de l’éducation, psychologie comportementale, neurosciences, systémie, etc. Avec des groupes de contrôle, des études longitudinales, etc. Que ces sciences ont la capacité à apporter une aide précieuse aux enseignants et aux élèves.

                                              Je n’ai donc, dans ce billet :

                                              -  jamais fait l’éloge d’un courant pédagogique particulier

                                              -  jamais dit que les jeux vidéo sont mauvais. C’est l’excès qui est mauvais en raison de la plasticité cérébrale. Je joue aussi de temps en temps aux jeux vidéo (les mods de Rome Total War).

                                              Et ne vous en déplaise, oui, je suis parfaitement qualifié pour parler de pédagogie et je ne vais pas non plus m’excuser d’avoir passé toute ma vie à étudier principalement les sciences cognitives comme à en faire usage sur différents terrains. Je ne vais pas non plus permettre aux grammairiens et politiciens de tromper les masses. Chacun son champ de compétences. Après, on peut naturellement débattre sans se battre, je dis aussi des conneries dans ce que je ne maîtrise pas ou pas assez bien. Mais le sujet de l’article, c’est mon domaine. Et comme je ne demande à personne de me croire, je transmets toujours des sources sérieuses. Les faits, les faits, rien que les faits. Ce n’est pas de la documentation, encore moins de l’argumentation. Ce sont des faits scientifiques ! Après, la science se trompe aussi.

                                              Je ne m’adresse donc pas à ceux qui se sont trouvés une nouvelle Madone à admirer, se laissant guider par la haine des uns au profit d’un amour immodéré des autres abandonnant toute réflexion. Je m’adresse à ceux qui veulent comprendre, apprendre, réfléchir, échanger, disposer de tous les outils pour être libre et choisir. Et s’ils ne sont que deux, cela suffit.

                                              Et, pour terminer, franchement, ce n’est pas ma personne qui est importante, dans le cas contraire, j’aurais mis un lien vers un site personnel ou vendu quelque chose. Ma personne n’est qu’un ensemble de mots éphémères, je suis biodégradable. Ce qui importe, ce sont les faits que j’avance. Et eux seuls.

                                              Un « free hug » particulier à Albatros.


                                              • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 11 septembre 2011 16:51

                                                En gros d’accord avec ce que vous écrivez, je me demande toutefois ce que vous appelez «  la méthode globale associée à une approche phonique ». 

                                                Ne serait-ce pas tout bonnement ce qu’on range dans la catégorie « méthodes mixtes » qui sont des méthodes syllabiques à départ plus ou moins global et qui sont les plus utilisées aujourd’hui ?
                                                Car s’il s’agit de la méthode naguère préconisée par l’AFL, d’« accès direct au sens », elle est difficile à mettre en œuvre et se montre particulièrement « chronophage » pour reprendre votre mot.


                                              • AlbatrosE AlbatrosE 11 septembre 2011 17:01

                                                Ce n’est pas votre personne que j’attaque, mais l’activité : alliance pédagogie-management.

                                                 

                                                J’ai toujours pensé que le pédagogisme est à l’enseignement ce que le management est au travail utile : la prétention de donner des ordres aux professionnels, de restreindre la liberté, de fliquer les travailleurs et en plus de se faire payer plus cher pour emmerder les autres.

                                                Il serait super temps que les patrons embauchent des ingénieurs et des scientifiques plutôt que des commerciaux à la con et des DRH de mes deux.

                                                 Le pédagogisme est aussi à l’enseignement ce qu’est la publicité au produit : du vent, du baratin, de l’embrouille.

                                                Je vomis la société de communication qu’on tente de nous imposer, or votre activité est à fond dans la com’, c’est très à la mode, notamment chez le bouffon qui squate le sommet de l’Etat.

                                                Il est super temps de remettre les choses à leur place : payer le producteur beaucoup plus que le petit commercial racketteur de marges arrières de chez Carrefour. Payer les chirurgiens beaucoup plus que les directeurs d’hôpitaux, petits gestionnaires étriqués, incultes et incompétents chargés d’appliquer les basses-oeuvres du libéralisme. Rendre aux scientifiques et aux enseignants leurs libertés, virer les pédagogues qui prétendent faire immixion dans leur activité et leurs compétence.

                                                Tout cela est fondamentalement le même combat, celui du retour à une société saine et débarrassée de la dictature de la sous-culture marketing poubelle. 


                                                • AlbatrosE AlbatrosE 11 septembre 2011 17:39

                                                  La pédagogie, c’est présenter intelligemment les connaissances en partant du plus simple pour aller progressivement au plus compliqué, c’est intéresser son public et en sciences manipuler par l’expérience si possible. Point barre.

                                                  Le constructivisme, l’obsession de mettre « en activité les élèves » pour tout et à tout propos, la lubie de faire de la recherche en primaire et de l’enseignement primaire en licence*, c’est de la foutaise, du marketing en effet (pour faire mousser des types incapables de passer le CAPES et l’agrégation mais qui le font passer aux autres). Et c’est une volonté de mettre au-dessus des profs une hiérarchie de parasites chargés de fliquer leur conformité idéologique, de justifier la politique de privatisation de l’école, l’autonomie des établisssements au nom de la « modernité pédagogique ». La commission Thélot puis Pochard, c’est exactement cette alliance pédago-néolibéralisme. C’est lamentable, ces gens sont des collabos à tondre !

                                                  * Valérie Pécresse veut que les étudiants de licence sachent lire, écrire, compter et faire une règle de trois ! http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/marie-sandrine-sgherri/la-licence-selon-valerie-pecresse-18-12-2010-1276932_301.php ; pendant ce temps-là, on veut faire des élèves de CP des petits chercheurs.

                                                  Quand on arrive à un tel degré de connerie (présentée comme de l’expertise brillante), on se dit qu’il est urgent de renverser les crasses qui nous gouvernent et veulent en plus nous caporaliser pour nous asservir à leurs lubies dégénérées !

                                                  J’entends déjà les faux intellectuels dénoncer mon « populisme » face à tous ces « experts » qui savent mieux que moi et ont fait des études « sérieuses ». Eh bien oui, je suis populiste !


                                                • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 11 septembre 2011 17:46

                                                  @AlbatrosE


                                                  On se demande ce que vous appelez pédagogistes et pédagogisme... Des mots à la mode qui ne recouvrent pas grand-chose mais permettent à des enseignants d’éviter de se remettre en question et à des usagers de trouver des boucs émissaires prêts à égorger !

                                                  On peut se plaindre de ce que les donneurs d’ordre, ceux qui concoctent les programmes et les directives de l’EN soient souvent des technocrates coupés du terrain, mais pourquoi les appeler « pédagogistes » ? Par ailleurs, laisser aux enseignants une bonne dose d’autonomie ne signifie pas autoriser le laissez-faire. On n’a pas bien résolu le problème de l’évaluation des enseignants mais on a quelquefois dans le passé fait des tentatives pour associer les praticiens à la réflexion préalable à la réforme du système éducatif. Qu’on ait pas toujours écouté ce qu’ils disaient est une autre histoire...

                                                  • AlbatrosE AlbatrosE 11 septembre 2011 18:49

                                                    Pédagogistes ? Dit autrement, les « spécialistes » des pseudo-sciences de l’éducation, ceux qui en ont fait profession et prétendent venir nous « coacher » pour reprendre un mot à la mode chez les beaufs.

                                                    Ces gens-là n’ont aucune valeur universitaire, ils sont cooptés, se croient capables d’expliquer à un biologiste comment enseigner la biologie alors qu’ils ne connaissent rien à cette science.

                                                    Peut-être qu’être physicien est insuffisant (quoique nécessaire) pour être un bon prof de physiques... mais être titulaire d’un doctorat torche-cul en sciences de l’éduc le permet encore moins.

                                                    Ils se présentent, pour compenser, comme les détenteurs du monopole du coeur et considèrent qu’eux portent un intérêt aux élèves que n’aurait pas le prof aigri recruté sur ses connaissances.

                                                    Foutaise ! A 14 ans, je m’intéressais de près au droit des élèves. Je me suis rendu compte récemment que mes réflexions de l’époque posaient des questions que les « spécialistes » n’avaient jamais posées... Je vais les publier bientôt dans une revue de méchants corporatistes brighellistes. En se donnant très peu de peine, on peut, à 14 ans, largement dépasser Dubet et consorts. C’est dire leur compétence

                                                    Doubler les gauchistes sur leur gauche, c’est assez jouissif. Porter plus d’intérêt aux élèves que les partisans de « l’élève au centre » en défendant une conception disciplinaire du métier l’est tout autant. smiley


                                                    • AlbatrosE AlbatrosE 11 septembre 2011 20:01

                                                      Dans la classe, votre pragmatisme est effectivement une excellente chose !

                                                      Cela dit, ici, on a parfaitement le droit d’attaquer les idéologies. En particulier l’idéologie des « compétences » qui vise à lobotomiser et formater les élèves. Cette infâme conception utilitariste de l’école qui tend à priver les élèves de culture.

                                                      Quant à ma hargne, elle n’est que la réponse du berger à la bergère. Les pédagogistes ont voulu toucher le statut de mon métier, ils collaborent avec Châtel qui le dénature complètement. Ils attanquent mon métier (« redéfinition du métier d’enseignant », comme dit Châtel avec la collaboration de Meirieu, Dubet et Pochard !!) Eh bien moi aussi, je les touche et je les attaque ! Normal. Quand on cherche le caca, on le trouve.


                                                    • AlbatrosE AlbatrosE 11 septembre 2011 21:17

                                                      Les compétences, et c’est très grave, prétendent juger et contrôler les savoir-être et les attitudes des élèves, et même leur « attitude citoyenne » (sic).

                                                      C’est extrêmement grave ! L’Ecole est là pour leur donner des connaissances et des logiques pour raisonner, pas pour tripoter leur personnalité, qui est sacrée, ni les endoctriner au boboïsme ambiant. J’ai signé pour servir la République, pas une secte d’inspiration scientologique.

                                                      Ironie du sort, ceux qui ont interdit pendant des années d’utiliser les notes pour sanctionner le comprtement prônent aujourd’hui exactement l’inverse. Rien que ça suffit à discréditer les guignols de l’IUFM.


                                                    • AlbatrosE AlbatrosE 11 septembre 2011 22:12

                                                      Je suis d’accord. Vous parliez des compétences en général - au sens non frelaté - tandis que je parlais du livret de compétences qu’ils viennent de nous sortir et de l’idéologie qui va autour.


                                                    • non667 11 septembre 2011 22:43

                                                      à tristan
                                                      article bisounours qui débat du sexe des anges !

                                                      ces mauvaises méthodes/ réformes 68tardes ne sont pas des erreurs mais font parti d’un COMPLOT qui vise a démolir l’éducation nationale et au delà la nation /société française

                                                      l’école de jules ferry avant 1966 (début des réformes) permettait l’instruction (dépendant du ministère de l’instruction publique ! )et l’ascension sociale sans discrimination sociale je peux en témoigner étant dans une école ou il y avait 50% d’enfant d’origine polonaise . Des siècles (depuis Charlemagne comme dit la chanson )d’expériences ont permis d’affiner empiriquement les méthodes pédagogiques a l’école et une bande de trouduc n’ayant jamais enseigné viendrait tout démolir et imposer leurs élucubrations !!!!!!!!

                                                      les ministres , les inspecteurs ,la hiérarchie , les pédagogues institutionnels (genre philippe meirieu ) n’étant pas des imbéciles ces réformes aberrantes (math moderne ,méthode globale ,notation par lettre ., suppression des notes , suppression du bepc , contrôle continue ,suppression du bac si,si il en a été question . ..etc .... ) ne peuvent êtres des erreurs mais un complot destiné a démolir l’école de jules ferry .
                                                      la méthode pour les imposer étaient staliniennes,(aucune liberté contrairement au dire de l’auteur !) sorties au printemps ,formation d’une demie journée en juin , applicables à la rentrée suivante . les manuels n’étant pas encore sortis ., toutes remarques /contestations publiques valait a l’auteur une dénonciation et une visite de l’inspecteur et un rapport assassin à la clef et une note ( si,si il n ’est pas question de la supprimer celle là ).proche du renvoi pour incompétence !( voir mutation à zuidcote smiley

                                                      preuve/motif de ce complot : la déclaration de cohn bendit sur les universités en mai 68 (revue à la télé en 2008 ) en substance :" inutile de promouvoir a classe ouvrière dans l’enseignement supérieur ils deviendront les plus fidèles valets du capitalisme "
                                                      dans un contexte de rivalité capitalisme / communisme russe pour les rouges /roses il fallait en 68 faire échouer la société française pro-capitaliste en sapant l’éducation nationale de l’école à l’université , en formant les élèves a la revendication (délégués élèves ,délégués parents ) (aujourd’hui et en 2002 envoyés dans la rue ! )
                                                      pendant toutes ces années les syndicats gauchistes pourtant tout puissant dans l’éducation nationale ne se sont jamais opposé à ces réformes (silence radio sur toute la ligne .,donc complices )
                                                      après la disparition du communisme le travail de sape continuant de la part du ps (acquis au fmi .....) le motif ne peut être que :

                                                      - maintenir dans l’ignorance /abrutir la vile populace pour la rendre plus docile et plus servile

                                                      - démolir la nation française au profit du mondialisme judéo-américain .

                                                      - démolir l’enseignement public pour le refiler au privé mondialo-capitaliste 
                                                       volonté depuis toujours de la droite mais poursuivi après par la gauche insidieusement : (taper : autonomie des établissements 1983 ) autour de 1984 voulait sortir un projet ou les lycées auraient leurs bac propres répondant a un projet pédagogique spécifique avec recrutement /gestion des profs par le chef d’établissement ! etc... le ps = ok ; pc = 0 , il a fallu toute l’énergie des trotskistes infiltrés dans F.O. pour mettre en échec ce projet !
                                                      mesurettes par mesurettes insidieusement la privatisation se prépare toutes les réformes ne servent qu’à démolir l’e.n. et a diviser les enseignants .

                                                      inutiles d’entrer dans un débat pédagogique tant que le débat politique n’aura pas été réglé !

                                                       


                                                      • Raymond SAMUEL paconform 12 septembre 2011 09:22

                                                        Tournez, tournez manège...

                                                        Voudriez-vous lâcher un peu la grappe aux enfants ?

                                                        Vos compétenses qui sont immenses, vos ruminations intenses et vos régurgitations plus doctes les unes que les autres, plus absconses aussi, comme vos étripages de chiffonniers, n’ont d’intérêt que pour très très peu d’élèves. A vue de nez je situerais le pourcentage de ceux qui en tirent vraiment un bénéfice qu’on pourrait qualifier de suffisamment substanciel à 4 ou 5 %.

                                                        Auparavant, c’est à dire jusqu’au collège inclus, vous aurez nuit à tous.

                                                        Quel drame pour l’humanité de remettre TOUS les enfants dès le berceau entre les mains d’une administration du type Education nationale et d’une idéologie infentilisante (mot utilisé à dessein parce qu’il illustre, comme beaucoup d’autres qui font partie du langage courant, l’absence de respect que les adultes portent à l’enfance ).


                                                        • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 12 septembre 2011 11:14

                                                          @AlbatrosE

                                                          Vous écrivez : «  Les pédagogistes ont voulu toucher le statut de mon métier, »
                                                          C’est peut-être là le nœud du problème : un certain nombre d’enseignants refusent de se remettre en cause ! Si les biologistes avaient fait de même, on en serait encore à croire à la génération spontanée (des microbes) .

                                                          Les chercheurs en sciences de l’éducation sont souvent plus modestes que leurs épigones. Les avez-vous lus ? Vous êtes-vous penché sur leur méthodologie. Il m’est arrivé un jour dans un stage syndical d’entendre l’un d’entre eux, Samuel Johsua (avec lequel je ne suis d’ailleurs pas parfaitement en phase sur le plan politique). Ce qui m’a le plus impressionné chez lui, c’était sa modestie. Il faisait part du résultat de ses recherches (« Voilà ce que je sais »). Pour le reste, il avouait avant tout son ignorance, reconnaissant qu’en matière d’opinion, la sienne ne valait ni plus ni moins qu’une autre.

                                                          @paconform

                                                          Toujours la même antienne ! Il ne vous vient pas à l’esprit que l’Institution scolaire n’est pas un monstre froid qui dévore les enfants, mais un cadre dans lequel des praticiens (pas tous) ont le même souci que vous du bien et du bien-être des enfants ? Je souris par ailleurs de votre rigueur scientifique qui vous permet d’évaluer au pourcent près la quantité d’enfants bénéficiant des querelles de chapelle entre enseignants !
                                                          Si je vous comprends bien, les 95% restants doivent demeurer chez eux ou aller à l’école de la rue... C’est ainsi qu’on leur lâchera la grappe !




                                                          • AlbatrosE AlbatrosE 12 septembre 2011 19:12

                                                            Je réponds en même temps aux deux intervenants : M. Mourot et « pasconforme ».

                                                            J’accepte parfaitement d’être remis en cause, il y a mes élèves pour ça ! En revanche, je n’ai aucune leçon à recevoir aux collabobos du système qui trouvent dans le néolibéralisme un débouché à leurs lubies. Dans cette veine, on trouve le démagogue scolaire Richard Descoings (partisan des facs à 6000 euros par an), le recteur Jean-Michel Blanquer, qui fornique avec le sarkozysme et pousse à amplifier toutes les nouvelles saletés de Châtel : ECLAIR, recrutement des enseignants par le chef d’atablissement au Pôle-Emploi et bientôt sur E-bazar. Plutôt crever que de recevoir la moindre leçon de ces gens-là.

                                                            Quant au soi-disant mépris pour le monde des élèves, c’est l’alibi des nuls dans leur matière et des jaloux, qui font des dossiers pour devenir pseudo-agrégé par « liste d’aptitude » en suçant l’inspecteur. Ma vocation vient de mes anciens instituteurs mais aussi des idées que j’ai développées entre 14 et 18 ans en tant que militant lycéen ; je n’en ai rien renié et milite toujours pour améliorer le statut juridique des adolescents. Jamais, d’ailleurs, nos chers pédagogues qui prétendent avoir le monopole de l’intérêt pour l’élève n’ont été capable de poser certaines questions juridiques qui crèvent les yeux.

                                                            Donc, oui, les pédagols, je les ai lus. J’en ai même fait des compte-rendus de lecture accablants, en matière collaborazion néolibérale.

                                                            C’est en page 21, levant ainsi mon anonymat (déjà relatif) :

                                                            http://www.snalc.fr/fichiers/publications/quinzaine-universitaire-na-1336107.pdf

                                                            Libre à M. pasconforme - qui finalement est si conforme à l’esprit du temps - de ne voir dans mes écrits que du foin qui « nuit » aux élèves. Peut-être confond-il enseignement et prendre les élèves pour des débiles... Les psycho-larmoyants nian-niants, je les vomissais déjà quand j’étais ado. J’essayais au contraire de me mêler des controverses des adultes, non sans insolence parfois ! Je crois que nous avons une conception diamétralement opposée de la jeunesse.


                                                          • Raymond SAMUEL paconform 13 septembre 2011 09:19

                                                            Jean J. MOUROT,

                                                            Une antienne maintenant, après le persiflage !

                                                             Comme vous voudrez, les enfants ont l’habitude d’attendre.

                                                            AlbatrosE  :

                                                            Vous n’êtes pas visé personnellement. On sait depuis longtemps que le système broie. On continue.
                                                            C’est dans la petite enfance que les enfants sont gravement atteints. Ce dont ils ont grand besoin, qui leur manque cruellement (une vie d’enfant) le système n’est pas là pour le leur offrir.
                                                            La solution ne peut pas venir des enseignants qui ont pour mission de perpétuer ce système (comme le gouvernement), ils sont payés pour ça et ils ont accepté de le faire, généralement avec l’intention de bien faire. Je dis seulement bravo à la plupart de ceux qui démissionnent.

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Tristan Valmour


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