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L’Education Nationale, une administration à réformer totalement

On parle souvent de l'échec de l'Éducation Nationale, de ce "grand corps malade", de ce million de fonctionnaires ingérable, de ces écoles où nos enfants vont à reculons, où ce sont les plus nuls qui deviennent PDG et les plus doués… fonctionnaires. Mais personne ne s'intéresse au problème de fond autrement qu'en proposant quelques réformettes. Pour une fois, proposons des réformes de fond.

I - L'ÉCOLE, GRANDE OUBLIÉE DE NOS CANDIDATS AUX PRÉSIDENTIELLES

Dans la surenchère des promesses des candidats aux présidentielles de 2012, nous avons Hollande qui, pour séduire, propose d'embaucher 60 000 fonctionnaires de plus dans l'Éducation Nationale. Ce choix permettrait - dit-il - une meilleure formation des jeunes... Parce que c'est la quantité qui ferait la qualité ? De l'autre côté, nous avons la droite qui par la voix de Sarkozy se scandalise en déclarant que ça coûtera trop cher. Parce que 60 000 de plus par rapport aux 850 000 existants ça coûterait soudain "trop cher" ? Et au centre, nous avons Bayrou, ex-professeur de Lettres et ex-ministre de l'Éducation Nationale, qui s'en fiche carrément ! Son programme propose quelques réformes de l'Éducation Nationale perdues dans un flot de propositions dans tous les domaines. Non seulement il n'en fait pas son cheval de bataille mais il n'en parle pas dans ses discours. C'est ce qu'on appelle la vocation… Il n'y a qu'au FN, encore une fois plus proche des préoccupations de la population, que la question de la réforme de l'Éducation Nationale est abordée dans le détail, et cela depuis toujours ("école" et "enseignement supérieur").

On parle souvent de l'échec de l'Éducation Nationale, de ce "grand corps malade", de ce million de fonctionnaires ingérable, de ces écoles où nos enfants vont à reculons, où ce sont les plus nuls qui deviennent PDG et les plus doués… fonctionnaires. Mais personne ne semble s'intéresser au problème de fond autrement qu'en proposant quelques réformettes, cautères sur jambe de bois. Comment guérir ce grand corps malade si l'on n'a pas commencé par diagnostiquer l'origine de son mal ?

Comme notre propre constitution, ainsi que la constitution européenne - toutes deux élaborées par des hauts-fonctionnaires français - l'Éducation Nationale n'est guidée par aucune charte éthique du genre : "l'école sert à élever l'élève, non à le rabaisser", un peu comme la démocratie fut guidée par la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789. Une charte qui aurait été définie en commun par les principaux acteurs : parents, enseignants, directeurs d'écoles, employeurs. Du coup, nombre de questions ne sont pas abordées. Par exemple, le devoir de l'État de maintenir une instruction publique réellement gratuite et égale pour tous. La nécessité d'un cadre moral. L'affection envers les enfants due aussi bien par les enseignants que par les directions des écoles. La nécessité d'un enseignement ne dépassant les facultés de compréhension de l'élève selon son âge. La prise en compte des besoins des parents et des employeurs. Le respect dû aux enseignants, aussi bien de la part des élèves que de leur hiérarchie. Comme l'éthique et le consensus n'ont jamais présidé à la définition de notre Éducation Nationale, elle n'a aucune chance d'être efficace. Résultat, les élèves n'aiment pas l'école et celle-ci le leur rend bien : en dépit de la lourdeur des programmes imposés jusqu'au Bac et des innombrables laissés-pour-compte en cours de scolarité, la formation dispensée est inadéquate. Les entreprises sont contraintes de terminer elles-mêmes, à leurs frais, la formation des bacheliers et diplômés qu'elles embauchent !

L'organisation de l'Éducation Nationale n'est pas issue d'un consensus, elle est parachutée d'en haut. Comme dans toute entreprise, il faut chercher la source de l'échec chez les patrons. Et les patrons de l'Éducation Nationale - comme les patrons de notre pays - ce sont nos hauts-fonctionnaires. Eux-mêmes de purs produits de …l'Éducation Nationale !

C'est là que tout s'éclaire…

 

II - EXTRAORDINAIRE PORTRAIT DES PATRONS DE L'ÉDUCATION NATIONALE…

Comme tout le monde le sait, ce ne sont pas les parents ni les entreprises qui définissent les programmes scolaires et leur contenu. De même que ce ne sont pas eux qui définissent les concours et examens. C'est notre administration. Donc ses patrons, des hauts-fonctionnaires. Des gens qui reproduisent pour les autres le schéma qui leur a réussi : la dictature de la note. Un principe de sélection par l'échec où seul réussit l'individu bachoteur peu attiré par le monde réel. La foule des indociles dotés d'une forte personnalité et aimant la vie, est bafouée et éliminée. Notre Éducation Nationale, C'est la prime à la mémoire au détriment de l'intelligence et des qualités humaines. Par ce biais, nos hauts-fonctionnaires recrutent leurs semblables…

La dictature de la note produit un style de personnalité extraordinairement semblable et désaxé, tout proche de l'autisme. Des conditionnés qui arrivent dans la vie professionnelle "malgré eux" ! Quand on a vu un haut-fonctionnaire, on les a tous vus… Une étude passionnante de Marie-Christine Kessler, chercheuse du CNRS, le démontre clairement :

La psychologie des hauts fonctionnaires

Constatant une étonnante similitude dans les profils des hauts-fonctionnaires, elle s'est demandée pourquoi. C'est ainsi qu'elle est remontée à l'Éducation Nationale : "Le système éducatif français est une machine très automatisée d'élimination par l’échec. A contrario, les éléments brillants qui surmontent les obstacles successifs se retrouvent sans avoir réfléchi aspirés par les filières les plus prestigieuses : classes préparatoires, grandes écoles. Il n’y a pas de mise en valeur véritable des vocations, des gouts particuliers. La volonté des individus n’est stimulée que par les concours. Ceci explique que les lauréats ne se sentent pas réellement responsables de leur destin. De surcroit, ils acquièrent dans cette course d’obstacles le gout de la compétition pour la compétition, du travail pour le travail, une croyance très ferme dans les vertus de la sélection [par la note]. (…) Le système des grandes écoles administratives permet aux nouveaux fonctionnaires de débuter à un niveau de responsabilité élevée qui les satisfait et les remplit d’importance".

Voilà le portrait effarant de nos hauts-fonctionnaires, donc des patrons de l'Éducation Nationale - et de la France - que Marie-Christine Kessler dresse dans cette étude :

1. Excessive modestie et peur des responsabilités : "La sensation même du pouvoir [leur] cause un certain vertige (…) Beaucoup d'interviewés font état de refus multiples de leur part devant une promotion et une perspective de mobilité : les autorités politiques et administratives ont du s'y reprendre à plusieurs fois pour les convaincre d’accepter de nouvelles responsabilités. Cette excessive modestie ne semble pas feinte. Elle est l'expression d’une anxiété." Ne connaissant que la vie scolaire, ils n'ont jamais exercé de responsabilités, n'ont jamais tenté d'en exercer et n'y sont pas préparés.

2. Ignorance de ce qu'est l'intérêt général : "Les directeurs éprouvent un certain mal à définir l'intérêt général. Certains avouent douter de son existence" ! Normal, c'est le résultat inévitable de la sélection par la note comme le démontre le point suivant.

3. Passivité pathologique, manque total d'ambition : "Ces hommes et ces femmes se présentent le plus souvent comme extérieurs aux choix fondamentaux qui les ont concernés : ils n'hésitent pas à dire qu'ils n’ont pas dirigé leur vie (...) Le paradoxe est encore plus grand lorsque nos interviewés affirment qu'ils se sont retrouvés clans une grande école administrative malgré eux (...) Soit qu'ils aient fait l’Ecole Polytechnique, Sciences Po, ou l’ENA, ou le concours de la Magistrature (...) Par la suite, le haut fonctionnaire aime invoquer le hasard comme ressort principal de sa carrière". Toute personne qui choisit systématiquement les filières les plus difficiles parce qu'elle y réussit mieux que les autres abandonne toute idée de choisir un métier adapté à ses goûts donc la formation ad-hoc. Le haut-fonctionnaire, c'est l'absence de vocation par excellence, donc l'absence d'inclination pour le service public, donc l'absence d'inclination pour l'intérêt général !

4. Excellente mémoire, qui fait d'eux les rois de l'interro écrite.

5. Grave amoralité : pas d'état d'âme pour obéir à des supérieurs, même corrompus, et faire le contraire de ce que leur dicte la morale (corollaire de l'emploi à vie) : "je serais toujours d'accord pour faire une politique avec laquelle je ne suis pas d'accord" s'est exclamé un directeur " (...) Pas d'état d'âme : sur l'ensemble des personnalités interrogées, à peine cinq ou six semblent s'être réellement interrogées avec inquiétude sur les problèmes de déontologie du fonctionnaire. Du fonctionnaire qui doit exécuter des décisions contraire à sa morale (...) Dans la grande majorité des cas, les hauts fonctionnaires tentent d'éviter de se poser trop directement ces questions délicates". Normal, c'est la contrepartie de l'emploi à vie ! Cette plasticité explique que la France soit un des pays développés les plus corrompus : 25ème rang à l'indice de l'intégrité (derrière l'Uruguay, selon une étude récente) !

6. Abrutissement dans le travail pour éviter d'avoir à faire face aux responsabilités et à sa conscience : "Le remède choisi de préférence pour soigner cette mauvaise conscience est le travail. S’épuiser à la tâche est une justification aux yeux d’autrui."

7. Vie sociale limitée, peu d'intérêt pour la vie en dehors de l'administration : "Les paroles entendues révèlent un rapport affectif très fort avec l'Administration perçue comme une entité familiale. L'Administration est aimée. On s'y sent bien." C'est cela le refus du monde réel propre à la majorité de nos fonctionnaires…

8. Dégoût envers le privé et sa liberté, goût de la réussite par le concours sur papier, et surtout pas par le jugement des autres propre au privé : "Une très grande majorité des personnes interviewées parlent même [du privé] avec répugnance" Travailler dans le privé c'est être jugé… Toute carrière passe par ce point obligé, et non par la note. "L'excessive modestie" du haut-fonctionnaire le convainc qu'il ne sera jamais apprécié dans un tel système. Et il n'a pas entièrement tort… C'est bien plus complexe à gérer et incertain que le classement par la note.

Maintenant, comparez avec le profil de l'autiste : "perte du contact vital avec la réalité, repli sur soi, refuge dans un monde fermé, se crée un monde propre, impénétrable et aliéné" (psychologie.org), auquel il faut ajouter l'excellente mémoire dans des domaines ciblés…

Il est évident qu'on ne peut attendre de tels profils ni des idées de réformes ni même le désir d'en trouver. L'Éducation Nationale est le reflet de leur aberration. L'école rabaisse l'élève au lieu de l'élever. Puisque personne n'ose proposer une refonte totale de notre système d'enseignement public, l'Utopie qui nourrit la réflexion, j'ai décidé de m'y coller…

 

III - LES PRINCIPES DE BASE D'UN BON ENSEIGNEMENT : L'ÉCOLE DOIT ÉLEVER L'ÉLÈVE ET NON LE RABAISSER.

Pour nous parents, le but de l'Éducation Nationale n'est pas "d'éduquer" nos enfants. Nous en sommes parfaitement capables et nous avons nos propres idées sur la question. De plus, il faudrait que nous reconnaissions aux profs une supériorité dans ce domaine… C'est très loin d'être le cas ! Son rôle originel était d'instruire gratuitement les enfants "pauvres", ceux qui ne peuvent se payer des écoles privées. Elle s'appelait alors "instruction publique". Jusqu'à ce qu'un prof de gauche mégalo devenu Président de la République la rebaptise "Éducation Nationale" (Edouard Hériot) avec des arrière-pensées insupportables d'endoctrinement de nos chères têtes blondes. L'école doit être un facteur d'harmonie aidant nos enfants à s'adapter au monde réel et non une dictature imposant une vision partisane de la société.

L'enfant représente aussi le monde de demain dont nous dépendrons, nous devenus vieux. L'enseignement public doit être animé par les meilleurs d'entre nous. C'est-à-dire surtout pas par des fonctionnaires, irresponsables par essence. Aux leviers de l'enseignement public, il nous faut des parents ayant une expérience du monde réel, assez altruistes pour aimer s'occuper des enfants des autres et assez intelligents pour être capables d'imaginer un cadre épanouissant pour nos écoles.

Il reste le cadre autour duquel doit être tissé cet enseignement : la pédagogie. Voilà à mes yeux les critères d'une bonne pédagogie :

1. Apprentissage par le jeu - C'est la seule façon d'apprendre sans douleur et d'en redemander, celle qui a démontré son efficacité chez les animaux, nos ancêtres, depuis des millions d'années. Le plaisir du jeu est dans nos gènes et sert à nous faire apprendre sans effort. Il serait bon que notre espèce supérieure s'en rappelle au moment de concevoir des programmes éducatifs... L'école d'aujourd'hui est un calvaire pour les enfants intelligents, pour leurs parents et pour les profs obligés d'ânonner à longueur de journée les mêmes choses sans intérêt. L'apprentissage par le jeu est une bénédiction pour tous. Le cerveau de l'enfant est une éponge, il est prêt à mémoriser quantité d'informations nouvelles, encore faut-il qu'elles l'intéressent. En conséquence, le rôle classique des professeurs, qui est de professer, doit disparaître. L'école doit être animée par des animateurs. Des animateurs qui connaissent tout le spectre d'une matière, pas seulement celui d'une classe, ce qui les rend aptes à tirer aussi haut que nécessaire la perception des élèves curieux. Ils animent des jeux et réunissent ensuite les élèves pour des discussions qui les aident à en tirer les leçons pour la vie en société et la vie professionnelle.

2. École = garderie ! - L'école doit assumer un rôle essentiel, celui de garderie puis de foyer secondaire des jeunes. Les enfants y sont d'abord parce que leurs parents ne peuvent s'en occuper toute la journée à cause de leur travail, il ne faut pas l'oublier. Cette mission basique s'estompe quand les enfants grandissent puis deviennent adultes, mais elle ne change que de dimension. L'école, le lycée, le collège, l'université, demeurent un second foyer pour le jeune, l'endroit où il retrouve la sécurité, ses affaires scolaires et même une partie de ses affaires personnelles, ses copains, sa chambre d'étudiant, des profs intéressants à écouter préparant bien à la vie active devenue toute proche, et… les premières amours. Cette mission de garderie impose des devoirs aux établissements scolaires comme aux parents :
• L'école est au service des parents. Ce n'est pas à l'État d'imposer ses vues. Mais c'est bien son devoir de proposer un programme général pour l'ensemble du cursus (et non pour chaque année d'étude)
• L'école et les parents travaillent la main dans la main à définir l'enseignement et la méthode pédagogique dispensés aux enfants
• Les parents s'engagent à respecter les horaires scolaires
• Les parents laissent à l'école la responsabilité d'organiser la sécurité et la façon de contrôler l'assiduité. La présence de l'élève à l'école et sa ponctualité sont requises et contrôlées, comme un reflet de la vie en entreprise qu'il connaîtra plus tard. Il ne peut en sortir qu'avec l'accord des parents et de l'école.

3. Plaisir de travailler et travail en équipe - La troisième mission de l'école est de faire découvrir aux jeunes le plaisir du travail et non sa pénibilité comme aujourd'hui. Le travail bien fait est un plaisir. Tout enseignement est censé préparer à la vie future et la vie future de nos enfants est une vie en société. Laquelle est encore, au 21ème siècle, consacrée en partie au travail en entreprise. Le plaisir du travail passe avant tout par le travail en équipe. La scolarité d'aujourd'hui laisse totalement cet aspect de côté car elle est le reflet de la mentalité des hauts-fonctionnaires qui l'ont définie, des bêtes à concours, des spécialistes de l'interro solitaire sur page blanche qui ignorent tout du plaisir du travail collaboratif. Nous sommes des animaux sociaux, pas des ruminants broutant côte à côte. Le travail en équipe nous enrichit en nous confrontant au jugement des autres, il nous donne l'occasion de nous valoriser, il a un côté ludique car ses résultats, en dépassant les possibilités individuelles, surprennent agréablement comme dans un jeu. Il nous enseigne aussi le respect des autres, même des marginaux et des handicapés. Il fait découvrir que dans le plus débile des humains, il y a toujours quelque part une étincelle de génie à trouver. Le binoclard du 1er rang toujours premier encensé aujourd'hui n'est pas supérieur au cancre du dernier rang bien au chaud contre son radiateur. Au contraire. Celui qui adhère totalement au système manque d'imagination et ne l'améliorera jamais. On peut s'en passer. Les plus grands créateurs d'entreprises, ceux qui embauchent le plus, ceux dont on ne peut se passer, sont autodidactes. Il ne faut jamais l'oublier. Heureusement, enseigner le travail d'équipe est très facile. Il suffit d'utiliser les jeux, les sports d'équipe (football, projets en commun, jeux scouts, jeux d'entreprise, jeux vidéo par le net, etc.) et les petits travaux facturés aux entreprises avec rémunération des élèves.

4. Découverte du monde réel - La quatrième mission de l'école est de faire découvrir le monde réel. Cela implique déjà que les professeurs ou animateurs le connaissent ! La meilleure façon de faire appréhender ce monde réel aux élèves est de leur faire découvrir la totalité des métiers existant, de décrire ceux qui ont disparu, ceux qui vont disparaître, mais aussi ceux qui vont apparaître. Le programme doit être défini avec les employeurs, qui sont les seuls à pouvoir définir les profils dont ils ont besoin et dont ils auront besoin. Ainsi, non seulement les élèves découvriront progressivement le monde actuel mais ils deviendront capables d'appréhender leur futur. Aujourd'hui, c'est à la télévision qu'on le découvre, grâce à d'innombrables reportages passionnants sur les métiers, la planète et l'univers …sauf que les jeunes ne les regardent pas faute d'incitation. C'est au-delà du Bac ou dans les formations de bas niveau (CAP, BEP, etc.) qu'on leur propose des stages en entreprise. Le corps enseignant actuel ignore tout du monde réel. Il connaît l'État… IL faut absolument qu'il ait expérimenté utilement les matières qu'il enseigne et qu'il ait saisit leur rôle dans l'avenir de la société. Ce qui revient à dire qu'il doit avoir une expérience du privé, le moteur économique de toute société moderne.

5. Évaluation permanente dans tous les domaines - La 5ème mission de l'école est d'évaluer en permanence l'élève et ses progrès, dans tous les domaines, même ceux qu'il n'a pas encore abordé au cours de ses études (car il peut s'autoformer par simple curiosité envers un domaine). Cette évaluation est faite pour son compte, celui de ses parents mais aussi pour celui du marché du travail dans lequel il s'insérera un jour. Cette évaluation ne sert pas au passage en classe supérieure, qui est automatique. Dans chaque classe, les élèves ont le même âge quels que soient leurs résultats scolaires (sauf volonté contraire des parents). Comme dans le monde réel, comme chez les animaux, la même classe d'âge se retrouve, grandit ensemble et partage les mêmes expériences, quelles que soient leurs disparités, qui sont normales. Imposer le redoublement c'est humilier l'enfant en affichant sa pseudo-déficience et en l'obligeant à se retrouver parmi d'autres enfants qu'il ne juge pas de son niveau de maturité. Sans compter qu'on lui fait perdre son groupe d'amis et qu'on lui pose le problème de l'insertion dans un nouveau groupe qui a tendance à le mépriser vu son échec scolaire… C'est beaucoup comme maladresse. Chaque année, des examinateurs extérieurs - si possible appartenant au privé - notent le savoir et analysent la personnalité de chaque élève. La note n'est plus le reflet de l'échec ou de la réussite mais celui de ses centres d'intérêts et de ses connaissances dans chaque matière, susceptible d'évoluer sans cesse avec le temps. Elle le positionne sur une échelle, identique pour tous. Donc, logiquement, la note est basse dans les petites classes et haute dans les grandes. L'échelle est fixée en collaboration avec les entreprises du secteur concerné par la matière, qui définissent chaque année leurs critères et le niveau de savoir souhaité pour obtenir un poste chez elles. Quand un jeune élève obtient une note dans une matière correspondant à une classe d'âge beaucoup plus élevée, il dévoile une vocation, une sensibilité ou un génie qui peut le rendre immédiatement intéressant sur le marché du travail. Il peut alors être embauché à cet instant (s'il est d'accord et ses parents aussi). A l'entreprise de compléter sa formation. La scolarité s'arrête quand l'élève est embauché. Tant qu'il ne l'est pas, l'État veille sur lui et tente de lui faire découvrir sa voie en l'évaluant et complétant sans cesse sa formation.

6. Réflexion constante sur l'amélioration des méthodes pédagogiques et des programmes - Cette 6ème mission est difficile à mener telle quelle. La seule façon de la mener naturellement, c'est de laisser les écoles choisir leurs méthodes et le contenu des cours, donc d'instaurer la concurrence entre elles. Les meilleures écoles draineront le plus d'élèves, améliorant leur capacité à investir et à s'améliorer, servant d'exemples aux autres. L'efficacité de chacune est facile à classer au niveau national : le résultat de l'école est celui de ses élèves (dont l'évaluation est nationale et indépendante). L'échelle de valeurs étant la même pour toute la France (définie par l'État avec la collaboration des entreprises), il est facile de repérer les écoles qui montent, celles qui sont fortes en tel domaine, celles qui rendent leurs élèves les plus heureux d'étudier, les plus appréciées des parents, etc. Leurs méthodes seront source d'inspiration pour les autres. L'État doit leur faire de la publicité et les récompenser pour créer un saine émulation entre elles, favorables in fine à l'éducation de nos enfants. 

 

IV - PAS DE SECRET ! POUR RÉUSSIR, L'ÉDUCATION NATIONALE DOIT ADOPTER LES MÉTHODES DU PRIVÉ

J'ai en fait plaqué ici l'efficacité des méthodes du secteur privé sur ce secteur essentiel de l'État. Le haut-fonctionnaire a démontré son impuissance à s'adapter au monde moderne. Pire, sa nuisance ! Il ne doit surtout pas s'emparer de l'éducation de nos enfants. Nos administrations ont démontré depuis longtemps leur incapacité à se gérer. Elles sont un gouffre à fric qui explique le déficit croissant du budget de l'État. A côté, les entreprises sont un modèle de génie et d'efficacité. Elles gagnent de l'argent à la satisfaction de leurs employés, de leurs clients …et de l'État (donc de l'ensemble de la population) par le biais des impôts. C'est un bon modèle, une quadrature réussie qu'il faut imiter autant que possible. Il y a fort à parier que le principe de l'enseignant fonctionnaire n'y résistera pas, et tant mieux pour lui. Un employé sans patron est sans récompense pour son travail bien fait. Dans l'indifférence du système il ne peut être heureux. Les mauvais s'en iront, les bons resteront et seront payés en fonction de la satisfaction de tous. C'est la juste récompense du travail bien fait, inexistante dans la fonction publique.

Il n'y aura plus ensuite qu'à adopter ce principe éminemment réformateur à l'État lui-même…

 

Jean-Philippe de Lespinay


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72 réactions à cet article    


  • rosemar rosemar 17 février 2012 16:07

    On croit rêver en lisant votre article:l’éducation par le jeu,des animateurs qui remplacent les profs,le club méd. au lycée !

    Sachez que le travail d’équipe existe déjà:T.P. E. aux lycées ,exposés mais il n’est pas toujours formateur:certains élèves se plaignent d’être les seuls à travailler dans un groupe !
    Avez - vous une expérience de l’enseignement ??
    Bonne journée !!

    • Peyo 17 février 2012 16:48

      Manque d’un diagnostic sérieux
      Absence complète d’un projet ambitieux et réaliste
      Telles sont les caractéristiques des lignes de cet article.
      Il faut privatiser l’Éducation nationale et son Million d’agents (tous ne sont pas fonctionnaires il y a environ 150 000 contractuels) Et filer un « budget » aux parents ayant des enfants en age scolaire. À eux de se débrouiller et s’ils dilapident le pactole d’une année, rien l’année suivante. Il faut embaucher les enseignants pour 10 mois seulement (ils enseignent 9 mois par année scolaire + 1 mois de congés = 10 mois). Le contrat s’achève à la fin de l’année scolaire et ils peuvent, si le responsable d’établissement ne les embauchent pas, rester sur le pavé.
      La recherche du résultat sera beaucoup plus prononcée chez ces mollassons. Et ils se débarrasserons eux mêmes des mauvais élèves.
      Allez au boulot les réformateurs. Mais pas dans le bisounours svp


      • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 16:48

        Chère Madame, 


        Merci d’avoir lu mon article. Pour vous répondre, je ne suis pas prof, mais Bac + 6 et parents de quatre enfants tous adultes aujourd’hui. Et vous ? C’est ce qui me donne le droit - et le devoir - de proposer une réforme de l’enseignement. Un prof qui en proposerait une serait moins crédible car c’est avant tout un fonctionnaire imbibé du système et qui a tendance à défendre le système (...comme vous !).

        J’ai énormément souffert de cette éducation malsaine, à la fois personnellement et pour chacun de mes enfants. Voyez cet article : " http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2012/01/18/2681260_l-education-nationale-echec-d-une-education-conduite-par-des-asociaux.html« .

        Si vous »rêvez« en m’entendant parler d’éducation par le jeu c’est que vous êtes très loin du monde réel. Cette forme de pédagogie est reconnue comme la plus naturelle et la plus efficace depuis longtemps. C’est vrai que cela ressemble au »club méd. au lycée". Le Club Méd est un endroit où j’ai plusieurs fois passé mes vacances et où j’ai appris beaucoup de choses en m’amusant... Le problème c’est que c’est cher comme formule éducative !

        Non, le travail d’équipe n’existe pas au lycée ! Le travail de groupe au lycée dont vous me parlez n’est pas un travail d’équipe ! C’en est une imitation pitoyable, du je-m’en-foutisme. Comme vous le dites vous-même, c’est un exercice qui engendre la frustration vu que les élèves sont laissés à l’abandon et que seuls certains travaillent, les autres se sentant exclus. Une équipe, c’est l’association de spécialités, pas un vieux tas de n’importe quoi livré à lui-même.

        C’est normal que vous confondiez, quel prof a connu ne serait-ce qu’une fois dans sa vie le vrai travail d’équipe ? 99% du travail à l’école est un travail privé et le reste ne se déroule pas sous contrôle d’un animateur qui veillerait à ce que l’esprit d’équipe soit respecté. Tout ce que demande le prof, c’est de recevoir le résultat. Triste pédagogie ! Il ne réclame pas le minimum indispensable pour la prise de conscience des élèves que sont les réponses à ces questions : qui a bossé, qui n’a pas bossé, pourquoi, qui a eu une idée, qui a fait quoi, qui a mené, etc. qui ferait apparaître les bienfaits du travail en équipe et de la complémentarité, avec récompense à la clé. Cela permettrait de recomposer intelligemment de vraies équipes pour que le prochain exercice soit mieux réussi et satisfaisant pour chacun. Un travail comme en entreprise, quoi... 

        Le meilleur exemple est la constitution d’une équipe de foot. Un jeu...

        Le travail d’équipe à l’école doit occuper 50 % du temps, commencer à la maternelle et être contrôlé par des animateurs ou des profs. Il démontre entre autres que le pire des crétins est capable d’apporter une contribution intelligente aux autres et est utile à la société.

        J’espère avoir répondu clairement à votre question.


        • rosemar rosemar 17 février 2012 17:11

          Cher monsieur,

          Il faut tenir compte des réalités :dans un groupe certains enfants profitent de la situation et laissent travailler les autres à leur place :le monde que vous décrivez est idyllique !
          L’éducation par le jeu a été décrite et évoquée depuis longtemps ,par Montaigne ,par exemple,elle peut intervenir parfois lors d’exposés ou de commentaires de mises en scène mais ,dans la vie tout n’est pas jeu :il faut aussi préparer les jeunes,vos enfants, à la vie d’adultes ,à ses difficultés !

        • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 17:54

          @rosemar : les difficultés de la vie, je les connais parfaitement, vu l’âge que j’ai et ma carrière. L’école n’y prépare absolument pas contrairement à ce que vous laissez entendre. Et l’enseignement supérieur, même privé, à peine. La preuve, c’est que les entreprises sont obligées de compléter la formation de nos bacheliers et diplômés...


          Quant à « l’idyllique », c’est ce vers quoi nous devons tendre. Pas ce que nous devons éviter.

          L’éducation nationale prépare à des difficultés fictives. Mon article démontre qu’il s’agit d’un système sclérosé entretenu par des hauts-fonctionnaires totalement incompétents.

        • rosemar rosemar 17 février 2012 23:31

          Le fait de devoir être assidu en classe,de se plier à une discipline, de faire son travail ?ce n’est pas un apprentissage de la vie ?vous prétendez ,vous ,le réduire à des jeux ! mais il faut ouvrir les yeux !Le règne de l’enfant roi à qui on accorde tous les droits et aucun devoir ! C’est ce que vous voulez !Prenez garde aux résultats !!


        • povmillet 20 juillet 2013 16:51

          Rosemar quand on vous voit si péremptoire et quand on lit vos affirmations confessant que vous n’êtes pas enseignant...
          On se demande où vous pouvez bien puiser une telle assurance. ?


        • JPhilippe 17 février 2012 16:52

          N’oublions quand même pas que apprendre c’est aussi travailler, faire travailler sa mémoire pour retenir, et mettre en pratique pour assimiler et maitriser le savoir


          • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 16:57

            Peyo, quelle arrogance ! Avez-vous seulement lu mon article ? On ne dirait pas. Si vous l’aviez lu, vous auriez vu qu’en conclusion je dis " Il y a fort à parier que le principe de l’enseignant fonctionnaire n’y résistera pas« , ce qui est exactement votre point de vue. En fait, vous êtes d’accord avec moi sur les vertus de la responsabilisation des enseignants. Pour le reste, vous n’avez rien lu. Sinon vous auriez une opinion...


            Par ailleurs, pour vous paraphraser, vous manquez singulièrement d’ambition en n’émettant aucune remarque sur les programmes scolaires eux-mêmes. A quoi servent des profs »privés« si les programmes demeurent  »publics" donc à cent lieues des besoins de la société ?

            • iris 17 février 2012 17:01

              ET peut etre formé des équipes d’enseignantst ne travaillant pas seuls dans les classes -et ne pas les malmener avec mutations et horaires les enseignants -
              l’organisation de l’accadémie serait peut etre à revoir -et des réunions avec le travailleurs pour leur demander leur avis bienvenue pour les contenus et la pédagogie -les parents pourraient aussi participer-

              tout est bcp trop centralisé et figé-
              à mon avis..


              • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 17:18

                «  Oui, tout à fait d’accord »


              • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 17:13

                JPhilippe : « travailler, c’est exercer sa mémoire ». Eh bien, je ne suis pas du tout convaincu de cela. Je crois que forcer la mémoire à apprendre, c’est la certitude de l’amener à l’oublier les jours qui suivent. La mémoire ne retient que si les faits sont entretenus. C’est pour cela que, si l’on a une passion, on est intarissable dessus.


                Encore une fois, j’en reviens à l’animal, un exemple brut et indiscutable : jamais il ne force sa mémoire. Il apprend en jouant et, tout en jouant, passe à l’exercice réel sous l’oeil de ses parents. Jusqu’au jour où il n’a plus besoin de personne.

                On sait que les liaisons inter-neuronales se font et se défont. L’oubli est nécessaire à notre équilibre. Nous ne sommes pas des machines. Mais nous avons des machines pour mémoriser.

                • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 17:14

                  Oui, tout à fait d’accord


                  • Arnes Arnes 17 février 2012 17:29
                    Excellent article !

                    Je ferais une analogie avec la production automobile :
                    Il y a eu le taylorisme : des armées d’ingénieurs dans les bureaux définissant en détail les tâches des ouvriers, chaque ouvrier s’occupant d’une tâche spécifique sans vue d’ensemble et un contrôle qualité acceptant ou rejetant les produits.

                    Ensuite est venu le concept japonais kaizen : zéro défaut, zéro stock, zéro stress, chaque ouvrier pouvant immédiatement arrêter toute l’usine pour un problème, l’usine ne redémarrant qu’une fois le problème résolu par l’équipe composée d’ouvriers et d’ingénieurs dans un processus d’amélioration permanente.

                    Le système français d’éducation est le taylorisme : des armées de fonctionnaires définissent les programmes, les profs enseignent une matière pendant une heure sans vue d’ensemble et les conseils de classe trient les élèves entre ceux qui passent et ceux qui redoublent.

                    Je rêve d’une école kaizen où les profs travailleraient en équipe, où dès qu’un élève décroche, toute l’école s’arrête, l’équipe éducative cherche une solution et les cours ne redémarrent que lorsque la solution est trouvée : zéro défaut (élève décrochant du groupe), zéro stock (redoublant) et zéro stress. Je pense que cela existe en Finlande.

                    • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 17:45

                      Merci Arnes ! On sent l’homme travaillant dans le privé et mu par l’excellence ! Ce que vous proposez, c’est le respect de l’élève. Ce qui est totalement oublié dans notre éducation nationale... Or, l’élève est le centre de son objectif.


                    • jef88 jef88 17 février 2012 18:33

                      zéro défaut, zéro stock, zéro stress
                      Erreur ! c’est zéro défaut, zéro stock, zéro papier !

                      Quand à l’usine qui s’arrête c’est soit un mythe soit un hénaurme facteur de stress.......

                      En ce qui concerne Taylor, la aussi vous agitez des fantasmes......


                    • bluerage 17 février 2012 19:37

                      En fait vous proposez du Rousseau (voir l’Emile), félicitations c’est vraiment du neuf là, du jamais essayé, de l’utopisme en barre uniquement faisable sur certaines classes artistiques (soit 1 pour cent des élèves).

                      Vous ne vous êtes jamais retrouvé seul devant une classe de trente cinq élèves de seconde qui ne pensent qu’à bavarder, dormir, emmerder le prof, jouer avec leur portable, leur cul etc.

                      Welcome to the real world !


                    • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 20:01

                      Et vous, bluerage, quoique prof vous ne savez même pas lire un article. Sinon vous auriez compris que je ne propose justement pas une école ou 35 élèves sont devant un prof à l’écouter passivement...


                      Votre « real word » c’est justement le faux monde, celui de l’administration de l’Education Nationale. Il est effarant que vous croyez encore qu’il s’agit d’un monde réel, celui d’un cours ex catedra devant 35 élèves, fait par un prof qui récite un livre, lui-même écrit par un prof qui a lu des livres, etc. Le vrai monde, c’est celui de l’entreprise, celui où il est rarissime que quelqu’un fasse un discours ennuyeux devant 35 personnes, celui où l’expérience prime sur le livre, où l’équipe prime sur le travail solitaire.

                      « Quand on le sait, on le fait. Quand on ne le sait pas, on l’enseigne »... 

                    • sophie 17 février 2012 18:49

                      J’entends cela depuis 50 ans ! c’est devenu un sport national, je crois le ministère qui a le plus de « réformes »


                      • Abou Antoun Abou Antoun 17 février 2012 19:12

                        L’École en est là aujourd’hui parce que des illuminés comme vous ont écrit depuis 50 ans des âneries de ce tonneau là.
                        Malheureusement pour nous c’étaient des fonctionnaires de l’E.N.


                        • JP de Lespinay JP de Lespinay 17 février 2012 20:08

                          cogno3, vous êtes ce que votre nom indique, sans le 3... Quelqu’un de mal dans sa peau qui n’a que l’insulte à la bouche. Vous ne savez pas lire. Mais vous avez une opinion ! C’est là tout le privilège du médiocre. Des 4 points que vous citez, pas un n’est dans mon texte ! En fait, lapsus révélateur, vous venez de citer les reproches que vous entendez envers les profs. Pour ma part, il n’y a aucune accusation envers eux, mais envers le système.


                          Mais, pour s’en apercevoir, encore faudrait-il savoir lire...

                        • Abou Antoun Abou Antoun 17 février 2012 20:45

                          @cogno3
                          Bien envoyé, bravo !
                          J’en rajoute une couche.
                          Pas besoin de prendre de gants avec des abrutis pareils.


                        • ricoxy ricoxy 18 février 2012 11:59

                          Tout apprentissage passe par la contrainte. Je me souviens des paroles d’un ancien mineur, qui faisait visiter la mine de Neuwarth : « On apprenait à coups de pied dans le cul. » Ça ne l’avait pas taumatisé pour autant.


                        • gordon71 gordon71 17 février 2012 21:16

                          l’article est bien vu


                           il ne stigmatise pas tant les enseignants qui font leur possible, mais un système totalitaire, verrouillé, par ses bastions et ses citadelles (les inspecteurs généraux et leur sacro saintes « disciplines ») qui refusent et étouffent la diversité et l’innovation réelle

                          que sont devenues les expériences de Freinet, Montesori, Piaget, Steiner ?

                          rangées au placard ou au musée des curiosités

                          • Daniel54 Daniel54 17 février 2012 21:41

                            Encore quelqu’un de bien prétentieux ,qui n’a manifestement rien compris à l’école et qui prétend donner des conseils pour la réformer . L’auteur n’est certainement pas un enseignant qui doit se coltiner 35 élèves avec de plus en plus d’éléments perturbateurs . Allez donc vous « faire foutre » (je serais presque grossier , excusez moi !)avec votre pédagogie par le jeu . J’entends bien les pédagogistes se réjouir d’un tel discours....Bientôt , il n’y aura plus d’enseignants , que fera t-on alors ? Si seulement , on les laisser faire correctement leur métier , c’est à dire enseigner. Ah ces pauvres élèves qui n’apprennent plus , autrement dit , il faut leur apprendre à apprendre ! Quel délire !!
                            Si j’ai bien compris l’auteur , l’école doit être capable de tout faire : quelle aberration .


                            • JP de Lespinay JP de Lespinay 18 février 2012 10:05

                              Daniel54  : " Bientôt , il n’y aura plus d’enseignants , que fera t-on alors ?" Parce que c’est ça votre souci ?! Votre petit ego ? Mais on s’en fiche, nous parents ! Voilà bien une réflexion de fonctionnaires, qui croit qu’il est plus important que le citoyen, le genre qui fait grève en paralysant la population mais surtout pas son patron, l’Etat ! L’important, c’est l’élève. Lui, il ne peut pas se réformer, vous oui. 


                              Oui, l’enseignant passif, récitant ses bouquins et sans aucune expérience concrète de la matière qu’il enseigne, tel qu’il est aujourd’hui, doit disparaître. Il doit se transformer en animateur. C’est beaucoup plus intéressant et valorisant pour lui car, dans ce domaine, il y a automatiquement des bons - qui seront récompensés - et des mauvais qui devront voir ailleurs. Mais, pour ce transformer en animateur, il faut être un peu sociable, avoir de l’humour, de l’imagination... Sont-ce les vertus du prof d’aujourd’hui ?

                            • Rosalu Rosalu 18 février 2012 15:01

                              JP de Lespinay

                              Vous avez raison : Il faut supprimer tous les enseignants qui risqueraient de demander des efforts à vos chérubins ou qui n’accepteraient pas de se laisser insulter et par vous les parents et par votre progéniture.

                              Une preuve de la désaffection du métier : 1200 candidats pour 900 places au CAPES de maths. Le ministère envisage de n’en recruter que 500, de peur que les autres ne soient pas au niveau. Ce qui fait un déficit de 1000 profs de maths sur les deux dernières années au CAPES de maths (2X 500 postes non pourvus). 
                              Je ne connais plus de prof qui souhaite orienter ses enfants dans ce métier.


                            • gordon71 gordon71 17 février 2012 21:53

                              Allez donc vous « faire foutre » 



                              ( ,....excusez moi !)

                              ben faudrait savoir ce que vous voulez

                              Si j’ai bien compris l’auteur , l’école doit être capable de tout faire : quelle aberration .

                              c’est justement le PB n°1 de L’EN aujourd’hui vouloir s’occuper de tout, formation initiale, continue, formation professionnelle, insertion, remédiation, formation des élites et des éxécutants

                              • JP de Lespinay JP de Lespinay 18 février 2012 09:55

                                @gordon71 : « c’est justement le PB n°1 de L’EN aujourd’hui vouloir s’occuper de tout ». Non, vous n’avez pas compris l’article. Car vous ne l’avez pas lu. Sinon vous auriez vu qu’il énonce les principes d’une bonne école et que je ne veux surtout pas d’une EN telle qu’elle est aujourd’hui qui avilit tout ce qu’elle touche par la faute de ceux qui la dirigent, nos hauts-fonctionnaires.


                                Quand je pense que pas un des posteurs n’a réagi à l’école = garderie ou foyer de nos enfants ! Et pas non plus à la description psychologique des fauteurs de troubles, nos hauts-fonctionnaires parfaits produits de l’EN ! C’était pourtant provocateur !

                                En fait, pas un de mes critiques n’a osé citer un seul des éléments de mon texte pour en démontre la fausseté. Il n’y a que des considérations d’ordre général ...et des insultes grossières de hauts-fonctionnaires piqués au vif (cogno3) !

                              • gordon71 gordon71 18 février 2012 10:13

                                difficile de participer au débat sur l’école quand vous n’êtes pas du sérail


                                la preuve le silence méprisant des contributeurs d ’AVOX et le refus de débattre sur le fond 
                                prenant toute critique du système comme une attaque sur les profs
                                l’école est considérée comme la propriété exclusive de l’ « éducation nationale » et de ses enseignants 

                                c’est ce carcan qui pose le plus problème à mon sens : comment donner une place véritable aux autres acteurs de la société : les parents en premier lieu, les collectivités locales, (on y vient un peu avec la décentralisation), et le monde économique qui a des propositions à faire sur les contenus les méthodes et les objectifs du sytème éducatif


                                • JP de Lespinay JP de Lespinay 18 février 2012 10:37

                                  Finalement, gordon71, on est entièrement d’accord ! Et là je vois que vous avez lu mon article... 


                                • gordon71 gordon71 18 février 2012 10:47

                                  mon but n’est pas forcément d’être d’accord ou non 


                                  mes interventions visent le plus souvent à provoquer le débat et si possible sortir des

                                   tranchées idéologiques, en évitant les excommunications, les insultes et le prêt à penser

                                  • lloreen 18 février 2012 10:51

                                    « il n’y aura plus...état lui-même ».
                                    Je ne changerai qu’un mot dans votre citation : à la place de l’état je dirai:l’homme.
                                    Et là, je pense nous aurons la solution au problème...Sauf que ce problème , on cherche à le mettre en équation depuis la nuit des temps et personne n’a jusqu’à présent réussi à trouver la formule mathématique....
                                     


                                    • JP de Lespinay JP de Lespinay 18 février 2012 11:03

                                      Non lloreen, surtout pas ! Je parle bien de l’Etat et non de l’homme. Quelle bizarre idée de vouloir réformer l’homme et pas l’Etat ! L’homme est le centre de ses attentions, son activité consiste à transformer le monde dans son intérêt. C’est ça le « progrès », avec ses bons et ses mauvais côtés, les bons dépassant de loin les mauvais (le « Phénomène Humain » de Teilhard de Chardin). L’Etat est construit pour favoriser les intérêts sectaires des hauts-fonctionnaires, depuis Giscard, et leur clientèle du CAC40 et de l’administration dans son ensemble. Le peuple est racketté. C’est de la corruption. C’est donc bien l’Etat qu’il faut réformer, dans l’intérêt du peuple.


                                    • JP de Lespinay JP de Lespinay 18 février 2012 10:54

                                      C’est parfait. Je compte sur vous pour tenter d’apaiser le débat dans ce forum. 

                                      A propos du " prêt à penser ,« mon prochain article va parler du »politiquement correct" et de la main-mise de l’Etat sur les médias afin que le public ignore ce qui est bon pour lui ...et mauvais pour la nomenklatura qui contrôle l’Etat. Avec démonstrations frappantes prises sur mon cas personnel.

                                      • lloreen 18 février 2012 10:56

                                        L’école est le reflet trait pour trait de la société.Et le fait de dire que l’éducation est un grand corps malade,ce qui est fondamentalement exact, on peut aussi bien dire que la société est un grand corps malade.
                                        Donc on se retrouve confronté au cadre réducteur des avis selon le parti pris...Ce qui revient à dire qu’on n’est pas prêt à trouver dans l’immédiat le début de la solution au problème....


                                        • JP de Lespinay JP de Lespinay 18 février 2012 11:07

                                          Lloreen... Et si vous lisez mon article ? Il propose des « solutions au problème ».

                                          Mon article vient de démontrer que l’école est le reflet des hauts-fonctionnaires, eux-mêmes reflets de l’EN, et surtout pas de la société, qui est privée et se nourrit de l’initiative privée. En France, l’initiative publique agit en parasite. Si vous n’êtes pas d’accord, dites-le mais ne jouez pas l’indifférence.

                                        • lloreen 18 février 2012 11:17

                                          gordon71
                                          « comment donner une place...éducatif ».
                                          Pourquoi cette viscérale envie de s’incruster dans l’institution de l’éducation nationale et nulle part ailleurs, c’est ce que j’aimerais que vous m’expliquiez ?
                                          Est-ce que votre femme (ou votre conjoint) a une envie viscérale de prendre part à la vie de l’entreprise dans laquelle vous travaillez 8 heures (ou peut-être davantage) par jour ?
                                          Est-ce que le père ou la mère que vous êtes a une viscérale envie de participer à la vie de la commune (il faudrait alors que chacun soit adjoint au maire de sa commune....).

                                          Si je pense que l éducation est l’affaire des parents et de personne d’autre, l’instruction est obligatoire, mais pas l’école.

                                          Or l’école est une chasse gardée tout comme toutes les autres institutions aussi.
                                          Essayez un peu d’accéder aux postes supérieurs des entreprises privées ou publiques et vous commencerez à comprendre où se situe le problème.

                                          La solution au problème est la souveraineté.Tout simplement.Et tant que cela ne sera pas l’objectif commun au niveau social , l’éducation nationale restera le grand corps malade qu’il est , tout comme l’est notre société.

                                          Nous avons l’internet qui est un merveilleux outil.Il peut servir de cadre pour instruire, débattre, échanger et informer.
                                          Et cela est valable à tous les niveaux.Je suis pour la fin des partis (pris) qui ne sont que des instruments servant à diviser les uns et les autres.

                                          C’est là qu’on est confronté au fait que nous sommes arrivés au bout d’une logique qui est celle qui dirige nos sociétés occidentales : la compétitivité, l’âppat du gain, le mépris pour ce qui sort du cadre fixé par des lobbies sans âme .C’est tout simplement la négation de l’individualité.
                                          Tous ceux qui veulent sortir de se cadre réducteur (les élèves qui vont à l’école à reculons...et de plus en plus les professeurs aussi, à mon humble avis...si l’on en croît les arrêts pour dépression) sont estampillés comme « faibles », « fragiles », « inadaptés », « élèves à problèmes », « incasables » ou pire (je l’ai déjà entendu !!!!) « déchets ».

                                          Mais ces élèves deviennent des adultes et le cercle vicieux du catalogage reprend : « asociaux », « fainéants », « losers » et autres adjectifs exotiques.

                                          Alors il faut savoir tout simplement dans quelle société on veut vivre et comment il faut la préparer.Et pour cela on n’a pas besoin d’éducation nationale.
                                          On a besoin de coeur.


                                          • JP de Lespinay JP de Lespinay 18 février 2012 11:28

                                            " la compétitivité, l’âppat du gain, le mépris pour ce qui sort du cadre fixé par des lobbies sans âme .C’est tout simplement la négation de l’individualité.« lloreen, avez-vous déjà travaillé en entreprise ? C’est tout le contraire de ce que vous avancez. L’entreprise, c’est l’esprit d’équipe, le respect des autres, les méthodes pour obtenir les meilleurs rendements avec l’adhésion de tous. C’est le respect de l’individualité, qui est payée en fonction de ses résultats !


                                            Bien entendu, il y a de »bonnes« entreprises et des »mauvaises". Mais, globalement, on y entre et on peut les quitter quand on veut. Elles sont en concurrence et pourtant elles gagnent de l’argent. Le fonctionnaire, lui, ne s’accorde pas le droit de quitter l’administration. Il est fonctionnaire à vie, broyé par une machine sans âme dirigée par de faux patrons, des ...hauts-fonctionnaires, sans âme. Quant à son travail, non seulement il est la plupart du temps inutile mais il est en plus anti-économique ! Il ralentit le progrès !

                                          • lloreen 18 février 2012 11:29

                                            @ l’auteur
                                            « si vous n’êtes pas d’accord....l’indifférence ».
                                            je ne « joue » pas l’ indifférence je voulais simplement faire comprendre que le problème se situe bien au delà de l’éducation nationale.L’éducation nationale est un miroir réfléchissant de nos qualités et de nos défauts.
                                            Tout comme le monde de l’entreprise et la société dans son ensemble.

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