Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > L’égalité des chances...

L’égalité des chances...

Chaque élève naît dans des milieux différents et a des parents plus ou moins "cultivés". D’après Agnès Van Zanten (dans Sociologie de l’école), le parcours scolaire de l’enfant dépend plus du niveau d’instruction des parents que du niveau économique ou matériel. D’ailleurs, toujours d’après la même source, c’est le niveau d’instruction de la mère qui compte le plus.

Entre 1998 et 1999, un million d’enfants vivaient dans des familles disposant de moins de 552 euros par mois et la moitié de ces enfants avaient des parents sans emplois.

Pour les jeunes sortant sans qualification, c’est l’absence d’emploi des parents qui distingue l’environnement familial de ces jeunes comparés à des élèves diplômés. Les familles à "bas salaires" sont aussi plus représentées chez les jeunes en grande difficulté, de même que les habitants des HLM. 

68% des non-qualifiés sont des enfants d’ouvriers, de personnels de services ou d’inactifs et près d’un sortant sur trois appartient à une famille dont les parents n’ont aucun diplôme et 84% vivent dans des foyers où père et mère ont au maximum le CAP ou le Brevet.

L’instruction des parents est capitale, mais la forme familiale aussi. Le risque de sortie est encore accru pour les familles recomposées ou monoparentales. Près d’un quart de ces sortants vit avec un seul des parents, le plus souvent la mère. Et la probabilité d’interruption d’études atteint 45% dans les cas de familles recomposées. Donc la structure familiale est, après le diplôme de la mère, la caractéristique familiale qui pèse le plus sur le risque de sortie sans qualification.

De plus la taille de la famille entre en compte. En effet, un élève qui vit dans une fratrie de cinq enfants ou plus a quatre fois plus de chances d’interrompre sa scolarité avant un diplôme que s’il vit dans une famille de deux enfants (cela concerne plus les cadets que les aînés).

Les élèves ne vivant plus avec leurs parents se trouvent dans des situations encore plus fragiles. Ils quittent le système scolaire sans qualification trois fois plus souvent que les collégiens qui vivent avec leurs deux parents.

Les conditions matérielles entrent aussi en jeu, il est prouvé que le fait d’être plusieurs dans une même chambre accroît le risque d’échec scolaire. 18% des moins de 15 ans vivent à plusieurs dans une même chambre, et les statistiques montrent que plus de 60% de ces jeunes sont en retard au collège.

Il faut aussi savoir que pour les générations nées entre 1974 et 1977, 91% des enfants de cadres sont bacheliers contre 45 % des enfants d’ouvriers. Les premiers ont douze fois plus de chance d’obtenir un bac que les seconds.

Les conditions dans lesquelles vit l’élève se révèlent d’une importance capitale en ce qui concerne le parcours scolaire de celui-ci. Il sera plus ou moins favorisé en fonction de la profession de ses parents, leurs revenus, le lieu d’habitation, la forme familiale, le niveau d’instruction de ses parents... Cela prouve que l’exclusion sociale des parents peut déteindre sur le cursus scolaire de l’enfant, puisque quand les parents sont exclus socialement ils ont, généralement, une instruction "faible", avec de bas revenus, vivant dans de grands ensembles (qui renforce la ségrégation spatiale entre les plus riches et les plus pauvres).

Il y a donc une relation entre l’exclusion sociale des parents et l’exclusion scolaire des enfants, qui peut paraître suprenente dans la mesure où l’école se doit de garantir l’égalité des chances.

Il n’y a pas d’égalité des chances mais est-ce que l’Etat a les moyens d’y remédier, lui qui nous en parle si souvent ? Il peut, à l’aide de bourses, intervenir dans le domaine économique de la famille, mais dans le domaine social de celle-ci ou le domaine culturel son champ d’action reste extêmement limité.

Sources principales :

-www.insee.fr

- www.unesco.org

- www.education.gouv.fr


Moyenne des avis sur cet article :  4.73/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

17 réactions à cet article    


  • haddock 2 novembre 2007 10:00

    Il a beaucoup raison l’ auteur , on reproduit ce qu’ on voit à la maison .

    Un petit voyant ses vieux turbiner aura tendance à vouloir travailler lui-même , s’ il voit ses parents se parler harmonieusement il aura de fortes chances de pas traiter sa femme de morue , et s’il a la chance de voir un de ses deux vieux faire de la musique , peinture , danse etc... le tapis est déroulé .


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 2 novembre 2007 10:55

      « l’Etat a les moyens d’y remédier, lui qui nous en parle si souvent ? » cette blague

      les fils et filles de profs sont ceux que l on retrouve dans les classes allemand LV1 / Latin puis terminales S et autres hypokhagnes

      Faut arreter de parler d egalite alors que les agents de la mise en place theorique font tout sur le plan pratique pour lutter contre.

      bravo pour ce bon article


      • Adama Adama 2 novembre 2007 12:03

        Bon article mais l’auteur est faché avec le S smiley


        • jakback jakback 2 novembre 2007 15:10

          Égalité des chances, une utopie démagogique prônée par une société collectiviste, ou l’état omnipotent se substitue a la responsabilité individuelle.


          • farniente 2 novembre 2007 15:39

            Un article que j’attendais depuis longtemps !

            Merci HETSET !


          • 5A3N5D 2 novembre 2007 16:03

            Article bourré de clichés et de fautes d’orthographe. Il est totalement faux d’affirmer que les enfants des milieux défavorisés se retrouveront en difficulté scolaire. La tendance est même en train de s’inverser : les enfants d’ouvriers sont de plus en plus nombreux dans les classes préparatoires aux grandes écoles, alors que ceux des milieux dits « favorisés » deviennent de plus en plus souvent des cancres.

            «  »« Il n’y a pas d’égalité des chances mais est-ce que l’Etat a les moyens d’y remédier, »«  »

            Non, l’Etat n’a pas les moyens d’y remédier. Ces 30 dernières années, le coût de la scolarité d’un enfant n’a cessé de croître et le niveau de stagner. Il est illusoire de demander à l’Etat (et aux enseignants) de remédier à cette situation. Deux pistes doivent être explorées : le retour à l’éducation au sein de la famille et les mesures destinées à motiver les élèves. Rendre le milieu social responsable de tous les maux de l’école, c’est inciter les parents à démissionner et à confier leurs enfants à la divine providence d’un état bienveillant qui distribue des diplôme dévalorisés. Pourquoi ne serait-il plus possible qu’un fils d’immigrés illettrés devienne instituteur à 18 ans dans les années 1960, comme ce fut mon cas ? Tous les « handicaps » que vous citez, statistiques à l’appui, étaient mon lot et celui de la majeure partie des bacheliers de l’époque. Les « fils de bourgeois » ne venaient au lycée que pour passer le temps et mettre de l’ambiance : ils avaient déjà les clés de l’usine de papa dans leurs poches.


            • farniente 2 novembre 2007 16:42

              @ 5A3.........

              Non, là ça ne passe pas.

              L’exception confirme la règle : la réalité est celle de l’article, et bien au-delà selon les régions ; ici, 40 % de chômeurs, niveau culturel, donc scolaire, très faible, réussite au bac sur une classe primaire de 5 sur 30 élèves, pour les meilleures années.

              Dans quelle sphère vivez-vous ?

              Bravo pour votre réussite, mais n’en faites pas une règle.

              Un bel article à imprimer et à ressortir lors des prochaines attaques du ministre contre l’école. Ca ne saurait tarder, les enseignants votant très majoritairement à gauche, et soutenant les contestations sociales comme démontré le 18 octobre.

              Un nid de vermine à écraser.


            • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 13:20

              pardon 5A.... les enfants d’ouvriers en hausse dans les grandes écoles ? cette affirmation dépasse le simple n’importe quoi, elle est fausse, archi-fausse, et grotesque en plus.


            • Le péripate Le péripate 7 novembre 2007 13:26

              Il y a bien une solution pour être sur d’une parfaite égalité des chances... mais je ne sais pas si ça va plaire, et pour cause... Un état totalitaire pourrait retirer les enfants aux parents, supprimer l’héritage... Vous êtes comme moi, ça ne vous plait pas ?

              C’est bien pour ça que le libéralisme est une dangereuse utopie.

              Sans compter avec cette autre aporie : une fois que vous auriez eu votre chance, si vous la ratez, game over ?


            • 5A3N5D 2 novembre 2007 17:00

              «  »« Dans quelle sphère vivez-vous ? »«  »

              J’aurais posé la question différemment : « à quelle époque vivez-vous ? »

              Mon cas est loi d’être unique, vous pouvez me croire, et je ne considère pas que c’est une « réussite ». Maintenant, si on veut savoir pourquoi les enfants d’enseignants « réussissent » mieux là où les autres échouent, je veux bien en parler : dans la maison d’un couple d’enseignants (ben, oui, ils se reproduisent entre eux pour pouvoir survivre), il y a des livres, des disques, des discussions à table, des sorties « enrichissantes », un coucher régulier et un temps de télévision limité, un temps de parole important. Ceci est particulièrement bénéfique pour les jeunes enfants. Le succès scolaire est à ce prix-là. Aussi, quand je lis que les enseignants « choisissent » leur établissement pour leurs enfants, je demande : « comment le pourraient-ils ? » Qu’on se le dise : les enfants d’enseignants ne bénéficient pas de passe-droit et sont assujettis à la carte scolaire comme tous les enfants. Alors, qu’est-ce qui « fait la différence » ?


              • farniente 2 novembre 2007 18:30

                OK.

                Mais la réussite des enfants d’enseignants n’est qu’un leurre par rapport à une autre réalité :

                les inscriptions post-Bac dans les meilleures écoles n’est pas leur lot.

                Fils de médecins, de pharmaciens, de dentistes........, assurent par le principe du mandarinat la préservation des privilèges pour une même caste. Et la plupart réussissent, au grand dan de plus vaillants moins bien dotés par la naissance.

                Et combien d’enfants de chef d’entreprise succèdent à leur parent sans le moindre effort scolaire !

                Les enseignants les connaissent bien, ceux-là, qui n’ont pas la culture de l’effort car leur avenir n’en a pas besoin.

                cf « La France aux mains de fils et filles de » de Teulon chez Bourin ;

                La promotion sociale ne passe pas souvent par l’école, hélas !


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 14 novembre 2007 09:27

                "Mais la réussite des enfants d’enseignants n’est qu’un leurre par rapport à une autre réalité : Les inscriptions post-Bac dans les meilleures écoles n’est pas leur lot. Fils de médecins, de pharmaciens, de dentistes........, assurent par le principe du mandarinat la préservation des privilèges pour une même caste. Et la plupart réussissent, au grand dan de plus vaillants moins bien dotés par la naissance. Et combien d’enfants de chef d’entreprise succèdent à leur parent sans le moindre effort scolaire ! Les enseignants les connaissent bien, ceux-là, qui n’ont pas la culture de l’effort car leur avenir n’en a pas besoin. cf « La France aux mains de fils et filles de » de Teulon chez Bourin ; La promotion sociale ne passe pas souvent par l’école, hélas ! "

                a mon avis

                1. tu melanges des trucs qui n ont rien a voir 2. tu dis des inexactitudes

                le point 1. reussite scolaire/reussite sociale/reconnaissance sociale : rien a voir ! Etre chef d’entreprise (PME) n’est pas valorisé en France, en tout cas moins que prof. Et sur les 40 plus grosses boites de la bourse de Paris, seules Pernod Ricard, Lagardere, LVMH et Bouygues sont dirigées par des heritiers, les autres par des managers profesionnels a tres haut niveau scolaire, souvent ENA et HEC y compris Peugeot ou Carrefour. Ca ce sont des faits.

                le point 2. Les inscriptions post-Bac dans les meilleures écoles n’est pas leur lot. : si tu penses que les ecoles de commerce de seconde zone sont des meilleures ecoles, ok, mais si comme tous les francais tu penses que Normale Sup et Polytechnique sont les meilleures ecoles alors tu verras que les fils et filles de prof sont surrepresentés


              • socribe 3 novembre 2007 00:23

                C’est tout à fait logique que les enfants d’enseignants montrent de meilleures aptitudes scolaires que les autres enfants, l’enseignement passant beaucoup par le language, et ce language scolaire répondant à des régles très précises et codifiées, les enfants qui ont vécu dans ce « bain » linguistique sont donc tout à fait logiquement familiers avec l’univers scolaire, et forcément c’est plus facile quelquepart. C’est le cas pour chaque milieu social, dans leur domaine de prédilection. Il y a surement des exceptions cependant.

                Pour ce qui est des échecs scolaires, je crois qu’on oublie souvent une donnée importante : l’affect. Dans des milieux où la souffrance psychique et affective est intense, l’enfant a un panel de solutions qui s’offrent à lui, pour survivre, se sentir exister, pas complètement impuissant, et valorisé. Il peut fuir dans la connaissance, devenir obsédé par la réussite, se remplir de savoir pour ne pas penser à ses vrais problèmes, pour ne pas ressentir. Mais c’est assez rare, à part chez les enfants de milieux favorisés parce qu’il a accès à une forme de pensée qu’il peut maîtriser. Un enfant qui lui se sentira incapable de s’approprier des connaissances ( parce qu’issu d’un milieu social qui est « coupé » du « formatage » culturel et scolaire ), ne voudra pas « fuir » son quotidien dans des connaissances qui lui paraîtront à mon avis tout à fait inutiles, pour avoir un minimum de « pouvoir » sur son destin. Quand on vit dans la peur, le manque d’amour et de respect, acquérir des connaissances est très difficile, les frustrations et la souffrance engendrées par ces manques prennent trop de place. Il manque aussi une dimension importante, c’est savoir identifier ce qu’on vit en terme de sentiments. Qu’est-ce que je ressens, face à telle situation, etc..Un enfant qui ne parle pas, ou peu, garde ses sentiments pour lui parce qu’il a honte de se montrer petit, quand on lui demande tant d’être grand et de se battre, est en perte d’identité.

                Toutes ces souffrances, rendent très ardues l’accès au savoir proposé en classe, leur attention entre autre étant déjà perturbée par la certitude qu’ils n’y arriveront pas. Un enfant de milieu favorisé ou intellectuel, pourra se valoriser, devant ses parents ou sa famille par son savoir, pour un enfant qui vit dans des conditions précaires, la survie, la valorisation résideront plutôt dans l’acquisition de connaissances plus concrètes, plus liées à la gestion pratique de son quotidien.

                Pour moi, au delà des différences sociales même si elles sont génératrices souvent de souffrances, c’est la douleur psychique qui empêche la réussite scolaire d’un enfant. Dans un milieu par exemple ouvrier où des enfants se sentent aimés, exister parce que les parents sont disponibles pour cela et pas complètement anéantis par leur propre souffrance, l’enfant aura toutes les chances de réussir scolairement, j’en connais. Et puis, la réussite d’une vie ne réside pas forcément dans l’excellence scolaire, des tas de gens très diplômés, ne sont pas heureux.

                Je ne sais pas si cela incombe aux enseignants de résoudre tout cela, je pense qu’une classe à gérer, ce doit être déjà assez difficile ! Je pense que ce n’est pas possible pour eux de s’occuper de chaque élève au cas par cas en fonction de ce qu’il vit, ou alors il faudrait vraiment réduire les effectifs.

                Ce qui pourrait être intéressant, ce serait de créer un nouveau type de cours, sur la connaissance de soi. Que les enfants sachent d’où ils viennent, ce qui anime leur psyché, tant au niveau de leurs sentiments que de leurs hormones, qu’ils se sentent un minimum de pouvoir sur eux-mêmes. En essayant juste de leur apprendre à se connaîte, à reconnaître leurs besoins réels etc.. Même si c’est un rôle qui incombe aux parents à priori, malheureusement pour certains qui sont complètement désespérés ce n’est pas possible.

                Il y a des enfants, qui dès le plus jeune age, sont en rupture avec leur vie intérieure, et à mon sens un des meilleurs moyens pour accéder à ses émotions, c’est l’art. Sous n’importe qu’elle forme. J’ai l’impression qu’il y a plein de solutions, pour améliorer le système scolaire, et aider les enseignants et les enfants et leur famille par la même occasion. smiley


                • 5A3N5D 3 novembre 2007 10:21

                  Désolé, mais c’est vraiment un commentaire digne d’un psychologue scolaire. Et la psychologie scolaire est à la psychologie ce que la musique militaire est à la musique. Vous dites tout et son contraire en l’espace de 20 lignes :

                  «  »« Il peut fuir dans la connaissance, devenir obsédé par la réussite, se remplir de savoir pour ne pas penser à ses vrais problèmes, pour ne pas ressentir. »«  » Donc, si je vous comprends bien, la souffrance peut engendrer la réussite scolaire.

                  «  »« Toutes ces souffrances rendent très ardues l’accès au savoir proposé en classe, leur attention entre autre étant déjà perturbée par la certitude qu’ils n’y arriveront pas. »«  »

                  Donc, un élève qui est en état de souffrance :
                  - peut se réaliser par les études ;
                  - ne peut pas s’épanouir en raison de cette souffrance.

                  Vous avez perdu combien de temps à écrire tout ça ?

                  Cependant, vous n’avez pas tort de souligner l’impact de l’affectivité sur le cursus d’un élève. Par définition, le milieu familial n’étant pas présent à l’école, c’est souvent la relation à l’enseignant qui peut modifier ce cursus du tout au tout. Il m’est arrivé d’avoir des élèves que les collègues m’avaient désignés comme « peu capables » réaliser un virage à 180° en moins d’un an. Mais cela reste quand même l’exception. Et c’est épuisant pour l’enseignant, surtout quand il a 30 élèves dans sa classe. On m’a bien souvent reproché d’être trop « directif », de ne pas laisser les enfants prendre trop d’initiatives. Je ne suis pas d’accord : c’est dans une classe où le « fait comme tu veux » est érigé en système que se forme le chahut. Dans ce genre de situation, les mieux armés psychologiquement s’en sortiront toujours, mais ce sera en faisant peser sur les plus faibles un climat d’insécurité qui peut avoir des conséquences effroyables. La dynamique de groupe, doit aussi être prise en compte. Pour moi, un bon enseignant se doit d’être avant tout un père ou une mère pour ses élèves (je vous autorise à rire.) Il doit pouvoir les diriger, les encourager, mais aussi les remettre à leur place au besoin. Et, surtout, ne jamais être tenté d’abandonner certains éléments, mais toujours les « recoller au peloton », donc ne jamais niveler par le bas, mais tirer le bas vers le haut.

                  Enfin, « apprendre aux enfants à se connaître eux-mêmes », ce n’est pas le travail de l’enseignant ni même celui des parents. Et je ne vois pas ce qu’une « analyse » pourrait donner sur un enfant, si ce n’est de gros problèmes à résoudre par la suite. Donc, là, je dis NON.

                  Un autre point positif dans votre commentaire : l’épanouissement par l’éducation artistique. Je vous rejoins totalement : la vie affective présente de l’enfant peut s’exprimer à travers le chant, la musique, le dessin, la peinture... Mais tous les enseignants n’ont pas reçu la formation nécessaire ou trouvent toujours une excuse pour faire passer ces disciplines à la trappe. Pour moi, ils valent largement toute cette couillonnade qu’on nomme pompeusement « éducation sexuelle », et qui n’est qu’une perte de temps. L’éveil à l’affectivité, oui, le reste, non.

                  Ce travail est malheureusement épuisant pour un enseignant, surtout dans les petites classes, et je regrette d’entendre toujours les mêmes refrains sur les vacances outrageusement longues ou la retraite outrageusement précoce des instituteurs notamment.

                  Un instit « complètement démodé. »


                • haddock 3 novembre 2007 08:33

                  Il doit y avoir autant de cas spécifiques qu’il y a d’ enfants .

                  Pour connaîte une famille dont la mère est enseignante leurs deux filles ont connu une trajectoire différente . Les parents ont divorcé losqu’elles avaient 11 et 10 ans avec une séparation difficile , une des deux ( la puinée ) a réussi facilement à l’ école et a pu devenir enseignante sans problème , s’ est mis en ménage , a elle aussi deux enfants , construit sa maison , alors que l’ ainée , plus affective traine la rupture de ses parents encore maintenant qu’ elle a 35 ans , a une vie proffessionnelle compliquée , sans compagnon , pourtant le milieu était le même , leur tempérament seulement est différent .

                  Mais comme dit plus haut , la réussite d’ une vie ne devrait pas se situer sur le plan pro , matérériel ni relationnel, mais sur le degré de sérénité atteint .

                  Comme le Sar Rabindranath Duval , pouvez-vous le dire ?

                  Il peut le dire !!!


                  • haddock 3 novembre 2007 08:37

                    cours de sérénité par Pierre Dac et Francis Blanche

                    Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, j’ai le grand plaisir honorifique de présenter à vous ce soir, n’est-ce pas, tout à fait exceptionnellement dans le plus simple appareil, une beauté qu’on vient d’arracher, à on ne sait pas à quoi d’ailleurs ! De vous présenter le Sar Rabindranath Duval, qui est le descendant authentique des grands Sars, des grands visionnaires de l’Inde, n’est-ce pas ! Votre sérénité...

                    - Hum ! Hum !
                    - Vous avez bien dîné déjà ? Bon ! Vous descendez des grands Sars de l’Inde, n’est-ce pas ?
                    - Oui.
                    - Vous êtes né dans l’Inde ?
                    - Je suis né dans l’Inde.
                    - A quel endroit de l’Inde ?
                    - Châteauroux.
                    - A Châteauroux ! Extraordinaire ! Vraiment ! D’ailleurs, je crois savoir de source sûre que votre père était hindou !
                    - Hindou, oui.
                    - Votre grand-père ?
                    - Hindou.
                    - Et votre arrière-grand-père ?
                    - C’était un dur.
                    - Voilà donc par conséquent, n’est-ce pas, il a depuis de longues années la pratique de la vision hindoue. Dites-moi, Votre Sérénité, vous avez le don de double vue ?
                    - Oui, je vois double.
                    - Il voit double ! je m’en doutais un peu d’ailleurs ; vous voyez donc, mais c’est héréditaire ?
                    - Héréditaire !
                    - C’est atavique.
                    - Non, c’est à moi !
                    - Je veux dire, c’est congénital !
                    - Non, c’est quand j’ai trop bu.
                    - Il faut dire, n’est-ce pas, je tiens absolument à préciser, que Sa Sérénité fait de grands exercices tous les jours, quotidiennement presque, pour conserver son don de double vue. Il fait le yoga, n’est-ce pas ? Vous faites le yoga ?
                    - Oui, oui.
                    - C’est le yoga de...
                    - La Marine !
                    - Et il surveille également de très près son alimentation.-.. Quelle est votre alimentation ? Qu’est-ce que vous prenez pour votre dîner ?
                    - Uniquement de la cuisine à l’huile.
                    - La cuisine des Sars ?
                    - La cuisine des Sars, oui !
                    - Oui, mais pourquoi ?
                    - Parce que les Sars dînent à l’huile !
                    - Les Sars dînent à l’huile ! Vraiment, ce n’est pas trop tiré par les cheveux du tout parce qu’il n’en a plus ! Alors, si vous permettez, nous allons nous livrer sur quelques personnes de l’assistance publique, à des expériences tout à fait extraordinaires. Votre Sérénité, je vais vous demander de vous concentrer soigneusement... Voilà ! Vous êtes concentré ?
                    - Je suis concentré.
                    - Il est concentré comme on dit chez Nestlé... parfait Votre Sérénité, concentrez-vous bien, vous êtes en transe ?
                    - Oui, je suis en transe napolitaine.
                    - En transe napolitaine, n’est-ce pas ? Votre Sérénité, concentrez-vous bien, et dites-moi, je vous prie, quel est le signe zodiacal de monsieur ?
                    - Monsieur est placé sous le double signe du Lion et du fox à poil dur.
                    - Oui, dites-moi quel est son caractère ?
                    - Impulsif, parallèle et simultané.
                    - Quel est son avenir ?
                    - Monsieur a son avenir devant lui, niais il l’aura dans le dos chaque fois qu’il fera demi-tour.
                    - Il est vraiment extraordinaire ! Voulez-vous me dire, à présent, quel est le signe zodiacal de mademoiselle ?
                    - Mademoiselle est placée sous le triple signe bénéfique de la Vierge, du Taureau et du Sagittaire avant de s’en servir.
                    - Ah ! C’est ça. Il a raison ! Il a mis dans le mille, n’estce pas ? Il a mis dans le mille, comme disait Jean-Jacques Rousseau. Votre Sérénité, au lieu de vous marrer comme une baleine...Excusez-nous, Sa Sérénité est en proie aux divinités contraires de l’Inde : Brahma et Vichnou.Brahma la guerre et Vichnou la paix. Voulez-vous me dire, s’il vous plaît, Votre Sérénité, quel est l’avenir de mademoiselle ?
                    - L’avenir de mademoiselle est conjugal et prolifique.
                    - Ah ! Prolifique ?
                    - Oui.
                    - Qu’est-ce que ça veut dire ? Elle aura des enfants ?
                    - Oui.
                    - Des enfants ?
                    - Des jumelles.
                    - Des jumelles !!! Combien ?
                    - Une paire avec la courroie et l’étui !
                    - Voulez-vous, à présent, je vous prie, me dire quel est le signe zodiacal de monsieur ?
                    - Ce monsieur est placé sous le signe de Neptune, Mercure au chrome.
                    - Quels sont ses goûts ?
                    - Monsieur a des goûts sportifs. Son sport préféré, le sport cycliste.
                    - Bien. Qu’il peut pratiquer sans inconvénients ?
                    - Oui, mais à condition toutefois de se méfier.
                    - Se méfier. De qui ? De quoi ?
                    - De certaines personnes de son entourage qui prétendent que sa compétence dans le domaine de la pédale exerce une fâcheuse influence sur son comportement sentimental.
                    - Ah ! Encore une fois vous avez mis dans le mille. Mais, dites-moi, qu’est-ce que vous lui conseillez municipal ?
                    - Je lui conseille vivement de ne pas changer de braquet et de surveiller son guidon.
                    - Votre Sérénité, tout à fait autre chose à présent. Pouvez-vous me dire quel est le sexe de monsieur ?
                    - Masculin.
                    - Oui. Vous êtes certain ?
                    - Oui. Vous pouvez vérifier.
                    - Non, non, on vous croit sur parole ! Et dites-moi, quelle est sa taille ?
                    - Un maître soixante-seize debout, un mètre cinquante-six assis, zéro mètre quatre-vingt-trois roulé en boule.
                    - Et dites-moi, il pèse combien ?
                    - Oh... deux fois par mois !
                    - Non, non ! Excusez le Sar, n’est-ce pas, il ne comprend pas bien le français. je vous demande quel est son poids P.o.i.x. ?
                    - Soixante-douze kilos cinq cents ! Sans eau, sans gaz et sans électricité.
                    - Oui, dites-moi quel est le degré d’instruction de monsieur ?
                    - Secondaire.
                    - Oui. Est-ce que monsieur a des diplômes ?
                    - Oui, monsieur est licencié GL.
                    - Licencié GL ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
                    - Ça veut dire qu’il travaillait aux Galeries Lafayette et qu’on l’a foutu à la porte.
                    - S’il vous plaît, Votre Sérénité, concentrez-vous bien, combien monsieur a-t-il de dents ?
                    - Trente dedans et deux dehors !
                    - Voilà très bien ! Monsieur a-t-il des complexes ?
                    - Oui ! Monsieur fait un complexe... A certains moments, il prend sa vessie pour une lanterne.
                    - Et alors ?
                    - Et alors, il se brûle !
                    - Dites-moi, Votre Sérénité, mon petit bonhomme, dites-moi de quelle nationalité est madame ?
                    - Française.
                    - Oui. Et son père ?
                    - Esquimau !
                    - Et sa mère ?
                    - Pochette surprise !
                    - Très bien !... Et ta soeur ?
                    - Ma soeur, elle bat le beurre et quand elle battra...
                    - Bon, bon, oui, ça va !
                    - Escroc, voleur !
                    - Espèce de mal élevé, mauvaise éducation, excusez-le. il n’y a pas longtemps... Il en a une touche là-dessus Tiens, encore il y a trois ans, il n’avait même pas un plateau, il avait directement le pied de la table... Mais enfin, ça c’est autre chose... Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, S’il vous plaît ... ?
                    - Oui !
                    - Euh !
                    - Quoi ?
                    - Qu’est-ce que vous pouvez me dire ?
                    - Je peux vous dire que vous ne savez plus votre texte..
                    - Si vous étiez intelligent, dites-moi donc qu’est-ce que je dois vous demander à présent ? Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, c’est très important, concentrez-vous, pouvez-vous me dire quel est le numéro du compte en banque de monsieur ?
                    - Oui.
                    - Vous pouvez le dire ?
                    - Oui !!
                    - Vous pouvez le dire ?
                    - Oui !!
                    - Il peut le dire !!! Bravo ! Il est extraordinaire, il est vraiment sensationnel. Votre Sérénité, quelle est la nature du sous-vêtement de monsieur ?
                    - Monsieur porte un slip.
                    - Oui. De quelle teinte ?
                    - Saumon fumé.
                    - Tiens, tiens, en quoi est-il ?
                    - En chachlick mercerisé.
                    - Ah ! Il a un signe particulier ?
                    - Oui. Il y a quelque chose d’écrit dessus.
                    - Quoi donc ?
                    - Suivez la flèche.
                    - C’est merveilleux. Tout à fait extraordinaire !!! Votre Sérénité, monsieur que voici que voilà a-t-il un signe particulier ?
                    - Oui, un tatouage.
                    - Ah ! Un tatouage ! Très intéressant ! C’est bien exact, n’est-ce pas ? je ne le lui fais pas dire ! C’est bien exact ! Et où se trouve situé le tatouage de monsieur ?
                    - Je suis extrêmement fatigué, je m’excuse...
                    - Allons, allons, voyons... Monsieur Schumaker !
                    - ... C’est très délicat et je suis fatigué.
                    - Il est dans un état épouvantable, excusez-le. Votre Sérénité, je vous demande où se trouve situé le tatouage de monsieur ?
                    - Le tatouage de monsieur est situé à un endroit que l’honnêteté et la décence m’interdisent de préciser davantage.
                    - Ah ! bon, mais qu’est-ce que vous entendez par là ?
                    - Oh ! par là j’entends pas grand-chose !
                    - Je vous prie de vous concentrer davantage, espèce de malotrou ! Alors, que représente le tatouage de monsieur, s’il vous plaît ?
                    - Bon ! Le tatouage de monsieur représente... enfin lorsque monsieur est en de bonnes dispositions... le tatouage représente : d’un côté la cueillette des olives en Basse-Provence, et de l’autre un épisode de la prise de la Smalah d’Abd-El-Kader par les troupes du duc D’Aumale en mil huit cent quarante-trois.
                    - Ah ! Parfait ! Et de plus ?
                    - Et c’est en couleurs !
                    - Ah ! C’est en couleurs ! Bravo ! Mes félicitations, monsieur ! Vraiment, si, si, vraiment très bien ; mes compliments, madame ! Madame a de la lecture pour les longues soirées d’hiver, c’est parfait. Votre Sérénité, vraiment, vous avez été extraordinaire, c’est vrai, vraiment, il est vareuse... il est vareuse..
                    - Eh !...
                    - Non, il est unique, pardon, je me suis trompé de vêtement, mais ça ne fait rien. Il ne me reste plus qu’à envoyer des baisers à l’assistance publique. Bonsoir mesdames, bonsoir mesdemoiselles et bonsoir messieurs. "


                    • Tony 27 février 2008 12:03

                      très très bon article qui permet de concrétiser une réalité bien trop abstraite

                      merci hetset !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès