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Accueil du site > Actualités > Société > L’enfance, la jeunesse et l’éducation

L’enfance, la jeunesse et l’éducation

Le paradoxe actuel concernant la jeunesse réside dans une éducation de plus en plus laxiste de la part des enseignants et des parents et d’autre part en une série d’interdits légaux qui empêchent les jeunes d’avoir accès à l’alcool, au sexe et au tabac, et même de sortir seuls après une heure tardive dans certains quartiers dont les maires ont instauré des couvre-feux qui se veulent à la fois pédagogiques et dissuasifs de la criminalité juvénile. On assiste à une substitution d’autorité qui passe des parents et des enseignants au policier, au législateur et au juge. Les parents déroutés par un cancre las, au lieu de lui botter le train lui achètent des compléments vitaminés et se ruent chez le pédopsychiatre. Jadis les adolescents fumaient et buvaient en cachette et prenaient une baffe de leur père quand ils se faisaient surprendre si celui-ci pensait qu’ils étaient trop jeunes pour commencer. De nos jours la loi leur interdit de s’acheter un paquet de cigarette ou une bouteille de bière et ils ont besoin de la complicité d’un majeur pour s’en procurer. En même temps, les parents sont désormais astreints à un rôle muet face aux caprices et aux débordements de leurs gamins car les punitions sont devenues obsolètes.

Pourtant une éducation sévère et stricte permettait au jeune de se révolter une fois parvenu à l’âge adulte. Cette période de frustration indispensable qu’était l’enfance et l’adolescence facilitait les apprentissages et l’étude. Serge Gainsbourg ne serait pas devenu le débauché, le provocateur, le créateur qu’il fut s’il n’avait subi la férule d’un père autoritaire qui ne lui passait aucun caprice. Il semblerait donc que pour faire de ses enfants des rebelles, des anarchistes et des contestataires, bref des hommes et des femmes libres, il faille les faire chier quand ils sont petits pour qu’ils puissent développer un sentiment de revanche et de rébellion. En rejoignant la pensée des philosophes grecs, on n’est jamais aussi libre que lorsque l’on a acquis un niveau de connaissance, mais pas obligatoirement pour appliquer la sagesse et commettre le bien. La frustration de l’enfance est à l’origine de la liberté de l’adulte. L’éducation est autant l’apprentissage des connaissances et des techniques que celui des choix. L’enfant gâté qui s’empiffre de pizzas, de barres chocolatées et qui se roule au sol pour satisfaire le moindre caprice ne fera pas un adulte heureux sauf si un adulte arrive à le brimer à temps. Comment comprendre le plaisir quand on n’a subi aucune frustration ou brimade dans sa jeunesse, quand tout ou presque était autorisé ? L’éducation finalement consiste à transformer le pervers polymorphe de Freud en un jouisseur réfléchi et conscient qui sait faire des choix et calculer son coup. Cela dit, on peut se demander pourquoi un adulte responsable ne pourrait être à la fois pervers et polymorphe s’il est capable d’assumer ses actes et d’en analyser la portée. Au contraire, l’expérience et le développement intellectuel donnent à la perversion une palette de choix bien moins basique que l’imaginaire limité d’un gamin. L’enfant arrivera donc mieux à surmonter les contradictions de l’adolescence puis les contraintes de l’âge adulte si son entourage éducatif lui a appris les frustrations et les désagréments. Hélas, pour en revenir à Freud par ce biais, beaucoup d’enfants vivent désormais sans image ni présence paternelle. Ils prennent alors La Société comme père de substitution, le seul contre lequel ils puissent se révolter en transformant en avatar paternel, l’enseignant, le policier, le juge et même le pompier ou l’agent de la RATP. Cette rébellion non canalisée et non intellectualisée (Freud aurait pu parler d’une dilution du complexe d’Œdipe dans un nombre indéterminé et mouvant de pères symboliques) débouche alors sur la délinquance et la marginalisation sociale.

Le plaisir de l’enfant

L’importance du jeu est primordiale pour l’enfant qui vit dans la notion d’immédiateté. Il vit aussi dans l’impossibilité du plaisir différé et dans le désir de braver l’interdit pour affirmer sa personnalité. Ce trait de caractère s’accentue à l’adolescence. Seule la coercition, l’introduction de la pudeur, la crainte de la punition et l’éducation empêchent l’enfant d’assouvir ses besoins tels qu’il les ressent dans l’instant. L’enfant n’a pas de moralité innée, il en acquiert une par la contrainte et la persuasion. L’homme n’est pas naturellement bon, l’enfant l’est encore moins. Entre petites canailles, gavroches et sauvageons de Jean-Pierre Chevènement, il y a du grain à moudre pour ceux qui ne sont pas convaincus de l’angélisme de l’enfance.

Par l’excitation du jeu et le plaisir qu’il en ressent, l’enfant est-il un pervers polymorphe ou une innocente petite créature ? Il est les deux à la fois. L’enfant pratique l’auto érotisme tant qu’aucun adulte ne lui dit que cela est mal. Ensuite il est soit inhibé par la culpabilisation, soit il passe outre, mais agit en cachette. Quand il joue au Docteur ou à papa et maman, il le fait toujours hors du regard des adultes, mais il en tire de la jouissance. Il s’agit là d’une étape normale de son développement sexuel. Passé le stade anal du pipi caca et l’importance du zizi chewing-gum, l’enfant va étendre sa panoplie érotique au cours de son évolution vers l’adolescence et l’âge adulte. Il est cependant évident qu’un minimum d’éducation sexuelle lui permettra de mieux comprendre et d’apprendre à canaliser ses pulsions.

Autre très fort pôle d’intérêt de l’enfant, la gourmandise qui peut devenir goinfardise si les parents ne le réfrènent pas. L’enfant va se gaver de sucreries et des bonbons à en exploser si personne ne le limite. Mais les adultes ont leur part de responsabilité dans l’obésité des enfants, ceux qui les traînent au MacDo, qui a remplacé les tartines d’Alceste le compagnon de classe du petit Nicolas, détruisent l’avenir de leur gamins sans même en avoir conscience. Les parents qui ont des enfants trop gros sont les mêmes qui gavent leurs chiens ou leurs chats à les rendre obèses.

La cruauté intrinsèque de l’enfant n’est plus à démontrer de La guerre des boutons de Louis Pergaud à Sa Majesté des Mouches de William Golding en passant par les faits divers de cour de récréation l’enfant a définitivement prouvé qu’il n’a pas besoin de l’exemple des adultes pour se montrer odieux et féroce. Seule sa relative faiblesse physique l’empêche d’être un prédateur de la puissance des grands fauves. Il suffit d’ouvrir un journal pour s’apercevoir que la réalité est encore moins reluisante que la fiction littéraire. L’enfant est un petit salaud en puissance quand on lui laisse la possibilité de s’exprimer, il aime torturer, battre, humilier et dominer. L’est-il par nature intrinsèque et de façon innée ou la méchanceté et la perversion s’installent-elles par mimétisme au contact des adultes et des enfants plus âgés ? Il est quasi impossible de répondre à la question, car pour cela il faudrait étudier une population d’enfants abandonnés à eux-mêmes dès le sevrage et ne point les assister ou intervenir dans leur éducation. Cela étant éthiquement inacceptable même dans une dictature moderne passionnée par la recherche et qui n’aurait signé aucune charte de bioéthique, la réponse reste donc en suspens.

L’adolescence enfin, est la période de la vie où l’individu s’identifie le plus à un groupe, à une « tribu ». S’il s’oppose souvent à ses parents et au monde des adultes, l’adolescent n’est heureux que lorsqu’il est avec des jeunes de son âge avec qui il partage un langage et des expressions, une mode vestimentaire, des goûts musicaux et cinématographiques et les mêmes activités ludiques. Qu’il soit fille ou garçon, il rêve des mêmes baskets, blousons et accessoires coûteux que ses copains ou copines et participe ainsi à la surconsommation. C’est aussi le moment où le jeune partage des secrets minables qu’il croit vitaux et qu’il pense que l’éternité va bien durer jusqu’à l’année prochaine. L’adolescent ne se sent à l’aise qu’avec des gens de son âge qui lui ressemblent et qui parlent, applaudissent et conspuent à l’unisson. Il est fan, groupie, collectionneur, il adule des idoles de magazine au grand bénéfice d’une presse spécialisée qui l’inonde de publicités ciblées. Quand il jouait au billes ou à la marelle, l’enfant ne rapportait pas grand-chose à l’industrie du jouet, guère plus avec les simples poupées, les petites voitures et les soldats en plastique (ne parlons plus du plomb pour ce genre de jouet, car devenu un péril majeur pour les tenants du principe de précaution). Alors des adultes perspicaces ont inventé Barbie, les Pokémons, et Goldorak avec leurs produits dérivés, puis les jeux et consoles vidéo. L’enfant et l’adolescent sont des sources extrêmes de profit dans les sociétés occidentales, ils sont la cible d’un marketing particulièrement astucieux et agressif. Ils sont une source de revenus pour tout un pan de l’économie et un poste budgétaire pour leurs parents qui se sentent obligés de gaspiller du fric pour préserver l’équilibre mental de leur enfant. Et quand il se sent mal, comme tout ado à un moment donné, le gang rapace des psychologues et des conseillers en éducation l’attend à la moindre incartade, au moindre spleen pour s’enrichir sur le dos des parents ou des services sociaux et surtout jouer le rôle de la mouche du coche en profitant du désarroi de parents déboussolés. Or, l’adolescence est une période d’incertitude, de doute, de recherche de soi et de tâtonnement. Il est normal à cet âge, si ce n’est salutaire de faire des conneries qui la plupart du temps ne portent pas à conséquences. Si la plus grande sévérité doit être de mise avec les actes de pure délinquance, de racket et de violence sexuelle, il serait ridicule de s’affoler et de courir chez le pédopsychiatre dès le premier pétard ou la première bagarre. Il est heureusement encore possible d’élever des enfants sans avoir lu l’intégral des œuvres de Bruno Bettelheim et de Françoise Dolto et sans s’abonner à des revues de psychologie. Le bon sens existe encore, certains parents, enseignants et journalistes semblent l’avoir oublié. Pas besoin d’avoir fait de longues études pour s’apercevoir qu’un jeune qui reste muet des heures, se regarde sans bouger devant un miroir, s’automutile ou ne peut se concentrer plus de cinq minutes sur une activité va mal. C’est dans ces cas que les spécialistes de la psychologie de l’enfance et de l’adolescence deviennent utiles. Pas au moindre caprice ou à la moindre bêtise.

L’apprentissage à la liberté passe par la contrainte.

Avec les mêmes réserves expérimentales évoquées plus haut, il semble par contre que l’enfant soit un jouisseur né. Le rôle de l’éducation étant de réprimer sa trop grande propension au jeu et le peu d’intérêt spontané et naturel pour l’étude et de façon générale sa réticence à la moindre contrainte. Car l’enfant préfère viscéralement ses jouets à ses devoirs de classe. L’enfant est un adulte en devenir, il ne nait pas avec une personnalité achevée, il est malléable, influençable et il peut être complètement détérioré par des erreurs d’éducation. La contrainte appliquée avec mesure et discernement est donc un passage nécessaire et obligatoire à l’apprentissage et la révolte ne peut être constructive qu’après avoir mûri par le temps d’attente de la revanche. L’enfant veut avant tout jouer, l’adolescent préfère la compagnie de ses copains à celle de ses livres scolaires. Quoi de plus naturel que de rechercher le plaisir dans l’instant présent. Mais le retour de bâton ne se fait pas attendre longtemps. Celui qui sort sans formation et sans diplôme du système scolaire n’a d’autre choix que la délinquance pour gagner de l’argent, avec un sérieux risque d’incarcération et de représailles à moins de végéter dans l’aide sociale ou la clochardisation. Toute la subtilité de l’éducation réside donc dans la contrainte tout en évitant d’annihiler définitivement toute possibilité de révolte et d’insoumission une fois arrivé à l’âge adulte. Le but de l’éducation n’est pas d’obtenir des moutons, mais des rebelles éclairés, lucides sur leur capacité de dire non. Contraindre sans étouffer, éduquer sans laxisme ni sévérité excessive est tout un art, ceux qui n’en sont pas capables ne font cependant pas le choix de ne pas se reproduire. Eduquer des enfants est donc une responsabilité énorme qu’il faudrait avoir en tête avant de procréer. En dehors de petits vicieux, malsains et retors qui désespèrent les meilleures bonnes volontés, le petit délinquant est avant tout le fruit d’une mauvaise si ce n’est une absence d’éducation de la part de parents dépassés, laxistes ou stupides, incapables de prendre des décisions fermes. La contrainte est pénible quand on la subit, mais elle est hélas la seule méthode d’apprentissage à la vie de l’enfant et de l’adolescent, certains iront jusqu’à parler de dressage, ce qui serait contre-productif, car ne laissant pas place à l’initiative. Le plaisir sera d’autant plus grand que l’attente de la prise de pouvoir décisionnel aura existé. Quoi de plus agréable que de se dire arrivé à l’âge adulte, maintenant c’est mon tour de faire chier les autres ! L’important cependant est de savoir pourquoi et comment le faire avec discernement et brio et ne pas ainsi tomber dans le caprice ou le despotisme.


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38 réactions à cet article    


  • ARMINIUS ARMINIUS 27 janvier 2012 07:55

    Même si votre article est fort intéressant il est plutôt réducteur : le monstre que vous décrivez et que vous appelez enfant est le climax de tout ce qu’on peut trouver de pire ! Si il existe effectivement pauvres parents... Vous eliminez la cause essentielle des détresses actuelle :
    le chômage et la perte d’estime de l’image du père, les jeux de rôle qui induisent un monde irréel ou l’enfant perd parfois le sens des réalités, les familles monoparentales ou la discipline est dure à assumer, un monde de désespérance à l’avenir souvent bouché pour peux qu’on soit issu des quartiers-ghetto et enfin l’alcool qui est une béquille encore plus grave que l’herbe pour une jeunesse avec laquelle beaucoup de parents ne savent plus communiquer...
    Le passé n’était pas plus facile, la lutte pour la survie de l’après guerre n’était pas non plus très rose et l’éducation du « pater familias » très discutable quant à ses résultats et là je vous rejoins sur Freud et les débats causés par une telle éducation...


    • ARMINIUS ARMINIUS 27 janvier 2012 07:56

      Pas débats, dégats...


    • Georges Yang 27 janvier 2012 10:07

      En, imaginant le pire, on est souvent en deça de la réalité


    • Robert GIL ROBERT GIL 27 janvier 2012 08:58

      voici une petite parodie sur l’education des enfants par certains parents :

      http://2ccr.unblog.fr/2011/01/28/mes-chers-petits/


      • Acid World Acid World 27 janvier 2012 09:00

        J’ai eu la chance d’avoir des parent avec une éducation relativement équilibrée (elle n’est jamais parfaite), mais étant né dans les années 1990, je me reconnais en grande partie dans cette génération consumériste, infantilisée, capricieuse. Je suis juste heureux de me rendre compte peu à peu du temps perdu, grâce aux points de vue extérieurs. Moi-même je commence à devenir le vieux des petits collégiens et lycéens que je vois parader chaque jour.


        Merci pour l’article, je vois qu’on ne se relâche pas au niveau de la richesse du contenu.

        • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 09:19

          les adolescents actuels sont nombreux à faire le constat eux mêmes et entre eux que « l’amour ne suffit pas »
          je vois des adolescent véritablement dépressifs à 17 ans parcequ’ils vivent leur première déception amoureuse ou un premier échec scolaire

          je suggère de réintroduire dans nos pratiques éducatives :

          la frustration et l’apprentissage du manque :
          modérée et progressive mais absolument nécessaire

          l’exigence comme marque de respect de l’enfant

          on ne peut créer de l’estime de soi chez un enfant si on ne invite pas pas à l’effort et au dépassement de ses seuls désirs ou envies

          je suggère enfin de revenir à la conscription véritable ciment social et national
          école de la volonté même si on peut améliorer sans doute les aspects les plus archaïques de l’institution


        • George L. ZETER GEORGES L. ZETER 27 janvier 2012 12:24

          ahaha, les bidasses.... c’était surtout une école d’apprentissage à l’ivrognerie pour ne pas dire l’alcoolisme (les Kro du mess achetées par caisse de 12), apprentissage de la tabagie, avec distribution d’une cartouche gratuite par mois, sans compter l’homophobie (tous des PD ces appelés bordel), le machisme (tous des gonzesses ces appelés), et la quille bordel !!!
          ouais, c’etait le bon temps... Des cons !
          Moi, j’y aie perdu un an de ma vie à marcher au pas du con qui défile !
          je ne souhaite vraiment pas ça pour mes fils !


        • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 15:19

          georges 

          vous insistez sur un aspect peut être pas le plus glorieux du « service », l’apprentissage de la beuverie

          je retiens moi une des rares occasions de véritable brassage social, l’épreuve citoyenne et virile qui réalisait ce que tous nos sociologues patentés essaient de nous vendre dans leur publications à savoir du lien social

          c’était aussi une occasion de faire se rencontrer des populations qui sans celà ne se serait sans doute jamais cotoyées, ruraux/ citadins, ville/banlieues, « français de souche »,/néo français

          la conscription véritable outil d’intégration et de lutte contre le racisme mais celà est sans doute trop simpliste ?

        • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 20:09

          il ne s’agit pas ondirignée


           de revenir en arrière pour singer l’éducation de grand papa il s’agit comme vous le dites d’analyser de comprendre et d’adapter des principes sans doute intemporels, et de retrouver du sens et du souffle pour encadrer enthousiasmer nos enfants et petits enfants

          mais cela ne concerne pas que les éducateurs cela concerne la société toute entière, notre civilisation occidentale peut être...

        • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 21:24

          désolé selena je pensais que c’était un pseudo 



          mais penser que vieux = ratatiné du bulbe 

          non pas forcément 

        • gordon71 gordon71 28 janvier 2012 00:53

          ok ok 

          je suis pas spécialement susceptible sur ce genre de remarque 

          y’a pire sur avox 

          et je pense que parfois dans le feu de l’action je ne suis,pas toujours très délicat non plus

        • bluerage 27 janvier 2012 09:46

          L’auteur a raison : l’enfant n’est pas naturellement bon, il le devient par l’éducation reçue. Donc si personne n’est là pour l’éduquer il y a de fortes chances d’en faire un barbare.

          Nous avons tous connu hélas la jungle des cours de récré où il ne manquait jamais les petites ordures violentes, les apprenti gangsters spécialisés dans le racket, les abrutis qui se cherchent un souffre douleur etc

          L’enfance et l’adolescence sont le temps des apprentissages et des erreurs que l’on fait pour apprendre à devenir adulte, la chenille qui deviendra papillon. La fermeté des parents est nécessaire pour donner un « cadre » dans lequel l’enfant s’épanouira harmonieusement, des repères pour le guider, des valeurs à suivre (rectitude, respect des autres et de soi même, de l’autorité, humanité, altruisme etc)

          Les psys à la Dolto et les chantres de l’enfant roi (Meyrieu) font beaucoup de dégâts sur les nouvelles générations : suivre aveuglement un groupe, consommation irraisonnée, satisfaction de tous les caprices et j’en passe. Un retour en arrière par réaction à ces abus viendra inmanquablement.


          • antonio 27 janvier 2012 10:37

            Bonjour M.Yang,

            Tableau d’ensemble malheureusement exact.

            Les tenants de la Nouvelle Pédagogie qui sévissent depuis des années dans l’Education Nationale n’ont fait qu’aggraver le mal : c’est le fameux « l’enfant au centre de l’enseignement » et non plus le savoir .C’est l’enfant qui doit trouver par lui-même et par ses interventions impulser l’acte d’enseignement.
            Un petit exemple : plus de cours de grammaire mais la grammaire du texte. Je simplifie à peine .
            Vous étudiez un texte où se trouve un imparfait du subjonctif ; vous n’en parlez pas puisque bien évidemment des mains impatientes vont se lever pour intervenir : « Mais enfin, Madame, quelle est cette forme bizarre ? ( Par ex. ---pour qu’il allât ---------------) ...et l’enseignante » ravie « d’une telle perspicacité, d’une telle » avidité de savoir « peut enfin expliquer l’imparfait du subjonctif....ça, c’est la théorie, la belle théorie....les élèves n’ont rien vu et d’ailleurs s’en fichent complètement !
            Ajoutez à cela, le succès du mot  » autonomie «  ; ce mot justifie une grande partie des pratiques parentales en vogue ; et l’âge de » l’autonomie « ne cesse de reculer : à 2ans, un enfant est déjà » autonome «  : il n’écoute rien, mais que voulez-vous, il est autonome ! Et au nom de cette » sacro-sainte autonomie « , on demande son avis sur tout et n’importe quoi au bambin : par exemple, on peut discuter longtemps sur le port de tel ou tel vêtement, sur le menu du repas, etc...Et comme, il est » autonome « , on veut tout lui » expliquer «  : les histoires de divorce, de séparation, etc...lui sont infligées dans le détail, bafouant même parfois sa pudeur et sa sensibilité...
            Enfin, comme vous le dites, c’est le règne de l’enfant consommateur » et prescripteur « , objet de toutes les attentions des multi-nationales...( portables, MP3, écrans plats investissent les chambres ) mais il  » gère « car il est » autonome «  !

             »Enfant au coeur du système éducatif « , » « autonomie », des « concepts » en vogue pour justifier la démission, la lâcheté, la laxisme des parents...

            Notre société où il est de bon ton de « tomber en pâmoison » devant le moindre chérubin de deux ans qui articule trois mots N’AIME PAS les enfants !

            PS : à rajouter dans le lot des âneries pédagogiques à la mode, celle de la « socialisation », ce qui permet de justifier qu’on « jette » sans vergogne « de petits enfants dans toutes les structures collectives de garde : certains enfants y passent plus de temps qu’à l’école ! mais on est rassuré, ils se  » socialisent " !


            • Georges Yang 27 janvier 2012 11:48

              Antonio

              Tout à fait d’accord avec vous

              Il y a quelques jours, je m’en prenais aux vieux, mais les jeunes peuvent aussi être chiants, dans ce cas cependant, parents et enseignants ont leur part de responsabilité


            • Georges Yang 27 janvier 2012 11:45

              Amaury

              Pas tous, certes, mais beaucoup


            • non667 27 janvier 2012 15:22

              à amaury
              ces jeunes profs nommés dans des quartiers sensibles alors que les profs expérimentés sont envoyés dans les boîtes plus calmes.
              il y a un barème pour les mutation en collège et lycée ,basé principalement sur l’ancienneté . il fallait écrire
              ces jeunes profs envoyés dans des quartiers sensibles alors que les profs expérimentés se sont sauvés  dans les boîtes plus calmes. (pas maso les profs ! )


            • Georges Yang 28 janvier 2012 09:26

              Une éducation (à l’école, à domicile) est impossible sans contrainte

              La contrainte est le ferment de la révoltez et de la reflexion

              Elle développe les stratégies de contournement, la ruse de l’enfant

              Il y a toujours eu des parents et des enseignents sadiques, incapables, maladroit, mais jadis cela venait avant tout de leur personalité Désormais, les parents imitent ce qu’ils entendent à la télé et les enseignants sont pris au piège de pédagogues officiels autoproclamés

               


            • tiloo87 tiloo87 27 janvier 2012 11:58

              Il semble que vous mélangiez tout, enfance et adolescence. La contrainte dont vous vantez la nécessité peut très bien être acceptée, voire sollicitée, et doit en tout cas toujours être expliquée et justifiée (et pas à coup de pied au cul !) : le dconflit n’est pas indispensable.
              Le « bon temps » où les ados fumaient et « prenaient une baffe s’ils se faisaient prendre par leur père » a surtout servi à produire et reproduire des brutes, qui en sont aujourd’hui à menacer leurs ados de les tuer ou de leurs « casser un bras » (dixit un crs à son fils dans un reportage) et puis quoi après ??
              Je pense que de tout temps (même préhistoriques) il a existé des parents qui respectent leurs enfants (pas question d’enfants rois, ici, ce n’est pas non plus les respecter) et d’autres qui les traitent comme du bétail et qui confondent dressage et éducation.


              • Scorsonère noire géante de Russie 27 janvier 2012 13:52

                L’enfant, on doit lui sentir les côtes ( au toucher ), mais pas les voir. Comme un chien. 


                • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 20:13

                  pas mal vu,


                  faut relativiser effectivement 

                • non667 27 janvier 2012 23:46

                  à orion
                   les vieux grincheux prévoyaient la décadence de leurs civilisation  !
                  n’est-ce pas ce qui leur est arrivé ????? smiley smiley


                • Annie 27 janvier 2012 20:10

                  Je n’avais pas l’intention de commenter, mais j’ai lu tellement d’âneries sur ce fil que je me sens obligée. En tant que parent, on fait le mieux qu’on peut, avec les moyens qu’on a, considérant comme point de départ, qu’on est déjà toujours le produit de l’éducation que l’on a reçue et qu’il est difficile d’y échapper. Ensuite on avance au jugé. J’ai deux fils, très différents. Un qui est en train d’occuper Londres à l’heure actuelle et en train d’être expulsé ( live pour ceux que cela intéresse) , et un autre qui veut se conformer désespérément à ce que l’on attend de lui. Je les ai élevé pareillement, ou en tout cas, j’ai essayé. Je ne me permettrai pas de donner des conseils à qui que soit. Il n’y a pas de recettes pour élever un enfant.
                  Une chose que d’être mère m’a apprise, c’est l’humilité.


                  • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 20:16

                    « mais j’ai lu tellement d’âneries sur ce fil » 


                    que j’ai cru bon de venir braire avec les bourricots

                  • Annie 27 janvier 2012 20:17

                    Il faudra changer votre avatar


                  • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 21:53

                    pourquoi pas ..


                    on se connait
                     vous connaissez mes mensurations ?


                  • Annie 27 janvier 2012 21:55

                    On se connaît ? .. pas vraiment, mais je vis à la campagne, et vous n’avez rien d’un âne (physiquement).


                  • maisvalerirquechorar 28 janvier 2012 04:42

                    Exactement !! y’ a pas de magie, pas de recette !! de l’ Amour et du respect pour la nature de chacun d’ eux !!C’ est une victoire que d’ avoir plusieurs enfants très différents les uns des autres !!J’ aime la métaphore de la plante mystérieuse !!je doit m’occuper d’ elle pour qu’ elle pousse forte mais la couleur de la fleur ,c’ est sa nature !!Et jamais je ne permettrais d’ essayer de la changer !!



                  • gordon71 gordon71 27 janvier 2012 22:06

                    qu’en savez vous ...


                    vous avez l’air bien sûre de vous...

                    • Marie-Christine B-M 28 janvier 2012 00:17
                      Je suis en désaccord avec vous. Vous avez vous même réussis à me prouver qu’une très grande autorité mène plus à une difficulté à s’affirmer et à être autoritaire par la suite.

                      Vous avez vous même dit que : «  On assiste à une substitution d’autorité qui passe des parents et des enseignants au policier, au législateur et au juge. Les parents déroutés par un cancre las, au lieu de lui botter le train lui achètent des compléments vitaminés et se ruent chez le pédopsychiatre. Jadis les adolescents fumaient et buvaient en cachette et prenaient une baffe de leur père quand ils se faisaient surprendre si celui-ci pensait qu’ils étaient trop jeunes pour commencer. »


                      Pourtant, on remarque que ces mêmes jeunes, qui ont été élevés très sévèrement, sont aujourd’hui des parents incapables d’exercer leur autorité face à leurs enfants et leur incapacité à s’affirmer se reflète à plusieurs égards, certains se rebellent et chialent, mais ils ne posent que très peu de gestes concrets et ils ne se battent plus réellement pour leurs convictions. Je ne crois pas que le manque d’autorité soit vraiment dû aux interdictions face à l’alcool, à la cigarette et autres, car les jeunes trouvent encore le moyen de nos jours de faire les choses en cachette. Il demande tout simplement à une soeur, un frère ou un ami d’acheter ce qu’ils veulent consommer. Il peuvent encore se procurer de la drogue en cachette et le même processus dont vous parlez est encore présent de nos jours. Les mêmes expériences sont encore expérimentées, les jeunes n’ont pas changé. Je crois que vous vous êtes trompé de cause en ce qui concerne les problèmes des parents à exercer leur rôle de parents. Les enfants font encore les mêmes expérimentations, mais la différence est qu’aujourd’hui les parents ne sont pas capables d’exercer une réelle autorité face à ces situations. L’autorité et le manque de liberté les ont peut-être, pour quelques uns, transformés en rebelles, mais pas en hommes et femmes réellement libres qui se battent et font changer les choses. Au contraire, je crois qu’ils ont peur. (je tiens à dire que j’observe un ensemble et qu’il y a toujours des exceptions) L’autorité les rend obéissants et l’obéissance rend autoritaire. Cela est complémentaire. Et en restant dans les deux extrêmes, on se trompe. Effectivement, je ne serais même pas surprise de voir la prochaine génération devenir très autoritaire. Le secret n’est pas d’effacer l’autorité, cela est impossible, mais qu’il y ait un équilibre et que les jeunes aient la chance de prendre conscience de leurs erreurs par eux-mêmes. Il faut les inciter à faire des choix et à réfléchir sur leurs actes, tout en s’assurant qu’il le font vraiment en utilisant l’autorité. On ne doit pas leur dicter quoi faire, mais bien les guider et leur apprendre à vivre avec les conséquences de leurs choix.

                      • Georges Yang 28 janvier 2012 09:36

                        La sévérité permet la révolte, la controntation avec les adultes doit tourner à l’(avantage de ceux ci face aux enfants (je ne parle pas de sévices graves ou d’injustice flagrante) L a frustration de la jeunesse développe la personalité du futur adulte

                        La société parents en tête ne veut pas faire des adultes responsables et courageux mais des consommateurs craintifs

                        Pas de fessée, peur bleue des jeux dangereux des cours de récré, stupides marches blanches lors de décès d’enfant, ,recours à la « cellule psychologique » au moindre incident, gommage des différence entre sexe à la maternelle

                        Nous aboutissons à une société de lâches qui ne rêve que de consommer


                      • crazycaze 28 janvier 2012 00:55

                        Votre article me laisse perplexe parce que s’y côtoie des remarques justes, des poncifs et des méconnaissances, surtout quand vous utilisez des notions telles que caractères ou personnalité, ou le rôle du jeu dans la construction de l’enfant, qui ne recouvrent pas les mêmes sens selon une utilisation commune ou en psychologie.

                        Il est vrai qu’une certaine psychologie davantage versée dans la croyance que dans l’analyse et l’observation a contribué à faire adopter par certains parents des principes éducatifs erronés. Il est aussi vrai que mots et attitudes parentales peuvent faire davantage de dégâts qu’une gifle, même si ce recours n’est pas forcément une preuve de bonne éducation.

                        Il serait trop long ici de reprendre un à un certains éléments de votre argumentaire qui sont très discutables, voire faux. Je me limiterai donc à quelques réflexions.

                        Tout d’abord, le développement de l’enfant ne s’arrête pas aux seules relations parentales, pas plus que les problématiques sociales, culturelles et économiques ne s’arrêtent à la porte des établissements scolaires. Notre construction individuelle est le fruit d’interrelations permanentes entre des données biologiques et des contextes environnementaux qui sont la famille, le groupe de pairs (les camarades), le quartier dans lequel on vit, l’établissement scolaire et ses acteurs, le milieu professionnel des parents, les relations que les parents entretiennent avec l’école et les professionnels éducatifs, etc. jusqu’aux données culturelles.

                        Ainsi, les interventions et préventions de la violence en milieu scolaire ont plus de chance d’aboutir à de bons résultats quand elles concernent à la fois l’enfant, ses camarades de jeu et les personnels éducatifs, comme dans le programme l’Allié mis en place au Québec, que quand elles ne s’adressent qu’à l’un ou l’autre de ces aspects.

                        Pour ce qui est des incidences des pratiques éducatives sur le développement de l’enfant, certains chercheurs ont mis en évidence quatre styles résumant assez bien leur diversité : autoritaire, permissif, désengagé et démocratique. Le style autoritaire se caractérise par des pratiques coercitives, beaucoup d’exigences et peu d’affect ; le style permissif par l’absence de contrainte, peu d’exigences et beaucoup d’affect, le désengagé par une inconsistance dans les pratiques éducatives, tantôt très autoritaires, tantôt permissives, et le style démocratique par le contrôle, un niveau d’exigence raisonnable et beaucoup d’affect. Les conséquences les plus néfastes pour l’adaptation de l’enfant sont le fait en premier lieu du style désengagé. L’enfant ne peut anticiper les réponses parentales car trop changeantes, ce qui est très déstructurant, ensuite le style permissif, car aucune limite n’est posée, ce qui peut se révéler dangereux pour lui et ne l’aide pas à s’adapter dans une société où contraintes et interdits existent, puis le style autoritaire, car l’enfant manque d’affection, moteur du développement, et entraîne souvent une mauvaise estime de soi. Le style démocratique est le plus adapté car il permet à l’enfant de se situer dans le contexte, de connaître ses limites, tout en bénéficiant du soutien affectif. Toutefois, ces appréciations n’ont de valeur que dans notre culture, et il existe bien d’autres cultures sur notre planète dans lesquelles ces pratiques parentales n’auraient pas les mêmes effets.

                        L’éducation consiste à préparer l’enfant à s’adapter à la société dans laquelle il va évoluer. L’appréciation d’un modèle éducatif ne peut donc faire l’économie des contingences sociales et culturelles dans laquelle l’enfant grandit. Il suffit de regarder « La guerre des boutons » - le premier - pour comprendre. Oui, à l’époque, les enfant faisaient également des conneries, et prenaient une raclée quand les parents l’apprenaient. En même temps, les mêmes faits appréciés aujourd’hui auraient d’autres conséquences et seraient jugés par la société différemment. La justice s’en mêlerait, certains seraient taxés de délinquants, de violents, et encoureraient des peines de prison - voir le livre « Lebrac, trois mois de prison ».

                        Quant aux conditions d’exercice de l’enseignement, là encore il y aurait beaucoup à dire, qu’il s’agisse de la formation initiale des enseignants, dans laquelle pédagogie et psychologie de l’enfant sont quasiment absentes, classes surchargées, démultiplication des problématiques socio-économiques et de la misère culturelle dans certains quartiers ghettoïsés, familles monparentales, absence de perspective de réussite par la scolarité - il suffit de voir le statut occupé par certains crétins médiatisés qui affichent leur réussite financière pour comprendre - etc.

                        L’enfant se construit bien vite davantage au travers des relations avec ses pairs qu’en regard des valeurs parentales, et se construit ainsi une culture générationnelle, un ensemble de valeurs et de représentations partagées. Si vous grandissez dans un quartier sans problèmes majeurs, vous ne vous construisez pas de la même façon que si autour de vous les conditions sont très défavorables. Si être plutôt conforme aux attentes sociales vous confère des bénéfices dans le premier contexte, être violent, commettre des délits, faire les gros bras est mieux reconnu et vous attire davantage de bénéfices dans le second.

                        Il y aurait beaucoup de choses encore à dire, mais ce serait bien trop long...


                        • maisvalerirquechorar 28 janvier 2012 04:24

                          En effet vous aimez énerver les gens  !!Et d’ abord combien d’ enfant avez -vous “éduqué” ??En gros si j’ ai bien compris !!il faudrait leur mettre quelques baffes pour les réveiller..Et pourquoi pas une bonne guerre ??Je pense que quand on voit l’ héritage qu’ on laisse à nos enfants parce que justement nous n’ avons pas su nous réveiller ( c’ est pourtant pas faute d’ avoir reçut des baffes de nos parents !!),on n’ a vraiment pas beaucoup de leçon à donner(du moins collectivement )Quand à la pseudo immense responsabilitée personnelle !!Elle se résume en un seul mot “AMOUR”.Vous avez tort de penser que les enfants sont cruels de façon spontanée ,ils sont le reflets de ce qu’ils vivent  !!


                          • Marie-Christine B-M 28 janvier 2012 04:53

                            J’adore la dernière phase : ils sont le reflet de ce qu’ils vivent. Voilà une phrase très bien pensée et tellement vraie ! On doit leur laisser la chance de choisir et de s’exprimer si on souhaite qu’ils sachent avoir un bon jugement et argumenter plus tard pour ce qu’ils leur tiennent à coeur.  On ne doit pas leur dicter quoi faire, mais bien les guider et leur apprendre à vivre avec les conséquences de leurs choix.


                            J’ai fait un article à ce sujet : :La lumière au coeur de l’éducation. Allez le voir, il parle d’intégrer la philosophie au primaire. Moi, je crois au contraire que les enfants sont bons à l’intérieur d’eux. C’est ce qu’ils vivent qui les fond réagir. Si on leur laissait plus de choix et qu’on les écoutait vraiment, ils seraient eux aussi beaucoup plus à l’écoute.

                          • Georges Yang 28 janvier 2012 10:09

                            Aucun enfant n’est capable d’apprendre à lire, écrire et compter en s’amusant

                            L’approche ludique a débouché sur des dizaines de milliers de gosses

                            illéttrésq à l’entrée en sixième


                            • crazycaze 28 janvier 2012 11:08

                              Pouvez-vous me donner les références d’une seule étude démontrant que l’illettrisme de ces enfants est la conséquence d’un apprentissage basé sur une approche ludique ?

                              Si cela était vrai, cela signifierait que ces enfants sont tous issus des mêmes classes. Sinon, comment expliquez-vous que dans une même classe, avec un même enseignement, et avec des parents partageant à peu près les mêmes conceptions éducatives - car je supppose que vous pointez du doigt les écoles du type Montessory ou Meireu - certains réussissent quand d’autres peinent ?

                              Non pas que je sois un partisan de ces conceptions éducatives - car si j’en connais les vertus, j’en connais également les inconvénients - mais vous ne pouvez pas affirmer que les problèmes d’illettrisme reposent sur l’approche ludique.

                              Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas parce qu’un enfant lit beaucoup qu’il fera moins de fautes d’orthographe. Le développement des compétences est un processus multifactoriel et complexe. Dire que l’illettrisme est la conséquence d’une approche ludique des apprentissages de base, c’est faire fi de la complexité des processus en jeu.


                            • Georges Yang 28 janvier 2012 11:16

                              Il n’y a pas que l’approche ludique à l’origine de l’illéttrisme, je l’admets, mais elle y participe avec la mise de l’enfant au sein du modèle pédagogique, lui lmaisser choisir ce qui lui plait

                              Les fables de Lafontaine et tables de multiplication, ça ne rend pas intelligent , mais développe la mémorisation, aucun gosse ne fait des divisions par plaisir et encore moins des pourcentages, mais s’il ne le maitrise pas il devriendra une victime de Cetelem


                            • crazycaze 28 janvier 2012 13:12

                              Certains travaux ont montré que le taux réussite à un problème de mathématiques dépendait d’lintérêt qu’il suscitait chez l’enfant. A trois groupes d’enfants du même âge, évalués préalablement pour constituer des groupes comparables au point de vue des compétences, on a donné à résoudre un petit problème. Dans le premier, le support était des jetons, dans le second des bonbons, et dans le troisième des bonbons qu’ils pourraient garder à la fin s’ils réussissaient. Le résultat est sans appel : le 1er groupe est celui qu a le moins réussi l’épreuve et le troisième celui a qui a un taux de réussite le plus élevé (différences statistiquement significatives). Ainsi, il apparaît clairement que l’intérêt pour un apprentissage ou une épreuve contribue de façon significative à améliorer les performances.

                              A difficulté égale, Il est sûrement plus facile de mêmoriser un texte qui vous intéresse qu’un pour lequel vous n’avez aucun attrait. De même, résoudre un problème concret est susceptible de davantage intéresser l’enfant qu’un problème de même nature mais purement mathématique.

                              Enfin, la relation pédagogique, avec l’enseignant, avec l’école, ne dépend pas que de l’enfant et de l’enseignant, mais aussi des relations et des représentations des parents sur la scolarité, l’école et l’enseignant, d’une part, et des relations qu’entretient l’enseignant avec ses collègues, des représentations qu’il a sur l’enfant comme sur ses parents, d’autre part.

                              Quant à l’intelligence, elle n’est pas forcément appréciable à partir des évaluations scolaires. De même, il ne faut pas confondre compétence et performance, nombre d’enfants surdoués ont notamment de bien piètres performances scolaires. Comme disait Albert Einstein : « Nous sommes tous des génies. Mais si vous mesurez l’intelligence d’un poisson par sa capacité à monter aux arbres, il pensera être stupide toute sa vie. »


                              • gagnepetit gagnepetit 14 février 2012 12:54

                                La cruauté intrinsèque de l’enfant n’est plus à démontrer de La guerre des boutons de Louis Pergaud à Sa Majesté des Mouches de William Golding en passant par les faits divers de cour de récréation.
                                S’appuyer sur des oeuvres de fiction pour consolider son argumentaire, c’est curieux !

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