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L’enfant pour tous ou le meilleur des mondes

L’enfant pour tous ou le meilleur des mondes

 On nous recommande de rédiger des C.V. « anonymes » afin de ne pas être victime de ségrégation raciste ou sexiste à l’embauche. On se refuse à mentionner la religion et la couleur de la peau dans certaines études statistiques, (considérant par là même que certaines options pourraient être meilleures que d’autres), mais on nous incite à accepter de dévoiler toute notre intimité dans un dossier médical partagé (D.M.P.). Ce dossier informatisé et centralisé, ne présente aucun intérêt direct pour l’individu, mais semble en présenter pour une société dont le centralisme normalisateur la pousse à piétiner allégrement le secret médical et l’intimité du patient, afin de satisfaire, sous des prétextes vaguement argumentés sur le plan économique, des objectifs dont la finalité réelle nous échappe.

Drole de société, où même en médecine on tend à favoriser l'intéret du groupe au depend de l'intimité du patient.

 Par contre dans d’autres domaines, la mouvance idéologique n’hésite pas à envisager de supprimer purement et simplement des règles héritées de plusieurs dizaines de siècles de civilisation, pour satisfaire les intérêts individuels que revendique une petite minorité de la population, quitte à déstabiliser durablement le reste de la société. 

 Ainsi en est-il du « droit à l’enfant » revendiqué par certains homosexuels pour satisfaire davantage un phénomène de mode, semble-t-il, qu’une légitime égalité de droits entre couples homos et hétéros.

Un couple homosexuel est par nature stérile, à l’inverse du couple hétérosexuel seul susceptible de perpétrer l’espèce, et d’assurer la survie d’une société.

On peut le regretter, mais c’est ainsi !

Il n’existe nulle part dans la nature, en tout cas pas chez les mammifères que nous sommes, d’exemple de reproduction à partir d’un couple mâle-mâle ou femelle-femelle. C’est une loi naturelle à laquelle l’homme se soumet depuis la nuit des temps, lui permettant ainsi de perpétrer son espèce.

Nous pouvons chercher à aménager cette loi, à l’améliorer ou à en assouplir son fonctionnement (comme avec l’utilisation des moyens contraceptifs pour ne citer que cet exemple), afin de l’adapter à l’évolution de nos mœurs sociales, mais vouloir s ‘en affranchir au nom de pseudo principes égalitaires est une démarche non seulement vaniteuse mais suicidaire

Le couple hétérosexuel est, à priori fertile, et le couple homosexuel est, de fait, stérile.

On peut, au nom d’idéaux qui se veulent novateurs, refuser d’assumer cette stérilité, et considérer que l’enfant doit être un droit pour tous. Dans ce cas pourquoi le couple hétéro serait-il le seul à pouvoir facilement engendrer et bénéficier d’enfants ?

Si l’on veut pousser le raisonnement jusqu’à l’absurde, la solution la plus équitable serait d’interdire aux couples hétérosexuels de procréer, afin de rétablir un équilibre de droits entre homos et hétéros, obligeant ainsi le couple hétéro à recourir à l’adoption pour bénéficier de ce droit à l’enfant.

Mais si tous les couples ne peuvent plus qu’adopter, n’ayant plus de production nationale, nous serons obligés d’avoir recours à l’importation.

Cependant les ressources naturelles des pays exportateurs ne sont pas infinies, et viendra un moment où nous ne pourrons plus importer sans appauvrir considérablement les sociétés de ces pays, qui très vraisemblablement préféreront alors conserver pour eux leur production locale. 

Même limités à deux par foyer pour ne pas déstabiliser la planète, et désignés sous le terme d’enfant un, et d’enfant deux, au sein du couple adoptif, afin d’éviter toute discrimination pouvant exister entre ainé et cadet, ces adoptions risquent créer à terme, de graves tensions politiques au niveau international, et accentuer le déséquilibre Nord-Sud…..

Alors si l’importation d’êtres nouveaux devenait impossible, pour éviter qu’une telle pénurie d’éléments renouvelants ne s’instaure, et pour éviter un effondrement de la société, il suffirait d’obliger la population en âge de procréer, à alimenter en gamètes, mâles ou femelles, des banques de sperme et d’ovules.

La conception des embryons pourrait être dévolue à un organisme spécialisé, qui après tri génétique et élimination des œufs ayant des tares reconnues, confierait les fœtus à des mères porteuses, reproductrices diplômées, sélectionnées pour leur qualité de génitrice, afin de disposer neuf mois plus tard d’enfants prêts à être adoptés.

Toute filiation génétique serait ainsi abolie entre parents et enfants, mettant toutes les familles sur un pied d’égalité, et on créerait en même temps plusieurs milliers d’emplois de mères porteuses.

On peut penser que de telles solutions ne sont pas envisageables, et que de toute façon elles sont irréalisables.

Erreur ! Les moyens existent. La technique médicale nous permettrait aujourd’hui de réaliser tous ces fantasmes, même les plus farfelus comme ceux que nous venons de décrire.

Tout est possible ! En faisant des raisonnements absurdes et en les poussant à l’extrême on peut trouver des solutions à tout, et n’étant plus limité par des contraintes techniques, nous sommes à la merci des premiers idéologues venus et des petits penseurs aux grandes influences médiatiques.

 Vouloir changer la société pour satisfaire le désir des uns, même minoritaires, peut s’avérer légitime et bienvenu s’il ne bouleverse pas les conditions de vie du reste de la société. Mais la reconnaissance du droit à l’enfant pour tous, va bien au-delà de la simple satisfaction du désir égoïste de certains couples, et impose des modifications profondes au sein de toutes les familles, en modifiant la relation parents-enfant, et l’apport du déterminisme génétique dans cette relation.

Ce problème concerne l’ensemble de la population et non uniquement ceux qui réclament ce changement.

Il importe plus que jamais de réfléchir sur les conséquences et la finalité de ces parcours idéologiques, maintenant techniquement possibles, pour inspirer notre réflexion sur le devenir de notre société.

Dr. J-M Lacroix


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14 réactions à cet article    


  • JL JL 11 décembre 2012 10:00

    Je ne suis pas sûr de vouloir suivre dans tous ses ’méandres’, l’argumentaire de JM Lacroix, auteur de cet article.

    Mais je note ceci : "Un couple homosexuel est par nature stérile, à l’inverse du couple hétérosexuel "

    Plus exactement, un couple homosexuel est infécond. Si la stérilité est une maladie, en revanche la fécondité est l’apanage naturel du couple hétérosexuel. Il en résulte que l’infécondité du couple homosexuel est naturelle. Ce sont des lois naturelles que personne n’a à déplorer ni remettre en question.


    • Romain Desbois 11 décembre 2012 10:33

      la seule chose naturelle dans le sexe c’est la levrette. Ca été scientifiquement prouvé en filmant par IMR un couple hétéro pratiquant le coït.

      Le reste n’est que culture et inculture.


    • JL JL 11 décembre 2012 10:45

      ne confondez pas sexualité et génitalité.


    • Aldous Aldous 11 décembre 2012 11:33

      seule chose naturelle dans le sexe c’est la levrette...


      Zoophile va !

    • Romain Desbois 11 décembre 2012 12:06

      JL

      Qui confond depuis le début ? certainement pas moi.

      Aldous

      Bien smiley


    • JL JL 11 décembre 2012 12:11

      Ne faites pas le malin, Desbois, vous qui, si ma mémoire est bonne, avez écrit : « deux Français qui couchent ensemble peuvent faire un bébé ».

      Vous faites dans la provocation en mélangeant les genres, et poussez des cris d’orfraie quand on vous prend la main dans le sac.

      J’ai dû hier signaler en abus un de vos com où vous me diffamiez encore, alors que je n’étais même pas présent sur le fil.


    • Romain Desbois 11 décembre 2012 12:16

      tiens quand je dis qu’untel écrit comme vous ou se comporte comme vous , c’est de la diffamation ?

      Mais vous n’avez que le mot naturel à la bouche et c’est sur ce point que je réagissais.

      Si vous êtes trop sénile pour le comprendre et comprendre ce que vous écrivez , ne venez pas écrire içi.

      On s’en fout de ce qui est naturel ou pas ! et après avoir dit ça , on fait quoi ?

      allez au bout de votre raisonnement !!!!

      Faites vous tous de naturel dans la vie ? non bien sur. Alors cessez de chercher de faux nez pour ne pas aller directement au fond de votre pensée.

      Verstanden !!!!


    • JL JL 11 décembre 2012 12:34

      « On s’en fout de ce qui est naturel ou pas » (Desbois)

      Vraiment ?

      Vaste sujet, mais surtout pas un argument.

      Bon, ici nous avons atteint un point de rupture au delà duquel, Desbois vous pétez généralement les plombs. en témoigne votre allusion gérontophobe. Continuez sans moi.


      • L’Ankou 11 décembre 2012 13:58

        Merci Dr. Lacroix. Votre titre pose une question excellente et je vous sais gré d’introduire le débat.

        Par contre, je trouve assez étonnante votre façon de développer des arguments qui n’ont qu’un rapport lointain avec ce sujet de fond.

        Ainsi, votre introduction sur le dossier médical  : Je trouve assez regrettable que les médecins d’aujourd’hui ne sachent plus poser un diagnostic sans une batterie impressionnante de tests, d’analyses, de radio, et sans disposer de tout l’historique du patient, mais le fait est là. Après tout, la technologie permet des moyens d’investiation que n’avaient pas nos ancêtres, alors pourquoi s’en priver ? On n’est pas obligé non plus de refaire à chaque fois tous les tests. C’est lourd, c’est coûteux et, pour certains tests, ce n’est pas non plus sans effets sur la santé du patient. Le DMP reste, à ma connaissance, protégé par le fait que seuls les médecins devraient y avoir accès, et pour de seuls motifs médicaux justifiés. L’intérêt indivviduel et l’intérêt général semblent donc effectivement se rencontrer. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, la finalité du projet ne m’échappe pas, et tant que les données collectées et centralisées sont d’un usage restreint, ciblé, légitime et contrôlé, je n’y vois pas d’inconvénient.

        Si c’est un biais pour amener les rapports entre le public et l’intime, je ne suis pas certain que ce soit le meilleur. Personnellement, j’aime assez approcher le sujet par la protection des brevets : chacun a la possibilité de protéger ses découvertes techniques par le secret. Chacun a aussi la possibilité, s’il le souhaite, de protéger sa découverte en rendant publique qu’il en est l’auteur. L’option discrète prend le risque que quelqu’un d’autre ait la même idée et la revendique pour sienne. L’option qui officialise votre propriété officialise également le contenu du procédé. Il n’y a plus de secret pour personne, et tous peuvent reproduire votre idée, mais personne ne peut la revendiquer pour sienne à part vous, qui l’avez publiée. L’important, c’est d’abord d’avoir le choix, parce que en démocratie, l’individu est supposé être le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour lui. La loi n’impose pas la discrétion ni l’officialisation. elle se contente d’organiser une alternative au secret que certain peuvent préférer. Et ce n’est pas parce que quelqu’un préfère le secret ou qu’on élagit le périmètre de ceux qui ont le droit de publier qu’on dévalorise la publication officielle, au contraire.

        Vous parlez de « règles héritées » et de « mouvances idéologiques ». C’est curieux que vous appliquiez ça au mariage qui, il n’y a pas si longtemps, niait la majorité de la femme et la faisait passer, avec sa dot et son patrrimoine, de la tutelle de son père à celle de son mari.
         
        Il y a des tonnes de règles héritées qu’on a bien fait de faire évoluer, à commencer par les charges héréditaires, les privilèges de la noblesse, l’arbitraire royal, le droit de cuissage, la servitude, l’esclavage, les privilèges de la naissance, etc. La « mouvance idéologique » qui a permi ces évolutions s’appelle rien moins que la démocratie républicaine, qui donne au peuple, par la voix de ses représentants, le droit de fixer les règles qui le gouverne, sans dépendre de mythes, de légendes, de gourous, de rférences incantatoires à un lointain passé, à la tradition ou aux bienfaits de la subordination à des dogmes religieux. Je suis personnellement assez fier de me reconnaître dans cette « mouvance idéologique », merci.

        Vous parlez des intérêts individuels d’une petite minorité. Admettons. Personnellement, je vois notre société démocratique et républicaine, comme l’agrégation volontaire de plein de petites minorités désireuses de vivre ensemble et de partager les mêmes lois. Je vous rappelle que la loi doit être générale et impersonnelle. Personnellement, je nourris toujours les plus extrêmes méfiances pour les lois qui dérogent à une règle au profit d’une catégorie particulière de personnes. J’y vois des relents de restauration, dont les promoteurs me sont suspects de vouloir retrouver des privilèges d’ancien régime. A l’inverse, un projet qui efface une discrimination, qui étend une loi à des personnes qui y dérogaient, qui, au surplus, n’impose rien mais au contraire étend une possibilité de choix à plus de personnes, ce type de projet là a plutôt tendance à me rassurer.

        Il faut dire que je ne suis guère sensible aux prédicateurs de fins du monde qui prétendent que ce type de loi peut « déstabiliser durablement le reste de la société ». Franchement ! Allons ! vous dites vous-même que ça concerne une minorité ! Vous pouvez constater vous-même que les gens actuellement mariés le resteront. Que ceux qui voulaient se marier le pourront toujours. Que ceux qui ne le pouvaient pas pour des raisons d’inceste ou de bigamie, ne le pourront toujours pas.

        Par contre, je suis parfaitement d’accord avec vous sur la gravité qu’il y aurait à remplacer le droitt de l’enfant par un droit à l’enfant.

        Je suis absolument favorable à ce qu’on maîtrise son propre corps et ses propres facultés de concevoir ou non un enfant. Je suis également favorable à ce que les enfants qui sont privés de parents par un décès ou par une décision impérieuse et motivée de justice, puissent jouir de la possibilité de se faire adopter.

        Mais un droit « à » l’enfant, quelle horreur ! ce serait grave ! Ce serait terrible ! Et quoi, alors ? Ne pouvant pas avoir d’enfant, on pourrait alors forcer la société à vous en fournir un ? Et quoi ? L’acheter ? Le faire fabriquer dans une usine à bébés ? Le voler à ceux qui en ont en trop ? Vous imaginez bien que c’est inacceptable. Je vous soutiens dans votre juste combat contre les lois qui imposeraient un droit à l’enfant.

        Par bonheur, aucun projet n’a été déposé en ce sens à ma connaissance. Mais si ça peut vous rassurer, je vous promets que je serai à vos côtés le jour où nos compatriotes seront assez cons pour porter de tels législateurs au pouvoir.

        Merci de m’avoir amusé avec votre logique « de l’absurde », poussée « à l’extrême »... Ce n’est pas très efficace pour arriver à une pensée mesurée et nuancée. Mais bon : en poussant la logique jusqu’à l’absurde, on finit par l’atteindre... c’est toujours distayant

        Bien à vous,
        L’Ankoù


        • Acid World Acid World 12 décembre 2012 09:14

          Nous priver du droit de procréer, cela serait en effet une dérive atroce.


          Ce qui me gêne avec l’adoption par les homos, c’est que c’est un prétexte comme un autre pour considérer les enfants à adopter comme un libre marché à se partager. Or il ne faut pas transiger de ce côté-là. Un enfant c’est le résultat de l’amour entre un homme et une femme, pas un chaton à adopter. Les couples normaux ont déjà du mal à pouvoir adopter, c’est un faux argument de dire qu’en refusant cela on laissera plus d’orphelins.

          L’Occident préfère de plus en plus obtenir ses enfants par le porte-monnaie et non plus par ses propres moyens sexuels, c’est étrange. Ceux qui se plaignent du métissage mais ne font pas de gosses me feront toujours rire.

          • Mendosa Mendosa 12 mai 2013 11:25

            [...]Un enfant c’est le résultat de l’amour entre un homme et une femme[...]

            Non... c’est le résultat de la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde.... l’amour n’a rien à voir la dedans.


          • Folacha Folacha 13 décembre 2012 13:00

            «  le jour où nos compatriotes seront assez cons pour porter de tels législateurs au pouvoir. »

            Mais ce jour n’est pas loin car si une loi étendant la PMA à tous débattue, puis passe , elle entraînera une cascade de modifications, le recours aux mères porteuses étant interdit et l’ encadrement des dons d’ovocytes inadapté aux couples masculins . 

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