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L’enjeu des élections HLM

JPEG Du 15 novembre au 15 décembre 2014, 4 millions de locataires Hlm sont appelés à élire leurs représentants, qui siégeront aux conseils d’administration de leur organisme Hlm.

L’enjeu est important car c’est le Conseil d’administration de chaque office de l’habitat (nouvelle dénomination) qui prend des décisions importantes concernant tous les locataires, qu’il s’agisse de la politique de construction, des réhabilitations, du coût des loyers ou de l’attribution des logements.

Ce scrutin a lieu tous les quatre ans.

Le taux de participation est faible. En 2010 il frisait les 20% avec des différences notables en fonction de la localisation du parc.

Il existe de nombreuses associations de locataires : cinq associations nationales considérées comme représentatives siègent à la commission nationale de concertation créée en 1986, il s’agit de l’Association Force Ouvrière Consommateurs ( AFOC), de la Confédération Générale du Logement ( la CGL), de la Confédération Nationale du Logement ( la CNL), de la Confédération de la Consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) et de la Confédération syndicale des Familles ( CSF).

La CNL est de loin la première association de locataires.

Aux dernières élections en 2010, 43,61% des votants ont choisi des candidats de cette confédération.

Elle est très présente sur le terrain, il faut le reconnaître.

J’ai milité comme locataire dans ce mouvement à la fin des années 80 et j’y ai rencontré de vrais militants actifs et combatifs.

L’image et la politique des associations ont un impact, certes mais ce qui compte c’est avant tout, le travail de terrain et l’implantation locale.

C’est ainsi que telle association peut être majoritaire dans un office alors que nationalement elle ne caracole pas en tête.

Des nouveaux sont arrivés sur le terrain…

C’est ainsi qu’est apparu le DAL (Droit au Logement) en 1990.

Cette association a très vite percé, pas au niveau électoral car elle ne présente pas de listes partout, loin de là mais parce qu’elle défend les mal- logés et mène des actions énergiques pour le droit au logement : manifestation de rues, soutien aux occupations de locaux vides…..

Quand une manifestation parisienne ou même nationale pour le droit au logement a lieu, le cortège du DAL est plein de couleurs et imposant.

Seule, la CNL comme association nationale est capable, elle aussi de regrouper beaucoup de monde.

Aux élections au Conseil d’administration de l’Office de l’Habitat de Seine et Marne, pour la première fois une liste DAL soutenue par le CDAFAL (Conseil Départemental des Associations Familiales Laïques) est déposée.

Pourquoi une telle candidature ?

Les associations familiales laïques de Seine et Marne qui regroupent plus de 700 familles sont très souvent sollicitées par des familles en difficulté(s) pour se loger et par d’autres, locataires ayant des retards de paiement et risquant de se retrouver dans la rue.

En septembre 2013, un DAL, droit au Logement est créé en Seine et Marne et cette nouvelle association départementale agit en partenariat étroit avec les militants du CDAFAL.

C’est ainsi que les deux associations tiennent des permanences communes, chacune restant dans son champ propre.

Cette action a permis de débloquer des situations et de défendre efficacement des familles :

On est beaucoup plus efficaces à plusieurs !

Les élections au conseil d’administration représentent une occasion de mieux se faire connaître et de prolonger notre action afin de peser sur les choix de l’office.

La liste déposée est une liste DAL soutenue par le CDAFAL.

Il est important et essentiel que les élus ne soient pas coupés de la base, de leurs électeurs et qu’existent à la fois une présence dans les instances et à la fois une défense sur le terrain des familles.

Trop souvent des associations trop faibles localement se contentent de présenter des listes sans assurer le suivi et la défense quotidienne des locataires.

Ce n’est pas notre conception de l’action militante.

Jean-François Chalot


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6 réactions à cet article    


  • CHALOT CHALOT 15 novembre 2014 15:49

    La priorité c’est de défendre les locataires, leur permettre de prendre leurs affaires en main

    Et non de siéger pour siéger.

    Trop souvent il existe une distance énorme entre ceux qui sont élus et leurs électeurs.

    C’est ce qui explique peut- être, en partie la désaffection que connaissent les urnes !

     


    • foufouille foufouille 15 novembre 2014 17:46

      tu m’étonnes ! la fois ou j’ai vécu en hlm, le bouffon syndical était à 90 km et ne foutait strictement. on pouvait rêver l’entretien du bati. le ménage était fait par le CAT qui sortait même les poubelles le dimanche.
      le chef des handicapés mentaux attendait dans le camion, bien sûr.


      • CHALOT CHALOT 15 novembre 2014 18:43

        Quand j’étais à Meaux, à Beauval, j’étais vice président de l’ADLB -CNL et j’avais 45 ans.

        J’étais le jeunot....Certes les personnes responsables de l’association étaient âgées mais présentes et toujours là pour répondre au quotidien aux locataires....
        Chapeau bas pour elles
        Quant aux gardiens , il y en avait deux dans la caravelle ( plus de 200 logements) et ils veillaient au grain : entretien mais aussi médiation......
        Toujours la proximité, c’était efficace

        • foufouille foufouille 15 novembre 2014 18:58

          ça a changé depuis longtemps, avant 2004 c’était déjà merdique.
          plus de gardien ni entretien. ça dépend des endroits, aussi.


        • Danièle Dugelay Danièle Dugelay 15 novembre 2014 19:09

          Son bâtiment, sa résidence HLM, c’est déjà une partie de la ville ou du village, de gens qui ont des intérêts communs, parfois contraires, c’est une petite société. Quand on a la possibilité d’élire un ou des représentants des colocataires, cela devient politique au sens etymologique du mot et alors on devient un locataire, un habitant actif, conscient de ses responsabilités et du petit pouvoir que donne le droit à s"exprimer par un vote ou une lettre, une visite, dans le cadre d’une réunion.Ceux qui, par désintérêt ou par paresse, ne s’y intéressent pas renoncent à tous leurs droits de locataires et au droit d’expression. C’est vramient dommage.

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