L'éducation, l'enseignement devraient être une priorité dans une société moderne et civilisée. Pourtant, le métier même d'enseignant est complètement dévalorisé : les profs n'ont pas la côte, ils sont de toutes parts accusés de tous les maux du monde moderne : incivilité, déculturation, paresse, laxisme, que sais-je encore ? Ils sont même victimes de dépréciation dans un univers où l'argent domine, leur salaire étant l'un des plus bas en Europe...
Plus grave encore, le pouvoir en place, à force d'opposer le public et le privé s'attache à démanteler des acquis sociaux qui compensaient autrefois le salaire dérisoire des profs:la mise en place d'une journée de carence pour les fonctionnaires, la suppression de la C. P. A., cessation progressive d'activité qui permettait à des enseignants de plus de 55 ans d'obtenir un demi -service rémunéré à la hauteur de 80 % du salaire, l'allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein. Sous prétexte de sécurité de l'emploi, on veut les spolier de tout...
De plus, ce métier a considérablement évolué : les élèves d'aujourd'hui constituent un public plus exigeant dont il faut savoir capter l'attention, les classes s'alourdissent, les réformes se succèdent, les programmes évoluent sans cesse...
Il serait temps de percevoir l'importance du rôle des enseignants:ils ne méritent pas d'être méprisés et relégués au rang de boucs émissaires...
La crise des vocations est bien réelle:demandez à des élèves s'ils veulent devenir enseignants ! Aucun n'envisage cette perspective... Voilà qui est bien révélateur !!

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Peu à peu l’école publique se
restreint comme une peau de chagrin. Les suppressions de personnel et
les classes surchargées, accélèreront la dégradation des conditions
d’enseignement..........
http://2ccr.unblog.fr/2011/12/19/l%E2%80%99ecole-est-finie/
Malheureusement bien peu d’esprit critique et de remise en question, si ce n’est qu’au niveau de la fiche de paye.
On ne s’étonnera donc pas de voir au tableau d’honneur " les vrais préoccupations" des enseignants, préférant comptabiliser leur vaiselle alors que le tableau coule.
L’esprit de corps est patent, et l’injonction vaut lieu ici d’analyse !
Pas la peine de tenter le banquet de Platon.
Ici on regarde juste ce qu’on mange !
A velosolex
heureusement qu’il leur reste les vacances
combien déjà ?
près de quatre mois si on compte tout
Sauf que la rémunération des profs est calculée sur 11 mois, redistribuée sur 12. Bref, cela ne fait plus que 10 semaines de congés payés, si l’on veut réellement comparer à la moyenne des français qui est d’environ 8 semaines... Et pour être logique, il faudrait plutôt comparer avec les employés des grandes entreprises (tiens si on comparait au secteur de la banque ?)
Sans compter que les vacances des enseignants sont synonymes de pas classe, mais pas d’absence de travail.
Bref votre commentaire est dans la pure veine poujadistes et des "y a que nous qui" et autre pilier de comptoir.
si je compte bien six mois de travail payés 11
et les capétiens doivent ?
18 heures/ semaine
les agrégés 11 h c’est bien cela ?
je crois que vous auriez intérêt à aller un peu à l’usine ou dans les champs voir les conditions d e travail des poujadistes,
peut être cela serait il de nature à vous réconcilier avec votre bagne
la photo de votre pseudo vous convient parfaitement,
ce sont vraiment des arguments de gros bœuf !
vu le personnage il a voulu peter plus haut que sont derriere :
le peroquet aurait été plus judicieux !!
d’abord c’est un taureau
mais pour vous la différence n’est pas de taille sans doute
je ne conteste pas les difficultés de votre métier et de vos conditions de travail mais se plaindre dans la conjoncture actuelle frise parfois l’indécence
que les enseignants arrêtent de pleurnicher sur leur sort
un sursaut d’orgueil bien placé pour regagner la respectabilité qui vous est due
et de l’exigence avec les élèves pour retrouver la dignité de la fonction
sont plus nécessaires à mon sens, que quelques euros de plus ou quelques heures en moins
péter avec un accent SVP
et perroquet mériterait peut être un autre P
du temps où l’école avait des exigences et des priorités : savoir écrire et donc penser
Tatak
Ce genre d’explication vaseuse vaut son pesant d’or, et nous rappelle celui de notre bien aimé président nous expliquant doctement que la TVA sociale ne va pas peser sur le budget des français, puisque les prix ne vont pas augmenter....
Sans blague, tenter de convaincre le pékin de base qu’il n’a pas moins de vacances que les enseignants en multipliant par 3,14 l’age du capitaine ne convaincra personne, et à décharge, surlignera l’aspect corporatif de défense.
Salut Gordon
J’ai donné 9 ans de ma vie comme prof certifié à l’Education Nationale, les pires années de ma vie : salaire de merde (je gagne aujourd’hui presque le double dans un métier épanouissant) , journées stressantes, élèves odieux, fatigue chronique et envies de tout foutre en l’air. J’ai vu des profs péter les plombs et aller dans des centres de repos, j’en ai vu d’autres devenir anorexiques et d’autres suicidaires. J’ai même failli me flinguer ou tuer un de ces petits fils de p***
De plus je n’avais pas la vocation alors j’ai fait le plus raisonnable : j’ai passé des concours pour entrer dans une autre administration, et là quel cadre de vie bien plus agréable...
Sachez que malgré des vacances (passées à redouter la rentrée inévitable), un prof ne sera jamais assez payé pour le métier de merde qu’il fait ! Alors, je vous le dis gentiment car je suis assez souvent d’accord avec certaines de vos interventions, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.
Blurage
Un peu facile de ferme le bec aux détracteur " ne parler pas ce ce que vous ne connaissez pas"
On peut se demander alors ce que vous faites sur un espace de discutions ouverts aux avis, forcément divergeants
Quel dommage d’avoir travaillé dans un métier où de votre propre aveu, vous n’aviez rien à faire !
Autant pour vos élèves.
j’ai été instit , OK
je parlais des heures légales obligatoires, il est évident que cela ne suffit pas à faire correctement son boulot, et je confesse une petite provocation, là voilà
@velosolex : être capable de comprendre les arguments est un présupposé pour mériter qu’on discute avec vous. taktak vous dit que dans les congés des enseignants, qui sont effectivement considérables, il y a un moins qui n’est pas payé. Vous avez le droit de contester cette affirmation ou d’estimer qu’elle ne change rien aux avantages exorbitant de la fonction d’enseignant (ahem), mais si vous ne comprenez pas, je ne vois pas pourquoi qui que ce soit se fatiguerait à discuter avec vous !
Gordon,
Et vous velosolex ??
bonjour rosemar
bon, vous avez vu je ne sais pas trop plaindre les gens,
ce que je vois dans l’enseignement c’est beaucoup de bonne volonté et bcp de passion de la part des profs ( il y à aussi des nuls , mais pas plus que chez les médecins ou chez les charcutiers à mon avis) ce que je voulais dire c’est que la plainte n’est pas la réponse adéquate me semble t il, et confier votre défense aux syndicats me semble aussi la pire des
solutions
j’ai toujours entendu les syndicats enseignants se lamenter sur les suppressions de postes (même quand ils étaient pléthoriques) bon c’est le petit jeu avec le rectorat
donc le débat sur les moyens et les discussions de marchands de tapis sur les quarts de poste, moi çà me fatigue même s’il faut le faire et défendre ce qui peut être défendu
encore une fois je pense que la révolution doit se faire au niveau du sens de l’école et que l a dimension éducative est à prendre en compte réellement
enfin je n’aime pas les lamentations et la position de victime,
ni pour les femmes dans le féminisme pleurnichard , ni pour les étrangers lorsque SOS racisme les présente uniquement comme des "victimes"
le métier de prof mérite mieux que cela
Un peu courte et poujadiste la réponse compte tenu de la crise actuelle dans l’éducation nationale !
la crise du recrutement c’est aussi ce délire de syndicaliste de faire monter sans arrêt le niveau de recrutement pour aboutir effectivemet à ce constat qu’il faut aujourd’hui un niveau d’ingénieur pour enseigner à des sauvageons
Arsinoe,
"Un peu courte et poujadiste"
Vous êtes sûr que gordon sait ce que veut dire poujadiste ???
Il faut vous mettre au niveau des commentateurs, soyez tolérant...
(mdr !)
Parkway
Suffit pas de se gargarise avec le mot poujadisme pour ne pas en être atteint.
" Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés !"
( les animaux malades de la peste- La fontaine)
Propos plein de fiel, et s’attaquant à la pertinence d’une remarque, par la légitimité de son auteur à appréhender l’espace critique ; le thuriféraire se glosant de posséder le sens.
Normal, puisque c’est surement un enseignant. " J’suis pas con, puisque j’’suis douanier, disait un humoriste dans les années 70...
Histoire de se mettre au niveau du commentaire, tout à fait creux.
La jeunesse trinque... et fait trinquer. L’enseignement est la profession où depuis la fermeture des mines, on meurt le plus jeune.
La question , la seule, est de se demander ce que nous, les soi-disant adultes, voulons aux jeunes.
Et, en fonction, réformer les structures....
Bon courage ! Ce sera pour après la guerre civile.
Hum....C’est une blague. Ou une technique de vendeur : Marteler quelque chose avec assez de conviction, pour faire adhérer le pékin !
C’est au contraire au niveau de l’enseignement, que l’espérance de vie est la plus longue.
Ce genre de d’argumentation au bulldozer est une insulte aux gens qui travaillent dans les conditions les plus difficiles : Métiers du bâtiment, de l’agro-alimentaire, où non seulement l’espérance de vie est raccourcie, mais où les maladies professionnelles sont les plus courantes : Troubles oestéo-tendineux, entre autres, invalidants, et mettant ces gens sur la touche bien avant qu’ils ne puissent toucher leur retraite....
Un peu de pudeur quand même !
à Taktak, c’est sûr, chaque métier comporte ses propres risques, mais en ce qui concerne les agriculteurs, c’est assez rare que leurs vaches les traitent d’enculé (impunément d’après une expérience vécue) à longueur de journée sans que celui ci ne puisse se défendre car après il y a les parents de vaches qui vont voir le proviseur pour se payer le petit prof, euh agriculteur
gordon71
Je ne suis pas professeur mais je dois dire que vous avez un raisonnement consternant !
On m’a toujours appris qu’il valait mieux s’aligner vers le haut et non pas vers le bas !
Est ce plus intelligent de s’attaquer à ceux qui ont des avantages ou est-ce plus intelligent de se battre pour obtenir les mêmes ?
Grâce à des raisonnements comme le vôtre les grands pourfendeurs des acquis sociaux ont eu la tâche bien facile.
Dans le privé c’est le régime des vaches maigres et dans le public c’est bientôt pareil.
Résultat : le meilleur des mondes pour quelques esclavagistes dont vous faites sûrement partie.
La rédaction est un peu courte,et la réflexion aussi.
Au total, peut mieux faire au niveau de l’auto-évaluation.
On peut s’interroger sur la pertinence de ce billet reprenant tous les lieux communs, défilants sur les bannières syndicales.
Les gros sous semblent un objet de dépréciation ?
Il suffirait d’augmenter les profs pour que la belle guirlande électrique de l’éducation nationale brille de ses mille feux, et que la considération suive.
Les profs français seraient les moins bien payés d’Europe ?
On attend de voir les chiffres, et les sources.
.Mais la comparaison avec les salaires d’Europe du nord serait sans doute plus convaincante qu’avec ceux pratiqués en Grèce, au Portugal ou en Espagne, pays, maintenant, dont notre santé économique nous rapproche.
Le salaire médian en France est de 1500 euros.
Je doute que celui de l’éducation nationale soit au-dessous....Bien sur, je ne fais pas le compte des heures, qui montre que la france est maintenant championne au niveau des heures d’enseingnement minima : Aucun pays au monde n’a autant de jour de congés....Il ne faudrait peut-être pas aller chercher ailleurs une des causes de cette baisse flagrante des niveaux.
Passons sur des poncifs lénifiants, rendant l’argumentaire un peu plus vain, du genre : De plus, ce métier a considérablement évolué : les élèves d’aujourd’hui
constituent un public plus exigeant dont il faut savoir capter
l’attention....
Quel est le métier qui n’a pas considérablement évolué, où les niveaux exigés sont devenus de plus en plus difficiles à acquérir, où la remise à niveau par des stages n’est pas obligatoire ?
Le citoyen de base a plutôt dernièrement noté opposition systématique a être contrôlé, et évalué, par des chefs d’établissements, corollaire aux visites tous les cinq ou six ans de ces fameux inspecteurs, que personne en Europe ne nous envie. (Et dont j’ai entendu pourtant bien des profs redouter la visite).
En tout cas, s’il y a des profs adimirables, ce système permet de système permet aux mauvais de rester en place sans aucune inquiétude
Cela apporterait pourtant un réel dynamisme dans un système où toute idée de réforme est toujours vue avec hostilité, et où un bon ministre est un ministre qui après avoir donné des moyens, oublie de contrôler les résultats.
à velosolex :
- fin de carrière : de 2 530 à 3 011 €/mois
D’après les études de l’OCDE, les enseignants français sont parmi les moins bien rémunérés d’Europe.
2. Les réformes, parlons-en : chaque nouveau ministre de l’EN veut "sa" reforme ; et des ministres de l’EN, il y en a eu ! Les enseignants ont été gavés de réformes depuis trente ans ... Trop de réformes tuent la réforme.
3. En ce qui concerne le contrôle des profs, il y a déjà la note administrative donnée par le chef d’établissement. Ce dernier devra à l’avenir également attribuer une note pédagogique à un enseignant : c’est une aberration ! Un Principal ou un Proviseur, qui a fait des études d’Allemand par ex., comment pourrait-il apprécier la qualité de l’enseignement dispensé par un prof de math ? D’ailleurs les chefs d’établissement sont majoritairement défavorables à cette "réforme", voulue par Châtel.
4. Dernier enfumage que le pouvoir a bien réussi à faire entrer dans les têtes : les profs ne travaillent pas beaucoup (pas assez ?). C’est faux. Si les certifiés, par ex., doivent 18h/hebdo en présence des élèves (de plus en plus nombreux dans les classes), il faut en réalité multiplier par deux cet horaire tant les préparations, les corrections etc ... sont "bouffeuses" de temps. Et ajoutons encore les conseils de classe, les réunions avec les autres collègues ou les regroupements pédagogiques avec les Inspecteurs ... On est loin des 18 heures toujours pointées d’un index accusateur par les politiciens de la droite libérale (et leurs fidèles électeurs).
Vous le signalez à juste titre : le métier d’enseignant a changé depuis les années 70. Les réformes incessantes, le public hétérogène, l’influence des médias (télé puis internet et ses dérivés) ont abouti à un appauvrissement des connaissances scolaires des élèves : la pauvreté du vocabulaire, l’illettrisme, la dysorthographie, l’absence croissante de repères etc ... font qu’enseigner est devenu un métier très difficile. Car, le maître n’est plus seulement celui qui transmet un savoir, qui apprend à lire et à écrire, mais il doit de plus en plus souvent remplacer les parents défaillants ...
Je sais bien - et c’est la théorie que j’ai déjà plusieurs fois énoncée - que l’école libérale d’aujourd’hui tend à devenir une sorte de "supermarché" où les clients (parents et élèves) veulent pouvoir se servir et qui râlent quand ils n’obtiennent pas satisfaction.
Bref, on demande à l’école républicaine de pallier les carences de la société libérale mondialisée ... et aux enseignants de ladite école de remplacer outre les parents, mais aussi les AS, les éducateurs, et même quelquefois les représentants des forces de l’ordre ...
À force de taper sur le corps enseignant, l’enseignement gratuit, laïc et obligatoire deviendra un "grand corps malade" : profs payés au rabais, démotivés qui accueilleront les enfants du peuple, alors que les meilleurs pédagogues et les meilleures écoles seront réservés aux gosses de riches dont les familles pourront payer pour une éducation de qualité. Ainsi, l’oligarchie n’aura aucun mal à se reproduire.
Mais c’est exactement l’objectif poursuivi par ce gouvernement depuis 2007.
Richard Schneider
Merci pour ce commentaire bien construit.
Même si je reste critique devant certains de vos arguments, je suis sensible à la rationalité de la pensée, et à la tempérance.
Car je ne peux que m’insurger devant certaines pensées un peu courtes, et quelque peu autiste de l’état de la société actuelle.
Le débat pourrait avantageusement porter sur d’autres sujets que l’augmentation salariale, tête de gondole de réflexion, et sur l’argumentation pernicieuse, tout à fait révoltante : " Tu seras jugé au poids de ce que tu es payé !" ( que j’ai développé plus loin)
Tout a fait lloreen malheureusement la mediocrité compte de plus en plus d’adherents.........
la médiocrité mériterait au moins que vous sachiez ce qu’est un accent
Avec ou sans accent le message a bien été transmis !! de plus pour que vous tentiez de vous rattraper sur l’orthographe me conforte largement sur son efficacité......................mdr
commandant pernod
@gordon71 : Et la ponctuation ? Et les majuscules ?
Si vous voulez vous battre pour une idée, vous devez en être l’incarnation.
oui je sais et les majuscules, mais quand je m’échauffe je déraille
"le salaire dérisoire des profs" : c’est parfaitement indécent d’écrire cela.
Signé,
- un fils d’enseignants,
- un petit-fils d’enseignants,
- un frère d’enseignant,
- un neveu d’enseignants,
qui a eu à maintes reprises l’occasion de voir des relevés de comptes ...
Et s’il n’y avait pas autant de profs plus préoccupés par leurs ventes sur internet (non déclarées) que par leurs cours, aussi...
NB : arrêtez tous de confondre les mots "cote" et "côte" qui sont deux mots distincts avec une signification totalement différente.
@ben_Voyons
Il est vrai qu’avec 1300 euros net en début carrière on vit comme un nabab, surtout en région parisienne.
Ben voyon
Vous soulevez d’ailleurs le vrai problème
jamais autant de cours particuliers n’ont été donné pour colmater les défaillances du système.
Cours donnés par qui ?
En grande partie par ceux qui veulent aucunement le changer..
Toutes les études internationales sont d’accord pour dire que le système français est celui qui retransmet le plus les différences, et pire même, les accentue.
JUste une remarque un peu emmerdante, et qui devrait poser problème à des gens soit disant à gauche.....
Vous ne pouvez contester le fait que les enseignants ne sont pas bien payés en regard des études qu’ils ont dû accomplir !
Alchimie
Les bras m’en tombent.
Croyez vous vraiment ce que vous dites, ou est-ce de la démagogie.
Toutes les études internationales reconnaissent en effet que le système français est bon, et même très bon en ce qui concerne la construction d’une élite, en rapport avec ces fameux Nobel dont vous faites référence.
Le problème actuel, c’est que ce système se caricature, et ne joue plus pour les élèves qui décrochent de l’excellence, de plus en plus nombreux.
Combien de gamins laissés sur le bas coté, dans cette marche infernale. il n’existe pas de comptabilité, mais les bataillons d’enfants sortant du parcours du combattant scolaire sont légions.
Et ça, c’est le mal français, qui vaudrait bien un article, plus pertinent que ce brouillon de revendication indigeste, ne valant pas la moyenne.
Bien sur, ca supposerait une remise en question impensable. On préfère continuer avec le vieux système des mutations aux points, et des inspecteurs plan-plan.
Ah, oui, j’oubliais, vous parliez de votre porte monnaie !
"Bref un pays de sous-doués avec une école de merde ?"
Ah oui, à relire, impossible de n’être pas effaré par un tel argument, faisant semblant de confondre le lycée Louis Le grand avec un collège de banlieue défavorisée.
De même, je ne mettrais pas l’ENA, sciences po, sur le même plan que les BEP commercial....Et les profs surtout pas non plus !.......Le dédain crée l’exclusion autant que les murs !
Alchimie,
ça commence à faire des bulles dans votre tube à essai, à ce que je vois en descendant de mon vélo......
" Tous les systèmes du monde laissent des enfants le bas coté de la route !"
Monsieur de La Palisse n’aurait pas dit mieux. Brillant sophisme comme celui qui dirait, pour nier tout système de valeur et de comparaison : " Il y a des morts dans tous les hôpitaux, donc tous les hôpitaux se valent..."
Ce bon monsieur Servier pourrait le reprendre en système de défense : Le médiator est un médicament comme un autre. Tous ont en effet des effets secondaires, et même une prise d’efferalgan peut être fatale.....
"Et une école qui est capable de bâtir une élite n’est pas si pourrie que ça."
Sans commentaires.....
Mais j’ai bien peur que cet argument ne suffise pas aux laissés pour compte, et puisse soulager la gabegie financière et humaine que cela représente.
Vous êtes vous enquis des méthodes Finlandaises, et nordiques en général, ou une classe est plus représentée par des wagons solidaires, qu’il faut amener en gare, que par un fier TGV brulant toutes les étapes ?
Si c’est un métier si enviable et si cool, inscrivez-vous au concours car visiblement ça ne se bouscule pas au portillon, en ce moment...Bizarre bizarre
Rien de bizarre puisque le concours de recrutement se fait maintenant au niveau du master, en dépit il est vrai du bon sens.
Puisque aucune formation solide n’est alors apportée...Un anachronisme complet dont on voudrait bien voir ici l’ébauche d’une critique. Même les plâtriers, métier d’ailleurs difficile, ont une vraie formation en alternance.
Quand le noyé crie à l’aide, envoyons lui une ceinture de plomb, voilà l’esprit de cette réforme lumineuse, applaudie d’ailleurs par certains enseignants, voyant rendu là visible leur différence et leur supériorité, en se haussant sur cette fameuse échelle des bac plus.....Là on n’est au cinquième barreau, quel vue on a....
Il ne suffit pas d’avoir la tête bien pleine pour avoir des capacités pédagogiques, mais apparemment le problème n’a jamais été envisagé sous cet angle.
Il y a trente ans, le recrutement des instits se faisait au niveau du bac’( et même du BEPC quelques années auparavant...Études payées, salariées, qui permettaient une véritable promotion sociale, et qui en tout cas, n’influaient pas sur la qualité des résultats, bien au contraire.
Le vrai débat de l’éducation, actuellement, tourne autour du primaire, incapable de donner une assise sérieuse d’éducation à des gamins qui ont perdu les fondamentaux.
A qui la faute, aux jours de congés toujours plus nombreux, à cette fameuse méthode globale source prouvée de dyslexie, à une avalanche de matières annexes, résultat d’une démagogie pernicieuse...
Bon, on peut continuer à se mettre la tête dans le sable, en jouant maintenant aux persécutés ; mais si le système a perdu tout crédit, et ses professionnels leur image, ce n’est pas le fruit du hasard, ni de la volonté d’un méchant ministre.
c’est vrai qu’on a tous envie de travailler dans la lingerie
@Gordon et velosolex
Je ne sais pas si vous avez encore des mômes en age d’être scolarisés mais personnellement, si tous les parents raisonnent comme vous, je plains les enseignants et je comprends que de moins en moins de jeunes soient attirés par cette profession.
Et si un jour plus personne ne veut s’occuper de vos mômes, vous pourrez toujours faire comme pour les travailleurs du BTP et aller les recruter ailleurs.
Bon vent les gars !
Velosolex ,malheureusement ,le crédit dont vous parlez se mesure maintenant en fonction du salaire,c’est le monde dans lequel on vit qui privilégie l’argent et la facilité !!
là je suis d’accord pour le manque de considération,
Rosemar
Si je comprend bien, c’est la fiche de paye qui donnerait la côte de valeur et d’estime des gens.
Tout en haut de cette pyramide, les footballeurs auraient droits à la plus haute estime
.
Quel que soit l’idée que l’on est de soi, et le sentiment d’être payé ou non en fonction de cette valeur, il me semble important de ne pas transmettre à nos enfants une telle idée, petite, mesquine, et totalement incompatible avec l’intelligence des êtres humains et des situations..
Les travailleurs bénévoles n’auraient donc droit à aucune considération, ni les religieux.
Pour en revenir à cet article, la conclusion est à la hauteur de son développement...
.Demander à des enfants d’une classe si certains veulent devenir enseignants......
J’ai bien peur qu’il n’y aurait eu aucun doigt levé, quelque soit l’époque...Plus d’un déjà révait de mettre le feu à l’école, en tout cas ne voulait pas se montrer comme un "fayot " aux yeux du maitre...
Ne demandons pas aux enfants de nous certifier dans nos jugements....
.Donnons leur plutôt les moyens de grandir, en les tenant hors de débat des sujets sur lesquels ils n’ont pas encore prise...
Velosolex,
ce" n’est pas 150 ou 200 euros de plus qui redonneront de la fierté aux enseignants
Je suis infirmier et pourrait aussi moi aussi m’estimer mal payé.
Il n’en est rien, car je relativise ma situation en rapport avec ceux des gens qui m’entourent.
J’ai comme les enseignant le statut de fonctionnaire, ce qui n’est pas négligeable par les temps qui courent.
Certains disent que c’est un métier difficile, je préfère parler de ce qu’il m’apporte( pas au niveau du fric, mais des rapports humains et de la connaissance).
Il me serait facile aussi de me gargariser des difficultés , des horaires sans cesse fluctuants, du risque sanitaire, de l’insatisfaction des patients de plus en plus impatients, de la violence de certains allant jusqu’au passage à l’acte, et qui transforme n’importe quel service en antichambre de la psychiatrie.
Ces maux donc ne sont pas l’exclusivité d’un groupe, mais l’expression d’une époque.
Il est abusif de se transformer en bouc émissaire, tentant de drainer des contreparties en se moquant bien des autres, et en caricaturant une situation .
L’image de l’enseignant a peut-être perdu de son aura, c’est sur, mais faut-il être nostalgique d’une époque révolue, ou plus de la moitié des français étaient de simples ouvriers, tétanisés par les porteurs du moindre diplôme, et hésitant à contester la moindre décision.
L’école à cette époque était effectivement surinvestie, dans le sens qu’elle permettait, par la maitrise du français et des opérations les plus simples d’accéder à une possibilité de s’élever dans la société.
Ces dés sont maintenant pipés, et les enfans en sont conscients : Seuls s’en tirent les enfants de bourgeois, et peut-être ceux ayant accès aux bons tuyaus et aux bons créneaux, comme les enfants d’enseignants.
Les enquêtes internationales ont stigmatisés encore dernièrement le système français, qui accroit les inégalités au lieu de les combattre.
On peut bien sur balayer tout ça d’un revers de main....
Mais je m’insurge sur ce discours qui équivaudrait à respecter les nantis, au seul motif de leur argent, et ainsi préconiser une augmentation pour avoir une reconnaissance.
Un tel sophisme ne peut que faire riire, car c’est l’argumentaire des caïds de banlieue, pour qui respect et reconnaissance s’articule avec le fric, le flouze, le pèze, le lourd.....C’est fou comme la variété du langage à ce niveau dément la baisse du niveau !
On pourrait presque en faire une formule philosophique, ou mathématique : L’intérêt que ces ados porte aux mots est proportionnel à leur valeur de représentation monétaire !
On voudrait bien que ce ne soit pas nos maitres penseurs !
Là vous avez fait court. Mais vous auriez fait long, ça aurait été pareil, vous recourez à une rhétorique digne de 1880.
Je vous propose de reconstruire vos doléances à partir non plus de poncifs usés à la moelle mais à partir de faits contemporains.
Les Romains avaient pratiqué une monstration fortement orientée autour de retours de victoires et conquêtes militaires. Le héros recevait une couronne de lauriers devant la cité. Etre ainsi reconnu et glorifié faisait peut-être fantasmer quelques privilégiés de naissance ou de sort mais certainement personne de la plèbe, la voie lui étant interdite de principe.
Puis, en France, il y a eu une longe période pendant laquelle je ne remarque plus de telles monstrations.
Ce n’est que quelque part dans autour de François 1er, qu’aurait démarré une nouvelle forme de monstration de la part des Princes et là, c’était moins basé sur des victoires militaires, davantage sur des capacités à produire de beaux tissus (Cf l’incroyable démonstration du camp du drap d’or de la part de deux rois)
Là encore, j’imagine que les gueux ne caressaient aucun espoir de parader un jour à tel niveau.
Louis XIV pareil, énorme passion pour la solarisation de soi et surtout sur base de performances artistiques. Là encore, le gueux ne pouvait rêver mieux que de servir de valet lors de ces solarisations particulièrement réservées entre aristocrates (le roi paradant rarement devant la gueusaille)
Jusque là il y avait donc bel et bien une vedettarisation ou solarisation d’individus mais d’une part cette solarisation n’était pas accessible à tous, même sur le papier, et d’autre part elle se passait entre privilégiés, Disons qu’il y avait donc peu de provocations ou d’ostentations devant le peuple.
Déjà sous Louis XVI, sans doute parce que l’esprit des Lumières avait touché le peuple et que les gueux commençaient à se sentir quelque droit d’opinion et surtout de reproche, le peuple se mit à critiquer ouvertement Marie Antoinette parce qu’elle dépensait trop (Jamais auparavant on n’avait vu de tels reproches émaner de la gueusaille). Au point que quand Jeanne de Valois avait monté un coup hyper tordu contre le marquis de Rohan qui l’a conduit à mouiller, sans le savoir, Marie-Antoinette dans la sale affaire du collier, malgré l’enquête qui s’en est suivie et qui avait blanchi la reine, le peuple a persisté à la traiter de folle dépensière et....il y a eu la Révolution.
A partir de là, à mon sens, le peuple s’est mis en tête qu’il était de plein droit de se saisir de la question de la monstration, de la parade.
Napoléon en a tout compris, qui, de minuscule Corse, s’est mis à concevoir de ressusciter les parades à la romaine sur base de victoires militaires. Là aussi devant toute la cité et pour faire bonne mesure, le voilà à faire édifier des arcs de triomphe (En dehors du monde romain et napoléonien, il n’y en a pas)
Il dit donc clairement "N’importe qui peut se trouver à ma place à défiler sous l’arc de triomphe" et il fait de gueux des princes.
Il est viré, trois rois "des français" puis le second Napoléon prennent la suite quelques années et arrive la troisième république "tous égaux" (sauf les femmes et les colonisés) et Jules Ferry
Jules nous dit "Chacun peut accéder à la solarisation par la scolarisation républicaine"
Voilà tous les élèves à se précipiter vers les pupitres pour y écouter respectueusement le maître, pour apprendre au moins à lire et écrire et pendant que leurs parents font des courbettes à n’en plus finir devant le docteur venu soigner la petite dernière ainsi que devant le patron de l’usine (qui est aussi le patron de la mairie, du dispensaire, de l’école...)
C’est à ce moment là que surgit le microphone qui offre enfin l’ubiquité rêvée. Il est d’abord réservé aux chefs mais apparaît assez vite voué à être saisi par tous
Jusque là, les sceptres avaient la caractéristique d’être uniques et ne pouvaient donc être tenus que par une seule personne à la fois, le roi.
Le microphone (et sa suite vidéo) ressort alors comme le premier sceptre, le même sceptre qui avait par exemple permis à De Gaulle et l’abbé Pierre de lancer leur appel, pouvant être fabriqué en grande quantité (avec un pouvoir augmentant avec cette quantité) et que sauf à être timide, chacun pouvait saisir et bénéficier, lui aussi d’ubiquité.
Alors que toutes les professions ont progressivement tenu compte de ce nouveau sceptre populaire et en ont intégré le principe dans leur activité et prospective, les professeurs n’en ont rien fait.
Certes, jusque là, comme ils avaient devant eux une classe de 30 élèves pas immense et que les élèves se taisaient, ils tribunaient, ils étaient le soleil de 30 gosses et ils n’éprouvaient aucune nécessité d’embrasser la micromanie.
Disons donc que les professeurs ont certes eu une sorte de désir de se produire en soleil mais seulement devant des gosses et seulement par groupe de 30 à la fois
Cela ajouté au fait que les profs ont rarement conçu de faire autre chose au long de leur vie professionnelle, ils étaient comme résignés à ce petit niveau de solarisation-parade.
Et au fur et à mesure que toutes les autres professions se jetaient sur la micromanie, en se concevant des envergures de plus en plus mondiales, les profs sont ressortis comme étant les professionnels les plus modestes, les plus figés dans la vision de 1880, les plus statiques.
Il y a encore 5 ans ; les médecins s’offusquaient quand un malade leur demandait un avis par téléphone. Désormais ils en sont à dire qu’ils peuvent très bien télésoigner.
Il y a 5 ans, mon fils a eu une leucémie et pendant ses moments de rémission, étant à la maison, des profs de son école habituelle ont consenti à venir l’enseigner dans sa chambre toute emproprée. Mais quand il leur a été proposé de poser une webcam dans leur classe pour que mon fils puisse suivre les cours à distance, ils ont tous refusé.
Ils conçoivent un modeste rayonnement devant 30 gosses mais n’osent pas se monter à l’oeuvre devant des millions d’adultes.
Du coup, ils se retrouvent situés dans une sorte de corps d’arrière garde au moment où de plus en plus de gosses se gavent de savoirs qui leur parviennent par le microphonisme ambiant.
Et en même temps que nos rois n’ont plus aucun sceptre bien à eux, toute la gueusaille se conçoit star, au moins d’un jour, au moins le temps d’un entartage, d’un lancer de chaussure ou d’un enfarinage
Alors, pendant que les parents sont, aussi bien à la maison que dans leur entreprise, complètement acquis au micro ; donc à la solarisation pour tous, à se bousculer tous devant la moindre caméra et dieu sait qu’il y en a, pour y grimacer ou y dire prout, alors que les élèves en classe ne songent qu’à leur micromanie, les profs archi 1880, apparaissent comme des dinosaures.
A la rigueur, les profs qui enseignent la micromanie, l’informatique, l’infographie, l’entertainment, ceux là sont considérés comme étant à la hauteur des enjeux solaristes.
Mais les autres profs, ceux qui restent sages et discrets à l’instar d’Odon Vallet, ils sont enterrés vivants
A noter ici que le monde des psys en tous genres, tant qu’ils en sont, comme les profs de 1880, à n’opérer qu’en manière de Freud Lacan, ressortent, eux aussi, effrayants de ringardise aux yeux des jeunes.
D’autant que quelques malins et opportunistes de ces corporations ont réussi à devenir des stars de ce solarisme universel où même des chiens et des poissons rouges passent sur le Web : Haroun Tazieff, Hubert Reeves, bien sûr, mais ensuite Cousteau et Hulot, et maintenant Halmos, Hefez et de fil en aiguille, les plus malins des enseignants, dans toutes les matières sauf les plus dures, se retrouvent à soleiller sur les écrans devant des masses énormes.
Comme plus ca va plus des gamins gagnent fort bien leur vie, même honnêtement, sans aucun diplôme mais en ayant saisi le fil du micro, il apparaît de plus en plus inutile et d’exercer un métier manuel et d’apprendre les sciences dures. Apprendre à chatter, à parler parler parler en raillant les autres à la Debouze, voilà qui est important de nos jours. Y parvenir un jour et être éjecté de la scène le lendemain par d’autres encore plus pendus de la langue, voilà ce qui déprime les Loana et autre FX
Les profs à la Pagnol qui ne se sont pas siliconés les lèvres ou gougouttes, qui n’ont même pas un piercing dans les trois narines, ce qui est un minimum, qui n’ont pas pensé à faire de leur corps ou de leur tchatche une performance, sont archi dépassés et toute la structure scolaire avec, ses psys compris.
Dans les familles, comme les parents ne sont tenus à aucune feuille de route, ils improvisent et s’adaptent tant bien que mal, ça casse, ça plie, ça déchire, ça secoue dans tous les sens. Mais ça bouge. Les politiciens aussi adaptent leurs manières et procédures à la nouvelle donne où ils doivent se partager le sceptre avec n’importe qui et donc se montrer impassibles ou blasés quand ils sont enfarinés. Tandis que l’école ressort, de tous les systèmes, comme étant le plus figé.
Pour l’instant nous parvenons encore à produire des maisons et des avions. Mais j’ai un mal fou à concevoir que nous puissions encore en produire dans 30 ans si ce canopisme en rien élitiste, en rien réservé à une classe, continue
(canopisme : propension à se hisser sur la néo canopée pour y être vu de l’Oeil médiatique)
Voilà les deux trois choses que je voulais vous montrer de vous et de nous
les profs "topaziens" n’est-ce pas ?
c’est curieux on n’en trouve de + en + ces temps-ci.
easy
Certes , la volonté est là ,le savoir ,forcément ,l’autorité est hélas, battue en brèche par les parents eux mêmes qui en viennent parfois à contester les punitions ,la pédagogie domaine où ils n’entendent rien...Mais peu importe les profs ne doivent attendre de soutien de personne dans une société individualiste que vous semblez soutenir de manière forcenée :c’est votre choix !
à part ma petite pique sur les congés je ne tape pas sur les profs bien au contraire
c’est ma manière un peu rude de dire que ce boulot vaut le coup, qu’il est essentiel, et ce que j’essaie de dire c’est que c’est aux enseignants de se faire respecter
vous avez bien compris que mon propos exagéré répondait à la plainte de rosemar
bon je vais vous dire il y à autre chose
Au tableau d’honneur de ces belles rédactions corporatistes, on ne pouvait s’attendre qu’à voir empiler les brevets autosatisfaction ; la palme revenant sans discuté à Blurage la bien nommée, qui s’attire une puissance plus cinq avis favorables, après avoir dit
- que c’était un métier de merde
- Qu’elle n’avait pas la vocation, mais avait tout de même travaillé neuf ans
-"J’ai même failli me flinguer ou tuer un de ces petits fils de p***"
Tout cela laisse dubitatif, et ce n’est pas peu dire.
Un humoriste, genre Desproges, en aurait fait un billet
Pour ce commentaire impertinent, j’attends au moins moins quinze ; mais je doute du coup que vous allez me faire ce plaisir.
oui, merci bien, d’ailleurs je vous corrige :
la palme revenant sans discuter (notez l’impératif)
ah au fait c’est Bluerage LE bien nommé merci
D’ailleurs je ne vois pas bien le corporatisme dans mon message antérieur : je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que vous comprenez.
Celà signifie qu’il y à effectivement de la souffrance, due notamment selon moi à une espèce de culpabilité à réagir aux agressions, une sorte de masochisme, mélange bizarre de judéo christianisme, croisé avec les valeurs de gauche, qui anesthésie toute réaction normale
Gordon,
Que le monde de l’enseignement soit en crise est une évidence.
Comme beaucoup d’autres secteurs d’ailleurs.
Qui n’est pas en crise actuellement ?
Même les boursicoteurs n’ont plus le moral.
Les valeurs, on le voit, comme cette représentation sidérante du salaire qui ferait l’alpha et l’omega des hommes, sont en questions-réponses.
Quelque soit la capacité d’un prof, il faut que l’élève croit et respecte la valeur de ce qu’on lui enseigne.
C’est ce message qui est actuellement rapidement perdu ; les enfants sont loin d’être des idiots. Ils ont au contraire beaucoup d’intuition, et la représentation des valeurs, en rapport avec celles du monde adulte, est actuellement très troublée. C’est sans doute la plus grande difficulté des pédagogues : Être crédible et stimulant. C’est sûr que ça sera pas la même chose selon les quartiers, et les classes...
Avant 68, la maltraitance pouvait être physique, elle peut être actuellement bien plus pernicieuse.
Là je ne parle plus de l’école même, mais de tout le réseau de désintérêt et de violence qui amène rapidement un enfant à la désespérance et à la violence, et à la perte de gout pour toute étude.
Comment expliquer autrement ces classes de 80 gosses en Thaïlande, assis par terre, écoutant religieusement leur instituteur, une ardoise devant eux pour tout matériel, à coté de notre réalité.....
A velosolex,
rosemar
votre mauvaise foi foi l’indécence
Je ne fais pas l’apologie de l’ardoise, comme vous faites semblant de le comprendre.
Je constate simplement que les gamins de l’Asie du sud, en même temps que les tests internationaux ont des résultats étonnants, en dépit de conditions matérielles déplorables.
Il apparait que différents moteurs sont donc en phase dans l’apprentissage, et que l’envie d’apprendre des gosses est déterminante. En ça, je ne fais absolument pas le procès des enseignants en France. Au vietnam et en Thaïlande, on constate simplement que l’école fait encore office de "chance", de possibilité offerte de s’en sortir ; des idéaux qui marchaient totalement il y a encore cinquante ans,et qui sont brouillés maintenant pour multiples raisons. je n’épiloguerais pas plus sur le fait que notre pays a une vision très pessimiste de l’avenir.
L’accent mis sur l’argent, le salaire, avec comme justification la reconnaissance des gosses m’apparait aussi comme une démagogie sans nom.
Si l’on réclame une augmentation, inutile de passer par ce genre de manœuvre.
Il est vrai que beaucoup, quelque soit la profession qu’ils occupent, ont l’opinion de leur portefeuille, et oublient facilement le monde qui les entoure.
A velosolex,
Rosemar
C’est exact que la crise touche tous les gens.
je suis content de vous l’entendre dire.
Jusqu’alors, elle ne semblait toucher que les enseignants, à lire les propos.
Alors, là , si vous parlez de front uni, je suis OK avec vous
Vous n’avez rien compris : ceux qui font ,comme vous dites ,"ami ami" n’ont pas de problème avec les élèves et les parents:ils mettent des bonnes notes à tous ! et comme ça tout le monde,il est content ! C’est ce que vos voulez ?? Pour ma part,ce n’est pas ma façon de concevoir ce métier !
Je suis enseignante en maternelle. J’ai d’abord travaillé dans le privé pendant près de 7 ans avant de rejoindre le corps enseignant. Je suis d’accord avec le commentaire de certains qui disent que les enseignants ne sont pas les plus à plaindre et reconnais que les vacances sont vraiment des moments de grand plaisir surtout quand nous avons nous-mêmes des enfants et que le problème de la garde pendant les vacances ne se posent pas.
Eternel sujet ...
Je pense que le souci est que l’on confond exprès éducation et enseignement .
Les profs sont formés pour transmettre un savoir , ce qui est en soit un projet pas forcément évident .
Mais quand selon les structures , écoles, collèges ils doivent passer entre 20 % et 70 % de leur temps et 150 % de leur énergie à faire de la discipline , établir le climat qui leur permet de faire ce pourquoi ils se sont engagés et sont formés, transmettre les connaissances , je comprends leur désarroi .
Plus le fait que la réponse politique visible face à leur engagement ou leur vocation ,est la destruction à la hache de leurs effectifs qui rend leur métier de plus en plus absurde ....
Parenthèse : dimanche Claire Chazal a osé interroger NS sur le coût du fonctionnement de l’état , je pense qu’elle pensait aux institutions : le train de vie de l’Elysée , des ministres ,conseillers des élus, etc.....Notre président a aussitôt compris le nombre de fonctionnaires et enchainé avec fierté sur les 160 000 fonctionnaires en moins et les perspectives d’en faire de même avec les collectivités territoriales .... !
Pour en revenir au sujet , il n’y aura pas de solution au problème de l’EN , tant que l’on pensera que c’est à elle de gérer exclusivement l’éducation globale de la jeunesse.
L’éducation est vraiment le problème de tous à commencer par celui des familles qui ont tendance à s’en décharger sur l’école et la prendre à partie pour se défausser de leurs propres manquements .
Désolé mais l’école ne sera jamais taillée pour éduquer et enseigner les sauvageons .
Lesquels pourraient aussi se remettre en question car si plus tard je les entends se mêler au choeur des détracteurs de l’école , il y en a bien peu qui admettent qu’ils ont tout fait pour se mettre en échec , pour foutre le bordel et mettre les enseignants à genoux , bref qu’ils sont responsables de ce qui leur est arrivé par la suite .
Une dernière chose : on apprend quand on est motivé , pour améliorer son travail,pour monter en grade , pour se spécialiser, pour se cultiver, etc ....
Et il est surprenant que l’enseignement ne concerne que les débuts de la vie .
De fait il devrait être possible à la population de suivre des cours à trente , à cinquante ans , etc quand le besoin ou l’urgence se fait sentir . Quand la motivation est là .
merci pour ce commentaire intéressant et raisonné ! qui souligne bien l’importance de l’enseignement !!
Reste que la seule question pertinente de l’auteur de l’article ne rencontre que le silence :
" Les profs n’ont plus la côte" nous dit-il, avant de nous parler de ...salaire misérable...
Grande pudeur à ne pas chercher toutefois la cause de cette incompréhension .....
A mon avis, on peut faire un lien entre les deux choses.
Car la façon qu’on les enseignants de caricaturer leur sort en de tels
termes misérabilistes, indispose quelque peul la grande majorité des
gens, dont il faut bien rappeler tout de même qu’ils sont loin d’avoir
les mêmes avantages, en termes de moyenne évidemment,( car je ne parle
pas du salaire des footeux, exemple développé à l’envie...).
Sur ce blog fréquenté majoritairement par des enseignants se faisant
écho les uns aux autres dans la souffrance, les critiques sont taxées de
poujadisme. Au pire on vous dira que vous êtes un c...., au mieux que vous
ne comprenez pas le métier d’enseignant.....
Ce discours vous excluant du champ critique est fréquent. je l’ai lu dans des articles sur l’agriculture intensive, la pêche, les centrales ; "circulez y a rien à voir, vous ne connaissez rien au problème !"
Je n’ai pourtant pas rêvé toutes ces remarques, dont la presse et les médias se font l’écho des parents ( en dehors de ma propre expérience de parent d’élève, ) :
Appauvrissement des connaissances
Perte de la confiance en soi de beaucoup d’élèves, et sorties sans le moindre diplôme.
Impossibilité du système à remédier aux inégalités sociales et même aggravation de celles ci.
Velosolex
Je crois que vous n’avez rien compris à mes propos.
je ne m’en prend pas
aux enseignants individuellement, mais au cadre de leur mission, à la
politique de l’enseignement en France. ( ceci dit des propos taxant les
enfants d’enfants de p...et autres joyeusetés déconnantes, type blue rage, semblant pourtant bien appréciées me semblent indignes)....Ce qui pose tout de même problème.
Avec ça, vous pouvez vous en prendre à l’hôpital public autant qu’il vous en chante ; bien au contraire même, la critique constructive aurait bien besoin d’être affirmée,et de mettre a banc le fameux plan hôpital. Quelque soit du coté de la blouse où l’on se trouve, on a son mot à dire !
Il en va de la santé de tous, comme de la culture des enfants dans un autre domaine.
A velosolex
Rosemar
On va arriver à s’entendre.
Je suis bien conscient que le métier de prof est difficile, et que les difficultés qu’ils ont à gérer sont légions, en raison d’un mal sociétal, incluant les enfants.
(Sans parler l’arrivée sauvage des nouvelles technologies qui ont rendu l’attention des gamins difficile, et la capacité à supporter la frustration aléatoire)
C’est dans ce sens que je faisais cette remarque sur les enfants de l’asie du sud-est, qui sont de véritables entonnoirs à connaissance, cela en dépit de conditions déplorables.
Nul doute que le travail d’un prof là bas n’a pas à prendre en compte les difficultés éducatives, et les carences avérées, dont la responsabilité est éparse.
Le mot culture a perdu de son aura, il semble que l’avoir se substitue à l’être.
Mais rien n’est définitif !
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