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Accueil du site > Actualités > Société > L’Etat totalement responsable de certaines violences scolaires (...)

L’Etat totalement responsable de certaines violences scolaires !

Au-delà du sensationnel qui fait vendre un titre, se cachent parfois des drames ou des incidents où l’identité des vrais responsables est masqué...
C’est la désinformation ou le leurre d’une information objective !

Le Parisien dans son édition seine et marnaise du samedi 15 janvier titre « A huit ans, il frappe son institutrice » !

Voilà un titre plein et une occasion pour les lecteurs d'acheter le journal et de s'indigner.

Voilà encore des actes de violence inadmissibles ! Que font donc les parents ?

L'article de la page centrale relate avec un peu de détails l'incident : une colère brutale de l'enfant qui frappe un de ses camarades au visage, une intervention de la maîtresse qui reçoit des coups de pied dans les jambes, et une intervention de la police.

Cette histoire se déroule dans une école de Savigny le Temple, l'institutrice et « l'auxiliaire de vie », choquées ont été conduites à l'hôpital.

Plus loin, le lecteur qui aura pris la peine de lire tout l'article apprendra enfin que l'auteur des coups est handicapé et partage son temps entre l'école Louise Michel et un institut éducatif et thérapeutique....

Voilà où le bât blesse.

Avec la loi Montchamp, les enfants handicapés sont accueillis dans les écoles, sans que les enseignants aient une formation complémentaire sur la connaissance de ce public et sans non plus qu'ils soient accompagnés de personnels qualifiés : les instituteurs n'ont pas à se transformer en infirmiers psychiatriques, ce n'est pas le même métier.

La médecine scolaire a été démantelée, les postes de médecins et infirmières ainsi que les instituteurs spécialisés supprimés.

Ni la responsabilité des parents, ni celle des personnels de l'éducation nationale ne sont en cause dans cet incident, quant à l'enfant il est atteint de troubles de comportement, ce qui lui donne droit à des soins éducatifs et thérapeutiques adaptés, qu'il ne reçoit pas.

Revenons à la loi Montchamp du 11 février 2005 appelée pompeusement , « loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées »

On peut lire notamment dans l'alinéa 2 de l'article L 114 :

A cette fin, l’action poursuivie vise à assurer l’accès de l’enfant, de l’adolescent ou de l’adulte handicapé aux institutions ouvertes à l’ensemble de la population et son maintien dans un cadre ordinaire de scolarité, de travail et de vie. Elle garantit l’accompagnement et le soutien des familles et des proches des personnes handicapées. »

Cet incident montre que c'est manifestement faux.

Maintes et maintes fois les enseignants ont rappelé que si les enfants handicapés étaient accueillis dans les établissements scolaires, il fallait que cet accueil se fasse dans des conditions permettant que cette scolarisation soit bénéfique à ces enfants différents et conserve le droit des autres enfants à recevoir un enseignement serein, dans la sécurité. Or, c'est le contraire qui se produit.

Maintes et maintes fois les professionnels du handicap ont expliqué et montré que cette intégration qui paraît généreuse et juste dans le principe, ne l'est pas, c'est une tromperie.

La loi Montchamp n'est que le prétexte à la fermeture d'établissements spécialisés et la baisse des crédits alloués. Elle fait des économies scandaleuses au détriment d'enfants et de familles qui souffrent et ne sont pas en état de se défendre.

Nous demandons l'abrogation de la loi Montchamp.

Jean-François Chalot


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15 réactions à cet article    


  • Cogno2 18 janvier 2011 12:47

    J’ai un amie instit en primaire.
    Elle a un autiste, une gamine handicapée, et un troisième avec d’autres soucis.
    Le tout sans AVS bien sur.

    Qui est motivé pour aller gagner 1800 euros avec un master dans l’éducation nationale ?
    Avec en prime une classe qui s’apparente à la cour des miracles, le mépris affiché par le gouvernement et relayé par la population, les insultes des parents, etc.


    • LE CHAT LE CHAT 18 janvier 2011 15:07

      responsabilité de l’état comme pour les racailles qui avaient leur place en maison de correction et qu’on remet dans le circuit scolaire ordinaire .......


      • CHALOT CHALOT 18 janvier 2011 15:33


        Je ne parlerais pas de « racailles » parce qu’on parle d’enfants, ni de maisons de correction car on n’est plus au début du 20ème siècle mais d’une obligation de créer des structures adaptés en dehors de l’école avec de l’éducation et de la contrainte.


        • LE CHAT LE CHAT 18 janvier 2011 16:16

          assez de political correct , ils sont pénalement responsables à partir de 13 ans !
           qui aura le courage politique de créer des boot camp comme au Texas ?


        • kassandra 18 janvier 2011 21:16

          Et les mères, les pères  ? vous les classer dans quelle catégorie ?
          celle des pondeuses et usines à sperme sans cervelle ?
          Peut-on demander aux parents pourquoi ont-ils voulu des enfants alors qu’ils ne se donnent même pas la peine de les éduquer ou si peu (faut-il préciser que l’Etat prend en charge une grande partie des frais de l’élevage intensif, l’Etat payant la cantoche, le logement social, les centres de loisirs, et donne en plus les allocations, réduc d’impôts, primes du cartable scolaire et pour les mères qui atteignent 65 ans une pension pour avoir pondu des bras cassés....)
          Et l’on comptera le coût pour le contribuable des maisons des adolescents, services pédiatriques, les centres éducatifs, les travailleurs sociaux et éducateurs, psychiatres...prisons, réinsertion.... hôpitaux psychiatriques bref des métiers spécialisés pour rattraper l’inaptitude flagrante des parents à prendre en charge leur propre progéniture.
          Pire on laisse ces gens procréer tous azimuts !
          A quand une formation obligatoire avec diplôme pour avoir le droit de procréer et seulement si l’on a les ressources financières nécessaires ?


        • antonio 18 janvier 2011 19:24

          D’accord avec votre article.


          • Danielle2 18 janvier 2011 20:54

            dans vos réflexions je ne vois que désir de répression - vous avez tout faux !!! certains enfants subissent des préjudices, qui viennent de la famille, de la société et qui entrainent chez eux une révolte. Vous qui condamnez savez-vous ce que vivent certains enfants ; dans mon métier, j’ai vu des choses horribles, des sévices infligés aux enfants, des viols, maltraitance, et devant leur révolte que faites-vous, vous en ajoutez une couche, vous continuez à sévir, sans vous poser de questions. Certains devraient aller travailler dans des hopitaux psychiatriques et je suis sure qu’ils changeraient d’avis, comme moi, je l’ai fait !!! On n’y voit que de la souffrance qui bouleverse votre vie. Ne condamnezzpas sans savoir !
            dans nos écoles, le système sarko avec les suppressions d’emploi on en arrive à des situations ingérables par nos institutrices pourtant dévouées.
            Vous vous rappelez la colère de royal lors de la confrontation pour les présidentielles ??? eh bien avec elle tout ça ne serait pas arrivé. un point c’est tout


            • non667 18 janvier 2011 22:15

              à danielle

              heureusement qu’elle n’est pas passée !de Ségolène j’ai retenu qu’ elle voulait que les profs soit 40 heures dans l’établissement ( eh oui 40 heures car au passage au 39 puis aux 35 les prof n’ont pas vu leur charges de travail diminuer comme les autres salariés ! )
              pour ceux qui sont rentrés dans une salle des profs d’un collège à la récréation ils ont vu que la moitié des profs de l’établissement ( 60)( les autres corrigeant des copies chez eux ) occupe un espace de 80 m2 soit un peu plus de 1 m2 chacun en moyenne !
              ridicule la bravitude ! smiley


            • zelectron zelectron 18 janvier 2011 21:27

              Il n’y a plus qu’a transformer les profs en rétiaires.


              • non667 18 janvier 2011 21:49

                d’accord pour l’article mais il n’est qu’une petite pièce du puzzle de la démolition de l’E.N. qu’il convient de situer dans la vision globale que je vais essayer de résumer :

                ,passé l’age de raison 7-8 ans on ne doit plus baser l’éducation sur le ludique et l’affectif mais sur la raison , le ludique et l’affectif n’étant qu’un + éventuel .

                 ces mauvaises méthodes/ réformes 68tardes ne sont pas des erreurs mais font  parti d’un COMPLOT qui vise a démolir l’éducation nationale et au delà la nation /société française

                l’école de jules ferry avant 1966 (début des réformes) permettait l’instruction et l’ascension sociale sans discrimination sociale je peux en témoigner étant dans une école ou il y avait 50% d’enfant d’origine polonaise . Des siècles (depuis Charlemagne comme dit la chanson )d’expérience ont permis d’affiner les méthodes pédagogiques a l’école et une bande de trouduc n’ayant jamais enseigné viendrait tout démolir et imposer leurs élucubrations !!!!!!!!

                les ministres , les inspecteurs ,la hiérarchie , les pédagogues institutionnels (genre philippe meirieu ) n’étant pas des imbéciles ces

                réformes aberrantes (math moderne ,méthode globale ,notation par lettre ., suppression des notes , suppression du bepc , contrôle continue ,suppression du bac si,si il en a été question . ..etc .... ) ne peuvent êtres des erreurs mais un complot destiné a démolir l’école de jules ferry .
                la méthode pour imposer les réformes étaient staliniennes, sorties au printemps ,formation d’une demie journée en juin , applicables à la rentrée suivante . les manuels n’étant pas encore sortis ., toutes remarques /contestations publiques valait a l’auteur une dénonciation et une visite de l’inspecteur et un rapport assassin à la clef et une note ( si,si il n ’est pas question de la supprimer celle là ).proche du renvoi pour incompétence !

                preuve/motif de ce complot : la déclaration de cohn bendit sur les universités en mai 68 (revue à la télé en 2008 ) en substance :" inutile de promouvoir a classe ouvrière dans l’enseignement supérieur ils deviendront les plus fidèles valets du capitalisme "
                dans un contexte de rivalité capitalisme / communisme russe .pour les rouges /roses il fallait en 68 faire échouer la société française pro-capitaliste en sapant l’éducation nationale de l’école à l’université , en formant les élèves a la revendication (délégués élèves ,délégués parents ) (aujourd’hui et en 2002 envoyés dans la rue ! )
                pendant toutes ces années les syndicats gauchistes pourtant tout puissant dans l’éducation nationale ne se sont jamais opposé à ces réformes (silence radio sur toute la ligne .,donc complices )
                après la disparition du communisme le travail de sape continuant de la part du ps (acquis au fmi .....) le motif ne peut être que :
                - maintenir dans l’ignorance /abrutir la vile populace pour la rendre plus docile et plus servile
                -démolir la nation française au profit du mondialisme judéo-américain .

                - démolir l’enseignement public pour le refiler au privé mondialo-capitaliste ce qui est une volonté depuis toujours de la droite mais poursuivi après par la gauche insidieusement :

                exemple :(taper : autonomie des établissements 1983 ). autour de 1984 la gauche au pouvoir voulait sortir un projet ou les lycées auraient leurs bac propres répondant a un projet pédagogique spécifique avec recrutement /gestion des profs par le chef d’établissement ! etc... le ps = ok ; pc = 0 , il a fallu toute l’énergie des trotskistes infiltrés dans F.O. pour mettre en échec ce projet ! (ce qui était proprement une préparation des structures pour la privatisation ! )

                mesurettes par mesurettes insidieusement la privatisation se prépare l’arrêt des notes et le reste ne sert qu’à démolir l’e.n. et a diviser les enseignants .
                si la privatisation est un principe naturel de la droite la complicité du ps au pouvoir est une trahison inexplicable !


                • CHALOT CHALOT 19 janvier 2011 00:08

                  D’accord avec non667 avec une bonne partie de son texte sauf peut être sur 68
                  Evidemment mon texte ne porte que sur une question d’actualité. Il s’agit d’une réaction à chaud....


                  • dave31 19 janvier 2011 08:58

                    Je partage le constat de l’article : manque de moyens pour l’intégration scolaire des handicapés dans de bonnes conditions. Mais je ne partage pas la conclusion, qui serait d’abroger la loi de 2005.

                    L’intégration des handicapés se fait dans d’autres pays développés à l’école puis au-dela dans l’emploi, le constat est que cela leur est bénéfique, et qu’à larrivée c’est moins couteux pour la société. Vouloir revenir en arrière et parquer les handicapés dans des « institutions spécialisées » serait à la fois illusoire, discriminatoire et hypocrite.

                    L’auteur se trompe de cible. Le vrai problème c’est l’Etat, qui n’a pas réinvesti les sommes économisées sur les structures spécialisées pour mettre en place un vrai statut d’accompagnement scolaire pour les AVS.

                    Je ne peux pas laisser passer sans réagir ce texte faussement compatissant qui tend en fait à remettre les handicapés derrière de hauts murs où personne ne les voit et où tout le monde fait semblant de penser, hypocritement, qu’ils y sont plus heureux qu’en étant acceptés et intégrés parmi les autres. Utilisez donc votre plume et votre énergie à exiger de l’Etat les moyens adaptés à un accueil correct des handicapés à l’école, comme ça se fait en Suède, en Italie, au Canada par exemple.


                    • CHALOT CHALOT 19 janvier 2011 09:11

                      L’Etat ne « pouvait » pas réinvestir les sommes économisées puisque son objectif visait en faisant voter cette loi de démanteler les structures spécialisées.
                      Un accompagnement scolaire dans des structures scolaires exige :
                      - des locaux adaptés , ce qui est loin d’être le cas pour les handicapés moteurs notamment
                      - des personnels formés et non quelques moyens personnels disposant d’un bagage minimum
                      - des effectifs par classe plus réduits
                      - des instits formés : connaissance de l’handicap.... etc
                      Les handicapés qui étaient dans les maisons spécialisées n’étaient pas derrière des hauts murs, c’est déjà une réponse à la remarque que vous faites.
                      Ils souffrent énormément dans ces écoles où ils sont perdus....
                      Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas que des enfants handicapés puissent suivre une scolarité avec les autres enfants , j’ai dit qu’il fallait refuser qu’ils soient les victimes d’une politique drastique de réduction des moyens.


                      • olivier 19 janvier 2011 15:03

                        oui mais en demandant le retrait de la loie 2005, vous refusez de fait le droit a l’éducation et à la citoyenneté pour environs 3-4% d’enfants handicapés, et tout ca, sous couvert d’humanisme.
                        Vous vous trompez de combat, à moins que vous vouliez réellement cacher les enfants handicapés, comme on l’a fait depuis tant d’années dans notre pays, et les envoyer dans des structures poubelles qui ne feront qu’ils n’auront comme seul avenir de vivre soit en foyer, soit de l’AAH.
                        Battez-vous pour obtenir des moyens, + de formations car il en existe, battez-vous pour que l’information circule mieux au sein de l’education nationale, quand on voit qu’il y a un guide pour la scolarisation des enfants autistes fait par l’INSHEA de Suresne, qu’il est telechargeable sur internet, mais que peu d’etablissements ne le connaissent.
                        La vous aurez un combat noble.
                        Chez certains de nos voisins, tous les enfants sont integrer a l’ecole, quelque soit leur handicape. Aurions-nous des professeurs moins bon ? ou faut-il changer le systeme ?

                        Donc soyez bien conscient que votre demande de retrait de la loie 2005, c’est de la discrimination pur et dure, envoyant nombre d’enfant à une vie sans avenir


                      • dave31 19 janvier 2011 20:50

                        Les handicapés, vous leur avez demandé leur avis ? La plupart des associations de parents se battent pour la scolarisation en milieu ordinaire, avec les moyens adéquats, pas pour qu’on enlève leurs enfants de là.


                        Par ailleurs je vous signale que cette loi de 2005 a été votée au départ non pas « pour faire des économies » mais bien suite à une condamnation de la France devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui avait statué que la France manquait au droit à l’éducation des enfants handicapés. Il s’agit donc juste de nous mettre au même niveau que les autres pays développés et démocratiques.

                        Votre article est décevant car il prône le retour en arrière et un déni de droit. Battez vous pour aider les handicapés avec les moyens nécessaires pour les inclure, au lieu de vous battre pour les exclure.

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