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Accueil du site > Actualités > Société > L’« éthique » de la redistribution

L’« éthique » de la redistribution

Les politiques redistributives ont provoqué un changement de mentalité devant les dépenses publiques, dont le principal bénéficiaire n’est pas la classe au revenu le plus bas face à la classe au revenu supérieur, mais bien l’État face au citoyen.

Bertrand de Jouvenel est un auteur classique toujours intéressant. Et son livre The ethics of redistribution (qui curieusement ne semble pas ou plus être publié en français) le prouve en s’attaquant à un des fondements jamais discuté (presque indiscutable) du consensus social-démocrate dans lequel il nous faut vivre. L’ouvrage est court mais dense et aborde avec calme et précision, loin de la polémique gratuite, les bases du sujet, le processus qui a débouché sur une énorme bureaucratie étatique dont la justification serait la redistribution des revenus entre les différentes couches socioéconomiques, selon l’idée générale, qui n’a jamais cessé de prendre de l’importance depuis, de « prendre aux riches pour donner aux pauvres ».
 
Jouvenel développe son argumentation avec tranquillité et précision, délimitant la question en signalant, par exemple, les différences existant entre la redistribution agraire et les arguments modernes en faveur de la redistribution, teintés d’un socialisme à la recherche d’un utopique homme nouveau. D’un trait de plume, il dévoile l’incohérence socialiste en demandant pourquoi le bien de la société passe par l’augmentation de la richesse mais pas dans le cas des individus et pourquoi l’appétit de la richesse serait mauvais chez les individus, mais pas pour la société.
 
Plus loin, Bertrand de Jouvenel nous montre que sous l’emphase de la redistribution ne se trouve pas le soucis du sort de ceux qui vivent dans des conditions indignes et humiliantes. Il ne s’agit pas de cela, chose parfaitement acceptable, mais propre de toute société saine ; il s’agit d’imposer l’égalitarisme, où il n’est pas si important de fixer un revenu décent que de limiter les revenus (de fait, signale l’auteur, un grand nombre de défenseurs de la redistribution sont moins satisfaits d’un relèvement général du niveau de vie qui conserve les inégalités, préférant de loin un écrasement de celles-ci vers le bas). L’autre trait de cette théorie moderne de la redistribution qui s’est imposée dans nos sociétés est son exigence de ce que l’agent chargé de mener cette tâche à bien soit l’État.Un État chaque fois plus gros et omniprésent, qui prend chaque fois plus de décisions sur les vie des personnes. Pour être plus précis, plus que l’État, Jouvenel pointe le jugement subjectif de la classe qui dessine les politiques.
 
Par contre, si l’on analyse, chiffres en main, ce qui reste de l’argumentation primaire et sentimentale à la manière de Robin des Bois – Jouvenel retourne le couteau dans la plaie quand il rappelle que c’est devenu une nouvelle habitude d’appeler juste n’importe quelle chose comprise comme émotionnellement désirable –, la réalité est que les riches ont toujours su échapper à la pression fiscale. Le second pas apparaît évident : il s’agit non pas de prendre aux riches, mais bien aux couches croissantes de ce que l’on a coutume d’appeler la classe moyenne. Pour donner aux pauvres ? Au final, pas grand chose, dès lors que l’énorme machinerie sociale, véritable usine à gaz, que nous avons construit, l’État bureaucratique, absorbe une grande partie des ressources enlevées aux familles de la classe moyenne. Et si l’on analyse encore plus en détail, comme le fait Jouvenel, et si nous désagrégeons en groupes plus compacts cette classe nébuleuse, on peut observer comment la redistribution cesse d’aller du haut vers le bas pour se transformer en flux horizontaux qui bénéficient à certains collectifs, qui parfois peuvent même disposer de revenus supérieurs à ceux à qui ont les a enlevés pour soi-disant les attribuer aux plus pauvres de la société. La réalité ressemble finalement bien peu à la théorie émotionnelle initiale.
 
Il y a bien d’autres choses encore dans ce petit livre : l’argutie d’argumenter sur la base des satisfactions subjectives et de tenter de mesurer le bonheur ; une solide critique de la théorie marginaliste dans les revenus ; la discrimination créée au nom de l’égalité ; comment l’augmentation de la redistribution conduit toujours à une extension des pouvoirs de l’État : le traitement discriminatoire envers les familles et en faveur des corporations, etc. En définitive, un livre important où la thèse centrale est cruciale : les politiques redistributives ont provoqué un changement de mentalité devant les dépenses publiques, dont le principal bénéficiaire n’est pas la classe au revenu le plus bas face à la classe au revenu supérieur, mais bien l’État face au citoyen.
 

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30 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 28 août 2010 11:14

    tres nul lucilio
    tu as une crise de boulimie ou quoi ?


    • Pyrathome pyralene 28 août 2010 11:38

      Il essaye d’exister, dure mission....... smiley


    • Radix Radix 28 août 2010 11:49

      Bonjour

      La théorie de Jouvenel est capillo-tractée car la fonction principale de la redistribution de richesse est faite pour pallier l’insuffisance des salaires.

      Je suis d’accord pour la supprimer si les salaires sont très généreusement augmenté et permettent à une personne de vivre décemment avec et d’élever ses enfants.

      Mais bien sûr je suis certain que ce corollaire indispensable ne vous plaira pas, car cela ne permet pas aux riches autant d’évasions fiscales qu’actuellement !

      Radix


      • JL JL 28 août 2010 12:08

        Pas mieux que Radix. On pourrait ajouter que la redistribution et les bas salaires c’est la poule et l’oeuf : les libéraux comme d’habitude, et en bons irresponsables qu’ils sont, montrent avec lucillio qu’ils s’accomodent volontiers des bas salaires, mais pas de la redistributuion. Ces gens n’assument pas.


      • herbe herbe 28 août 2010 13:29

        Pareil que Radix aussi !

        Et moi je rajoute que Jorion postule très sérieusement qu’une augmentation généreuse (très) des salaires est une des solutions anti crise qu’il serait urgent de mettre en oeuvre ...


      • Petit Tonnerre Petit Tonnerre 28 août 2010 18:45

        J’abonde dans votre sens, puisque augmenter les salaires de tout le monde est la seule solution possible, je propose qu’on passe au SMIC à 3000 euros, et puis allez.... qu’on augmente tout le monde de 1 million par mois, comme ça tout le monde sera millionnaire ou même milliardaire tant qu’on y est...


        Ah oui mais....cependant, si on fait ça les commerçants, seront pas cons, ils augmenteront leurs prix. On aura l’air bien malin avec nos salades à 100.000 euros pièces non ?

        Vous me direz...y’a qu’à les empêcher d’augmenter les prix ces salauds de marchands...et pis voilà... 
        Mais là encore les commerçants sont pas cons, ils vont pas s’amuser à vendre des produits à un prix moins cher que ce qu’ils ont payé pour le mettre en magasin, donc on se retrouve avec des magasins vides ou fermés et des queues interminables devant les boulangeries pour que 3000 miséreux puissent se rationner les 3 quignons de pains en boutique ...

        Non finalement, vous pouvez vous réveiller de votre beau rêve socialiste d’enfant, où tout le monde est gentil, tout le monde est citoyen et festif, et le marchand va travailler gratuit pour nourrir votre pomme parce qu’il est social et sympa.


      • JL JL 28 août 2010 19:09

        Allez, encore un effort petit tonnerre : continuons à baisser les salaires, supprimons les aides sociales. Olé !

        Que vont dire les commerçants qui ne vendront plus rien ? Que vont dire les propriétaires d’appartement-cages-qui-zont-placé-leurs-zéconomies-dedans-et-qui-rapportent-des-grossous, et qui, du coup ne recevront plus leurs loyers ? Vous avez une idée ? Vous voulez leur donner directement les aides sociales, sans passer par les « agents économiques » que sont devenus, à défaut de mieux et à leur corps défendant, les sans emplois et les petits boulots ? Notez, c’est un peu ce qu’on a fait, en supprimant les charges sociales.


      • JL JL 28 août 2010 19:26

        Pour ceux qui l’ignorent : la baisse comme l’exonération des charges sociales, c’est l’équivalent d’une baisse des salaires.


      • Radix Radix 28 août 2010 19:46

        Bonjour Petit Tonnerre

        Ben c’est pas un cheval que tu aurais du prendre comme avatar mais un âne !

        Ta oublie que si on supprime la redistribution et on augmente les salaires on diminue sérieusement les impôts et ton commerçant il bosse pas gratis ! Il gagne plutôt mieux sa vie !

        Mais quand on est de mauvaise fois on oublie les trucs qui gênes !

        Radix


      • wesson wesson 29 août 2010 22:41

        Bonjour Radix,
         pour info, petit tonnerre est un pseudo de circonstance qui n’intervient que sous les fils de Lucilio afin d’en assurer sa défense.

        Et vu la date d’arrivée de petit tonnerre, il y a même fort à parier que ce soit l’auteur lui-même qui intervient sous ce pseudo. Étant donné la malhonnêteté intellectuelle consubstancielle au mouvement de pensée de l’auteur (les libertariens type « ron paul » qui ont une certaine tendance à pulluler ici), c’est donc en pure logique que l’auteur utiliserai de ce subterfuge afin d’essayer de donner un peu de consistance au brouet d’eau claire qu’il nous sert en guise de pensée.


      • Radix Radix 30 août 2010 20:34

        Bonsoir Wesson

        Merci, mais j’avais déjà compris son petit jeu et c’est pour cela que dans le post plus bas je l’ai appelé « Lucillio » et cet âne n’a même pas réagit !

        Radix


      • Pharmafraude Pharmafraude 11 octobre 2010 11:59

        @Wesson Excuse, mais je perçois plus une influence Paulson/Strauss-Kahn que Ron Paul dans ces articles...


      • ELCHETORIX 28 août 2010 13:18

        Dès que je lis le nom de cet auteur , je moïnsse , puis je lis les commentaires , qui sont pour la majorité une litanie d’indignation contre les analyses ce ce lucillo , le valet zélé pour la propagande du système économique dit libéral et qui appauvrit et insécurise le plus grand nombre des citoyens de la planète !
        RA .


        • Kakapo Harry Tuttle 28 août 2010 14:23

          C’est vrai, on s’en débarrasserait bien de l’état : la paperasse, les impôts, les taxes.
          Mais si c’est pour le remplacer par quelque chose d’encore pire : le pouvoir totalitaire des multinationales et de la finance, a quoi bon.

          A la réflexion, je ne suis pas sur que la ploutocratie y serait gagnante : adieu subventions, rentes du fait de l’obligation de la banque et de l’assurance, mise à la disposition d’intérêts particuliers des pouvoirs exécutifs, législatifs, judiciaires.

          Peut-être même, le marché aurait il en face de lui des « individus » plus autonomes, moins manipulables, plus solidaires. A condition que la démocratie ait une chance de survie, car elle est un véritable obstacle a la bonne marche des Affaires (la démocratie, la vrai, pas celle qui ne s’en donne, de moins en moins, que les apparences).

          Vos articles sont toujours très intéressant car ils préfigurent le monde dans lequel nous vivrons demain.


          • Radix Radix 28 août 2010 16:50

            Bonjour Lucillio

            Visiblement vous avez du mal à supporter la contradiction !

            Je vous suggère d’ouvrir un blog où vous serez le seul à publier et le seul lecteur, rien de mieux pour cultiver un égo mis à mal par la contradiction de clampins qui ont l’outrecuidance de vous contre-dire !

            Radix


            • foufouille foufouille 28 août 2010 17:36

              deja fait
              mais ca lui sufit pas


            • Radix Radix 28 août 2010 17:59

              Bonjour Foufouille

              J’aimerai savoir pourquoi Agoravox continue de publier les articles d’un zozo pareil.

              A moins que cela ne soit éducatif, comment reconnaître un crétin en dix leçons !

              Radix


            • Radix Radix 28 août 2010 18:04

              Ben dis donc tu y va fort !

              Bientôt on va voir sur AV un article avec tous les commentaires repliés !

              Sympa le dialogue !

              Surtout que l’on ne te voit pas beaucoup au charbon, c’est-à-dire répondre aux commentaires, dans ce cas tu n’as aucun droit moral de censurer les commentaires qui te déplaises.

              Radix


              • sisyphe sisyphe 28 août 2010 18:23

                Lucilio, va te faire enculer bien profond ! 


                Ta propagande pue la merde ! 

                (comme ça, mon post sera replié avec motif smiley smiley )

                 smiley smiley smiley 

                • Radix Radix 28 août 2010 19:38

                  Ce que j’aime avec Lucillio c’est sa photo : il rit avec ses dents comme dans l’article de Blanche, sauf qu’à lui c’est pas une jambe qui lui manque !

                  Radix


                  • foufouille foufouille 29 août 2010 09:39

                    c’est pas la sienne


                  • Radix Radix 29 août 2010 19:49

                    Bonjour Foufouille

                    Je sais, mais ce qui m’amuse c’est qu’il l’ait choisie !

                    Radix


                  • Petit Tonnerre Petit Tonnerre 28 août 2010 20:56

                    Dans un sens tu as raison car si tu supprime la redistribution, tu retire à l’Etat une grosse partie de la masse de billets qu’il gaspille en frais d’administration, fonctionnaires et controleurs fiscaux. 

                    Cependant je peux t’assurer que si l’Etat n’intervient pas dans l’économie, la plupart des salaires augmenteront tout seul. Car vois-tu, ce qui permet l’augmentation des salaires c’est l’augmentation de la production et pour produire il est nécessaire de laisser aux individus la possibilité d’utiliser leur capital librement pour qu’ils créent des entreprises, des usines, des magasins, des emplois. Tandis qu’un bureaucrate qui taxe tout ce capital et a le pouvoir de choisir à la place de millions de personnes comment utiliser ce capital de la meilleure manière possible, comment « bien le redistribuer », sera à coup sûr peu efficace. C’est le mécanisme du marché qui décide le mieux comment allouer ces ressources. 

                    Maintenant s’il suffisait de passer une loi pour rendre les gens plus riches en augmentant les salaires, alors je me demande pourquoi un pays comme le Malawi, n’a pas déjà passé une dizaine de lois pour augmenter les salaires et permettre à ses habitants d’acheter des 4x4 et des villas.

                    La vérité c’est que ce sont les individus d’un pays qui, par leur travail, créent des biens et des richesses qui permettent à un pays de se développer et après des années de travail avoir un niveau de richesse qui leur permettent de s’offrir des montres suisse et des voitures japonaises. 
                    Les politiciens n’ont aucune emprise, car leur production se résume à des piles de papiers qui au mieux, ne font que compliquer la vie de ceux qui ne veulent qu’améliorer leurs conditions.

                    • Radix Radix 28 août 2010 21:06

                      Alors expliques-moi pourquoi depuis vingt ans la part des salaires dans la richesse nationale baisse alors que celle-ci augmente ?

                      Plus de 15% de salaire en moins et la fortune des plus riches augmente : il n’y aurait pas comme un système de vase communicant ?

                      Bonsoir Lucillio

                      Radix


                    • Petit Tonnerre Petit Tonnerre 28 août 2010 23:04

                      Je suis tout à fait d’accord avec toi, nous avons en ce moment un capitalisme qui marche à l’envers qui fonctionne sur des bulles et des dettes, et tu as en France essentiellement un capitalisme corporatiste de copinage qui profite à M. Bouygues et ses amis...C’est très loin de me satisfaire.


                      Il faut comprendre que la situation que tu décris vient du fait que nous sommes passé d’un capitalisme de production, du temps où il y’avait encore des usines et des fabriques à un capitalisme de consommation, de dettes... L’autre jour, je regardai la TV, et une banque proposait un crédit pour aider les jeunes à s’installer pour débuter un emploi...on arrive à une situation absurde où l’on est même obligé de s’endetter avant de travailler !!! Autre question, pourquoi les financiers gagnent autant alors qu’ils ne produisent rien à part des bulles, il y’a un dérèglement inoui !!!
                      Il y’a eu la bulle internet, la bulle immobilière, et maintenant la bulle des dettes d’états qui va éclater très bientôt... 
                      Bref notre capitalisme n’est plus sain et repose sur des cycles artificiels destructeurs.

                      Tout ceci est absurde, et comme par hasard celui qui a crée cette situation, c’est l’Etat avec ses banques centrales !!!

                      Je te conseille donc cette vidéo tu comprendras la position des libéraux sur ce problème : http://www.youtube.com/watch?v=sASp_5Ragsc&feature=player_embedded

                      Si je t’explique moi même j’ai peur de t’embrouiller...

                      • herbe herbe 28 août 2010 23:41

                        Petit Tonnerre ,

                        là bien reçu, on est non seulement obligé de s’endetter avant de travailler et puis après faute de revenus suffisants, obligé de s’endetter quand on travaille...

                        On est arrivé à la crise par ce type de mécanisme, proposer de l’endettement à des travailleurs au lieu de revenus décents ....
                        Effectivement dérèglement inoui !

                        par contre je ne vais pas vous suivre sur votre charge contre l’Etat quoique effectivement il a une immense responsabilité de s’être lui même laissé prendre au piège de la dette ...mais bon là c’est une autre histoire que d’autres raconteront mieux que moi de captation de biens public donc communs par des intérêts privés ... le hold up !


                      • Cro Magnon Cro Magnon 29 août 2010 00:36

                        Il faut mettre fin au versement automatique de nos salaires à la banque et refuser les prélèvements automatiques ! Le hold up commence là !!! Arrêtons de fournir les revenus de notre travail directement aux banquiers qui font tout pour nous...le voler ! Ce système est le point de départ de toutes les dérives et de l’avidité de ce « monde de la finance » ! Pour eux nous ne sommes rien, nous pesons seulement tant d’euros par an !Et comme tout leur est permis, nous n’avons pas fini d’avoir des mauvaises surprises ! Coupons leur les vivres et on verra...


                        • eric 30 août 2010 08:27

                          De mémoires, des études, je crois OCDE, concluent que les système de redistribution français se livrent pour l’essentiel à un vaste brassage d’argent au sein de la classe moyenne, sans beaucoup toucher les « pauvres » et à un coût record dans la zone en question. « Redistribuer » 1 euro, aurait un coût d’administration de 1 Euro.
                          Comme les systèmes publics ont créé de lordre de 1,5 à 2 millions d’emplois, et l’essentiel des nouveaux postes de « cadre », on peut en conclure qu’à certains égard, leur but principal est devenu leur propre développement et l’ascension sociale de ses employés ce qui est d’ailleurs le cas de toutes les organisations bureaucratiques.
                          L’aspect positif, est qu’on a ainsi neutralisé cette catégorie sociale par ailleurs naturellement très revendicatrice. L’aspect négatif, outre le poids pour les « vraiment laborieux » est que cela a contribué à l’exclusion des plus défavorisés, à qui tous cela était en principe destiné en priorité. On a vu ccroître parallèlement, les prélèvements obligatoires, les déficits budgétaires, le nombre d’agents publics et l’exclusion sociale.

                          Cependant si le terme « redistribution » est bien le paravent de ce processus, il ne doit pas faire oublier les termes de solidarité, entraide, assistance aux plus démunis. Le libéralisme est fondamentalement au départ, la pensée économique du protestantisme. Il ne se concçoit qu’avec ses deux jambes, l’une privilégiant les décisions au niveau de l’individu chaque fois que cela est possible, l’autre concevant la société comme un espace de solidarité ayant le souci d’aider ceux qui s’en sortent moins bien. Solitaire mais solidaire. Sans ce deuxième appui, il peut facilement tourner à l’idéologie désincarnée.


                          • wesson wesson 30 août 2010 09:30

                            bonjour eric,
                            traduction de votre propos : les aides sociales : non, la charité : oui

                            pas étonnant que l’auteur ne vous ai pas replié.


                          • eric 30 août 2010 14:01

                            A wesson, une querelle linguistique pourrait nous mener looin. La Charité est une des trois vertus théologales. Elles se traduit par l’amour, et je serait un peu inquiet si un état se mettait en tête de l’organiser. En revanche aide sociale me parait plus approprié que redistribution. Dans le second cas on met la priorité sur l’éradication des inégalités, dans le premier sur l’éradication de la pauvreté. L’air de rien, cela change les perspectives. On peut très bien arraser tous ce qui dépasse sans cesser d’avoir de la pauvreté.
                            Cela influe sur les méthodes et moyens. SI la redistributiion est le plus important, nationalisons les 5% de pib des dividendes aprés impôts. Si la lutte contre la pauvreté est la plus importante, améliorons de 10% l’efficacité de l’appareil d’Etat. En plus cela donnera plus d’argent.
                            En se focalisant sur les inégalités, la gauche montre qu’elle supporte mal que certains aient plus qu’elle. En se focalisant sur les pauvreté,la droite montre qu’elle supporte mal que certains soient pauvres. Résultat, dans le monde plus les pays sont socialisant, plus « les riches sont pauvres » ; plus ils sont les libéraux, moins les pauvres sont pauvres. Ce sont des faits démontrables chiffres en main.

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