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Accueil du site > Actualités > Société > L’eugénisme « moderne » versus le droit à la vie

L’eugénisme « moderne » versus le droit à la vie

À la suite d’un entretien avec la mère d’une jeune trisomique, qui était accompagnée par celle-ci, diffusé sur les ondes télévisées de la chaîne québécoise T.V.A., il m’a paru utile de rédiger ce texte où j’exprime mon opinion sur un sujet d’ordre éthique : Le droit à la vie. Je sais bien qu’un tel sujet risque de heurter les principes de plusieurs personnes, ou encore de créer une polémique sur des sujets, disons-le sans détour, tabous. Mais, pourquoi donc devrions-nous garder le silence alors que la science elle-même nous amène inexorablement à faire face à des situations qui étaient, il n’y a pas si longtemps, inimaginables ? Ceci dit, je vous invite à lire ce qui suit et à y répondre avec, je vous prie, courtoisie et respect. Merci de votre partage.

Les hommes ont de tous temps cherché à créer des modèles pouvant servir à garantir, et même à améliorer par le truchement de la génétique, la continuité des différentes espèces du règne animal. Ils n’ont donc pas tardé à parfaire selon leurs critères ce que la nature leur proposait. L’objectif était a priori louable : Faciliter l’existence de l’humanité par la création de sous-espèces davantage aptes à satisfaire leurs besoins primaires. C’est ainsi que se firent selon une période historique plus ou moins longue la domestication du cheval, du loup qui deviendra l’ancêtre commun aux chiens, et celle des bovins favorisant de la sorte un accroissement appréciable de la qualité de vie et ce, par l’apport de divers biens de consommation. Jusque-là, on ne peut certes pas remettre en doute le bien-fondé d’une telle ingéniosité. Où en serions-nous n’eut été cette brillante idée ? La science ne peut guère être accusée de tous les maux, pas plus qu’il serait loisible de la gratifier de tous les succès. Il faut donc savoir faire la juste part des choses.

Mais, le problème est d’une toute autre portée en ce qui à trait à l’être humain. Je ne parle pas d’un « être humain » en un sens abstrait, mais plutôt à la personne possédant des attributs qui lui sont spécifiques tels que des sentiments, des qualités, des défauts, des forces et bien entendu des faiblesses. De plus, cet « être humain » existe en tant qu’entité dépendante de son environnement immédiat puisqu’il doit tenir compte de l’éthique, et de son corollaire qui est le cadre légal, dans ses rapports avec autrui mais aussi dans ses propres finalités. Il est aisé de s’apercevoir que le danger réside ici qu’à ne voir chez lui qu’une simple potentialité de richesses pécuniaires, d’intégrité aux normes préétablies par une nomenclature scientifique et de satisfaction face aux critères en vigueur dans la collectivité. Or, qu’arrive-t-il si celui-ci ne correspond pas à ce que devrait être un « être humain » ? De quel droit pouvons-nous décider du droit d’existence d’un « être humain » qui est avant tout une personne ? Allons plus loin ! Quels sont les dangers éventuels de la mise-en-place de tests de grossesse pour déceler les malformations congénitales des fœtus chez les femmes enceintes ?

C’est un fait ! La science médicale a fait des bons spectaculaires depuis la fin du second conflit mondial. C’est ainsi que l’utilisation des antibiotiques, des vaccins et la mise-en-place d’une politique hygiénique axée sur la prévention ont été des vecteurs considérables dans le combat face aux maladies infectieuses. Toutefois, les possibles implications des ultrasons dans le domaine de l’obstétrique, suivie par de nombreux tests de dépistage de malformations congénitales, risque d’hypothéquer sérieusement les fondements mêmes de l’humanité. Fondements qui, faut-il le rappeler ?, reposent en grande partie sur des valeurs judéo-chrétiennes prônant un respect à l’égard des plus faibles de la société. Or, ces tests de dépistages peuvent faire ressurgir le spectre de l’eugénisme au sein de nos sociétés.

Il m’apparait convenable de vous présenter brièvement quelques-unes des politiques dites « eugéniques » qui marquèrent de leurs tristes empreintes l’histoire de l’humanité. Je désire ici prouver que le Québec n’est pas, comme n’importe telle autre société, exempte d’erreur de jugement dans le domaine de l’éthique médicale. Toutefois, devant le nombre limité de paragraphes alloué dans la rédaction de mon article, je me contenterai de deux exemples éloignés dans le temps et l’espace : Sparte et l’Allemagne nazie.

Sparte était sans contredit la cité-État la plus guerrière de la Grèce antique. Non pas qu’elle fut inquiétée pour sa propre survie mais pour une question, disons-le franchement, idéologique. D’un côté, telle une colonie d’abeilles, les Spartiates mâles se devaient d’être prêts à se sacrifier pour le bien de la Cité. D’un autre côté, la beauté et la robustesse physique étaient le créneau existentiel de tout citoyen sparte. Il va sans dire que les gens atteints de malformations congénitales diverses, si minimes soient-elles, étaient totalement exclues de la société. Qui plus est ! Sparte est la première des entités occidentales à avoir pratiqué de manière délibérée une politique eugénique. Selon son idéologie, un enfant ne doit pas être une charge pour la société. Voilà pourquoi les magistrats de la cité-État examinèrent minutieusement les nouveau-né pour y découvrir une quelconque anomalie physique. Dans ce cas, seuls les enfants possédants des attributs de forces et de beauté, toujours selon des critères subjectifs, pouvaient vivre. Les autres étaient tout simplement occis. N’y aurait-il pas là un certain lien avec la doctrine de l’utilitarisme selon laquelle le bien de la majorité doit avoir préséance sur celui de la minorité, voir des plus faibles ?

Plus près de notre époque, l’Allemagne nazie occupe une place des moins enviables du point-de-vue de l’éthique médicale. En effet, elle a établi une politique eugénique que je qualifierais de tous azimut et ce, avec la pleine collaboration du corps médical non seulement sur son territoire mais aussi dans les zones d’occupation. Ici, les « spécialistes » nazis ciblaient deux objectifs : D’une part, la création d’une race aryenne pure et d’autre part, l’élimination physique de tous les individus ne correspondant pas à leurs critères de sélection. Malheureusement, l’existence de camps de la mort, les expériences biomédicales et la mise en pratique du plan T-4, qui avait pour mission de gazer toutes les personnes atteintes d’handicaps physiques et/ou mentaux dès 1933, démontrent que parfois la fiction dépasse la réalité aussi horrible soit-elle.

Heureusement, les années qui s’écoulèrent depuis la fin de la guerre 1939-1945 ont favorisé une nouvelle approche envers les personnes atteintes d’une quelconque carence physique ou psychologique. Bien entendu, l’époque moderne a vu naître de nombreuses associations visant l’émancipation de la personne dont les plus connues se retrouvent au sein des mouvements féministes. Ces derniers ont constitué le fer-de-lance dans la revendication des droits des plus faibles auprès de la société, aidant par ce fait à la formation de nouveaux courants de pensée dont les conséquences se répercutent encore de nos jours.

Or, la médecine moderne semble avoir apporté de l’eau au moulin du néo-libéralisme pour qui l’économie doit avoir la priorité sur le bien-être de la collectivité. Le risque réside donc à prendre, une fois encore, la personne comme une ressource disponible pour le bon plaisir des plus nantis de la société. D’ailleurs, avez-vous remarqué que les critères de beauté, de perfection physique et le culte voué à la performance sont de plus en plus présents dans les médias ? Bref, les valeurs qui peuvent rendre une personne véritablement digne de ce nom sont remplacées par des règles d’une pauvreté incommensurable au plan de l’éthique. N’allez surtout pas croire que je divague dans mes propos car les tests prénataux sont utilisés, d’abord et avant tout, pour déceler les anomalies congénitales chez l’embryon. Advenant le cas où celui-ci est atteint d’un handicap physique, ou bien même d’une Trisomie-21, l’avortement sera presque toujours offert aux parents.

Je ne remets pas en question le droit aux parents de choisir de poursuivre ou non la grossesse dans de pareils cas. Cela ne regarde qu’eux. Ce qui m’interpelle est plutôt un retour en force, et de surcroît très subtile, de la pensée eugénique selon laquelle seulement ceux et celles ayant des aptitudes économiques et des critères de beauté correspondantes aux normes en vigueur dans la société d’alors auront le droit, devrais-je dire la chance ?, d’exister.

De plus, une telle politique plus ou moins orchestrée par l’État aura invariablement un effet pervers au sein de la société. Souvenons-nous qu’une société équilibrée est semblable à une mosaïque composée de personnes disposant d’attributs des plus variés. C’est ce qui fait sa fortune car c’est dans la somme partagée des différences qu’une richesse mutuelle peut être réalisable. Il est donc impératif qu’une société doit accepter qu’il existe en son sein des gens n’ayant pas les caractéristiques qu’on leur demande au préalable pour vivre. Interrogeons-nous : Qui aurait le droit de vivre plus qu’un autre ? Sur quels critères valables pouvons-nous accepter l’interruption de grossesse lors de la découverte d’une malformation congénitale ? Empêcher la naissance d’enfants sous prétexte qu’ils seraient une charge pour l’État nous ferait-on pas revenir à l’époque de Sparte telle que mentionnée plus haut ? Qui plus est ! Mettons en lumière que c’est le corps médical qui a été en première ligne dans la politique d’extermination des handicapés physiques, des psychiatrisés et autres calamités sous le régime hitlérien. Nul doute que les médecins continueront de jouer un rôle crucial sur ce plan, surtout depuis l’utilisation de ces tests de dépistage.

Or, le débat peut facilement se déplacer sur un autre plan. En effet, le vieillissement de la population québécoise se fait de plus en plus sentir sur les finances de la province. Soyons franc ! Mieux vaut vivre riche, jeune et en santé que pauvre, vieux et malade. Par surcroît, les personnes âgées n’ont guère la faveur populaire. Je n’ose pas imaginer le jour où l’État acceptera de faire passer des tests de santé, ou encore de prédisposition à divers types de maladie, parmi les citoyens et les citoyennes afin de mieux décider qui aura le droit aux soins de santé de ceux et celles qui ne l’auront pas. Ah ! Vous trouvez que j’exagère ? Pourtant, si on est capable d’enlever la vie à un embryon car on le préjuge inapte à pouvoir jouer un rôle utile dans la société, on serait tout aussi habilité à enlever la vie à une personne ne correspondant plus aux idéaux de cette même société. Quelle en donc est la différence ? Ah oui, j’oubliais…. L’épaisseur de peau du ventre d’une femme enceinte. Hummmmm ! Pas si sûr.


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44 réactions à cet article    


  • Bois-Guisbert 25 février 2009 23:51

    Toutefois, devant le nombre limité de paragraphes alloué dans la rédaction de mon article, je me contenterai de deux exemples éloignés dans le temps et l’espace : Sparte et l’Allemagne nazie.

    Cela permet de faire l’impasse sur les origines socialistes de l’eugénisme moderne, dont l’un des chantres, sir Francis Galton (1822-1911), cousin de Darwin, était un communiste garanti grand teint.

    Au début du XXe siècle, l’eugénisme a également de fervents supporters mondialement connus pour leur engagement à gauche, tels que Bertrand Russel, H.G. Wells ou Aldous et Julian Huxley.

    La lacune devait être comblée comblée, c’est fait !


    • Xav 26 février 2009 11:15

      Un beau sophisme ma foi !


    • La mouche du coche La mouche du coche 26 février 2009 14:13

      @ l’auteur,

      à part écrire des articles aussi débiles qu’inutiles, qu’est-ce que vous faites dans la vie ? smiley


    • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 16:37

      Ce que je fais dans la vie ? Rien qui vous concerne mon ami. smiley


    • La mouche du coche La mouche du coche 26 février 2009 20:04

       smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


      "cet « être humain » existe en tant qu’entité dépendante de son environnement immédiat puisqu’il doit tenir compte de l’éthique, et de son corollaire qui est le cadre légal, dans ses rapports avec autrui mais aussi dans ses propres finalités."


       smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley


    • Syrius Syrius 26 février 2009 00:42

      Quelle catastrophe que cet article... Donc je vais faire quelques corrections disparates, arrides et sèches comme je les affectionne.

      Vous apprendrez que le cadre légal n’a jamais été le corrolaire de l’éthique. Il y a d’une part la Loi et d’autre part l’éthique. Ce qui de l’"éthique" fait droit est Loi.

      Vous savez aussi bien que moi qu’en ce qui concerne les handicaps les plus lourds (oui, la trisomie 21 en faisant partie), il ne s’agit pas d’un "eugénisme esthétique" mais de passer leur vie à s’occuper d’un enfant dépendant à 100% et qui sera plus tard confié à un centre spécialisé. On essaie d’épargner à ceux qui ne peuvent ou pensent ne pas pouvoir assumer cette douleur un moyen de l’éviter. Et là dessus vous n’avez pas vraiment à juger, sauf à ce que vous ayiez pris le parti de faire la douleur du monde votre. Dans ce cas là vous êtes le fils de Dieu et je promets de vous vénérer. Dans le cas contraire, vous êtes prié de vous abstenir de commenter précisément ce genre de situation. Pour le reste ( ce qui ne concerne pas les handicaps lourds), je vous fais la grace de votre liberté de penser.

      Je rappelle également que l’eugénisme n’est pas à nos portes, l’avortement étant de 2 types (en France tout au moins) : ou bien il résulte du droit à disposer de son corps pour la femme (délai limité à 12 semaines, de mémoire) ou bien d’impératifs médicaux (lesdits handicaps lourds). Les modifications de l’identité germinale des individus est également interdite au niveau international.

      Je ne résiste pas au plaisir de quelques réflexions d’ordre "philosophique" que j’ai pu savourer dans votre article.

      - le fondement de l’Humanité est judeo chretien. Le Monde musulman et les communautés asiatiques et indiennes apprécieront ce centrisme. D’ailleurs elles vous remercient.

      - Pour ce qui est du judeo, ils n’ont aucun problème avec l’avortement, ce qui les intéresse c est la vie.

      - les chretiens toutefois croient en l’unité de l’âme. Le probleme sur ce point est donc principalement chrétien, c’est à dire religieux et non humaniste comme vous souhaitez le faire croire.


      Pour le reste, les théories eugénistes ont du plomb dans l’aile depuis longtemps. Et pour cause, c’est à l’époque qu’elles avaient du succès, quand la science était porteuse d’espoir et ne faisait pas peur comme aujourd’hui, alors qu’elle a effectivement éprouvé ses limites.

      J’aimerais également rectifier votre passage sur Spartes. Je rappelle que les spartiates ont vécu principalement en autarcie (beaucoup moins ouverts que les athéniens) et qu’en conséquence, le nombre et le taux de malformations aurait du être tel qu’on aurait du trouver un véritable cimetière d’éléphants d’os de bébé au pied de cette fameuse falaise. Hélas pour vos théories, il semble qu’un tel cimetière n’ait pas été retrouvé et que cette histoire ait fait long feu.

      L eugénisme a pris plus souvent la forme de la stérilisation que du meurtre de nouveaux né. Pour cela, cher ami, vous auriez pu citer les USA et le Canada, qui ont entrepris de considérables campagnes de stérilisation des alcooliques et des aliénés au début du XXème siècle, peu après la découverte de l’hérédité.

      Pour finir, vous vous contredisez lourdement.

      D’une part vous affirmez que la nouvelle tendance eugénique est "néo libérale". D’autre part, vous craignez que cette politique soit mise en oeuvre par l’Etat. Merci pour la contradiction et le fou rire au passage.

      Au fait, le DPN, vous voulez qu’il soit fait pour quoi d’autre que le diagnostic de maladies congénitales ? Nan parceque comme c’est l’objet du diagnostic (qui en plus s’appelle diagnostic, surprenant ! ) c’est justement de déceler des malformations, qui, si elles sont trop graves et parcequ’elles ne peuvent faire l’objet de soins, donnera en effet lieu à un avortement.

      Dieu merci, ce n’est pas l’Etat qui fait avorter les femmes (heureusement que vous êtes là pour nous sauver !). Par ailleurs l Etat ne le fera jamais. Les femmes disposent de leur corps ; les couples disposent de leur famille dans la limite de ce que la Loi leur permet. Et si ma foi, empêcher la naissance d’un enfant qui souffrira toute sa vie de handicaps terribles, qui vivra dans la dépendance, le handicap, la maladie, toute sa vie, est un acte de malheur, alors ma foi, je veux bien défendre ce malheur et même, je m’en accomoderai. (parceque vous n’êtes ni plus ni moins en train que de remettre en jeu le droit des femmes à l’avortement).

      Enfin, l’argument de la pente glissante a toujours eu l’effet de m’agacer parcequ’il ne repose que sur des "et si" (et les parisiens savent bien que ca vaut rien un argument "et si" !). La construction de votre réflexion est donc parfaitement ridicule et ne repose sur aucun schéma et vous arrivez à vous positionner sur un "second glissement et si". Je n’ai rien lu d’aussi idiot depuis longtemps, même sur ce site ! On dirait du Paul Villach ! Du mauvais Paul VIllach même !

      Enfin bref, ce texte était infame en plus d’être très pédant, merci de ne pas rappeler les fantomes, qui avaient pourtant juré qu’on ne les reprendrait plus sur ce site, par votre médiocrité.

      Bois Guibert> Aldous Huxley n’était certainement pas fan de l’eugénisme, contrairement à Julian... Je crois que sa vision du meilleur des mondes le prouve bien (il en a d’ailleurs écrit une suite que je n’ai jamais eu le temps de lire).

      Cdt


      • Zanini 26 février 2009 14:02

        "L eugénisme a pris plus souvent la forme de la stérilisation que du meurtre de nouveaux né. Pour cela, cher ami, vous auriez pu citer les USA et le Canada, qui ont entrepris de considérables campagnes de stérilisation des alcooliques et des aliénés au début du XXème siècle, peu après la découverte de l’hérédité."

        Et n’oublions pas la Suède souvent présenté comme modéle de démocratie moderne, à pratiqué l’euginisme jusqu’a la fin des années 70.



      • Ornithorynque Ornithorynque 26 février 2009 17:11

        97 % des DPN ayant découvert une trisomie 21 débouchent sur un avortement.

        97% des femmes qui prennet la même décision ? C’est bizarre, mais ça sent pas trop la liberté.

        De ma petite expérience, j’ai subi la pression du corps médical pour que ma femme avorte car il y avait un risque de malformation.
        Nous avons subi, je dis bien subi, des pressions des culpabilisations dont vous n’avez pas idée... On nous a décrit un monstre pour nous aider à nous décider...
        Une femme enceinte, déboussolée, inquiète, un mari que ne sait pas quoi faire, et 90% du corps médical qui vous dit d’avorter...Ou est la liberté ?

        La liberté s’appelle François, elle a 12 ans et est en 5ème !


      • Faith 26 février 2009 18:48

        @Syrius : "On essaie d’épargner à ceux qui ne peuvent ou pensent ne pas pouvoir assumer cette douleur un moyen de l’éviter"
        Et j’ajouterai qu’on essaye aussi d’éviter tant de douleurs à l’enfant lui-même, pas seulement à ses parents.

        @Ornithorynque : "
        Une femme enceinte, déboussolée, inquiète, un mari que ne sait pas quoi faire, et 90% du corps médical qui vous dit d’avorter...Ou est la liberté ?"
        Vous le dites vous même : vous n’avez pas soucis l’avis de tout le corps médical. Alors la liberté existe et elle est claire. Tout le monde vous déconseillera de tenter de traverser l’Atlantique à la nage, vous êtes pourtant libre de le faire.

        @Ornithorynque : "La liberté s’appelle François, elle a 12 ans et est en 5ème !"
        Et vous avez oublié l’essentiel : est-elle/il heureus(e) ? C’est possible... mais vous avez fait un pari sur le bonheur de votre futur enfant... 97% des gens n’y sont pas prêt.


      • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 19:38

        Je souhaite à votre fils, ainsi qu’à vous-mêmes ses parents, beaucoup de bonheur et une longue vie dans un monde, je l’espère de tout coeur, de plus en plus humanisé. Merci d’avoir fait par de votre expérience. Pour ceux et celles qui oseront vous faire la leçon, vous n’avez qu’à regarder de qui il s’agit. lol

        P.S. Après avoir lu votre commentaire, je vois bien que tant en France qu’au Canada c’est le corps médical qui est au service de l’État et non de la personne. Pauvre Hypocrate ! Il devrait revenir sur cette planète pour donner un cours d’éthique à ses successeurs. Non ?! ( Hummm ! Vous venez d’avoir un indice à propos du domaine de mon travail actuel. lol) smiley


      • Hermes Hermes 26 février 2009 20:53

        Bonjour étant dans le corps medical, je vous fais part de mon opinion.

        Selon moi, selon ma pratique, je conseille et j’avertis mais laisse le libre choix aux gens, chaque femme est mettre de son corp et la loie est ainsi. Mais en tant que praticien, j’ai vu des dizaines de parents souffrir ainsi que leurs enfants à cause d’une malformation ou autre. J’en est vu des dizaines à l’opposer bien vivre malgré la souffrance des gamins. J’en ai vu regretter de n’avoir pas avorter. La grossesse est aussi un moment de fragilité ou la croyance est plus forte que la raison assez souvent. Pour ma part beaucoup suivent mon conseil, est ce à cause de mon charme ou mes arguments je ne saurais dire smiley. Non, sérieusement je pense que beaucoup de patients ont confiance en leur praticien, mais aussi de nombreux patients ne se sentent pas près à ce problème et prefèrent avorter et recommencer. Je pense aussi que c’est une certaine caracteristique que nous portons tous au font de nous, eliminer les plus faibles de notre espèce, certains la dépasse d’autres nons, ne leur portons pas de jugement sur leurs actes.

        Pour ma part j’essaie d’expliquer les choses du mieux que possible, je sais que tous les praticiens ne le font pas où du moins certains n’ont pas le tact pour annoncer ce genre de nouvelles et je reconnais qu’il existe des cons mais cela c’est dans toute profession. Il faut aussi dire que malgré mon avis pourtant neutre et sans pression( du moins c’est ce que je pense faire), j’ai vu des patients très mal réagir, qu’ils soit mari ou femme, car en général on investi beaucoup dans un enfant.

        Témoignage d’un médecin qui tente de faire du mieux qu’il peut et dont certains patients ne le lui rendent pas. Merci de m’avoir lu.


      • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 21:41

        Cher monsieur,

        Je vous remercie sincèrement pour votre témoignage en tant que membre du corps médical. Soyez assuré que je respecte votre point-de-vue. D’ailleurs, ce fut pour moi un plaisir de vous avoir lu. Vos arguments sont empreints de respect, de courtoisie et de non-violence à mon endroit.

        Il est vrai que plusieurs parents peuvent se sentir blessés en apprenant que leur enfant en voie de développement risque d’être atteint de malformations congénitales plus ou moins sévères. Cela n’excuse pas les propos injurieux ou les actes de colère envers vous. Après tout, vous ne faites que votre travail, et je le crois sincèrement, avec professionnalisme. Force est d’admettre, et j’en connais personnellement, que certaines femmes ont subi de tels tests et qu’elles ont été incitées à avoir recours à l’avortement. Or, une proportion plus que considérable d’entre elles poursuivirent leurs grossesses et mirent au monde des enfants tout à fait ... normaux et en bonne santé. Bizarre ! N’est-ce pas ?!

        Si certains commentateurs avaient bien lu et relu mon article, ils auraient vite compris que je ne remets pas en question le droit des femmes à avoir recours à l’avortement dans le cas où elles le jugent nécessaire. C’est là leur droit le plus stricte. Un autre aspect de cet article se voulait être un point de comparaison entre d’une part, le droit de recourir à ces avortements et d’autre part, l’élimination possible des gens ne cadrant pas aux normes pré-établies par nos sociétés. Souvenons-nous que les populations occidentales vieillissent sans cesse et que, par conséquent, elles seront plus nombreuses à exiger des soins médicaux de qualité. Je crains le jour où par soucis d’économie, de critères de beauté ou bien de désengagement social et/ou famillial, ces personnes seront purement et simplement éliminées et ce, avec l’aide du corps médical. Si nous sommes capables de le faire à l’un, on peut tout aussi bien le faire à l’autre. En effet, les deux sont sans défense. Par ailleurs, ici même au Québec, il n’y a pas si longtemps on renfermait dans les asiles d’aliénés bien des gens ne cadrant pas dans le moule social de leurs époques. Il y avait parmi eux de grands artistes. Petite question pertinente pour clore mon commentaire : Combien d’Émile Nelligan ont-ils, et seront-ils, éliminés par l’avortement  ?

        Une fois encore, je vous remercie d’avoir partagé votre opinion.

        Vous avez tous mes respects.

        P.S. Émile Nelligan est parmi les plus grands artistes du Canada-français. Malheureusement, il fut interné pour avoir dérangé la société dans laquelle il vivait. smiley


      • Hermes Hermes 27 février 2009 09:23

        Je comprend votre point de vu. Mais il ne faut ausi oublier que nous parlons de risque, de probabilité. Hors sans la medecine actuelle nous aurions beaucoup plus d’enfants à problème. De plus, justement la médecine par un certain nombre de progrès à permis de sauver des millions d’enfants, de futurs nouveau nés en particulier les prématurés. J’en rencontre beaucoup des prémas dans mon service et chaque année, ils sont de moins en moins handicapés en pourcentage,car on les prend de mieux en mieux en charge. Comme je l’ai dit, il existe des cons partout. Et nous reflechisons en fonction du pourcentage de risque, s’il y a 97% de chance d’avoir un handicap sérieux, cela ne veut pas dire que dans tous les cas il existe un handicap, vous même en êtes la preuve. Pour ma part même depuis des années nous suivons un jeune IMC, le pronostic futur était très mauvais et actuellement ce jeune homme est integré dans la vie scolaire sans trop de problèmes. J’ai aussi le cas ou l’on dit que tout va aller et qu’au final on obtienne une catastrophe, dans d’autres cas où on pronostique un gros risque d’handicap, il s’avere que l’handicap apparaisse. Dans mon expérience, je constate souvent que les patients ne comprennent pas le facteur risque, que nous n’avons pas réponse à tout, nous ne pouvons pas et sommes incapable de prédire un avenir certains sûr et déterminé pour chacun.

        La vie reste quelque chose de très incertains.

        Sinon eugénisme ou pas ? Grande question. La loie et les découvertes scientifiques démolissent peut à peut l’eugénisme selon moi. Mais ce n’est que mon point de vu. Ce que nous nommons "selection naturelle" à l’époque nos arrières grand parents était encore quelque chose de très violent, mort des nourrisons importante et vieillesse difficile. Maintenant cette selection existe toujours mais nous pouvons mieux la controler pour la rendre moins insupportable. Bien sur il existe cela n’est pas parfait, mais on s’améliore tout de même chaque jour.

        Par contre relation etre personne agé et enfant n’est pas tenable, car l’enfant n’est pas, il n’existe pas encore alors que la personne agée existe. Et au contraire des débats importants se font actuellment sur la dignité de mourrir. Ce qui est énorme progrès, car avant, on gardait la personne agé en vie même si elle était dans un état lamentable. Maintenant petit à petit et j’espère que cela va continuer à venir, c’est de laisser la personne agée choisir sa fin, moins l’infantiliser sauf dans certains cas ( alzeimer par exemple).

        La difference aussi entre enfant et adulte c’est la responsabilité, ce sont les parents qui sont responsables de l’enfant alors que l’adulte est responsable de lui même. Et cela est aussi une part très importante.

        Cordialement


      • Rollyboy Rollyboy 27 février 2009 13:38

        Monsieur,

        Que puis-je ajouter à vos propos remplis de bon sens et de respect envers moi ? Je vous remercie infiniment de votre commentaire. Je me permet de vous informer que je suis moi-même handicapé physique depuis ma naissance. Handicap causé par la Thalidomide. À ma naissance, les « bons médecins » m’avaient placé dans un centre spécialisé pour enfants retardés mentaux et ce, contre la volonté de mes parents. Ils leurs avaient affirmé que je ne marcherai jamais vu l’absence de jambes, que je n’écrirai jamais vu l’absence de main et que je ne parlerai pas non plus pour d’autres raisons. Que jamais je ne pourrais aller aux études et que je serai décédé vers l’âge de 7 ou 8 ans. Or, je poursuis en ce moment des études dans le domaine Théologique avec option bio-éthique, j’ai suivi des cours d’arts martiaux pendant près de onze ans et j’aurai bientôt 47 ans. Et savez-vous quoi ? J’ADORE LA VIE !

        L’objectif de mon article était de palper les réactions des gens sur ce sujet fort tabou. Toutefois, il m’a permis malheureusement de découvrir que parfois certaines personnes ont le cerveau pas plus gros qu’un insecte. À voir certains de leurs commentaires disgracieux, elles doivent avoir une existence bien pénible. lol

        Avec respect et mille fois merci pour votre commentaire constructif. smiley



      • Hermes Hermes 27 février 2009 13:48

        Petite histoire :

        Quelqu’un dit : mort aux cons. DeGaulle répond : vaste programme.

        Et pour moi cela reste toujours vrai actuellment


      • Hermes Hermes 27 février 2009 14:18

        Sinon pour votre cas particulier, la medecine d’il y a 47 ans c’est comme la préhistoire, une période de grande periode de début de découverte, ca partait dans tous les sens du pire comme du meilleur. Beaucoup d’erreurs à cette epoque et durant une bonne génération. Beaucoup de medecins avaient la grosse tête, d’autres faisaient du mieux qu’il leur semblait et il n’y avait pas encore tous les progrès informatiques actuels. Je ne pense pas qu’il faut leur en vouloir, c’était l’époque ( une epoque un peu selon nous). Moi même pour ma part, si j’avais été à cette époque je pense que j’aurais dis la même chose qu’eux en toute bonne foie, car je n’aurais pas eut le savoir que j’ai actuellement.


      • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 02:34

        Mon cher Sirius,

        Je vous remercie de m’avoir fait par de votre opinion et ... je le respecte.

        Mais quand vous écrivez ceci : « Et là dessus vous n’avez pas vraiment à juger, sauf à ce que vous ayiez pris le parti de faire la douleur du monde votre. Dans ce cas là vous êtes le fils de Dieu et je promets de vous vénérer. » Je vous répondrai, cher ami qu’après avoir passé une grande partie de ma vie, du moins pendant mon enfance et mon adolescence, dans des centres médicaux spécialisés, ce n’est pas à vous de me dire de ne pas juger autrui. D’ailleurs, je ne juge personne dans cet article. Qui plus est ! J’ai été témoin de tant de souffrance parmi bien des gens de mon entourage et j’ai souvent été à leurs côtés pour les aider selon mes possibilités. Vous voulez m’appeler fils de Dieu et vous me promettez de me vénérer ?! Il n’est pas nécessaire d’agir de la sorte. Je vous demande simplement de me respecter comme je respecte ceux et celles qui ne partagent pas des opinions. Est-ce trop demander ? Je crois bien que si. smiley


        • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 02:37

          Cher Bois-Guisbert,

          Je vous remercie d’avoir comblé cette lacune. smiley


          • Gabriel Gabriel 26 février 2009 07:59
            Bonjour,

            Tout est bon, rien n’est bon. L’erreur ne serait-elle point dans l’excès ? Améliorer la qualité de la vie n’est elle pas une bonne chose si cela est fait sous éthique purement humanitaire ? Sujet très délicat, à ne pas laisser entre n’importe quelle main car les déviances peuvent être légion. Eugénisme, manipulations génétiques,le fait d’aborder ces sujets est explosif et demande un certain courage et une solide impartialité dans l’analyse. Bon courage ! 

            • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 09:02

              Bien le bonjour cher Gabriel,

              Je tiens à vous féliciter pour la teneur de l’analyse de mon texte. C’est EXACTEMENT ce que je désirais démontrer. Ai-je condamner celles qui ont recours à l’avortement advenant le cas où on découvre que leurs rejetons ne sont pas aptes à vivre de la manière que l’on juge adéquat ? Non, car je sais bien qu’à moins d’un miracle, ou d’une catastrophe incommensurable lol, je ne serai jamais « enceint » !

              Ce que je voulais aussi prouver est le lien entre d’une part, l’image que la société se fait des handicapés physiques et/ou intellectuels avant même leur naissance, c’est-à-dire des parasites de la société. Et, d’autre part, les personnes qui sont dans les centres de retraite et pour lesquelles la même société les voient comme des non-productifs. Si nous pouvons éliminer les premiers, nous pourrions en faire autant avec les seconds. Non ?!

              Par ailleurs, je savais bien que mon article allait susciter des commentaires fort peu élogieux de la part de gens jugeant leur option comme étant la seule valable qui soit en ce monde. Ce n’est pas grave car le fait d’y répondre est la preuve que j’ai atteint mon but : Susciter un débat. smiley



              • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 26 février 2009 09:05

                à l’auteur

                Je suis béat d’admiration devant la qualité de votre orthographe et de votre syntaxe qui sont en parfaite harmonie avec la profondeur de votre pensée laquelle frôle le vide absolu.


                • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 14:13

                  Je vous remercie pour votre admiration. lol


                • foufouille foufouille 26 février 2009 12:38

                  je sais pas comment ca se passe au canada, mais en france les handicpes mentaux vont en ESAT pour servir de travailleur pas cher


                  • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 14:15

                    Je crois sauf erreur que la situation est semblable au Canada. Merci de votre information. smiley


                  • foufouille foufouille 26 février 2009 14:43

                    donc le trisomique pauvre servira d’esclaves au ESAT canadien ?


                  • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 16:27

                    C’est malheuresement le cas.


                  • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 26 février 2009 13:08

                    Et la suède ? Un pays propre, blond, socialiste, pur...

                    In B4 epic trolling.

                    Typhon


                    • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 14:16

                      Je vous remercie de votre opinion. smiley


                    • Τυφῶν בעל Perkele winkiesman 26 février 2009 14:48

                      Je crois qu’on a assez souligné l’hypocrisie répugnante des suisses et de leur neutralité durant la seconde guerre mondiale, mais on a oublié celle des suédois, des gens charmants, qui stérilisaient les handicapés, ce qui nous ramène à notre sujet ;

                      Typhon


                    • foufouille foufouille 26 février 2009 15:26

                      ca a ete fait dans tous les pays y compris la france
                      au danemark (ou dans le meme coin), il y a meme eut des seropositif mit dans des camps


                    • foufouille foufouille 26 février 2009 15:27

                      et a new york, il y a des orphelins malades qui servent de cobayes


                    • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 16:29

                      Je vous remercie de votre opinion.


                    • foufouille foufouille 26 février 2009 17:03

                      je croyais que le canada etait un peu mieux que la france
                      je vois que c’est partout pareil


                    • Ornithorynque Ornithorynque 26 février 2009 16:58

                      La "qualité" d’une société se mesure à l’aune de l’attention qu’elle porte aux plus fragiles...

                      Au fur et à mesure que la société élimine ceux "dont il faudrait s’occuper toute leur vie comme une charge", la violence augmente symétriquement.

                      Des civilisations prêtes à sélectionner ceux qui ont le droit de vivre et ceux qui n’oe ont pas le droit il ne reste étrangement RIEN ;

                      Sparte n’a produit aucun artiste aucune oeuvre.

                      Merci à l’auteur pour ce bel article.

                      CE sont les plus "faibles", les trisomiques, les débiles, les handicapés... qui sauveront la société de l’autodestruction violente.

                      J’espère qu’ils seront assez nombreux pour nous sauver de nous même.

                      Quant à la violence des critiques à votre article... elle parle d’elle même !


                      • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 17:23

                        Je vous remercie pour votre partage.

                        En ce qui concerne la violence des commentaires en regard de mon article, j’en éprouve plutôt de la pitié.
                        Mon expérience personnelle m’a fait découvrir que la souffrance intérieure se réflète souvent dans l’aigreur de la parole. Soyez sans crainte, je ne leur en veux pas.

                        D’ailleurs, le but de cet article a spécifiquement un lien directe avec mon travail actuel.

                        J’en connais qui vont être surpris lorsqu’ils apprendront de quoi il s’agit.

                        Je m’esclaffe déjà ! smiley


                      • iwjcg iwjcg 26 février 2009 18:38

                         L’eugénisme a son double "obscur" : le Génocide la seule illustration a mon sens est le régime Nazi et son ellimination des"crétins" . Nous avons aussi avec l’IVG un veritable service aprés vente de la contraception .
                         Pour autant il ne faut pas tout mélanger , Parent d’un Autiste de 18 ans je susi en droit de formuler ceci : dans nos société ou tout altruisme passe pour de la faiblesse et malgrés des lois le seul fantasme qui vaille est l’ellimination de tous ces enfants différents . Cette opposition entre la loi et le droit et la pensée profonde "obscure" est bien perceptibles en France , on agit pour aider mais à chaque instant on vous fait comprendre qu’il vaut mieux etre blanc voir blond et jeune en bonne santé , avec un statut social confortable que pauvre et handicapé ou malade.
                        L’ellimination des plus faibles est une tentation recurente des sociétés sophistiquées et déshumanisées , personne ne peut etre a coté , il faut etre dans un camp ou dans l’autre ! L’eugenisme va forcémént devenir une régle et en refusant de devenir acteurs et complices une part de l’humanité va entre en rebellion . Le monde est divisé et chers amis d’outre atlantique en observant notre actuel president vous aurez une petite idée de ce qui nous guette tous ! Le droit a la vie n’existe pas dans les pays ou regne l’IVG c’est un fait qui n’a pas lieu de creer un débat . Le Foetus eliminé du sein maternel est un etre humain en devenir qui n’aura jamais aucun droit , c’est de la logique cartesienne et pas une vision religieuse ou philosophique . L’eugenisme est une norme destinée a creer une race parfaite , productive et docile ...


                        • antyreac 26 février 2009 20:36

                          L’eugénisme se produit tous les jours devant vos yeux indifférents.


                          Chaque fois que vous faites une préference pour tel ou autre personne au détriment d’une autre (c’est le cas par exemple pour les couples qui se forment) vous faites de l’eugénisme (accepté par la société)


                          Votre volonté vos choix sont autant des cas d’eugénisme qu’on ne peut pas vraiment arrêter.


                        • phiconvers phiconvers 26 février 2009 21:08

                          Un grand bravo pour cet article, cousin canadien.


                          • Rollyboy Rollyboy 26 février 2009 22:16

                             smiley Merci et encore mille fois merci pour votre commentaire.
                            Cela fait chaud coeur de recevoir de tels appuis. smiley


                          • ddacoudre ddacoudre 26 février 2009 21:37

                            bonjour rollyboy
                             

                            Dans ces débats que soulèvent les progrès scientifiques, des hommes de qualité soulignent les risques d’entrée dans des pratiques qui conduiraient à de tel excès par une sélection préventive de l’embryon, ou bien des risques de ségrégation sociale, ethnique, et de revenu, auxquels pourraient conduire ces progrès scientifiques, pour bénéficier des perfectionnements dont nous pourrions faire usage.

                            Certains de ces hommes, que nous ne pouvons pas qualifier d’inintelligent sont également de fervents défenseurs du libéralisme économique, qui est lui-même le ferment de bien des craintes qu’ils expriment. Ceci le plus souvent par culte de l’élitisme, et si des hommes ont envie d’être ressemblants à l’image qu’on leur vend, ce n’est pas dû aux découvertes des scientifiques, mais plus au commerce de l’image parfaite de l’homme ; non qu’elle n’ait pas toujours existé, les Grecs avaient bien leur Apollon, mais ils n’avaient pas les moyens d’en vendre les gènes.

                            Nous nous trouvons donc devant le paradoxe de vouloir se prémunir de risques alors que nous maintenons l’existence des systèmes qui les créent.


                             

                            Je reste convaincu que si la science ne nous apprendra pas pourquoi nous vivons, elle sera en mesure de nous apprendre comment nous fonctionnons, ce qui nous permettra de filtrer les informations les plus favorables à notre existence, et donner ainsi à notre tête, un regard sur elle plus large que celui que nous offre la traduction directe de nos sens émotionnels contenus dans et par leur environnement immédiat.

                            ceux qui s’y sont livrées, ont utilisé des moyens barbares ou subtil dans le domaine de l’extermination en utilisant des termes aussi anodin que développement de la culture ou de la pensée à la recherche de l’homme parfait. La découverte du génome nous ouvre la porte de toutes les espérances et de toutes les craintes, et nous n’échapperons pas à la redéfinition de certains termes, et à la création de nouveaux, pour être le plus précis afin de ne pas utiliser le multiple sens de certains pour nous tromper, dans ce que nous appelons l’évolution, et dont nous connaissons si peu. Et pour aller jusqu’au bout de ma pensée, lorsque par culture commerciale nous vendons des images de top modèle type, et que par chirurgie aujourd’hui certains les copient pour supprimer leurs caractères spécifiques innés, la limite est subtile. Pour un cas individuel nous pouvons encore parler de soin d’un mal être d’une personne dans sa peau, de dopage dans le cas de sportifs, mais dans le cas d’un phénomène de masse, si la génétique vulgarise cette possibilité de changer ses caractères, si la génétique favorise cet effet de mode, à partir de quel nombre entrerons-nous dans l’eugénisme nouvelle formule.

                             

                            Je ne pense pas que le sujet que tu soulèves trouvera une réponse définitive sans se reposer la question à chaque fois, même si nous avons une loi qui interdit les modifications germinales, et suiffera d’un clash pour que ce que nous faisons dans un champ agronomique et animalier, devienne une tentation pour franchir la « barrière des espèces »

                            cordialement.

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