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Accueil du site > Actualités > Société > L’évaluation des enseignants-chercheurs en question

L’évaluation des enseignants-chercheurs en question

L’évaluation des enseignants-chercheurs (EC) est un des points d’achoppement de la réforme universitaire voulue par le gouvernement. Cette évaluation entre dans le projet de décret portant sur le statut des enseignants-chercheurs. Que le lecteur ne se méprenne donc pas, cet article ne concerne que l’évaluation des EC, il n’a pas vocation à débattre de l’ensemble du projet de décret, et encore moins la LRU toute entière.

L’évaluation des enseignants-chercheurs (EC) est une nécessité que nulle personne un tant soit peu honnête ne peut nier. Il convient cependant de prendre la mesure réelle de cette activité avant d’en réformer le statut par un décret qui s’avèrerait inadapté et dont les conséquences pourraient être contre-productives, si l’on considère que la réforme dite LRU vise dans son ensemble l’amélioration du système d’enseignement et de recherche.

Les deux revers de la médaille
Enseignant-chercheur est, comme son nom l’indique, un double métier, avec une double exigence, et le risque d’en faire deux fois plus ou moins que les autres, c’est selon. Les enseignants-chercheurs vous le diront, ils vivent le cul entre deux chaises : considérés comme des touristes par les enseignants (à cause des colloques à l’étranger), et comme des dilettantes par les chercheurs purs et durs, ils voudraient bien contenter tout le monde, à commencer par eux-mêmes, mais ne peuvent y parvenir : d’un côté faire autant d’heures de cours que les enseignants, et de l’autre publier autant d’articles que les chercheurs, c’est mission impossible.
En outre, il faut rappeler que les enseignants chercheurs sont par ailleurs : directeurs de formation, présidents de jurys (recrutement, VAE, VES, Bac, de diplôme), directeurs ou tuteurs de recherche, tuteurs de stages, responsables de projets tuteurés, conférenciers, chefs de projets (création de formation, appels d’offres), responsables administratifs, membres des conseils (administration, scientifique, vie universitaire), la liste s’allonge au fils des ans...
Pour accéder à cette fonction, ils doivent obtenir un doctorat (bac+8), éventuellement servir comme attachés temporaires d’enseignement et de recherche, être qualifiés par le conseil des universités (examen de dossier), avant de pouvoir candidater à un recrutement par concours au sein d’une université (dossier et entretien avec un jury). Le tout pour 1900 euros nets en début de carrière, avec un avancement tous les deux ans et dix mois (compter 200 euros nets pour chaque accès au grade supérieur).
Des intentions louables mais…
En toute logique, l’évaluation d’un EC doit porter autant sur ses activités d’enseignant, de chercheur et de responsable administratif. C’est d’ailleurs ce que répète sans cesse Mme Pécresse dans ses discours. Las ! Passé le préambule du décret, ça se gâte, puisqu’après avoir fixé pour moitié le temps consacré à la recherche et celui lié à l’enseignement, il manque celui consacré à l’activité administrative. De surcroît, le temps d’enseignement ne tient pas compte du temps de préparation des cours, sans parler de la correction des copies (entre 50 et 300 copies par cours…) Or les cours d’un enseignant chercheur sont le reflet de ses recherches, ce qui signifie qu’ils évoluent d’année en année, et c’est d’ailleurs ce qui fait leur intérêt. L’EC doit-il prendre sur ses vacances pour combler cette lacune ?
Laissant aux présidents d’université le soin d’évaluer leur personnel, sans directives précises quant aux modalités de l’évaluation, le décret de Mme Pécresse passe ensuite directement à la partie sanction. Ainsi, un EC qui n’aurait pas atteint les résultats de publication fixés des instances nationales non explicitement désignées, pourra se voir infliger par le président de l’université, et à la quasi discrétion de ce dernier, une augmentation de ses heures d’enseignement. A l’inverse, le bon (enseignant) chercheur pourra se voir accorder dans les mêmes conditions discrétionnaires, une réduction de ses heures de cours au profit de la recherche, évidemment prises à somme nulle sur celles de son présumé fainéant de collègue. On imagine au passage le pouvoir du président d’université sur ses pairs, et les dérives qui vont avec, mais ceci est un autre problème que pose la LRU…
Revoir la copie
Ce que l’on retient finalement, c’est que le mot enseignant est mis entre parenthèses puisque seule compte l’évaluation de la recherche. Paradoxalement, dès lors qu’il ne donnera pas satisfaction, l’(enseignant) chercheur se verra infliger plus d’heures de cours, qui peuvent dès lors être considérées comme une punition. De fait, on voit mal comment un EC qui doublerait ses heures de cours pourrait ainsi chargé, combler son retard en tant que chercheur, ses vacances étant déjà occupées, rappelons-le, à préparer ses cours et corriger les copies…
Précisons également, qu’à l’heure où le décret est sur le point d’être signé, nul n’a reçu les règles explicites d’évaluation, ni par qui elles seront fixées, ni même à partir de quand elles seront effectivement appliquées. Il n’y a donc rien d’étonnant à voir les enseignants chercheurs refuser les termes de ce décret. Nul besoin d’être un « trotskiste-anticapitaliste-ultragauche » pour conclure que cette copie mérite un examen de rattrapage…

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17 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 2 février 2009 12:52

    Au dela de toute loi ou circulaire, de leurs complexité ou de leur imprécision le problème ne se situerait-il pas dans le terme évaluation.


    • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 2 février 2009 13:20

      La question de l’évaluation des enseignants-chercheurs cache celle des pouvoirs discrétionnaires croissants de quelques coupoles et, par ce biais, de la politique de privatisation de la recherche et de l’éducation en France et dans d’autres pays.

      C’est pourquoi nous venons d’adresser cette lettre ouverte aux personnels de la recherche et de l’éducation français :

      http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/02/01/lettre-aux-personnels-de-la-recherche-et-de-l-education.html

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs

      aux personnels de la Recherche et de l’Education


      Février 2009

       

      Cher(e) Collègue,

       

      Votre adresse électronique a été choisie au hasard par une recherche sur la Toile. Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.

      La gravité de la situation actuelle dans la recherche scientifique, l’enseignement supérieur et l’éducation nationale nous amène à vous adresser le présent courrier. Si son contenu vous apparaît opportun, nous ne pouvons que vous encourager à le rediffuser autour de vous.

      Nous pensons que les actuelles attaques contre l’ensemble des domaines d’activité cites plus haut répondent à une stratégie cohérente : celle de la privatisation de la connaissance.

      Privatiser les programmes de recherche, c’est permettre à des intérêts privés de fixer les recherches qui doivent être entreprises ainsi que la "ligne" à suivre dans ces recherches. C’est également permettre à l’employeur privé, à qui les résultats appartiendront, de décider de ce qui doit être publié et de ce qui doit rester confidentiel.

      Privatiser l’enseignement supérieur et l’éducation nationale, c’est décider de qui doit avoir accès aux connaissances, des connaissances qui doivent être transmises à chaque couche sociale et des domaines du savoir qui doivent rester confidentiels dans les mains de quelques "élites" au service des super-riches.

       

      Parler d’une quelconque "démocratie" dans une société où la création, la diffusion et l’usage des connaissances se trouveraient ainsi asservis serait une sinistre moquerie. C’est la mise en place d’une véritable féodalité capitaliste que nous préparerait une telle évolution.

      Un monde orwellien ? Sans doute, mais aussi un monde décadent et voué à une catastrophe certaine. La survie de l’espèce humaine s’en trouverait directement menacée.

      Il en serait de même si dans la recherche et l’éducation publiques l’indépendance et la liberté d’expression et de publication de chercheurs et enseignants étaient supprimées, et si leur travail et ses résultats étaient placés sous le contrôle de groupes restreints au service de milieux dominants.

      La privatisation ou le verrouillage de la recherche et de l’éducation à l’échelle planétaire auraient aussitôt pour conséquence la mise en place de circuits confidentiels : de médecine et de pharmacie pour les super-riches et les personnes influentes ; de circulation des connaissances en matière de pollution, de maladies, de toxicité des produits, d’évolution climatique, de disparition d’espèces, de l’histoire réelle de l’humanité... ; d’alimentation et de bien d’autres prestations ; des moyens de domination sur les êtres humains...

      La précarisation des métiers de chercheur et d’enseignant est un ingrédient essentiel de cette politique.

       

      Malheureusement, la grande majorité des citoyens reste à ce jour sous l’influence d’une propagande et d’une désinformation générale qui lui occultent la gravité de ces dangers et réduisent les problèmes de la recherche et de l’éducation à des questions d’ordre "corporatif" et "’catégoriel". Pourtant, le contrôle de la connaissance a été depuis l’antiquité l’un des moyens priviliégiés d’asservissement des populations.

      Il parait indispensable de se mobiliser pour que la gravité de la situation actuelle soit comprise de l’ensemble du pays.

      Si vous jugez pertinent le contenu de de courrier, nous vous invitons à le rediffuser autour de vous et à en discuter avec vos collègues. Afin de poursuivre une éventuelle discussion collective, nous avons créé le groupe : Combat pour la connaissance, http://fr.groups.yahoo.com/group/combatconnaissance , combatconnaissance@yahoogroupes.fr .

      Nous disposons d’un site http://www.geocities.com/indep_chercheurs, et d’un blog http://fr.blog.360.yahoo.com/indep_chercheurs sur Yahoo !, mais depuis un an l’essentiel de nos articles et communiqués est diffusé dans le blog "La Science au XXI Siècle", http://science21.blogs.courrierinternational.com/ .

       

      Bien cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs

       
      P. S. Suit, avec leurs liens respectifs, la relation des cent-quatre articles diffusés depuis le mois de février 2008 dans notre blog "La Science au XXI Siècle", http://science21.blogs.courrierinternational.com/ . Cliquer sur chaque titre pour lire l’article.

      [La suite,
      avec le relation de nos articles, sur ce lien]
       
      Cordialement

      Le Collectif Indépendance des Chercheurs



      • Emile Red Emile Red 2 février 2009 15:02

        La bande de nullos qui nous dirigent croit mener le navire en confondant chercheur et trouveur, ils veulent que l’enseignant travaille en saignant...

        Quand va-t-on leur infliger les mêmes sévices ?


        • Elisabeth P Elisabeth P 2 février 2009 15:17

          Une évalutation est-elle nécessaire ?

          La sélection pour avoir un poste d’enseignant chercheur est souvent très rude (peu de places, et beaucoup de candidats potentiels). Ceux qui ne sont pas motivés par l’enseignement n’ont en général que peu de chance d’obtenir un poste. 

          Et qui évalue ? Les étudiants ? Le président d’université ? Les collègues ? 
          Selon quels critères ? 

          - "Il est bien sympa" smiley

          - "Il a une bonne pédagogie" smiley

          - "On comprend rien aux cours", smiley

          - "Il répond à nos questions en disant "tu es assez grand pour trouver toi-même" ?  smiley


          • slashbin 2 février 2009 19:27

            L’évaluation de l’enseignement est une question délicate, mais utile. Le danger reste de voir des professeurs diminuer les exigences pour obtenir de bonnes évaluations. L’intérêt est de mettre le professeur plus en phase avec les étudiants. Il n’y a pas de système parfait, mais pour peu que l’évaluation de l’enseignement demeure un outil, pas une fin en soit, c’est utile, et très prisé dans le système anglo-saxon.

            On peut aussi remarquer toute la logique du "tenure track" dans ce même système anlgo-saxon. L’enseignant-chercheur n’obtient pas de suite la permanence, mais est évalué au cours de 5 à 6 ans sur son enseignement et sa recherche, suivant des critères souvent propres à l’institution, et d’autant plus sévères que l’institution est réputée (pour un salaire par contre souvent en conséquence). C’est plus stressant, pousse à favoriser parfois un peu trop le court terme, mais à l’avantage de s’assurer un peu plus de l’adéquation entre le candidat et le poste. Une fois la tenure obtenue, la pression du court terme diminue, mais on garde en général des profs plus actifs que dans d’autres systèmes.

            Aucun système n’est parfait, mais l’évaluation des enseignants-chercheurs a du sens pour peu qu’elle reste équilibré. Je ne vois pas par contre en quoi il s’agit de privatiser la recherche. Pour peu que l’Université ait suffisamment d’autonomie de décision, il s’agit avant tout comme pour toute entreprise de s’assurer que l’on a le bon personnel (et sur ce point, un doctorat ne suffit pas à faire un bon prof).

            Reste que le prof finit par être surchargé par tout ce qui est demandé aujourd’hui, et la concurrence accrue antre les institutions et le nombres de candidats valables sur le marché.

            Le mot de la fin dès lors à PhD Comics, qui a synthétiser de manière brillante le dilemne de l’emploi du temps d’un prof :
            http://www.phdcomics.com/comics/archive.php?comicid=1060


            • armand armand 3 février 2009 00:31

              Le ’tenure track’ permet surtout de taiter les enseignants comme des CDD ou des stagiaires - parvenus au stade où ils devraient être titularisés, le professeur est souvent remercié. ce qui permet d’en prendre un autre...

              Connaissant bien le système américain et français, je peux vous assurer que si les universitaires américains sont épouvantés par le peu de moyens et les faibles salaires (quoique...) ils trouvent un grand mérite à la France - la sécurité, sans quoi aucun chercheur ne peut travailler dans la sérénité.


            • slashbin 3 février 2009 02:10

              Aucun système n’est parfait. La "tenure track" n’est pas sans inconvénients, c’est sûr, mais s’il ne s’agissait que d’un CDD comme vous dites, il y aurait une forte désaffection car beaucoup, tant d’efforts pour rien ? Les grosses universités sont plus sélectives, mais les candidats perdants se rabattent alors sur des universités moyennes, et font tout de même. De même, on assiste aussi à beaucoup plus de mouvements migratoires entre universités, la carrière étant moins linéaires

              Vous comparez aussi systèmes français et américain... j’ai parlé du système anglo-saxon, le principe de tenure-track ne se limitant pas aux USA, où le système est effectivement plus difficile à vivre, du moins dans certaines universités. On le retrouve dans d’autres pays comme le Canada, et on constante que ce principe de CDD n’est pas si vrai. D’autre part, cela évite de rester coincé toute une carrière dans une position de maître de conférence, comme cela se voit aussi régulièrement en France. Il y a aussi moins de profs déconnectés de la recherche.

              Je le répète, comme écrit plus haut, le système parfait n’existe pas. Il y a du bon et du mauvais partout, mais si les universitaires américains trouvaient tant de mérite au le système français, pourquoi n’en trouve-t-on pas plus en France ? Quitte à lancer un pavé dans la marre, outre la question de la langue d’enseignement, n’y a-t-il pas un problème avec le systèmes de concours et de nominations à la française ? Enfin, au moins, nous ne parlons pas du système italien,...


            • armand armand 3 février 2009 10:01

              slashbin,

              Aucun système n’est parfait, je le sais. Mais j’ai rencontré beaucoup de collègues américaines qui étaient déstabilisés par les postes sans ’tenure’ et nous enviaient notre stabilité. D’ailleurs, en dehors des grands centres, les salaires aux USA sont plus bas que je ne le pensais. Un problème également là-bas, les salaires différenciés selon la discipline enseignée - on gagne plus en physique nucléaire qu’en littérature !

              Néanmoins, on pourrait par exemple faire passer la durée de stage à deux ou trois ans (la plupart des nouveaux MC, ayant exercé des fonctions d’ATER, n’ont qu’une année de sstage). Et surtout allonger la phase entretien du recrutement. Attribuer un poste à vie sur la foi d’un entretien de quinze minutes a déjà été épinglé par un rapport sénatorial d’il y a dix ans ! Aux USA les entretiens durent toute la journée, et c’est souvent l’ensemble des collègues titulaires qui ont leur mot à dire sur le recrutement.

              Maintenant, tout en reconnaissant les tares de notre système (mainmise d’une ’botte’ composée des lauréats de l’ENS, concentrés dans quelques facs parisiennes et exerçant un pouvoir absolu sur les pogrammes des concours, entre eutres choses ; commissions spé’ ignares et désireuses de barrer le chemin à des collègues trop talentueux), on pourrait quand même en saluer les qualités.

              Quand vous évoquez le système italien, cela me fait rire car on dirait que le Ministère a été chercher son inspiration de ce côté-là - chefs tout-puissants, précarité, sous-investissement - joignant à cela l’obsession névrotique de l’évaluation qui prédomine en GB.
              Alors que si l’on regarde les différentes formules aux USA, il existe un grande collégialité et respect des corps constitués.


            • delamothe delamothe 2 février 2009 20:22

              Ne nous trompons pas.Ceux qui sont contre cette réforme du statut d’enseignant chercheur sont ceux qui veuillent garder leur avantages et se plaignent de leur salaires.Les étudiants sont pris en otage par des conservateurs qui ne soutiennent le libéralisme que lorsqu’il s’agit de punir les oisifs et les cocos


              • checkmate 2 février 2009 23:19

                Au moins, on ne pourra pas vous reprocher de ne pas assumer votre bétise.


              • armand armand 3 février 2009 00:46

                Pour répondre au collectif ci-dessus, le problème à mon sens n’est pas tant celui de la privatisation, que de la concentration des pouvoirs entre les mains des présidents d’Université, au service d’une obsession de l’évaluation.
                Comme toujours, dans une frénésie à dynamiter des structures existantes et à leur subsitituer des brouillons bâclés en un temps record par de mystérieux ’experts’, on veut s’assurer que les enseignants-chercheurs cherchent bien... sans leur offrir les moyens de se faire publier, par exemple.

                De plus, aucune concertation. Suivant le fonctionnement désormais prévisible de ce gouvernement , un président touche-à-tout décrète à travers son docile factotum (la langue de bois Pécressienne, s’agissant de son seigneur et maître, a parfois des relents nord-coréens...).
                L’esprit fondamental de la réforme toute entière de l’Université peut se résumer en une phrase, prononcée par Madame la Ministre en personne, un président (d’Université... à l’image de la République) porteur d’un Projet (le grand mot incantatoire) doit pouvoir l’appliquer sans entraves. AInsi on réduit les Conseils au strict minimum,en conservant au seul CA un pouvoir quelconque, et on donne aux présidents d’université un pouvoir que bien des patrons dans le privé purraient leur envier. Et pour bien marteler la nouvelle donne, Madame Pécresse ne communique qu’à travers lesdits présidents. Même eux finissent par se rebiffer...


              • delamothe delamothe 3 février 2009 00:53

                Surement prof...on comprend votre désarroi mais aviez vous compris celui de la population ?Les étudiants avaient luttés contre la lru et les profs par opportunisme croyant surement etre épargnés par cette réforme n’avaient rien fait à part une minorité venant majoritairement des sciences humaines.Votre corporatisme suinte le conservatisme , j’ai encore vu hier un prof qui osait comparait l’évolution du salaire de maitre de conférence en début de carrière avec le smic ! Vous ne trouvez pas ça honteux ? La betise n’est que le relent d’une différenciation culturelle de classe mais la connerie est plus grave car elle donne aux cons le sentiment de pouvoir tout oser.


              • armand armand 3 février 2009 01:08

                Le prof il t’emmerde...
                Comprendo ?


              • delamothe delamothe 3 février 2009 01:24

                je parlais pas à toi...pfff .tu es prof ? lol


              • Diogene 3 février 2009 10:56

                 Des chercheurs qui cherchent, on en trouve.

                Des chercheurs qui trouvent, on en cherche.


                • HugoV 3 février 2009 11:51

                  Universitaires en grève !
                  Passez lire les articles sur ce sujet, sur le site www.medipart.fr
                  Le dossier sur les universités par Mediapart :

                  - Universités : « Voter la grève à la Sorbonne, c’est tout un symbole »
                  A la Sorbonne, lundi après-midi, entre 300 et 350 personnes réunies en assemblée générale par la coordination nationale des universités ont débattu pendant plus de quatre heures pour établir leur stratégie de lutte. Avant de voter une grève « générale et illimitée ». La ministre des universités Valérie Pécresse doit tenter de leur répondre aujourd’hui. Reportage.

                  - Les universitaires votent la grève illimitée.
                  La coordination nationale des universités a voté lundi après-midi la grève « totale, reconductible, illimitée » à l’unanimité moins deux voix. La journée de grève de lundi a touché 45% des enseignements à l’université selon le syndicat Snesup. Au centre des revendications : le retrait des deux textes qui fâchent le monde de l’enseignement supérieur : le décret d’application de la LRU – votée en août 2007 – sur la « modulation des services », et la réforme de la formation des enseignants.

                  -Grève à l’université : Mediapart en direct de l’AG des juristes
                  Ce devait être une conférence de presse du collectif Défense de l’université sur les raisons de la grève des enseignants-chercheurs. Faute de journalistes – Mediapart est le seul média présent –, la réunion vire à l’AG.
                  Lundi 26 janvier, pendant près d’une heure, la dizaine de juristes présents, dont une partie de professeurs d’université de premier plan et le directeur de l’institut Cujas, Guillaume Drago, expliquent pourquoi ils ont décidé de cesser le travail.
                  C’est un fait rarissime dans l’univers habituellement peu contestataire des universitaires spécialisés en droit.


                  -Modulation et masterisation : les réformes qui fâchent
                  A l’origine de la mobilisation dans les universités, deux réformes indépendantes l’une de l’autre : la modification du statut des enseignants-chercheurs et le nouveau parcours de formation des enseignants du secondaire et du primaire.

                  Dans les blogs, en accès libre :


                  -Pour une réforme progressiste de l’université
                  par Philippe Corcuff
                  Maître de conférences de science politique à l’IEP de Lyon
                  Paru dans Le Monde, vendredi 23 novembre 2007

                  A lire sur www.mediapart.fr & à faire partager !



                  • armand armand 3 février 2009 19:04

                    Intéressantes informations sur la Vestale Pécresse, qui, à mon sens, serait lamentablement recalée si elle devait passer par une séance de ’confirmation’ devant le Sénat comme aux USA :

                    "D’après Wikipédia, Valérie Pécresse est fille du président de Bolloré Télécom et mariée au directeur général délégue d’Imerys. Il s’agit de deux multinationales avec des intérêts directs dans la recherche et la technologie de pointe. Valérie Pécresse a été nommée à un ministère stratégique le 18 mai 2007. Dans les jours précédents, le voyage à Malte de Nicolas Sarkozy, aux frais de Vicent Bolloré avec notamment un jet de son groupe, avait déclenché une sérieuse polémique. Quelques mois plus tard, la même polémique rebondissait avec le voyage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni en Egypte. » Précisément, les multinationales seront les grandes bénéficiaires de l’actuel processus de démolition de la recherche publique et des universités."

                    On l’aurait recalée fissa pour conflit d’intérêts ! Sans parler de compétences quasi nulles dans le domaine.

                    Mais comme nous subissons un système où le Président, comme Caligula, pourrait nommer son cheval consul s’il le souhaitait, quoi de surprenant.

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