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Accueil du site > Actualités > Société > L’exclusion parentale (ou le non-respect de la coparentalité)

L’exclusion parentale (ou le non-respect de la coparentalité)

L’exclusion parentale consiste à éliminer un ou plusieurs parents (mère, père, grands-parents...) de la vie d’un enfant. Cette attitude qui consiste à détruire les souvenirs, l’image et la place d’un parent dans la vie d’un enfant, survient le plus souvent lors des séparations parentales conflictuelles, alors même qu’un tel comportement se révèle être tout à fait contraire au principe de coparentalité (= exercice de l’autorité parentale) consacrée par la loi n° 2002-305 du 4 mars 2002.

La loi n° 2002-305 du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale, précise notamment en son article 371-1 du Code civil que :

- "l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant" ;
- "elle appartient au père et à la mère jusqu’à la majorité ou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé, et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne" ;
- "les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon son âge et son degré de maturité".


Celui des deux parents qui ne respecte pas l’autre ou ne veut pas respecter le principe de coparentalité (et donc ses fondements et décisions juridiques), le fait souvent par vengeance. Lors des séparations, cette vengeance qui s’exprime par bien des manières vis-à-vis de l’autre parent, puise plus que probablement ses fondations et sa motivation dans le fait de se positionner et de se maintenir dans une position de prétendue victime.

Le parent "irrespectueux" des droits de l’autre parent (et donc de ceux de son ou ses propres enfants) focalise alors (à tort) toute la responsabilité des malheurs de sa vie, qui a déjà souvent vu s’écouler plusieurs décennies, dans un scénario qui se répète inlassablement :

Celui de la répétition des conduites d’échecs.

Il est indéniable que le propre parcours de vie et l’éducation d’un tel parent "irrespectueux" des droits de l’enfant (voire délictueux), expliquent très certainement son comportement, ne serait-ce souvent que par une piètre éducation au regard notamment des "valeurs de la vie" : le respect de l’autre, le respect de ses propres enfants, le respect des institutions....

Si de telles considérations peuvent expliquer des comportements irrespectueux (insultes, destruction de la place et l’image de l’autre parent...), mais aussi parfois des comportements délictueux (non représentation d’enfant, accusations mensongères...), en aucun cas celles-ci ne pourraient les justifier !

Cette même piètre éducation explique aussi, souvent, pourquoi ces parents irrespectueux se moquent singulièrement des décisions de justice ou des interventions des forces de l’ordre, quand encore ils ne tentent pas de faire "leur justice" eux-mêmes !

Il est indéniable que toute séparation ou divorce engendre une douleur plus ou moins importante qui est tout à fait légitime tant chez celui qui quitte, que celui qui est quittée.

Alors même qu’il est loisible d’affirmer que les deux adultes qui formaient un couple sont autant responsables l’un que l’autre des raisons de leur rupture conjugale lorsqu’elle survient, les personnes qui sont en situation de "répétition des conduites d’échecs" se refusent à accepter toute responsabilité dans le constat d’un quelconque échec personnel et se complaisent irrémédiablement dans leur statut de soi-disant victimes de la vie, car cela attire immanquablement les compassions, la pitié et même parfois des complicités bien utiles...

C’est ainsi qu’il arrive qu’un des deux parents ne veuille pas « perdre » l’enfant issu du couple, après avoir en quelque sorte "déjà" perdu son ex-conjoint sans se remettre en cause.

Ce parent se met alors à créer une entité indissociable en y enfermant psychologiquement ses propres enfants, une entité dressée contre l’autre parent (qui du statut de Maman ou Papa deviendra "la mère" ou "le père" puis "le méchant" ou "la méchante"), tout en étant présenté comme le prétendu responsable de tous les malheurs qui surviennent au parent toxique.

Le parent toxique va s’efforcer par tous les moyens de rompre tout lien entre les enfants issus du couple et leur autre parent, parfois même sans hésiter à l’accuser mensongèrement de tout et n’importe quoi, pour mieux instrumentaliser toute la chaîne sociale et judiciaire de protection de l’enfance en vue d’obtenir le déclenchement d’actions de protection qui en réalité condamneront les enfants !

Il suffira alors pour le parent toxique de saisir et ressaisir encore le juge aux Affaires familiales tout en abusant de manœuvres dilatoires pour proroger la séparation "provisoire" initialement ordonnée à l’encontre même du principe de présomption d’innocence !

A n’en pas douter un tel parent se fera un "malin plaisir" à alimenter à souhait toutes procédures possibles pour les faire durer encore et encore, ce qui aura pour effet de reculer toujours et encore la prise de décision relative à la restauration des liens parent-enfants, un délai coûteux psychologiquement et financièrement qui affaiblira d’autant plus utilement en conséquence, le parent à détruire.

Ces méthodes inhumaines auxquelles la justice française semble, en l’état actuel des choses, incapable de faire face efficacement, semble-t-il par manque de moyens et de formations, constituent une maltraitance psychologique notamment infligée aux enfants, qui est tout à fait contraire à l’intérêt de l’enfant.

En clair, le but de tout parent, qui s’est fixé de ne pas respecter le principe de coparentalité, est de faire payer à l’autre parent tous les échecs d’une vie.

- QUESTION : "A qui et comment un tel parent peut-il faire payer ses échecs ?"
- REPONSE : "A celui qui ne fait plus partie de sa vie et qui devient le symbole de ses propres échecs."

- QUESTION : "Comment faire payer ces échecs ?"
- REPONSE : "Par le seul trait d’union qu’il reste entre deux parents lorsqu’il sont physiquement séparés... LES ENFANTS !"

Il est malheureusement aisé dans notre société d’agir de la sorte en se servant des enfants, en agitant l’épouvantail de la protection de l’enfance qui prédomine de manière contradictoire et quasi systématique sur la présomption d’innocence, tout cela en restant le plus souvent impuni, même après une décision de non-lieu, de relaxe ou un acquittement ; la justice française en l’état actuel de son fonctionnement n’a de cesse de nous démontrer chaque jour qu’elle peine à faire face aux méthodes employées par certains parents pour provoquer et alimenter l’exclusion parentale, ceci est un vrai fléau de notre société.

Les associations de promotion et de défense de l’égalité parentale et/ou de promotion et de défense de la coparentalité, sont unanimes pour affirmer notamment que le traitement effectif des non-représentations d’enfants et celui des accusations mensongères (= dénonciation calomnieuse) fait gravement défaut dans la justice française actuelle et que nombre d’enfants sont victimes d’un processus d’exclusion parentale qui n’est pas sans conséquences sur leur équilibre et leur avenir, et qui n’est pas moins sans conséquence pour le parent qui se bat "contre vents et marées" pour la sauvegarde de ses enfants, la sienne, et pour tenter de maintenir un lien vital avec ses enfants.

Il est à noter que le processus d’exclusion parental est indissociable du conflit de loyauté exercé sur les enfants par le parent indélicat.

Le concept de "conflit de loyauté" réside dans le fait que l’enfant peut être porté à soutenir celui de ses deux parents qu’il estime le plus victime, le plus vulnérable. C’est là que se mettent en place les conditions d’apparition du conflit de loyauté, puisque certains parents abusent (psychologiquement) de leurs enfants pour les laisser penser qu’il sont la victime de leur ex-conjoint. Ces mêmes parents supportent mal que leurs enfants puissent avoir une relation positive avec l’ex-conjoint. L’enfant est contraint psychologiquement de choisir un de ses deux parents, alors même qu’il est habité et tiraillé par le sentiment qu’il va toujours trahir un de ses deux parents.

Quand on sait par ailleurs que le parent qui exclut l’autre parent est le plus souvent celui qui a la résidence principale des enfants, on comprend d’autant mieux qu’il soit si aisé d’exercer sur eux cette maltraitance psychologique qui consiste à les enfermer dans une "prison affective" qui a pour but de séparer l’enfant de son autre parent tout en détruisant l’image et la place de leur autre parent en tentant d’en faire un étranger...

A l’extrême, ce processus peut même aller jusqu’à faire subir aux enfants ce que l’on appelle une "aliénation parentale", qui commence fébrilement à être reconnue par quelques magistrats aux affaires familiales des tribunaux français.

Les enfants qui subissent cette aliénation parentale sont soumis au diktat psychologique, au chantage, le plus souvent du parent gardien, de telle sorte que soit gravé dans leur esprit (sans qu’ils ne puissent s’en rendre compte), ceci :

"Si tu ne fais pas et ne dis pas ce que je dis, si tu ne m’es pas complètement dévoué, tu perdras le seul parent qu’il te reste".

Cette possibilité pour un parent toxique d’exercer une telle emprise est contraire à l’intérêt des enfants.

Manipuler un enfant en abusant de son autorité parentale est une maltraitance psychologique grave, aux séquelles tout aussi graves, qui se révèlent "parfois" irréversibles ; l’enfant est utilisé et abusé verbalement et psychologiquement ; il devient malgré lui une très efficace "arme de destruction relationnelle" voire "une arme du soupçon" dont la cible est précisément l’autre parent, celui que l’on veut détruire et faire souffrir par suite de la séparation du couple conjugal.

Fort heureusement, la résilience* des enfants est parfois là pour les aider à surmonter ces épreuves et leur permettre dans certains cas d’avoir plus tard... une vie d’adulte (presque) normale.

(*) Résilience : terme emprunté à la physique qui désigne le retour à l’état initial d’un élément déformé. Il s’agit ici pour l’enfant de sa capacité à surmonter les traumatismes... Les psychiatres américains spécialisés dans la petite enfance ont adopté ce mot dans les années 90. Il a été popularisé en France par Boris Cyrulnik.

L’utilisation de ce que l’on pourrait appeler des "enfants-soldats" malgré eux, enrôlés dans une guerre stratégique de destruction, notamment psychologique, de l’autre parent va de paire avec une volonté ostensiblement affichée de s’approprier de manière illégitime la propriété des enfants dans un processus actif d’exclusion de l’autre parent et parfois de toute sa branche familiale (cas des grand-parents, oncles, tantes, etc.).

Les moyens utilisés pour parvenir à l’exclusion parentale sont nombreux :

Insultes, humiliations, destruction de l’image, destruction de la place, non-entretien des souvenirs, non transmission de courriers et cadeaux, obstruction aux communications téléphoniques, destructions de photos , aliénation parentale, manoeuvres dilatoires, acharnement judiciaire, éloignement géographique volontaire, non-représentation d’enfant, rétention d’enfant, dénonciation calomnieuse, non-respect du droit de surveillance de l’éducation...

Ces personnes qui n’hésitent pas à se servir de leurs enfants pour obtenir tout ce qu’elles croient pouvoir obtenir dans la vie, mais aussi pour régler les comptes qu’elles croient pouvoir régler (et qu’elles n’ont pas su régler en adulte durant la vie commune) sont le plus souvent des personnes qui se complaisent dans cette spirale destructrice dite de "la répétition des conduites d’échecs".

Ces personnes ne se rendent jamais compte (ou plutôt n’acceptent pas de se rendre compte) qu’elles s’enfoncent inexorablement dans un processus de répétition des conduites d’échecs (dans lequel elles emmènent leurs propres enfants) et provoquent ainsi, avant tout, la destruction des enfants et de leurs fondations, tout en grévant assurément leur avenir (échecs scolaires, délinquance, comportement suicidaire, difficultés relationnelles, perturbation de la personnalité, etc.).

Cette attitude qui consiste à se complaire à jouer les victimes utilise aussi et instrumentalise bien sûr tout l’entourage (familial, amical, professionnel) et d’autres intervenants professionnels et bénévoles (médecins, psychologues, assistants sociaux, juges, avocats, experts, représentant des force de l’ordre, représentants associatifs...) qui sont parfois leurrés et baignés dans un discours mensonger destiné à acquérir leur compassion voire leur complicité le plus souvent involontairement.

Nous nous devons tous de protéger les enfants de toutes les maltraitances.

Les modalités d’exercice de l’exclusion parentale font assurément partie des maltraitances sur enfant.

Loïc Brunet, secrétaire général et administrateur web de l’association [Les Papas=Les Mamans]

Le texte ci-dessus est la propriété de l’association [Les Papas=Les Mamans] - Sa diffusion dans le cadre de la lutte contre l’exclusion parentale, la promotion de la coparentalité, le bien-être et la protection des enfants, est autorisée par l’auteur sous réserve de citation du nom de l’auteur et la source de ce document : http://www.lplm.info/spip/spip.php?article362


Autres articles d’intérêt

- Les 20 souhaits d’un enfant de parents séparés (ou la lettre d’un enfant à ses parents séparés) cliquer ici
- Séparations/divorces : les chiffres cliquer ici
- Eric Verdier, psychologue, Deux parents, c’est mieux qu’un cliquer ici
- Les enfants sont de plus en plus l’enjeu du divorce cliquer ici
- L’utilisation du refus de l’enfant dans les non-représentations d’enfant cliquer ici
- Déménagement du parent gardien : obligation d’information cliquer ici
- Maltraitance et résilience des enfants : interview de Boris Cyrulnik, propos recueillis par Anne Terrier (novembre 2000) cliquer ici
- Exposé sur l’exclusion parentale/discrimination cliquer ici
- Le syndrome d’aliénation parentale (lien social - publication n° 739 du 3 février 2005) cliquer ici
- Reconnaître l’existence de l’aliénation parentale (Hubert Van Gijseghem - lien social) février 2005 cliquer ici
- Le Prix de la détention abusive ou l’histoire d’un parent injustement privé de ses enfants pendant cinq ans cliquer ici
-De la répétition des conduites d’échec paru dans Psychanalyse magazine (octobre 2001) par Noële Barbot, psychothérapeute cliquer ici


Témoignages

- Revivre apres l’aliénation parentale, Claire, 43 ans, directrice d’école maternelle cliquer ici
- Accusations mensongères d’abus sexuels, Eric 34 ans (ou comment se débarrasser d’un père...) cliquer ici


Formulaires gratuits

- Demande d’exercice conjoint de l’autorité parentale cliquer ici


Textes officiels de référence

  • Convention internationale des Droits de l’enfant - (CIDE/ONU 1989)cliquer ici
  • Sélection d’articles du Code civil et Code pénal :
    • Code civil - Article 371-4 (Droit de visite et d’hébergement des grands-parents) cliquez ici
    • Code pénal - Article 227-6 (déménagement/non-notification de transfert de domicile) cliquer ici
    • Code pénal - Article 227-5 (non-représentation d’enfant) cliquer ici
    • Code pénal - Article 227-9 (rétention d’enfants) cliquer ici
    • Code pénal - Article 226-10 (dénonciation calomnieuse) cliquer ici

Voir tous nos articles publiés relatifs au Code civil et Code pénal


Publications scientifiques et jurisprudences

- Jean-Marc Delfieu, Syndrome d’aliénation parentale, diagnostic et prise en charge médico-juridique (Revue Expert n° 67 juin 2005) cliquer ici
- Reconnaissance de l’aliénation parentale dans l’espace juridique français, à partir de la jurisprudence (Toulon, 4 juin 2007) La Gazette du Palais - novembre 2007 cliquez ici
- Jurisprudence (exclusion parentale) : condamnation d’une psychologue pour faute caractérisée cliquer ici
- Jurisprudence (déménagement) sur le respect du Droit de l’enfant a entretenir des liens reguliers avec l’autre parent cliquer ici


Liens associatifs

- ACALPA, Association contre l’aliénation parentale cliquer ici


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16 réactions à cet article    


  • Spartakus FreeMann 23 novembre 2007 12:40

    Merci de parler de ce problème.

    Je suis belge et les problèmes que les pères (mères) divorcé(e)s rencontrent sont, malheureusement, identiques. J’ai vécu, je vis encore, une séparation difficile, un divorce guerrier assez ignoble. Mon ex-épouse a réussi a me séparer de mes enfants en obtenant, par accusations mensongères (« mon ex-mari est membre d’une secte »), de la justice que je ne puisse les voir que 2 heures par semaine dans un centre fermé avec interdiction de sortie (risque d’enlèvement de ma part !?) ! Cela dure depuis 4 ans. De procédures « procédurières » en accusations de plus en plus folles, le jugement qui devrait me permettre de reprendre ma place de papa est sans cesse repoussé. Ma plus grande fille a maintenant 10 ans, mon plus jeune fils 6 ans, je devrai sans doute attendre leur majorité pour les voir librement et humainement !

    Je ne suis pas une victime, mes enfants le sont. Pour eux, je continue à me battre afin de leur montrer que leur papa est encore là pour eux. Ces quelques heures annuelles (2h*52 semaines = 104 heures) sont l’oasis qui, je l’espère, aide mes enfants à ne pas perdre confiance.

    http://www.etoilesperdues.net/


    • La mouche du coche La mouche du coche 23 novembre 2007 18:44

      Excellent article.

      Mais le problème vient de la vie de couple : J’ai personnellement supprimé à ma fille toutes les histoires de prince charmant où la femme attend comme une conne qu’il arrive. Le malentendu vient de là à mon avis. smiley


    • jmphoenix1 jmphoenix1 23 novembre 2007 18:48

      Effectivement la mouche du coche, il y a surement une corrélation entre les 2 mais je ne pense pas que ce soit juste ce phénomène qui soit en cause...

      Amicalement


    • La mouche du coche La mouche du coche 23 novembre 2007 18:58

      Oui il n’y a probablement pas que ce phénomène en jeux mais je pense qu’il est important. Ma fille ne doit pas s’imaginer qu’il lui suffit d’attendre pour obtenir ce qu’elle veut. Et la notion de prince charmant me semble éminemment dangereuse. J’espère qu’elle va être plus heureuse avec ça. J’essaie en tout cas.

      Pour mes garçons, il doivent se dire qu’aller vers les autres est un plus, et surtout que les gens autour d’eux ont envie qu’ils les fasse rêver.


    • Jean-Louis Touchot Jean-Louis Touchot 23 novembre 2007 12:48

      Malheureusement comme le souligne le le docteur P.Bensussan Psychiatre expert auprès de la Cour d’Appel de Versailles :

      « la science psychologique et psychiatrique n’est pas en mesure de distinguer avec une fiabilité absolue le vrai du faux, le réel de l’imaginaire. Les difficultés s’accroissent si l’expertisé, victime présumée, est un très jeune enfant (qui, parfois, ne « parle » pas encore) et s’il a vécu dans un passé proche des événements stressants (autres formes de maltraitance, abandons, séparations...). La symptomatologie qu’il peut alors présenter est dans la plupart des cas peu spécifique et la « preuve » est rarissime en matière d’abus sexuels sur mineurs. »

      Il a le courage de préciser : « Pourquoi les experts sont-ils si peu nombreux à dire que le discours de l’enfant qui « révèle » un abus peut ne pas être fiable et ne doit pas nécessairement être interprété à la lettre ? Parce que nous avons peur, parce que nous pensons tous qu’ « il serait trop grave de passer à côté » d’un abus réel. »

      Il a raison d’interpeler sur la probabilité d’erreur : « Ce n’est évidemment pas parce qu’un divorce conflictuel est en cours que le parent qui soupçonne l’existence d’un abus sexuel n’est pas sincère. Mais la probabilité d’erreur augmente dangereusement dans un tel contexte. Et c’est bien l’analyse de cette probabilité qui constitue selon nous une dimension essentielle de la mission de l’expert, bien plus ambitieuse que la simple question : croire ou ne pas croire ? »

      Nous observons sur le terrain que l’accusation calomnieuse détruit le lien parental et souvent la vie sociale du parent accusé à tord. Combien de juges ? d’enquêteurs comme le recommande le docteur P.Bensussan se penche sur « l’histoire » le « contexte du révèllement ? :

      « Que ce soit l’enfant qui dévoile ou que ce soit sa mère qui dévoile, nécessairement ça se réfère à un fantasme, des craintes qui renvoient à une histoire. Si on n’étudie pas cette histoire, si on n’étudie pas le contexte du déroulement et tout ce qui se passait avant le dévoilement, on a presque aucune chance d’apporter des éléments pertinents à la justice. »

      Un parent qui développe une aliénation parentale, comme le souligne le Docteur P Bensussan au niveau de l’enfant :

      « sape ses fondations et elle compromet son épanouissement psycho-affectif à moyen ou à long terme » et si c’est une mère « elle se révèle une piètre mère puisque elle implique son enfant dans son combat personnel, elle le contamine par ses fantasmes » alors que souvent son argument c’est soi disant « pour protéger l’enfant ».

      Jean-Louis Touchot administrateur site p-a-p-a.org http://www.p-a-p-a.org/html/modules/xfsection/article.php?articleid=70


      • Aspiral Aspiral 23 novembre 2007 13:27

        Beaucoup à dire sur la guerre des sexes et ses dégâts collatéraux ainsi que toutes les modes qui se sont succédées depuis les trente ans que j’exerce la profession de psychiatre. Pour moi, d’abord la psychologie est largement responsable de l’état de délabrement du lien social et plus particulièrement de la guerre des sexes que je considère comme la troisième guerre mondiale. La disqualification du rôle du père est liée à un délire collectif sur l’amour, exclusivement défini au féminin. Quant à « gérer » les effets collatéraux, je pense que les psys, qui en savent dans leur domaine autant que ce que savaient les médecins de Molière feraient mieux de s’abstenir plutôt que d’augmenter la confusion générale en profitant de leur statut de « scientifique » pour faire passer des avis qui ne sont que personnels. Je m’abstiendrai donc en priant le ciel que es adolescents réapprennent à travers leurs souffrances à gérer un conflit de point de vue.


        • jmphoenix1 jmphoenix1 23 novembre 2007 19:41

          Aspiral, pour rebondir sur votre commentaire, avez vous des pistes pour aider les ados à vivre le moins mal possible ces situations ?

          Le suicide étant la première cause de décès chez les jeunes, ça me parait être important, d’autant qu’un article paru récemment parle de suicide http://www.lplm.info/spip/spip.php?article619 : La psychothérapie peut prévenir le suicide des jeunes

          est ce pour vous une erreur ?

          Cordialement


        • Aspiral Aspiral 24 novembre 2007 07:05

          Bien sûr, j’ai des solutions, une solution : s’extraire de la pensée causale. Je passe ma vie à cela. Et si j’ai bien une conviction, c’est qu’il faut absolument se débarrasser des psys, qui pour moi en savent autant aujourd’hui que les médecins de Molière et sont lourdement responsables de la situation actuelle, avec bien sûr la complicité de tout le monde qui a voulu croire que la science allait nous rendre tout puissant. C’est l’histoire de la tour de Babel qui recommence ! (pour votre information, je suis psy, et ça me pose d’énormes problèmes actuellement) J’ai beaucoup écrit là dessus. Voyez sur mon site. Je vous conseille de commencer par « Liberté et déterminismes ». Et puis surfez, selon les titres qui vous inspirent.


        • jmphoenix1 jmphoenix1 24 novembre 2007 13:34

          Merci pour le lien Aspiral, ayant seulement lu le portail du site, je me demande si on ne peut pas résumer votre pensée en disant que les solutions à nos problèmes viennent en prenant le temps de la réflexion éclairée, en prenant de la hauteur par rapport aux évènements pour se détacher de la passion pour se rapprocher de la raison.

          Prendre le temps de décider en toute connaissance de cause ???

          En tout cas j’adhère à la pensée dégagée par votre texte sur le portail (je le répète je n’ai pas encore lu les articles attenants au texte du portail), et je pense que c’est un peu le principe qui règne au sein de l’association LPLM, et qu’elle veut diffuser peut être pas encore formulée de façon aussi profonde ...

          Cordialement


        • Aspiral Aspiral 24 novembre 2007 13:44

          Si vous avancez dans les textes, vous verrez que c’est une véritable kinésithérapie de la pensée que je propose, pas seulement une emplâtre sur la jambe de bois. Merci de vous y être intéressé.


        • jmphoenix1 jmphoenix1 23 novembre 2007 13:37

          Excellent article, qui a le mérite de faire le point posément sur l’exclusion parentale, sans victimiser le parent qui en subit les conséquences car la prmière victime est l’enfant.

          J’ai vu un article sur agoravox « Pourquoi la résidence alternée n’est pas la solution » je crois, qui est comme son titre ne l’indique pas, un plaidoyé pour la prise de conscience des institutions et des parents eux mêmes...

          à lire ceci trouvé sur le site de l’auteur à cette adresse http://www.lplm.info/spip/spip.php?article180

          Les 20 souhaits d’un enfant de parents séparés (ou la lettre d’un enfant à ses parents séparés) Publié le dimanche 25 juin 2006.

          Chère Maman, Cher Papa,

          1. N’oubliez jamais : je suis l’enfant de vous deux. Maintenant, je n’ai plus qu’un parent avec lequel je vis et qui me consacre le plus de temps. Mais j’ai besoin aussi bien de l’un que de l’autre.

          2. Ne me demandez pas si j’aime plus l’un ou l’autre. Je vous aime tous les deux tout autant. Ne critiquez donc pas l’autre devant moi. Car cela me fait mal.

          3. Aidez-moi à maintenir le contact avec celui d’entre-vous chez qui je ne suis pas tout le temps. Formez son numéro de téléphone pour moi, ou écrivez-moi son adresse sur une enveloppe. Aidez-moi, à Noël ou à l’occasion de son anniversaire, de lui confectionner ou de lui acheter un beau cadeau. De mes photos, faites-en toujours une copie pour l’autre.

          4. Conversez comme des adultes. Mais conversez. Et ne m’utilisez pas comme messager entre vous - encore moins pour des messages qui rendront l’autre triste ou furieux.

          5. Ne soyez pas triste quand je vais chez l’autre. Celui que je quitte ne doit pas penser que je ne l’aimerai plus d’ici quelques jours. Je préférerais toujours être avec vous deux. Mais je ne peux pas me couper en deux - seulement parce que notre famille s’est déchirée.

          6. Ne prévoyez jamais rien durant le temps qui m’appartient avec l’autre. Une partie de mon temps est à ma Maman et à moi ; une partie de mon temps est à mon Papa et à moi. Soyez compréhensifs.

          7. Ne soyez ni étonnés ni fâchés quand je suis chez l’autre et que je ne donne pas de nouvelles. J’ai maintenant deux maisons. Et je dois bien les distinguer - sinon je ne m’y retrouve plus du tout.

          8. Ne me passez pas à l’autre, à la porte de la maison, comme un paquet. Invitez l’autre pour un court instant à l’intérieur et conversez comment vous pouvez me faciliter la vie. Quand je suis recherché ou ramené, laissez-moi un court instant avec vous deux. Ne détruisez pas ce moment en vous fâchant ou vous disputant.

          9. Laissez-moi être ramené par quelqu’un d’autre de la Maternelle ou de chez des amis si vous ne pouvez supporter le regard de l’autre.

          10. Ne vous disputez pas devant moi. Soyez au moins aussi poli que vous le seriez avec d’autres personnes, comme vous l’exigez aussi de moi.

          11. Ne me racontez pas des choses que je ne peux pas encore comprendre. Discutez-en avec d’autres adultes, mais pas avec moi.

          12. Laissez-moi amener mes amis chez tous les deux. Je souhaite qu’ils puissent connaître ma Maman et mon Papa et les trouver sympa.

          13. Mettez-vous d’accord au sujet de l’argent. Je ne souhaite pas que l’un en ait beaucoup et l’autre très peu. Il faut que ce soit bien pour tous les deux, ainsi je pourrai être à l’aise chez tous les deux.

          14. N’essayez pas de m’habituer à la surenchère. De toutes les façons, je ne pourrais jamais manger tout le chocolat que j’aimerais.

          15. Dites-moi franchement s’il vous arrive de ne pas pouvoir boucler le budget. Pour moi, le temps est bien plus important que l’argent. Je m’amuse bien plus avec un jouet simple et comique qu’avec un nouveau jouet.

          16. Ne soyez pas toujours « actifs » avec moi. Cela ne doit pas toujours être quelque chose de fou ou de neuf quand vous faites quelque chose avec moi. Pour moi, le plus beau c’est quand nous sommes simplement heureux en train de jouer et que nous ayons un peu de calme.

          17. Laissez le plus possible de choses identiques dans ma vie, comme c’était avant la séparation. Cela commence par ma chambre, ensuite sur les petites choses que j’ai faites tout seul avec mon Papa ou ma Maman.

          18. Soyez aimable avec les autres grands-parents - même si lors de leur propre séparation ils penchaient davantage pour leur propre enfant. Vous seriez aussi à mes côtés si je n’allais pas bien ! Je ne veux pas perdre, en plus, mes grands-parents.

          19. Soyez « fairplay » avec le nouveau compagnon que l’un d’entre-vous rencontre ou a déjà rencontré. Je dois aussi m’entendre avec ces autres personnes. Je préfère quand vous ne vous espionnez pas jalousement l’un l’autre. Ce serait de toute façon mieux pour moi si vous rencontriez rapidement tous les deux quelqu’un que vous aimiez. Vous ne serez plus aussi fâché l’un envers l’autre.

          20. Soyez optimistes.

          Vous n’avez pu gérer votre couple- mais laissez-nous au moins le temps que cela se passe ensuite bien. Relisez toutes mes demandes

          Peut-être en discuterez-vous. Mais ne vous chamaillez pas. N’utilisez pas mes demandes pour faire des reproches à l’autre, aussi mal qu’il ait pu être avec moi ou que vous ayez cru qu’il le soit.

          Si vous ne faites pas cela, vous n’aurez pas compris comment je me sens et ce dont j’ai besoin pour me sentir heureux.

          Traduction de l’original allemand : Philippe MAILLARD - Avril 2005 http://www.ak-cochem.de/20_Bitten_von_Kindern.doc


          • antipedophil antipedophil 24 novembre 2007 23:38

            Bonjour, je soutiens le combat juste de ce Monsieur au titre de la protection de l’équilibre de l’enfant.

            Par contre je ne cautionne aucunement la manipulation sous-jacente, je m’explique : Citer Gardner comme source et parler du syndrome d’aliénation parentale dans cette situation est de la foutaise.

            De qui se moque t’on ? Baser son résonnement sur une théorie bidon jamais prouvée et considérée comme fausse d’un expert bidon rejeté par sa corporation pour ses idées, ses expertises orientées pour un sujet aussi grave c’est un comble !Monsieur Gardner justifie quand même la pédophilie, je vous le signale au passage !

            Voir cet article : Syndrome d’aliénation parentale : le fardeau de la preuve incombe à ses défenseurs par Robert E. Emery, psychologue et chercheur et aussi : Quand un spécialiste justifie la pédophilie Vous trouverez les articles cités sur http://www.antipedophil.fr


            • jmphoenix1 jmphoenix1 25 novembre 2007 11:38

              On peut polémiquer pendant des années sur le traitement du SAP par une frange de psy ou une autre, dans les faits des enfants sont bel et bien MANIPULES par un parent (consciement ou non d’ailleurs), dans l’intérêt supérieur des enfants il ne faut pas oublier ces enfants qui au delà de la qualification ou non de SAP, souffrent de la manipulation d’un parent en vus de se venger de l’autre.

              Pourquoi faire déraper le sujet sur une polémique stérile, serait ce une tentative pour éviter de parler des vrais problèmes que vivent ces enfants, victimes et armes de destructions ? plus la prise en charge de ses enfants est précoces plus la rapidité de résilinece neuronale est grande, changer l’environnement de l’enfant et en 1 an la plasticité du cerveau permet une réhabilitation des 2 lobes préfrontaux endommégés par une carrence affective (dixit Boris Cyrulnik) cette carence est due en partie du manque d’un des parents...

              Alors oui on peut ne pas reconnaitre le terme de SAP (syndrome d’aliénation parentale) mais doit on pour autant ces enfants ?

              Cordialement


            • Spartakus FreeMann 26 novembre 2007 11:04

              @mouche du coche Je ne sais pas si l’éducation des enfants est la cause du phénomène décrit par cet article. Je pense surtout que ce genre de situations est à présent courante du fait de l’acceptation du divorce. Il y a 100 ans, ou même 50 ans, le divorce était bien plus rare qu’à notre époque, et donc la manipulation des enfants ne pouvait s’opérer que dans un cadre familial bi-parental.

              Aujourd’hui, le père, de pater familias tout puissant, est confiné, bien souvent, au rôle secondaire. Lors d’un divorce douloureux, le père est broyé par la machine judiciaire qui donnera presque toujours raison à la mère, aux détriments des droits du père, aux détriments du bien des enfants. Il suffit que la mère se place dans le rôle de victime, de protectrice de sa « couvée », pour que l’homme soit repoussé dans le rôle de père payeur, de second rôle d’une famille défunte. Que cela ne plaise pas aux enfants n’est pas grâve, on finira bien par faire crever l’image du père dans le coeur des enfants, si ce n’est à faire crever physiquement le père.

              Cela fait 4 ans que je ma bats contre une ex-femme qui a décidé de garder « SES enfants ». Pour se faire, tout a été bon : dénigrement dans ma famille, dénigrement auprès de mes amis, dénigrement auprès de la justice. Après un an, il ne me restait plus qu’un seul ami qui osait refuser les sous-entendus « pédophiliaques » (sic) et de sectarisme de mon ex-femme. Par la justice elle a cherché à me nier dans mon rôle de père, à me reléguer dans la peau d’un parias. Mes trois enfants sont passés par divers pédopsychiatres à cause, non pas de mes actes - mes enfants étaient heureux lorsque j’étais encore avec eux, mais de ce qu’ils entendaient : ton père est un voleur, il est dans une secte, il est fou, il est dangereux, c’est un alcoolique, « papa t’a touché le kiki ? », « papa fait des différences », ad nauseam ! Résultat : après 6 mois de séparations d’avec mes enfants, à la première rencontre, lors de nos retrouvailles les mots fusent « papa tu es fou, papa tu es méchant, papa tu vas nous »voler« (sic) », bref un flot d’accusations que mes enfants n’auraient jamais portés sur moi 6 mois auparavant.

              Je n’ai pas baissé les bras, je n’ai pas laissé les avocats avilir encore plus les choses. J’ai décidé de courber mon ego pour le bien de mes enfants, d’aller les voir en centre fermé, de ne passer que quelques heures par ans avec eux pour leur montrer que eux comptent à mes yeux, que je suis loin et absent mais toujours là quand il le faut.

              Résultats : ce WE mes enfants m’ont dit « papa tu es le meilleurs des papas » ! Et ils sont heureux ! Voilà leur victoire à eux....


              • coparent 11 juin 2008 13:32

                 

                Pour ceux qui recherchent une maman ou un papa Coparents.fr est le premier site GRATUIT de petites annonces pour trouver un parent dans la cadre d’une coparentalité. Un forum vous permet d’échanger sur la coparentalité.

                Bonne chance !


                • ledzep 26 mai 2013 20:31

                  Bonjour,
                  Je me permets d’exposer une situation que je connais très bien afin de savoir, par une analyse externe et objective, si elle correspond à l’un des cas évoqués dans cet article, et donc si je dois m’en inquiéter. Il s’agit d’un coupe divorcé depuis plus de 6 ans et qui a deux filles qui ont maintenant 11 et 14 ans. Le femme est l’unique fille d’une famille aisée qui a toujours fait en sortes d’être entourée de nombreux amis. Elle a commencé par refuser dès le départ et radicalement l’hypothèse d’une garde alternée, et la loi a royalement accordé au père la possibilité de voir ses filles un week-end sur deux et la moité des vacances. Ensuite, elle s’est efforcée d’entretenir voire d’amplifier ses relations avec les amis de son ex-mari, ceux qu’il connaissait avant leur rencontre, en les invitant régulièrement dans la maison qu’ils habitaient quand ils étaient mariés. L’épouse actuelle de l’homme, pour laquelle il avait quitté son ex-femme (qu’il aurait quittée sans elle, ça n’a jamais fait aucun doute pour lui), a ensuite très bizarrement été l’objet de nombreuses critiques et craintes invoquées par sa plus grande fille, que sa mère a emmené chez le psy pendant environ 3 ans. Autre fait remarquable : cela fait maintenant plus de 6 ans que l’homme réclame à son ex-femme les vidéos constituant les seuls souvenirs qu’il pourrait avoir de la petite enfance de ses filles, et plus de 6 ans qu’elle lui dit ne pas avoir eu le temps de les chercher...Dernière situation sur laquelle j’aimerais avoir votre avis : il se trouve que son ex-femme a fréquenté au bout d’un certain temps des clubs de célibataires où elle a rencontré de manière sans doute fortuite...l’ex-mari de l’épouse actuelle de l’homme, et voila maintenant plus d’un an qu’ils sont ensemble...et semblent continuer à multiplier les sorties festives en y emmenant les enfants qui sont parfois déguisés et mis en scène, et peuvent se retrouver dans des conditions de sécurité très discutables (style chahut du carnaval de Dunkerque, pour ceux qui connaissent...).

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