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Accueil du site > Actualités > Société > L’Homme aux mains des sciences biologiques ?

L’Homme aux mains des sciences biologiques ?

Dans la préface de l'édition du Meilleur des mondes, en 1946 (1), Aldous Huxley critiquait les prévisions contenues dans son livre lors de sa parution en 1932. Au vu de la situation actuelle, 70 ans plus tard, le Meilleur des mondes publié en 1932 semble plus proche des préoccupations d'aujourd'hui que de la préface de 1946.

L'énergie atomique que Aldous Huxley pensait avoir négligée à tort, comme futur moyen de motorisation des transports, fusées, hélicoptères... risque fort de ne pas être utilisé pour cela avant longtemps. Il est vrai que nous ne sommes pas encore au « septième siècle de Notre Ford ». Cette surestimation, en 1946, du nucléaire comme banale source d'énergie est probablement due à la démonstration de puissance de Hiroshima.

Ni en 1932, ni en 1946, Aldous Huxley n'a imaginé l'importance du numérique qui a envahi toutes les activités humaines, changeant l'organisation de la société, de la recherche, de la production, de la commercialisation, des communications... Au point que les robots et l'intelligence artificielle, couplés ou non aux sciences biologiques, font naître le même type d'inquiétude chez les cyberanthropologues (2) que les sciences biologiques chez Huxley..
Il n'est pas plus question de l'épuisement des réserves de matières premières, il y a peu, principale objection à la croissance infinie, ou des conséquences des activités humaines sur le réchauffement climatique qui préoccupe davantage le monde d'aujourd'hui.

C'est le risque de mise en servitude de l'être humain qui intéresse Huxley : «  A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. Et le dictateur… fera bien d'encourager cette liberté-là. Conjointement avec la liberté de se livrer aux songes en plein jour sous l'influence des drogues, du cinéma et de la radio, elle contribuera à réconcilier les sujets avec la servitude qui sera leur sort ». Huxley cite la radio et non la télévision, pourtant présente dans le Meilleur des mondes. Peut-être un souvenir du génial Orson Welles qui, avec son émission La Guerre des mondes, en 1938, aurait causé la panique aux États-Unis. Radio, télévision, cela ne change rien à son propos.

Car, pour Aldous Huxley :« Le thème du 'Meilleur des mondes' n'est pas le progrès scientifique en tant que tel ; c'est le progrès de la science en tant qu'il affecte les individus humains. » Autrement dit, les sciences et techniques biologiques qui permettent de manipuler le vivant.

Cette question est-elle d’actualité  ?
L'existence d'une Commission Nationale de Santé Publique et de Bioéthique et ses travaux, les lois adoptées ou en discussion ces dernières années sur la Procréation médicalement assistée (PMA), la Gestion pour autrui (GPA), la fin de vie, les soins palliatifs, les prélèvements d'organes... montrent que la période de l'utopie ou de la dystopie (contre-utopie) est dépassée et qu'il s'agit d'une réflexion sur notre présent et notre avenir proche.

Grâce à la science, les hommes, du moins ceux qui profitent de ses bienfaits, bénéficient d'un bien-être inconnu jusque là. Mais, à chaque pas, la querelle renaît entre les anciens et les modernes. Adversaires et partisans du progrès. Peu à peu, le nouveau devient la norme. Les découvertes sont intégrées et le progrès scientifique est accepté par tous, devenu synonyme de bien-être social pour le plus grand nombre.

Cette peur classique de la science a pris un cours nouveau, plus argumenté. Enrichie par la réflexion écologique et la prise conscience de l’impossible croissance infinie dans un monde fini. Même si l'épuisement des réserves, maintes fois annoncé, courbe et pic de Hubert, est toujours repoussé par la découverte de ressources ou de techniques nouvelles. Plus récemment, le changement climatique est venu s’ajouter à l'épuisement des ressources, pour peser sur l'avenir de la l'homme sur la planète.

Tout cela n'empêche pas les multinationales de continuer leurs activités et de préparer leur avenir par des investissements pour prospérer avec le traitement des dégâts qu'elles ont créés et les énergies renouvelables qui remplaceront les énergies extractives en cas d'épuisement ou de rejet. En attendant la prochaine crise qu'elles entraîneront.

S'il y a une prise de conscience généralisée des risques écologiques, elle est bien moindre face au développement des sciences du vivant malgré les alertes (3), les refus de personnalités ou associations sur certains points (4) et les traditionnels partisans des médecines douces ou ceux qui, depuis toujours, s'opposent à tout changement de la société au nom des textes sacrés... Mais il n'y a pas de grand mouvement d’opposition au Meilleur des mondes annoncé.

Pourtant, les progrès des sciences médicales et biologiques posent des questions différentes des questions écologiques et graves. Il ne s'agit plus, simplement, d'épuisement des ressources naturelles ou de conséquences des activités humaines sur la nature, questions que les optimistes peuvent espérer résoudre par de nouveaux progrès. Mais de la manipulation du vivant. De fabriquer et de façonner un homme nouveau, toujours plus conforme aux attentes de chacun et de tous. Que le progrès scientifique favorisera.

Il n'est plus question, seulement, d'améliorer les conditions économiques et sociales pour permettre l'épanouissement des hommes, de tous les hommes. Ni d'imposer, par un eugénisme totalitaire, négatif, l'élimination des hommes inférieurs et la sélection de la race (aryenne, blanche) supposée supérieure à toutes les autres conformément à une idéologie totalitaire.

Mais par la sélection et des modifications génétiques d'arriver à la production et à la reproduction d'êtres humains parfaits avec, à son insu de son plein gré, un consentement populaire comme toujours dans les sociétés démocratiques habilement manipulées par les dominants.

Cette explosion des possibilités des techniques biologiques amène à se poser, de façon pratique aujourd'hui, la question : Qu'est ce que la personne humaine ? Un amas de cellules, d'organes dont l'agencement n'est guère différent d'une machine un peu compliquée. Dont on peut changer les pièces (don d’organes, prothèse artificielle). Augmenter (clonage), standardiser (sélection) la production. Améliorer les performances (manipulations génétiques) ?

Pour l'homme de la rue, pour l'honnête homme, la science a apporté des bienfaits indiscutables à l'humanité. Le recul des maladies endémiques, l'augmentation de l'espérance de vie, la croissance démographique confortent cette opinion. Mais pointe ce que Ivan Illich annonçait : le développement d'un outil entraîne des améliorations pour l'homme mais son développement extrême peut être contre-productif, priver l'être humain de son autonomie, de son savoir-faire, lui dicter ses besoins et, au lieu de le libérer, l'enchaîner au corps social.

 

De la lutte contre la stérilité...

La stérilité touche un couple sur sept dans le monde : en augmentation du fait de l’utilisation de plus en plus importante de nombreux polluants : pesticides, vernis, perturbateurs endocriniens, hormones... Et aussi de l'âge plus tardif de la première grossesse.

Traditionnellement, la réponse à la stérilité des couples était la résignation ou l'adoption.
L'adoption n'est pas un traitement de la stérilité. Elle permet cependant à des couples de construire une famille. Comme le dit Pagnol : « Hé alors qui c’est le père ? Celui qui donne la vie ou celui qui paie les biberons ? ». L'adoption se fait au double bénéfice des parents et de l'enfant. Et les enfants à adopter ne manquent pas, même si les démarches sont difficiles.

La résignation n'est pas satisfaisante, surtout pour l'homme moderne. Aujourd'hui, il est possible d'avoir son enfant, génétique ou non, grâce à des techniques qui font naître un nouveau besoin : le droit à l'enfant. Sur commande. Avec ou sans lien génétique. Et bientôt, le droit à l'enfant choisi, amélioré, parfait.

Dans ce monde très inégal, parents potentiels et enfants sont nombreux dans la souffrance. Devant ce besoin, cette volonté de créer une famille, d'avoir un enfant, les enfants adoptables ou les enfants à venir n'ont pas la possibilité de s'exprimer.

Longtemps en France, l'accouchement sous X a été admis. Plus récemment, il a été remis en question pour préserver le droit de l'enfant à connaître son origine. Avec le don ou l'achat, anonymes, de gamètes, que devient ce droit ?

En cas de stérilité, deux possibilités, imparfaites, existent. Fascination scientifique ? Fantasme de paternité, de maternité ? D'enfant parfait ? Choix égoïste, intime des futurs parents ? La balance semble pencher vers la procréation, quelle qu'en soit la modalité, avec lien génétique ou non. De plus, les difficultés juridiques et sociales constituent un obstacle qui détourne bien des couples de l'adoption.

Les merveilles conjuguées de l'ingénierie du droit, de la science et du commerce semblent plus mobilisées pour faciliter la procréation que l'adoption.

à la lutte pour l'enfant...

En France, la Maternité Pour Autrui, Gestation Pour Autrui (GPA), et Procréation Pour Autrui (PPA) est interdite mais la France n'est pas une île totalement séparée du reste du monde. Il n'est pas possible d'interdire la MPA dans les autres pays, ni d'interdire aux Français de s'y rendre !
La France reconnaît, désormais, suite à une décision de la Cour européenne des droits de l'homme, les effets d'une GPA faite à l'étranger et interdit cette technique en France...

 Autour de la GPA, de la PPA, existe déjà un marché international : aux États-Unis, environ 25 000 enfants seraient nés par GPA, avec, dans de nombreux États, rémunération de la mère porteuse. En Inde, le seul marché des mères porteuses atteindrait le chiffre d'affaires d'un milliard d'euros ! La première entreprise mondiale du marché exporte des spermatozoïdes dans plus de 70 pays...

Les femmes ont conquis, par la lutte, la libre disposition de leur corps : liberté sexuelle, contraception, avortement. Pourquoi ne peuvent-elles pas disposer de leur ventre, de leur utérus ? Porter des enfants pour une autre femme ? Par altruisme ou avec rémunération ? Alors que hommes et femmes peuvent librement louer leurs bras, leur intelligence...

 Mais peut-on s'abstraire, au nom de la liberté des conditions internationales du marché ? En Inde, la mère porteuse (pour des raisons financières), est souvent logée, collectivement, en clinique pendant la grossesse, sa nourriture, ses déplacements surveillés... par les médecins et les clients, obligée parfois de s'occuper et d'allaiter quelque temps le bébé..
Peut-on s’indigner des conditions de travail des ouvrières du textile au Bangladesh et fermer les yeux sur les ateliers de fabrication des enfants en Inde ?

La liberté absolue et les possibilités techniques de la PMA peuvent conduire à des situations étonnantes comme celles récemment annoncées dans la presse.
A 65 ans, une Allemande, mère de treize enfants et sept fois grand-mère, est à nouveau enceinte de quadruplés ! Une Anglaise de 46 ans a accepté d'être la mère porteuse d'un enfant conçu par FIV pour son fils homosexuel de 24 ans. Elle est, à la fois, la mère porteuse et la grand-mère de cet enfant ! Son fils en est biologique et aussi son demi-frère (même mère). Il vient d'être autorisé à adopter cet enfant par un tribunal britannique !!

Dans la volonté de lutter contre les inégalités, certain(e)s féministes en arrivent à nier les différences : «  le but final de la révolution féministe doit être, non seulement l'élimination du privilège masculin mais l'abolition de la distinction entre les sexes elle-même ». Pour en arriver là, reste à mettre au point le chaînon manquant entre fivète et couveuse, l'utérus artificiel prévu par Aldous Huxley pour parfaire l'ectogenèse, la reproduction artificielle de l’être humain (3).
En attendant de supprimer la différence physiologique, il est possible d'envisager l'utilisation du marché ! «  Libérées de cette horreur qu'est la maternité, les femmes pourraient se consacrer corps et âme à leur carrière en sous-traitant leur grossesse à des femmes dont le métier serait d'enfanter pour les autres » (Marcella Jacub Magazine Libération 12-13/01/13). Féminisme ? Exploitation de classe ?

 

pour l'enfant parfait...

En France, le diagnostic prénatal de la trisomie 21, suivi d'un avortement dans 96 % des cas, a pratiquement permis sa disparition. Ailleurs, il permet, toujours par diagnostic prénatal suivi d'un avortement, d'éliminer la naissance de filles non désirées... Premiers pas vers un eugénisme socialement accepté.

Avec la fécondation in vitro et le diagnostic préimplantatoire (DPI), il est permis de sélectionner parmi les embryons le plus performant. L'étape suivante est le séquençage de l'ADN qui permettrait de connaître les caractéristiques génétiques du futur bébé .

Cette élimination des trisomiques est une forme d'eugénisme socialement admise par 96 % des parents confrontés au problème. Demain, d'autres affections pourront être décelées. Pendant la grossesse ou avant implantation de l'embryon. Donnant le choix d(interrompre la grossesse ou d'éliminer l'embryon. En fonction de quels critères choisis par qui ? Acceptables par qui ? Où se situera la limite admise de cet eugénisme ?

Le Conseil d’État avance à pas feutrés : « l'eugénisme peut être désigné comme l'ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l'espèce humaine. Il peut être le fruit d'une politique délibérément menée par un État et contraire à la dignité humaine. Il peut aussi être le résultat collectif d'une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents, dans une société où primerait la recherche de 'l'enfant parfait' ou du moins indemne de nombreuses affections  ».

Pour le Conseil d’État, seul l'eugénisme d’État, autoritaire, est condamnable comme atteinte à la liberté et à la dignité. Non l'eugénisme consensuel qui pourrait être décidé, démocratiquement, pour empêcher la naissance de telle ou telle catégorie d'enfants.
En dehors de l'Allemagne nazie, stigmatisée pour son eugénisme, surtout pour son eugénisme dictatorial, des pratiques eugénistes ont existé dans des pays démocratiques.
Aux États-Unis, les criminels récidivistes, les violeurs, divers types de malades et parfois les alcooliques et les toxicomanes étaient visés par des lois de stérilisation dans 33 États en 1950, pratiquée dans l'état de Virginie jusqu'en 1972. La Suède avait un programme eugéniste de 1936 à 1976 : près de 63 000 personnes auraient été stérilisées durant cette période.

La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne adoptée en 2000, interdit les pratiques eugéniques, notamment celles qui ont pour but la sélection des personnes (Art. 3). Mais est-elle respectée ?

Avec la DPI et des possibilités de détection plus étendues (maladies héréditaires, infirmités, caractéristiques physiques, intellectuelles), on pourra tester plusieurs embryons et choisir celui qui seul sera implanté. Le meilleur ? A quel prix ?

Au nom de la liberté, l'eugénisme dit libéral est déjà accepté implicitement par le Conseil d’État. Et par la société française concernant la trisomie 21. Qu'en sera-t-il demain pour d'autres affections, d'autres caractéristiques ? Quelles affections ? Quelles caractéristiques ? Qui en décidera ? Pour le Conseil d’État, « une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents ». Que se passera-t-il pour les parents qui ne voudront pas «  converger  » et des enfants qui naîtront ?

La mondialisation n'est pas seulement économique et sociale. Elle est aussi scientifique et sociétale. Les débats, la législation ne pourront se limiter à la seule sphère nationale.
Les progrès scientifiques et techniques ouvrent de multiples possibilités qui posent des questions aux valeurs communément admises dans les sociétés démocratiques. Il est évident que la liberté individuelle absolue entre en contradiction, à certains moments, avec d'autres valeurs et que la société devra trouver un compromis, probablement insatisfaisant pour tous.

La loi reconnaît déjà les effets d'une gestation pour autrui pratiquée à l'étranger alors qu'elle est interdite en France. D'autres questions se poseront demain, il sera nécessaire pour y répondre de prévoir une législation nationale mais aussi et, peut-être, surtout des conventions internationales. Sauf à abandonner tout aux forces du marché.

 

1 - Le Meilleur des mondes de Aldous Huxley - Editions Stock

2 - Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ? Pierre Haski, Tue89, 11/04/15

3- La Reproduction Artificielle de l'Humain de Alexis Escudero - Le Monde à l'envers 2014. De nombreuses informations de cet article sont tirées de ce livre qui en contient bien d'autres.

4 – GPA : abolissons le trafic des mères Libération 24 mars 2015

NB : Les illustrations sont des photographies de peintures ou affiches murales


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42 réactions à cet article    


  • lsga lsga 20 avril 2015 10:52

    rarement lu un article autant réactionnaire.
    L’air de rien, le point principal de cet article est la position « prolife », anti-avortement.

     
    Sinon, pour rappel, la sélection embryonnaire n’est pas de l’eugénisme. L’eugénisme consiste à éliminer à la naissance ceux qui ne correspondent pas à certains critères. La sélection embryonnaire consiste à choisir un embryon qui correspond à certains critères. C’est donc le strict inverse. Les embryons restant peuvent servir à faire des crèmes pour le visage : ce petit amas de cellule n’a rien d’un être humain. 

    • Ben Schott 20 avril 2015 11:00

      @lsga

      Vous, vous êtes passé d’un petit amas de cellules à un parfait abruti.


    • Ben Schott 20 avril 2015 11:02


      Finalement, vous auriez été bien plus utile en pot de crème pour le visage.


    • lsga lsga 20 avril 2015 11:04

      @Ben Schott
      tu es un prolife ? m’étonne même pas...


    • Ben Schott 20 avril 2015 11:16

      @lsga

      D’une certaine manière, oui, c’est une forme de compassion : je préfère vous supporter que de vous imaginer en crème pour le visage...


    • Ben Schott 20 avril 2015 11:20

      @lsga

      Par ailleurs, votre définition de l’eugénisme est fausse.


    • Philippe Stephan Slipenfer 20 avril 2015 11:39

      @Ben Schott
      +1 pour le sens de l humour. smiley 


    • soi même 20 avril 2015 11:40

      @lsga, pourquoi c’est interdit de pas être d’accort avec un fait qui est en train d’échapper de la conscience des hommes ?


    • lsga lsga 20 avril 2015 13:20

      l’un dans l’autre, quand les sous-doués finiront en crème pour le visage, on progressera. 


    • Ben Schott 20 avril 2015 13:37

      @lsga

      Il n’est pas trop tard pour vous sacrifier.


    • soi même 20 avril 2015 11:08

      Je me suis toujours demander, (Un Etat totalitaire vraiment « efficient » serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. 

      • Préface Nouvelle de l’auteur de 1946

      Le Meilleur des mondes, Aldous Huxley (trad. Jules Castier), éd. Pocket, 1977 )

      c’est un avertissement aux lecteurs a être vigilent, un souhait où une feuille de route où pour les petits initiés politiques qu’il n’auront pas d’autre choix que celui là ?

      Il est évident qu’il a un lien entre État ( Totalitaire ) et tous ce qui touche la démographie, la seul différence avec les régimes des années trente, c’est juste plus subtile, plus raffiné, plus suggestif, d’un luxe d’argument au premier abord plus raisonnable,et empreinte d’un hébonisme du bonheur ne peut être total et permanent ,

      Les réflexions de Jacques Testar
      ( Docteur ès Sciences
      Directeur de Recherche honoraire à l’I.N.S.E.R.M.
      Formation d’agronome, Biologiste de la procréation, directeur de recherche à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), ex président de la CFDD (Commission française du développement durable 1999-2003), Jacques Testart s’est consacré aux problèmes de procréation naturelle et artificielle de l’animal et l’homme. Il est le père scientifique du premier bébé éprouvette français né en 1982 ) sont éclairant par le parcourt qu’il a fait et de ses prise de position qui l’on amené à écrire c’est article ( Le nouvel eugénisme est dans l’œuf , Futuribles, janvier-février 2015.) qui est un réquisitoire et une alerte sur les dérives qui sont devenue d’actualité.

      Ce qui est intéressant avec cette problématique, c’est la hiérarchie des arguments que l’on utilise pour se définir pour où contre se problème, pour les uns c’est le devoir qui impose que l’on est une société rationnel saine et qui exclue tout risque à la fois humain et financier de gérer l’inconfort , l’inacceptable et la souffrance et dans cette logique les causes sont connues, dont il suffit couplé avec le progrès génétique , la prophylacie et la législation adapté pour crée les conditions idéals de tous cela procréation eugénisme d’un coté, prophylacie eugénisme de l’autre. A cela s’oppose avec de moins en moins de suces ceux qui on encore une culture et une tradition de traités les problème sous un jours humanistes, il sont d’autant de plus en plus combattues, que c’est justement dans ceux qui se considérer contre , il y a toute une frange de personne radicalisé soit par une position fondamentaliste religieux soit par différent courant politique extrémiste qui ont bien compris en s’emparant de ce problème espère gagné une honorabilité et un strapontin politique qui a pour résultat de littéralement divisé et sabordé toute une réflexion sur le sujet et vouée à l’échec toute tentative de résistance conductive sur le sujet !

      Cela soulève bien la question infiniment grave, a ton encore les moyens de réorganisation d’une société humaine sur des bases plus saine ?

      Car la question dépasse la simple prise de position à être contre, c’est un enjeux majeur de notre civilisation que pose ces pratiques !

      Et la réponse ne peut être qu’ une multitude de point de vue pour répondre à cette question !

       


      • Le chien qui danse 20 avril 2015 12:11

        @soi même
        Loin de moi l’idée de vous faire remontrance orthographique mais c’est très fatiguant de lire des com’s aussi mal orthographiées et ça perturbe la compréhension du propos sans parler du fait d’avoir envie de zapper au bout de deux phrases.

        Je ne sais si c’est un effet de style ou vraiment un handicap mais vous voulez traiter de sujet de haute volée intellectuelle sans en maîtriser l’outil, j’avoue que j’ai du mal à comprendre votre logique alors je penche pour l’effet volontaire qui fait style.

        Pensez aux lecteurs, il y a des correcteurs dans google...


      • soi même 20 avril 2015 12:14

        @Le chien qui danse, c’est involontaire, et je j’ai un mal de chien à voir les fautes !


      • soi même 20 avril 2015 12:16

        PS Merci pour votre remarque bien veillant !


      • lsga lsga 20 avril 2015 13:24

        sinon, pour rappel, 40% de la population française ne travaille pas, et d’ici la fin du siècle, plus de 70% de la population mondiale sera sans emploi.

         
        Votre délire de servitude repose sur une aberration : vous oubliez que le progrès technologique libère l’être humain de la nécessité de travailler.
         


      • Ben Schott 20 avril 2015 13:47

        @lsga

        « vous oubliez que le progrès technologique libère l’être humain de la nécessité de travailler. »

        Mais oui bien sûr, tous ces milliards de pauvres imbéciles qui n’ont pas compris cette évidence et qui continuent à trimer !

        Tiens, au passage, il faudra nous expliquer quel progrès technologique vous permet de vous nourrir, vous loger et payer votre abonnement internet.


      • lsga lsga 20 avril 2015 13:50

        je sens que je te refile un ulcère Benito... 

         
        Quoi qu’il en soit, le travail est massivement automatisé, et on aura bientôt plus besoin d’exploiter qui que ce soit. Une petite révolution, et la société de classe sera du passé.

      • Ben Schott 20 avril 2015 13:55

        @lsga

        « et on aura bientôt plus besoin d’exploiter qui que ce soit. »

        Et comment tu gagneras ta pitance, benêt ?


      • Ben Schott 20 avril 2015 13:57

        Ça ne vous empêche pas de préciser comment vous la gagnez actuellement, au lieu de botter en touche dès qu’on vous pose une question concrète.


      • lsga lsga 20 avril 2015 14:00

        Benito : incapable d’imaginer une civilisation où le travail est aboli. Les réacs : je vous plains, votre intelligence sous-humaine est la source de toute vos souffrances. 


      • Ben Schott 20 avril 2015 14:07

        @lsga

        Et qui fera pousser les patates, dans une civilisation où le travail aura été aboli, benêt ? Pas vous, ça c’est sûr, mais qui ?

        Et qui est la princesse aux frais de laquelle vous vivez actuellement ? J’insiste, mais c’est important quand on a vos prétentions et votre arrogance.


      • bourrico6 20 avril 2015 14:14

        @Ben Schott

        Et qui fera pousser les patates, dans une civilisation où le travail aura été aboli, benêt ?

        Attention, pas de patates, pas l’électricité !


      • lsga lsga 20 avril 2015 14:14

        Benito : sans rire, vous êtes un sous-doué à l’imagination rabougrie. Des êtres humains ? Pour planter et récolter des patates ? mais n’importe quoi vraiment... Pour info, ça fait des décennies que ce sont des tracteurs qui le font, et aujourd’hui ces tracteurs sont vendus avec un mode « auto » contrôlé via GPS. D’ici les années 50 (dans une trentaine d’années), 90% des terres agricoles seront cultivées de manière entièrement automatisées (et très probablement biologique). 

         
        Le principal problème de la société du 22ème siècle, ce sera : « comment occuper les êtres humains ? ». Pour rappel, les gamins que vous voyez courir dans la rue connaîtront le 22ème siècle.
         
        Vos délires fascitoïdes ne feront pas le poids face à l’évolution technologique de l’appareil de production. 
         


      • Ben Schott 20 avril 2015 14:32

        @lsga

        " Pour info, ça fait des décennies que ce sont des tracteurs qui le font, et aujourd’hui ces tracteurs sont vendus avec un mode « auto » contrôlé via GPS.« 

        Des  »décennies«  ? Sur Véga du centaure, alors... Par contre, sur notre planète, si vous apercevez un tracteur-drone, prenez-le en photo et partagez !... Mais quand bien même, benêt, qui contrôlera le tracteur avec son GPS ? Qui fera la maintenance des tracteurs et des GPS ? Comment fera-t-on pour éviter de marcher sur les robots ?

         » D’ici les années cinquante " ! Vous avez trouvé ça où ? Chez Marx ou chez Nostradamus ?

        Vous avez lu trop de SF avant de lire Marx, que vous n’avez évidemment pas compris.


      • soi même 20 avril 2015 18:08

        @lsga, dans les années 50, il y a eu des bouquin d’anticipation sur l’an 2000, elle étaient plein d’idéalisme scientisme du meilleur du monde, et bien il y a même pas 1/5èmes qui est réalisé, et bien ce que tu dis en réalité ne fait le même effet, tu rêves où tu nous vends de la camelotes idéaliste matérialiste, car qui dit dans 50 ans que la moité du monde soit encore habitable ?


      • gogoRat gogoRat 20 avril 2015 18:33

        @Ben Schott

         le sujet de l’article étant « l’homme au mains des sciences biologiques » je veux bien que cette digression sur le travail puisse intéresser mais cela mériterait un article à part entière !

        Si jamais cela peut tenter quelqu’un j’ajouterai alors à cette digression quelques pistes à explorer parmi l’actualité littéraire en vogue aujourd’hui-même :

        ----

        http://www.atlantico.fr/decryptage/que-faire-lorsque-on-envie-tuer-patron-corinne-berthaud-calmann-levy-cette-comedie-qu-on-appelle-travail-1956546.html
        >>>
        On parle souvent du manque de reconnaissance qui fait des ravages en entreprise. Mais plus que l’absence de mercis et de bravos, ce qui détruit ceux qui tombent, c’est l’injustice, la trahison ...

        -----------
        http://www.laffont.fr/site/travailler_au_xxie_siecle_&100&9782221144749.html
        >>>
         Dans un contexte de crise permanente, dont les grands marqueurs sont le chômage de masse, la pénibilité et la perte de sens, le travail peut-il encore être une expérience heureuse ?
        ... retiens avec des salariés, des syndicalistes et des cadres dirigeants, les auteurs explorent la réalité complexe du monde de l’entreprise aujourd’hui en France et montrent les vertus de la reconnaissance au travail.

        ---------

        http://www.editions-eres.com/parutions/societe/sociologie-clinique/p3530-comedie-humaine-du-travail-la-.htm
        >>>>
        Danièle Linhart soutient que [...] : s’organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l’expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Le résultat est le même : un travail qui perd son sens, qui épuise. Pire encore, le travail moderne précarise subjectivement les salariés, qui, constamment mis à l’épreuve, sont conduits à douter de leur propre valeur et légitimité.

        ---------------

        http://www.laprocure.com/choix-souffrir-travail-est-fatalite-christophe-dejours/9782227487949.html
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        http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/droit-justice/il-faut-sauver-le-droit-du-travail-_9782738132222.php
        >>>
         ... la subordination est aujourd’hui encore au cœur des relations de travail et il importe, dans l’intérêt de tous, qu’elle soit encadrée. Il décrypte les multiples stratégies des entreprises pour contourner les contraintes du droit ....
        _________


      • Hermes Hermes 21 avril 2015 15:16

        @soi même

        Tout à fait, et au début du 20eme siècle, on disait que l’électricité serait partout et apporterait le bonheur !

        Isga oublie que la satisfaction d’une journée bien remplie à des activités reconnues comme utiles au groupe, contribue à la paix sociale bien plus que l’oisiveté qui génère la frustration de n’être utile à rien, et reconnu pour rien, bref exclu du « jeu », mais avec des points de vue très « durs ».....

        En se débarassant du travail pour construire un paradis extérieur, l’homme se construit un enfer à l’intérieur, enfer duquel émergent déjà des forces de destruction colossales.

        Il est bien plus intéressant de se réapproprier le travail de façon humaine, juste et constructrice. Quel sens cela a t-il par exemple, de construire des tanks et des missiles ? Cela rejoint la question de rebâtir les fondations de nos sociétés que j’ai vue apparaître dans le fil. Construire ces fondations ne se fera qu’à partir de soi-même. et cela prendra beaucoup de temps.

        Ceux qui tirent les ficelles n’y ont aucun intérêt (même si habilement ils détournent toutes les idéologies naissantes pour justifier leurs choix - comme l’entreprise « libre »), et chercheront toujours à pousser ceux qui ne sont pas d’accord dans des rôles d’opposition violente pour les neutraliser et justifier leurs activités.

        Il n’y a qu’en se réveillant au présent qu’on pose par de petits actes quotidiens les fondements de la société de demain.

        Bien à vous !


      • lsga lsga 21 avril 2015 15:24

        j’oublie quoi ? j’ai dit : 

        « Le principal problème de la société du 22ème siècle, ce sera : « comment occuper les êtres humains ? ».  »
         
        et pour ce qui est du fait que la bourgeoisie n’acceptera pas la nouvelle organisation, il me semble répéter assez souvent qu’on ne change de système qu’à travers les révolutions, et que pour passer au Socialisme, on aura besoin d’une révolution planétaire.
         


      • Hermes Hermes 21 avril 2015 16:43

        @lsga

        Je ne parlais pas d’être occupé. Etre occupé n’est pas être utile ! Aujourd’hui il y en a qui s’occupent avec des jeux vidéos à longueur de journée..... Ont-ils le sentiment de contribuer à la vie de la société ?

        La question de la « Révolution mondiale », comme de toute révolution, c’est une question « idéale » et future. Comment grantirez vous l’adhésion de tous à un nouveau système ? Goulag ? Le partage peut être très bien, mais la façon dont on le fait est déterminante à son acceptation. S’il n’est pas accepté, on assitera aux dérives de l’être humain vers l’avidité et l’accapartion des biens et du pouvoir.

        Tout pouvoir générera son opposition, laa dualité est incontournable. Apprendre à gérer un dialogue constructif pour ne pas tomber dans les conséquences violentes de cette dualité est tout un travail. Il est nécessaire de savoir revoir ses positions en intégrant la réalité de l"autre sans renier la sienne, avancer ensemble sans s’accrocher à des croyances. Une véritable conscience de soi est indispensable.

        Comment les être humains passeront-ils à une conscience de soi permanente (y compris bien sûr de leur activité et leur responsabilité) ?

        Ce ne peut être le fruit d’une révolution. La conscience de soi intègre l’autre et ne le détruit pas. Si elle n’existe pas avant comment existera t-elle après ?

        Il faudra beaucoup de temps mais ça commence dès maintenant ! Et il n’est pas nécessaire d’attendre. smiley

        Bonne soirée.


      • Ben Schott 21 avril 2015 17:05

        @Hermes

        Le problème que vous soulevez dépasse largement les compétences de cet olibrius. Il va donc noyer le poisson comme d’habitude. S’il vous répond.


      • lsga lsga 21 avril 2015 17:08

        @Hermes
        c’est la question du sens de la vie qui se cache derrière notre petit débat.

        les grandes civilisations extrêmement évoluées y sont très violemment confrontées.
         
        La vie n’a de sens que quand elle est finie, courte, et remplie de souffrances.
        Dès que l’espérance de vie devient indéterminée, et que tous les besoins sont satisfaits, l’angoisse la plus terrible remonte des profondeurs de l’enfer jusque dans notre monde bien matériel.
         
        Comment calmer l’angoisse ? comment être encore créatif ? comment encore prendre du plaisir ? ces questions sont les plus terribles de toutes, et sont de véritables petites horreurs, que l’humanité ne connait pas encore. Mais bientôt, bientôt. Ça nous changera de la guerre et des famines. 

      • Ben Schott 21 avril 2015 17:43

        @Hermes

        Je vous avais dit que ce n’était pas de ses compétences.


      • Le chien qui danse 22 avril 2015 11:41

        @Ben Schott

        Heu.. vous êtes sur d’avoir les yeux à la bonne place, enfin qui regardent devant quoi...


      • Hermes Hermes 22 avril 2015 14:38

        @lsga
        Bonjour Isga, je suis heureux de voir que vous acceptez le débat. Effectivement ce sont des questions essentielles. Je vais essayer de donner mon point de vue le plus clairement possible. Il m’est difficile d’en rendre compte dans la linéarité du discours, et je m’aperçois que j’aurais tout aussi bien pu commencer par la fin ou le milieu.

        Pour beaucoup, il y a la peur de faire face aux questions essentielles. Si on travaille l’attention (à travers les sens internes/externes) dans le présent, on se rend compte du caractère illusoire de notre imagination et de l’idée qu’on a du passé. On avance ainsi sur la connaissance de soi, et on voit apparaître un chemin de sortie de la peur et de l’angoisse fondamentale. Petit à petit se dessine une capacité d’accepter notre condition humaine,et d’accompagner les choses avec une sérénité grandissante.
        On peut s’apercevoir que les changements s’effectuent alors sans brutalité autour de soi.
        Cela amène à reconsidérer la question de la révolution et l’ordre dans lequel on considère la nécessité du changement : extérieur-intérieur ?
        Votre approche (qui semble) unilatérale de révolution globale laisse l’homme face à son angoisse, et les mécanismes d’avidité et de possession qui sont parmi les plus répandus pour calmer cette angoisse (il y a aussi les certitudes absolues). Ces mécanismes se remettraient inévitablement à l’oeuvre.
        Il est indispensable me semble-t’il d’avancer sur le « front » du développement de la connaissance de soi, de la conscience de soi pour ne pas simplement faire tourner la roue des révolutions/contre-révolutions sanglantes.
        Une société ne sera paisible et perçue gloablement comme juste que lorsqu’une grande majorité de femmes et d’hommes auront atteint un seuil de tranquillité interne qui leur permette de gérer de façon positive et constructrice les inévitables divergences de points de vue, avec la capacité de les intégrer et de les dépasser. Bien sûr je ne prétend pas qu’il faille tout supporter : l’état actuel du monde est tel qu’il peut être nécessaire de savoir se défendre ou éviter une menace....
        De génération en génération le gain vers cette paix intérieure se transmet et se développe. C’est très fragile, car le négatif est un attracteur piussant, à travers les mécanismes de survie dont nous avons hérité, et le positif est au contraire un choix. Par ailleurs les traumatismes que sont les guerres (armées ou économiques) et les révolutions violentes, en exacerbant les passions et répandant la souffrance, sont des obstacles qui retardent la possibilité d’une généralisation de l’émergence des consciences à chaque fois pour quelques générations. La mémoire traumatique est mauvaise conseillère et ne se transforme que lentement.
        Il n s’agit pas d’être idéaliste et de nier la réalité des luttes d’intérêt (Gorabtchev était le cas typique d’un idéaliste manipulé), mais de se rendre compte avec humilité que faire notre part honnêtement avec nous même n’est déjà pas si facile, et qu’une grande partie du chemin d’intégration que nous faisons, nous la transmettons implicitement à nos enfants ou nos compagnons.
        Peut être un jour y aura-t’il un grande transformation des rapports humains dans nos sociétés, mais ce sera sans doute le fruit d’une évolution dont nous ne connaissons ni la durée, ni la forme, ni le chemin.
        En tout cas cela se joue , pour soi-même et notre entourage, clairement dès maintenant, dans chaque positionnement interne que nous prenons individuellement dans les « petits » événements du quotidien. Maintenant est la seule réalité que nous pouvons expérimenter. L’expérimenter permet de voir que l’attention au présent, en laissant choir les tensions inutiles, en laissant choir les considérations morales et les jugements, nous redonne une capacité réelle de choix dans une optique constructrice qui génère une qualité d’être non imagnaire. Le dialogue est toujours bienvenu.

        Merci de votre lecture. smiley


      • soi même 20 avril 2015 18:03

        @ Paul, j’ai relue encore une fois votre article et il y a visiblement des phrases qui interpellée comme celle si :

        « Grâce à la science, les hommes, du moins ceux qui profitent de ses bienfaits, bénéficient d’un bien-être inconnu jusque là. Mais, à chaque pas, la querelle renaît entre les anciens et les modernes. Adversaires et partisans du progrès. »

        C’est vrai et en même temps très problématique, car chaque fois que l’on peut profité de ses bienfaits, c’est une part de de notre individualité qui est au final amputé, Car au final la question qui se pose à qui appartient l’être humain en devenir si les parents d’un coté on cette possibilité de choisir les caractéristique de leurs enfants.

        Cela pose aussi un nouveaux problème qui avait été combattue par Victor Schoelcher, la propriété humaine d’une façon définitif par l’abolition de l’esclave et qui revient sous une forme masqué par des pratiques de biotechnologie qui réintroduit la propriété humaine sur l’humain en modifiant où en perturbant dès la fécondation la procréation.

        visiblement il y a eu tous un débat qui à été escamoté sur l’identité humaine et sa possession, et cela est d’autant plus important que l’on présenté ces avancer comme des bienfaits incontournable du progrès humain. Seulement ce que l’on perçoit pas , car à mon avis cela n’est surtout pas mit en avant, c’est cette foi qui n’est pas remit en cause dans l’autorité médicale à comblé le bonheur personnel de l’humain.

        Oui, la science médicale fait des miracles et à quel prix en réalité, car si elle est pratiquement en mesure de répondre à près tous nos désirs, l’on nous occultes soigneusement l’autre réalité qui est par les différente lois qui se veulent tous aller dans le droit au conforts, nous dépouille de notre propriété de notre dignité.

        Car si maintenant toute les porte sont ouvertes vers les différentes formes de fécondations et de maternité même si dans les fait il y a encore un interdit en France sur certaine pratique et qui peuvent en réalité être contourné par d’autres lois de reconnaissance de nationalité, le problème qui n’est pas excisé ici c’est le coralliaire qui se fait déjà avec les trafiques de fétus et du placenta à des buts utilitaire dans la chirurgie et dans l’industrie cosmétique.

        Ouvre du coup tous un autre chapitre sur le droit de propriété du corps post mortel et toute la problématique engendre que si l’on a pas spécifier que l’on refuse le prélèvement d’organe post mortel, la loi le permet à votre corps défendant , 

        Donc cette avancer biotechnologie, est en réalité la plus grande entrave à la dignité, l’intégrité et la Liberté humaine et de se fait nous sonnes véritablement confronté à devenir non plus des être humain, mais bien des bêtes humaines tous cela au mon de la science et du progrès !


        • Paul ORIOL 20 avril 2015 21:46

          @soi même
          Bonjour,
          C’est bien la question.
          Qu’est-ce que l’être humain, qu’est-ce que la personne ?
          Et c’est ce que je voulais poser sans trancher car je n’en suis pas capable, que je ne suis pas un gourou et que c’est à chacun de trancher.
          Il y a des choses inadmissibles à un moment qui sont admises par la majorité ensuite. Il y a des petits pas qu’on fait parce que ce sont des petits pas. Et de petit pas en petit pas, on change de monde. De conception du monde.
          Et quand on est dans un monde, la majorité trouve ce monde naturel parce qu’on est conditionné par ce monde, par la famille, par l’école, par l’entourage, ... : c’est le changement qui choque, surtut quand il est assumé de façon caricaturale par certains. ..
          Et en même temps, on ne peut pas nier qu’aujourd’hui on vit plus longtemps, plus long temps en bonne santé...
          Est-on plus libre ? Plus heureux ?
          Plus que les paysans du Moyen-Age ? Plus que les habitants des mégapoles du Meilleur des Mondes ?
          On en a l’impression parce qu’on voit leur condition et leur conditionnement. Et nous avons intégré le nôtre.
          Dans le Meilleur des Mondes, ils sont totalement conditionnés et heureux avec l’aide si nécessaire d’une drogue distribuée généreusement. Sauf Bernard, mal conditionné qui a donc conscience du conditionnement, de la notion de liberté et qui n’est pas heureux. Il semble que pour Heuxley il y ait une contradiction entre liberté et bonheur.
          Bien à vous


        • gogoRat gogoRat 20 avril 2015 18:53

          « A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. Et le dictateur… fera bien d’encourager cette liberté-là. »

          et l’article en vient à des questions d’eugénisme , d’adoption, de GPA et de loi du marché .

           L’auteur laisse-t-il entendre que nous serions incités par ’le dictateur’ à toutes les voies de facilité (diversion / divertissement pascalien)  et de déresponsabilisation abolissant le temps ? ( Pas plus de prospective à long terme pour le futur que de considération pour les enseignements du passé ? )

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