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Accueil du site > Actualités > Société > L’Homo-Sapiens-Consumerus face au monde d’aujourd’hui

L’Homo-Sapiens-Consumerus face au monde d’aujourd’hui

Comment les dignes enfants du capitalisme que nous sommes allons pouvoir vivre dans ce monde plein de changements inquiétants ?

   Chers compatriotes, nos canapés, nos écrans plats et nos Ipads sont menacés. Dans ce monde plein de changements inquiétants, nos modes de vies individualistes centrés sur le matériel sont en péril, une nouvelle catégorie de personnes dites "humanistes" pointent le bout de leurs nez. Pour tout vous dire, avant j'étais comme vous, mais j'ai changé. Je vous présente ici un rapide condensé de mon nouveau constat du monde et de la vie, et je ne cherche qu'à constater l'évidence.

      La quasi totalité des frontières des pays de ce monde ont été tracées par les occidentaux, au fil des siècles, des guerres, des morts, des découvertes, des voyages, des prises de pouvoir et des interêts. Après avoir dessiné ce monde, ils ont modelé les peuples, en éradiquant leurs aspirations spirituelles, en redéfinissant leurs us et coutumes, leurs modes de vie, leurs traditions, leurs ambitions, leurs aspirations, leurs visions de la famille et même de l'amour. Ils ont éduqués ces pauvres erres souffreteuses pour qui la vie n'a qu'une dimension à avoir une vision unipolaire de celle-ci, celle du capital, celle de la possession, celle de la souffrance du passé, celle de la souffrance de l'avenir, celle de l'inquiétude du quotidien, celle de la peur de perdre ce que l'on possède, celle de la peur de perdre les gens que l'on aime. Le terrain bien preparé, l'homo-consumerus est en prise aux émotions sans gouvernance sur celles-ci, sans défenses et pleins de certitudes, l'esprit emplit d'idées reçues, de fausses verités, d'informations contradictoires en trop grand nombre, de sentiments d'insecurité mis en place sciemment par les médias, la matière grise est en constante lutte contre ses tourments sans visibles origines. Le capitalisme à gagné sa bataille, à gagné son combat, celui de la peur. Le capitalisme se propose, le communisme lui s'impose. L'homme ferait n'importe quoi pour ne plus souffrir, pour ne plus avoir peur et pour retrouver son cocon de securité. La peur et l'angoisse ne devraient être ressentis qu'en réelle situation de danger. Une étude avait démontré que les personnes ayant visionné les images de l'attentat de Boston était dans un état de stress supérieur à ceux l'ayant vécu, la peur ou l'angoisse ne sont pas des sentiments que l'on doit ressentir de manière constante, si je vois un missile tomahawk tomber devant chez moi, j'ai des raisons de stresser, mais pas derrière mon écran de télevision, et pourtant il faut croire que celle-ci à beaucoup plus d'influence sur mon état que je voudrais bien le croire. Comme à dit Patrick Le Lay ancien PDG de TF1 "Nous vendons du temps de cerveau disponible à Coca-Cola". Mais nous sommes tout autant disponibles sur le terrain de la peur. Tout ceci est ce que j'apelle un "conditionnement initial".

    L'occidental entretient ce mode de vie qui lui a été vendu dès la naissance, et pourtant, ici en France, dans la rue, le discours est tout autre...suffit de tendre l'oreille.Je crois que ce système anti-humain et pro-matériel continue puisque beaucoup trop de personnes pensent qu'ils ont trop à perdre, puisque pour eux perdre c'est perdre ce qu'il y a sur un livret A ou une assurance vie, fruit d'une vie de travail. Ce serait pour eux remettre en cause leur propre existence, des années de travail de sacrifices et de sueur, pour posséder une maison qui, une fois finie d'être payée sera toujours assujettie aux impôts locaux, taxes d'habitations, taxes foncières et l'entretien quotidien. Comment reconnaitre que d'avoir contribué à ce système toute sa chienne de vie était peut-être une erreur ? Comment reconnaitre qu'ils ont peut-êtreéduqué leurs enfants dans l'erreur ? Et pourtant, un jour ils devront le reconnaitre, parce qu'ils devront se reconnaitre. Dans ce système social ou l'apologie de la jeunesse n'est plus à montrer, leur reflet dans le miroir leur fera apparaitre la triste verité, ils ont vieilli, ce qu'ils pouvaient et ce qu'ils devaient accomplir durant leur jeunesse est désormais la possession du passé. Il y a des choses qui ne s'achètent pas pour tout le reste, leur MasterCard fait pâle figure.

    La crise de la quarantaine apparait, ce qui passe pour une dépression dûe à l'âge, n'est en fait que l'émergence d'une conscience, d'une pensée par soi et pour soi. Le temps est passé, et il est plus derrière eux que devant eux. le monde est désormais inquiétant, il est vu sous le prisme de la peur, sous le prisme de l'incompréhension et du mystère. Ils comprennent que rien n'est comparable à l'être humain dans l'univers (jusqu'à preuve du contraire), que nous sommes seuls dans le noir infini sur une boule de pierre qui tourne sur elle même s'approchant d'un soleil source de vie qui indubitablement finira par tout détruire. Autant dire une verité horrible pour l'homo-consumerus qui aimerait que son Iphone traverse les millénaires !

    Alors on soignera ce mal-être qui pourtant est quelque chose de salvateur et de magnifique par des anti-dépresseurs, puisqu'ici il n'y a pas de place pour le repos, pas de temps pour penser, pas d'espace pour la spiritualité étant donné qu'il faut être performant et être une valeur marchande désirable sur le marché du travail. On soigne les tourments de l'esprit comme on met une pastille dans son évier pour le déboucher. Dire qu'ils ont enterré leurs prises de conscience toutes leurs vies de peur de souffrir... La souffrance est nécessaire pour se déconditionner de ce filtre qu'ils ont posé sur nos âmes, pour prendre conscience de l'unicité de la vie. Rappelez vous, vos derniers souvenirs d'enfant, ceux ou la vie était belle, logique, pure, attrayante. Elle l'était parceque vous n'étiez pas encore emplis de toutes ces ordures mentales que l'on a entreposé entre vos deux oreilles, vous étiez dans l'instant présent, vous viviez de façon authentique, sans vous soucier de ce que l'on peut penser de vous, ou de ce que l'on doit penser de la vie. Le chemin du retour pour revenir à cet état de bien être initial et naturel, tel que l'on vous à fait, est très long, mais nécessaire. Et celà commence par une question : qui suis-je ?


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7 réactions à cet article    


  • Aristoto Aristoto 21 juillet 2014 15:35

    Comment les dignes enfants du capitalisme que nous sommes allons pouvoir vivre dans ce monde plein de changements inquiétants ?

    En développant la gesttation extra-utérine, en castrant tous les Hommes de cette terre ( ça sera bio-chimique rien de douloureux ni de sanguins ) en créant des banques d’ovules, de cellules souches et autres cellules reproductives, le clonage etc etc ! Puis on bâtissant d’immense Ville-Université ou tous les petits rejetons de l’humanité seront réunis empilé au même endroit, sans père ni mère, sans religion ni idéologie, sans libre arbitre avec apprentissage intensive du percept : « tu ne tuera point ton frère ! Tu aimera ton frère ! »

    ça te va comme programme !


    • Aristoto Aristoto 21 juillet 2014 15:35

      Mais attention au fruit défendu ! Nul ne doit s’en approcher !


    • mpag 22 juillet 2014 04:02

      Très juste comme analyse, cependant je me permettrai de relever le faite de « Vivre » c’est aussi accepter la guerre, la chute, les difficultés voir même la mort

      Beaucoup de thèmes ou le capitalisme pense apporter la solution par une sécurisation et une homogénéité qui entraînent conditionnements sociale et normes marchandes notamment.

      L’américaine way of life est le parfait exemple, une vie rangée qui apportent confort et sécurité mais qui en contre partie nous demandent d’être dans un conformisme inquiétant et une consommation exacerbée

      Bref un substitut a la peur par excellence pour nombres d’entre nous qui fait appel au instinct primaire qui nous aminent depuis des millions d’années.

      La vie c’est le mouvement, le capitalisme ne doit pas être la fin de l’histoire mais le début d’une autre aussi terrible et impitoyable soit t’elle.


      • soi même 22 juillet 2014 12:22

        Vous confondez un fait qui est pour moi une grande importance.
        C ’est d’attribuer )à qui découle d’une espèce (L’Homo-Sapiens ) et ce qui en découle de son évolution de conscience !
        Rien par ce cette introduction , vos analyse ne peuvent être tronquer !

         


        • Neymare Neymare 23 juillet 2014 15:43

          Vous avez oublié un truc : c’est non seulement par la peur que le système nous tient mais également par la culpabilité
          Observez vous dans la vie de tous les jours : vous observerez qu’il ne se passe pas une heure sans que vous ressentiez la culpabilité : vis a vis de votre travail, de votre conjoint, de vos enfants, de tout et n’importe quoi.
          Et puis il y a la peur : qui peut se résumer a une peur du changement, on a tendance a vouloir que les choses restent fixes, ne changent jamais, or, elles changent tout le temps.
          En fait les humains ne savent pas vivre et c’est pour cette raison qu’ils sont là : apprendre a vivre. On a tendance a considérer notre mental pensant comme nous meme, et on se laisse mener par le bout du nez par lui, on ne mesure pas sa limite et sa crétinerie a toujours tout craindre, ou vouloir, ou penser que le jour ou ceci celà je serai enfin heureux.
          Et bien non, vous ne pourrez jamais etre complètement heureux avec le mental. Le mental ne doit etre qu’un outil pour votre esprit, et vous ne devez vous en servir que lorsque c’est nécessaire : quand on prend les choses comme ça, alors on devient heureux, parce que l’Esprit qui utilise le mental (et qui n’y est pas assujetti) est heureux dans son essence, et que cet Esprit supprime par sa seule force la peur, le stress, la culpabilité, et alors on vit véritablement
          L’Esprit est la seule chose qui peut transformer ce monde pourri, c’est l’unique voie possible pour l’humanité


          • Amnezik 23 juillet 2014 16:14

            Bonjour, et merci d’avoir investi de votre temps pour donner votre avis. Je suis d’accord avec vous la culpabilité est un angle de vue qui se défend, je ne l’ai pas omis, j’ai préféré un angle d’attaque différend, mais ça me donne des idées ! Vous dites que « les humains ne savent pas vivre », je pense le contraire, je crois que nous sommes faits pour vivre, mais l’education que l’on nous donne ne nous permet pas d’apprecier correctement la vie sans passer par des phases de désintégration positives (cf Dabrowski). Enfin bien sur que les pensées ne sont qu’une partie de la totalité de la conscience et malheureusement beaucoup trop de personnes s’identifient à leurs pensées alors que « le cerveau est un organe qui réagit à tout tout le temps et pour n’importe quoi » (cf Le Guerrier Pacifique de Dan Millman)


            Cdt

            • Neymare Neymare 23 juillet 2014 16:37

              @Amnezik
              Concernant la culpabilité, ce n’était pas une critique de votre article que je trouve très bien. Comprenez que je ne vous parle pas de choses abstraites, mais de la réalité de l’emprise qu’a ce monde sur l’etre humain : quand on veut se dégager de cette emprise, il y a 2 obstacles fondamentaux : la peur et la culpabilité (qui vont souvent de pair), ce ne sont pas des angles de vue différents, mais des réalités. Ces 2 choses sont créées par le mental pensant, ce mental pensant n’est pas une partie de la conscience, c’est un outil qui nous sert a vivre dans ce monde, au meme titre que nos deux mains par exemple : vous faites vous dicter vos actions, vos peurs, votre conception du monde par vos mains ? non, pourtant c’est ce que vous faites avec le mental.
              Jusqu’au jour ou vous arrivez a domestiquer le mental, ce n’est alors plus lui qui dirige votre vie, mais l’Esprit universel qui est en vous. Débarrassé du mental, la peur et la culpabilité disparaissent : vous pouvez alors vivre véritablement, c’est pour cette raison que je vous dis que les humains ne savent pas vivre : tant que vous etes dans le mental pensant, vous ne vivez pas (je parle ici en comparaison de l’Esprit, qui Lui trouve sa joie et sa jouissance dans chaque instant).
              Le futur de l’humanité réside précisément dans cette évolution : le passage de notre identité du mental pensant vers l’Esprit, la conscience universelle qui se cache derrière

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