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Accueil du site > Actualités > Société > L’homoparentalité vue par des parlementaires

L’homoparentalité vue par des parlementaires

Après les parlementaires qui écrivent l’histoire officielle, voici les parlementaires qui pétitionnent ! Plus d’une centaine de parlementaires UMP et UDF ont ainsi rédigé un manifeste dans lequel ils condamnent l’homoparentalité. La famille, c’est un homme et une femme. Point barre.

Sur la forme, c’est curieux. On n’attend pas de représentants du peuple qu’ils usent des armes de celui-ci. La pétition est réservée à ceux qui ne légifèrent pas. Faut-il que le sujet soit sérieux à leurs yeux, pour qu’aux textes qu’ils votent, ils éprouvent le besoin d’ajouter des textes qui condamnent.

Sur le fond, évidemment, je suis contre. Si, une famille, c’est un homme et une femme, que n’interdisent-ils pas le divorce, que ne condamnent-ils pas les familles recomposées ou monoparentales ? Pourquoi exiger des couples homosexuels ce qu’on n’exige de personne ?

Enfin, c’est un texte qui est loin des réalités. Beaucoup d’homosexuels ont eu des enfants dans une précédente vie hétérosexuelle. 200 000 enfants sont élevés par des couples homosexuels. Beaucoup d’homosexuels jouent les célibataires pour adopter. N’attend-on pas justement des représentants du peuple qu’ils se coltinent avec la réalité, plutôt qu’ils ne se bercent d’illusions à coup de manifestes ?


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37 réactions à cet article    


  • Scipion (---.---.192.130) 19 janvier 2006 18:20

    200’000 enfants ?

    Et pourquoi pas un million ? Ou deux ? Tant qu’à faire !

    Je vais quand même vous faire plaisir. Cette invention est de celle qu’il suffit de répéter jusqu’à plus soif, pour qu’elle se transforme en vérité !

    Cela dit, le cadre d’éducation des enfants, c’est-à-dire la famille, c’est un homme, une femme, point barre !

    Et il y a des centaines de milliers d’années que c’est comme ça, d’un bout à l’autre de la planète. C’est dire si ça correspond à un besoin.


    • Fgismo (---.---.153.123) 19 janvier 2006 19:45

      c’ est le « point barre ! » qui affirme une proto intelligence.


    • Scipion (---.---.192.130) 19 janvier 2006 20:55

      Normalement, les rires préenregistrés, ils tombent après « proto » ? Ou après « intelligence » ?


    • Philippe Boisnard Philippe Boisnard 20 janvier 2006 06:30

      Dès que l’on parle d’homosexualité ou d’homoparentalité, on retroube la diatribe de Scipion. La question qui se pose aussi bien quant au mariage homo sexuel qu’à l’homoparentalité, c’est de savoir si le modèle invooqué de l’hétérosexualité, est définie essentiellement pour l’humain, ou bien si elle serait plutôt en tant que réalité sociale, un fait de culture. L’ethnologie, et les modèles éducatifs, montreraient assez raidement que le fait qu’un enfant soit éduqué par les parents naturels, n’est pas forcément la seule ralité qui ait existé, et qu’il y a eu d’auutres modèles de famille. En ce sens, il serait à gager que le modèle hétérosexuel n’est aucunement essentiellement défini, mais qu’il serait davantage un fait de culture, notamment renforcé par 1500 ans de christianisme en occident. Pour saisir ce qui cela implique, il faudrait analyser ce qu’implique l’homoparentalité dans les pays qui ont accepté l’adoption homoparentale, voir si sont impliqués des effets de trouble psychologique dans la représentation de l’enfant, etc.... Autrement, ceux qui combattent l’homoparentalité, parlent à partir de certitudes fondées sur une idéologie ou bien une croyance essentialiste sans fondement.


    • conservateur (---.---.247.32) 20 janvier 2006 08:22

      Je crois que sur un sujet comme l’homoparentalité, il faut laisser de cote tout le discours pseudo progressiste et etre conservateur.

      D’abord est ce que la cause d’une minorité peut remettre en question un modele culturel, qui meme issu d’un heritage judeo chretien, structure nos societes, que l’on veuille ou non.

      Et puis l’argument qui consiste a montrer en exemple des familles mono parentales pour dire, pourquoi pas l’adoption par les homosexuels me parait absurde. Est-ce que la mono parentalite est un exemple ?

      Quant a cet autre argument consistant a dire mieux vaut etre adopte par un couple homosexuel qu’etre orphelin, eh bien que l’on facilite d’abord l’adoption par les couples heterosexuels et on verra apres.

      Pour finir,je suis pas un grand fan du principe de precaution, mais en ce qui concerne l’adoption par les homosexuels, je pense que le jeu n’en vaut pas la chandelle. En tout cas l’enfant ne doit pas devenir la victime des revendications sociales et communautaires.


    • Sylvain Reboul (---.---.151.146) 20 janvier 2006 09:40

      Que votre morale subjective vous interdise l’homosexualité ou l’homoparentalité ou le divorce ou la relation sexuelle hors du mariage etc..(barrer la mention inutile) c’est votre affaire et personne ne songe à vous interdire de vivre vos interdits personnels à votre convenance, mais cela ne vous autorise pas à affirmer que votre morale doit être celle des autres, ou qu’elle doit s’imposer au autres sans dicussion (point barre) sous le faux prétexte qu’elle a toujours été pratiquée.

      En effet un tel argument est sans valeur rationnelle : votre modèle familial est circonscrit dans l’espace et le temps. De plus, lors même qu’il s’inscrirait dans une tradition établie, cela ne signifie en rien que cette tradition doive perdurer indéfiniment. À (dé)raisonner comme vous le faites, le mariage civil, le divorce, l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, la contraception, le droit à l’avortement, la responsablité parentale etc.. n’existeraient pas en droit, alors l’homosexualité serait encore un délit et la peine de mort -particulièrement pour sodomie- serait encore en vigueur.

      Votre problème réside dans le fait que que vous n’avez pas compris que vous vivez dans une société démocratique et libérale et donc de moins en moins traditionnaliste.

      À moins de prétendre nous « talibanniser », vous devez accepter que les autres aient le même droit de fonder une famille que vous dans un cadre différent du vôtre quelle que soit leur préférence sexuelle avec pour seule limite l’interdiction de transformer leurs enfants en objets sexuels, ce qui serait une négation radicale du droit de ces derniers à construire leur autonomie sexuelle personnelle.

      Mais je n’ai aucune crainte, ni vous, ni les députés-talibans dont vous soutenez l’initiative, ne peuvent à terme interdire l’égalité des droits ; c’est un barouf d’honneur qui vise à soulager leur problème de conscience quitte à retarder une évolution qui s’incrit déjà, contre certaines traditions religieuses, dans les faits et en Europe s’affirme progressivement comme un droit, au nom des droits des l’hommes (et des femmes), homosexuels ou non.

      Ethique et sexualité


    • Koan Zench (---.---.136.71) 20 janvier 2006 11:31

      Et quid de l’avis de la personne adoptée ?

      Abandon & Adoption


    • Sylvain Reboul (---.---.151.146) 20 janvier 2006 13:01

      Adopté ou pas, Je ne connais en effet personne qui ait demandé l’avis d’un enfant avant d’être mis au monde dans telles ou telles conditions familiales et sociales


    • Capreolus (---.---.147.69) 20 septembre 2006 20:01

      Sylvain, parler de députés talibans, c’est vraiment de la mauvaise rhétorique ! C’est même navrant, car les talibans sont des criminels patentés, pas ces députés, qui ne réclament pas tout de même la mort des homosexuels.

      Amicalement,

      Capreolus


    • Un enseignant trentenaire (---.---.56.116) 20 janvier 2006 09:31

      Sur l’homoparentalité je suis assez partagé, d’un certain point de vue, il y a tellement de risques d’échouer dans l’éducation de son enfant même avec un couple ethérosexuel et avec la meilleur volonté du monde qu’ajouter un facteur « déséquilibrant » comme le couple homoparental me parait un peu hasardeux. Je reconnais être de culture et de formation chrétienne donc j’ai une certaine réticence vis-à-vis de l’homoparentalité. Néanmoins je suis lucide et critique vis-à-vis de mes croyances donc je ne les suit pas aveuglément. Secondo, lorsque l’on voit comment certains couples ethérosexuels ont des enfants « à la légère », s’avèrent incapable de les éduquer correctement ( je suis bien placé pour le savoir ), de leur donner l’amour qu’ils demandent, que même certains vont jusqu’a les maltraiter moralement, physiquement sexuelement, on peut avoir des doutes sur la validité de model ethéroparental. De plus , il y a encore 50 ans, l’homosexualité était considérée comme anormale, non naturelle pour l’homme, jusqu’a ce que l’on découvre et que l’on cesse de cacher le fait que de nombreuse espèces animales ( les singes notamment ) avaient des pratiques homosexuelles pas si rares que cela. Exit le coté non-naturel de l’homosexualité. Si cela se trouve on découvrira un jour des couples homosexuels d’animaux qui adoptent des petits sans que cela boulverse la structure de leur société. Hors après tout, l’homme est un animal évolué, rien de plus. En ce qui me concerne je n’interdirais pas l’homoparentalité mais je conditionnerais celle-ci a un suivis psychologique avant la conception ou l’adoption afin de s’assurer que le couple concerné aura vraiment les moyens d’assurer stabilité et le développement harmonieux à l’enfant, et un suivi aussi pendant l’enfance, discret mais réel. (D’ailleurs on devrait presque l’exiger pour tout les couples, ethero comme homo. ) J’assortitais cela d’un législation particulièrement sévère contre l’homophobie sous toutes ses formes pour proteger le plus possible l’enfant des agressions extérieurs. A titre anecdotique, je reglement interieur du collège privé catholique ou je travail en ce moment condamne clairement entre autre, les insultes à caractère homophobe et ma compagne elle ne voit aucun inconvénient à l’homoparentalité.


      • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 09:56

        Vous écrivez, un enseignant trentenaire : « Si cela se trouve on découvrira un jour des couples homosexuels d’animaux qui adoptent des petits sans que cela boulverse la structure de leur société. »

        Et c’est lequel des deux qui allaite dans le cas des couples de mâles ? Soyons sérieux, voulez-vous...

        Il ne faut jamais oublier que le mariage homosexuel et son avatar homoparental, sont nés entre deux tafs de shit dans un squat de Los Angeles, ou de New York, comme conséquences directes de l’épidémie de sida !

        Avec la maladie, les homosexuels ont découvert l’hospitalisation, les restrictions en matière de visite, la mort et les problèmes de succession. Voilà tout.

        Et cette origine, qui est à la base d’un phénomène de mode, sans plus, prive définitivement l’institution mariage homosexuel de toute légitimité.


      • (---.---.56.116) 20 janvier 2006 10:27

        Cher Scipion ! C’est toujours un plaisir de vous lire. J’ai trouvé en vous quelqu’un d’encore plus peremptoire et réducteur que moi , ce qui n’est pas peu dire, le feriez-vous exprès ? Je plaisante biensûre. D’ailleurs vous avez fini par abandonner notre discussion sur la peine de mort, vous aurai-je convaincu ? Ou du moins contraint à l’abandon faute d’arguments ? Je répondrais plus en détail plus tard dans la journée à vos propos mais je peux vous signaler que l’on a déjà repertorié des cas de couples de mâles cygnes adoptant un petit et l’élevant ensemble. Et que chez l’espèce singe des Bonobos, la sexualité remplace toute forme de conflit physique, une sexualité aussi bien ethéro que homo, le rapport hierarchique se faisant pas l’acte sexuel, les Bonobos ne se battent jamais entre eux ( on rejoins le « faites l’amour pas la guerre » des années 70 non ? ) La Nature est décidement plaine de surprises...


        • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 10:33

          Vous êtes qui ?


        • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 14:20

          M. Reboul écrit, sans qu’on sache précisément à qui il s’adresse : « ...cela ne vous autorise pas à affirmer que votre morale doit être celle des autres, ou qu’elle doit s’imposer au autres sans dicussion (point barre) sous le faux prétexte qu’elle a toujours été pratiquée. »

          A partir d’un certain point, cette discussion sort du domaine de la morale pour entrer dans celui de la société et de sa civilisation. Et je me battrai de toutes mes forces pour empêcher l’avènement de la civilisation de l’indifférenciation sexuelle, dans laquelle pourrait se tenir le dialogue suivant, entre un adulte et un gosse de neuf ans :
          - Tu veux te marier quand tu seras grand ?
          - Ouais !
          - Avec un homme ou avec une femme ?
          - J’chais pas encore...


          • Sylvain Reboul (---.---.151.146) 20 janvier 2006 15:07

            Un tel combat contre l’homosexualité et l’homoparentalité (car il s’agit du même combat) est aujourd’hui perdu d’avance, sauf à instaurer une espèce de fascisme moral dont vous n’avez pas les moyens juridiques, politiques et militaires.

            En plus, votre attitude pour le moins abrupte montre que vous savez parfaitement pourquoi : dans la société libérale et pluraliste qui est la nôtre vous n’avez pas d’argument rationnel suffisant susceptible d’entrainer l’adhésion de ceux qui ne partagent pas vos préjugés moraux et dont vous ne pouvez préjuger qu’ils soient et/ou restent indéfiniment minoritaires.

            Heureusement qu’il vous reste la possibilité d’un défoulement, somme toute bien anodin, sur ce blogue. C’est au moins un avantage de la démocratie pluraliste et de ce média interactif formidable qu’est Internet.


          • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 16:10

            M. Reboul parle de « la société libérale et pluraliste qui est la nôtre... »

            Ce qu’il appelle « société libérale et pluraliste » est, en réalité, la société du

            J’ai envie, donc j’ai le droit

            On devrait donc dire la non-société. Qui est condamnée par sa vacuité même...

            Mais bien malin qui pourrait dire quel sursaut la jettera définitivement par terre. Espérons qu’il ne soit pas islamique...

            Dans cette optique, les blogs n’aident pas à se défouler, mais à patienter... smiley)


          • florian (---.---.200.77) 20 janvier 2006 18:00

            « Mais bien malin qui pourrait dire quel sursaut la jettera définitivement par terre. Espérons qu’il ne soit pas islamique » ça veut dire que la societe peut s’ecrouler mais surtout pas à cause de l’islam ? donc si c’est le catholicisme qui nous détruit, vous serez content. ça montre bien que votre haine vous aveugle de toute réflexion. heureusement que le monde avance plus vite que votre cerveau, sinon on vivrait encore dans les grottes !


          • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 19:58

            « Mais bien malin qui pourrait dire quel sursaut la jettera définitivement par terre. Espérons qu’il ne soit pas islamique » ça veut dire que la societe peut s’ecrouler mais surtout pas à cause de l’islam ?"

            Non, ça ne veut pas dire ça ! Mais alors pas du tout ! Ca veut dire que cette non-société, hyper-inidividualiste, est condamnée dans tous les cas de figure, et qu’on ne connaît pas la force qui la terrassera... Mais que ça pourrait aussi être l’Islam...

            « ...donc si c’est le catholicisme qui nous détruit, vous serez content. »

            Impossible ! Le catholicisme est archifini. Si ce n’était pas le cas, c’est lui qui aurait dressé une barrière infranchissable contre l’expansion de l’Islam. Ce qu’il a fait à satisfaction dans le passé.

            « ...ça montre bien que votre haine vous aveugle de toute réflexion. »

            Et bien, justement pas. Comme vous vous être complètement planté dans l’interprétation de mes propos, ça ne montre rien du tout smiley)

            « ...heureusement que le monde avance plus vite que votre cerveau, sinon on vivrait encore dans les grottes ! »

            Ne confondez pas le monde avec la coterie médiatico-intellectuelle de la rive gauche...


          • un enseignant trentenaire (---.---.56.116) 20 janvier 2006 18:29

            Cher Scipion, c’est moi qui vous ai écrit un peu plus haut, veuillez m’excusez je n’ai pas eu le reflexe de préciser qui j’étais, je pensais que vous me reconnaîtriez.

            Par contre, même si je me permet d’asticoter un peu Scipion, sans méchanceté je le précise, je trouve, Florian qui vos propos vis-à-vis de Scipion frisent l’insulte, c’est dommage je trouve, nous sommes entre gens civilisés et bien élevés non ? Capables d’avoir des opinions radicalement divergentes sans pour autant tomber dans le degrés zero du débat qu’est l’insulte non ?

            Notre société « libérale » peut être nefaste sur certains aspects je suis tout à fait d’accord, mais Scipion je ne la condamnerais pas trop vite si j’étais vous, c’est grace à ce « liberalisme » dans le sens de la liberté d’opinion et d’expression, que vous pouvez comme moi, être libre de faire valoir vos opinions ici même. Que ces opinions soient partagées ou non par la majorité. Donc ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

            Vous dites aussi, Scipion : « Il ne faut jamais oublier que le mariage homosexuel et son avatar homoparental, sont nés entre deux tafs de shit dans un squat de Los Angeles, ou de New York, comme conséquences directes de l’épidémie de sida ! »

            Faut-il en conclure qu’homosexualité, drogue et SIDA vont forcément ensemble ? Moi je dirais que la naissance du mariage homosexuel et de l’homoparentalité vient plutôt de la disparition de certains préjugés barbares qui faisaient traités l’homosexualité comme une maladie mentale dans les années 50 aux USA, c’est à dire à grand coups d’éléctrochocs, des préjugès barbares qui ont coutés la vie à un génie comme Alan Turing, le père de l’informatique hélas bien vite oublié car ... homosexuel. Puis-je rappeler que Socrate ou Platon, père de la philosophie , étaient pédéraste ?

            « Avec la maladie, les homosexuels ont découvert l’hospitalisation, les restrictions en matière de visite, la mort et les problèmes de succession. Voilà tout. »

            Croyez vous qu’ils en soient heureux ? Croyez vous qu’ils n’avaient pas déjà assez de problème avec l’homophobie ambiante ?

            En ce qui concerne une légitimité du mariage homosexuel, du point de vue religieux, je suis d’accord, le catholicisme, en l’état actuel, ne peut en aucun cas le tolérer, a moins d’une réforme sérieuse du dogme et d’une sérieuse réinterprétation des Ecritures, donc le Vatican ne peut pas faire autre chose que le condamner. Du point de vue civil c’est autre chose et là cela ne me dérange pas.


            • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 20:59

              « Moi je dirais que la naissance du mariage homosexuel et de l’homoparentalité vient plutôt de la disparition de certains préjugés barbares qui faisaient traités l’homosexualité comme une maladie mentale dans les années 50 aux USA... »

              Considérez la chronologie, et vous verrez. La démocratisation de l’homosexualité remonte à 68, le sida à 81 - on parle alors de syndrome de Kaposy et de cancer des homosexuels - et l’invention du mariage homosexuel à 82-83...

              « Puis-je rappeler que Socrate ou Platon, père de la philosophie , étaient pédéraste ? »

              Certes, certes. Mais à ce qu’on sache, Socrate n’a jamais demandé la main de Platon. Et ce n’est pas pour cela que le premier nommé a été condamné à boire la ciguë.

              En fait, si on survole les civilisations et les millénaires, on ne découvre qu’un seul mariage d’hommes, en l’occurrence, celui de Néron avec Sporus... Les homosexuels auraient pu rêver d’un patronage plus reluisant...

              « Avec la maladie, les homosexuels ont découvert l’hospitalisation, les restrictions en matière de visite, la mort et les problèmes de succession. Voilà tout. » - Croyez vous qu’ils en soient heureux ? "

              Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. A l’hôpital, ils ont découvert que les visites étaient, dans les cas extrêmes, réservés aux proches parents et au moment du décès, les conjoints - ou réputés tels -, se sont aperçus qu’ils écopaient du maximum, en matière de droits de succession. D’où la revendication matrimioniale, puis, ultérieurement, l’homoparentalité.


            • Sylvain Reboul (---.---.151.146) 20 janvier 2006 22:59

              Vous n’en avez pas assez de prendre le passé, du reste reconfiguré à votre image, comme seule référence pour le présent et l’avenir ?

              Le monde change, seuls les imbéciles volontaires ou les inconscients refusent de s’en apercevoir ; or cela ne justifient pas le fait qu’ils prennent du même coup les autres pour tels en les bassinant avec un argument (tout est toujours pareil, tout est bien et donc doit le rester) aussi indigent.

              L’histoire des humains est un fait, la permanence est un mythe : « on ne peut se baigner deux fois dans le même fleuve » disait un de mes maîtres Héraclite...


            • Scipion (---.---.200.25) 21 janvier 2006 12:43

              C’est sûr que le monde change, M. Reboul, et forcément toujours en bien ! Incendier dix mille voitures par an, c’est lutter contre la pollution automobile. Poignarder une enseignante, c’est libérer un emploi pour un remplaçant ou une remplaçante momentanément dépourvu d’emploi.

              Quant au mariage homosexuel, des milliers d’années, voire des centaines de milliers d’années d’histoire, démontrent qu’il ne correspond pas plus à une nécessité inhérente à la nature humaine que le hula-hoop, le yo-yo ou le scoubidou, pour citer quelques autres trucs qui furent à la mode, avant de sombrer dans l’oubli. Pour ne pas dire dans le ridicule.


            • un enseignant trentenaire (---.---.56.116) 20 janvier 2006 20:37

              Je ne l’ai pas fais exprès mais un monstrueux fait divers entendu au journal télévisé de ce soir apporte hélas de l’eau à mon moulin. Une « famille » etherosexuelle composée du père, de la mère, de l’oncle et d’une grand-mère, ont consciencieusement humilié, maltraité, puis torturé à mort un des enfant de la famille agé de 9 ans. Lorsque le journaliste a énoncé succintement quelques-uns des sévices subis j’ai cru que j’allais pleuré de tristesse en imaginant le martyr de ce pauvre gosse. Alors, le couple etherosexuel comme model, c’est à voir...


              • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 21:03

                On pourrait en conclure quelque chose si un tel drame était, a priori, exclu avec des parents homosexuels... C’est loin d’être le cas.


              • Courouve (---.---.102.41) 20 janvier 2006 20:45

                Il m’a toujours semblé que l’homosexualité relevait davantage de la liberté que de l’égalité stricte des droits entre homos et hétéros. Le fait d’être homo, hétéro ou bi n’est pas un élément de l’état-civil, mais relève de la vie privée. En conséquence, il ne peut être source de droits.

                Sur le mariage homo, mes réflexions sont lisibles à l’adresse suivante :

                http://pageperso.aol.fr/ccourouve/MAHO.doc


                • Scipion (---.---.40.249) 20 janvier 2006 21:00

                  Je ne vous le fais pas dire.


                • Sylvain Reboul (---.---.151.146) 20 janvier 2006 22:46

                  Vous escamotez la question de l’homoparentalité, ce qui pour un prétendu philosophe n’est pas d’un grand courage intellectuel. De plus il n’y a de liberté pour tous que dans l’égalité des droits, vous devriez savoir cela : c’est élémentaire pour qui se veut rationnel.


                • Scipion (---.---.200.25) 21 janvier 2006 08:10

                  « ...il n’y a de liberté pour tous que dans l’égalité des droits... »

                  Si c’était vrai, les pères disposeraient du droit à l’avortement sur leurs enfants à naître !


                • Sylvain Reboul (---.---.151.241) 23 janvier 2006 14:12

                  Très juste et je suis pour, dans la mesure où cette paternité lui est imposée ; mais selon moi, rien ne doit lui interdire de ne pas reconnaître l’enfant. Cette évolution est inscrite dans le logique du droit.

                  A défaut d’être d’accord avec vous, reconnaissez que je le suis avec moi.


                • un enseignant trentenaire (---.---.56.116) 20 janvier 2006 23:34

                  On pourrait en conclure quelque chose si un tel drame était, a priori, exclu avec des parents homosexuels... C’est loin d’être le cas.

                  Absolument vrai Scipion, donc moi j’en conclu que si dans les deux cas on peut connaître le pire, on peut aussi connaître le meilleur, ce qui remet à égalité les couples ehtérosexuels et homosexuels pour ce qui est d’assurer le bonheur de l’enfant. N’est ce pas l’essentiel ?


                  • Scipion (---.---.200.25) 21 janvier 2006 08:14

                    « ...ce qui remet à égalité les couples ehtérosexuels et homosexuels pour ce qui est d’assurer le bonheur de l’enfant. N’est ce pas l’essentiel ? »

                    Dans la mesure où l’équilibre psychique est une composante du « bonheur de l’enfant », la réponse ne va pas de soi.

                    Parce que, s’il n’est jamais agréable, de se faire traiter de fils d’enc...é, pendant la récré, c’est infiniment pire quand l’insulte recouvre une certaine réalité, pour ne pas dire une réalité certaine...


                  • ciceron (---.---.202.226) 21 janvier 2006 19:01

                    Admettons que les modeles familiaux valables jusqu a present ne soient plus la reference, et ca m ecorche la gueule de l ecrire, je usi contre l’ homoparentalite

                    Beaucoup d « horribles reacs » ne se sont opposes a l epoque au pacs que parce qu il s inscrivait dans une evolution qui devait mettre sur le tapis la question de l adoption. Autant le Pacs ou le mariage homo ne me derange pas, car n a d implications que pour les deux personnes concernees. Ce qui est bien different dans le cadre de l adoption...

                    Et puis arretons d en faire un enjeu de societe vital. D abord parce que je ne pense pas que ce soit la priorite pour la France, et puis qu a force de draper tout ca d egalite de liberte, de tolerance, etc... on en oublie un peu trop que ce debat interesse surtout des hommes politiques soucieux de leur image aupres d une minorite qui devrait choisir un autre terrain, moins lourd de consequences dans sa soif d egalite.


                    • Sylvain Reboul (---.---.151.241) 24 janvier 2006 08:33

                      L’égalité des droits est un enjeu vital dans une société libérale et démocratique, car c’est son principe fondateur.

                      Hors de ce principe, il n’ y a plus que des sociétés traditionnelles et autoritaires, voire théocratiques,. Qui en rêvent ? Des idéologues potentiellement violents. Ceux que l’on appellait en Allemagne au début du XXème siècle les « révolutionnaires conservateurs » dont nombre d’entre eux (pas tous) ont été les soutiens du nazisme.


                    • Hasting (---.---.21.194) 29 janvier 2006 10:45

                      « Parce que, s’il n’est jamais agréable, de se faire traiter de fils d’enc...é, pendant la récré, c’est infiniment pire quand l’insulte recouvre une certaine réalité, pour ne pas dire une réalité certaine... »

                      Si le mariage gay et l’homoparentalité étaient entrés dans les moeurs, ce genre d’insultes disparaitraient des écoles... Il n’y aurait plus que des vieux réacs homophobes pour tenir ces propos insultants. Les enfants, même s’ils sont parfois durs entre eux, sont beaucoup plus ouverts si on ne leur impose pas un discours caricatural à la maison...


                      • sebastien (---.---.108.11) 31 janvier 2006 19:42

                        D’accord avec toi Hasting !


                      • mireille (---.---.134.154) 31 janvier 2006 22:28

                        Il est vrai que notre société évolue rapidement.. ; Ce qui est possible aujourd’hui ne l’était pas hier. Aujourd’hui, la réalité est que tous les enfants ne vivent pas le même modèle parental et cela peut être une richesse. Les enfants de parents homos seront d’autant plus heureux que nous accepterons cette éventualité, comme nous acceptons qu’un enfant soit élevé par sa mère et sa grand-mère, suite à un divorce par exemple, et qu’il n’y ait plus d’homme à la maison. Ou une femme qui se retrouve des années sans hommes, avec des enfants en bas âge... Je pense qu’il est important que dans l’entourage de l’enfant, celui-ci ait des relations affectives positives avec les deux sexes, peu importe si ils vivent ensemble ou non, qu’ils soient de proches parents, de bons amis, ou une institutrice (pour les homos hommes parents)qui ait un chouette rapport avec l’enfant... Ouvrons nous l’esprit. Il ne faut pas avoir peur des parents homos comme il ne faut pas avoir peur de ce qui nouveau et qu’on ne connait pas... (je suis hétéro)

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