Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > L’horreur agricole : les conséquences du choix du tout (...)

L’horreur agricole : les conséquences du choix du tout marché

Perico Légasse a publié un papier à lire sur le FigaroVox, « Ce n’est pas l’agriculture qu’on assassine, c’est la France qu’on poignarde ». Alors que le gouvernement s’agite et prend des mesures dérisoires ne règlant rien, il faut répéter que c’est le choix du tout marché qui est la cause du problème.

 
Horreur humaine et horreur alimentaire
 
Il faut écouter Stéphane Le Foll, aussi pénible soit-il d’entendre autant de mauvaise foi et d’enfumage. Son passage sur RTL jeudi n’était pas moins insupportable que ses leçons du printemps dernier. Rien n’est fait pour protéger les agriculteurs des mouvements destructeurs de marchés, qui poussent les prix sous leurs coûts de production, envoyant ceux qui nous nourrissent dans la misère. En réalité, le modèle construit par ceux qui nous gouvernent est, comme l’explique Périco Légasse, un modèle qui profite essentiellement à ceux qui achètent en gros, les grandes entreprises, et les plus gros producteurs, qui peuvent encaisser ces mouvements, prélude à « la mort programmée des petits producteurs laitiers  » dénoncée par Contrepoints qui note le rôle de la méthanisation dans le modèle économique actuel.
 
Le seul traitement réservé aux agriculteurs devrait imposer, comme en Asie, la retour d’un protectionnisme permettant de choisir le modèle agricole que l’on souhaite tout en assurant une juste rémunération du travail des forçats modernes de la terre. Mais en outre, comme le note également Périco Légasse, le modèle actuel ne produit-il pas une alimentation de qualité médiocre, pour ne pas dire plus, même si nous ne sommes pas (encore ?) tombés dans les excès du modèle étasunien, et ses animaux aux hormones et antibiotiques lavés à la javel ? C’est ce modèle qui impose une uniformisation dangereuse, qui ne se soucie que d’esthétique et de commodité, au détriment du goût et des qualités nutritionnelles (en chute libre), en offrant un boulevard aux producteurs de pesticides, comme l’a dénoncé Elise Lucet.
 

L’alternative n’est pas bien compliquée à mettre en place. C’est uniquement en protégeant notre marché que nous pourrons choisir le modèle agricole que nous souhaitons, assurant à la fois une juste rémunération des agriculteurs, une bonne qualité des produits et un respect de la terre.

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.19/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

27 réactions à cet article    


  • ZenZoe ZenZoe 10 février 11:14

    L’article de Legasse est en effet à lire !
    C’est le meilleur que j’aie lu sur le sujet depuis longtemps.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 09:06

      @ZenZoe
      Ce ne sont pas nos gouvernements, mais l’ application de la PAC qui était déjà dans le Traité de Rome. Parler d’agriculture sans jamais parler des Traités européens, c’est de l’ enfumage complet.
       Asselineau : « Les agriculteurs ne doivent pas se tromper de cible ! » Les citoyens non plus.
      Le Foll, ni Valls n’y peuvent rien, ce sont les Traités européens qui ont mis en place la PAC et ouvert la France à la mondialisation.


    • keiser keiser 11 février 19:58

      @Fifi Brind_acier

      Alors en fait, j’ai regardé un peu qui tu es.

      Tu approches les 20 000 commentaires, impressionnant, n’est ce pas ?

      20 000 et pas un article !? ...  smiley

      Il faudrait peut être se jeter à l’eau.
      Parfois cela rafraichi les idées.  smiley


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 20:18

      @keiser
      Si les militants de l’ UPR sont présents sur Internet, dans des dizaines de médias, c’est que l’ UPR est censurée depuis 9 ans, ce qui devrait davantage vous alarmer sur l’état de notre démocratie, que le nombre de mes commentaires....


    • foufouille foufouille 10 février 11:19

      c’est en vendant de la merde plus cher que les cultos arriveront à vivre. les produits transformés seront juste plus cher et se vendront moins.


      • Marc Chinal Marc Chinal 10 février 15:08

        Dans un système monétaire quel qu’il soit, c’est l’obtention de monnaie qui prime sur tout, car il faut survivre et que la survie passe par avoir du fric ou en dépenser le moins possible.
        .
        Vous devriez manifester contre la FNSEA et son modèle productiviste nocif.


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 09:07

          @Marc Chinal
          La FNSEA fait perdurer, comme Monsanto ou Senginta, le modèle industriel de la PAC.


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 11 février 09:29

           @Fifi Brind_acier

          ce qui est marrant c’est l’article Contrepoints :

          les prix sont trop bas car il y a surproduction, ce qui étouffe les plus petits producteurs.
          Alors, nous propose-t-il, il faudrait produire moins pour que les prix remontent.
          Avec la même conséquence au final, la faillite des plus petits.
          On en revient aux discussions un peu idiotes sur le partage de la pénurie de travail :
          vous préférez être au chômage ou travailleur pauvre à temps partiel ? ça revient presque au même.

          En fait je n’ai pas l’impression que la PAC ait « produit volontairement » le système actuel : il fallait produire beaucoup pour nourrir une population en accroissement, le reste est venu de lui même. Maintenant je veux bien qu’on revienne à l’agriculture vivrière, comme certains écolos urbains semblent le vouloir, mais ils ne me semblent pas crédibles :
          vous imaginez Périco Legasse élevant lui même ses poules dans son appartement parisien en revenant de Marianne ? Voire dangereux (les rendements du bio c’est combien au juste ?)

          Ou alors ou alors... il faudrait en revenir à un système un tant soi peu dirigiste et planifié, interdisant les « fermes des 1000 vaches » et autres :
          là encore, le « système » actuel n’impose pas ces pratiques, mais rien ne l’interdit, et la concurrence fait le reste.

          Toutes mesures bien évidemment impossibles à prendre en l’état actuel des choses.


        • chantecler chantecler 11 février 09:54

          @Olivier Perriet

          La PAC était justifiée dans les débuts de l’UE , après guerre .

          Il s’agissait de pouvoir nourrir et avec de la qualité les membres fondateurs . ( hors RU avec son commonwealth et sa propre agriculture avec les grands propriétaires libéraux comme la Reine d’Angleterre qui s’est mise aussi à toucher des subventions de la PAC cf Thatcher qui voulait récuper l’argent versée à la PAC)

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Commonwealth_of_Nations

          Disons jusqu’à la réunification allemande et la chute du rideau de fer, qui et avec la concurrence mondialisée , a tout redistribué dans le cadre européen : subventions pour les grandes exploitations productivistes cotées en bourse par exemple

          Et là encore le RU a bien fichu la m.....


        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 20:23

          @Olivier Perriet
          La PAC définition dans les articles 38 & 39 du TFUE :
          « Accroître la productivité de l’agriculture en développant les progrès techniques ( machines, engrais, pesticides , automatisation etc) ... » en assurant le développement de la production agricole, ainsi que l’emploi optimum des facteurs de production , notamment de la main-d’œuvre " .
          En clair, avec le moins de salariés possible.


          Il n’est question nulle part de la qualité des produits, de la santé des sols, de celle des agriculteurs et des consommateurs.

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 20:24

          @Olivier Perriet
          Le rendement du bio est égal ou supérieur à celui du chimique qui tue les sols.


        • JC_Lavau JC_Lavau 12 février 17:40

          @Fifi Brind_acier. Mais pas en un claquement de doigts. Compter une dizaine d’années
           de vaches maigres.


        • eau-du-robinet eau-du-robinet 10 février 19:48

          Bonjour Laurent,
          .
          « Le seul traitement réservé aux agriculteurs devrait imposer, comme en Asie, la retour d’un protectionnisme permettant de choisir le modèle agricole que l’on souhaite tout en assurant une juste rémunération du travail des forçats modernes de la terre. »
          .
          C’est justement ce que l’UPR propose dans son programme :
          .
          Voici quelques extraits :

          Remplacer la PAC par la PAN (Politique agricole nationale). La sortie de l’UE ne modifiera en rien le niveau des subventions versées à nos agriculteurs puisque ces subventions, bien que qualifiées d’européennes, sont en réalité financées par les contribuables français.
          .
          Garantir un revenu digne et stable aux agriculteurs en favorisant un prix juste à la vente des productions.
          .
          Par la régulation des spéculations sur les produits alimentaires à destination de l’homme et des animaux en réglementant les marges de la filière.
          .
          Assurer, pour les agriculteurs, un prix minimum de viabilité en-dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre.
          .
          Créer un fonds de garantie suffisant en cas de calamité agricole afin de dédommager les exploitants victimes.
          .
          Stabiliser le marché et l’orienter vers les productions locales.
          .
          Maintien des quotas laitiers. Création d’Agridistrib (outil Internet connectant les producteurs et les plates-formes de distribution locale). L’objectif sera de créer un marché local de façon à économiser sur les coûts de transport et à offrir aux consommateurs une fraîcheur accrue des produits.
          .
          Garantir l’autosuffisance alimentaire nationale et participer à la sécurité alimentaire mondiale.
          .
          Interdiction des OGM, y compris dans la nourriture animale. Modification des normes des fruits et légumes.
          .
          Effectuer une campagne de sensibilisation afin que les consommateurs changent leurs habitudes et acceptent d’acheter des produits mal calibrés mais préservant leur santé et l’environnement. !!!!!!!!! (Cette mesure réduira l’énorme gaspillage de produits mal calibrées)
          .
          Entreprendre des négociations avec l’OMS sur les règles de la FAO liées au Codex alimentarius afin de refuser une partie de ces normes dans la production nationale et pour certains produits importés.
          .
          Favoriser le développement de la recherche en la dotant de moyens nécessaires.
          .
          Assurer la gestion sociale en créant, au sein de Pôle Emploi, une structure dédiée à cette filière, notamment en matière d’emplois saisonniers.
          .
          Programme de l’UPR
          http://www.upr.fr/wp-content/uploads/presidentielles/Programme-Liberation-Nationale.pdf
          .
          .


          • Pere Plexe Pere Plexe 10 février 20:26

            Du protectionnisme agricole... ?

            Allez donc le justifier aux millions d’employés de l’industrie,voir des services, sacrifiés au nom de la mondialisation, au prétexte de la sainte « rentabilité ».
            Surtout que les agriculteurs et leurs relais syndicaux/ politiques (la FNSEA et l’UMP/RPR/LR ont des dirigeants qui passent de l’un à l’autre) ont organisé la désindustrialisation du pays et son cortège de chômeurs.
            Ils ont aussi préempter une agriculture sous perfusion et la manne des subventions.
            Ne demandez pas que l’on soutienne les Xavier Beulin les Christian Jacob les François Guillaume qui ont creusé la tombe de l’agriculture mais plus encore celle de l’industrie et celle du pays !
            On ne peut pas réclamer le protectionnisme et écrire :
             le protectionnisme conduirait à « une France repliée sur elle-même, avec des frontières fermées, alors que 25% des Français travaillent à l’exportation. »

            Que les agriculteurs assument leurs choix !

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 09:00

              @Pere Plexe
              Le but d’une économie est de satisfaire les besoins de sa population d’abord..
              Les exportations tous azimuts, comme le fait la PAC, ne peuvent plus fonctionner quand la demande chinoise baisse ou quand les sanctions contre la Russie ferment des marchés.


              C’est ce qui se passe en ce moment pour les agriculteurs. Ce qui n’empêche pas la France d’importer des produits agricoles d’autres pays européens ou du reste du monde. Puisque les Traités européens assurent la libre circulation des marchandises venant de pays qui n’appliquent pas les mêmes règles.

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 11 février 09:34

              @Pere Plexe

              Amalgame grossier entre protectionnisme et autarcie.


            • Pere Plexe Pere Plexe 12 février 16:26

              @Olivier Perriet
              ... ?



            • Clocel Clocel 11 février 09:21

              Marre de ces conneries...
              Alors que la plupart des pays européens jouissaient des fonds structurels pour moderniser leur pays, s’aligner sur leurs voisins, la France a choisi en toute connaissance de cause, de fourvoyer le monde agricole dans l’impasse. Avec son consentement, ceux qui ont tenté de résister à l’époque, étaient priés de se recycler prestement, sous peine de crever dans la misère...
              Qui se souvient des remembrements et des errances technocratiques d’un Edgar Pisani ?
              Il a fait son mea culpa depuis, mais pas fort.
              Tant qu’il y a eu du pognon dans les bilans et les ministères, des garantis sur les prix de vente, ça ne leurs posait aucun problème de nous faire bouffer de la merde, d’empoisonner notre cadre de vie et d’envoyer les salariés au tapin pour boucler les fins de mois difficiles.
              J’en ai plein le cul d’être emmerder sur les routes par du matos dont il vaut mieux que j’ignore le prix et les compromissions qu’il aura fallu pour qu’il me pourrisse la vie, ça me rendrait violent !
              Ces salopards n’osent même plus déployer leurs banderoles de la FNSA, ils nous la jouent, petits exploitants locaux, le consominus a quand même fini par se rendre compte à quelle mafia il avait à faire.
              http://www.reporterre.net/Xavier-Beulin-vous-etes-pieds-et-mains-lies-du-cote-des-industriels

              Si ce modèle se casse la gueule, on va quand même pas pleurer, sauf si on a des actions Big Pharma bien entendu...


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 11 février 09:32

                @Clocel

                je vous suggère de revenir à l’agriculture vivrière.

                Vous travaillez dans quoi au juste ?


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 20:33

                @Clocel
                Si les agriculteurs disparaissent, leurs terres seront rachetées par des multinationales qui feront des fermes aux 1000 vaches, c’est tout.
                On changera d’échelle dans la production de la malbouffe.

                 


              • Clocel Clocel 12 février 10:23

                @Fifi Brind_acier
                Oui, possible, mais certaines expériences funestes doivent aller jusqu’à « précipiter » pour démontrer toutes leurs nuisances...
                Partis comme nous sommes, ils cultiveront bientôt les choux-fleurs direct dans le bide des consommateurs...
                Les exploiteurs agricoles ne m’intéressent pas, ce sont les larbins de Babylone, seuls ceux qui prennent le maquis après s’être posés les bonnes questions trouvent grâce à mes yeux...
                Une autre agriculture est possible mais pour cela il faut sortir du carcan idéologique.
                Vois les vidéos, lis les bouquins de Claude et Lydia Bourguignon ou de Bernard Ronot :
                https://www.youtube.com/watch?v=D6UbyifmYZk
                L’espérance de vie recule, la qualité de vie se dégrade, va falloir commence à se poser les bonnes questions...
                Faudra encore tuer combien de gamins pour permettre à des tarés de cultiver des plantes subventionnées dans une région qui ne leurs convient pas ?
                Les hopis cultivaient le maïs dans le désert avant que nos apprentis sorciers ne s’en emparent...


              • fcpgismo fcpgismo 11 février 09:47

                Laurent Herblay avec Périco Légasse vous oubliez un fait majeur.

                Comme pour le nucléaire à l’inverse du renouvelable permet un système de production centralisé qui ne laisse aucune place à l’autonomie, et l’autonomie de l’individu est l’ennemi de l’Etat dominateur au service des 1% les plus riches.
                Des agriculteurs en nombre, cinq, six millions c’est une masse autonome qui peut être hostile a l’Etat,c’est la raison de l’encouragement des gouvernants des années 60 jusqu’a aujourd’hui pour détruire l’indépendance du monde agricole en concentrant les unités de productions,nous sommes passés de cinq millions dans les années 60 à cinq-cent-mille aujourd’hui
                L’Etat ne supporte pas l’autonomie des individus ; énergie, agriculture, monde ouvrier le chômage de masse fait taire toute revendication,ainsi que la dette.
                Les agriculteurs se sont faits bernés par l’appât du gain, la FNSEA et tout ce qui tourne de néfaste autour du monde agricole, chambre d’agriculture banksters industrie chimique.
                Le monde agricole, c’est tout humain qui a intérêt à protéger son alimentation être autonome souverain.

                • Fergus Fergus 11 février 09:52

                  Bonjour, Laurent

                  A toutes fins utiles, voici le commentaire que ’ai posté hier sur un article également consacré à la question agricole, en réponse à cette phrase de l’auteur : « Il est normal que les agriculteurs puissent vivre dignement de leur activité » :

                  Les agriculteurs, oui, mais pas les destructeurs des sols. Les éleveurs, oui, mais pas les kapos de l’élevage concentrationnaire industriel.

                  Cela fait des dizaines d’années que la filière est engagée sur la voie périlleuse du productivisme sans éthique prônée depuis les années 50 par la FNSEA dont on ne dénoncera jamais avec assez de force la responsabilité dans le désastre actuel, entre sols en vie de stérilisation et animaux de batterie élevés dans des conditions indignes.

                  Issu d’une famille d’agriculteurs-éleveurs de montagne qui comporte encore quelques exploitants, j’ai honte de voir ce que sont devenus leurs collègues qui ont cédé aux discours suicidaires de la FNSEA et transformé au fil du temps les vrais paysans respectueux de leur terroir et de leurs bêtes en supplétifs de la grande distribution.

                  A l’évidence, tout le système productif français doit être revu pour s’aligner sur ce qui fonctionne : les productions de qualité, respectueuses de l’environnement et des conditions de vie animales, et destinées à une distribution en circuits courts.

                  Des paysans - ceux qui méritent encore ce nom - travaillent de cette manière, à l’écart des grands réseaux, des manipulations de la FNSEA, et sans bénéficier des primes de Bruxelles. Or, cela marche pour eux. Certes, ils ne gagnent pas des fortunes et n’ont pas les moyens de se payer des monstres de 250 cv* pour travailler leurs sols, mais ils vivent de leur activité en produisant de la qualité, et cela dans la dignité !

                  * Une course débile à l’hyperpuissance inutile qui a contribué à plomber de nombreuses exploitations.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 20:44

                    @Fergus
                    « La PAC a été propulsée par la FNSEA », mais elle est dans les Traités européens depuis le Traité de Rome. Dans le TFUE actuel, ce sont les articles 38 & 39.
                    Elles s’appliquent à tous les pays européens. Les contre sanctions russes, aussi.


                    Mais la concurrence est déloyale en Europe. L’Allemagne et l’ Espagne n’ont pas de SMIC agricole. Ils embauchent des salariés déplacés venant des ex pays de l’ Est. De plus, les normes sont plus élevées en France qu’ailleurs. Toutes ces raisons font que l’ Espagne produit les fruits et les légumes que la France produisait avant. Et l’ Allemagne a trusté l’élevage et l’abattage qui se faisaient en France, en particulier en Bretagne.

                    C’est à partir des années 90, du Traité de Maastricht, de l’ouverture des frontières aux produits du monde entier, de l’euro, que les choses ont commencé à se gâter en France :
                     « L’euro est dans le pré »

                    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 11 février 22:33

                      @lsga
                      On vous paye pour raconter vos salades ? C’est vraiment de l’argent gaspillé...


                    • lsga lsga 12 février 00:05

                      @Fifi Brind_acier
                      On parie ? Le Capitalisme a ses règles que les nationalistes ignorent.
                      Dans moins de 20 ans, des grandes multinationales agricoles telles que Coca-Cola posséderont la majorité des terres agricoles européennes. ça va grandement faciliter le travail de collectivisation.
                      Vivement.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès