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Accueil du site > Actualités > Société > L’horreur démocratique

L’horreur démocratique

La démocratie est le moins pire de tous les systèmes... mais il s’agit là d’un point de vue essentiellement majoritaire.

Le jeu démocratique est simple : tout le monde vote et les plus nombreux remportent le morceau. Évidemment, c’est un peu gênant pour les autres, ceux qui sont un peu moins nombreux, qui ne sont pas d’accord avec le choix du plus grand nombre, mais qui vont devoir faire avec quand même. Comme l’explique si bien l’ami Claudius, l’épineux problème des minorités est le talon d’Achille du système démocratique. Surtout que la majorité peut très bien se tromper. Ou être trompée. Quoi qu’il en soit, le résultat est toujours le même : le troupeau impose sa volonté à tous.

La dictature de la majorité peut paraître comme le meilleur moyen de contenter le plus de monde possible. Logiquement, l’intérêt du plus grand nombre est toujours défendu, à défaut de pouvoir satisfaire l’ensemble de la population dont les intérêts peuvent être franchement antagonistes. D’un point de vue sociologique, la démocratie implique forcément la domination permanente des classes sociales à effectif réduit par le ventre mou du plus petit dénominateur commun, à savoir l’hyperclasse démographiquement dominante. C’est ainsi qu’on peut estimer logiquement que le pouvoir serait l’émanation incontournable de la volonté politique de cette construction sociologique improbable qu’est la fameuse classe moyenne. La classe moyenne n’existe pas réellement, ce qui compte, c’est que le plus de monde possible croit en faire partie et avoir donc des intérêts communs. La plupart de ceux qui barbotent dans le cul-de-bouteille du dernier décile des revenus français sont intimement convaincus qu’ils ont un destin commun avec les crevards qui tentent de s’extraire à la force du poignet des méandres du premier décile, c’est-à-dire tous ceux qui rament avec moins d’un SMIC par mois. Toutes composantes de la société se rêvent dans la moyenne, dans la rassurante tiédeur de ceux qui n’ont ni trop, ni pas assez ; et c’est ainsi que des groupes politiques qui œuvrent pour le bien-être d’un petit groupe de personnes qui pourrait tout entier tenir dans une cabine téléphonique arrivent à déclencher un effet de masse qui légitime leur action aux yeux du plus grand nombre.

La démocratie est donc moins la dictature de la majorité que l’expression de la volonté d’une petite minorité rompue aux subtilités du marketing politique, ou l’art de vendre une politique libérale-capitaliste aux loqueteux qu’elle vampirise chaque jour pour mieux dégobiller ensuite leurs dépouilles exsangues sur le bas-côté de l’avenue de leur cupidité.

Totalitarisme planétaire

Mais encore plus que les discours trompeurs des politiques roublards prêts à promettre la Lune pour une poignée de voix de plus, le véritable ennemi de la démocratie, c’est la globalisation du politique.
Comme je le rappelais en préambule, le boulet de la démocratie, c’est tout de même le destin des minorités, c’est à dire de cette grande masse de gens sommés de se soumettre au choix sorti des urnes, quand bien même il serait particulièrement évident qu’il s’agissait là d’un très mauvais choix. Logiquement ce que la démocratie a pondu quelque part, elle devrait le réparer ailleurs. Autrement dit, de la diversité des peuples votants devrait jaillir la diversité du politique. De nos dissemblances devrait naître la diversité du choix des gouvernances.
Or, que nenni ! Peu ou prou, quels que soient le mode de scrutin retenu, la tête des participants, l’indigence des programmes, la teneur des promesses, il est de plus en plus flagrant qu’en matière de politique comme de la production du yaourt ou des bagnoles, l’uniformisation est la règle. Le capitalisme libéral a sublimé son état premier de doctrine socio-économique pour devenir l’horizon indépassable de l’humanité. Ce que l’on nous fait ici, ils leur font ailleurs. Les maux des uns se répandent à tous les autres, la soupe à la grimace est devenue planétaire. Nous sommes tous coincés sur le même radeau et du choix librement consenti d’un modèle de société pour nous gouverner tous, nous sommes passés à un implacable : soumets-toi ou crève !

La démocratie aurait dû accoucher de la diversité du politique, elle devient le faire-valoir d’un totalitarisme absolu, celui de la mondialisation, parce que définitivement sans échappatoire. La chute de l’empire soviétique a signé la fin de la possibilité de l’exil. Quel que soit le côté du mur où l’on était, ce qui comptait, c’est qu’il y avait un ailleurs. Un ailleurs pour rêver, un ailleurs pour espérer, un ailleurs inquiétant qui rend ici et maintenant nettement plus supportable. À présent, il n’y a juste plus d’ailleurs.

En fait, la démocratie s’accommode mal des grands nombres. La masse démographique implique la division des tâches, le cloisonnement des rôles, la hiérarchisation des statuts. La gestion de régions, de pays, de continents, implique la délégation des pouvoirs et la création d’une superclasse destinée à représenter toutes les autres et à gouverner l’ensemble. C’est la séparation sociologique du politique et du corps social et, tout au bout du bout, la fin de l’idéal démocratique. Le peuple devient un concept, un mikado de segments qu’il convient d’aiguiller correctement vers les bonnes décisions, les bons votes, la bonne politique. La démocratie n’est plus qu’un gant de toilette retourné, abandonné après usage sur un rebord de bidet.

Vote avec tes pieds !

L’issue démocratique réside probablement dans le retour à l’échelle humaine, ce que certains appellent avec un rictus de mépris la balkanisation des peuples. La crise systémique majeure, en mettant en relief nos problèmes d’interdépendance quant à l’accès aux ressources, tend à valoriser la relocalisation économique. Or, ce qui est bon pour les tomates peut également l’être pour le politique. Il peut être nécessaire de conserver quelques structures constitutionnelles ou administratives communes, mais l’échelle pertinente pour la prise de décision politique se joue probablement sur des groupes humains nettement plus restreints, entre le quartier et le bled. La communauté humaine où chacun connait plus ou moins tout le monde est certainement la taille critique pour l’exercice plein et entier de la démocratie, le niveau d’interaction humaine pertinent pour qu’émergent des projets politiques pertinents.
Lors de la tempête Klaus et les jours qui ont suivi, il m’est apparu clairement que l’entité nationale était à la fois lointaine et inadéquate pour répondre à l’urgence de la situation. Selon les villages, des modes d’entraide plus ou moins efficaces se sont constitués spontanément et plus les groupes avaient des pratiques communes antérieures, plus les comportements solidaires ont été rapides et efficaces. Dans les villages de petite taille, où tout le monde se connait, il est très difficile d’échapper non seulement au contrôle social, mais aussi à la conscience aiguë de sa responsabilité individuelle par rapport à tous les autres membres du groupe. Les mêmes dynamiques peuvent éclore à l’échelle d’un quartier dans des communes de plus grande importance, mais partout, une sorte d’effet de seuil provoque immanquablement le désintérêt pour le bien-être collectif et donc, celui de son voisin.

Du coup, j’en viens à me demander si l’autonomie démocratique ne devrait pas épouser les réseaux relationnels spontanés. L’éclatement des centres de décision démocratiques devrait immanquablement conduire à la profusion des modèles politiques. Ainsi donc, si mon bled vote pour un princident dont la seule vision me défrise et qui valorise l’ultracompétition de tous contre tous, j’aurais toujours l’opportunité d’aller vivre dans le bled d’à côté dont la majorité a préféré un bubar en tenue de bûcheron qui porte un projet plus collaboratif. Je serais de nouveau citoyenne du monde et si le diable sorti des urnes ne me convient pas, je pourrais toujours voter avec mes pieds et aller rejoindre un mode de vie auquel j’adhère plus naturellement, sans avoir besoin d’imposer mes vues à ceux qui ne seraient pas d’accord avec moi. On pourrait me parler de ségrégation politique. Mais finalement, je rêve surtout d’un monde plus ouvert où personne ne devrait plus avoir à subir l’horreur démocratique globalisée.

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41 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 21 avril 2009 11:59

    Beau texte et belle analyse.

    Exprimé autrement, je dirais que notre « démocratie » est illusoire. D’abord, l’information est sous controle du pouvoir et, comme le souligne fort bien l’auteur, nous n’avons pas de vrai choix.
    En fait, tout est conçu pour « maintenir l’ordre en place », c’est à dire la prédation d’une toute petite minorité sur la majorité. Lois, police, justice, crédit ... tout vise à ce but ultime.
    Le syndicaliste ouvrier qui défend son travail en affrontant les CRS sera criminalisé, alors que le patron voyou qui licencie massivement, juste pour améliorer les profits, sera félicité pour ses qualités de manager.
    Et si l’on cherche à mieux définir cette « élite », on retrouvera les 800 foyers fiscaux qui bénéficient le plus du « paquet fiscal » sarkozien.
    Les vrais maitres aujourd’hui sont les « actionnaires-rentiers ». Ils ont imposé la mondialisation, le libéralisme, dans le seul but de conforter leur controle et ..... leurs profits.
    Ils controlent l’information, les multinationales, l’évolution des lois, au travers de leurs mandants, élus, PDG et cadres de direction, haut fonctionnaires, système de répression ...

    « Changer ..... pour que rien ne change »


    • Jordi Grau J. GRAU 21 avril 2009 12:19

      Bonjour.

      Je vous remercie pour cet article. Votre thèse est très discutable et apporte peut-être plus de questions que de réponses, mais c’est aussi ce qui fait son grand intérêt. Sur l’illusion des prétendues « classes moyennes », je vous rejoins tout à fait. Finalement, si je vous ai bien compris, la démocratie sous sa forme actuelle est doublement scandaleuse : d’une part, parce qu’elle piétine les droits élémentaires de certaines minorités ; d’autre part, parce qu’elle n’est même pas une dictature de la majorité, cette dernière étant à chaque coup le dindon de la farce. Pour ma part, je suis assez d’accord avec cette analyse.

      Ce que je trouve plus discutable, c’est ce que vous dites de la démocratie locale et de la solidarité. Que la démocratie doive être d’abord locale, je n’en disconviens pas. Je suis également d’accord avec l’idée que la solidarité nationale ne doit pas se substituer à une nécessaire solidarité avec le voisin de quartier. Mais il faudrait tout de même prendre garde à ne pas idéaliser la vie des villages d’antan. Le sociologue Robert Castel, dans Les métamorphoses de la question sociale, montre en s’appuyant sur des travaux d’historiens que les villages de l’Ancien Régime et du Moyen-Age n’étaient pas si solidaires qu’on pourrait le croire. Certes, il pouvait y avoir une aide aux pauvres et aux infirmes du village même, mais malheur à qui venait d’une autre région, voire du village voisin. A l’époque, l’étranger, ce n’était pas tellement le Maghrébin, le noir, le Turc, ni même le Portugais ou l’Italien : c’était d’abord le Limousin pour l’Auvergnat, le Champenois pour le Bourguignon, etc. Ceux qui n’avaient pas d’emploi localement étaient astreints à prendre la route pour trouver du travail où ils pouvaient et étaient généralement très mal reçus - un peu comme les salariés agricoles nord-africains qui se font exploiter de nos jours en Espagne ou dans le sud de la France.

      On pourra donc critiquer tant qu’on voudra le jacobinisme, il faut bien reconnaître que l’institution progressive d’une solidarité nationale dans l’Europe des XIXème et XXème siècles, a plutôt été une bonne chose. D’ailleurs, elle n’a pas été décrétée autoritairement par la bourgeoisie au pouvoir : elle a plutôt été concédée par l’Etat pour apaiser les tendances révolutionnaires du mouvement ouvrier.

      Ceci m’amène à un dernier point : la démocratie dans le monde du travail. Votre article étant déjà long et riche, vous avez sans doute jugé peu opportun d’aborder ce sujet. Il me semble pourtant qu’une démocratie digne de ce nom devrait passer par une appropriation sociale des moyens de production - chose qui n’a pratiquement jamais existé, et surtout pas dans les pays prétendument « socialistes » ou « communistes ». Sans cette appropriation, la démocratie restera, pour l’essentiel, un moyen pour les plus riches de conserver le pouvoir politique et économique.


      • Jordi Grau J. GRAU 21 avril 2009 12:38

        Je retire mon dernier paragraphe, Monolecte : je n’avais pas vu que vous aviez consacré tout un article à la question de la démocratie dans l’entreprise.


      • Céline Ertalif Céline Ertalif 21 avril 2009 14:27

        On pourra donc critiquer tant qu’on voudra le jacobinisme, il faut bien reconnaître que l’institution progressive d’une solidarité nationale dans l’Europe des XIXème et XXème siècles, a plutôt été une bonne chose. D’ailleurs, elle n’a pas été décrétée autoritairement par la bourgeoisie au pouvoir : elle a plutôt été concédée par l’Etat pour apaiser les tendances révolutionnaires du mouvement ouvrier.

        Oui, enfin... La solidarité nationale est mise en place par l’Etat. Et d’abord par l’Etat royal absolutiste avant l’état bourgeois jacobin.


      • Jordi Grau J. GRAU 21 avril 2009 16:04

        Je ne suis pas historien, mais il me semble que la solidarité nationale était bien maigre, pour ne pas dire inexistante, avant la Révolution française. Sauf erreur de ma part, il n’y avait pas alors d’impôt progressif sur le revenu, d’assurance-vieillesse, d’assurance-maladie, d’allocations-chômage, etc. Tout cela est apparu progressivement aux 19ème et 20ème siècles. Dans ce domaine, l’Allemagne de Bismarck a été pionnière. Bien qu’aristocrate et conservateur, Bismarck a jugé utile de faire un compromis avec la social-démocratie qui, contrairement à celle d’aujourd’hui, était révolutionnaire et soucieuse de progrès social.


      • Marsupilami Marsupilami 21 avril 2009 12:23

        @ Monolecte

        Très beau texte et très bonne analyse, hélas. La démocratie représentative sous sa forme actuelle est de plus à bout de souffle et les élections commencent véritablement à devenir d’authentiques pièges à cons tant les choix sont limités. Ton texte m’a fait penser à celui de Desproges sur le même sujet. Les Chroniques de la haine ordinaire ont le vent en poupe et c’est sinistre.

        • LE CHAT LE CHAT 21 avril 2009 13:16

          i had a dream  ! super texte !


          • Céline Ertalif Céline Ertalif 21 avril 2009 13:42

            Excellente introduction pour un éloge (futur ?) de la démocratie locale. Pourtant, celle-ci ne passionne guère les moins de 40 ans et on y retrouve les étiquettes politiques nationales à un niveau de plus en plus microscopique.

            La question du nombre est, à mon avis, toujours très importante dans l’organisation de la démocratie. Parce que ce qui fait la qualité de la démocratie c’est la qualité du débat public, sa profondeur et sa diversité. Le vote est une procédure de sanction au terme du débat. Quand le débat est nul, la démocratie est nulle.

            Votez avec les pieds ? Bonne idée, mais il va falloir se battre pour plus de pouvoirs locaux. Or, bien souvent je n’ai entendu pour réponse à cette revendication que la dénonciation des notables, des « roitelets », et la plupart de nos concitoyens trouvent normal d’en appeler aux fonctionnaires de l’administration préfectorale (ou aux énarques des tribunaux administratifs) dès qu’une décision d’un élu local au suffrage universel les contrarie.

            J’aime bien ton article Monolecte. Il faut cependant distinguer clairement la démocratie qui fonctionne dans une société complète, avec toutes ces fractions, et la sociabilité élective où l’on fait de la démocratie associative dans une fraction de la diversité sociale. Les collectivités locales n’échappent à ce risque, les 92 et 93, n’est-ce pas déjà un peu l’apartheid ?


            • Monolecte Monolecte 21 avril 2009 14:29

              Merci, Céline, pour ton commentaire (les autres aussi, merci, pour vos commentaires, pas d’ostracisme smiley ).

              En ce moment-même, sur mon Desktop Ubuntu (nouvelle version dans 2 jours pour les petits veinards linuxiens, mais je rappelle que la RC est déjà tout à fait moulinable !), il y a un petit compte à rebours qui affiche le chiffre 1111. 1111 jours avant de découvrir le nom du nouveau président. Au départ, il y avait plus de 1800 jours, mais qu’est-ce que je trouve le temps long ! Un petit référendum à mi-mandat eut tellement abrégé mes souffrances, mais bon, n’est pas un méchant populiste sudiste qui veut...

              Tout ça pour dire que je respecte le choix aveugle de mes concitoyens pas éclairés pour un rond, que je comprends que beaucoup d’entre eux se sont fait abusé par des promesses vides qui n’engagent que ceux qui y croient, mais qu’en attendant, je subis comme tout le monde un modèle de société que je n’ai pas choisi, et que je ne vois pas d’échappatoire. Pas de mur à escalader pour s’affranchir du Sarkoland, parce que partout, de petits clones sont aux manettes. Certes, le nôtre est particulièrement affligeant, mais en dehors des gesticulations de pantins, les « réformes nécessaires » qui s’abattent sur les peuples sont partout exactement les mêmes. Une telle uniformisation humaine est une prison mentale que je trouve, pour ma part, totalement insupportable.

              Certes, la relocalisation du politique, l’autonomie, ne sont pas des panacées. Il y a toujours des salopiauds avides de pouvoir en embuscade un peu partout, mais au moins, nous aurions une chance de pouvoir reprendre nos destins en main.

              Je vois, de ci, de là, des initiatives qui me font penser que l’émergence d’une nouvelle citoyenneté est en œuvre. Ce sont ces signaux que je vais m’attacher à suivre et à décrire ensuite en ligne (ou ailleurs, si un putain de journal a les couilles de m’employer et de me payer !)


            • LaEr LaEr 21 avril 2009 14:58

              "Certes, la relocalisation du politique, l’autonomie, ne sont pas des panacées. Il y a toujours des salopiauds avides de pouvoir en embuscade un peu partout, mais au moins, nous aurions une chance de pouvoir reprendre nos destins en main."

              Et puis ... on a un meilleur contrôle sur nos politiques quand ils restent à portée de nos coups de pieds au cul ;)


            • Marsupilami Marsupilami 21 avril 2009 15:08

              @ Abgeschiedenheit

              « Abgeschiedenheit » n’existe pas en français. Et Maître Eckart, auquel tu as emprunté ton pseudo, vaut nettement mieux que les ignobles commentaires dont tu affliges les fils de discussion.

            • Michel Maugis Michel Maugis 21 avril 2009 17:05


              @ Abges....

              « Moins pire n’existe pas en français »

              mensonge ! 

              « moins pire » existe en français, mais dans le mauvais français de celui qui croit bien le parler ou dans le bon français volontairement caricaturale d´une idée.

              Il fallait donc dire en bon français : « Moins pire n´est pas du bon français ».

              « on doit dire moins mauvais. »

              Ça c´est une faute de style. C´est mieux de dire : Il fallait dire en bon français c´est le moins mauvais.

              « C’est quand même une règle élémentaire de la langue française. »

              Surtout que ce n´est pas une règle et encore moins élémentaire.

              « De même plus bon doit se dire meilleur. »

              Ce qui est totalement faux. « plus bon » est du mauvais français et en bon français doit se dire « mieux ».

              Plus bon est un adjectif comparatif et non superlatif, à moins de le précéder par l´article défini « le ». Dans ce cas « le plus bon » est mieux dit par « le meilleur ».

              « La publicité qui disait plus c’est long, plus c’est bon recelait une faute visible, on doit dire plus c’est long, meilleur c’est, mais bien entendu, on perdait la sacro-sainte rime. »

              Donc ce n´était pas une faute du point de vue de l´objectif publicitaire à atteindre. Le détournement volontaire de la rigueur linguistique à des fins stylistiques est admise en bon français, sauf pour les pédants.

              « Au nom de quoi journalisme citoyen (si ce terme a du sens) doit-il rimer avec charabia ? »

              De charabia, je n´ai vu que le vôtre. Journalisme citoyen veut certainement dire journalisme exercé par des gens qui ne prétendent pas être des journalistes professionnels et donc être mercenaires de leurs patrons, et qui ont donc la liberté réelle d´être authentique, de dire ce qu´ils pensent et non de faire plaisir à ceux qui les paient, au risque peut être de ne pas employer le français rigoureux que l´on devrait attendre des mercenaires du Monde, Libé, etc..

              « Bien à vous. »

              Expression qui n´a pas de sens et qui quelques siècles en arrière aurait été qualifiée de « non français » par les « grammairiens » prétentieux de votre genre.

              Michel Maugis


            • paul muadhib 21 avril 2009 14:57

              pourquoi ce besoin d un chef ? ne serait ce pas par immaturite ?


              • LaEr LaEr 21 avril 2009 15:01

                Un chef, non. Un gestionnaire des biens communs, oui.


              • alberto alberto 21 avril 2009 15:03

                Oui, mais il y a démocratie et démocratie : celle avec représentation proportionnelle totale et bordel à la clé, et celle avec scrutin majoritaire qui abouti à la bipolarisation avec pour conséquence la gestion autoritaire du parti vainqueur.

                Entre les deux, il doit y avoir possibilité d’introduire suffisamment de proportionnelle dans le mode de scrutin pour que les minorités y soient représentées.

                C’est d’ailleurs une promesse récurrente que nous font nos deux partis majoritaires à l’approche des élections et qui s’empressent de l’oublier celles-ci gagnées !  

                Pour le reste, bien d’accord avec vous, Monolecte, les malheureux électeurs sont bien souvent victimes des chants des sirènes que savent leur moduler les chantres du capitalisme libéral.

                Bien à vous.


                • romaeterna romaeterna 21 avril 2009 15:59

                  Vous écrivez sur un sujet qui me passionne en ce moment et sur lequel je me pose beaucoup de questions. Sans revenir sur l’analyse quartier/bourg/état, j’ai toujours trouvé très intéressante l’idée de stochocratie (ou clérocratie) qui implique une part de hasard dans la démocratie et qui contrecarrerait à mon sens toutes les petites ambitions personnelles de nos potentat locaux ou nationaux.
                  Mais cela nous éviterait-il une sarkocratie ? Rien n’est moins sur !


                  • Céline Ertalif Céline Ertalif 21 avril 2009 17:18

                    En tous cas, la plupart des potentats, comme vous dites, voient rouge quand on leur parle de jurys citoyens.

                    Je vous recommande « Le nouvel esprit de la démocratie » de Loïc Blondiaux. Editions du Seuil.


                  • thomthom 21 avril 2009 18:34

                    ca c’est bien dit


                    • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 21 avril 2009 18:43

                      « La chute de l’empire soviétique a signé la fin de la possibilité de l’exil. » Elle est belle celle-là ! C’est vrai qu’avant la chute du mur, beaucoup tentaient de passer à l’Est ... Combien au fait ? Comment ça zéro ? Avec le totalitarisme démocratique qui sévissait ? Il vous reste heureusement la possibilité de partir à Cuba ou en Corée du Nord. Courez vite, votre humour nous manquera mais on essaiera d’être forts ...


                      • Jordi Grau J. GRAU 21 avril 2009 21:35

                        Sans vouloir répondre à la place de Monolecte, M. Guezenec, il me semble que votre ironie est plus brillante que véritablement intelligente. Il est certain que la vie n’était pas enviable dans l’Empire soviétique ou en Chine. Mais ces dictatures « communistes », paradoxalement, entretenaient l’espoir d’une autre société que la démocratie capitaliste. Bien entendu, la plupart des communistes et « compagnons de route » (comme Sartre) étaient victimes d’une illusion qui confinait au délire lorsqu’ils tournaient leurs yeux attendris vers les paradis communistes de l’est. Mais cette illusion leur donnait la force de critiquer l’ordre établi.

                        Après la chute du mur de Berlin, on a dit : « C’est la fin des idéologies ». En réalité, c’était fin de l’idéologie communiste (sous ses formes marxistes-léninistes et maoïstes en tout cas). Mais ce n’était certainement pas la fin de TOUTE idéologie. Ce qui a triomphé - jusqu’à la grave crise que nous sommes en train de vivre - c’est le libéralisme, qui est tout aussi idéologique que le marxisme-léninisme. Encore faut-il préciser qu’il s’agit d’un libéralisme particulièrement intransigeant et sans nuances. Il a été érigé en dogme politique dans les années 90 sous le nom de « consensus de Washington » et appliqué avec zèle par bon nombre d’Etats et institutions internationales (FMI, OMC, Banque Mondiale...).

                        C’est pourquoi les modèles sociaux et économiques sont devenus moins divers. A la grande époque de l’idéologie communiste, beaucoup d’Etats occidentaux connaissaient un compromis social entre les travailleurs et les capitalistes. Ce compromis avait des formes variées suivant les pays. Avec le grand tournant néo-libéral de la fin des années 70, puis la chute du mur de Berlin, tous les gouvernements ou presque se sont tournés vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni remodelés par Reagan et Thatcher. En Europe, l’Union européenne a joué un rôle important dans cette mutation économique et sociale : instauration d’une concurrence fiscale, commerciale, sociale, avec pour résultat une dislocation des compromis socio-démocrates qui avaient été instaurés entre les années 30 et les années 70.

                        Sur tous ces points, je vous renvoie à Joseph Stiglitz, La grande désillusion, à Serge Halimi, Le grand bond en arrière,  et à Naomi Klein, La stratégie du choc.


                        • pendragon 21 avril 2009 22:07

                          Les adolescents adorent les films d’horreur qui les initient aux pires réalités du monde.


                          • Rough 21 avril 2009 23:22

                            @l’auteur...
                            Article à chier....
                            Il semble que vous ne sachiez rien de ce qu’était la démocratie athénienne....encore moins de celle de Sparte....
                            Vous écrivez bien c’est un fait....mais vous résonnez comme une cloche !
                            Athénes n’avait rien de commun avec votre idée élargie de la démocratie...il fallait d’abord être citoyen....relisez vos classiques et vous verrez que citoyen à cette époque et en ce lieu c’était autre chose que la moyenne ou la médiane...il fallait être d’un certain âge, payer l’impôt, et avoir fait son service militaire...les métèques ne votaient pas...et la maitrise du grec était indispensable...c’est très loin de notre pseudo-démocratie féérique...le partage de valeurs communes fortes ne débouche pas nécessairement sur le totalitarisme....mais sur l’identité, sur une solidarité sans faille....
                            Je vous rejoins seulement sur l’exécration de la masse...mens agitat molem....le latin vous est familier je pense...


                            • Céline Ertalif Céline Ertalif 21 avril 2009 23:33

                              Quand on est helléniste distingué et latiniste hautain, c’est tout de même une drôle d’idée de choisir Rough comme pseudo.


                            • ddacoudre ddacoudre 22 avril 2009 00:28

                              bonjour monolette

                              j’ai bien aimé ton commentaire, tu soulèves beaucoup de questions en filigrame.

                              la démocratie n’est pas ce que nous vivons, nous vivons sous la constitution de la V république dans un scrutin à deux tours, qui obligent au désistement les autres candidats en éliminant de fait l’expression et la représentativité des minorités comme tu l’indiques.

                              l’élection d’un président, n’est en rien un acte de démocratie puisqu’il élimine de fait tous les opposants devenu minoritaire qui ne sont plus représentés. nous nous sommes tellement familiarisé avec cette formule autocratique calquée sur le PDG d’entreprise (voir les conseillés du général qui lui ont concocté la constitution) que nous en parlons comme si c’était cela la démocratie.

                              le souci de stabilité politique dans la gouvernance nous conduit hors de la démocratie vers une forme de despotisme dont tu fais un excellent commentaire. nous sommes sur cette voie grâce à l’ignorance citoyenne. les français et les autres deviennent les sujets d’un système dominant marchant qui coopte ses dirigeants. nous avons donné le pouvoir aux marchands qui se sont installé dans le temple terre, et nous ne sommes pas prêt de les déloger, et de plus ils videront la démocratie de son essence.

                              cordialement.


                              • JONAS JONAS 22 avril 2009 00:41

                                @ L’Auteur  :

                                Einstein a dit  : «  S’il existe quelque chose de plus grand que l’Univers, c’est assurément la bêtise humaine  !  ».

                                Si nous en tirons une conclusion, c’est qu’une majorité d’humains sont des sots qui s’ignorent comme tels.

                                La démocratie est la négation de l’élite puisqu’un abruti à autant de pouvoir qu’un homme intelligent.

                                Le plus grand défit des hommes serait de vaincre leurs bêtises, malheureusement ce n’est pas une bactérie, ni un virus, c’est dans leurs esprits qu’elle réside.

                                Les hommes ne veulent plus de «  maîtres  », ils se considèrent aujourd’hui comme des «  dieux  », il suffit de lire les commentaires de tous les articles pour s’en convaincre.

                                Comme le joueur aux jeux de hasards entend en lui une petite voix qui lui dit pourquoi pas toi  ? Le gagnant du gros lot  !

                                De la même manière certaine sont persuadés de détenir la vérité, les clés du bonheur  !

                                Le gros lot avec tous ces génies, nous allons le décrocher  ! C’est la disparition de nos civilisations et un ticket pour un nouveau tour de manège.

                                Celui qui ne se reconnaît pas de Maître, n’est plus maître de lui-même  !

                                L’espèce humaine n’a plus de Maître ou n’en veut plus, elle n’a plus confiance à juste titre en ceux qui la gouvernent, le chaos sera son avenir, sans nul doute  !

                                 

                                 


                                • Walden Walden 22 avril 2009 14:19

                                  « La démocratie est la négation de l’élite puisqu’un abruti à autant de pouvoir qu’un homme intelligent. »

                                  En quoi serait-ce une spécificité de la démocratie ? smiley Que je sache, bien des tyrans n’ont pas été des références intellectuelles, tout en disposant de beaucoup plus de pouvoir qu’un dirigeant élu dans une véritable démocratie.

                                  Ce que vous posez là implicitement, c’est plutôt la question de la légitimité du pouvoir d’une part, et de l’autre celle de la définition toujours insatisfaisante et discutable d’une supposée « élite ».
                                  _______________

                                  Merci pour cet intéressant article qui secoue un peu la poussière des idées reçues.


                                • fred 22 avril 2009 05:10

                                  Ce qu’il y a à retenir, c’est que l’on vie aujourd’hui dans un monde qui tourne vite, si l’on ne veu pas rester sur le bord de la route il faud s’accrocher. Malheureusement, la donne a changé, en 20 ans les régles ont changés mais aussi les mentalitées.
                                  Nos hommes politiques d’aujourd’hui ne voie plus qu’une chose dans leur mandat, y rester le plus longtemps possible même s’il non aucun résultat, Sarko a modifier profondément le fonstionnement de l’état en voulant tout régir, alors qu’avant sous l’aire chiraquiéne il y avait un ministre et tout les lieutenants. Ils en sont réduits à de la simple figuration, notre président se crois toujours en campagne à chaque sortie ou apparition dans les médias. Le régime qui est proche du notre est cuba ou même le chine, ou un seul homme décide de tout. Ce n’est pas de la démocratie, notre cher élut s’est arrangé pour qu’il n’y ai plus de parti opposant, les socialistes fond peine voir...Sarko a un égo démesuré, il réussi là ou personne ne s’y est tenté à savoir être le premier à vouloir donner des leçons de gestion d’un pays alors qu’il en est lui même incappable. Il se considére comme un roi avec sa cour...


                                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 22 avril 2009 08:25

                                    J’apprécie pleinement votre style, Monolecte, et l’idée de savoir que vous puissiez vous plaindre de n’être intéressé par aucun journal me désole. Si vous n’y arrivez pas, alors qui ?

                                    " mais partout, une sorte d’effet de seuil provoque immanquablement le désintérêt pour le bien-être collectif et donc, celui de son voisin. « Ce désintérêt pour le bien-être collectif est l’arrière vague du » Mac Carthysme « car collectif n’est qu’une traduction de » communiste ". On a beau être citoyens du monde, on a du mal à se sentir de la même famille humaine que la mafia russe ou l’armée étasunienne...

                                    Votre style est même plus mieux que l’enchaîné canard...


                                    • Mifi 22 avril 2009 09:33

                                      « A vaincre sans péril on triomphe sans gloire » disait Corneille dans le Cid. Et que dire de la situation politique française. La presse est à la botte, la seule opposition officielle est celle du NPA de Besancenot, le PS n’étant plus que l’ombre de lui-même où les fantômes de la démocratie agitent leurs chaînes. Quand à François BAYROU et son Modem, Sarko l’a fustigé. Il est pourtant le seul qui propose une voix nouvelle, celle de l’humanisme. Je crois en sa sincérité.
                                      Je n’en vois pas d’autres à part STRAUSS KAHN, susceptible de prendre la place de « l’autre fièvreux » avec un gouvernement de composition PS/MODEM où BAYROU aura sa place.
                                      Si nous ne sauvons pas le peu de démocratie qu’il reste, quel barbu va prendre le pouvoir. Rappelons nous comment Mussolini a pris le pouvoir en Italie, et ensuite sur le même modèle Hitler ?
                                       Qui va le faire dans cette Europe mal menée par les pseudo démocrates actuels (des riches entre nous).
                                      Je pense très fortement que le vrai pouvoir est aux mains du peuple, puisque la résistance s’organise toujours. Je crois aux réseaux, je crois que les gens s’organisent entre eux en réseaux d’échanges et de savoirs. Grâce à l’internet, les démocraties explosent, les réseaux s’organisent, et c’est tant mieux. Tout reste à construire, reste à mener des entretiens d’embauche avec ceux qui se présentent au poste de dirigeants.
                                      Organisons des comités de salut public ! Aux armes citoyens ! Le pire est peut-être devant nous !


                                      • Roux 22 avril 2009 11:00

                                        Bonjour,
                                        Afin d’aider M.Copé dans son difficille combat contre les godillots, qui se snt tristement illustrés durant les débats sur la loi Hadopi, des citoyens ont lancé le site <a href="http://www.deputesgodillots.info/">Députés Godillots</a> sur lequel des godillots sont dévoilés jour apprès jour et leur travail parlementaire décortiqué.
                                        Les premiers godillots en date sont :
                                        - <a href="http://www.deputesgodillots.info/depute-alain-marty.html">Alain Marty</a>
                                        - <a href="http://www.deputesgodillots.info/depute-francoise-guegot.html">Françoise Guégot</a>
                                        - <a href="http://www.deputesgodillots.info/depute-jack-lang.html">Jack Lang</a>
                                        - <a href="http://www.deputesgodillots.info/depute-francoise-hostalier.html">Françoise Hostalier</a>
                                        - <a href="http://www.deputesgodillots.info/depute-eric-raoult.html">Éric Raoult</a>
                                        - <a href="http://www.deputesgodillots.info/depute-pierre-morange.html">Pierre Morange</a>


                                        • souklaye souklaye 22 avril 2009 11:06

                                          La polémique enrichit ses promoteurs autant que ses clients qu’elle distrait.

                                          L’offre du scandale idéologique est indexée sur le taux d’ignorance des masses et le niveau de fascination des médias.

                                          Il y a quelque chose de fantasque d’avoir la possibilité d’injecter du burlesque dans une pratique démocratique ubuesque.

                                          Le système narratif de la polémique est basé sur la multiplication à l’extrême des apartés.

                                          La suite : http://souklaye.wordpress.com/2009/04/21/note-de-service-la-polemique-virale-pleonasme/


                                          • Jiache 22 avril 2009 11:14

                                            Certes, on peut être tout seul à avoir raison contre tous les autres.
                                            La démocratie n’est pas un si mauvais système à condition que les règles soient respectées : non cumul des mandats, pas de prises illégales d’intérêts, pas de collusion avec les médias ; j’en passe et des meilleures.
                                            Quelque soit le régime en place, il me parait difficile de lutter contre la corruption de ceux qui ont le pouvoir. Le pouvoir rend fou, même le plus intègre.


                                            • SALOMON2345 22 avril 2009 13:01

                                              - « LES PLUS INTÈGRES » (SI TANT EST QUE L’ON PUISSE SEGMENTER - EN PLUS OU EN MOINS - CETTE VERTU) EXISTENT : PIERRE MENDÈS FRANCE EN EST LE PARANGON CONTEMPORAIN, CAR JAMAIS IL NE CONFONDIT COMPROMIS AVEC COMPROMISSION ! HEUREUSEMENT QUE DES ÊTRES DE CETTE RIGUEUR EXISTENT SINON, FAUTE DE LA PREUVE DE L’EXISTENCE DE « DIEU », TOUT SERAIT DÉSESPÉRANT, MÊME SI LES TEMPS S’ANNONCENT ORAGEUX !

                                              - BON ARTICLE CEPENDANT, QUI POSE L’ÉTERNELLE QUESTION DU SORT DE LA MINORITÉ.
                                              POUR RÉPONDRE À CE SOUCI, NE POURRAIT-ON, PAR EXEMPLE, VOIR CHAQUE CAMP EXPOSER 10 (OU 100) PROPOSITIONS PRIORITAIRES SUR UN PROGRAMME, LESQUELLES SERAIENT REPRISES OBLIGATOIREMENT À LA PROPORTIONNELLE, PAR EXEMPLE :
                                              - 60% MAJORITAIRES = LES 6 (OU 60) PREMIÈRES PROPOSITIONS APPLICABLES
                                              - 40% MINORITAIRES = LES 4 (OU 40) PREMIÈRES PROPOSITIONS APPLICABLES
                                              CHAQUE CAMP DEVANT CHOISIR SES PRIORITÉS ET LEUR HIÉRARCHIE...
                                              AINSI, CE SYSTÈME RÉDUIRAIT PEUT-ÊTRE UN PEU LA LÉGITIME FRUSTRATION DE LA MINORITÉ EN « ADOUCISSANT » L’EFFET COUPERET, MAJORITÉ ET OPPOSITION VOYANT EN PARTIE SES IDÉES MISES EN APPLICATION....
                                              CELA RESSEMBLE AU PANACHAGE DES LISTES MUNICIPALES.....
                                              MAIS PEUT-ÊTRE EST-CE IRRÉALISABLE  !!!! OU IDIOT !!!!


                                            • JONAS JONAS 23 avril 2009 10:28

                                              @ Walden et aux Autres  :

                                              Vous dites  : «  Ce que vous posez là implicitement, c’est plutôt la question de la légitimité du pouvoir d’une part, et de l’autre celle de la définition toujours insatisfaisante et discutable d’une supposée élite  ».

                                              L’élite est la représentation de l’esprit de synthèse. Cet esprit de synthèse se manifeste par la prise en compte de tous les paramètres collatéraux qui permette d’atteindre un but ou de suivre une voie.

                                              Le savoir est le socle de l’intelligence, mais, il est insuffisant, l’expérience qui suppose la pratique doit y être associée, vient ensuite la synthèse, la prospective, le pragmatisme et l’objectivité.

                                              Cette définition de l’élite est indiscutable, elle est le fruit de l’étude et des connaissances acquises.

                                              L’élite est présente dans tous les domaines ou corps de métiers, depuis le cultivateur, l’artisan, le professeur le chercheur.

                                              Il ne faut pas confondre lutte des classes et l’élite des classes, un médecin sans stéthoscope, fruit du mineur qui extrait le minerai de fer, en passant par le fondeur et l’ouvrier qui l’élabore, se retrouve amputé d’une partie de ses connaissances.

                                              L’élite n’est pas obligatoirement aux sommets, comme vous le supposez, elle peut être à tous les niveaux, y compris au à celui des superviseurs qui ont le rôle de chefs d’orchestres.

                                              L’aberration démocratique repose, sur le droit de vote des incompétents, des ignorants, des fainéants. Comme ils représentent une majorité  ! L’homme préférant les loisirs aux études, vous pouvez en tirer les conclusions qui s’imposent.

                                              Les majorités, ne peuvent pas accoucher par le vote d’une élite  !

                                              Dieu  ! Qu’il existe ou qu’il n’existe pas, symbolisé la symbiose des pensées humaines…le miel de nos civilisations, en le suicidant, vous êtes tombés dans une confusion collective qui est sans issues.

                                              Bien vous tous.


                                              • appoline appoline 23 avril 2009 19:15

                                                La démocratie : ce n’est plus qu’un vague souvenir. Très bon article.


                                                • Bois-Guisbert 24 avril 2009 20:14

                                                  le boulet de la démocratie, c’est tout de même le destin des minorités, c’est à dire de cette grande masse de gens sommés de se soumettre au choix sorti des urnes, quand bien même il serait particulièrement évident qu’il s’agissait là d’un très mauvais choix.

                                                  Le vrai boulet de la démocratie - et qui en train de la tuer - c’est qu’il y a de plus en plus de gens qui refusent de se soumettre aux verdicts des urnes par incapacité de se soumettre au principe selon lequel le droit de mal voter est indissociable du système.

                                                  Du moment que les vaincus n’acceptent plus leur défaite et ses conséquences, la démocratie est morte.


                                                  • LeGoJac 26 avril 2009 10:36

                                                    Adolescentissime article.
                                                    Ceux qui ne pensent pas comme moi sont des nuls.
                                                    Par contre ils doivent penser à moi, tenir compte de moi, m’aimer et me plaire.
                                                    Je veux vivre à part de ces imbéciles tout en gardant une vie en société.

                                                    La démocratie telle que nous la vivons ici aujourd’hui n’est pas mieux que celle d’autres époques ou d’autres lieux, pas vraiment pire non plus de mon point de vu.
                                                    Ce n’est QUE le moyen actuel pour que la collectivité ne VOUS oublie pas complètement :
                                                    - infrastructures de communication
                                                    - santé
                                                    - etc..

                                                    Tous ces éléments (ou certes ce qu’il en reste...) sont l à aussi pour vous.
                                                    Cette démocratie vous permet (certes pour l’instant...) d’y participer, les élections sont ouvertes à tous. A condition toutefois d’accepter de tenir compte des autres sans les nier « à cause de leur bêtise ».
                                                    Considérer les autres comme des imbéciles est effectivement le début de la dictature.
                                                    Pour le bien de la « belle vérité vraie », typiquement la démarche de l’intégrisme !
                                                    Je suis toutefois bien convaincu que ce n’est pas votre démarche. Ce commentaire ne veut que mettre en évidence la dérive qui me paraît préjudiciable à l’égalité des personnes.

                                                    Oui, au niveau du vote, nous sommes les égaux de gens que nous n’aimons pas.
                                                    Cette société n’est pas parfaitement adaptée à tous nos désirs et bla bla bla je vous épargne les discours destinés aux ados qui me viennent à l’esprit.


                                                    • Frabri 26 avril 2009 14:29

                                                      La démocratie locale est un bon moyen d’apprentissage de la démocratie.
                                                       Le localisme est une des revendications du mouvement « la décroissance » pour diminuer « l’empreinte écologique »
                                                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Localisme

                                                      Des militant-te-s de la décroissance veulent également que les problèmes soient réglés au niveau où ils se posent : local, régional, national, continental, planétaire. C’est ce qu’on appelle le« principe de subsidiarité ».
                                                      http://fr.wikipedia.org/wiki/Subsidiarit%C3%A9

                                                      Mais pour le moment le niveau le plus important reste le niveau national car les projets politiques sont d’abords nationaux et sont porté par des partis politiques nationaux.
                                                       Actuellement il n’y a pas de parti politique planétaire pour lutter contre le capitalisme qui lui est planétaire .

                                                       Le capitalisme, comme d’habitudes, a quelques longueurs d’avance sur la politique. Mais nous ne sommes qu’au début du siècle, tous les espoirs sont permis.


                                                      • moebius 26 avril 2009 18:45

                                                         vielle antienne ; Cet article reprend un vieux théme des oppossant à la démocratie. Ici avec des arguments qui font plus intervenir la raison que la sentimentalité plébéenne. Résumons en trés trés gros : la démocratie n’est qu’un leurre sous prétexte de représenter le peuple elle ne défend que les intérets d’une minorité. Elle n’a aucune légitimité remplaçons là donc en courcicuitant cette fausse démocratie par un coup de force une révolution un référendum bien binaire comme il se doit,...un choix forcé, non représentatif etc.. tout ça au nom d’un peuple qui est l’objet d’une mystification. Nous seul avons su déjoué cette mytification car nous sommes pur les autres sont des traites et tout ceci est absolument incontestable... voila, voila préparé les banderolles et faitte griller les merguez, nous arrivons..... Il n’y a pas de démocratie parfaite celle ci est un débat ouvert et permanent , quel horreur n’est ce pas ? c’est sans doute cela « l’horreur démocratique » et son vertige... Si la démocratie est un processus jamais clos et fini c’est la totalité qui elle est une forme parfaite, harmonieuse et refermé sur elle méme comme un joyaux, un vrai jardin , un paradis mais qui reste eshétique et utopique. Laon la démocratie est laide, brouillonne et confuse et surtout elle n’est pas « une forme » esthétique et/ou naturelle et/ ou rationnelle


                                                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 27 avril 2009 15:26

                                                          Vous limitez la démocratie à la question du pouvoir élu qui serait selon vous le pouvoir d’une minorité manipulatrice en oubliant que ce pouvoir est au centre d’un conflit social permanent qui peut toujours permettre de chasser pacifiquement les dirigeants manipulateurs.

                                                          De plus et surtout la démocratie ne se limite pas aux élections mais implique des droits fondamentaux dont celui de la libre expression des idées par qui n’est pas au pouvoir, voire par qui est contre lui ; or ce sont les libertés fondamentales ou droits de l’homme qui font de la démocratie le moins mauvais des régimes politiques à l’exception de tous les autres et non le principe des élections qui n’en sont qu’une manifestation, sauf à dévoyer , en effet, la démocratie en une tyrannie majoritaire.

                                                          Le respect d’une minorité qui peut toujours devenir une majorité, par l’usage des droits de débattre (comme ici) de s’opposer et de manifester est au cœur de la définition de la démocratie. Or couper la démocratie de ces conditions formelles et réelles de fonctionnement , comme vous le faites, pour croire en faire la critique est vide de sens, sauf à y opposer et à justifier on ne sait quelle dictature nécessairement minoritaire et despotique , laquelle pour l’instant n’ose pas dire son nom.

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