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Accueil du site > Actualités > Société > L’immigration en question

L’immigration en question

Dans ses livres, Malika Sorel-Sutter, membre du Haut Conseil à l’Intégration, analyse les problèmes liés à l’intégration et critique la politique d’immigration pratiquée depuis des décennies. Au début de son analyse elle explique la distinction entre l’insertion et l’intégration. L’insertion correspond à la réaction spontanée de la plupart des immigrés venant d’une autre culture de se conformer aux normes collectives de la société d’accueil et de respecter les codes de ‘‘bien vivre ensemble‘’. L’intégration va plus loin. Elle est le résultat d’un effort et d’une volonté de devenir français. D’être intégré implique d’avoir le sentiment d’appartenir à la communauté française, et de se sentir concerné par le destin de la nation. « C'est un long processus qui, lorsqu'il réussit, aboutit à l'assimilation, concept qui a été victime d'un procès en sorcellerie tout à fait injustifié ! ».

On a tendance aujourd’hui à toujours considérer les immigrés d’Afrique comme victimes de la colonisation, et d’attribuer leur fort taux de chômage aux discriminations, alors que la difficulté des jeunes immigrés de trouver du travail est souvent à cause de leur comportement pendant les entretiens d’embauche : ils ne savent pas adopter la bonne attitude devant l’employeur. Il est inexact de dire qu‘il s‘agit toujours de discrimination. Ce discours de victimisation les déresponsabilise et les excuse de ne pas faire l’effort nécessaire pour réussir dans la société. « Nous devons rompre avec l'idéologie victimaire qui inspire toute notre politique d'intégration, et qui a échoué« .Au lieu d’encourager les immigrés à faire un effort d’intégration, nous nous engageons dans une politique d’accommodements, reculant devant leurs revendications, souvent incompatibles avec nos valeurs. Nous nous montrons plein de compréhension pour leur « droit à la différence », laissant s'implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s'excluant elles-mêmes de la nation. « Et elles restent, malgré les concessions, malcontentes, convaincues qu'elles sont discriminées parce qu'on le leur répète« dit-elle.

D’origine algérienne, Malika Sorel-Sutter se permet un regard critique sur l’islam. Elle critique notamment l’idée, chère à Tariq Ramadan, d’un »islam de France », quelle considère dangereuse et floue. En proclamant que cette religion très minoritaire est »la deuxième religion de la France » on laisse entendre que l’islam est français, et donc que la France est une terre d’islam. En conséquence les musulmans ont raison à exiger « toujours plus de dérogations aux us et coutumes, toujours plus de droits, et c'en est fini de l'intégration ! ». Un « Islam de France » supposerait une modernisation, une révision du Coran, une réinterprétation des sourates anachroniques, tout en supprimant d’autres comme la sourate V,56 « O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens … Celui qui les prend pour amis est des leurs. » Un islam modernisé et rendu ainsi compatible avec nos valeurs est peut-être possible à titre individuel, mais celui qui le fait serait condamné comme apostolat par l‘oumma. De toute façon, Madame Sorrel considère que chercher à faire un « islam de France » reviendrait à promouvoir le communautarisme :»C'est engager une politique d'accommodements dont la France ne peut que souffrir« .

Actuellement, dans les milieux politiques, on commence à réfléchir à la possibilité de réduire l’immigration. Peut-on, à la fois, supporter la charge du chômage et recourir à une immigration de travail massive ? Madame Sorel cite l’exemple de l’accord d’immigration de 2008 entre la France et le Sénégal d’accepter les ressortissants sénégalais dans 108 métiers, dont beaucoup ne sont pas très qualifiés et qui pourraient trouver preneurs par des français. Il faut, à l’évidence, mettre un frein à ce flux migratoire continu (200.000 personnes par an, sans compter les clandestins) qui est devenu une charge financière trop lourde, mais aussi un frein à l’intégration et un accélérateur de divisions communautaires. L’importance de ce flux nuit aussi à l'insertion des immigrés déjà installés en France. « Il faut aussi responsabiliser les parents de ces familles, dans l'intérêt de leurs enfants et de la France. On émet le vœu pieux, et totalement stérile, de "déghettoïser" alors que l'on sait pertinemment que cela n'est plus possible du fait du fort taux de natalité et des flux migratoires, et que, par ailleurs, les migrants eux-mêmes cultivent l'entre-soi et refusent de plus en plus de respecter le cadre culturel français. Donc réduire l'immigration de travail, mais aussi les entrées pour raison familiale est une urgence« .

La loi sur l’acquisition de la nationalité française est étroitement liée à l’immigration. Mme Sorel pense que la France est trop généreuse avec l’attribution de la nationalité. La loi Guigou du 16 mars 1998 a supprimé l’obligation aux mineurs nés en France de parents étrangers de demander officiellement la naturalisation : ils sont automatiquement français grâce au « droit du sol« . Ainsi, la France accord la nationalité à des personnes qui n’ont exprimé aucun désir de devenir français. Etre français veut dire être de culture française. La loi Guigou a réduit la nationalité française à un statut politique qui ne dit rien sur la culture ni sur les sentiments dappartenance personnels. Dès lors, avoir la nationalité française nest pas synonyme dêtre français. Même si on est né sur le sol français. Normalement, celui qui est né en France et y vit, devient français de culture, mais pas toujours. Si les parents ne sont pas de culture française, il arrive que les enfants, même nés en France, ne le sont pas non plus. La loi Guigou sur le « droit du sol » est une aberration. Une poule qui naît dans une étable sera-t-elle une pouliche ? Il est plus que probable qu’il faudra, tôt ou tard, légiférer et revenir sur ce droit du sol, avec effet rétroactif. Il serait aussi souhaitable de mettre dans l’étable tous les Guigous et autres guignols qui nous dirigent.

Sur le même sujet voir l’excellent article de Paul Villach sur l’Agoravox du 19 mai 2011.

Réf. : Malika Sorel-Sutter - Immigration-Intégration (Mille et une nuits 2011)


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24 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 1er juin 2011 11:37

    voici 10 questions et 10 reponses sur l’immigration :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/05/27/10-mensonges-sur-limmigration/


    • ddt99 ddt99 1er juin 2011 11:49

      La discrimination ne passe pas uniquement par ce que vous décrivez, certes, il y a un certain nombre de personnes qui ont un comportement inadéquat.

      Mais pour faire une étude juste, il faudrait d’abord élargir les paramètres, et il conviendrait de remonter quelque temps en arrière et ne pas se contenter de prendre en considération le dernier fait en date.

      LA DISCRIMINATION PEUT ÊTRE INSIDIEUSE et peut prendre de nombreuse forme, par exemple : une décision arbitraire qui ne respecte pas le droit.

      Et dans ce cas comment faire reconnaitre la faute de l’agent qui a pris la décision ?

      Sa fonction faisant foi, le menteur est obligatoirement l’immigré, je parle en connaissance de cause.

      Suivez ces liens

      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=93744

      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=93746

      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=94701

      Si vous en avez le courage, n’hésitez pas à les valider pour qu’il y enfin une voix différente qui s’élève.

      Il est certain qu’à force de réclamer le respect de ses droits, fatalement, pour se dédouaner, ont accusera l’indésirable de se poser en victime.

      Mais avez-vous envisagé qu’il puisse être réellement une victime ?


      • ddt99 ddt99 1er juin 2011 12:05

        Vous parlez d’intégration, mais que croyez vous, il y a une multitude de personnes comme moi qui sommes parfaitement intégrées et pourtant nous subissons sans cesse des discriminations administratives et judiciaires.

        Jusqu’à présent j’ai fait profil bas et c’est pour cela que vous n’entendez jamais parler de nous autres immigrés qui ne faisons pas de vagues aux profits de quelques-uns qui ont un comportement déplacé, qui est immédiatement rapporté dans la presse, or par amalgame nous sommes tous des voyous bons à condamner et à enfermer.

        Aujourd’hui, ras-le-bol, j’essaie d’apporter un autre son de cloche, voici deux articles déjà publiés, ici même sur AgoraVox :

        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-experience-francaise-d-un-83374

        http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/immigration-et-immigration-choisie-89032



        • Pie 3,14 1er juin 2011 12:06

          Malika Sorel-Sutter développe une vision de droite de l’immigration, influencée par les thèses du FN. Rien de neuf sous le soleil.

          Au passage, je vous signale que, si les flux migratoires gravitent autour de 180000 par an ( dont un tiers de l’UE), le solde migratoire ( la différence entre les sorties et les entrées) est entre 60 et 80000 par an. Ce qui relativise beaucoup la notion d’invasion agitée par certains.

          D’autre part, le droit du sol n’a pas été instauré par E Guigou, il existe depuis la Révolution française.


          • Kookaburra Kookaburra 1er juin 2011 12:17

            Le droit du sol était toujours lié à certaines conditions. Guigou a supprimé ces conditions.


          • Pie 3,14 1er juin 2011 12:26

            C’est faux, il y a toujours des conditions au droit du sol, elles sont énumérées par exemple sur les sites diplomatiques du gouvernement.
            La loi Guigou dispense simplement les enfants nés en France dont au moins l’un des parents est né en France de faire une demande officielle qui de toute façon leur est accordée de droit. Ils sont automatiquement enregistrés. Où est le problème ?


          • Kookaburra Kookaburra 1er juin 2011 13:33

            .La loi n°98-170 du 16 mars 1998 relative à la nationalité, dite loi Guigou, et promulguée sous le gouvernement Jospin, a modifié certaines dispositions de la loi Pasqua de 1993, en retirant notamment l’obligation, au mineur né en France de parents étrangers, de faire une demande officielle, entre 16 et 21 ans, afin d’obtenir la nationalité française. La loi Guigou a ainsi renoué avec la pratique du droit du sol en vigueur de 1889 à 1993 [1]


          • Pie 3,14 1er juin 2011 14:02

            Un enfant né en France dont au moins l’un des parents est français obtient la nationalité française à sa naissance.
            Une personne née en France de parents étrangers et vivant dans le pays ( au minimum 5 ans à partir de l’âge de 11 ans) obtient la nationalité française à sa majorité.
            La loi Pasqua (93), obligeait d’en faire la demande explicite, en 98, Guigou rétablit l’automaticité qui existait auparavant.
            Contrairement à ce qu’affirme votre extrait de Wikipédia, le droit du sol ne disparait pas en 93 pour réapparaître en 98.
            Il s’agissait d’enlever une disposition administrative jugée inutile et stigmatisante puisqu’on ne l’avait jamais demandée aux générations précédentes.


          • Clojea Clojea 1er juin 2011 14:36

            On est dans une diabolisation de l’immigration et aussi une exagération de la victimisation, le tout amplifié par des médias en gage d’audience.
            Pour moi, un immigré qui veut vivre dans un pays, doit y venir content, vouloir travailler, et vouloir contribuer à l’expansion de son pays d’accueil.
            Evidement, cela doit se faire en harmonie avec lui même, et il doit se plier aux lois du pays qui l’accueille. La pratique de sa religion est un autre problème, mais dans les pays occidentaux, il est quand même rare voire inexistant de ne pas pouvoir pratiquer la religion de son choix. Les exagérations faites par certains, pour se conformer à des rituels religieux, ne doivent pas dépasser certaines limites bien sur.
            Pour le reste, l’immigration est nécessaire sans toutefois être faite à tort et à travers.


            • Ronald Thatcher rienafoutiste 1er juin 2011 17:12

              « Pour le reste, l’immigration est nécessaire sans toutefois être faite à tort et à travers. »


              Vous vous êtes chef d’entreprise dans le btp ou restaurateur, non ?
              Sinon, expliquez-moi quelle est la nécessité de l’immigration dans notre conjoncture économique (chômage de masse, paupérisation, manque de logements...) actuelle !


            • Clojea Clojea 1er juin 2011 17:52

              @rienafoutiste : En réponse à votre post, je suis effectivement dans le tourisme, et figurez vous que depuis longtemps, je n’emploie pas d’immigrés. Non pas que je ne le veuille pas, car quelqu’un qui travaille reste quelqu’un qui travaille, mais juste aucun immigré ne vient sonner à ma porte pour se faire embaucher.
              Je suis moi même fils d’immigrés italiens, né en plus dans un pays du Maghreb et français. Joyeux mélange, et quand on me demande d’où je suis, j’ai du mal à répondre. Je réponds que je suis français, puisque je vis en France. Evidemment, je ne réponds pas que je suis bas alpin ou breton ou basque ou auvergnat, puisque mes racines sont ailleurs, dispersées.
              Votre argument de dire que les immigrés sont de trop parce que crise économique, je ne peux être d’accord avec ça. D’une part, parce que la crise est très mal gérée par l’Etat, et d’autre part, parce que les immigrés rapportent de toute façon de l’argent à ce pays. (TVA, consommation etc...). Imputer la crise économique, le chomage etc... aux immigrés est facile et réducteur, mais la vérité est ailleurs.


            • leypanou 1er juin 2011 17:08

              « Il serait aussi souhaitable de mettre dans l’étable tous les Guigous et autres guignols qui nous dirigent. » : encore un auteur qui se cache derrière une auteure pour propager l’idéologie fhainiste. Je pense plutôt qu’il faut commencer par mettre dans l’étable les auteurs comme vous qui publient des inepties sur ce site ! Intégration, intégration : cela ne veut strictement rien dire. Vous êtes dans un pays, vous respectez les lois de ce pays. Point. Il y a des tas de gens dont on ne parle jamais mais qui ont des pratiques qui n’ont rien à voir avec celle de la majorité des français. Comme par hasard, ils ne sont pas musulmans. Allez demander à leurs voisins s’ils sont intégrés.


              • sophie 1er juin 2011 18:47

                exact  leypanou ils se cachent sous different avatars : chris, amaury, lexington ou lucillio,
                villach, etc etc etc


              • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 1er juin 2011 18:59

                Un article de Paul Villach – « L’immigration et la désintégration française qui menace : un livre de Malika Sorel-Sutter » – a en effet été publié sur Agoravox 19 mai 2011 à propos de ce livre de Malika Sorel-Sutter.

                J’y ai posté un commentaire que je réitère ci-dessous avec quelques compléments. Les citations entre guillements sont reprises de l’article « L’immigration et la désintégration française qui menace : un livre de Malika Sorel-Sutter ».

                1 – « le processus de substitution de peuples que l’on observe actuellement en Europe ».

                En effet, les rapports de l’ONU parlent de « migrations de remplacement » : les instances de l’ONU incitent les dirigeants européens à intensifier ce processus de remplacement des populations européennes autochtones. On peut par exemple le constater en lisant ce communiqué de presse : « Nouveau rapport sur les migrations de remplacement publié par la Division de la population des Nations Unies ».

                2 – « À ces flux migratoires qu’encourage une relative facilité d’acquisition de la nationalité française par mariage notamment, s’ajoute l’apport massif de la natalité qui, observe l’auteur, est un sujet tabou. »

                En effet, d’abord concernant « la facilité d’acquisition de la nationalité française » il y a une confusion volontaire introduite en France par les statistiques. Par exemple on nous sert périodiquement une tromperie déduite des résultats du comptage du nombre d’étrangers, la tromperie peut être résumée ainsi : « la part des étrangers en France est stable depuis des décennies … donc vous voyez bien qu’il n’y a pas de problème d’invasion extra-européenne … ».

                La vérité est que les statistiques françaises s’appuient sur des critères peu significatifs pour en tirer des conclusions erronées.

                La question est de savoir combien, parmi les Français, il y a de personnes issues d’immigration extra-européenne.

                Comme le signale l’article « L’immigration en question » de Kookaburra, la loi française octroie en effet aux étrangers venus habiter en France, la nationalité française après 5 années de séjour légal. Un enfant né en France de parents étrangers, et qui a eu sa résidence habituelle en France pendant au moins 5 ans, acquiert automatiquement la nationalité française à 18 ans. Les juristes appellent ce principe par le terme latin « jus soli » qui signifie droit du sol.

                On constate que la définition des statisticiens n’est jamais basée sur les racines ancestrales. D’une façon ou de l’autre, d’après les statisticiens officiels, si par exemple les ancêtres sont des Africains, au plus tard à partir de la deuxième génération présente sur le sol français on n’est pas comptabilisé comme appartenant à un groupe immigré. La population des Français Européens d’origine peut donc ainsi être entièrement remplacée au fil de quelques générations par une populations d’Africains (Noirs ou nord-africains), qui sont majoritairement musulmans, mais curieusement les statisticiens officiels ne percevront aucun changement dans la structure de la population. Voilà pourquoi les statistiques sur le nombre d’immigrés en France indiquent que ce nombre est faible et stable depuis des décennies.

                À votre avis, quand un couple d’Africains vient s’établir en France, combien a-t-il d’enfants en moyenne dix ans plus tard ?

                Donc voici ensuite les faits concernant « l’apport massif de la natalité ».

                Le professeur Gérard-François Dumont, directeur de la revue Population et Avenir, dans son numéro de janvier 2007, confirme que la fécondité des femmes vivant en France dépend de l’appartenance au groupe « visible » (il serait « politiquement correct » de parler de « minorités visibles » mais ce terme n’est pas justifié car ces groupes sont en voie de ne plus être minoritaires).

                La fécondité des femmes originaires du Maghreb, qui avait chuté dans les années 1980, en partie parce qu’elles souhaitaient vivre « à l’occidentale », s’est stabilisée dans les années 1990, autour de 3,25 enfants par femme. Ceci traduit notamment la reprise en main des communautés immigrées ou d’origine non-européenne par l’islam qui incite à avoir une descendance nombreuse.

                Le taux de natalité de 2 enfants par femme ne serait atteint en France que grâce à la fécondité des femmes d’origine maghrébine (3,25 enfants), d’origine noire africaine (4,07), d’origine turque (3,35) et d’origine asiatique (2,83). Selon le démographe, 50 % de l’accroissement de la fécondité ces dernières années serait dû à l’immigration. Et il précise : « Cela fait vingt-cinq ans que l’on ment sur les flux migratoires ».

                Vous avez bien lu : déjà en 2006, en France, les enfants d’origine européenne ne présentaient que 50 % des naissances.

                A cela on peut ajouter le fait qu’en France la fécondité des femmes d’origine européenne (autrement dit de race blanche) est de seulement 1,6. Sachant que le taux de fécondité qui permet le renouvellement des population est de 2,1 on peut aisément déduire que 5 ans plus tard, en 2011, les enfants d’origine européenne présentaient moins que 50 % des naissances et cette part se réduit rapidement.

                La moyenne des femmes blanches françaises est proche de la moyenne européenne (1,5 enfants en 2004) : le taux de fécondité varie selon les pays européens de 1,2 enfant (Slovénie) à 2,0 enfants (Irlande).

                Sachant cela on comprend aisément que les Européens autochtones sont en déclin. Le nombre de personnes sur le sol européen se maintient depuis plusieurs décennies à un niveau à peu près constant par le fort flux d’immigration depuis d’autres continents et par la forte fécondité des femmes d’origine extra-européenne.

                Revenons en France. Pour y voir clair il faudrait des statistiques officielles françaises basées sur le comptage des individus selon les critères raciaux et ethniques. La récente décision du Conseil de constitutionnel interdisant des statistiques sur les groupes « visibles », c’est-à-dire sur les groupes ethniques ou raciaux, va dans le même sens : il ne faut pas mettre en lumière ce que chaque citoyen français est pourtant capable de constater en observant l’évolution « visible » de la population, il faut bercer les citoyens dans le flou et dans le mensonge délibéré en culpabilisant ceux qui oseraient dire la vérité.

                Mais dans d’autres pays européens, la presse ose aborder le problème sans mensonges.

                Par exemple on peut lire dans le numéro de mai 2006 du journal allemand Der Spiegel que « La population allemande rétrécit comme peau de chagrin … et ce sont les enfants d’immigrés qui comblent ce manque de natalité… d’où les craintes en Allemagne de voir les allemands devenir une minorité »…

                « Les problèmes d’intégrations sont d’autant plus urgent à résoudre, continue Der Spiegel, qu’avec 1,3 enfants par femme, le renouvellement des générations n’est plus assuré dans notre pays… d’où les mesures du gouvernement qui a décidé de payer les allemandes pour qu’elle fassent des enfants, via une aide financière à destination des mères au foyer… les dernières statistiques prouvent que le taux de natalité en 2005 est le plus bas depuis la deuxième guerre mondiale… 690 mille nouveaux nés dont un quart dans des familles immigrées… rapportés au taux de mortalité la conclusion s’impose, écrit le journaliste allemand : les Allemands ne sont pas seulement en train de mourir, il sont en train d’être lentement remplacés par des non allemands… alors que faire s’interroge le journal ? S’adapter… d’autant que la tendance est générale dans les pays occidentaux… éviter la radicalisation des communautés, ce qui veut dire s’interroger sur l’identité et les valeurs allemandes et dans quelle mesure celles ci doivent évoluer ?

                Et Der Spiegel conclut sous forme d’interrogation « faudrait il nous aussi instaurer un hymne national en Turc ?… »

                Mais revenons encore en France : si vous le pouvez, consultez le numéro de janvier 2007 de la revue Population et Avenir, qui paraît cinq fois par an, ce numéro de janvier 2007 est peut-être disponible dans certaines bibliothèques municipales ou universitaires. Vous avez aussi la possibilité de commander le numéro sur ce site de la revue Population et Avenir : population-démographie.

                3 – « accuse sans détour d’ « entraver la démocratie » par leur parti-pris immigrationniste et multicuturaliste ».

                En effet il y a ce parti-pris qui impose une censure : ceux qui exposent des idées opposées au mondialisme sont qualifiés d’« extrémistes »…. La liberté d’expression est réduite par la stigmatisation d’« extrémisme ».

                4 – On peut remarquer qu’en réalité le sujet du livre de Malika Sorel-Sutter peut aussi être replacé dans le cadre global des changements démographiques au niveau planétaire.

                Mais, en France, il faut éviter les sujets qui risquent d’éveiller la prise de conscience des Européens autochtones concernant leur remplacement qui est en cours.

                Cela explique, à mon avis, pourquoi certains articles qui exposent certaines vérités ne sont pas publiés par AgoraVox.

                Par exemple, si vous avez publié quelques articles sur AgoraVox alors vous avez le statut de « rédacteur » d’AgoraVox et alors vous avez accès aux articles qui sont en attente de validation.

                Dans ce cas vous pouvez constater dans la rubrique « Actualités / Société » que l’article qui depuis le 11 mai est bloqué à la validation par la rédaction d’AgoraVox a pour titre « L’avenir des races humaines ».


                • Serpico Serpico 1er juin 2011 22:48

                  Martin, on a compris malgré tout votre baratin pseudo-technique : votre problème, c’est la préservation de la race.


                • Ronald Thatcher rienafoutiste 2 juin 2011 10:04

                  faudrait savoir serpico, les races existent ou elles n’existent pas ?
                  si elles existent, le racisme n’est plus un délit ?


                • OMAR 1er juin 2011 20:01

                  Omar 33

                  Kookabura  :"En conséquence les musulmans ont raison à exiger « toujours plus de dérogations aux us et coutumes, toujours plus de droits, et c’en est fini de l’intégration..

                  On ne peut-étre musulman, chrétien ou juif à 25, 50, ou 75%... 

                  Et le sens réel mais perfide de l’intégration est : d’accord si vous voulez rester musulman, mais changez de prénom, ne pratiquez plus la prière ni le Ramadhan, oubliez la circoncision et le mouton de l’Aid, etc...

                  CQFD : abandonner l’Islam...


                  • Serpico Serpico 1er juin 2011 22:39

                    L’auteur : "comme la sourate V,56 « O vous qui croyez ! Ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens … Celui qui les prend pour amis est des leurs. »« 

                    *********************

                    Houlà ! ! ! !

                    Et donc vous avez là la preuve qu’il n’y aura pas d’intégration ?

                    Curieux comme la Sorel a des enthousiasmes de nouvelle convertie. Fraîchement débarquée d’Algérie, elle est encore plus intégrée que Sarkozy. Bientôt elle lui demandera ses papiers.

                    Donc, si on comprend bien, ces satanés musulmans ne peuvent être intégrés parce que leur religion raconte ci et ça ?
                    Ah bon ?

                    Comme d’habitude, vous vous jetez ( »vous« , ce sont les racistes qui veulent jouer les intellos humanistes, objectifs, sincères et blablabla....) sur un argument que vous n’avez jamais brandi à propos d’autres »communautés« (puisque vous adorez ce mot).

                    Exemple de »communauté« non-intégrable et qui refuse depuis toujours de s’intégrer mais que vous n’osez pas citer, que vous n’oserez jamais citer et même vous me direz que »ça n’a rien à voir". Parce que chez vous, les principes sont à géométrie variables. chez Malika Sorel, c’est juste du harkisme surmultiplié pour un peu de visibilité médiatique. En deux mots :de la prostitution intellectuelle :

                    Talmud, Iore Dea 148, 12 H : On peut prétendre se réjouir avec les goyim
                    pendant leurs fêtes, si cela permet de cacher notre haine.

                    Talmud, Iore Dea 151, 14 : Il est interdit de concourir à la gloire d’un
                    goy.

                    Talmud, Iore Dea 151, 11 : Il est interdit de faire un présent à un goy,
                    cela encourage l’amitié.

                    Talmud, Iore Dea 153, 1 : Les nourrices non-juives conduisent les enfants
                    à l’hérésie.

                    Talmud, Iore Dea 154, 2 : Il est interdit d’enseigner un métier à un goy.

                    Talmud, Iore Dea 159, 1 : Suivant la Torah, il est autorisé de prêter de
                    l’argent à un goy avec intérêt. Toutefois, certains des anciens n’ont pas
                    reconnu ce droit dans des cas de vie ou de mort. Aujourd’hui, ce droit
                    est accordé dans n’importe quelle circonstance.

                    Talmud, Orach Chaiim 20, 2 : Les goyim se déguisent pour tuer les juifs.

                    Talmud, Rosch Haschanach 17a : L’âme d’un goy descend en enfer pour
                    toutes les générations.

                    Talmud, Sanhedrin 57a : Un juif n’est pas obligé de payer le salaire
                    redevable à un goy.

                    Talmud, Sanhedrin 90a : Ceux qui lisent le nouveau testament (chrétiens)
                    n’auront pas de place dans le monde à venir.

                    Talmud, Shabbath 116a (p. 569) : Les juifs doivent détruire les livres des
                    goyim (nouveau testament).

                    Talmud, Zohar I, 25b : Ceux qui font du bien à un goy, ne se relèveront
                    pas des morts.

                    Talmud, Zohar I, 28b : Les goyim sont les enfants du serpent de la Genèse.

                    Talmud, Zohar I, 160a : Les juifs doivent en permanence tenter de tromper
                    les goyim.

                    Talmud, Zohar I, 219b : Les princes goyim sont des idolâtres, ils doivent
                    mourir.

                    Talmud, Zohar II, 19a : La captivité des juifs prendra fin lorsque les
                    princes goyim seront morts.


                    • Serpico Serpico 1er juin 2011 22:44

                      Et aussi :

                      Talmud, Ereget Rashi Erod.22 30 : Un goy est comme un chien. Les
                      Ecritures nous apprennent qu’un chien mérite plus de respect qu’un goy.

                      Talmud, Iebhammoth 61a : Les juifs ont droit à être appelés « hommes », pas
                      les goyim.


                      Talmud, Iore Dea 377, 1 : Il faut remplacer les serviteurs goyim morts,
                      comme les vaches, ou les ânes perdus. Il ne faut pas montrer de sympathie
                      pour le juif qui les emploie.

                      Talmud, Jalkut Rubeni Gadol 12b : Les âmes des goyim proviennent d’esprits
                      impurs qu’on nomme porcs.

                      Talmud, Kerithuth 6b p. 78 : Les juifs sont des humains, non les goyim,
                      ce sont des animaux.

                      Talmud, Kethuboth 110b : Pour l’interprétation d’un psaume un rabbin
                      dit : « le psalmiste compare les goyim à des bêtes impures ».

                      Talmud, Orach Chaiim 225, 10 : Les goyim et les animaux sont utilisés de
                      manière équivalente dans une comparaison.

                      Talmud, Schene Luchoth Haberith p. 250b : Bien qu’un goy ait la même
                      apparence qu’un juif, il se comportent envers les juifs de la même
                      manière qu’un singe envers un homme.

                      Qu’attendez-vous pour partir en chasse contre ces réfractaires à l’intégration ?


                      • Yohan Yohan 1er juin 2011 22:52

                        Malika Sorel pense juste, tellement juste ; que certains ne trouvent rien d’autre à faire que de tenter de lui coller une étiquette FN. Voilà bien une forme nouvelle de fascisme venant d’une certaine gauche qui commence à me les briser menu.


                        • Serpico Serpico 1er juin 2011 23:17

                          Yohan : « qui commence à me les briser menu. »

                          ***************

                          Déjà, au départ, c’était microscopique...


                        • THOMAS 2 juin 2011 08:53

                          Qui a dit :« Le nationalisme est le dernier refuge des crétins » ?
                          Le nationalisme n’a rien à voir avec le patriotisme.
                          Ceux qui défendent le droit du sang pour être français n’ont de mérite que d’être nés français.
                          Je suis pour avoir une seule nationalité.
                          Et c’est valable pour tout le monde.
                          Quelqu’un peut-t-il me dire le nom du footballeur français de Lille, je crois, qui a choisi de jouer dans l’équipe nationale polonaise ?
                          Je l’ai vu passer à la télé, et personnellement, je l’ai trouvé admirable dans son argumentation bien que je sois, je le répète, pour n’avoir qu’une seule nationalité.
                          Merci !


                          • Antenor Antenor 2 juin 2011 10:52

                            Nous sommes dans une société qui dans sa globalité cultive l’entre-soi. Il n’y a qu’à constater la faible diversité sociale de notre Assemblée Nationale pour s’en convaincre. Pourquoi les immigrés feraient-ils exception ? Leur entre-soi nous gêne parce qu’il est le plus voyant.

                            L’Islam en est aujourd’hui au même point que le Judaïsme au début de l’Empire Romain ou le Christianisme à la Renaissance. Son cadre de pensée est désormais trop étroit pour notre monde.


                            • yacoub yacoub 3 juin 2011 12:01

                              Bravo pour cet article

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