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L’intimidation, un fléau grandissant

De nos jours, aller à l’école est devenu pour certains un véritable combat de popularité. Les jeunes sont de plus en plus victimes d’intimidations dans les écoles, et ce fléau ne cesse de faire la une au Québec. Celui-ci représente l’un des plus graves problèmes présents dans les écoles et selon moi, de loin le pire. Les moqueries et les agressions des jeunes semblent souvent restées taboues et secrètes, allant même jusqu’à complètement gâcher des vies ou encore pire, mener au suicide. Maintenant, avec la popularité des réseaux sociaux, les intimidateurs procèdent désormais à leur destruction depuis leur ordinateur, à des kilomètres de distances de leur victime. Il est donc impossible pour celles-ci d’être tranquille lorsqu’elles sont chez elles, puisque les agresseurs les harcèlent maintenant sur Internet. Les agresseurs ne sont rien d’autres que d’autres jeunes, ce qui soulève de nombreuses questions dans la société d’aujourd’hui. Les êtres humains ne sont-ils pas supposés être égaux, comme le mentionne la Charte des Droits de l’Homme ? En se penchant sur le problème de l’intimidation dans les écoles, cette question semble avoir perdu tout son sens.

Désormais, pour survivre à l’école, il faut s’habiller conformément à la mode, il faut réussir à s’entourer des bons amis et il faut même être ‘’normal’’. Le mot ‘’normal’’ ici signifie être une personne sans distinctions particulières et sans différences apparentes. Il faut désormais rentrer dans le moule de l’adolescent typique si nous voulons être exemptés des moqueries de nos confrères. Sinon, attention, vous ne passerez pas inaperçu ! Alors que tous les êtres humains sont supposés être égaux, nous devons maintenant acter pour être comme tout le monde et réussir à se faufiler à travers le combat de popularité présent dans toutes les écoles. Ce fléau qui était auparavant tabou et éviter de tous, est maintenant rendu dénoncé haut et fort par plusieurs personnes et organismes. La sensibilisation par rapport à ce phénomène est bel et bien présente dans la société et les effets suite à cette sensibilisation semblent toutefois se faire attendre. Le problème est donc le fait que la dénonciation est presque inexistante de la part des témoins. L’intimidation et le taxage sont reconnus comme des actes criminels au Québec. Si quelqu’un voit une tentative de meurtre dans la rue, je ne crois pas que le témoin va garder ce crime pour lui. Alors, si un témoin voit un jeune battre un autre jeune, pourquoi garde-t-il ce crime pour lui ? Évidemment, il doit avoir peur et doit craindre l’agresseur lui aussi …Ce jeune ne veut surtout pas être le prochain à avoir à faire face à la gang de ‘’cool’’ en se faisant traiter de ‘’stouleux’’ et de rapporteur par à peu près toute sa classe. L’acte reste donc impuni puisque personne ne l’a dénoncé et l’agresseur peut par le fait même continuer son travail de destruction mental en paix sans rien à craindre.

C’est là que la société devrait prendre de véritables résolutions et donner de sérieuses leçons aux petits farceurs qui continuent de se trouver de plus en drôles jour après jour. C’est là que la société devrait ensemble décider de sévir sévèrement contre les jeunes faisant de l’intimidation dans les écoles, de sorte à enrayer le problème une bonne fois pour toute. C’est là que le gouvernement devrait se lever et mettre en place de l’aide dans les écoles, de sorte que les jeunes témoins ne sont pas laissés à eux-mêmes ! Donc, pour terminer, selon moi, si l’on veut essayer de diminuer ce fléau grandissant dans nos institutions scolaires, il faut mettre en place des directives claires et donner de réelles conséquences aux intimidateurs enforcis. 

 Emily Lapointe




par Emily Lapointe jeudi 2 février 2012 - 28 réactions
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  • Par lloreen (---.---.---.42) 2 février 2012 16:07

    Vous avez tout à fait raison de dénoncer cette mise au pas pour se « faire couler » dans le moule si on a le « mauvais goût » de ne pas s’y couler soi-même.
    Cela m’a toujours révulsé de suivre la masse car je ne suis pas une suiveuse dans l’âme ; je ne vis pas à l’écart de la société mais je n’oblige personne à penser comme moi et je ne supporte pas que quelqu’un puisse me dire ce que j’ai à penser:j’ai des réactions épidermiques.

    Cela n’est ps nouveau et je dois dire que malheureusement, les jeunes ne font que suivre le modèle des parents:le comportement moutonnier typique est encouragé et même favorisé.
    Si on est d’un avis contraire à celui politiquement correct on est taxé d’antisémite, de conspirationniste, de fasciste et j’en oublie...Personnellement, cela ne m’a jamais dérangée d’ être stigmatisée par certains imbéciles adeptes de la pensée unique et je me contrefiche que cela puisse déplaire.

    Cela me rappelle un souvenir d’école, pour dire que même il y a quelques années, le « moutonisme » était aussi présent que maintenant.
    Les deux déléguées de classe avaient un jour décidé d’un commun accord de faire déplacer un cours parce que le professeur du petit ami de l’une d’elle se retrouvait dans le groupe en raison de l’absence d’un professeur.
    Ce changement d’emploi du temps n’arrangeait pas nombre d’autres élèves de la classe qui auraient pu sortir plus tôt.Mais comme ils n’osaient pas être d’un avis contraire, ils avaient dit qu’ils étaient d’accord et le surveillant en voyant la masse d’élèves débouler avait donné son accord pour le report du cours.

    J’ai dit que je n’étais pas d’accord avec six autres élèves et le surveillant avait rétorqué que comme la majorité était d’accord on n’avait pas à décider autrement.
    J’ai décidé que je n’allais pas perdre une heure de mon temps en étude surveillée parce que 15 élèves n’osaient pas aller contre l’avis des deux déléguées et je suis rentrée chez moi.J’ai donc été absente au cours en question.Bien évidemment, le billet d’absence est arrivé à la maison et mes parents ont été au courant que j’avais été absente à un cours .Je leur ai expliqué la raison pour laquelle je suis partie et ils m’ont dit que mon avis valait celui des autres.Le directeur fut mis au courant et trouva mon attitude déplacée.Suite à cela je fus exclue trois jours du lycée...

    Depuis ce jour je suis allergique au suivisme et je ne supporte pas la logique de ceux qui donnent systématiquement raison à la majorité.
    Inutile de dire qu’au lycée je fus la pire des rebelles.Renvoyée pour « impertinence envers un professeur », je fis mon baccalauréat en candidate libre un an avant les autres.

    J’ai toujours expliqué très poliment ma façon de voir les choses et bien souvent ce fut pris pour de l’insolence...

  • Par geo63 (---.---.---.131) 2 février 2012 10:47

    Je souscris entièrement au contenu de votre article.

    Ce qui me paraît assez certain c’est que la jeunesse ne fait que reproduire à l’identique la société qu’elle a en permanence devant les yeux, notamment par le support de la télévision, des vidéos et de la médiocrité devenue une vertu cardinale jusqu’au plus haut niveau.
    Bien sûr les psychosociologues autoproclamés vous démontrerons le contraire dans leurs discours vides.
    J’ai connu l’époque où seule la radio était présente ; une telle « ambiance » survoltée, sans aucun repère autre que le médiatique immédiat, n’existait pas. Il me semble que globalement le rêve personnel était encore permis sans chercher à agresser systématiquement l’autre.

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