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Accueil du site > Actualités > Société > L’irresistible déclin du salariat en France ?

L’irresistible déclin du salariat en France ?

Le salariat a été au XX ème siècle le statut dominant des travailleurs.

Dans une société industrielle où l'activité était prévisible et suivait des cycles longs l'emploi salarié était devenu quasi naturel  : chacun à la sortie de l'école devait chercher un emploi, un salaire et un statut afin de pouvoir travailler.

Le travailleur indépendant, libéral, artisan ou simple paysan semblait n'être qu'une survivance du passé, le témoin d'une époque pré-industrielle à jamais révolue.

Après 40 ans de crises économiques en Occident et alors que la planète compte désormais plusieurs milliards de travailleurs en quête du minimum les choses pourraient changer. Dans notre pays il est fort à parier que le travail jamais mais par contre l'emploi fera de plus en plus défaut.

Il faut avoir 2 chiffres en tête pour comprendre ce qui se produit peut être aujourd'hui en France concernant le travail et l'emploi  :

  • En 1945, seule 50 % de la population des travailleurs était salariée
  • En l'an 2000 environ 93 % des travailleurs étaient salariés.

L'emploi salarié a pu dès lors être totalement confondu avec le travail. On avait un travail que lorsqu'on accédait au salariat, qu'on avait trouvé sa place sur le marché de l'emploi, qu'on avait signé un contrat de travail et qu'on touchait un salaire.

Tout cela a correspondu globalement à une période (exceptionnelle) de remise à niveau économique, technologique et social des pays industriels et qu'on a appeler en France "les 30 glorieuses".

Notons au passage que cette chute de l'emploi salarié n'est pas nouvelle, qu'elle a plus de 30 ans en France mais qu'elle semble depuis 2008 s'accélérer tout en mettant en péril tous nos régimes sociaux (comment payer des allocations chômage à des millions de personnes tous les mois si le niveau des cotisations contribuent lui-même à précipiter les travailleurs dans le chômage ?).

Pourquoi cette chute peut être inéluctable de l'emploi salarié ?

  • Nous avons fait peser sur des entreprises qu'on pensait solides et éternelles l'essentiel de notre social (santé, allocations familiales, chômage..)
  • Nous avons rendu le contrat de travail (et le Code qui va avec) complexe, iincohérent, parfois même illisible
  • Nous avons réduit sans cesse la durée du travail pensant que les 30 glorieuses et la hausse de la productivité (réelle dans un premier temps après guerre) seraient continuelles pendant des siècles,
  • Enfin nous avons rendu la relation de travail si tendue et conflictuelle, le travail devenant une sinécure que l'employeur comme l'employé n'ont désormais de but que sa fin (via la retraite, l'arrêt maladie ou la rupture conventionnelle)

Le travail salarié pourrait donc glisser inexorablement vers son déclin dans les prochaines années, rejoignant peut être le seuil de 50 % de travailleurs salariés de jadis.

Dès lors notre modèle social basé sur l'emploi salarié, l'entreprise assurant protection et sécurité aux travailleurs tandis que l'Etat couvre la solidarité nationale, ce modèle doit sans nul doute être totalement reconstruit (tout comme l'Etat dans ses missions).

Si le salariat perd comme nous le pensons de sa suprématie en France c'est toute la protection sociale, les retraites, le droit du travail, la durée et les statuts des travailleurs qui devront être ré-interrogés.

Dans un monde comptant 1 milliard de travailleurs misérables (vivant avec moins de 1 $ par jour pour un travail souvent harassant) les travailleurs français devront inévitablement s'adapter, abandonner l'illusion qu'on peut créer des richesses en travaillant moins, moins longtemps et ceci pour des revenus plus élevés que partout ailleurs dans le monde.

Ce serait évidemment un séisme que ni le personnel politique, ni les syndicats, ni même les citoyens ne sont encore prêts à envisager.

Marx pourtant n'a-t-il pas écrit que la société devrait à terme se débarasser du salariat ? Nous nous sommes peut être rapprochés de cette prophétie. Il n'y aura peut être bientôt plus guère de patron pour exploiter des salariés mais des travailleurs devant chaque jour gagner leur pain en oubliant les anciens temps salariés.


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16 réactions à cet article    


  • Gemini Gemini 15 octobre 2013 18:22

    Il n’est ici pas question de défendre le statut de salarié. Le salariat n’est ni plus ni moins que la forme standard permettant à l’employeur de s’approprier une partie des richesses créées par le salarié.

    Cependant, les raisons énoncées pour une telle disparition ne me semblent pas bonnes.

    Vous écrivez que le financement de notre système social repose sur les entreprises. C’est bien entendu faux. Il repose sur les salariés. C’est prendre l’employeur pour un imbécile que prétendre le contraire. Les cotisations sociales ne sont au final qu’une socialisation d’une partie du salaire du salarié. Ce n’est ni plus ni moins qu’une application du principe « à chacun selon ses besoins, à chacun selon ses moyens » de la déclaration des droits de l’homme. Le financement de notre système social repose donc sur le travail. Des salariés, comme je viens de l’aborder, mais également des indépendants, ceux-ci payant également des cotisations sociales.

    Le code du travail — tout du moins pour le peu auquel j’ai eu à me référer —, n’était pas si illisible que cela. Ceci étant, nous pourrions bien entendu débattre de ce qui pourrait être amélioré et simplifié, rendu cohérent, etc. Admettons. Ce pourrait être un argument.

    La réduction du temps de travail maintenant. Probablement la pierre d’achoppement principale. La présentation que vous faites de cet aspect est totalement mensongère. Prétendre que l’on a réduit le temps de travail pensant que la hausse de la productivité sera continuelle pendant des siècles est juste mensonger. La réduction du temps de travail a uniquement été la conséquence des améliorations de productivité ayant déjà eu lieu.
    Second point, il faut également bien garder en tête le temps de travail d’un salarié à temps complet, mais aussi et surtout le temps de travail global de la société. Et là, la réduction a eu bien plus fortement lieu que les 35 heures actuelles françaises. La réduction de temps de travail forcée se nomme chômage, temps partiel subi, etc. Et pourtant, malgré tout, nous disposons de toutes les marchandises dont nous avons besoin, et nous en avons même bien trop, eu égard à la crise écologique que nous avons créée. Pourquoi vouloir travailler plus ? Nous produisons déjà trop. Et, pour terminer, quel lien avec le salariat ?

    Pour ma part, je serais très favorable à temps de travail encore plus réduit, nous permettant ainsi de nous accomplir en dehors du travail. Et effectivement, le salariat ne serait pas le meilleur statut pour cela. Un statut d’indépendant ou autre, ne travaillant que lorsqu’il est dans le besoin — ni plus ni moins que ce que faisaient les artisans dans les temps anciens. Ils travaillaient afin d’assurer leur subsistance puis passaient à autre chose. Nous n’avons pas besoin de télé, iPhone, voitures, babioles, vêtements dans de telles quantités et autres saloperies que l’on achète machinalement, sans même jamais se demander si nous en avons réellement besoin.

    Bref, à mon sens, c’est à côté de la plaque. Nous n’avons pas besoin de créer plus de richesses. Nous en créons déjà bien plus que ce que peut nous offrir notre planète. Il nous faut « seulement » — bien — mieux les répartir.


    • Laurenzola Laurenzola 16 octobre 2013 09:45

      D’accord avec avec vous, et votre analyse semble en phase avec l’instauration du revenu de base.


    • titi 16 octobre 2013 10:05

      « Il nous faut « seulement » — bien — mieux les répartir. »

      Bah justement.

      Sur un autre sujet on parle de Mme Maurer qui vit avec 470 euros/ mois.

      Ca fait 5029 dirhams marocains.

      Là bas c’est ce que gagne, un bon cuisinier pour 44 heures/hebdo (en fait beaucoup plus)

      C’est quoi mieux répartir ?

      Et ne me dites pas qu’on va prendre aux riches, comme le font la plupart des intervenants qui confondent patrimoine et revenus.


    • Luc le Raz Luc le Raz 16 octobre 2013 15:40

      D’accord avec vous. On ne met jamais assez en avant que la richesse est réalisée par la base de la pyramide et non par le sommet contrairement à l’idée « fabriquée » d’un ruissellement du haut vers la bas.


    • Gemini Gemini 16 octobre 2013 22:33

      Titi, vous comparez deux choses incomparables. Il n’est pas possible de faire la même chose en France et au Maroc avec cette même somme. Ça n’a donc aucun sens  ; tout du moins pas pour ce que vous voulez démontrer.

      Ceci étant, je serais totalement d’accord pour dire que les richesses sont également, au niveau mondial, extrêmement mal réparties  ; mais je suppose que je n’apprend rien à personne.

      Maintenant, entendons-nous bien sur le sens de mon propos précédent : non seulement il faut mieux répartir, mais, aussi et surtout, tout du moins pour les pays riches dont la France fait partie, avoir moins et produire moins. Les mouvements de la décroissance ont très bien théorisé ce que j’essaie d’expliquer ici maladroitement.

      Au final, pour rester dans le sujet de l’article, je dirais simplement qu’il faudrait :

      • se mettre d’accord sur ce dont nous avons besoin et le produire (nourriture, vêtements, habitation, etc.). Pour chaque point, il y aurait bien sûr beaucoup à dire. Les vêtements par exemple : tout le monde en a besoin,, c’est une évidence, mais a-t-on besoin chacun de tant de paires de chaussures, et d’en changer régulièrement ? La nourriture : quelle proportion de viande ? La viande est un luxe extrêmement consommateur de surfaces arables  ;
      • le répartir équitablement, en s’assurant que chacun produise selon ses moyens, et que chacun en bénéficie selon ses besoins, simple application d’un article de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen
      • suppression de toutes les activités nuisibles, non nécessaires dans le cadre 1 (de quoi avons-nous besoin). Je pense notamment au marketing, à la publicité, aux traders, aux avocats fiscalistes et autres conseillers en patrimoine, etc.

      Nous pourrions ainsi travailler bien moins, respecter bien plus notre planète, tout en répondant toujours intégralement à nos véritables besoins.


    • Gemini Gemini 16 octobre 2013 23:00

      Je viens de tomber sur un article très intéressant qui parle justement plus en détail de ce problème de répartition des richesses : http://www.bastamag.net/article3411.html

      Une seule phrase pourrait à elle seule résumer le problème : 0,7% des humains possèdent 41% des richesses. De l’autre côté, nous avons 68,3 % des humains qui possèdent 3% des richesses.


    • titi 16 octobre 2013 23:04

      Vous faites erreur Gemini. Il n’y a plus de frontières, elles sont ouvertes aux quatre vents.

      Ce qui pour vous est un « minimum » est « un luxe » pour d’autres.
      Pourquoi en serait-il privés ?
      Au nom de quelle justice Gemini qui prétend ne plus travailler que quelques heures par semaines aurait il accès à l’eau courante, pendant que le cuisto doit aller chercher dans sa citerne après ses 44 heures/hebdo.

       

      J’ajoute que votre décroissance n’est qu’un cache sexe politiquement correct pour ressusciter en catimini l’homo sovieticus.

      Non merci.


    • titi 16 octobre 2013 23:09

      « Une seule phrase pourrait à elle seule résumer le problème : 0,7% des humains possèdent 41% des richesses. De l’autre côté, nous avons 68,3 % des humains qui possèdent 3% des richesses. »

      Et entre les deux il y a 31% qui possède 56% de la richesse mondiale : ce sont ceux qui ne sont ni extrêmement riches, ni pauvres : c’est la classe moyenne.

      Et donc si vous prenez tout aux 0,7 %, alors les 68,3% n’auront encore que 44%.

      Ou croyez vous qu’ils vont aller chercher les 22,3% qui leur manquent ?

      Dans les poches des petits Gemini !!!


    • Gemini Gemini 17 octobre 2013 13:07

      Votre remarque sur les frontières est bien entendu totalement fausse. Parlez-en aux migrants.

      Avec mon salaire français, j’habite en France, pas au Maroc, et vice-versa.

      Quant à confondre décroissance et soviétisme, vous n’êtes visiblement pas bien informé.

      Enfin, pour finir sur vos remarque sur la répartition de richesses, oui, c’est évident, ce que nous nommons aujourd’hui la classe moyenne est elle-même trop riche. Il me semble donc tout à fait normal d’avoir moins.

      Je crois lire en filigrane dans votre remarque que pour vous, la bonne solution, ce serait de produire bien plus afin que tout le monde ait autant que la classe moyenne d’aujourd’hui. C’est là où vous délirez. C’est juste impossible à généraliser. Déjà aujourd’hui, le niveau de vie moyen d’un français demande plusieurs planètes, de l’ordre de 2 ou 3, tandis que celui d’un américain en demande 7 ou 8. Des mathématiques du niveau primaire devrait vous permettre de comprendre que l’équation est insoluble avec les termes actuels.

      Ce que nous considérons aujourd’hui comme normal est comme souhaitable à tous, à savoir le niveau de vie et de confort de nos classes moyenne, n’est donc absolument pas généralisable. Il n’y a que deux solutions :

      • fortement diminuer la population afin que ce niveau de vie puisse être généralisé
      • adapter notre niveau de vie à ce qui est généralisable, et alors, oui, clairement, le niveau de vie de la classe moyenne baissera.

      Mais est-ce un mal que celui-ci baisse ? Avons-nous tous besoin de téléphones portables, de télévisions, de voiture, de gadgets tous plus inutiles les uns que les autres, de tant d’habits, et d’en changer aussi régulièrement ? De gaspiller autant, que ce soit l’énergie ou la nourriture (nous en gaspillons, en France, environ 30% !)


    • titi 17 octobre 2013 21:39

      Allez Gemini à la sortie des lycées expliquer aux élèves que le téléphone portable c’est pas bien, ils n’en ont pas besoin.
      Allez voir les gens de la classe moyenne en leur disant qu’ils ont trop.
      Allez voir le cuistot marocain en lui expliquant que c’est beaucoup mieux pour la planète qu’il continue à aller à pied et à chercher l’eau au fond de l’oued voisin quand il y’en a.

      Bon courage !!!

      Et ne croyez pas que c’est en obligeant les 65 millions de Français à ne pas laisser leur télé en veille, que vous allez compenser l’accès à la société de consommation de centaines de millions d’indiens et de chinois.


    • titi 17 octobre 2013 21:42

      « Votre remarque sur les frontières est bien entendu totalement fausse. Parlez-en aux migrants »

      Ca fait longtemps que vous n’avez pas pris le métro à Paris ? Je vous conseille la ligne 13.


    • Gemini Gemini 18 octobre 2013 09:46

      Je crois que vous refusez de comprendre. C’est pourtant expliqué clairement dans mes messages.

      La problème n’est pas de savoir s’il faut être d’accord avec le fait que le téléphone portable ou autre gadget est inutile ou non. Bien sur que non, la plupart ne seront pas d’accord. La plupart des gens veulent toujours plus et se comportent en enfants gâtés incapables de limiter leurs désirs. Ils ont juste perdu le sens des réalités, comme les enfants en somme.

      Le problème est d’ordre physique : généraliser ce niveau de vie est IMPOSSIBLE. Il n’y a pas à être d’accord ou non. C’est un fait qui a déjà été démontré depuis de nombreuses années. On le sait depuis 1978 au moins.


    • titi 18 octobre 2013 18:39

      Vous parlez d’iphone, de portable... de biens de consommation « grand public »
      Essayer d’interdire l’iphone et le portable pourquoi pas. A mon avis c’est voué à l’échec, mais pourquoi pas.

      Ce faisant, vous définissez un niveau à partir duquel commence le superflue.
      Sauf que lorsque vous définissez ce niveau, vous le faites avec vos yeux d’enfant gâté.
      Vos WC ? Votre machine à laver ? Votre vélo ? Vos vêtements ? Etes vous prêts à y renoncer ?

      Car tout cela, une bonne partie de la population n’a pas accès.

      Ne serait ce que des WC. Quel est l’impact écologique pour équiper la planète en sanitaires ?
      Peut on demander au reste de la planète d’y renoncer pour préserver l’avenir ?

       


    • Gemini Gemini 18 octobre 2013 23:38

      Excellent ! Vous posez les bonnes questions. Je n’ai bien sur pas de réponse toute faite à apporter. C’est, à mon sens, là dessus que le débat devrait porter. Mes exemples citent effectivement les objets les plus faciles tant il est évident qu’ils ne font pas partie de nos besoins.

      Je n’ai pas connaissance de données scientifiques qui permettraient de déterminer qu’elle serait un niveau de vie généralisable à l’ensemble de la planète.

      Nous pourrions commencer par mon « bon sens », qui nécessiterait bien sûr validation. Quelques idées par rapport à vos questions :

      • pour les WC, tout dépend du pays je dirais, en fonction de sa population et de ses ressources en eau. D’autres solutions peuvent exister comme les toilettes sèches  ;
      • machine à laver : nous pourrions commencer par ne plus en avoir une chacun, mais les partager. Généraliser les buanderies dans les immeubles afin de mutualiser ces machines serait une bonne première piste à tenter  ;
      • vélo : est-il nécessaire d’en posséder un ? Comme pour la voiture, pour laquelle des solutions telles l’autopartage seraient déjà un bon premier pas (1 voiture en remplace environ 8, ce qui équivaudrait à diviser par 8 le nombre de voitures chez nous, ce qui serait déjà une fort bonne chose)  ;
      • vêtements : il me semble qu’une simple diminution de la consommation devrait suffire. Les gardes robes démesurées ne seraient plus de mise. On ne jette plus. On raccommode, comme il n’y a pas si longtemps. Et pourquoi ne pas mettre en place des bourses d’échange pour ceux et celles qui veulent changer de style par exemple ?

      Nous pourrions parler des autres gaspillages démesurés chez nous. Les études effectuées par Negawatt en donnent quelques exemples. Le gaspillage énergétique chez nous représente tout de même 30% de notre consommation d’énergie. 

      D’une manière générale, en dehors de la problématique des objets, il faut aussi agir sur les comportements. Quelques exemples de comportements gaspilleurs qui devraient pouvoir changer :

      • se contenter des légumes de saison, les tomates ou les fraises en hiver, c’est non  ;
      • limiter ses déplacements. L’étalement urbain est une aberration urbaniste. Les lieux de vie, de travail et de loisirs doivent être rapprochés au maximum, ce qui limitera également fortement les besoins en déplacements  ;
      • privilégier les modes de transports doux, dans l’ordre : marche, vélo, transports en commun dans la mesure du possible. Là encore, déjà aujourd’hui, une très grande majorité de trajets fait moins de 3 km, faciles donc à faire en vélo, voir à pied  ;
      • etc.

      Nous pourrions en débattre des heures mais nous dérivons fortement du sujet de l’article. 

      Au final, à mon sens, nous, pays riches devons décroître afin de permettre aux pauvres de croître, au niveau dont nous avons parlé ci-dessus. Sans égalité et justice, aucune solution durable ne pourra être trouvée.


    • Luc le Raz Luc le Raz 16 octobre 2013 15:25

      Dans un monde comptant 1 milliard de travailleurs misérables (vivant avec moins de 1 $ par jour pour un travail souvent harassant) les travailleurs français devront inévitablement s’adapter, abandonner l’illusion qu’on peut créer des richesses en travaillant moins, moins longtemps et ceci pour des revenus plus élevés que partout ailleurs dans le monde.

      Il y a un moyen simple pour résoudre ce pb. Exiger que dans les pays en voie de développement les exportations de produits finis ne soient permises qu’à partir du moment où 30 et, au fil des années, jusqu’à 60% du marché intérieur sont satisfaits. Pour consommer, il faut des consommateurs avec du pouvoir d’achat et ce n’est pas avec $1 par jour que cela sera possible. Donc, Messieurs les actionnaires, désolé de cette idée qui va faire fondre votre « veau d’or » smiley


      • Denzo75018 16 octobre 2013 16:01

        Ah, elle est révolue la France du plein emploi quand les femmes mariées restaient foyer ! LOL

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