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Accueil du site > Actualités > Société > La bulle sociale

La bulle sociale

Au moment où la société découvre qu’elle dépend de l’économie, l’économie, en fait, dépend d’elle. Cette puissance souterraine, qui a grandi jusqu’à paraître souverainement, a aussi perdu sa puissance. (Guy Debord, La Société du spectacle)

Non seulement la société doit tenir debout, mais elle doit avoir l’air de tenir debout ! (Pierre Legendre, La Société comme texte)

La crise du crédit est une crise de confiance nous dit-on, confiance qui a été mal placée et trompée, confiance devenue impossible dans un château de cartes et un emballement qui se nourrissait de lui-même, mais n’était pas tenable (pas plus que les chaînes d’argent ou les systèmes de vente pyramidale), et ce malgré toutes les belles théories fort imaginatives qui voulaient nous démontrer le contraire, hautes mathématiques à l’appui ! On n’imagine pas les dégâts, d’avoir voulu croire que l’argent pouvait faire de l’argent et que les arbres pouvaient monter jusqu’au ciel, soudain il semble qu’on ne peut plus croire en rien ni se fier à personne. Sauf aux Etats pense-t-on, derniers remparts contre la panique généralisée, mais pour combien de temps ?

En effet, si elle est indispensable au fonctionnement du système économique et financier, à sa fiabilité comme à sa fluidité, il faut bien admettre que la confiance constitue aussi le fondement de nos sociétés, confiance qui n’est pas donnée et peut se perdre entre populations même après une longue cohabitation, on l’a vu encore récemment. On ne peut absolument pas se reposer sur la stabilité d’un ordre social qui peut assez facilement se disloquer et retourner à la barbarie, de même qu’il ne faut pas trop se fier à l’apparente soumission ou résignation des classes populaires. Là aussi, un peu trop de confiance dans la stabilité sociale amène à négliger assez le risque systémique pour s’engager dans une surenchère d’arrogance et d’étalage des richesses qui sombre dans le bling-bling pendant que la précarité et les inégalités explosent. On a fait des révolutions pour moins que ça ! Rien ne laisse présager encore le retour de mobilisations sociales, bien trop faibles pour l’instant, mais ce n’est pas seulement le système financier qu’il faudra refonder, le pacte républicain aussi, qu’on le veuille ou non ! et, pour cela, il faudra crever tout autant les bulles écologiques et sociales.

Ce qui permet aux bulles spéculatives de gonfler pendant des années, semblant démentir toute analyse rationnelle, tient à la certitude que tout continuera comme avant. Pourtant, on sait bien que les temps changent et que les civilisations sont mortelles. Les causes de l’effondrement peuvent être externes (guerre, épidémie) ou internes (écologiques ou sociales) de simplement passer la mesure par défaut de régulation. On constate historiquement qu’un peu d’inégalités dynamise une société, signe de toute civilisation, mais tout autant que trop d’inégalités peuvent provoquer son effondrement. On a vu aussi, avec les analyses de la crise de 1929 par Eccles, Galbraith, Livingston, que trop d’inégalités et un partage capital/travail trop favorable au capital menaçaient l’économie elle-même en nourrissant la spéculation financière. C’est sans doute la leçon qu’il faut retenir de la crise actuelle, leçon qui avait été oubliée depuis quelque temps déjà...

Il ne faut pas se leurrer, à supposer qu’on puisse éviter le sauve qui peut général et l’écroulement de toutes les institutions, prendre conscience de l’importance de la société comme totalité, de la philia qui nous relie tout comme de la puissance publique ou de l’action collective que cela peut nous permettre, ne devrait pas signifier seulement le retour de l’Etat et du politique, mais tout aussi bien des solidarités sociales et de la réduction des inégalités. Impossible de continuer à culpabiliser les individus les plus faibles et les traiter d’assistés quand ils subissent les conséquences des excès des plus riches. Impossible de se défausser sur le marché quand les marchés ne fonctionnent plus. Même si ce n’est pas encore tellement dans l’air du temps, voilà qui devrait donc s’imposer rapidement dans ce contexte, et non seulement dans une logique de sécurité sociale, mais bien de développement humain et de valorisation des compétences, à l’étonnement ébahi des libéraux les plus fanatiques, chantres d’une concurrence à outrance et d’un individualisme forcené.

Il ne fait aucun doute que le rôle du dogmatisme et des fausses théories est primordial dans la constitution des bulles, non seulement pour la confiance dans la stabilité du système, mais aussi pour la justification des inégalités (dur pour les victimes et bienveillant avec les prédateurs). On peut parier qu’il sera tout aussi difficile pour les libéraux d’admettre leur propre totalitarisme que pour les staliniens de naguère : comment de si belles théories, de telles évidences "scientifiques", de si bonnes intentions peuvent-elles se révéler non seulement fausses, mais immorales et cruelles, totalement inhumaines et couvrant les excès les plus absurdes. Comment peut-on oppresser au nom de la liberté ? C’est bien compliqué, oui. La convalescence risque d’être longue et douloureuse, il ne faut pas s’attendre à des conversions immédiates chez les plus convaincus même si beaucoup ont déjà retourné leur veste, mais ceux qui s’imaginent qu’il y aura juste quelques petites régulations à rajouter, sans rien changer à tout le reste, se trompent lourdement car dès lors qu’on ne se fie plus au "laisser-faire", la question devient politique mettant en cause nos visions de l’avenir et nos priorités sociales. On met là le doigt dans un engrenage qui peut aller loin, jusqu’à l’écroulement du système peut-être même, selon ce qu’on appelle "l’effet Gorbatchev". Non seulement c’est la fin du divin marché, de la course à la richesse et du règne sans partage de la quantité, mais c’est plus essentiellement la fin de l’irresponsabilité collective, qu’elle soit écologique ou sociale.

Sans un tel dogmatisme sûr de son bon droit, jamais la bulle sociale n’aurait été jusqu’à la rupture, mais on conçoit qu’il soit quasi-insurmontable de devoir abandonner ce qu’on s’était persuadé être la nature même, justifiant, paraît-il, une concurrence généralisée ! Passons sur le fait qu’on voudrait nous réduire ainsi à de simples animaux et que même la loi de la jungle n’est pas aussi impitoyable que le voudraient certains libéraux : la solidarité est bien la règle en général, à l’intérieur des espèces au moins. De toute façon, les questions ne se posent pas du tout à ce niveau alors que nous passons de l’ère de l’énergie à l’ère de l’information qui est aussi l’ère de l’écologie et du développement humain. C’est d’abord l’ère des réseaux qui exige de plus en plus de coopération et de formation. Il faudrait donc d’abord prendre la mesure des transformations radicales intervenues entre la force de travail industrielle et un travail devenu plus immatériel, exigeant de passer du travail forcé au travail choisi et du salariat au travail autonome. Ce qui est valorisé désormais, ce n’est plus notre force physique, mais notre autonomie et ce qu’on a de plus humain, bien loin d’une obsolescence de l’homme. Hélas, le dogmatisme n’est pas seulement libéral et, là-dessus, la gauche a plutôt du retard sur les libéraux qui en tirent argument pour accuser toutes les idées de gauche d’archaïsme !

Il n’empêche qu’il faudra se faire à cette nouvelle façon de penser dans une économie en réseau, de même qu’il faudra bien admettre que les inégalités ont atteint un seuil où elles sont devenues intolérables, la limite du ridicule étant trop souvent outrepassée. On sait que ce n’est pas la première époque qui a poussé l’arrogance et l’arrivisme à ces extrémités, ce qui s’est plusieurs fois assez mal terminé ("après-moi le déluge", ils ne croyaient pas si bien dire !). Même si tout le monde reste persuadé qu’il n’y a pas d’alternatives en dehors d’un peu plus de régulation, c’est une illusion car c’est à la base que les fondations ont été sapées. Impossible de savoir dans combien de temps mais l’unité et la solidarité sociale devront être refondées et cela signifie en premier lieu, comme l’avait voulu le conseil national de la résistance, crever la bulle sociale, revenir à des rapports démocratiques plus égalitaires pour conquérir de nouveaux droits et développer l’autonomie de chacun.

Il ne faut pas que les écologistes de fraîche date ne se fassent d’illusion non plus, l’éclatement de la bulle sociale est aussi un préalable à l’éclatement de la bulle écologique ! Jean-Paul Fitoussi montre assez bien, dans La Nouvelle Ecologie politique (République des idées), qu’il n’y aura pas d’écologie sans réduction des inégalités. Les effets désastreux du réchauffement climatique sont avant tout des catastrophes sociales (p. 68) auxquelles des sociétés trop injustes ne peuvent répondre. Si la vulnérabilité de l’homme est immanente à la condition humaine, celle de la Nature n’est perceptible qu’au travers du surcroît de vulnérabilité qu’elle fait encourir à l’homme p. 18. Dans une société où prévaudrait un sentiment d’injustice, où les tendances au repli sur soi et au conflit domineraient, il nous semble qu’il y aurait peu de place pour l’altruisme intergénérationnel, p. 66. Le caractère démocratique des sociétés, enfin, est un facteur décisif dans les réponses aux crises, que ce soit la lutte contre la famine, la misère ou les pollutions, comme l’a montré Amarya Sen. Les institutions et les équilibres sociaux ont un rôle beaucoup plus important que ne croient les libéraux aussi bien pour l’écologie que l’économie.

Pour sauver l’économie, il faut sauver la société, pas seulement les banques, et pour sauver la société il faut la démocratiser et réduire les inégalités afin de pouvoir habiter le même monde au moins. C’est seulement par une solidarité retrouvée que la confiance peut revenir et la machine repartir sans trop de ratés, sinon la crise risque de traîner en longueur (on voyait toujours le bout du tunnel en 1929 !). Il faut donc le répéter, même si personne ne veut y croire, la meilleure solution aux inégalités, le New Deal dont le retour serait le plus immédiat à la fois dans la réduction des inégalités et la stabilisation de l’économie, c’est sans conteste l’institution d’un revenu garanti pour tous, d’un côté, avec, de l’autre, l’augmentation des impôts et de leur progressivité. Il y a certes bien d’autres investissements possibles pour nous aider à sortir de la crise, en particulier les investissements écologiques dont il faudrait saisir la chance au lieu de repousser vainement les urgences. Le défi technologique posé par l’écologie est loin d’être aussi négatif qu’on le craint, il serait plus que temps de s’y mettre ! Le coût de la réduction des inégalités comme des pollutions paraît certes toujours exorbitant, mais, comparé aux banques comme au coût des désordres sociaux ou des catastrophes écologiques, c’est un très bon investissement, vraiment !

De toute façon, une bonne partie devrait être financée tout simplement par l’inflation, ce que Keynes appelait l’euthanasie des rentiers, véritable impôt sur l’argent qui le transforme en "monnaie fondante". Une inflation raisonnable n’est pas seulement favorable aux jeunes et aux actifs (quand leurs rémunérations sont indexées sur l’inflation), mais elle est aussi favorable aux investissements et aux entrepreneurs. Tout est encore une question de régulation, encore faut-il que ce soit la bonne et il semble bien, hélas, que, là aussi, il faudrait une révolution au moins pour changer les règles trop rigides de la BCE !

En tout cas, après la bulle spéculative et libérale, c’est la bulle écologique et sociale qui doit éclater. Les politiques sociales ne nous appauvrissent pas, mais nous enrichissent, c’est le repli sur soi et la répression des pauvres qui nous privent de leurs richesses. Il faut se persuader pourtant que cette dimension économique, malgré son caractère déterminant, n’est encore qu’un aspect de la question, tout comme les dimensions écologiques et sociales, alors que c’est plus fondamentalement la conscience de notre solidarité réelle, telle qu’elle s’est révélée avec la menace systémique, qui doit se traduire en solidarité sociale et développement humain. Question de vérité, d’humanité et de raison.


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36 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 23 octobre 2008 11:15

    Le coût de la réduction des inégalités comme des pollutions paraît certes toujours exorbitant, mais, comparé aux banques comme au coût des désordres sociaux ou des catastrophes écologiques, c’est un très bon investissement, vraiment !

    comme cela est juste , mais les grosses têtes qui nous gouvernent sont incapables de comprendre ce qui est simple ! smiley


    • ZEN ZEN 23 octobre 2008 11:31

      Bon papier
      Solidarité !
      Une notion jusqu’ici honnie...depuis l’ère reaganienne
      Il faudra du temps pour en reconstruire les fondements , après les ravages du dogmes ultralibéraux


      • ZEN ZEN 23 octobre 2008 11:33

        rectif :" des dogmes..."


      • LE CHAT LE CHAT 23 octobre 2008 11:45

        @zen

         tu vas faire pleurer frederic Lyon ! smiley


      • Le péripate Le péripate 23 octobre 2008 12:11

         Ah, vive l’inflation ? C’est effectivement d’une terrible modernité.


        • Le péripate Le péripate 24 octobre 2008 09:58

           Leon, je ne vais quand même pas vous faire un cours d’économie ! Vous savez très bien que l’inflation ruine tout le monde, le rentier, bien sûr, que j’appelle moi l’épargnant, et le salarié non protégé. Elle ne favorise l’emprunteur qu’à condition qu’il ait été parmi les premiers à emprunter, le salarié des secteurs protégés (indexation des salaires), et l’état, qui y trouve très directement l’usage de son monopole sur la création monétaire. Belle morale, qui accroît mécaniquement les inégalités ! 


        • Jean Zin Jean Zin 24 octobre 2008 10:16

          Tout est une question de mesure, et donc de régulation, mais une inflation modérée réduit les inégalités et ne les augmente pas, ce que démontre l’expérience historique des 30 glorieuses. Il est certain que lorsqu’on atteint des taux à plus de 10% comme en Amérique latine actuellement, cela appauvrit tout le monde. De toutes façons, ce n’est pas du tout un choix, c’est une réalité à laquelle il faut s’adapter : les périodes de croissance font monter les prix et suivent relativement des cycles de 60 ans (Kondratieff).


        • Le péripate Le péripate 24 octobre 2008 10:55

           Mouais. Voilà trois assertions qui demanderaient à être un peu argumentées : le fait que l’économie se soumet à des cycles magiques ; que les 30 glorieuses n’ont pas vu les inégalités augmenter (je pense en particulier aux inégalités entre secteur protégé et secteur non protégé) ; que l’inflation modérée aurait, comme de l’homéopathie, un effet contraire à une inflation plus forte.
          Sans compter que le calcul de l’inflation pose un problème.
          Soit la robinsonnade suivante : sur une île déserte, il y a dix pièces de monnaie, et dix objets à échanger. Chaque objet vaut donc une pièce de monnaie. On découvre dans un placard oublié dix autres objets. La valeur de chaque objet n’est plus que une demie pièce de monnaie. Il n’y a pas eu création monétaire, et les prix ont baissé. Mais si on crée dix autres pièces de monnaie, il y a inflation monétaire de 100%, et pourtant l’inflation calculée est de zero.
          Admettons que les gains de productivité soient de 4%. Une inflation de 1% équivaut donc à une inflation monétaire de 5%.
          Ceci pour dire qu’une part de l’inflation dissimule des baisses de prix très réelles. Et qu’il est très délicat de faire d’un chiffre un absolu, surtout si on argumente qu’une inflation modéré a un effet contraire à une forte inflation.


        • Jean Zin Jean Zin 25 octobre 2008 11:21

          Les robinsonnades sont aussi éloignées de l’économie réelle que l’économie domestique du "bon père de famille". C’est de l’ordre de la propagande plus que de la science économique. Je conseille cet article de Jacques Sapir sur les causes et conséquences de la crise expliquant bien entre autre la question de l’inflation :
          http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/25/850-le-monde-qui-vient


        • Le péripate Le péripate 26 octobre 2008 18:05

           Où comment éviter le débat... blabla. bonsoir, messieurs.


        • Gilles Gilles 23 octobre 2008 12:23

          Eh bien, tout ça !!! On est pas prêt d’entrer dans cette époque

          Tant que les "consommateurs" pourront consommer, rien ne changera. Tous les évènements touchant l’économie, la géopolitique ou l’écologie qui defraient la chronique chaque jour depuis des lustres passent largement au dessus de la tête des consommateurs et ils s’en foutent, tant que demain ils pourront acheter.

          D’ailleurs il y a tellement de faits tragiques, dramatiques, de guerres, d’exploiation odieuses etc etc qu’en fin de compte on réalise que cela fait parti de l’air du temps ; on doit vivre avec et le mieux est de ne surtout pas trop y penser

          Le système économique et politique est devenu si complexe que personne n’y comprend rien ni ne pense pouvoir agir dessus...donc autant s’en battre les couilles et jouer pour soi.

          Ensuite, les inégalités, la réduction de l’espace démocratique, l’écologie, la guerre loin là bas idem, on s’en fout. C’est du bla bla tant que ça n’impact pas nos petites vies, et quand ça a un impact qui coûte du pouvoir d’achat ou une modification ennuyante de nos comportements, il y a une lever de blouclier contre les mesures progressistes.

          Contrairement à ce que pense l’auteur on peut trés bien vivre et être épanoui au sein d’un état démocratique de façade, avec de fortes inégalités, de la répression, des bulles ...tant que les fondamentaux, à savoir le pouvoir d’achat et une liberté d’évolution "minimum" suivent.. 

          Le rôle du gouvernement est dans ce sens de garantir ce minimum à cour terme afin d’éviter l’implosion du système, et il le fait assez bien. La communication a remplacé la politique et les intérêts égoïstes les solidarités profondes

          Non, le seul frein possible est un écroulement brutal de notre réalité


          • pallas 23 octobre 2008 12:54

            Pour que la paix social est lieu, il faut que tout individu egal, les uns envers les autres.

            Premierement, la classe Proletaire dois etre controlé, pur cela il faut instauré la loi martial dans les lieux sensibles qu’ont nomment, les cités, avec nstallation de camera qui feront micro, chaque individu devra justifier la ou il vie. Remplacé la police par une force militaire permanente qui quadrillera les zones jour et nuit, avec arrestation et prison auquel l’individu sera jugé rapidement.

            Deuxiement, la classe moyenne, aura tout comme la classe des Proletaires, des cameras, mais pas besoin de micro cette fois, parcontre, un controle administratif tres imposant devra etre fait, pour evité toute corruption ou malhonneté de la part de l’individu, les enfants de la classe moyennes, devront obeir aux regles dans une ecole qui sera refondu, et toutes substances, tel que l’alcool, la cigarette, sera totalement interdit, cela veut dire, en cas d’infraction, aller en centre de réeducation immediatement.

            Troisiement, pour la classe Elite, nul besoin de caméras de micro, mais une liberation pour le marché financier, ainsi que le droit de pouvoir etre anonyme sur son compte en banque, les Elites devront etre dechargé de tous problemes crée par les 2 classes precedentes, car elle n’a pas a subir les soubressauts de quelques malfaisants.

            Quatriement, en matiere de Justice, mettre au gout du jour, la peine de mort, ainsi le delinquant comprendra que son acte, sera jugé par une peine capital et le dissuadera, les enfants jugé par la justice, a leurs majorités, le dossier sera toujours existant, et non plus mis a blanc, un criminel, quelque soit son age, aura un dossier, permanent et a vie. Il faudra pour la Police, lui octroyer, des droits bcp plus importants, tel que le port d’arme, et son utilisation, si le policier le juge si necessaire.



            • foufouille foufouille 23 octobre 2008 13:08

              c’est 1984 d’orwell


            • Gilles Gilles 23 octobre 2008 13:08

              pallas

              Et que fais tu de toute la racaille, gitans, clandestins noirs et basanés, les clodos qui puent et fument des joints ?


            • ZEN ZEN 23 octobre 2008 13:42

              Orwell ? 
              Pire !
              Pallas ! Place Beauvau ! on a besoin de conseiller -O


            • LE CHAT LE CHAT 23 octobre 2008 14:09

              @pallas

              http://77.87.105.98/0/39/74/46/adolf_sarkosy_1_.jpg

              le vrai bonheur pour toi !


            • Emile Red Emile Red 24 octobre 2008 11:22

              Paillasse décrit le monde de ce soir, il est taré mais a une vision assez réaliste de ce qui est en train de se passer.

              Le prolétariat c’est les cités où la police intervient avec force armes, démolition de porte et autres droits auto alloués.
              La classe moyenne, c’est la boboïtude, les artistes, les people qui peut agir en toute sérénité mais peut aussi se trouver devant la justice.
              L’élite c’est celle qui dirige, qui monétise et profite des lois d’amnistie, des parachutes dorés, des paradis fiscaux et du bouclier fiscal...

              On est pas si loin, un peu plus de tasers, quelques juges excédés, une ou deux bavures, et on tombe du côté noir de la force paillassonne. 


            • pallas 23 octobre 2008 14:04

              Vous pensez que le monde actuel est bien ? la preuve que non, c’est du grand n’importe quoi. Dans la vie il faut des regles, sans regles, la vie devient infernal. Donc autrement dit, il faut evoluer, et les regles que je propose ne sont en rien mauvaises, bien au contraire, la paix social, sera total, rien de plus, un monde sans violence, un monde de Paix, certe forcé, mais beaucoup moin barbare que le notre actuellement.


              • Gilles Gilles 23 octobre 2008 14:53

                Encore mieux ! Nous inspirer de l’organisation des insectes vivant en colonies

                Fourmisons la société ! Un roi, des reproductrices à sa disposition, des soldats et tout un tas de larbins. Un rajour tout de même : une caste de prêtres chargés de conditionner par la bonne parole et de débusquer les impénitents

                Et pas de place pour les inutiles qui chantent au lieu de participer à la grandeur de la colonie humaine

                Pour commencer on remet Pallas à sa place. Car avec une telle syntaxe, othographe et confusion il ne peut en rien prétendre à n’être autre chose que le larbin affecté aux tâches les plus basiques. Le laisser écrire et s’exprimer est une pure perte d’énergie vitale qui serait bien mieux employée à déboucher les chiottes à 75 000 € du Roi.


              • LE CHAT LE CHAT 23 octobre 2008 15:42

                @GILLES

                t’as raison , parce vu comme il écrit , il a juste sa place dans le lumpenproletariat ! smiley


              • ZEN ZEN 23 octobre 2008 18:27

                "autrement dit, il faut evoluer" (Pallas -sic)

                Tout à fait
                Pour vous il y a du boulot !


              • pallas 23 octobre 2008 15:35

                Encore et toujours a se baser sur l’orthographe, sa reste toujours l’argument de poids pour faire du despotisme intellectuel et imposer a l’autre son point de vue en le denigrant au lieu de refuter les idées emises, par d’autres idées. Cette exemple Gilles, montre clairement l’imaturité des individues, qui s’accrochent a des valeurs qu’ils ne respectent pas soit meme. Si ont souhaite l’egalité des individues, il faut des le depart consideré l’autre, comme existant et non un etre inferieur, donc respecté l’idéeologie de base, chaque Hommes et Femmes, a le droit de s’exprimer. maintenant, tuer, ou bien deingré l’autre, meme si la cause semble juste, les moyens sont le contraire, car ils sont totalitaire. Je parle d’une societé totalitaire, mais en ne denigrant personne, et mes contradicteurs, usent de moyens totalitaires, tel que le deingremment, comme moyen de s’exprimer, c’est quelque peut amusant. maintenant, il y a eu toujours, 3 classes social, quelque soit l’epoque ou l’organisation societal, dans l’histoire humaine, et chaque societe, en se devellopant, devenant Bureaucratique, avec les derives qui s’ajoutent avec, les societes, ultra Dictatorials, ont toujours ete, ultra Bureaucratique. Mais les societés qui ne sont pas basé sur un systeme bureaucratique, sont anarchiques, donc aucunes regles, creation de clan, une violence extreme, les ghettos ou pays pauvres, ou il n’y a pas de gouvernement ou tres peut, c’est la violence au quotidien. Un humain, de lui meme, vivant en societe, se confronte a l’autre, sans arret, pour et uniquement que des raisons mercantiles et futiles. A defaut de changer l’etre humain, il y a 2 choix possibles, soit detruire l’espece humaine, avant qu’il detruise la planete entiere et la totalité de la vie sur la planete, ou bien le muselé, le controlé, il perdra sa liberter, mais sa nuisance, envers lui meme et les autres formes de vies, seront fortement diminuer. Dans cette aventure, vous n’avez que 2 choix possible Mr Gilles, ainsi qu’aux autres intervenants.


                • Gilles Gilles 23 octobre 2008 15:57

                  Pallas

                  Tu m’accuses de totalitarisme, mais plus que ton orthographe vraiment laborieuse (au delà de qll fautes, mais difficile à déchiffrer) , c’est la confusion de tes propos puissaments illogiques que je dénonce. En fait je faisait de l’ironie en réaction à ton flot de bêtise contradictoires, ce que tu ne peux comprendre hélas !

                  Je te cite :

                  "chaque Hommes et Femmes, a le droit de s’exprimer."

                  c’est bien...mais juste aprés tu dis

                   il y a 2 choix possibles, soit detruire l’espece humaine, avant qu’il detruise la planete entiere et la totalité de la vie sur la planete, ou bien le muselé, le controlé, il perdra sa liberter,

                  Si ça c’est pas une contradiction flagrante et triviale !!!!!!! Il est où le droit d’expression là ?

                  Et avant tu disais

                  pur cela il faut instauré la loi martial dans les lieux sensibles

                  C’est à dire plus d’état de droit, plus de droit d’expression dans ces lieux..et seule ton élite décidera de ces lieux, sans avoir de comptes à rendre, comme tu le souhaites plus loin :

                  les Elites devront etre dechargé de tous problemes crée par les 2 classes precedentes, car elle n’a pas
                  a subir les soubressauts de quelques malfaisants.


                  et là, une police (que tu dis vouloir remplacer par l’armée juste aprés ????) et une armée ultra présente, avec tout les droits, même de vie ou de mort. Comme les SS qui pouvaient tuer et torturer en toute impunité.

                  chaque individu devra justifier la ou il vie. Remplacé la police par une force militaire permanente qui
                  quadrillera les zones jour et nuit, avec arrestation et prison auquel l’individu sera jugé rapidement.


                  Il faudra pour la Police, lui octroyer, des droits bcp plus importants, tel que le port d’arme, et son utilisation, si le policier le juge si necessaire.


                  Tu vois. tes neurones en sont à un tel point que ta perception de la réalité ressemble à celle d’un camé sous l’emprise de LSD


                • Gilles Gilles 23 octobre 2008 15:58

                  oupsss et excuses mes fautes smiley


                • Le chien qui danse 23 octobre 2008 16:03

                  C’est quand même étrange chez vous pallas, car vous utilisez un langage relativement riche truffé de fautes d’ortographes qui semblent être volontaires. Comme votre discours, qui un temps révolté passe à un conformisme moutonnier des plus crasse. Seriez vous entrain de vous payer notre tête ? oui je le pense, donc vous n’aurez plus la mienne, imposteur !


                  • Le chien qui danse 23 octobre 2008 16:05

                    Sinon trés bon article comme d’hab, je suis d’accord sur l’ensemble, merci.
                    Si c’est la bonne crise ça va chauffer dans les chaumières...


                  • Gilles Gilles 23 octobre 2008 16:25

                    Tient, c’est vrai ça.... je me doutais un peu que ce gars était une sorte de troll, mais j’avoue que ses fautes et sa mise en page (volontairement ?) pourrie m’ont abusée

                    Son vocabulaire et riche et il écrit généralement parfaitement les mots "compliqués", ne faisant que des fautes grossières sur les mots simples et les accords

                    Bizarre, bizarre..............


                  • La Taverne des Poètes 23 octobre 2008 16:20

                    Pallas nous démontre que, plus dangereux que la bulle sociale, il y a le pitbull social...


                    • pallas 23 octobre 2008 17:15

                      La violence, toujours la violence, vos reactions ne sont ils que Primaire ? tant que vous aurez pareil reactions, certe que je comprend parfaitement, mais elle est totalement inutile, bien au contraire, elles vous desservent et totalement

                      Gilles, si vous n’etes pas d’accord avec mes dires, en me fustigeant, en m’agressant intellectuellement, alors l’usage de la force, ne peut pas etre contre dite. Ce n’est qu’un exemple en verité, je vais etayer mon dire.

                      La revolution est toujours pour lutter contre un systeme bureaucratique implacable, auquel est egirie une Elite particuliere, de type royaliste, cette mesure de renversement du pouvoir est violente, une nouvelle Elite, issu de la classe moyenne prend pouvoir, celle ci reproduira le shema type de l’ancien olligarchie, en instaurant une autorité extremement ferme pour arreter l’anarchie et surtout conserver ce nouveau pouvoir, l’ancienne Elite, ne sera pas eliminé, car elle n’est pas constitué uniquement d’un Leader, mais surtout de la base de haut fonctionnaire, qui sont veritablement le coeur du systeme, et dont le savoir faire, sera de toute maniere demander. La revolution Française en est un parfait exemple, l’execution des hauts fonctionnaires, a entrainé une vaste guerre civil, qui quelques années plus tard, a crée un dictateur, et au final, c’etait pire que la royauté. Si une revolution se passe, par la violence, alors le resultat, sera la création du meme systeme social.

                      Il n’y a rien de pire qu’un systeme bureaucratique, car elle créera une caste d’elite, qui restera en heritage aux enfants de ces aux fonctionnaires, et donc le regime socialisant, deviendra un regime royalite.
                      Sa revient a la meme chose pour un systeme basé sur le terme de societe privée dont la droite defend eperdument, il faut voir le Fordisme.


                      • foufouille foufouille 23 octobre 2008 18:18

                        tu oublies la societe tribale que l’on peut appeler aussi famille etendue


                      • Jaime Horta Jaime Horta 23 octobre 2008 17:55

                        ZEITGEIST:ADDENDUM (Zeitgeist II) sous-titré fr

                        Forum RIM

                        http://icietmaintenant.fr/SMF/index.php?topic=4962.0
                         


                        • impots-utiles.com 23 octobre 2008 18:36

                          L’Etat coupe dans ses subventions. Plusieurs associations qui font de l’aide aux devoirs dans les banlieues lancent un cri d’alarme...

                          http://observatoiredessubventions.com/2008/education-nationale-l-etat-coupe-certaines-subventions-aux-associations-daide-aux-devoirs/



                          • frédéric lyon 23 octobre 2008 20:02

                            Quel charabia !

                            Encore un zouave qui a visiblement enjolivé son CV !

                            Je ne reprend qu’un seul paragraphe, Tous les autres sont à l’avenant, des collections de mots qui sont collés les uns aux autres dans un ordre qui semble bien respecter les règles syntaxiques, mais qui ne produisent aucun sens.

                            Ce que George Orwell appelait la "novlangue" :

                            "Comment peut-on oppresser au nom de la liberté ? C’est bien compliqué, oui. La convalescence risque d’être longue et douloureuse, il ne faut pas s’attendre à des conversions immédiates chez les plus convaincus même si beaucoup ont déjà retourné leur veste, mais ceux qui s’imaginent qu’il y aura juste quelques petites régulations à rajouter, sans rien changer à tout le reste, se trompent lourdement car dès lors qu’on ne se fie plus au "laisser-faire", la question devient politique mettant en cause nos visions de l’avenir et nos priorités sociales. On met là le doigt dans un engrenage qui peut aller loin, jusqu’à l’écroulement du système peut-être même, selon ce qu’on appelle "l’effet Gorbatchev". Non seulement c’est la fin du divin marché, de la course à la richesse et du règne sans partage de la quantité, mais c’est plus essentiellement la fin de l’irresponsabilité collective, qu’elle soit écologique ou sociale"

                            ...................................

                            "Comment peut-on oppresser au nom de la liberté ? C’est bien compliqué, oui ".

                            Celà mériterait en tous cas un petit mot d’explication.

                            La "convalescence" risque d’être longue et douloureuse. Il ne faut pas s’attendre à des "conversions" immédiates, mais on aurait pu au moins s’attendre à des guérisons.

                            Il y a bien ceux qui ont "retourné leurs vestes", ce ne sont que des convertis de fraîche date, qu’il convient de surveiller de près.

                            Leur foi n’est pas encore très solide, mais ils se trompent lourdement s’ils croient qu’on les laissera retomber dans l’ornière dont on les a tiré avec tant de mal.

                            Car il est bien fini le temps du "laisser faire" quand la "question devient politique" mettant en cause notre "vision du social".

                            Du doigt dans l’engrenage à l’effet Gorbatchev, nous verrons la fin du "divin marché", de la "course à la richesse" et du "règne de la quantité". Mais surtout, plus "essentiellement" encore, la "fin de l’irresponsabilité collective sociale et écologique".

                            Tout ceci n’a strictement aucun sens, mais c’était gentil de nous l’écrire. On devine que l’auteur y aura pris plus de plaisir que nous.

                            Agoravox est un refuge pour animaux qui ont perdu leur maître. Sacré Gorbatchev !

                             

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