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 Accueil du site > Actualités > Société > La culture du travail au sein d’un fastfood (2/3)

La culture du travail au sein d’un fastfood (2/3)

Travailler dans un fastfood est un métier pénible au regard tout d’abord du contact constant avec une clientèle ingrate, méprisante et abusive. Parfois, cette humiliation constante peut amener certains équipiers à la véritable dépression. Si cela surprend, jugez un peu par vous-mêmes…. 

Ce job demande une adaptation ultra rapide aux automatismes du service et surtout aux habitudes hautaines des clients. Les clients vous engueulent parce que vous n’allez pas assez vite. Mais si vous allez plus vite, vous risquez de vous cogner avec un autre équipier, dont les bras sont aussi chargés que les vôtres de nourriture, et de tout renverser. Tout ça pour vous faire engueuler par le manager comme du poisson pourri devant le client qui vous engueule maintenant avec le manager de ne pas faire attention et de vous dépêcher pour recommencer toute la commande. Il faut bien 2 semaines pour acquérir le rythme parfait sans rien faire tomber. Certains n’y arrivent jamais et sont licenciés rapidement.

Passons ici en revue les perles des clients malpolis, agressifs, stupides, irrespectueux et profiteurs que nombre de salariés dans les fastfoods doivent se coltiner à longueur de journée, en silence souvent, pour ne pas risquer plusieurs choses :

- De se faire virer

- De se faire encore plus insulter

 

Le client est roi, cela justifie mais n’excuse ni sa connerie ni sa méchanceté gratuite

Tout d’abord, l’impolitesse…

 Il y a certaines choses que nous autres salariés de la restauration rapide ne comprendront jamais : l’absence de bonjour/s'il vous plait/merci/au revoir. Un client sur trois s’en rend coupable. Pourtant, quand vous aller dans n’importe quel restaurant, magasin, que vous allez à la poste, etc., et que vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, ou même lorsque vous retrouvez un ami, la première chose que vous dites est bien « bonjour » ? Eh bien dans un fastfood, certaines considèrent cela facultatif. Vous voyez donc des gens se pointer devant vous et balancer leurs commandes sans même dire « bonjour », « au revoir », ou encore le fameux mot magique, « merci ». Ce tiercé gagnant, on ne l’oublie pourtant pas à la boulangerie ? Qu’est-ce qui donne le droit à ces gens de le faire dans un McDo ou à Starbucks ? A part les règles universelles du mépris incorrect ? Aussi, la prochaine fois que vous entendrez un salarié bloquer sans obéir au client impoli, en répétant plusieurs fois « bonjour », inutile de répondre bêtement « mais je vous ai dit bonjour, faut se nettoyer les oreilles » ou « bon tu me sers oui ? », cela ne ferait que renchérir dans l’offense qui, je le conçois, est peut être volontaire, mais ne prouve que bêtise.

A ce manque d’éducation digne des hommes des cavernesl, ajoutez le tutoiement. Ah le tutoiement… c’est fou comme les gens peuvent s’affranchir de toute convention sociale et de toute civilité lorsqu’ils s’estiment supérieurs… Et pourtant, non, on ne se connaît pas cher client, on n’a pas élevé les cochons ensemble, inutile donc de me tutoyer, de m’appeler par mon petit prénom (affiché par un badge qui se veut moins impersonnel), de me manquer de respect en somme. Certains clients arguent qu’il s’agit là d’un moyen de convivialité. De convivialité ? Petit rappel, on est dans un fastfood, le salarié est payé pour servir des repas rapides, pas pour taper la tchache avec le premier venu et nouer des liens amicaux. Alors on oublie le tutoiement et ne soyez pas surpris si encore une fois, le salarié bloque sur place et fait le sourd au moindre « tu » qui lui est adressé. On ne le fait pas ailleurs, et personne n’accepterait qu’on le/la tutoie dans la rue (d’ailleurs ces mêmes clients refusent d’être tutoyés en retour ! ).

Au tutoiement et au manque de politesse, se rajoute la plus belle preuve de mépris, la fameuse expression : « tu me mettras ça », avec pour variante « donne-moi ». Parfois, selon la catégorie sociale du client, un « ouaich » se rajoute à la tournure. Imaginez que l’on vous parle comme ça. Sérieusement, il s’est cru où le client ? Au XIXème siècle avec ses domestiques ? Encore une fois, comprenez que c’est impoli. Vous vous souvenez quand notre maman nous apprenait à aller chercher le pain ? Où est passé le « je voudrais » ?

Enfin, il y a les insultes en tout genre. De « sale con(ne) », à « sale pute », en passant par « vermine » ou « sale chienne », ou « sale étranger », ou « tacos » ou « macaque », "salope", etc. Pourquoi ? Parce qu’il manque un produit en stock, parce que le service a pris 7 minutes au lieu de 4, parce que le salarié a osé dire qu’il n’était pas un esclave et qu’on pouvait être poli pour passer commande. Ca part en un quart de tour, pour un rien et ça va très loin ! Allez, c’est gratuit. Le client impoli s’offusque qu’on lui fasse remarquer son impolitesse. Le client énervé cherche le moindre prétexte pour créer une engueulade et insulter le salarié, avant de se barrer tout sourire moqueur. Le client riche aime mépriser les salariés de fastfood. Le client pauvre se défoule après une journée de merde sur le 1er serviteur qu’il trouve…. L’équipier en fastfood, c’est un peu le défouloir de la société : anonyme, un parmi des milliers, en uniforme, trop fatigué pour répondre, en situation de dépendance économique, il sert de punchingball à tous ces impolis du système, en mal de domination sur un autre être humain.

Imaginez alors le salarié à qui l’on parle comme ça toute la journée, il y a de quoi péter un câble ! Mais cela ne fait que commencer !

 

Examinons maintenant la stupidité des clients bornés, ingrats et profiteurs

Un exemple d’organisation interne juste pour expliquer certaines lenteurs apparentes, à savoir qu’au lieu de servir en 5 minutes 30, on le fait en 7 minutes. Lorsque vous servez une glace, il y en a toujours qui coule à côté, sur la machine, par terre et sur vos mains. Dans certains fastfoods, l’équipe est suffisamment grande pour qu’un seul équipier se charge de la machine à glace et fasse toutes les glaces commandées. C’est donc à lui de nettoyer la machine. Mais une fois qu’il a lavé la machine, il faut qu’il aille se laver les mains car ses mains, qui ont alors touché un produit nettoyant, ne doivent pas entrer en contact avec un produit qui va être servi au client. Or, l’équipier n’a pas le droit de se laver les mains devant les clients, il doit donc retourner derrière puis revenir. Tout ça, c’est une perte de temps énorme en plein rush, et si vous ne le faites pas assez vite, c’est l’engueulade par le manager de l’équipier qui attend la glace pour la servir et par le client qui va gueuler sur l’équipier qui le sert. Et cette chaîne vaut pour tous les produits. Parfois, quand les équipes sont aussi grandes, il y a aussi un seul équipier qui s’occupe de la propreté en caisse. Mais parfois, c’est un seul équipier qui doit tout faire : faire la glace, nettoyer la machine, se laver les mains et servir le client. Parce que l’équipier ne doit pas servir le client avec des mains où se trouve un peu de glace qui a coulé. Donc pendant qu’il va se laver les mains, le client gueule du retard.

Ex : Le must, c’est quand les produits commandés ne sont pas encore prêts. Avec vos plus grandes excuses, vous dites au client qu’il va devoir attendre, vous lui dites de revenir dans quelques minutes ou d’attendre sur le côté, s’il y a de la place. Celui-ci ne comprend pas pourquoi il doit attendre alors qu’un produit est là, bien visible. Oui, mais ce produit est à un autre équipier qui a pris la commande avant. Ou le client demande pourquoi le salarié ne va pas directement en chercher ou préparer le produit. Parce que c’est interdit, voilà pourquoi. Celui en caisse ne va pas préparer la nourriture en cuisine, ni remplir les étagères des produits en rupture.

Au passage, une petite explication sur les commandes spéciales, où les clients, en plein rush, ont toujours envie qu’un ingrédient du produit ne soit pas présent ou rajouté ! Pour info, il est interdit dans les fastfood français actuels de rajouter des aliments dans les produits, inutile de tenir la jambe 3 heures au salarié qui ne peut tout simplement pas ajouter cela sur sa caisse, le cuisiner ne pouvant pas non plus en rajouter. C’est là que vous serez tous heureux de l’arrivée de Burger King ! Sinon, ya toujours Subway. Quant aux aliments en moins, Mesdames, Messieurs, nous vous en supplions après des générations d’équipiers ! : si un cornichon vous dérange, enlevez le avec une paille, plutôt que demander un sandwich sans cornichon, cela évitera à tous des engueulades inutiles. Pourquoi ? Eh bien tout d’abord parce que vous êtes des grandes personnes qui peuvent encore se sustenter et subvenir à leurs besoins sans qu’on leur mâche toute la nourriture pour leur faire la béquée. Enlever un cornichon ne tuera personne. Ensuite, parce que ces commandes spéciales doivent être préparées en cuisine et cela demandera plus d’attente et que ça emmerde tout le monde, du cuisinier à l’équipier, au client suivant et à vous-mêmes au final. Pourquoi ? Parce que la chaîne de préparation oblige les cuisiniers à lancer les produits par 6 (en plein rush, 3 hors rush). S’ils sont déjà lancés, il faudra attendre la tournée suivante, qui ne sera lancée que lorsqu’il y aura de la place dans le bin (l’étagère où sont les produits chauds). Et autant vous dire qu’en plein rush, les commandes spéciales passent après les tournées majoritaires… Faites-vous une faveur, enlevez votre cornichon tout seul.

Pour info, certains managers refusent les commandes spéciales en plein rush, inutile alors d’engueuler le salarié qui ne va pas révolutionner le restaurant à lui tout seul parce que le client lui assène son bon droit d’être servi selon ses préférences. Si la restauration rapide n’est pas assez proches des besoins des gens, il y a toujours les restos classiques, n’est-ce pas ?

Autre exemple désespérant : Nous voulons tous des produits chauds, avec des aliments comme sur la photo. Et cette exigence vaut surtout pour le fromage, qui a l’air à la fois fondant mais pas trop. Voici un épisode qu’il m’est arrivé de « gérer » avec de moins en moins de diplomatie :

Le client commande son sandwich.

Je lui tends son sandwich, qui est dans le bin depuis 2 minutes 30. Le temps maximum pour le servir avant de le jeter est de 5 minutes si mes souvenirs sont bons, le sandwich est donc pile à bonne température.

Mais le client, sans ouvrir son emballage, refuse le sandwich en question et me le retend en me le jetant presque dans les mains / ou en le regardant et en me regardant de loin avec l’air de dire « non mais je ne suis pas bête » (en fait si) et en ergotant :

- Non mais vous me filez un sandwich neuf, pas un qui attend depuis une plombe dehors

- Le sandwich est dans le bin, monsieur, c’est un endroit qui maintient les produits au chaud.

- C’est ça ouais

- Il est dans les temps je ne peux pas le jeter…

- M’en fous, j’en veux un tout neuf.

Bien, il est 18h, on est là depuis 6 heures, on n’a pas très envie de se prendre la tête pour un sandwich. On demande donc au cuistot de compter un sandwich en perte (et un produit de perdu en plus dans la belle chaine de surproduction alimentaire….) et d’en refaire un tout neuf pour le monsieur. Le nouveau sandwich arrive donc au bout de 3 minutes dans le bin.

- Bon vous foutez quoi là ? ça fait une heure que j’attends ?

- (surtout, rester calme) : il n’y avait plus de sandwich, j’ai donc demandé au cuisinier d’en refaire un pour vous (ce que le client sait déjà mais il paraît qu’il faut expliquer plusieurs fois aux enfants). Cela prend juste 3 minutes, ça arrive. (surtout, se retenir de faire remarquer au client roi/con et habitué à se faire servir dans cette société que 3 minutes, ça battra toujours tous les restos normaux s’il veut son sandwich à la noix, après tout, une restauration rapide c’est quand même ça, alors 3 minutes, il peut bien attendre, surtout si c’est à cause de lui).

C’est là que je lui sers son sandwich. Monsieur s’exclame :

- Mais c’est quoi ce truc le fromage est pas fondu !

- Ah oui, ça c’est normal : la tranche de fromage est insérée dans le produit final après cuisson, parce qu’on ne va pas faire fondre le fromage sur les plaques (non mais !) donc forcément, quand on vient juste de le mettre, comme c’est le cas ici, le fromage n’a pas encore eu le temps de fondre, ce qu’il aurait fait avec juste une minute ou deux dans le bin. (manque de bol, l’autre est déjà à la poubelle car son temps était dépassé par toutes ces conneries).

- Mais c’est n’importe quoi, moi je veux un fromage fondu !

- Je vous le remets donc dans le bin et vous attendez ?

- Ouais.

Retour à la case départ. Si son exigence de gamin pourri gâté ne lui avait pas bouché la cervelle, il aurait écouté tout ça avant, et un peu de politesse aurait évité de perde 6 minutes de son temps précieux.

Ah, j’oubliais, le client dragueur : celui qui croit que parce qu’il vous sourit avec un clin d’œil en arborant sa montre de luxe et sa carte dorée, vous allez lui offrir un produit gratis…. Ou qui croit qu’il peut vous embaucher ailleurs, l’espace d’un week end, d’une soirée... Si on est derrière la caisse et pas sur le trottoir, c’est bien parce qu’on a tous, salariés, un minimum de dignité qui ne sera jamais à vendre. Ou encore celui qui se permet, après avoir reluqué ostensiblement votre derrière, (histoire de vous faire comprendre qu’il apprécie votre bonne chair), de commenter chaque bout de votre corps. Inutile de se fatiguer, chainettes en or et autres habitués de la drague lourdingue : des comme ça, on en voit tellement que rien ne marche, encore moins le graveleux.

Que dire d’autres ? Des exemples, il y en a à la pelle, vous êtes sûrement témoins tous les jours sans y faire attention :

- Les doses de produits sont celles prévues et limitées par les machines, inutile de traiter le salarié de radin, ce n’est pas lui qui dirige l’enseigne et a décidé de vous arnaquer !

- S’il n’y a plus votre muffin préféré, inutile aussi de traiter le salarié de flemmard invertébré, ce n’est pas lui qui va monter dans son gros camion pour retourner à l’usine vous le chercher dans la minute !

- Vous en avez d’autres ? N’hésitez pas !

Au début, je vous le concède, on est tous un peu naïf : on est tous pétris de cette bonne éducation que nos parents nous ont donné, on a des valeurs comme le respect d’autrui…On prend donc le temps d’expliquer au client le fonctionnement compliqué et stupide d’un fastfood, et les raisons pour lesquelles sa royale altesse n’est pas servie en 30 secondes top chrono. Et puis au fur et à mesure des désenchantements, des clients qui n’écoutent pas votre récit poli, certes confus, mais sincère et désolé pour la gêne occasionnée, et qui vous envoient chier ou vous insultent pour le plaisir, vous apprenez qu’en réalité, le client est juste un gros bébé pleurnichard qui veut se goinfrer sur votre dos courbé. La société de consommation dans toute sa splendeur, du plus haut de la chaîne alimentaire au plus bas, quel que soit l’âge. 

Refuser d’obéir à ces gens, c’est refuser de lécher le cul des prétentieux. A ce stade, à cette dose, c’est presque de la désobéissance civile ! Car non, ce n’est pas un devoir que de servir le client mal dans sa peau, mais c’est un droit que d’y opposer.

Vous êtes d’accord avec tout cela ? Et pourtant, la direction n’en a strictement rien à faire, alors même que cela représente 65% des clients ! (dans certaines zones très riches ou très pauvres de Paris et sa banlieue, cela représente 85% des clients de fastfood). Cette maltraitance, constituée de véritables agressions, harcèlements de certains clients habituels, d’insultes et diffamations publiques, n’est absolument pas prise en compte dans les salaires, dans les primes, dans les heures sup, dans les récompenses (lesquelles ?), dans les démissions… De même que jamais l’employeur ne prend en charge les dépressions qui ont lieu à cause de cela. Oui ça arrive, certains abandonnent leurs études, rentrent dans un cercle vicieux…

Alors oui, encore une fois, quand on voit la RATP se plaindre d’être maltraité par les clients (les fameuses "conditions de travail", on a envie de leur proposer un petit tour en fastfood, histoire de voir ce que c’est que d’être vraiment mal traités par les clients. Qui a déjà osé dire ce qu’il pensait à un agent de la RATP, de peur qu’il ne fasse grève ?

Ici, qui s’inquiéterait que l’équipe d’un fastfood fasse grève parce que mal traitée par la clientèle ?

 



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Les réactions les plus appréciées

  • Par Jeff Parrot (---.---.---.200) 23 octobre 2013 11:06
    Jeff Parrot

    Les clients du MacDo sont odieux car le MacDo est un lieu odieux, tout le monde y est sous pression le client y compris (le bruit, l’odeur, la malbouffe, l’inconfort)

  • Par Inquiet (---.---.---.163) 23 octobre 2013 09:58

    Anna, zut alors, j’étais en pleine admiration sur votre diatribe et coup de gueule sur le comportement ego-centré du client-roi, se croyant « méritant » et le serviteur le désignant comme une « variable » pas toujours humaine.


    Mais toute cette admiration est tombée comme un soufflet pour juste un petit paragraphe à la fin, où vous fustiger vous-même le personnel de la RATP.

    Ca vous décrédibilise complètement et vous range vous aussi dans la catégorie des consommateurs capricieux.
    Autant, je veux bien admettre que les conditions dans un fast-food sont pires qu’à la RATP, autant je n’ai jamais été pour la politique d’alignement sur le bas en voulant faire taire les revendications de ceux qui sont un peu mieux lotis que les autres,
    car paradoxalement vous entretenez le syndrome du bouc-émissaire dont vous souffrez directement, et qui plus est vous vous arrogez le droit de comprendre à la place des employés d’autres secteurs que la restauration rapide, leurs niveaux de pénibilités et de souffrances,
    chose qui vous semble pénible à vivre de votre coté.

    Si vous voulez vous proclamez défenseure des droits des salariés sur-exploités vous ne pouvez pas le faire de manière auto-centrée sur uniquement votre corporation professionnelle, car vous entrerez dans la catégories des consommateurs égocentriques que vous dénoncez, c’est ballot non ?

  • Par Thorgal (---.---.---.142) 23 octobre 2013 15:03

    C’est bien simple : manger d’la crotte, ca rend merdeux.

    Je ne suis pas surpris par ces comportements : sûrement des carences nutritionnelles et des effets neurologiques pathologiques derrière ceux-ci.

  • Par Xtf17 (---.---.---.59) 23 octobre 2013 09:32
    Xtf17

    Bonjour l’auteure, bel article, mais en même temps ce client capricieux que vous décrivez (" juste un gros bébé pleurnichard qui veut se goinfrer sur votre dos courbé. La société de consommation dans toute sa splendeur« ) est la cible marketing même du concept fast-food.

    Et même plus : en tant que fer de lance de cette société l’ultra-consommation, le concept de fast-food va même jusqu’à promouvoir ce genre de comportement, dans son propre intérêt puisqu’il crée de nouveaux consommateurs encore plus avides de caprices de consommation.

    Et ça marche plus que bien, la preuve, c’est que vous le dîtes vous-même : »cela représente 65% des clients ! (dans certaines zones très riches ou très pauvres de Paris et sa banlieue, cela représente 85% des clients de fastfood)« .

     »Rien à foutre de la politesse, ça ne rapporte pas de fric" dit le patron (l’actionnaire ou le propriétaire, pas votre supérieur qui est dans la même galère). Par contre le code du travail oblige ce patron a protéger la santé physique et mentale des salariés.
    Cruel dilemme pour lui. Ou pas.

    Je proposerais donc que les salariés (dans la mesure du possible) tranchent à sa place et aillent voir ailleurs.

Réactions à cet article

  • Par Xtf17 (---.---.---.59) 23 octobre 2013 09:32
    Xtf17

    Bonjour l’auteure, bel article, mais en même temps ce client capricieux que vous décrivez (" juste un gros bébé pleurnichard qui veut se goinfrer sur votre dos courbé. La société de consommation dans toute sa splendeur« ) est la cible marketing même du concept fast-food.

    Et même plus : en tant que fer de lance de cette société l’ultra-consommation, le concept de fast-food va même jusqu’à promouvoir ce genre de comportement, dans son propre intérêt puisqu’il crée de nouveaux consommateurs encore plus avides de caprices de consommation.

    Et ça marche plus que bien, la preuve, c’est que vous le dîtes vous-même : »cela représente 65% des clients ! (dans certaines zones très riches ou très pauvres de Paris et sa banlieue, cela représente 85% des clients de fastfood)« .

     »Rien à foutre de la politesse, ça ne rapporte pas de fric" dit le patron (l’actionnaire ou le propriétaire, pas votre supérieur qui est dans la même galère). Par contre le code du travail oblige ce patron a protéger la santé physique et mentale des salariés.
    Cruel dilemme pour lui. Ou pas.

    Je proposerais donc que les salariés (dans la mesure du possible) tranchent à sa place et aillent voir ailleurs.

  • Par Inquiet (---.---.---.163) 23 octobre 2013 09:58

    Anna, zut alors, j’étais en pleine admiration sur votre diatribe et coup de gueule sur le comportement ego-centré du client-roi, se croyant « méritant » et le serviteur le désignant comme une « variable » pas toujours humaine.


    Mais toute cette admiration est tombée comme un soufflet pour juste un petit paragraphe à la fin, où vous fustiger vous-même le personnel de la RATP.

    Ca vous décrédibilise complètement et vous range vous aussi dans la catégorie des consommateurs capricieux.
    Autant, je veux bien admettre que les conditions dans un fast-food sont pires qu’à la RATP, autant je n’ai jamais été pour la politique d’alignement sur le bas en voulant faire taire les revendications de ceux qui sont un peu mieux lotis que les autres,
    car paradoxalement vous entretenez le syndrome du bouc-émissaire dont vous souffrez directement, et qui plus est vous vous arrogez le droit de comprendre à la place des employés d’autres secteurs que la restauration rapide, leurs niveaux de pénibilités et de souffrances,
    chose qui vous semble pénible à vivre de votre coté.

    Si vous voulez vous proclamez défenseure des droits des salariés sur-exploités vous ne pouvez pas le faire de manière auto-centrée sur uniquement votre corporation professionnelle, car vous entrerez dans la catégories des consommateurs égocentriques que vous dénoncez, c’est ballot non ?

    • Par bourrico6 (---.---.---.180) 23 octobre 2013 10:31

      Il a fait la même sur l’épisode n°1 ou le final consiste en une tirade pour aller bosser le Dimanche.

      Du coup, on se dit que le but de tout ça, c’est peut être uniquement de faire passer sa petite idée à la fin, et que tout l’article n’est que de l’enfumage destiné a s’assurer la sympathie du lecteur avant que l’auteur ne lui assène sa vérité politique.

      Et oui, ça décrédibilise tout.

    • Par Anna Flow (---.---.---.115) 23 octobre 2013 11:58

      @Inquiet : 

      « Si vous voulez vous proclamez défenseure des droits des salariés sur-exploités vous ne pouvez pas le faire de manière auto-centrée sur uniquement votre corporation professionnelle, car vous entrerez dans la catégories des consommateurs égocentriques que vous dénoncez, »
      -> non, quite à prendre votre argument à mon encontre, j’entrerai, ce faisant, précisément dans le jeu des syndicats, qui stigmatisent des corporations entières et les victimisent comme les seuls souffres douleurs de toute la société. Or ces mêmes syndicats, on ne les entend pas souvent défendre les salariés de fast food, insultés à longueur de temps par les clients. Pourtant, que ne les entend on pas ergoter sur les salariés de la RATP, soit disant victimes à longueur de temps des passagers. Je passe beaucoup de temps dans les transports, comme beaucoup de parisiens/banlieusards, et on ne voit pas 65 % des passagers parler comme ça aux salariés de la RATP, allez peut être 15%. 
      alors oui, c’est tout aussi mal, et les salariés de la RATP ont le droit de se plaindre, absolument, je revendique le droit de tout salarié mal traité de le faire. Et je ne dis pas le contraire, si vous lisez bien mes propos.
      Non, ce que je critique c’est les syndicats qui font abstraction totale de certaines branches salariales pour se concentrer sur celles qui peuvent faire grèves sans aucun risque de licenciement. 
      Vous connaissez beaucoup de salariés du privé qui font grève parce leurs conditions de travail sont pas « top » ?

      alors oui, après, ce que je critique, c’est que certains salariés sont mieux lotis, non pas au niveau de leurs conditions de travail (même si oui c’est toujours discutable) car il faut de tout pour faire un monde et chacun le droit de se plaindre. ce que je critique c’est le fait que certains salariés peuvent se plaindre sans pb, et d’autres ne le peuvent absolument pas. et que certains salariés profitent de cette possibilité de se plaindre un petit peu trop, indépendamment de ce qu’ils subissent au travail, quand ils pourraient voir que d’autres, dans de pires conditions, ne peuvent se plaindre. Aussi, il s’agit juste d’un ordre des valeurs à remettre en place, d’équilibre, et de proportionnalité. 


      @bourrico6 : il faut savoir faire la part des choses et ne pas tout mettre dans le même sac. si critiquer des syndicats est tout de suite considéré comme un mensonge du reste, cela reflète bien le problème d’aujourd’hui et le blocage des syndicats contre tout dialogue sur d’autres branches... ces clients de fastfood sont une réalité, que cela déplaise ou non de le dire
    • Par Politeia (---.---.---.151) 23 octobre 2013 12:12

      "Or ces mêmes syndicats, on ne les entend pas souvent défendre les salariés de fast food, insultés à longueur de temps par les clients."

      Vous êtes syndiqués ? A votre avis, il y a combien d’employé de fast food syndiqué ? Les syndicats protège les branches professionnels de ses syndiqués. Dans le privé, il y a la culture du chacun pour soi qui règne. Assumez le. Vous avez tous à fait le droit de déposer demain un pré-avis de grève, mais c’est sur que si vous êtes toutes seules vous aller juste faire rire vos supérieurs. Accusez vos collègues mais n’accusez pas les syndicats.

    • Par Anna Flow (---.---.---.115) 23 octobre 2013 12:18

      non, justement je ne suis pas syndiquée smiley 

      dans les fastfood, les syndiqués, ce sont les managers, les mêmes managers qui humilient les salariés et leurs demandent de fermer leur gueule. 
      Sans vouloir entrer dans votre jeu d’attaque personne.... quoi que s’il le faut .... : Vous avez déjà travaillé dans un fastfood ? 

      "Les syndicats protège les branches professionnels de ses syndiqués. « ah, et donc les autres peuvent aller se faire voir ? 

       »Vous avez tous à fait le droit de déposer demain un pré-avis de grève, mais c’est sur que si vous êtes toutes seules vous aller juste faire rire vos supérieurs. " .... euh alors en fait la question devrait plutôt être : Vous avez déjà travaillé ?? non parce que, celui qui fait grève, seul ou pas... c’est la porte ! 
    • Par Xtf17 (---.---.---.59) 23 octobre 2013 12:24
      Xtf17

      A l’auteure : à votre avis les syndicats, c’est qui ???
      Les syndicats, c’est vous, c’est moi, c’est vos collègues. Tout comme le maire de votre village c’est votre voisin. Ne confondez pas échelon local et national, comme en politique.
      Alors oui les salariés RATP se défendent et gênent les usagers au passage. Libre à vous d’en faire de même.
      Le droit syndical et le droit de grève sont des droits conquis de haute lutte ! Exercez-les plutôt !!!

    • Par Politeia (---.---.---.151) 23 octobre 2013 12:50

      « ah, et donc les autres peuvent aller se faire voir ? »

      Mince alors, mais que fais le Medef ! smiley

      "... euh alors en fait la question devrait plutôt être : Vous avez déjà travaillé ?? non parce que, celui qui fait grève, seul ou pas... c’est la porte ! "

      J’hallucine, aussi mal connaitre ses droits ça devrait pas être permis. Continuez donc à vos chiez dessus à l’idée de revendiquez quelque chose mais ne demandez pas aux autres de faire de même.
      Si vous n’êtes pas contente des conditions de travail de votre job ... changez les ou démissionnez mais n’attendez pas que les autres le fassent à votre place.

    • Par bourrico6 (---.---.---.180) 23 octobre 2013 12:54

      il faut savoir faire la part des choses et ne pas tout mettre dans le même sac.

      Vous pouvez dire ce que vous voulez, dans les deux cas, vos conclusions sont hors sujet vis à vis du reste du texte, et dans les deux cas, ce sont vos opinions politiques que vous exprimez.

      Alors de quoi on parle, des conditions de boulot dans les fast-foods ? ou bien du travail le Dimanche ? ou encore de le RATP ?

      Vous êtes bien gentille à demander aux autres de faire la part des choses et de ne pas tout mettre dans un même sac, quand vous même n’êtes pas capable de ne pas mélanger plusieurs sujets.

      Alors oui, on se demande bien ce que vous cherchez, et si ce que vous vouliez vraiment exprimer n’est pas simplement vos opinions sur le travail le dimanche, sur les grèves dans les transports ?
      J’attends avec impatience de voir sur quoi va porter la conclusion du dernier volet.

    • Par Sabine (---.---.---.123) 23 octobre 2013 13:23
      Sabine

      Les conclusions ne sont pas du tout hors-sujet (surtout dans le premier article) et elles ressemblent plus à un avis basé sur l’expérience qu’à des idées politiques. Mais c’est le propre des esprits politisés et encartés de projeter sur les autres leur façon de penser, comme s’il n’y en avait pas d’autre.

      Les 2 articles sont intéressants. Dommage qu’il n’y ait pas une partie sur les cuisines qui explique d’où viennent les aliments et comment ils sont préparés.

    • Par bourrico6 (---.---.---.180) 23 octobre 2013 14:20

      @ Sabine

      Alors je veux liens entre :

      Les conditions de travail chez mac gronaze et le fait d’aller faire bosser les gens le Dimanche.
      (Je ne vois pas en quoi ça va changer les conditions chez gronaze mais bon...)
      Les mêmes conditions et les grévistes de la RATP.
      (Idem, je ne vois pas en quoi ça va changer les conditions chez gronaze & Co, avec en plus peut être la jalousie de ne pas pouvoir faire grève pour se faire entendre et se défendre.)

      Dans les deux cas, la position de l’auteur est du coté politiquement correct, à savoir une détérioration des conditions de travail, c’est paradoxal par rapport au ton de l’article qui se plaint justement des dites conditions.

      Alors oui, ce n’est pas du hors sujet, c’est pire que ça, ça dépasse même le grand écart.

    • Par foufouille (---.---.---.243) 23 octobre 2013 19:12
      foufouille

      "... euh alors en fait la question devrait plutôt être : Vous avez déjà travaillé ?? non parce que, celui qui fait grève, seul ou pas... c’est la porte ! " ........ chez mac naze

  • Par Jeff Parrot (---.---.---.200) 23 octobre 2013 11:06
    Jeff Parrot

    Les clients du MacDo sont odieux car le MacDo est un lieu odieux, tout le monde y est sous pression le client y compris (le bruit, l’odeur, la malbouffe, l’inconfort)

  • Par byle (---.---.---.66) 23 octobre 2013 14:05

    Si ca peut « rassurer » l’auteur, dans les bars/brasseries aussi les clients sont odieux..

    Bon, il y a moins de « ouaish », encore que..mais ca ne vaut guère mieux d’etre pris pour un clebard par une minette de 20 piges qui se croit belle et arrivée parcequ’elle est guichetière a la banque plutot que par un banlieusard qui se prend pour eminem.. De plus, imaginez un instant que la minette en question se croit au macdo, et exige d’etre servie en 2min30..quand dans un ptit resto on bosse a 2 pour servir parfois 10/15/20/25 clients plus ou moins en meme temps..
    Mais pour moi ce n’est pas un probleme par rapport a la restauration, rapide ou non, mais rapport aux services « directs » a la personne : serveurs, femmes de menages, chauffeurs, guichetiers ou d’autres metiers que je n’ai pas en tete la tout de suite. Ce sentiment de « superiorité » d’avoir un type qui bosse pour soi..bon evidement, ca ne concerne peu les medecins ou les avocats, pourtant le principe est le meme..il est juste « inconsciemment » inconcevable de se sentir superieur a certaines categories..bref.. 
    Enfin perso, ca ne m’a jamais empeché d’envoyer chier un client..le client est roi mon cul. Ou alors moi je suis dieu.. On a toujours le choix de se laisser marcher sur la gueule ou non. Si le manager est un sale con, ben qu’il se demerde en plein « rush », un « tablier » ca se trouve toujours ailleurs, surtout dans la restauration..et avec des conditions, au moins salariales, certainement meilleures que chez macdo..bon, comme on dit : il faut se sortir les doigts du fion.. 
  • Par Thorgal (---.---.---.142) 23 octobre 2013 15:03

    C’est bien simple : manger d’la crotte, ca rend merdeux.

    Je ne suis pas surpris par ces comportements : sûrement des carences nutritionnelles et des effets neurologiques pathologiques derrière ceux-ci.

  • Par cyril (---.---.---.36) 23 octobre 2013 19:34

    Bon article, j’ai travaillé plus de 6 ans chez mcdonald’s et je me retrouve dans ce que vous dites. A la fin le sentiment d’être exploité était insupportable : toujours plus de chiffre pour un salaire de merde (650 € pour 21h semaine). Mais bon sa aide bien pour les études et sa permet de se faire pas mal d’amis donc tout n’est pas a jeter non plus.

  • Par mpag (---.---.---.29) 23 octobre 2013 20:09

    Le malaise se situerai plus sur le comportement des gens parfois agressif, mais quitte à en faire une généralité, elle se situerai plus dans la société de services dans laquelle nous vivons.

    Le fast-food est un exemple en autres mais cela depend du lieu d’implantation, du type de population y vivant et de leur condition de vie en général

    Entre nous un Mc do situé en banlieue parisienne défavorisé et un Mc do situé dans un quartier chic et plutôt riche, vous avez plus de chance de tomber sur des comportements bien moins civiques d’un coté que de l’autre 

    Je comprends le coup de gueule de l’auteur mais je comprends pas son nivellement par le bas en jalousant les autres notamment la RAPT

    Si vous avez à critiquer, critiquer le genre humain, son intelligence et ces conditions de vie ça n’a rien à voir avec un quelconque métier, ni du principe le « client est roi »........
    Un personne un minimum d’intelligente essaye de comprendre la situation si on lui explique correctement 

    ça fait comme même un paquet de « singe » restant.............. 
  • Par Gaspard Delanuit (---.---.---.12) 23 octobre 2013 20:56
    Qaspard Delanuit

    Je vais être dur, mais je vous demande d’examiner ce que je vais dire en vous demandant simplement si ce n’est pas la vérité. 


    1. - Il ne faut pas s’étonner que la majorité des clients de ces endroits soient des gorets stupides et impolis, puisque c’est le coeur de cible de cette marque.

    2. - Personne ne vous oblige à travailler dans cet endroit.

    3. - Non, personne ne vous y oblige.

    4. - Non, non personne ne vous y oblige. 

    5. - La raison pour laquelle personne ne vous y oblige, c’est que vous pouvez choisir de vous révolter en risquant la mort - la vôtre et celles de vos proches - plutôt que d’être une esclave. Donc, je ne dis pas que ce choix n’est pas difficile (il l’est), je dis qu’il est possible et que c’est en réalité - EN REALITE - la seule chose importante. Votre discours ne changera pas la situation, mais seulement vos actes. Ce que je vous dis, c’est déplaisant à entendre, mais c’est la seule chose utile à dire à une personne victime de maltraitance : vous choisissez d’être maltraitée, tant que vous acceptée d’être maltraitée sous prétexte que vous n’auriez pas le choix. De glissement en glissement, on se retrouve en camp de concentration « parce qu’il faut bien vivre ». Non, survivre biologiquement n’est pas important, l’important est de ne jamais obéir. 
    • Par Gaspard Delanuit (---.---.---.12) 23 octobre 2013 20:58
      Qaspard Delanuit

      « tant que vous acceptEZ »

    • Par Auxi (---.---.---.122) 23 octobre 2013 23:43
      2. - Personne ne vous oblige à travailler dans cet endroit.

      3. - Non, personne ne vous y oblige.

      4. - Non, non personne ne vous y oblige. 

      Heu… le chômage de masse, jamais entendu parler ? Le Gestapôle emploi, jamais entendu parler ? Vous vivez dans une grotte ? C’est quand, la dernière fois que vous avez « risqué la mort » pour vos idées ? Encore un insurgé du clavier…
    • Par Gaspard Delanuit (---.---.---.12) 24 octobre 2013 09:23
      Qaspard Delanuit

      Auxi, vous ne m’avez pas bien lu. Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de force exercée pour contraindre les gens à exercer des boulots de merde. Je dis que l’on peut refuser. Bien sûr, cela a un coût (par exemple voir ses enfants mourir de faim ou de froid, ou bien devenir délinquant, etc.) 

  • Par Anna Flow (---.---.---.237) 23 octobre 2013 21:20

    3 précisions peut être : 

    - non, malheureusement, il n’y a rien de politique dans mes propos. je suis contre la politique. Inutile donc de faire de la politique sur un sujet pareil dans les commentaires. Il s’agit tout simplement de parler de civilité et de justice. Si pour certains, ces domaines sont politiques, c’est bien là un problème ! 
    - Oui, on se fait des amis en or dans ces jobs, un peu ou beaucoup, mais qui durent. 
    - et non, on ne se laisse pas faire par ces clients mal bouchés : on comprend vite, très naturellement et par simple dignité, à ne pas se laisser faire et mal traité comme ça. On répond, on apprend à ménager le client pour qu’il ne gueule pas comme un bébé pour rien, etc. Mais expliquer à un con qu’il est con, et lui gueuler dessus pour arrêter d’être con, c’est.... comment dire ? C’est jeter de l’huile sur le feu, ça le fait insulter et gueuler encore plus fort, et nous on y perd du temps et de l’énergie, et puis on gueule déjà pas mal dans ce taf alors pas la peine de s’égosiller avec un con. 

    Le problème c’est bien la direction qui s’en tape. alors que ces faits sont pénalement répréhensibles ! et qu’elle devrait les prendre en compte ou protéger ses salariés. 
    Au final, oui, c’est un métier qui apprend à se sortir les doigts du fion ! mais le fait est qu’une industrie entière repose sur une clientèle de merde et une masse salariale exploitée. 

    • Par mpag (---.---.---.29) 23 octobre 2013 21:29

      Mettez un conciliateur dans tous les fast-food 

      vous ne changerez pas les gens
      Ce boulot est particulièrement difficile 
      vous ne changerez pas le principe 

      La direction ne peut pas grand chose sur la nature des gens que vous servez.........
      Par contre vous pouvez changer de métier, de villes, de pays, de situation etc etc.....c’est déjà pas mal 

  • Par Auxi (---.---.---.122) 23 octobre 2013 23:47

    Par contre vous pouvez changer de métier, de villes, de pays, de situation etc etc.....c’est déjà pas mal 


    Et avec QUEL FRIC, je vous prie ? Il en faut, et BEAUCOUP, pour changer de vie. 
    • Par Mr.K (generation-volée) (---.---.---.147) 24 octobre 2013 01:39
      Mr.K (generation-volée)

      J ai longtemps pensé comme vous mais non ce n’est pas une question d’argent mais de courage.

      Apres je veux bien reconnaître que le courage,à l’instar de l’argent, n’est pas repartit équitablement dans la population.
      Moi du point du vue changement de vie je m’estime pas courageux du tout mais quand il s’agit de ma dignité de travailleur rien ne me fait peur,pas même la faim.

      J’ai subit une radiation et plusieurs mois sans revenus pour ne pas travailler dans un fast food.
      J’ai un bon CV dans la logisitque et me suis pourtant toujours débrouillais pour ne pas travailler dans la grande distribution.








  • Par Denzo75018 (---.---.---.51) 24 octobre 2013 07:20

    Les consommateurs des Fast-Food seraient masos ou pires idiots ?
    Pourtant ce type de restauration est N°1 dans le monde ....Cet article ne fait en final que cracher sur le milliard de consommateurs, c’est l’auteur qui devrait se remettre en question et surtout sa vison « tordue » !

    NB : A titre personnel je ne consomme pas ce type de nourriture !

    • Par Gaspard Delanuit (---.---.---.12) 24 octobre 2013 09:27
      Qaspard Delanuit

      « Cet article ne fait en final que cracher sur le milliard de consommateurs »


      Et alors, c’est interdit de cracher sur la foule à partir d’un milliard ? 

      S’il faut comptabiliser les cons-somateurs, l’unité est bien le milliard. Ils sont aussi des milliards à consommer de la télévision. Et je leur pisse à la raie. 
  • Par emma (---.---.---.141) 24 octobre 2013 14:40
    À la lecture de cet article, je me suis dis : super, quelqu’un qui dénonce les caprices des consommateurs prétentieux. L’article permet de comprendre avec des exemples concrets que l’empathie est une notion importante, si on veut arriver à tous mieux vivre ensemble. En l’occurrence ici, vous demandez - à juste titre - un peu d’empathie de la part des clients de fast food.

    Mais au final, dans les dernières lignes vous perdez toute logique dans vos propos, en tapant (un peu plus fort) sur une autre profession. Retournement de situation... pour que, finalement, tout rentre dans l’ordre que l’on connaît : le client de fast food gueule sur le serveur de fast food (qui ne va pas assez vite), qui gueule sur les agents de la RATP (qui osent avoir des revendications sociales et salariales), qui gueulent sur les profs (qui ne savent pas éduquer leurs gamins et qui de toute façon sont des fainéants), qui gueulent sur le corps médical (qui n’est pas capable de prendre les patients en rendez-vous à l’heure), etc, etc...

    Un conseil. Lisez ce blog : http://transport.blogs.liberation.fr/ Si vous trouvez que la RATP n’a pas le droit de se plaindre, faites-vous y embaucher, personne ne vous en empêche. Ça vous permettra peut-être de voir que chaque corps de métier a ses propres problèmes. Si on pouvait éviter de systématiquement se comparer les uns les autres, et si on commençait par prendre en considération que rien n’est rose pour personne, ça permettrait peut-être d’avancer et d’éviter les comportements de clients/usagers que l’on connaît.

    Pour citer un célèbre barbu, « aimons nous les uns les autres ».
  • Par rocla+ (---.---.---.66) 24 octobre 2013 14:50
    rocla+

    C ’est vrai , le boulot c ’est non seulement fatigant mais en plus c ’est 

    pas comme on aimerait . 

    Pfffffffffffffffffffffffffffffffffffffff

    je transpire par avance ....

    Essayez les marchés à partir de 5 heures du mat ,un camion 
    de fruits et légumes à décharger . 

    Au rapport .

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