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Accueil du site > Actualités > Société > La culture du travail au sein d’un fastfood (3/3)

La culture du travail au sein d’un fastfood (3/3)

En plus d’être un métier pénible à cause de la clientèle, travailler dans un fastfood est un métier sous pression constante de la part de la hiérarchie. Petit guide de l’exploitation moderne… 

La définition du fastfood, c’est la rapidité, l’instantané, l’immédiat. Nous sommes tous d’accord. Vous voulez votre café latté avec votre cheesecake à emporter en une minute ? Check. Vous voulez votre déjeuner servi en 3 minutes et englouti en 27 minutes ? Re-check. Bienvenue dans la société de consommation à grande vitesse, les fastfoods sont là pour vous servir et vous permettre de retourner travailler comme si vous n’étiez pas parti. Mais avec un rythme aussi effréné où chacun essaie de courir plus vite que le voisin, on en oublie celui qui nous sert et qui lui aussi travaille. Celui à qui vous avez fait votre commande et qui vous la sert sur un plateau ou vous l’emballe dans un sachet maintenant écolo n’est pas un robot. Oui, il va vite, pour vous, mais c’est aussi un être humain, et voilà ce qu’il supporte sans que vous le voyiez.

Lui aussi, il a parfois besoin de manger pour recharger les batteries. Et c’est peu dire, vu l’intensité physique que ce job requiert. 3h de rush à répéter les mêmes choses, à crier, à courir partout, à se faire insulter, à se cogner, à se faire engueuler, à se brûler, à porter des caisses, sans pouvoir souffler 30 secondes, ça donne faim. Surtout quand on sait qu’on en a encore 5 derrière à tenir. La pause déjeuner est plus que bienvenue et la plupart des fastfoods donne une heure de pause au salarié pour manger et « décompresser ». Mais certains ne donnent que 20 minutes de pause pour manger. 20 minutes après et avant dépointage. Cela veut dire 20 minutes pour aller chercher son repas (le choisir, le prendre, le noter en caisse, le faire contrôler et signer), se laver les mains, l’engloutir sans mastiquer, aller aux toilettes, se relaver les mains et être devant la pointeuse au moins 30 secondes avant repointage, en tenue. Oh certes, la loi ne fixe pas de minimum légal pour la pause déjeuner. Ces fastfoods ne se rendent donc coupables de rien en fixant la pause à seulement 20 minutes, sauf de cruauté, d’inhumanité, et d’exploitation moderne dont la définition manque encore à trouver son équivalent légal dans notre économie. Par quelle stupidité et irrespect total de ses salariés un directeur de fastfood s’est-il dit qu’il pouvait légitimement se permettre de ne donner que 20 minutes pour manger à des êtres humains qui en bavent et chient pour que lui fasse du chiffre sur leur dos ? Si une loi devait voir le jour en droit du travail, en voilà une qui mériterait d’être promulguée : un minimum décent de pause déjeuner pour pouvoir déglutir et digérer un minimum son déjeuner et pour pouvoir aller aux toilettes sans risquer d’être en retard pour le pointage. Ce minimum pourrait être égal à celui que les clients de ce même fastfood prennent pour manger : 30 minutes. Ce ne serait que justice dans ce monde de consommation instantanée. D’autant que le directeur, lui, a sa pause d’une heure pour déjeuner, après une matinée et avant une après-midi dans le confort de son bureau. Où est cette belle égalité que le monde anglo-saxon promeut entre chaque salarié de ses entreprises ? 

Pour augmenter encore la rentabilité de leur masse salariale bon marché et déshumanisée, ces enseignes ont inventé un instrument efficace de pression et de torture : dès que l’équipier commence à taper sur sa caisse les produits que le client commande, un timer s’affiche pour indiquer à l’équipier le temps qu’il prend pour servir le client. D’une stupidité sans nom, le timer donne une minute top chrono à l’équipier pour noter la commande, encaisser l’argent et servir la commande. Au bout d’une minute, le timer devient rouge, clignote, et votre manager, qui surveille tout derrière vos épaules, vous dit de vous magner. C’est donc avec des chaussures de sécurité aussi glissantes que des patins à glaces que vous courrez aux différents stands prendre les aliments dans un ordre précis qui vous évite les allers retours, en essayant de ne pas vous en mettre partout, de ne cogner personne et de surtout ne rien oublier ! Sinon, c’est reparti pour un tour, avec l’œil énervé du client et du manager. Sauf que 1/ aucun client met moins d’une minute à faire sa commande (entre les hésitations, les changements, les enfants, les groupes….) et 2/ se souvenir d’une commande de 4 menus tous différents avec des desserts et des suppléments tous différents n’est pas aussi simple que cela en a l’air.

 

 Après la pression, le ridicule :

 Prenons le débutant qui découvre les mesures d’hygiène d’un fastfood, mesures qui requièrent des gestes ni naturels ni évidents et qu’il faut assimiler avec le temps. Pas d’inquiétude, les managers sont là pour vous les faire rentrer dans le crâne à coups d’engueulades bien bruyantes et méchantes pour que tout le resto se souvienne de vous. Cela fait seulement deux jours que vous êtes là ? L’adaptation et l’apprentissage ne sont pas des méthodes de travail que les fastfoods connaissent. Par exemple, interdiction de poser quoi que ce soit par terre : un seau, un produit d’entretien, une caisse, nada. « Propreté oblige ». D’instinct, pourtant, n’importe qui poserait le détergent par terre pour nettoyer une table. Et bien non. Et comme personne ne vous a formé pour cela, vous voilà en train de vous faire insulter de tous les noms et hurler dessus parce que vous avez eu un minimum de bon sens en contradiction avec les règles du resto. Ah oui, les formations  : il est censé y en avoir une pour chaque « tâche », afin d’éviter ce genre de « catastrophe ». Sauf que le manager qui doit vous la donner a la flemme et qu’il vous a donné les consignes en 3 mots avant de retourner dans son bureau, avant de revenir vous voir pour vous reprocher de ne pas faire correctement les choses. Bienvenue chez Uncle Sam.

 

Puis, l’humiliation version new age : ce job demande beaucoup de modestie et de négation totale de son égo pour accepter de faire un travail ingrat, dont personne ne veut, qui fait transpirer, puer, mal au dos, aux genoux, aux pieds, aux mains. Oui, vous passez tout votre temps entre les fritures et les poubelles, forcément ça pue. Oui, vous êtes 9 heures debout, car interdiction totale de s’assoir durant le service, ça fait mal partout et c’est incroyablement stupide, inhumain et injuste car le manager, lui, s’assoit la plupart du temps. Il faut donc se sortir les doigts du cul, se bouger, ne pas avoir peur de crier pour se faire entendre par ses équipiers ou les clients.

Ex : Il ne faut pas avoir peur de devoir nettoyer 3 fois par jour des WC crades jusqu’au plafond. Déjà vu, déjà fait. A se demander comment un être humain peut envoyer des excréments à cette hauteur de mur, à moins d’avoir tapissé lui-même tout cela. Et c’est vous, avec à peine deux gants qui se déchirent facilement, et un produit détergent si puissant qu’il trouerait presque du tissu, qui allez devoir vous y coller, parce que aujourd’hui, vous êtes en salle ! Donc à chaque tour, inspection des toilettes et nettoyage, sous le regard inquisiteur des clients dont le petit garnement va venir faire pipi à côté. Nettoyer la merde des autres, ça fait partie du job, mais certains abusent réellement à ne pas faire attention. Et c’est parti pour 20 minutes à vous laver les mains en espérant ne rien avoir chopé.

Ex : Il ne faut pas avoir peur de passer la journée à vider les poubelles en salle, trouées on ne sait jamais comment, collantes de mayonnaise et dégoulinantes de sodas, que les clients continuent à remplir à ras bord et à faire déborder alors qu’une poubelle à dix pas est encore vide. Une poubelle qui déborde, c’est une perte de temps : il faut ramasser tout ce qui déborde, nettoyer la poubelle et aller la mettre dans le local à poubelle. Et pendant que vous installez votre nouvelle poubelle, vous n’avez pas encore fini de la remettre en place qu’un cadre sup à cravate y balance son plateau par dessus vos bras nus sans même un regard et un merci. Ajouté aux poubelles, le mépris. Alors même que vous faites des études de haut niveau, et que comme lui peut-être 20 ans plus tôt, vous avez le courage et la noblesse de faire un taf de merde pour les financer seul(e), alors que dans 5 ans vous travaillerez avec lui en tailleur (et talons aiguilles), son mépris pue encore plus que la poubelle. Sa bêtise ? Croire que les équipiers sont tous des nuls et rejetés de la société qui ont échoué dans les études et qui atterrissent là par défaut. Et quand bien même ? Vous nettoyez ses propres cochonneries et cela seul mérite le respect. L’esclavage n’existe plus, que je sache ?

Puis c’est la compression des poubelles : vous vous retrouvez dans un local qui est un peu l’enfer sur Terre. Entouré de bennes à ordures plus grandes que vous et dont s’échappent des nuages de mouches, vous devez prendre chaque poubelle et la balancer (sans vous arroser des sodas percés et des sauces badigeonnant le tout) dans la machine à compresser dont le mécanisme dangereux vous rend légèrement sourd. Les pieds dans le jus et des sacs jusqu’aux genoux, vous apercevez parfois une souris qui a décidé de venir grignoter et vous vous dites que vraiment, là, c’en est trop. Et cela n’est que le début de votre été ou le milieu du 25 décembre. 

Oui, il ne faut pas être douillet, ou ruminer sur son sort.

 

Enfin, voici un petit panorama de pratiques de harcèlement que l’on peut retrouver au sein des fastfoods, totalement institutionnalisés comme une méthode de travail et de formation !

Ex : Le manager qui vous reluque sans arrêt, qui essaye de se coller contre vous à la caisse, qui passe son temps à faire des allusions salaces devant les clients et dont vous rejetez les avances à tour de bras. Après ces rejets légitimes, soyez sûr de passer votre temps à compresser les ordures.

Ex : le manager qui vous donne des ordres contradictoires à chaque minute et que vous décidez d’ignorer pour être plus efficace. C’est celui qui vous fait faire des heures sup en vous demandant de dépointer avant ! Y en qui peuvent toujours rêver, mais bonjour l’ambiance…

Ex : la manager qui passe son temps à vous engueuler, à vous dire « bouge de là ectoplasme », « t’es con(ne) ou quoi ? » « Vas y bouge ton gros cul, tu m’énerves, je le ferai mieux que toi » (sans vous avoir rien expliqué), qui enchaine les insultes sexistes, les menaces de licenciement, les menaces d’en baver avec elle, les moqueries en public sur votre intelligence, votre physique et votre agilité, c’est celle qui vous ignore et balance des rumeurs sur vous dans votre dos parce que vous avez osé lui dire de fermer sa gueule et de vous parler correctement.

Ex : la manager qui vous donne des ordres, assise le cul sur sa chaise, c’est celle qui va balancer au directeur que vous ne foutez rien.

Ok, c’est un job où il faut se sortir les doigts du cul, mais est-ce vraiment nécessaire d’en rajouter ? Toutes ces humiliations, qui se veulent « encourageantes » pour bousculer le nouveau venu et le décoincer, ne sont que l’expression de leur sadisme gratuit. Ca ne renforce pas la nouvelle recrue, ça l’enfonce. Ca sert à quoi de se venger du traitement qu’ils ont eux même reçu ?

 

Et surtout, la Direction ferme les yeux. Se plaindre de ces mauvais traitements ne sert à rien et empire la situation. Voulant officiellement bien faire, la Direction convoque le manager dont les exactions sont dénoncées pour le confronter à l’équipier humilié, baldingué entre les poubelles et les WC, pour qu’ils arrivent « à trouver un terrain d’entente ». Qu’ils discutent. Qu’ils se comprennent. Mais qu’y a-t-il à comprendre de la part de l’équipier ? Que le manager a le droit d’y aller comme un bourrin pour lui apprendre le job ? Qu’est-ce que le manager doit comprendre ? Que l’équipier peut être traité comme de la merde s’il ne lui devient pas un fidèle toutou ? Parce qu’après cette entrevue où le manager offre ses plus beaux sourires devant la Direction, c’est encore pire pour l’équipier qui va devoir essuyer toute la colère du manager dénoncé. Le plus beau dans tout ça, c’est en effet la manière dont le problème est résolu : si l’équipier souhaite se plaindre d’un supérieur désagréable, impoli ou abusif, il doit en reporter à la Direction, qui n’a pas d’idée plus brillante que de jouer les arbitres entre le salarié et le manager en question, tous enfermés dans un bureau pendant les heures de travail (ou la pause déjeuner parfois !). Pas de syndicat, pas d’inspecteur du travail. Y a pas comme un problème ? Si le salarié n’a pas souhaité passer directement par ces intermédiaires, cela devrait être une obligation pour toute Direction de fastfood de régler ce genre de problème, dés notification d’un litige quelconque entre salariés, en faisant appel à un arbitre extérieur indépendant. Histoire d’avoir un peu d’impartialité. Car que se passe-t-il après ces entretiens ? D’après ce que j’ai vu : rien. Le manager continue sa routine, et le salarié encaisse et subit sa vengeance ou démissionne, à bout de force.

 

Et tout ça au SMIC horaire ?

 Oui, mais comme il n’y a que les managers qui sont à 35 heures et les équipiers de plus de cinq ans, les chaînes de fastfood refusant d’embaucher à temps plein dans la majorité des cas, ça fait beaucoup de monde en dessous du seuil de pauvreté en France. Heureusement, il y a les aides sociales pour compléter, vous direz. Ou encore, vous pouvez dire qu’il n’y a que des étudiants qui font ces jobs. Mais si les gens veulent travailler 35 heures, même dans un fastfood, si c’est leur seul moyen de survivre ? Est-ce qu’il n’est pas injuste qu’un métier aussi pénible et difficile soit si mal payé alors que la direction et l’enseigne auraient largement les moyens de mieux payer ses salariés ?

De plus, les fastfoods oublient qu’ils bâtissent leurs fortunes sur le dos de salariés victimes de harcèlement moral, parfois sexuel, et victimes de manutention constante qui n’est même pas prise en compte dans le salaire.

 

Travailler dans un fastfood ne vend pas le rêve américain.

Ou alors, seulement une version parcours du combattant : montrer qu’on encaisse les pires besognes, montrer qu’on ne se laisse pas faire en déjouant les humeurs et le sadisme de petits chefs et de clients qui estiment que tout leur est dû.

Alors oui, ces jobs endurcissent et je le conseillerai à pleins de gens en sérieux manque d’une petite leçon d’humilité. Mais aujourd’hui, ce job s’appelle se faire entuber par le système qui exploite les jeunes pour s’engraisser sur leur dos. Littéralement.

Ironie du sort : c’est un job qu’il ne faut pas hésiter à mettre dans le C.V. si vous avez fait plus de deux mois. Les recruteurs reconnaissent alors des qualités indispensables dans tous les boulots : vous savez en chier, vous êtes débrouillard et pro actif comme on dit aujourd’hui, autonome, rapide, précis, capable de travailler en équipe, vous avez l’habitude de travailler dans le bruit, la fatigue, les cris et vous avez une certaine habitude du contact avec les clients et la hiérarchie...

 


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11 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 29 octobre 2013 10:04

    rassurez vous dans 20 ans vous serez aussi méprisante que le connard dont vous parlez
    >parce que vous en aurez chié et que vous ne verrez pas de raison pour que les suivant n’en chient pas
    > parce que grâce a vos efforts vous aurez progressé socialement et que vous comme tous vos collègues et amis vous mépriserez « ceux d’en bas » qui s’ils bossaient un peu pourrait s’en sortir
    > parce qu’ avec votre rythme de vie vous ne tenez éveillée qu’avec 2 litres de café et quelques autres produits et qu’il y a longtemps que vous avez perdu toute lucidité
    > parce que votre job vous aura contrainte a tellement de renoncements quand a votre point de vue sur l’humanité que vous aurez abdiqué toute dignité.
    ..............
    en vous souhaitant de faire partie de l’élite .......
    ou pas ......


    • tf1Goupie 29 octobre 2013 10:11

      tout ceci n’est pas spécifique aux fast-foods : allez bosser dans la restauration n’importe où ailleurs, c’est pareil, voir pire.


      • ETTORE ETTORE 29 octobre 2013 11:43

        Depuis longtemps je me dis que :

        vu comme c’est fait, comment cela se fait il que ce ne soit pas encore totalement automatisé ?
        Franchement, n’importe quel robot de base saurait assembler une tranche de gras avec un rond de gélatine posé entre deux tranches de sciure.


        • antonio 29 octobre 2013 12:27

          Tableau effrayant de l’esclavagisme « moderne  ».
          La France qui s’enorgueillit tant de sa gastronomie est le pays d’Europe qui compte le plus de fast-food.
          Beaucoup de gens se sont moqués de José Bové quand il s’en est pris à un Mac-do...Il avait raison.
          Comment comprendre que des millions d’imbéciles continuent à aller croûter dans ces « cantines » ?


          • Sarah Sarah 1er novembre 2013 15:56

            Oui, le problème n° 1 est là.


            L’auteur écrit : « De plus, les fastfoods oublient qu’ils bâtissent leurs fortunes sur le dos de salariés victimes de harcèlement moral, parfois sexuel, et victimes de manutention constante qui n’est même pas prise en compte dans le salaire. »

            Aussi sur le dos des clients : c’est cher pour ce que c’est.

          • loco 29 octobre 2013 15:29

              bonjour,   quelqu’un fait remarquer que l’ensemble de la restauration, rapide ou non subit ce type de conditions de travail. Pourtant, alors que l’on comprend bien la faiblesse de la position du salarié seul face à son patron, il est bien plus difficile d’accepter comme une fatalité le système que vous dénoncez dans des établissements où UN manager maltraite l’ENSEMBLE des équipiers .

                  un employé de fast food est un être humain, vous le dites vous-même. Quel être humain est-il quand il accepte ce système de brimades tant à son égard (la peur économique a alors bon dos), qu’à l’égard de ses collègues ? A moins qu’il ne voit en eux des concurrents (course à la prime), voir des ennemis (chute de la performance de l’équipe) ? Comment aucune solidarité entre « victimes » ne parvient pas à se créer, voilà la vraie question, par laquelle passe la construction d’un contre-pouvoir. 
            Mais êtes vous capable de cette empathie pour vos collègues moins brillants, et votre projet d’avenir radieux (mesuré en cm de talons aiguilles ?) ne fait-il de ce cauchemar qu’un incident ?


            • jeanpiètre jeanpiètre 29 octobre 2013 17:17

              le pire est sans doute ce constat


              • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 29 octobre 2013 22:21

                Argh, faut prévenir quand vous donnez un lien vers une image si dégueulasse, il y en a qui mangent en consultant Internet !  smiley


              • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 29 octobre 2013 22:25

                Je me demande ce qui est le plus étonnant : que des gens acceptent de travailler dans ces usines à merdes aseptisées ou bien que des gens s’y rendent librement pour consommer. 


                • gaijin gaijin 30 octobre 2013 07:53

                  « que des gens s’y rendent librement pour consommer. »
                  c’est la vraie question
                  il suffirait que chacun refuse de coopérer a ce monde de merde pour qu’il change .........


                • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 30 octobre 2013 08:03

                  En effet, c’est la solution et notre consentement est le problème. Parce que ce monde de merde n’est pas tombé du ciel. Nous l’avons fait, et nous le refaisons chaque matin et à chaque heure et à chaque seconde. Il n’existe que par notre participation active. 

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Anna Flow


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