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Accueil du site > Actualités > Société > La déviance homosexuelle se soigne-t-elle ?

La déviance homosexuelle se soigne-t-elle ?

La déviance homosexuelle a longtemps été pénalisée dans la loi à défaut d’être comprise en tant que telle. Aussi, en 1960, une loi doublait la peine minimum pour outrage public dans le cas de rapports homosexuels, et ce n’est qu’en 1982 que la loi dépénalise définitivement l’homosexualité en France. Jusqu’en 1990, l’Organisation mondiale de la santé considérait l’homosexualité comme une maladie mentale, et ce n’est qu’en 2003, que les Etats-Unis mettaient fin aux lois en vigueur pénalisant les pratiques dites homosexuelles.

Il y a donc eu historiquement plusieurs aspects liés à l’homosexualité : un premier est l’idée que l’homosexualité est quelque chose de répréhensible du point de vue de la loi, et que la société devrait punir les pratiques homosexuelles, assimilables à un outrage « aux bonnes mœurs » ; un deuxième est que l’homosexualité est une maladie mentale, devant donc être soignée. Ces deux aspects principaux ont autorisé une forme de persécution et de répression vis-à-vis des personnes homosexuelles et ont alimenté une forme d’homophobie très marquée, qui a entraîné la formation de lobbies et de mouvements pro-gays pour défendre les droits fondamentaux de ces personnes. Mais qu’en est-il réellement ? L’homosexualité est-elle quelque chose de répréhensible ? Est-elle une maladie mentale ? Est-elle une déviance morale ? Est-elle une pathologie sociale ?

Alors que le débat actuellement se focalise principalement sur la légalisation de l’union civile ou du mariage entre personnes homosexuelles, le phénomène de l’homosexualité est-il réellement compris, ou n’est-il soumis uniquement qu’aux injonctions de lobbies, d’associations, de conclusions diverses et variées, de points de vues personnels, dans un rapport de force public et sociétal basé sur des images ? Pour le savoir, il nous faut tout d’abord comprendre ce que sous-entend ce terme d’homosexualité et ce que regroupe ce concept dans la société et le monde d’aujourd’hui. La définition d’un dictionnaire de référence comme le Petit Robert est claire : Homosexuel : (1891 ; de homo-, et sexe). 1- Personne qui éprouve une appétence sexuelle plus ou moins exclusive pour les individus de son propre sexe.

L’homosexualité est donc comme ce mot le sous-entend principalement liée à un comportement sexuel, donc à un passage à l’acte relatif à ce comportement sexuel, et à un ensemble d’imageries mentales relatives à ce comportement sexuel. D’un point de vue biologique, il ne fait aucun doute qu’un comportement homosexuel n’a aucune signification reproductive, ou essentielle à la survie de l’espèce, et qu’il s’agit donc d’un comportement déviant par rapport à la sexualité "normale", c’est-à-dire une sexualité comprise d’un point de vue évolutif comme un élément fonctionnel nécessaire à la survie de l’espèce. Non pas que la sexualité humaine soit uniquement de cet ordre-là bien entendu. La sexualité humaine est également basée sur le plaisir non reproductif et son sens ne réside pas exclusivement dans l’acte reproductif. Toutefois, la sexualité de couple peut évidemment être interprétée comme un moyen de cohésion entre deux individus de sexe opposé, dans un processus de fondation d’un foyer requérant une stabilité nécessaire par exemple à l’éducation des enfants, si ce couple a ou prévoit d’avoir des enfants.

La relation entre individus du même sexe peut bien entendu contenir des éléments d’affection, de proximité, que ce soit par des intérêts communs, des passions communes, etc., mais tous ces éléments n’ont nul besoin de connotation sexuelle ni d’être interprété de manière sexuelle. C’est la grande chape de plomb idéologique du dogme psychanalytique, qui semble avoir légué à la société, notamment occidentale - et cela est particulièrement visible en France -, une vision de l’humain tiraillée par la question de la sexualité, et rendant en quelque sorte esclave le psychisme humain d’une énergie assimilée à tort exclusivement à la sexualité. En se différenciant de Sigmund Freud sur ce point, Carl Gustav Jung a introduit dans son œuvre psychanalytique la dimension symbolique de l’énergie cosmique et de la spiritualité, dépassant ainsi la problématique limitée de la sexualité freudienne. Mais cette énergie dite « cosmique » elle-même a pu être ressentie et interprétée de manière sexuelle par Wilhelm Reich avec sa théorie de l’énergie d’orgone, tandis que les diverses religions dogmatiques prônent de manière générale la négation de l’énergie sexuelle et de la sexualité, ou son contrôle volontaire et conscient, en instaurant par exemple la chasteté comme mode de vie pour les prêtres, ou encore en culpabilisant jusqu’à très récemment les pensées liées à l’imaginaire sexuel ou les pratiques onaniques.

Le contrôle et la répression, qu’ils soient personnels ou collectifs, mènent au conflit. Les moines réprimant leur propre sexualité sont dans le conflit car ils sont divisés intérieurement alors qu’ils font vœu de chasteté : une partie d’eux-mêmes entend contrôler une autre partie d’eux-mêmes, et qui a, à la base, des fondements biologiques tout à fait naturels. Le conflit est ainsi inévitable entre le contrôleur et le contrôlé, qui sont en fait identiques et unitaires. Mais cette question de la sexualité et de sa problématique apparemment très récurrente dans la société, et liée également à la question du désir, dépasse le problème plus particulier de l’homosexualité. Aussi, une question peut-elle être : en quoi l’homosexualité est-elle devenue un problème, de société ? La réponse est en fait très simple : l’homosexualité est un problème en ce qu’elle bouscule des conceptions établies de la sexualité dans la société et qui reposent sur des fondements biologiques naturels liés à la reproduction et donc à la survie de l’espèce. Et cela est également lié à la sexualisation des comportements humains dans la société : que ce soit dans les médias, la publicité ou autres, la sexualité a pris une place éminemment importante, et donc tout ce qui tourne autour de la sexualité est devenu soit un problème, soit un sujet d’intérêt public. D’autre part, certains clament que des comportements « homosexuels » existent dans la nature, chez les animaux, mais il apparaît très vraisemblablement que de tels comportements ne sont pas comparables avec l’homosexualité, qui est aujourd’hui devenue un phénomène culturel et donc spécifiquement humain.

Aussi, il apparaît finalement que le regard porté sur l’homosexualité, conditionné par les préjugés, les idéologies, les religions personnelles des individus, est profondément affecté par tout ce bagage culturel que nous créons et recréons dans une société en devenir, et en perpétuel conflit entre ce qui est et ce qui devrait être, ce qui a été, ce qui sera ou ce qui doit être. Ce conflit individuel particulier est également un conflit collectif, car il est en partie créateur de la société actuelle et de toute sa confusion et son désordre, avec ses normes, ses directions de pensée imposées, ses mouvements d’opinion publique, ses résistances, ses effets de mode, ses consciences particulières et moralisantes, sa bienséance et sa respectabilité morale et religieuse, etc. Aussi, le traitement de l’homosexualité par la société est limité par tout cela, et c’est avant tout aux personnes concernées par ce comportement sexuel déviant d’un point de vue biologique, de voir par eux-mêmes et de comprendre la signification de cela sans les nombreuses interférences extérieures, qu’elles soient culpabilisatrices, répressives ou même permissives par rapport à leur vie sexuelle.



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292 réactions à cet article    


  • Yvance77 7 octobre 2008 12:07

    Bonjour,

    Quitte à passer pour jeune ou vieux con autant y aller (voir de réac sur ce point j’assume et le vit bien) Qu’en terme individuel et dans une sphère privée on fiche la paix à ces femmes et hommes ne doit pas poser problème (et n’aurait jamais dû)

    Mais lorsque l’on rentre dans le champ sociètal, je coince. Dame Nature et c’est là que nous devrions toujours en revenir , (les bases sont les bases) a fait dans les fondations de l’humanité une différenciation, dont un des buts est la procréation etc ... je resterai sur ce socle.
    Il faut qu’une socièté puisse conserver une parcelle de sacrée et même si je ne le fus pas à une certaine époque, le mariage entre deux individus en est une.
    Idem pour le champ adoptif, c’est un couple hétéro qui incarne le mieux l’équilbre.

    On pourra m’objecter que bien souvent il y a plus d’équilibre entre un couple homo que chez bien des binomes hétéros soit, mais la référence restera immunable.

    On se pose pas (plus) la question de savoir pourquoi la lune tourne autour du soleil, c’est ainsi et c’est ce qui en fait aussi sa beauté.

    A peluche


    • Abolab 7 octobre 2008 12:24

      Bonjour, le mariage n’a absolument rien de sacré, n’importe quelle personne mariée peut s’en rendre compte en observant son propre couple. Il s’agit simplement de l’institutionnalisation sociétal d’un couple, avec tout le versant moral et religieux qui accompagne cela. Comme il n’y a rien de sacré dans les églises, il n’y a rien de sacré dans les modalités administratives faisant vivre entre elles les personnes au sein d’une communauté ou d’une société particulière. Le sacré d’ailleurs a perdu tout son sens aujourd’hui, avec toutes ces religions superficielles et leurs croyances et leurs dogmes... etc

      D’autre part, je ne souhaite pas bien sûr, par cet article, parler au nom des personnes présentant ce comportement sexuel, n’ayant pas moi-même ce comportement, mais exprimer ce qui me semble un avis sur ce comportement particulier qui crée débat dans la société, de part l’activité et les revendications de certaines personnes revendiquant leur homosexualité dans la sphère publique, que ce soit des politiciens, des artistes, ou citoyens regroupés en associations et manifestant même pour la reconnaissance de leur situation et droits en vertu de ce comportement...

      Je m’interroge donc sur le pourquoi de ce déballage de la vie sexuelle sur la place publique (cf les gay pride etc...), mais également sur la justification ’libertaire’ apportée pour justifier ce comportement particulier. Tout cela est-il bien nécessaire et recevable ?


    • Yvance77 7 octobre 2008 12:59

      Ok pour votre vision du sacré, mais je resterai avec la mienne car j’y crois dur comme fer, et je n’ai plus spécialement besoin d’une institution pour cela. Je me rapproche plus de la force des indiens d’Amérique, croyant en des forces nau delà de nos conditions.

      Après pour ce deballage comme vous le mentionnez, il est comme un besoin de démonstration venant de sources diverses : besoin de reconnaissance d’un groupe minoritaire, mouvement de revendication pour des droits nouveaux etc ...

      Mais même dans des mers houleuses, le bon marin est celui qui sait louvoyer, tout en gardant le cap. Et je le redis le cap est fixé par la grande Nature, c’est notre arche de Noé à nous, pourquoi y renoncer.

      Maintenant on peut ergoter sur les mots, mais oui il s’agit bien d’une déviance, cela est clair qui dévie n peu certes mais qui dévie tout de même.
      Ce n’est pas répréhensible c’est un fait, mais je n’irais pas à donner des droits spécifiques autres que ceux commandés par la Terre.

      A peluche


    • foufouille foufouille 7 octobre 2008 13:17

      si tu te cache, tu sous entend que les fa ont raison
      en devenant une cible visible, tu montre que tu n’as pas peur et refuse de leur ressembler

      il en est de meme pour les autres evolutions de la societe. par ex les hommes avec les cheveux longs sont mieux accepter car certains ont refuser de se plier au conformisme durant leur vie


    • Abolab 7 octobre 2008 13:21

      Il existe de nombreuses sortes de déviances dans la société. Toujours selon le Petit Robert : déviance (1968 ; de déviant) Caractère de ce qui dévie (fig.), de ce qui s’écarte d’une norme. —Psycho. Comportement qui échappe aux règles admises par la société.

      Et selon le grand dictionnaire terminologique de l’Office de la langue française :

      Déviance : Ensemble de conduites non conformes aux règles établies par le milieu socio-culturel. (sociologie) [1984]

      Je trouve que la date de 1968 est tout à fait signifiante...


    • foufouille foufouille 7 octobre 2008 13:40

      les normes sont edictes par et pour la france d’en haut
      il est donc normal qu’il y ait des "deviances"
      la norme est bien sur la plus reductrice possible, de facon a pouvoir agiter peu de "carottes" differentes sous le nez des anes


    • Zenitram 7 octobre 2008 15:00

      Il y a le dictionnaire, et ce qu’ont les gens dans la tête sur ce mot "Déviance".
      (et le mot peut alors changer de signification plus tard dans le dictionnaire...)

      Vous auriez pu trouver un meilleur mot...


    • Démosthène 7 octobre 2008 16:08

      Salut,
      Je vois que vous n’avez même pas connaissance des variations possibles et existantes dans le genre humain.
      La "Nature" n’est déjà pas parfaite, connaissez-vous les intersexués ?
      Savez-vous qu’ils représentent près de 1,7% des naissances actuellement ?
      Le dogme de la binarité vous aveugle-t-il ?

      Si peu d’ouverture d’esprit me surprent chez mes "semblables"...

      @+


    • Albator71 Albator71 7 octobre 2008 17:20

      Une parcelle de sacrée dans une societe laique ?

      Le sacre dans le couple n’amene pas le bonheur... c’est un choix aujourd’hui qui touche plus à une note romantique que spirituel

      Concernant l’equilibre d’une adoption par un couple heterosexuel, je subodore l’argumentation majoritairement repris par les anti-adoption homosexuel qui brandisse un prejudice pour l’enfant lorsque celui-ci ne vis pas avec des parents "comme il faut"

      En reprenant cette argumentation des anti-adoption-homosexuel, on imagine ce que l’adoption par un couple metisse noir / blanc peut donner...


    • TimeLord Wetz25 7 octobre 2008 18:54

      @ Albator
      Content de voir qu’il n’y as pas que moi qui pense de cette manière, mais bon, le problème me concerne directement. 

      @ Ivance77
      De quel sacré parlez-vous ? Des mariages de convenances, des mariages forcés, des couples qui se séparent parce que monsieur ou madame aime les trips SM, et que ce n’est "pas bien, pas normal" ???
      Le problème, avec la normalité, c’est que vous pouvez en faire ce que vous voulez !


    • Romain Desbois 8 octobre 2008 00:32

      "ce comportement sexuel déviant d’un point de vue biologique", comme d’autres comportements sexuels humains qui parceque pratiqués par des hétéros n’en sont pas moins déviants d’un point de vue biologique (fellation, position du missionnaire, etc...). Dame nature vous l’appelez quand ca vous arrange ou alors vous devez vivre comme à l’époque des cro magnon nu et sale.


    • Romain Desbois 8 octobre 2008 00:35

      La normalité c’est ce qui est ordinaire donc l’anormal est extraordinaire


    • Zawgyi 8 octobre 2008 11:13

      Si vous vous fondez uniquement sur une base "naturelle" pour fixer la norme en matière de comportement social, j’imagine que vous ne roulez pas en voiture, vous marchez. Vous ne mangez pas avec des couverts, mais avec vos mains. Vous ne vous habillez pas mais comptez uniquement sur la protection de votre peau. Vous n’éprouvez pas d’amour, mais copuler uniquement dans un but reproductif, et de la même manière vous n’avez jamais de relation sexuelle si ce n’est pour vous reproduire, jamais pour le plaisir. Enfin, vous avez plusieurs compagnes sexuelles puisque c’est ainsi le meilleur moyen d’assurer la procréation et l’expansion de l’espèce. En bref, monsieur, vous n’êtes pas un jeune ou un vieux con, vous êtes juste un homme préhistorique. Ne vous inquiétez pas, vous finirez par évoluer.... dans dix ou vingt mille ans !


    • Zawgyi 8 octobre 2008 11:18

      En matière de sphère privée, quelles sont les normes admises par la société ? Dès lors que la loi n’a plus compétence en la matière de nos jours. La déviance sexuelle telle qu’elle est acceptée aujourd’hui se rapporte à ce qui est jugé comme tel par les tribunaux : la pédophilie, etc. En dehors de cela, comment fixez-vous la norme pour définir la déviance dont vous faites mention ? Avez-vous une étude effectuée auprès de l’ensemble de la population française pour arriver à une telle définition. En matière de comportement sexuel, qu’est-ce que la norme ? Mettre en place des jeux amoureux en couple est-il "normal" si l’on découvre que la majorité des Français se contentent de faire cela à la va-vite en position du missionnaire une fois par mois ? Faut-il alors qualifier ceux qui mettent un peu plus d’eros dans leur vie de couple et qui font cela une fois par semaine comme des déviants ? En bref, éclairez-nous de vos lumières, vous qui semblez pouvoir nous guidez vers ce qui est normal, quand tous les autres, imbéciles que nous sommes, restons dans l’obscurité propice à la déviance. Hallelujah, le Messie est là !


    • col 7 octobre 2008 12:42

      Bonjour,

      Comme une partie de votre raisonnement repose sur la définition du mot Homosexuel du petit Robert, je serais assez curieuse que vous nous donniez la définition la défintion du mot Hétérosexuel du même dictionnaire ou encore la définition du mot homosexuel dans le petit Larousse.

      Est-ce que ces définitions vont bien dans le sens de votre raisonnement ?


      • Abolab 7 octobre 2008 12:53

        J’utilise le dictionnaire que j’ai à ma disposition. Dans homosexualité, il y a bien le mot "sexualité", et donc cette définition me semble juste : il s’agit d’un comportement sexuel.

        Le Petit Robert indique pour hétérosexuel : adj (1894 ; de hétéro-, et sexuel) Qui éprouve une appétence sexuelle normale pour les individus du sexe opposé.

        A cet effet, il est remarquable de voir que le terme homosexuel (1891) est antérieur au terme hétérosexuel (1894), et que donc selon ce dictionnaire, le concept d’hétérosexualité semble avoir été conçu en réaction à la définition du du concept d’ homosexualité dans la sphère publique.


      • foufouille foufouille 7 octobre 2008 13:20

        lorsque tous les moutons rentrent visiblement dans cette norme, il n’y a pas besoin de la definir


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 7 octobre 2008 14:59
        Il s’agit d’un "comportement sexuel", mais le "comportement sexuel" n’est pas purement physique, il engage toute la personnalité.

        On sait cela depuis longtemps :

        Sextus Empiricus (IIe/IIIe siècles), philosophe sceptique grec, Contre les savants [Adversus Mathematicos, IX-X], traduction 1948 :
        I, 187 : "Éros est une passion psychique". Pour l’auteur, Eros, c’est l’amour entre hommes.

        Cf Dr A. Moll, "Pour comprendre la pulsion homosexuelle, il faut considérer la pulsion sexuelle [...] comme une fonction psychique." La Sensation sexuelle contraire, VIII, 1891 ; idée présente chez Sigmund Freud.

      • col 7 octobre 2008 15:10

        Si dans homosexualité, il y a bien le mot "sexualité" et qu’à partir de là il ne s’agit que d’un comportement sexuel selon vous alors il faut dire aussi que dans hétérosexualité, il y a également le mot "sexualité" et qu’il s’agit aussi que d’un comportement sexuel. Je ne conteste pas les définitions mais si vous limitez l’homosexualité à cette définition réductrice il faut alors aussi limiter l’hétérosexualité.

        Autrement pour la petite histoire, le terme "homosexuel" a été inventé en 1868 par l’écrivain hongrois Kertbeny auquel il opposa rapidement le terme "normalsexuel" puis "hétérosexuel". Dans l’esprit de Kertbeny, il s’agissait avant tout de désigner ceux qui ne sont pas homosexuels. Les dates du Petit Robert sont les dates d’apparition dans la langue française.

        La création du mot hétérosexuel n’a donc rien à voir avec une réaction à la définition du concept d’homosexualité dans la sphère publique.


      • Gilles Gilles 7 octobre 2008 15:45

        Adolab.. ;vous être relou !

        " cet effet, il est remarquable de voir que le terme homosexuel (1891) est antérieur au terme hétérosexuel (1894), et que donc selon ce dictionnaire, le concept d’hétérosexualit&eac ute ; semble avoir été conçu en réaction à la définition du du concept d’ homosexualité dans la sphère publique."

        Vu qu’à cette époque où la bonne morale chrétienne était une norme, les homosexuels devaient être considérés comme des pervers sexuels, surement des obsédés sexuels même, ce n’est pas étonnant que le suffixe sexuel ait été employé, et devait être péjoratif au possible. L’amour, le sentiment d’amour je veux dire, entre deux pédés devait bien faire marrer ou dégoûter

        Donc qu’ensuite vous vous serviez du mot sexuel pour justifier l’analogie sexuelle, et uniquement sexuelle, en insistant lourdement sur la déviance, n’est pas sérieux, lourdingue même. Surtout que vous savez qu’entre des homos ce n’est pas qu’une histoire de cul, mais de sentiments aussi...surtout même ! L’amour en appelant à la fornication

        Quant au mot déviant, vous vous en sortez en sortant la définition du Robert. Soit le mot est justement employé mais vous savez trés bien que déviant est connoté péjorativement quand on veux s’attaquer à quelqu’un.... un déviant c’est pas quelqu’un de bien, c’est pas quelqu’un a qui on confiera ses enfants, lourdingue encore




      • Gilles Gilles 7 octobre 2008 15:56

        Et encore

        "D’un point de vue biologique, il ne fait aucun doute qu’un comportement homosexuel n’a aucune signification reproductive, ou essentielle à la survie de l’espèce, et qu’il s’agit donc d’un comportement déviant par rapport à la sexualité "normale", c’est-à-dire une sexualité comprise d’un point de vue évolutif comme un élément fonctionnel nécessaire à la survie de l’espèce."

        Soit. Mais du point de vue évolutif, si aprés tant de millions d’années d’évolution, l’homosexualité perdure ne peut-on penser que quelque part la Nature, ou Dieu, y a vu une utilité pour l’espèce, un dessein qui nous échappe encore ?

        Laquelle, j’en sais rien, mais considérer l’homosexualité comme une déviance pas naturelle et inutile c’est faire preuve de paresse intellectuelle. Penchez vous sur pourquoi l’homosexualité, quel but ?

        Voilà ci-dessous de quoi donner matière à réfléchir à ceux qui sont tentés par des raccourcis rapides, parfois facile pour conforter ses propres préjugés.

        Comme vous dîtes l’homosexualité existe chez les animaux et des chercheurs et avancent que l’homosexualité n’est ni anormale ni uniquement un phénomène sociétal ou sociologique mais bien biologique, hormonal et naturel.

        Dans son livre Biological Exuberance : Animal Homosexuality and Natural Diversity paru en 1999, le chercheur Bruce Bagemihl affirme que des comportements homosexuels animaux ont été observés chez près de 450 espèces animales, dans chaque grande zone géographique et chaque groupe animal, et qu’ils peuvent être séparés en 5 groupes distincts : parade amoureuse, affection, relation sexuelle, vie en couple et comportement parental[2]. Les organisateurs de l’exposition Against Nature ? affirmaient que des comportements homosexuels étaient retrouvés chez la plupart des groupes de vertébrés, mais aussi parmi les insectes, les araignées, les crustacés, les octopodes et les vers parasites, le phénomène étant reporté chez près de 1500 espèces animales et bien documenté chez 500 d’entre elles[3].

        Et mieux même, pour battrre en brèche l’inutilité de l’homosexualité :

        Chez certaines espèces de lézards se reproduisant par parthénogenèse, une homosexualité exclusive des femelles a été observée (les mâles ayant disparu chez cette espèce).

        L’avenir aux homos ?



      • Abolab 7 octobre 2008 16:05

        col,

        "La création du mot hétérosexuel n’a donc rien à voir avec une réaction à la définition du concept d’homosexualité dans la sphère publique. "

        Et pourtant vous l’affirmez vous-même :

        "Autrement pour la petite histoire, le terme "homosexuel" a été inventé en 1868 par l’écrivain hongrois Kertbeny auquel il opposa rapidement le terme "normalsexuel" puis "hétérosexuel". Dans l’esprit de Kertbeny, il s’agissait avant tout de désigner ceux qui ne sont pas homosexuels. "

        En opposant le terme hétérosexualité au terme homosexualité
        , l’écrivain a agi par réaction. Tout opposé contient son propre opposé, c’est de la logique de base. Aussi, la définition de l’hétérosexualité est basée sur la définition, opposée, de l’homosexualité.

        Et qui dit opposé dit conflit. Et c’est bien ce que l’on voit dans la société à l’heure actuelle : ceux qui prônent ou revendiquent leur homosexualité sont nécessairement en conflit avec ceux qui à l’opposé ne sont pas homosexuels. On en arrive alors à parler de tolérance, mais qu’est-ce que la tolérance sinon l’acceptation hypocrite de l’altérité ?

        Lorsque l’on arrête l’hypocrisie, on pose des questions de fond. N’étant pas homosexuel, je refuse que l’on me catégorise en hétérosexuel, c’est-à-dire encore une fois en fonction de l’homosexualité, car le concept d’hétérosexualité est né en opposition au concept d’homosexualité. C’est donc tout cela qu’il faut revoir...


      • Abolab 7 octobre 2008 16:11

        Gilles,

        "ne peut-on penser que quelque part la Nature, ou Dieu, y a vu une utilité pour l’espèce, un dessein qui nous échappe encore ? "

        Désolé, mais je ne crois ni en Dieu, ni en Dame Nature, ni au dessein intelligent. Alors ce type de raisonnement ne semble pas très adéquat pour regarder objectivement les faits.

        D’autre part, si la reproduction monoparentale existe chez les animaux, c’est que nécessairement elle a son utilité biologique et donc évolutionniste.

        Selon mes connaissances, l’on a jamais vu un homme (excepté peut-être dans des films) porter biologiquement un enfant.

        Maintenant, si certaines personnes ne se sentent pas à l’aise dans leur sexe, pour des raisons plus ou moins biologiques ou psychologiques, ou ce qu’on appelle ’intersexualité’, est-ce le même problème ?


      • Reuillois 7 octobre 2008 16:15

        Abolab, je suis d’accord avec vous sur un point : la distinction entre homo et hétérosexualité est un construit social. Certes.

        Cette distinction ne me pose pas de problèmes (à par peut-être les bi invisibiliés), mais à l’air de vous gêner visiblement.

        Que verriez vous à la place ?


      • Gilles Gilles 7 octobre 2008 16:38

        Mais non Abolab, je ne parles pas forcément de reproduction, mais d’une utilité sociale, biologique ou autre. Peut être, simple hypothèse, l’existence de l’homosexualité a une incidence "positive" sur les hétérosexuels, favorisant certains comportements, certaines psychologies

        Mais aussi, l’homosexualité pourrait être dûe simplement à notre humanité..... si on rejette l’innée et privilégie l’acquis dans ce comportement, alors c’est l’humanité qui génère l’homosexualité. Y a til une raison, même inconsciente, qui sait....

        Peut être les hommes, et les animaux, ont-ils un besoin impérieux d’avoir en opposition des comportements d’autrui"non naturels" justement

        Voilà, je réfléchissait à ce niveau là, évitant de réduire l’existence de l’homosexualité à ce concept exclusif et restrictif de l’enfantement.... qui sous entend que les comportements sexuels n’ont que d’utilité la reproduction

        Ou alors, inutilité totale soit, mais en rien dommageable ! Donc pourquoi s’obstiner à essayer d’y décéler une déviance et de restreindre les droits des homos ?


      • col 7 octobre 2008 17:00

        Votre discours est polémique, il tente d’opposer de façon caricaturale hétérosexualité et homosexualité. Ca n’a aucun sens et ça vous fait perdre encore un peu plus de crédibilité.



      • Abolab 7 octobre 2008 17:10

        Devant l’accroissement démographique de la population planétaire, il est possible que la conscience de groupe ’homosexuelle’ soit une sorte de contre-balance psychologique au niveau de l’esprit humain, une sorte d’avertissement évolutionniste.


      • ronchonaire 7 octobre 2008 17:44

        Cher auteur, permettez-moi de vous dire que vous partez complètement en couille (si je puis dire) !

        Des dizaines de commentaires ont été postés sur votre article, essayant de vous expliquer que l’homosexualité n’est pas un phénomène social récent ; et vous en êtes encore à chercher des explications de "contre-balancement psychologique face à l’accroissement démographique", voire carrément "d’avertissement évolutionniste" !

        Les humains avaient déjà des relations homosexuelles bien avant "l’accroissement démographique" ; peut-être que ça vous débecte mais c’est comme ça. Ce n’est même pas une question d’opinion, ce sont des faits indéniables.

        Le problème est donc avant tout dans votre tête, pas dans celle des homos. Un conseil : lisez autre chose que le Petit Robert, voyagez hors d’Europe ; vous verrez que le monde n’est pas binaire.


      • Zawgyi 8 octobre 2008 09:26

        Sous prétexte de faire une étude rationnelle et scientifique d’un phénomène comportemental, vous avancez ce qui semble être des évidences alors qu’il s’agit en fait d’affirmations tout à fait discutable.

        Je reprends votre dernier commentaire sur la mise en valeur de l’homosexualité en réaction à la surpopulation. Pourtant, si vous relisez Platon (à l’origine de l’amour platonique, c’est-à-dire sans visée reproductive) l’homosexualité était déjà pour lui la forme d’amour le plus pur puisque débarrassé de l’instinct de prolongation de l’espèce. Or, le monde était tout sauf surpeuplé pendant l’antiquité grecque.

        De plus, limiter un objet social et psychique aussi complexe que l’amour, le désir et la sexualité à une simple étude étymologique est un leurre, une abérration. En bref, cela ne démontre rien. Ce n’est pas parce qu’un dictionnaire vous montre qu’il y a le mot sexualité dans "homosexualité" (une enfant de 4 ans aurait fait le rapprochement) que cela se limite à un comportement sexuel. A ce moment-là, la "religion" est simplement "une relation au divin", la nature "tout ce qui n’est pas culture", et ainsi de suite. Et la définition simple d’un dictionnaire n’est pas non plus preuve scientifique ou source de vérité, sinon la sociologie, l’épistémologie, la philosophie n’existeraient pas. On se contenterait du français...

        Votre raisonnement soi-disant rationnel et scientifique n’est donc qu’une fourberie monsieur Scapin. En voulant limiter la sexualité à l’utilisation de l’organe, vous faites exactement comme toutes ce grenouilles de bénitier qui pensent que la sexualité doit se résumer à la reproduction. Chose qui n’est même pas vraie dans le règne animal. Alors, si l’on part du principe que l’homme est un animal social, vous êtes complètement à côté de la plaque.

        Essayer de produire des généralités sur un groupe humain, social, complexe en quelques lignes à partir de la définition d’un dictionnaire est vain et présomptueux. Les plus grands psychologues, psychanalistes, sociologues etc, n’ont même pas encore réussi. De même, réduire les hétérosexuels à ceux qui sont attirés par l’autre sexe est tout autant réducteur. Ce raisonnement binaire est aussi poussé que Jacquouille s’amusant à faire "jour / nuit" dans les Visiteurs. Parmi les hétérosexuels, ne compte-t-on pas des gérontophiles, des pédophiles, des bisexuels, des SM, des partouzeurs, des fidèles et des infidèles en couple, des drogués du sexe, des sodomites, des frigides, des exhibitionnistes, des éjaculateurs précoces, des masturbateurs, des nymphomanes, etc. Donc, même chez les hétérosexuels où s’arrête la normalité et où commence la déviance. Qu’est-ce que la normalité : une relation répétitive en position du missionaire ?

        Et une telle variété de désirs, de comportements se retrouve également chez les homosexuels. Aussi, votre soi-disante étude scientifique d’un phénomène aussi complexe ne dépasse guère le niveau d’une copie de philosophie d’un élève de collège.

        En revanche, qu’un site comme celui-ci laisse passer de tels torchons, dans lesquels sont stigmatisées des minorités de la population au nom d’une soi-disante vérité scientifique (ça ne vous rappelle pas les années ’30) est outrageant. Agora vox ne mérite rien d’autre ici que de se prendre un procès au c... Car, sinon, que verra-t-on ensuite  ? Un article écrit par un autre pseudo-scientifique qui va nous affirmer qu’il existe des races chez l’humain et que certaines sont supérieures à d’autres ?


      • Zawgyi 8 octobre 2008 11:22

        Le fait que vous fondiez votre raisonnement sur une définition de dictionnaire semble à vos yeux suffire pour donner un vernis scientifique, un vernis de vérité à votre argumentation. Sauf votre respect, une définition simplifiée de dictionnaire n’a jamais constitué un argument. Il s’agit simplement d’une base sur laquelle se fonder pour commencer à réellement définir et étudier un sujet. C’est ce que font les sociologues, les psychologues, les philosophes, les scientifiques, etc. Mais si le Petit Robert la dit, alors j’imagine que tout ce petit monde n’a plus qu’a remballer se affaires et à se mettre au chômage....


      • Zawgyi 8 octobre 2008 11:23

        Le fait que vous fondiez votre raisonnement sur une définition de dictionnaire semble à vos yeux suffire pour donner un vernis scientifique, un vernis de vérité à votre argumentation. Sauf votre respect, une définition simplifiée de dictionnaire n’a jamais constitué un argument. Il s’agit simplement d’une base sur laquelle se fonder pour commencer à réellement définir et étudier un sujet. C’est ce que font les sociologues, les psychologues, les philosophes, les scientifiques, etc. Mais si le Petit Robert la dit, alors j’imagine que tout ce petit monde n’a plus qu’a remballer se affaires et à se mettre au chômage....


      • Jerry4 Jerry4 9 octobre 2008 13:41

        Abolab


        > "Et qui dit opposé dit conflit. Et c’est bien ce que l’on voit dans la société à l’heure actuelle : ceux qui prônent ou revendiquent leur homosexualité sont nécessairement en conflit avec ceux qui à l’opposé ne sont pas homosexuels."

        Et pourquoi les opposés seraient ils obligatoirement en conflit ? Pourquoi ceux qui "prônent ou revendiquent leur homosexualité" seraient ils "nécessairement en conflit avec ceux qui à l’opposé ne sont pas homosexuels" ?


        Pour ma part, le fait de vivre ma sexualité selon mon orientation sexuelle et de ne pas toujours la cacher, ce n’est pas entrer en conflit avec ceux qui ne sont pas homosexuels. Tous les hétérosexuels n’ont pas de réaction de rejet face à l’homosexualité !

        > "On en arrive alors à parler de tolérance, mais qu’est-ce que la tolérance sinon l’acceptation hypocrite de l’altérité ? "

        L’acceptation et la tolérance n’ont pas la même valeur. "La tolérance ne devrait être qu’un état transitoire. Elle doit mener au respect. Tolérer c’est offenser" disait Goethe. On parle de tolérance parce que c’est toujours mieux que ... l’intolérance smiley mais c’est sur que ceux qui ne sont que tolérer attendent un peu plus de respect que cela ! Mais encore une fois, ce n’est pas une question d’orientation sexuelle et d’altérité. Il y a des homosexuels qui ne s’acceptent pas et qui n’acceptent parfois pas non plus l’homosexualité des autres. Il y a aussi des hétérosexuels qui n’ont aucun problème avec l’homosexualité. L’intolérance et le manque de respect sont aussi des notions universelles qui peuvent toucher tout le monde !


        > "Lorsque l’on arrête l’hypocrisie, on pose des questions de fond. N’étant pas homosexuel, je refuse que l’on me catégorise en hétérosexuel, c’est-à-dire encore une fois en fonction de l’homosexualité, car le concept d’hétérosexualit&eac ute ; est né en opposition au concept d’homosexualité. C’est donc tout cela qu’il faut revoir...
        "

        "N’étant pas homosexuel, je refuse que l’on me catégorise en hétérosexuel, c’est-à-dire encore une fois en fonction de l’homosexualité". Elle est énorme cette phrase ! Et les homosexuels ?

        On a demandé à être définis par ce mot ou affublés de termes moins gentils et souvent érronés : le terme PD issu de pédéraste est très loin de représenter les homosexuels dans leur ensemble !

        On a demandé à entendre toute la journée nos collègues hétérosexuels balancer du "PD", "enculé" à tout va comme si l’homosexualité était la pire des insultes qu’on puisse faire à un homme, comme si un homme qui se faisait pénétrer perdait tout droit à la considération, au respect et à la qualité d’homme !

        On a demandé à avoir cette orientation sexuelle ! (Un hétérosexuel choisit il lui son orientation sexuelle ?)

        On devrait demander la permission pour vivre notre vie sans que cela ne soit perçu comme prôner ou reventiquer son homosexualité ! On devrait demander pour parler de notre vie au même titre qu’un collègue hétérosexuel qui parle ouvertement de sa femme et de ses enfants ?

        On a du demander pour être reconnu officiellement comme couples, pour avoir des droits et c’est ça c’est déjà beaucoup trop !

        On demande encore pour avoir des droits équivalents à des hétérosexuels et le fait de quemander cela est honteux !

      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 9 octobre 2008 17:23
        @ Reuillois :

        "Abolab, je suis d’accord avec vous sur un point : la distinction entre homo et hétérosexualité est un construit social."

        Mais un construit social très ancien, cela date des Grecs ; par ailleurs la notion d’homosexualité n’a pas attendu ce mot ; il y en eut d’autres.


        L’Antiquité n’opposait pas simplement l’actif au passif – opposition qui n’a d’ailleurs pas disparu aujourd’hui, si l’on en croit les petites annonces des magazines ; chez Platon, Martial et Ptolémée notamment, on relève des distinctions suivant l’âge de l’aimé (enfant, adolescent, adulte). La notion d’homosexualité masculine – ou amour et desirs masculins pour le même sexe – était acquise, et il existait de nombreux termes ou expressions pour l’exprimer, et l’opposer à l’amour des femmes (hétérosexualité masculine) ; de nombreux auteurs parlent d’amour, ce qui est bien plus élégant que l’expression actuelle de "pratiques sexuelles", soit dit en passant :
         
        En grec :
         

        amours masculines (Agathias)
        ce caractère (Aristophane)
        éros, érotique, amour des mâles, amour masculin/amour des femmes (Aristote)
        union masculine, amours de garçons/liaisons féminines, sorte d’amour, philomeire/philogyne, gynécomanie/paidomanie (Athénée)
        philopaide (Callimaque)
        union avec la femme/union avec un homme (Constitutions apostoliques)
        commerce des mâles (Diodore de Sicile)
        érotique, cinédologue, philopaide (Diogène Laërce)
        autre éros ; ambidextre (Euripide)
        union naturelle/union de mâle à mâle (Josèphe Flavius)
        amour masculin (Justin)
        amour des femmes/amour des mâles, hétérochrotas (pseudo-Lucien)
        gynécomanie, Cypris/Éros, désir pour les mâles (Méléagre)
        pandémos/ourania (Platon)
        éros, genre d’amour, amour légitime/amour des garçons, gynécomanie/paidomanie, porté à l’érotique (Plutarque)
        ceux qui aiment les paidika/ceux qui aiment les femmes et les jeunes filles (Plutarque)
        passion pour les femmes/union masculine (Ptolémée)
        amour masculin (Sextus Empiricus)
        philopaide (Straton de Sardes)
        philopaide (Théocrite)
        paidéraste, porté à l’éros (Xénophon d’Athènes)



      • morice morice 7 octobre 2008 12:46

        " deviance" ???

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