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Accueil du site > Actualités > Société > La dévirilisation de la société française, une très longue histoire

La dévirilisation de la société française, une très longue histoire

La dévirilisation de la société débute insidieusement en France avec l’abandon des austères et inconfortables châteaux forts pour les somptueuses résidences dont les châteaux de la Loire sont l’archétype. Avec Louis XI, commence le règne des chefs d’état, qui remplacent les rois guerriers de jadis. Charles le Téméraire, son ennemi héréditaire et contemporain est son pendant guerrier qui mérite bien son surnom. Il périra au siège de Nancy, pour s’être trompé d’époque ! Auparavant, le roi pouvait mourir au combat, être fait prisonnier avec toutes les conséquences que cela pouvait impliquer. Il fallut un bon siècle pour imposer cette nouvelle façon de gouverner, malgré quelques derniers soubresauts.

François Premier fut un roi guerrier, mais cela tourna très mal à Pavie et la France en paya le prix. Tout fut perdu fors l’honneur, surtout le prix de la rançon et les conséquences politiques qui en découlèrent. Henri II, qui aimait ce que l’on pourrait appeler aujourd’hui les sports virils, y perdit un œil et la vie. Henri IV guerroya encore un peu et le règne des souverains ne s’exposant plus au feu commença avec Louis XIII. Il y eut bien sûr le contre exemple de Napoléon Premier caracolant sur le champ de bataille face aux canons ennemis, mais il n’était plus véritablement en première ligne, comme du temps où il n’était que Bonaparte au pont d’Arcole.

L’homme, comme l’a si bien dit Jacques Brel, l’intemporel dans une de ses rares interviews, est dans sa tête un nomade, qui peut dormir par terre et se déplacer au gré de ses humeurs. La femme veut construire un nid et l’homme dans sa faiblesse lui obéit. Et à partir de ce moment, l’homme est prisonnier et malheureux. Le désir de richesses, de biens et de confort remplace progressivement celui de plaisirs virils et dangereux. La bourgeoisie favorise l’abandon du courage qu’elle remplace par le profit et la thésaurisation. Le noble de jadis pouvait être une franche crapule, mais il n’avait pas peur de s’exposer. Le reître sans noblesse privilégiait aussi l’instant présent fait de beuveries, de rixes et de sexe. Le bourgeois, à l’inverse, a inventé la banque et l’assurance et de ce fait a induit des modifications comportementales radicales.

De nos jours, le désir d’amasser et de protéger ses biens fait qu’on ne s’expose plus, même si ces biens sont minimes et dérisoires face aux immenses fortunes. La peur de perdre crée la crainte. Et paradoxalement, ce sont ceux qui n’ont rien qui sont désormais prêts à risquer ce qu’ils ne possèdent pas. Ceux qui n’ont qu’un tout petit rien n’ont qu’une envie, celle de le garder le plus longtemps possible et le transmettre à leur descendance.

La société a mis des siècles à s’installer dans la frilosité, avec quelques sursauts violents inhérents à la nature intrinsèque de l’homme qui était initialement un chasseur prédateur. L’installation graduelle de la propriété, de la thésaurisation et de la protection des acquis a progressivement installé le sentiment d’insécurité, puis le désir de pérennisation des biens. Cela n’a pas eu que des effets négatifs. L’installation du capitalisme a développé, du moins au début, un état fort et la mise en place d’un système législatif et de réglementation des rapports sociaux entre individus. Initialement pour harmoniser la vie en communauté et prévenir les conflits entre individus ce système a enflé inconsidérément au fil des siècles pour aboutir au milieu du XXº siècle à un état omnipotent, intervenant sur tout, avant de céder sa place au capitalisme privé et au monde des assurances qui ont fait de plus en plus pression sur l’Etat pour maintenir une paix sociale lénifiante autorisant la progression du capital des nantis.

Les paysans qui formaient il n’y a pas encore si longtemps l’immense majorité de la population française ont vu leurs rangs se clairsemer pour n’être plus désormais qu’une infime minorité. Ils sont passés de la jacquerie et des révoltes de viticulteurs à une ère d’endettés auprès du Crédit Agricole avec le suicide comme unique alternative de révolte. Le jet de choux-fleurs devant une Préfecture n’a plus rien à voir avec les levées de fourche et de fusil de chasse face à la soldatesque royale puis à la Gendarmerie républicaine.

Le monde ouvrier a lui aussi perdu de sa superbe. Endormis par quelques acquis sociaux, il n’est plus capable de révolte des canuts ou d’érection de barricades comme au temps de la Commune de Paris. Il s’est longtemps satisfait de défiler Bastille Nation quand il croyait encore aux mots d’ordre du Parti Communiste et de la CGT. Le crédit, donc l’endettement facile pour tous, a eu raison des révoltes ouvrières bien plus sûrement que les matraques des CRS. Et comme cela ne suffisait pas, la classe dominante a inventé la publicité permettant de rêver une vie au-dessus de ses moyens. Le prolétaire, devenu fonctionnaire ou employé subalterne a renoncé à ses révoltes dans l’unique but d’un écran plat et d’une petite voiture à crédit.

Maintenant pieds et poings liés par sa banque et sous pression permanente de ses enfants et de ses collègues, il ne rêve plus de Grand Soir, mais d’acquisition de bien de consommation en plusieurs mensualités. Et de réactualiser la chanson de Marc Lavoine :

« Elle a les yeux revolving, elle a le crédit qui tue, elle m’a ruiné c’est foutu » en pensant à la société de crédit à laquelle, il doit tant !

Et puis, comme on n’est jamais assez prudent, les hommes de pouvoir, qui ne sont plus désormais des hommes politiques, mais d’anonymes membres de conseils d’administration entourés de conseillers tout aussi anonymes, ont créé de toute pièce des révoltes canalisables spécifiques pour la populace. Ce furent l’écologie, la sécurité civile, la protection contre la pédophilie, sans oublier HADOPI et enfin les incivilités avec l’émigré comme bouc émissaire. La mise en haut de l’affiche et des préoccupations des faits divers a permis de désigner quelques minables peigne-culs, souvent d’origine étrangère comme étant la cause principale de nos maux. Alors que l’immense majorité de ces jeunes abrutis seraient rentrés dans le rang après quelques paires de gifles.

Le hiatus est d’autant plus grand que les quelques milliers de délinquants issus de l’immigration, (minoritaires par rapport à l’ensemble de l’immigration) provient de cultures et de pays où la prise de risque existe encore et ces minables délinquants considèrent le laxisme à leur égard comme une aubaine et une incitation à la récidive. Associé à une position au bas de l’échelle sociale, dans une société de plus en plus lâche et permissive, le mélange ne pouvait être que détonnant. Il sert de cristallisation à la vindicte populaire.

La France d’aujourd’hui se passionne pour une famille qui se noie dans la Garonne, alors que l’Ouganda continue à vivre normalement après les deux attentats qui ont coûté la vie à plus de 74 personnes à Kampala dimanche dernier. C’est là où réside la faiblesse intrinsèque de la société française.

Renaud chantait il y a environ trente ans « Pas de slogans face aux flicards, en défilant Bastille Nation, mais des fusils, des pavés, des grenades », il bêle désormais un discours écolo entre deux cures de désintoxications. Pas étonnant donc qu’il n’y ait plus de discours politique au sens noble du terme. La France ne s’est pas remise des accords de Munich et de son renoncement. Elle tremble en permanence et ne pense qu’à protéger le peu qui lui reste, car ce peu est largement supérieur au quotidien des citoyens de nombreux autres pays. Les rares gros possédants en profitent, car ils savent que le risque de finir la tête au bout d’une pique est plus que minime dans la France d’aujourd’hui.

Il est navrant de constater que les seuls relents de virilité ne se retrouvent plus que dans les discours d’une extrême droite opportuniste et finalement plus va-t-en-guerre que véritablement courageuse. Et une Marine le Pen aurait été renvoyée à ses fourneaux sous les ricanements il y a encore quelques décennies. Il n’est bien sûr plus question de revenir au temps de Du Guesclin ou de Bayard et des révoltes de serfs contre les seigneurs, mais un regain de courage et d’exposition de soi-même avec ce que cela entraîne de danger ne ferait pas de mal à la société française devenue amorphe et aboulique depuis bien trop longtemps. En ce jour de fête nationale, où nos aînés ne sont plus, cette France à genoux devrait au moins commencer à relever la tête.

Kampala, 14 juillet 2010


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63 réactions à cet article    


  • morice morice 14 juillet 2010 08:06

    Il est navrant de constater que les seuls relents de virilité ne se retrouvent plus que dans les discours d’une extrême droite opportuniste et finalement plus va-t-en-guerre que véritablement courageuse.


    texte d’une débilité abyssale, navrant et proposant de la fausse vérité historique, digne d’un prépubère.

     L’installation du capitalisme a développé, du moins au début, un état fort et la mise en place d’un système législatif et de réglementation des rapports sociaux entre individus.

    Les grecs et leur agora n’étant bons qu’à aller se faire voir chez eux : le but du texte ce n’est pas la « virilité » mais bien de venir une fois de plus venir uriner sur la démocratie : le système qui fait marcher la tête à la place des poings. Il existe ici une odeur nauséabonde depuis quelque temps, et Yang la répand avec d’autres.... 

    Renaud chantait il y a environ trente ans « Pas de slogans face aux flicards, en défilant Bastille Nation, mais des fusils, des pavés, des grenades », il bêle désormais un discours écolo entre deux cures de désintoxications. 

    Si vous aviez deux sous du talent en poésie de Renaud... qui ne se désintoxique pas tous les jours : son addiction au pastis, c’est fini et votre charge de la diffamation pure et simple.
    le jour où vous aurez le talent d’écrire ça est loin d’être venu :
    Ils commémorent au mois de juin
    un débarquement d’Normandie,
    ils pensent au brave soldat ricain
    qu’est v’nu se faire tuer loin d’chez lui,
    ils oublient qu’à l’abri des bombes,
    les Francais criaient « Vive Pétain »,
    qu’ils étaient bien planqués à Londres,
    qu’y avait pas beaucoup d’Jean Moulin.


    En ce jour de fête nationale, où nos aînés ne sont plus, cette France à genoux devrait au moins commencer à relever la tête.

    avec la votre pas de danger : c’est facile de lever un petit poids.



    • ffi ffi 15 juillet 2010 03:14

      "Les grecs et leur agora n’étant bons qu’à aller se faire voir chez eux : le but du texte ce n’est pas la « virilité » mais bien de venir une fois de plus venir uriner sur la démocratie : le système qui fait marcher la tête à la place des poings« 

      Il n’y a qu’à voir les longs passages de la république de Platon où Socrates essaye d’imaginer l’éducation des guerriers de la cité. Comment faire qu’ils soient simultanément excellemment braves mais sans danger pour une population qui fonctionne elle-même sur un mode différent (elle doit exceller dans les arts de la cité et aspirer au juste).

      Si le propre de la démocratie est »de faire marcher avec tête« , ceci ne vaut que pour ceux qui consentent à cette règle, car rien n’empêche à d’autres de vouloir »marcher avec les poings« .

      Puisque l’autre est l’autre et que moi, je suis moi, nécessairement chacun sa volonté.

      Ainsi, si l’autre marche avec les poings et que je marche avec la tête, probablement que je me prendrais un poing dans la figure à brève échéance, ce qui n’est pas acceptable durablement.

      La solution est donc de s’adapter à sont interlocuteur, selon sa disposition d’esprit. L’homme peut être excellent d’esprit, mais il doit aussi pouvoir être excellent de bravoure, si son adversaire a juré sa mort.

      Evidemment, une société démocratique aura un corps spécialisés de braves (armée) et un peuple réceptacle d’autres qualités (artiste, intellectuel, poète, journaliste, politique...). Comme la lâcheté est largement majoritaire dans le peuple, l’expression politique majoritaire sera naturellement pleutre.

      Ceci sera d’autant plus vrai, si toute expression un tant soit peu brave, »sans peur et sans reproche", est bannie des médias. 1 à 2 générations alors suffiront à transformer un pays de conquérants en pays de lavettes.


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 14 juillet 2010 08:31
      « Et une Marine le Pen aurait été renvoyée à ses fourneaux sous les ricanements il y a encore quelques décennies. »

      Réponse : on ne vous laissera pas renvoyer Marine à ses fourneaux.

      «  Il n’est bien sûr plus question de revenir au temps de Du Guesclin ou de Bayard et des révoltes de serfs contre les seigneurs, mais un regain de courage et d’exposition de soi-même avec ce que cela entraîne de danger ne ferait pas de mal à la société française devenue amorphe et aboulique depuis bien trop longtemps. »

      Réponse : La France n’est ni amorphe ni aboulique. Elle est démocratique (on part moins volontiers en guerre quand c’est le paysan-soldat-potentiel qui décide que quand c’est le seigneur), généreuse (trop), universaliste (trop), et lente à la colère, toutes qualités perçues comme trop féminines par un islam qui se croit viril, mais qui n’est que pillard et prédateur. Ces qualités françaises ne sont en réalité ni viriles ni féminines mais simplement la caractéristique d’une société évoluée et civilisée.

      « En ce jour de fête nationale, où nos aînés ne sont plus, cette France à genoux devrait au moins commencer à relever la tête. »

      Réponse : c’est ce qu’elle fait. Le peuple, qui reste sain et courageux même si ses zélites ne le sont pas, admet de moins en moins de tolérer sur son sol des indésirables qui s’y font admettre en faisant appel à son bon coeur, et qui ensuite foutent la pagaille et accablent la France « féminisée » de leur mépris « viril ».

      Georges Yang, surtout ne vote pas Marine, car, si nous prenons le pouvoir, nous saurons montrer la porte aux gens comme toi (ce qui ne veut pas dire qu’elle sera montrée aux immigrés entrés légalement et travaillant sans délinquer).






      • Georges Yang 14 juillet 2010 11:28

        Je suis satisfait des deux commentaires diametralement antagonistes de Morice et Catherine Segurane
        Je fais d’une pierre deux coups, j’exite la gauche bornee et une droite qui n’est meme pas extreme mais qui n’a pas compris qu’elle etait intrumentalisee pour faire diversion
        Ce qui m’afflige c’est la lachete de mes compatriotes qui va en s’aggravant tant face a Sarkozy qu’a la racaille
        Ou est Danton et son audace ?
        Ca fait du bien d’exiter les beotiens


      • Goldored 14 juillet 2010 14:21

        Vous avez perdu vos accents ?
        Une relecture aussi peu rigoureuse que votre pensée est machiste.
        Pitoyable petit mâle tourmenté et frustré !


      • Amelia Amelia 14 juillet 2010 20:00
         
        Georges Yang, surtout ne vote pas Marine, car, si nous prenons le pouvoir, nous saurons montrer la porte aux gens comme toi
         
        On laisse une petite frappe xénophobe identitaire menacer l’auteur de l’article... 
        Agoravox se laisse envahir par cette clique de fanatiques haineux. 
         


      • Amelia Amelia 15 juillet 2010 11:21

        Remarquez, Segurane nous indique clairement ce que serait l’arrivée au pouvoir d’un parti comme le FN : ils commenceraient par faire la chasse à ceux qui ne sont pas dans la ligne du parti -«  nous saurons montrer la porte aux gens comme toi » -, pour les faire dégager du pays (de quelle façon ? morts ou vifs ?...). On appelle ça faire des purges. Et comme une purge en appelle une autre, après avoir purgé la nation des extrémistes islamistes, ils continueraient avec ceux qui n’ont pas la bonne religion, ceux qui ne sont pas suffisamment patriotes, ceux qui n’ont pas la bonne couleur de peau, ceux qui n’ont pas les bonnes pratiques sexuelles, les malades, les handicapés, etc, etc. 

         
        Merci donc à Segurane de nous prévenir de ce que deviendrait ce pays si la clique d’extrême droite arrivait au pouvoir. 
         

      • easy easy 14 juillet 2010 09:45

        Sujet très intéressant et difficile à conduire puisqu’il s’agit de parler d’une situation disons ethnographique alors qu’on est dedans (dans votre cas, vous bénéficiez justement d’un plus grand recul que nous puisque vous avez un pied en Afrique)

        Puisque vous avez cité Brel et sa référence au nomadisme, il aurait peut-être fallu analyser d’avantage à partir du principe nomade/sédentaire.
        C’est très bien d’avoir cité la problématiques de nos rois entre eux. Mais il aurait fallu parler de leur problématique, à eux tous réunis, à eux tous encore assez virils, face aux Vikings, face à Attila. (les Vikings, malgré leur réputation effrayante, ont été des exemples d’intégration par une sédentarisation très diplomatique et équilibrée)

        Car, au fond, un Attila n’était rien d’autre (selon cette étude) qu’un type qui n’avait rien à perdre, justement. (avoir quelque chose à perdre sous entendrait que la chose est fixée ou très difficilement déplaçable)

        Et puis il aurait fallu définir la virilité et c’est à cet exercice qu’il serait ressorti qu’elle est très relative ou culturelle. Je veux dire que si à une époque elle s’exprimait effectivement par des tournois devant des belles, s’il s’agissait d’affronter un dragon dans un massif d’épines, à une autre époque, cette définition apparaît dépassée.

        On devrait se rappeler que la virilité c’est d’abord ce qui distingue l’homme de la femme (en matière de comportement) . Du coup, si la femme évolue en ses comportements, l’homme doit se distinguer d’elle par un nouveau comportement (et il résultera d’une réflexion stratégique économique au sens ergonomique, au sens du moindre effort)

        A partir du moment où il y a une couverture maladie qui permet à chacun de vivre très vieux, l’obsession va à préserver sa vie, non à la brûler (ce qui n’empêche que, l’air de rien, on continuera tout de même à la brûler car on aime se consumer)


        Le Monde européen serait entouré de Huns, on devrait forcément se demander si notre moindre ardeur à verser notre sang est adéquate. Or le Monde entier va à la vie urbaine, va à la démocratie, va aux règlements de compte via la Justice. Il reste quoi , deux ou trois Loups dans le Monde, on ne va pas revenir au combat à l’épée pour eux. On leur enverra nos drones pendant qu’on pantouflera devant nos écrans plats.


        L’autre chose à considérer sur ce passionnant sujet
        c’est tout bonnement la volonté des unes et des uns à maintenir, augmenter, réduire ou non cette différenciation sexuelle.

        Tant qu’il est de mode de se distinguer des dames en enfourchant un cheval, tous les hommes vont à l’enfourchement. Mais quand les dames se mettent à leur tour à enfourcher, bin ....

        Il est possible que le mouvement de fond que nous vivons soit non pas une dévirilisation (au sens de moindre bravoure au combat physique) mais un rapprochement des deux sexes. Il me semble que nous allons vers la confusion -volontaire- des sexes. Et je crois que quand cette confusion sera plus marquée encore, nous, les hommes et les femmes, nous ne ferons plus l’amour qu’avec un troisième sexe, le sexe machine.

        En somme, toute cette évolution résulte de l’intellectualisation. Le sexage s’intellectualise de plus en plus. On sexe avec des représentationsde plus en plus intellectuelles
         
        Exemple pour me faire comprendre ; un individu, homme ou femme, ne sexe plus avec une personne lorsqu’il couche avec une de celles qu’il a contactées sur un site de rencontres, il sexe avec ce site via cette personne. Il changera de partenaire avant de changer de spot de surf.

        Autre exemple ; Roman Polanski et Samantha Geimer, ça a été une affaire physique pendant 30 minutes. Mais ça a été une effervescence ou mobilisation intellectuelle pour 6 milliards de personnes pendant des années.







        • Georges Yang 14 juillet 2010 11:31

          Merci pour votre intervention
          J’ai volontairement ete bref, pour ouvrir un debat, ce sujet merite une reflexion circonstanciee
          Juste un point, bonne analyse d’Attila, mais c’etait avant les chateaux forts et les Francais savaient encore reagir


        • PhilVite PhilVite 14 juillet 2010 10:41

          Yang, vous déconnez complètement. La société française vous attend sur le pré à 17h avec vos témoins !


          • Georges Yang 14 juillet 2010 11:31

            J’apprecie votre humour


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 14 juillet 2010 11:37

            Comment ! La « société française », entité féminine comme le montre son genre grammatical, ose convoquer sur le pré un représentant du sexe supérieur !


            Qu’on renvoie cette insolente à la cuisine sous les huées et les gros rires, comme on savait le faire autrefois !



          • slipenfer 14 juillet 2010 11:47

            virilité, nom féminin  smiley


            • plancherDesVaches 14 juillet 2010 12:03

              A l’auteur,
              Essayez de sortir le nez des théories de Freud, de temps en temps. On voit ce que ça donne aux US.


              • sisyphe sisyphe 14 juillet 2010 12:12

                A part l’éternel couplet anti-écolo (totalement hors sujet ici), et quelques aphorismes peu pertinents sur la « dévirilisation » (j’aurais plutôt parlé de castration, de fragilisation), j’aime bien ce texte, qui énonce quelques vérités sur l’individuation, le délitement du lien social, la prise en otage par le crédit et la propriété. 

                Oui, comme le disait Brel, l’homme est un nomade ; c’est ce qui lui a permis, entre autre, de conquérir de nouveaux espaces, de découvrir des territoires, d’élargir ses horizons, de s’adapter, d’inventer, de comprendre...

                Nous sommes tous des nomades, ou issus de nomades  ; c’est pourquoi les notions de « de souche » , de « racines » et « d’immigrés » sont totalement artificielles. 

                L’homme n’est pas un végétal ; il n’a pas de « racine » ; il a des SOURCES ; dont il provient, et qui lui permettent d’être nomade, de se déplacer, de se mêler à d’autres confluents, de s’enrichir de leur limon, de se fertiliser, d’augmenter sa puissance, de découvrir de nouveaux horizons ; quitte à revenir à ses sources, s’y ressourcer, et les enrichissant des expériences acquises, des rencontres, des découvertes...

                Il lui reste à retrouver le sens du lien avec les autres, de l’intérêt commun, de l’agir ensemble, de la solidarité  ; seules conditions qui permettent le progrès, et l’évolution de sa condition...

                Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
                Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
                Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
                Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
                Sa vie est un étrange et douloureux divorce

                Il reste à se libérer des chaines de ce à quoi on nous a attaché ; la propriété, le crédit, notre petit confort, cette illusoire « sécurité », pour retrouver la joie d’être ensemble, et la force d’agir contre ce qui nous enferme et nous opprime... 



                • Georges Yang 14 juillet 2010 13:39

                  Alors Sysiphe, vous voyez que nous avons finalement certains points communs !

                  Concernant fragilisation et castration, je suis aussi d’accord, mais ce qui est important est le processus induit par la societe bourgeoise qui veut supprimer toute velleite de resistance pour transformer un peuple en un troupeau de moutons consommateurs

                  Quant a l’ecologie politique et mediatique, si je la combat, c’est que paradoxalement j’aime la nature mais refuse de la deifier et ne suis dupe des enjeux qui se cachent derriere les Cassandre et leurs cris d’orfraies
                  Ce qui se cache, c’est du fric , beaucoup de fric avec en prime la docilite des moutons qui ont peur de tout
                  L’ecologie politique leur masque la realite quotidienne et anihile toute tentative de revolte


                • NICOPOL NICOPOL 14 juillet 2010 17:27

                  Salut Sisyphe,

                  « L’homme n’est pas un végétal ; il n’a pas de »racine" ; il a des SOURCES« 

                  Très belle formule, qu’elle soit de vous ou non ! Je kiffe !

                  Même si, bien entendu, cette idée de »sources« au pluriel est un peu artificielle : comment dire que tel ou tel groupe humain, à telle ou telle époque, constitue l’une de ces »sources« dont vous parlez ? D’ailleurs, derrière chacune d’entre elles, on peut remonter encore plus loin, jusqu’à LA source commune de l’humanité, quelque part en Afrique de l’Est, et encore cette source commune aurait-elle elle aussi quelque chose de conventionnelle et d’arbitraire, puisqu’on retomberait sur le débat éternel sur l’évolution continue et la date de l’ »apparition« de l’ »Homme« ... 

                  On est donc plutôt avec cette idée de »sources« dans le domaine de la représentation culturelle plutôt que du concept objectif rigoureux. C’est-à-dire, finalement, qu’on touche directement au fameux débat sur l’ »identité nationale", dont l’un des fondements peut être précisément la la conscience d’un groupe humain de couler de la même source !

                  Maintenant, pour filer votre analogie, on a l’impression que ces différentes sources ont alimenté autant d’étangs ou de lacs que constituent les états nations modernes (un peuple, un territoire, un gouvernement). D’une certaine façon, il y a eu un phénomène d’ « enracinement » qui mériterait d’être analysé plus en détail, mais que l’on ne peut occulter d’une poétique métaphore et dont on doit tirer les conséquences pratiques (politiques, sociales, éthiques). L’homme n’est plus ce « nomade » vagabond dont les bandes sillonnaient les plaines d’Afrique et d’Eurasie. Vous pouvez être nostalgiques de cette époque révolue de la Guerre du Feu, et sans doute avons nous tous en nous un instinct nomade primitif qui rue sous les brancards de la vie citadine moderne... Mais nous n’avons pas le choix de l’époque où nous vivons. Il faut organiser le monde tel qu’il est et non rêver à d’utopiques sociétés à la Peaux Rouges.

                  En ce qui me concerne l’idée d’ « enracinement » me plait. Et le plus grand danger de l’humanité, aujourd’hui, c’est justement ces nouvelles élites sans racines pour lesquelles le monde n’est qu’un terrain de jeu impersonnel (ces « hypernomades » dont parle Attali dans « Une brève histoire d’avenir »).

                  En tout cas votre métaphore fut propice à la méditation matinale !

                  A+ Sisyphe !


                • sisyphe sisyphe 15 juillet 2010 13:14

                  @ Nicopol 

                  Oui, la formule est de moi : il m’est déjà arrivé de la développer. 

                  Et ce n’est pas qu’une question sémantique. 

                  Il s’agit, évidemment, d’une allégorie, tout comme celle des « racines » ; mais les deux renvoient à des concepts diamétralement opposés. 

                  Oui ; en remontant plus loin, on arrive à UNE source unique ; celle de l’humanité, qui n’a fait que se diversifier, se multiplier en une quantité innombrable de sources, selon les latitudes, les évènements historiques, les migrations, les croisements...

                  Nous sommes tous issus de ces croisements et, à ce titre, tous des métis, des êtres « mélangés ». 

                  Pour ce qui est de « l’enracinement » (je parlerais plutôt de « fixation » ; décidément, je n’aime pas ce concept de racine, tout à fait impropre à la description de l’homme), il peut s’agir d’un choix délibéré, voire d’une contrainte, qui n’infirme en rien le caractère nomade de nos origines. 

                  Je n’ai aucune « nostalgie » de temps que je n’ai pas connu ; je me fie uniquement à notre condition actuelle, où les migrations continuent, et où, surtout, chaque individu, parti de sa source, continue à suivre le cours d’une vie faite de croisements, de rencontres, d’échanges, de découvertes, d’enrichissements d’autres sources, dont il se féconde. 

                  Le concept, par rapport à celui de « racines » est déterminant : il implique la possibilité de réalisation d’une vie, sans qu’elle soit figée dans un cadre fixe et immobile ; tant sur le plan géographique, bien sûr, que culturel, social, sociétal. 

                  Toute la différence entre se « ressourcer » et « s’enraciner ». 

                  S’il ne s’agit en aucun cas de renier ses sources, et de dénier à quiconque le droit de se fixer là où il le désire, on a toujours la possibilité de s’en éloigner, de s’enrichir d’autres horiizons, et d’y revenir ; ceci est du ressort d’un CHOIX ; non d’une contrainte. 

                  Par ailleurs, ce concept induit, également, la possibilité de croisements, d’échanges, de découvertes, de compréhension des autres, d’enrichissements à leur contact, qu’exclut la notion d’enracinement, qui sous-tend les notions de propriétés, de « chasse gardée », d’exclusion (ou, à la rigueur d’acceptation plus ou moins consentie, sous conditions « d’assimilation ») de tout ce qui vient d’ailleurs, de toute différence. 

                  La différence entre un système ouvert et un système fermé ; quans nul homme n’est propriétaire de cette terre, ni détenteur d’une vérité absolue quant à son mode de vie, ses coutumes, sa culture. 

                  L’ennui naquit un jour de l’uniformité, et la vie n’est apparue et ne doit la richesse de son incroyable foisonnement qu’à la faveur de croisements, souvent improbables. 

                  Des sources, donc ; oui ; laissons les racines aux végétaux et aux empotés. 

                  Au plaisir. 




                • Τυφῶν בעל Perkele Τυφῶν 14 juillet 2010 13:19

                  Il n’y a pas de dévirilisation de la société française pour la bonne raison que la virilité ne se trouve pas au niveau de la société mais au niveau des individus.

                  Par conséquent, c’est toi qui n’est pas viril, mon pauvre, cesse donc d’importuner internet avec tes jérémiades de gonzesse et va t’acheter une paire de couilles.

                  Typhon


                  • sisyphe sisyphe 14 juillet 2010 13:45

                    Par Τυφῶν (xxx.xxx.xxx.71) 14 juillet 13:19

                    Par conséquent, c’est toi qui n’est pas viril, mon pauvre, cesse donc d’importuner internet avec tes jérémiades de gonzesse et va t’acheter une paire de couilles.


                    Eh, Typhon, tu nous dis où tu as acheté les tiennes ? 

                    Une bonne adresse, ça peut toujours servir.. smiley 


                  • Georges Yang 14 juillet 2010 13:47

                    Decidement ! Merci Sysiphe


                  • Goldored 14 juillet 2010 14:44

                    Il vaut mieux être sans couilles que sans cerveau...


                  • Τυφῶν בעל Perkele Τυφῶν 14 juillet 2010 15:05

                    Je suppose que tu t’en es aperçu le jour où t’as retiré et les unes et l’autre ?

                    @Sisyphe : Je suis né avec. Georges Yin et vous, qui citez fort à propos ce poème chiant et mal écrit du pédé casse-couille Aragon, n’avez pas eu cette chance.

                    Typhon


                  • sisyphe sisyphe 14 juillet 2010 17:04

                    Ah ; brave Typhon ; ça fait plaisir de voir des bons couillus comme vous ; qui disent leur fait aux pédés, et qui savent faire rouler les biscotos !

                    Vous êtes né avec ? Quelle chance ! 

                    Manifestement, votre niveau d’intelligence aussi ; dommage qu’il n’ait pas pu évoluer depuis..    Bof ; pas grave ; tant qu’on en a dans le calebar... pas vrai ? 

                     smiley 


                  • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 14 juillet 2010 17:24

                    Viril ou macho ?


                  • Τυφῶν בעל Perkele Τυφῶν 14 juillet 2010 17:42

                    « Vous êtes faibles. Vous êtes des invertis. Vous êtes des femmes. J’ai connu des femmes qui avait plus de testicules que vous tous réunis. Vos organes génitaux sont atrophiés »
                    (Kalon l’Héborien, in Kalon et le Dragon de Meshen par Asp Explorer)

                    Développons mon propos, qu’il me semblait pourtant avoir clairement résumé.
                    Nous avons ici un article dans lequel l’auteur dénonce une supposée « dévirilisation » de la société française, et vous, Sisyphe, qui en remettez une louche en parlant de, je cite, castration.

                    Ce que vous faites mine de ne pas comprendre, c’est que la société est une abstraction. Elle n’est jamais que la somme des individus qui la composent. Par conséquent, si on constate un manque de virilité global, c’est la faute des gens comme vous et l’auteur, qui préférez rejeter la faute de votre manque de virilité sur « la société » plutôt que de vous confronter à vos propres insécurités.
                    Ipso Facto, vous faites partie du problème.

                    Rejeter la faute de ses problèmes sur une entité abstraite, c’est une forme de lâcheté, et la lâcheté n’est pas considérée comme virile.

                    Tout ceux qui approuvent l’auteur n’ont qu’à faire leur psychanalyse au lieu de s’imaginer que leur impuissance tant mentale que physique concerne l’ensemble de la société française.

                    Typhon


                  • sisyphe sisyphe 14 juillet 2010 18:08

                    Manifestement, Typhon, vous avez des problèmes de lecture...

                    Personnellement, je n’ai pas parlé de « dévirilisation », mais plutôt de « castration » par la marche forcenée vers l’individuation, et l’oppression engendrée par la rupture du lien social, et la « captivité » exercée par le système consumériste en oeuvre. 

                    Parce que, au cas où vous ne le sauriez pas, l’individu n’est pas une entité en soi  ; l’homme est un être SOCIAL ; à ce titre, forcément influencé, conditionné, soumis par le système social dans lequel il évolue. 

                    Et il est loisible de constater que ce système d’inviduation et de rupture du lien social condamne, progressivement, chacun des individus à un repli qui le conduit à défendre le peu qu’il a acquis, en lieu et place d’une mobilisation pour des intérêts communs au groupe social. 

                    Division, communautarisme, lutte de clans, antagonismes entre les pauvres et les un peu moins pauvres, savamment orchestrés, aboutissent à une sorte d’apathie générale où l’intérêt personnel prévaut sur l’intérêt collectif, et ruine toute force collective.

                    Phénomène, donc, global, SOCIAL, et non confiné à tel ou tel cas individuel.

                    C’est ce qu’on appelle des phénomènes de psychologie sociale ; les réduire à une éventuelle pathologie personnelle, c’est passer à côté (volontairement ou non) des effets du système sur les individus ; c’est, donc, participer de cette individuation, de ce délitement social, de cette oppression. 

                    Couilles et biscotos ou non. 




                  • Τυφῶν בעל Perkele Τυφῶν 14 juillet 2010 18:41

                    « Manifestement, Typhon, vous avez des problèmes de lecture  »

                    Manifestement, vous trouvez vos propres défauts chez les autres.

                    «  Personnellement, je n’ai pas parlé de « dévirilisation », mais plutôt de « castration » »

                    Cette phrase montre que c’est vous qui avez des problème de lecture, étant donné que j’ai cité précisément ce que vous dites dans mon message. 

                    «  Parce que, au cas où vous ne le sauriez pas, l’individu n’est pas une entité en soi »

                    Ça c’est une connerie aussi grosse que vous en avez une petite.

                    C’est tellement con que je vais l’encadrer. « L’homme n’est pas une entité en soi. »

                    Vous lisez trop de roman de science fiction. Dans la réalité, l’homme est une entité parfaitement autonome et indépendante.

                    « l’homme est un être SOCIAL ; à ce titre, forcément influencé, conditionné, soumis par le système social dans lequel il évolue. »

                    Il n’en conserve pas moins son individualité, et est responsable de ses actes et de ses manquements.

                    « Et il est loisible de constater que ce système d’inviduation et de rupture du lien social condamne, progressivement, chacun des individus à un repli qui le conduit à défendre le peu qu’il a acquis, en lieu et place d’une mobilisation pour des intérêts communs au groupe social. »

                    Et il est loisible de constater que vous n’êtes qu’un sot, et que tout ceci n’a strictement aucun rapport avec le sujet.

                    «  Division, communautarisme, lutte de clans, antagonismes entre les pauvres et les un peu moins pauvres, savamment orchestrés, aboutissent à une sorte d’apathie générale où l’intérêt personnel prévaut sur l’intérêt collectif, et ruine toute force collective.  »

                    Outre l’absence totale de rapport avec la virilité, je ferais observer que de fait, c’est bien par la faute d’individus que tout ceci arrive. Le communautarisme est issu de la pensée de personnes bien déterminées. Ce sont des gens qui luttent, ou qui restent stupides et apathiques.

                    « C’est ce qu’on appelle des phénomènes de psychologie sociale ; les réduire à une éventuelle pathologie personnelle, c’est passer à côté (volontairement ou non) des effets du système sur les individus »

                    Le « système » N’EXISTE PAS. Ce qui affecte les individus, ce sont D’AUTRES INDIVIDUS.

                    « c’est, donc, participer de cette individuation, de ce délitement social, de cette oppression  »

                    C’est par la faute de gens comme vous que la France va mal. Vous refusez de nommer les responsables. C’est la faute au système, c’est la faute à la société, c’est la faute à l’administration, mais « c’est pas ma faute à moi » comme chantait Alizée.

                    Ben non. Vous avez tort sur toute la ligne parce que vous êtes un idiot. Les problèmes de la France sont la responsabilité de 65 millions d’individus. Ce sont eux qui ont mis successivement François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy au pouvoir, ce sont eux qui ne se dressent pas quand on bafoue leurs droits et qu’on piétine la constitution. Et j’emmerde ceux qui veulent se dissimuler derrière des abstractions bien pratiques pour se dégager de toutes responsabilités.

                    Et j’insiste : toutes ces salades n’ont aucun rapport avec des histoires de « virilité » et de « castration » et par conséquent, Georges Yin et vous feriez bien d’aller vous faire psychanalyser.

                    Typhon


                  • sisyphe sisyphe 14 juillet 2010 19:12

                    Mon pauvre Typhon

                    vos interprétations foireuses, votre incompréhension, vos insultes, ne masquenr même pas votre faculté de raisonnement plus que limitée. 

                    Vous n’avez que des couilles à la place du cerveau, et vos interventions (dans tous les domaines) en font la démonstration ; dont acte. 

                    Personnellement, j’ai assez perdu de temps à essayer de dialoguer avec un abruti ; vous n’aurez pas de mal à le faire avec des gens de votre niveau ; bonne bourre ! 

                     smiley 




                  • NICOPOL NICOPOL 14 juillet 2010 19:48

                    Ce débat viril entre Typhon et Sisyphe est parfaitement symptomatique de l’éternel dialogue de sourd entre ceux qui pensent que l’individu est un être autonome et responsable de ses actes, et ceux qui pensent qu’il n’existe que par et pour la société qui de fait prend la plus grande part de responsabilité des actes de celui-ci. Libéral vs socialiste pour simplifier : les jeunes délinquants des banlieues défavorisées sont-ils des criminels qu’il convient de punir, ou des « victimes de la société » qu’il faut aider et même dédommager ?? Eternel débat dont, en France plus qu’ailleurs, nous sommes mille fois hélas totalement incapables de faire une synthèse satisfaisante à même d’assurer une unité et une cohérence de l’action politique...

                    Ceci étant dit, même si par conviction je suis sans doute plus proche de Typhon que du camarade Sisyphe, je ne partage absolument pas son ton agressif et insultant qui n’a aucune espèce d’utilité ni de justification dans le cadre citoyen et supposé courtois d’AV. 
                     
                    A+,


                  • Τυφῶν בעל Perkele Τυφῶν 14 juillet 2010 21:22

                    « dans le cadre citoyen et supposé courtois d’AV.  »

                    Le mot citoyen n’est pas un adjectif mais bien un nom. L’adjectif qui lui correspond est « civique », ou bien, dans un contexte relatif à la politesse « civil ».

                    Le cadre d’Agoravox ne peut pas être qualifié de courtois ni même de civilisé.

                    Alors est-ce ma responsabilité ? En partie, puisqu’en tant qu’intervenant, je suis  grossier.

                    Entre une personne qui me dit que je suis un con, et une autre qui me dit que j’ai une « faculté de raisonnement plus que limitée », je préfère largement le premier, qui est simple, direct, honnête, qui va droit au fait, assume ses propos et ne me fait pas perdre mon temps, au second, qui n’a aucun courage, et dissimule hypocritement ses insultes derrière des remparts de périphrases.

                    Sisyphe, drapez vous dans votre absence de dignité pour pallier à votre absence d’argumentation, je n’en ai cure.

                    Typhon


                  • DESPERADO 14 juillet 2010 21:51

                    Du Soral pur sucre.


                  • ffi ffi 15 juillet 2010 06:07

                    Cependant, Typhon, l’homme naît tel une page blanche, un bébé, tant et si bien que toute génération a tout à réapprendre à chaque fois. Au début, bébé imite ce qu’il perçoit. Si fait que la société est insinuée dans les hommes (par l’éducation), comme elle résulte de leurs actions. Néanmoins, il existe aussi des esprits-libres.

                    Il me semble donc que les « exemples » donnés à percevoir, influencent le moral et les comportements assez fortement. Surtout celui des opportunistes mielleux qui veulent être bien comme il faut.

                    Ainsi, pour créer un peuple de lâche, il suffit de lui donner en exemple la lâcheté, la compromission et la veulerie. Il suffit de brandir la « féminisation » des mâles comme vertu suprême et bien désirable pour nos ados boutonneux, qui s’empresseront de suivre cette voie, du fait de leur bêtise (mais ils en reviendront quelques années plus tard, après avoir réfléchit).

                    Il suffit aussi d’exclure toutes les paroles un peu « couillues » du paysage langagier (et donc les hommes qui en tiennent). Mais évidemment les exclus auront tout compris de ce petit jeu...

                    Sinon, je ne suis pas d’accord pour confondre la grossièreté et la franchise. La grossièreté est une absence de finesse d’esprit (issu d’un esprit mal dégrossit en quelque sorte). On peut être franc en s’exprimant finement, et l’esprit fin n’est pas la ratiocination, qui, elle, consiste à argumenter de manière alambiqués pour ne pas agir.


                  • sisyphe sisyphe 15 juillet 2010 12:48

                    @ Nicopol 

                    Je ne suis pas dans la dichotomie. 

                    Je reconnais parfaitement la part de la responsabilité et de l’initiative individuelle ; simplement, je la situe dans son CONTEXTE ; forcément social. 

                    Quelle « liberté », quelle part de possibilité d’influer sinon sur le monde, du moins sur sa propre vie, d’un individu, condamné, dès le départ, par sa position sociale, culturelle, intellectuelle totalement défavorisées ? 

                    Oui, certes, quelques exemples existent ; mais ils ne sont là que pour masquer la triste réalité d’inégalités insurmontables, dès le départ. Que pour justifier le symbole du « self-made-man », dont on sait très bien ce qu’il justifie d’injustice, d’inégalités insurmontables, d’un système condamnant, par avance, la majorité des citoyens à la soumission à leur condition ? 

                    L’homme n’est pas un être isolé, disposant, quel qu’il soit, quelle que soit sa condition SOCIALE, du pouvoir de s’élever au dessus de cette condition, sans un minimum de « bagage » ; intellectuel, culturel, financier, qui ne lui seront jamais offerts. 

                    L’homme est une entité abstraite ; quel rapport entre un orphelin éthiopien, et l’héritier d’une grande fortune ? 

                    Il se définit, forcément, par sa condition sociale, et les chances qu’elle lui offre (ou pas) de pouvoir influer sur son destin. 

                    Prétendre le contraire, vouloir ramener l’homme à un être in abstracto, a toujours été le moyen utilisé par ceux qui disposent du pouvoir, pour justifier un système de domination, d’oppression, d’injustice et d’inégalités. 

                    Nul ne peut l’ignorer ; le débat n’est pas ontologique, il est psycho-social.

                    Il ne s’agit certes pas de dédouaner l’individu de sa propre responsabilité dans la conduite de sa vie, de ses choix, de ses engagements ; simplement le situer dans le contexte social dans lequel il est placé, et des possibilités (ou incapacités) qui le déterminent, nécessairement. 

                    Comme on n’a pas de moyen (si ce n’est par le conditionnement ; psychique, matériel, idéologique, social, culturel) d’influer directement sur la psychologie des individus, c’est bien au système dans leqeul il évolue qu’on a la capacité (le droit, le devoir ?) de s’attaquer, pour rendre possible un système où les conditions d’égalité et de justice permettront à chacun d’avoir, de fait, les possibilités d’influer sur sa vie. 

                    Dans un système dictatorial, voire mafieux, cette « liberté » là n’existe pas ; c’est d’une telle évidence qu’il faut, pour le nier, se situer résolument du côté des forces de la réaction et de l’oppression. 


                  • Fenzy 14 juillet 2010 13:31

                    C’est très justement analysé.


                    • Goldored 14 juillet 2010 14:06

                      Cet article est d’une bêtise sidérante.
                      Ca sent la poussée de testostérone mal contrôlée à plein nez.
                      Vive la bière, le grattage de burnes, la castagne dans les bistrots, la paresse domestique, bref une vraie masculinité pour résoudre les problèmes de la société !
                      Je crois que l’auteur a, en fait, peur de perdre son zizi. Une bonne psychanalyse et tout rentrera dans l’ordre !


                      • sonearlia sonearlia 14 juillet 2010 14:22

                        Et alors si j’ai envie d’être efféminer, en quoi ça vous regarde ?


                        • DESPERADO 14 juillet 2010 21:54
                          Sonearlia
                          Protégez vos emplois achetez français.
                          Parce que tu penses qu’en achetant français tu aides la France ?
                          Ils sont morts de rire les patrons français, installés en Chine.


                        • Makan 14 juillet 2010 14:51

                          @George Yang,

                          C’est toujours très intéressant de vous lire, vous revenez si souvent sur les mêmes sujets.

                          Vous avez raison de dénoncer cette jeunesse d’origine africaine qui fait si mal parler d’elle en Europe alors qu’il est vrai que dans leur pays d’origine ils n’oseraient pas.

                          Dans beaucoup d’endroits en Afrique, certains comportements qu’on observe en Europe seraient suicidaires. Mais les temps changent. Dans une très grande ville d’Afrique de l’Ouest, on peut vous détrousser dans la rue, en plein jour, sans que personne ne lève le petit doigt. Dévirilisation ? Peut-être. On raconte que dans la ville en question, beaucoup ont payé de leur vie leur courage à défendre les victimes, sans que cela n’émeuve les autorités plus occupées à s’enrichir qu’a chercher le bien-être des populations.

                          Avec le développement que tout le monde nous souhaite, nous vous rejoindrons tôt ou tard dans la « dévirilisation ».


                          • Georges Yang 15 juillet 2010 10:39

                            L’Afrique de l’ouest n’est ps celle de l’est , au Kenya , en Ouganda la population ne rigole pas avec les voleurs et les bandits, en RSA, c’est encore plus radical

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