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Accueil du site > Actualités > Société > La Diversité ? Une chance pour la France ou la guerre civile (...)

La Diversité ? Une chance pour la France ou la guerre civile ?

Les deux discours cohabitent. L’orchestre joue faux, mais les médias baissent le son autant qu’ils le peuvent, et ils font un tri orienté, préférant la première opinion évidemment à la deuxième, afin que les Français dorment tranquilles.
La diversité est le résultat de l’immigration. Cette dernière est un sujet sensible et tellement sensible même qu’il est tabou, en France. D’ailleurs Roland Cayrol (1), qui sonde les Français, l’a dit avec aplomb du haut de son expertise « ça n’intéresse pas les Français ». Donc si ce n’est pas pour reprendre la version officielle qualifiée ironiquement par ses contradicteurs de « bisounours » d’une immigration « chance pour notre pays », qui va nous sauver de notre déclin démographique, économique, culturel, qui va sauver notre système de retraite, qui va nous enrichir, etc… vouloir ne serait-ce qu’en parler, en dehors de cette doxa, est suspect et vous fait presque à coup sur passer pour un membre du Fn ou pour un raciste. La faute ou grâce à Le Pen et à sa bande qui ont su si bien peaufiner leur image de « nostalgiques des heures sombres » sous l’œil « attendri », faussement indigné, d’une gauche cynique et d’une droite lâche (les deux opportunistes) qui ne demandaient pas tant de coopération.
 
De proche en proche, de près ou de loin, je crois que chacun connaît ou a croisé une personne sympathisante du Fn, dont les « discours » semés d’insultes et de grossièretés sont de ceux qui vous pourrissent une réunion familiale ou d’amis et qui ont vite fait de vous mettre très mal à l’aise par leur bêtise ou leur haine. Y être amalgamé est effectivement très désagréable pour qui possède un peu d’amour propre. Propre c’est le mot.
 
Sur ce sujet, le choix est donc entre l’indifférence ou l’obsession, la soumission aveugle ou la caricature odieuse. Ici il n’y a pas de place pour un discours dépassionné et mesuré. Le débat s’est résumé et se résume encore, au le penien « la France au Français » d’un coté, et au mitterandien « Vous êtes ici chez vous » de l’autre. Entre les deux point de salut, celui qui ose pointer l’absurdité et la démagogie de cette dernière assertion, y compris dans les rangs de la gauche (Fabius, Rocard par ex.) se retrouve en difficulté face à des médias en particuliers qui ne voulaient voir qu’une seule tête, ou non deux justement, la deuxième étant celle de l’épouvantail FN tellement utile. Des "francs-tireurs" comme Zemmour ou Rioufol, sont tolérés pour faire vivre la "liberté d’expression", mais "on" leur rappellent régulièrement les limites de leur liberté.
 
Même les intellectuels les plus aguerris y perdent leur sang-froid sur les plateaux de télévision. D’autres moins intelligents, peut-être même stupides, pètent vraiment les plombs comme Ango ou Weber. Moi petit à petit j’en viens à accepter d’être amalgamé, par les biens-pensants d’une part et les crétins suiveurs ou les esprits dociles de l’autre, à des types et des idées que je n’approuve pas. Mais je ne peux pas rester coi à l’écoute de deux discours aussi contradictoires sur l’avenir de notre pays au cœur même de notre exécutif national. De quoi s’agit-il ?
 
Ces deux discours prennent forme par rapport au « désir » de discrimination positive. Un discours voit dans la future discrimination, la cause, l’autre le remède… Pratiquement dans le même temps, nous aurons donc eu :
 
La version du « Comité de réflexion sur le préambule de la constitution » (1) présidée par Mme Simone Veil qui nous met en garde devant les risques de telles lois, qui pourraient déboucher sur
 
- l’affaiblissement du vivre-ensemble
- la montée des tensions et des ressentiments entre communautés
- la dislocation accrue de la Nation...
 
La version de M. Yasid Sabeg notre nouveau Commissaire à la Diversité. Il est affable M. Sabeg et d’un ton calme, en 1 minutes et 20 secondes, il rentre dans le magasin de porcelaine de la « Chance pour la France » avec des gros sabots sous le regard inquiet des journalistes pour nous mettre en garde lui aussi contre les risques, mais cette fois-ci si on ne met pas en place les mêmes lois. Au bilan on a entendu, excusez le du peu :



Apartheid, communautarisme, ethnicisme, fractionnement, trouble à l’ordre public, dernière chance, guerre civile sociale, guerre communautaire, révolte des minorités…
 
Un peu anxiogène quand même le Commissaire. Un peu comme Amirouche Laïdi du club Averroes, qui nous disait l’autre jour chez Copé (1), que l’on aurait tort de s’opposer aux lois de discrimination positive, car nous allions bientôt en avoir besoin pour nos enfants nous les blancs, M. Sabeg nous dit lui que l’on aurait tort de ne pas faire de la place, car nous n’aurions non pas la « Chance » tant attendue mais la « Révolte »… On aurait presque le sentiment qu’il joue contre son camp M. Sabeg. C’est pour cela que quelques uns seulement de nos journalistes « indépendants » se sont fait très discrètement le relais de ses propos forts prononcés sur la chaîne parlementaire peu de temps après la nomination du Commissaire par le chef de l’Etat. De la même façon le rapport du Comité de Mme Veil restera dans un tiroir. Un de plus.
 
Dans le même temps, les médias et l’école « Républicaine » sous la houlette de la Halde, se charge de conditionner nos esprits à l’évidente « Richesse et Chance de la Diversité ». Problème.
 
Que Le Pen nous prédise ou nous suggère le pire pour nous inciter à la réaction, on en a pris l’habitude, on ne l’écoute même plus. Faut dire qu’il est inécoutable et pas plus tard qu’hier, je crois à Marseille, il a fait usage de son pouvoir de nuisance dans ce débat, par une déclaration (sur le futur maire de Marseille, Ben Gaudin…), dont il semble tirer un grand plaisir personnel, mais qui est comme d’habitude parfaitement contre productive. Mais que celui qui devrait être le promoteur du « mieux vivre ensemble », M. Sabeg, utilise le même fond de sauce, un avenir sombre, pour nous préparer, nous inciter à ces fameuses lois de discrimination « positive » sur la base de statistiques requalifiées elles aussi de « positives »… ça devient lourd.
 
C’est en contradiction avec le message officiel, celui concocté pour les masses, qui nous répète à l’envie que la diversité, la société multiculturelle, l’immigration sont une chance et un enrichissement pour nous et notre pauvre pays frileux.
Alors, comme le message n’est pas très pénétrant et convainquant, les mêmes qui nous disent et redisent « chance, richesse, chance, richesse », soufflent sur les braises de nos inquiétudes pour nous contraindre, à défaut de nous convaincre, à un peu plus de souplesse et à beaucoup moins « d’égoïsme ».
 
Le pouvoir a donc si peu confiance dans l’avenir qu’il nous vend à longueur d’émissions, qu’il se sent obligé de nous rappeler par ci et par là qu’il pourrait quand même y avoir quelques petites complications et tensions communautaires et qu’il est urgent de faire (de réserver) une place aux nouveaux arrivants…
 
On nage encore une fois en pleine hypocrisie, on tourne autour du pot. Les gouvernants prennent depuis des lustres les gens (anciens et nouveaux, « souchiens » et d’ailleurs) pour des c… il y a fort à parier qu’un jour viendra où ils se comporteront vraiment comme des c… (Certains ont déjà commencé). Lors de l’émission « C dans l’air », Yves Calvi s’est risqué à demander « quelle proportion d’immigrés la France pouvait-elle absorber ? »… Dans le brouhaha des réponses, on a pu entendre : « ce n’est pas une question de proportion ». Point barre. La question ne se pose même pas.
 
Sans sursaut nous poursuivrons notre déclin et la « balka-libanisation », même avec la discrimination positivo-négative. La France, l’Europe ne peuvent être la vitrine de toutes les cultures du monde, le refuge de tous les peuples déshérités ou pas, sauf à finir comme un patchwork aux coutures plus qu’usées, disloqué, dans les poubelles de l’histoire. La réponse n’est ni dans la forteresse, ni dans le métissage, ni dans le communautarisme, elle est dans la République assimilatrice, et dans la gestion raisonnée et contrôlée des flux migratoires.
 
On n’en prend pas le chemin, on en est même très loin.
 
Il y en a qui se sont indignés quand Sarkozy a juxtaposé immigration et identité nationale. Comme si la première ne pouvait pas influer sur la deuxième, surtout en ces temps de relativisme et de différencialisme. Avez-vous remarquez depuis une inflexion dans le discours officiel qui pousse au multiculturalisme désagrégateur ? Moi pas. Au contraire. Mais moi c’est le slogan de campagne de Sarkozy qui m’avait fait tiquer. « La France d’après »… J’entendais presque « Après la France ». Non pas qu’il y ait une « France éternelle » qui devrait être conservée dans le formol et gravée dans le marbre. La France doit avancer, bouger, mais sans se renier et sans pousser son peuple dehors.
 
La classe populaire « souchienne » a fui les « zones sensibles » ? Oui.
Et bien un jour c’est la France qui pourrait devenir une « zone sensible » à en croire M. Sabeg…
(2) Lire ma « Tribune libre » sur le sujet et écouter la déclaration de M. Amirouche Laïdi.
 
(3) Extrait exact du rapport du Comitéde réflexion sur le préambule de la constitution présidée par Mme Veil.
En quatrième lieu, le comité a redouté que, sans même parler des risques d’instrumentalisation par des groupes extrémistes, d’une politique de discrimination positive sur une base ethnique, sa mise en oeuvre emporte de graves effets pervers : au mieux, un affaiblissement du vivre-ensemble, en raison de l’incitation donnée aux administrés de se rattacher à leurs communautés d’appartenance pour pouvoir tirer profit des dispositifs mis en place ; au pire, une montée des tensions et des ressentiments entre communautés, génératrice de concurrence entre groupes ethniques et matrice d’une dislocation accrue de la Nation. (passages en gras originaux)

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59 réactions à cet article    


  • Internaute Internaute 24 février 2009 19:10

    La seule chose que l’on puisse espérer est que la communauté française de France trouve son porte-parole pour défendre ses intérêts. C’est supposément le rôle du gouvernement mais cela fait bien trop longtemps qu’on ne s’intéresse qu’aux autres communautés.


    • licorne 2 mars 2009 15:12

      oh ! y a pas que des minorité en france ? ya les autre, c’est qui les autre, ils ont un nom ?


    • fouadraiden fouadraiden 24 février 2009 19:11


      une question, est-il enfant de harki ?


       merci


      • JONAS JONAS 24 février 2009 21:36

        @ L’Auteur :

        Une très bonne tirade, MAIS ! :
        Vous croyez encore à l’avenir de cette société et de l’Occident…. !

        Nous avons atteint le sommet de la pyramide depuis notre entrée dans XXI siècles et nous allons redescendre plus vite que nous l’avons escaladé.

        L’électroencéphalogramme plat, c’est lorsque le cerveau devient incapable d’administrer le corps.

        La démocratie, le pouvoir du peuple de la masse, c’est un pouvoir bestial et de prédateurs sans mesures.

        Depuis quand la quantité prime sur la qualité ? Depuis quand 10 personnes qui non aucune formation médicale seraient plus crédibles qu’un médecin diplômé ?

        Depuis que le peuple a rejeté l’élite et s’est emparé du pouvoir !

        Le pouvoir Royal était le pouvoir d’un ou de quelques-uns les nobles, soit le pouvoir d’UN vers Tous.

        Le pouvoir de la masse populaire ne peut élire que ceux qui partagent ses intérêts ou du moins ceux qu’elles imaginent, et qui ne vont pas pour autant dans le bon sens :

        Pour commander il faut prévoir et pour prévoir, il faut savoir.

        Ce n’est malheureusement pas le cas d’une majorité de citoyens, surtout avec l’enseignement qu’ils ont reçu.

        Le tournant de l’Occident a été marqué par la décapitation de Louis XVI, qui a payé pour tous les autres. La Révolution Française a eu pour effet de couper le pouvoir d’un vers tous ! Depuis, il y a eu 1968, avec son fameux " Il est interdit d’interdire ", puis nous sommes passés de l’indulgence à la tolérance, etc.

        Les Rois ont construit la France, ils en avaient fait un empire, la République l’a anéanti.

        Nous avons pratiquement rejeté, années après années toutes nos valeurs morales et, nous nous sommes pris pour des " dieux ", enfin ! Un bon nombre.

        Aujourd’hui, nous sommes au bord du gouffre, nous avons pillé les richesses de la terre, nous avons modifié le climat et la bombe démographique, grâce à l’humanisme et aux socials continus d’exploser !

        Le citoyen " dieu " d’aujourd’hui, Il y a moins de 100 ans, ne se préoccupait guère du cannibalisme en Afrique, aujourd’hui, se prenant pour donc pour un " dieu ! ", il exige, il décide que nous sommes tous responsables, responsable de toutes les misères du monde… ! Ils s’exclament, les " riches " doivent payer ! Son raisonnement s’arrête là ! Ne lui demandez pas 1 € par jour pour les sauver, c’est l’autre qui doit payer !

        J’espère que la nature va faire un grand ménage et nous épargner le scénario du Radeau de la Méduse !  smiley

        Bonne soirée.

         

         


        • noop noop 24 février 2009 21:51

          A partir du moment où le peuple et non plus les "nobles" a assumé au prix de sa vie, sur les champs de bataille, les choix ou les erreurs politiques des gouvernants, des puissants, ces derniers ne l’ont plus été "puissants".
          La démocratie s’imposait à l’évidence. Quitte à payer le prix fort autant le faire avec une possibilité d’influer sur son destin de peuple.
          Que le peuple ne se montre pas souvent, comme avant lui les rois, à la hauteur, qu’il soit si facilement manipulable et conditionable, je n’en disconviens pas, mais in fine c’est lui qui "assume"...
          Vous l’aurez compris je ne partage pas votre nostalgie pour l’ancien régime.


        • JONAS JONAS 25 février 2009 00:19

          @ L’Auteur :

          Merci pour votre réponse.

          Je n’ai pas de nostalgie pour l’ancien régime, bien que la République n’ait jamais récompensé ses serviteurs à leurs justes valeurs et qu’elle en récolte aujourd’hui les fruits amers.

          Les habitants des villes, ne connaissent plus le prix de la terre, toutes les libertés sont acquises pour eux, et il leur est inimaginable de les perdre.

          Dernière notre Ligne Maginot nucléaire, comme en 1939, nous croyons être invulnérables… ! Malheureusement, elle a été contournée depuis des décennies et les occupants sont chez nous ! Ce flot continu ne fera que croître, avec les réfugiés climatiques, puis, c’est dérèglement généreront la famine et les conséquences que vous imaginez.

          L’homme est un prédateur et peu de personnes en ont réellement conscience et cela fausse leurs raisonnements.

          L’homme qui a faim ne connaît plus aucunes lois, et n’a que faire des Droits de l’Homme !

          Nous ne sommes pas des " dieux ! " et nous commençons à peine à nous en apercevoir.

          Nos Gouvernements, nos enseignants, ont fait de nos enfants des victimes potentielles, pour soit disant préserver la paix… ! Nous prenant pour des " dieux ", nous avons sous estimer nos adversaires, en croyant que nous pourrions les anéantir avec nos armes de destructions massives.

          Il n’en est rien ! Et sans mesures draconiennes, ils seront obligés de se battre au corps à corps avec la multitude, voilà le destin que nous leur réservons.

          Le reste n’est que démagogie.

          Bien à vous.


        • noop noop 25 février 2009 08:19

          Je partage l’essentiel de votre message.
          L’attitude de nos "élites" sera vu dans quelques temps comme une trahison par bêtise ou par cynisme. Ils ont mis en place tout les éléments d’un probable chaos.

          Encore une fois l’autre jour chez Taddéï, il était "étonnant" que Cohn-Bendit qui se réjouit d’un coté des boulversements dus à l’immigration, alerte de l’autre sur une société italienne au bord de la guerre civile, pour cause de mauvaise intégration des nouvelles vagues de migrants. Mais chez lui c’est clair le cynisme l’emporte, il souhaite juste maintenir tranquille les peuples européens par une politique réformiste et non révolutionnaire en attendant que la situation soit irréversible. Attitude qui n’est pas toujours comprise dans son propre camp, par des gens moins cyniques et plus naïvement radicaux et pressés de voir le résultat de leurs oeuvres.

          Pour l’homme qui se croit "dieu", il y a du vrai. C’est ainsi. N’est-ce pas d’ailleurs une des lectures du pêché originel ? L’homme cherche et vise à trouver sa survie éternelle... Des milliers d’années qu’il ronge, lime, les barreaux de son ignorance pour savoir...


        • fouadraiden fouadraiden 25 février 2009 08:33


          bonjour,



           comme vous avez travaillé sur le personnage et que vs etes là, pouvez-vs répondre à ma question :fils de harki ou pas ? merci


        • noop noop 25 février 2009 08:46

          A vrai dire je n’en sais rien.
          si vous ne connaissez pas la réponse je ne peux que vous donner ce lien, ou vous conseiller de chercher par vous même.
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Yazid_Sabeg


          En quoi cela a-t-il de l’importance pour vous ?


        • fouadraiden fouadraiden 25 février 2009 08:51


          ben rien de négatif( a priori) mais ça aide à comprendre .merci.

           


        • phil2nim phil2nim 25 février 2009 09:28

          c’est le souk dans votre cerveau reptilien !
          Votre discours est sans queue ni tete ... syndrome de 1792 ?


        • lineon 1er mars 2009 12:08

          Jonas salut a toi . Pertinent ton commentaire , oui l’homme est un prédateur . Pour etre precis on dira meme que l’homme est au sommet de la pyramide des prédateurs et après . Notre planète est ronde si tu as remarqué et a part les oçeans je n’y vois d’autres frontières ni au début ni maintenant . Tu sembles si pressé de défendre tes petits avantages . Et si un jours c’était toi le réfugié climatique ? Oui le réchauffement climatique est en marche , L’inversion des courrants marin est elle aussi en marche et tu as peut etre plus de chance d’enfiler ton costume de réfugié climatique et d’aller vers le sud a ton tour . Prie pour que les gens du sud ne tiennent pas le meme discour que toi . Comme je te l’ai dis la terre est ronde et on ne peut pas se planquer dans les coins . Il te faudrat elargir ton esprit et redevenir un nomade et tu verras alors les frontières disparaitre .


        • frédéric lyon 25 février 2009 04:25

          Il est évident que nos élites ont la trouille car elles constatent qu’elles ont laissé se créer les conditions d’une guerre civile en France.

          Elles auront deux réactions successives, en face du drame qui se prépare :

          1) la première réaction est celle que l’on peut observer aujourd’hui : La négation du problème, le couvercle fermement maintenu sur la marmite, circulez il n’y a rien à voir.

          Tous les médias sont mis à contribution pour répandre cette bonne parole.

          Mais fuir n’a jamais arrangé aucun problème et les Français se refusent obstinément à avaler la grosse couleuvre qu’on cherche tout aussi obstinément à leur faire avaler depuis des années sans aucun succès.

          Alors, il faudra passer tôt ou tard à la deuxième étape, lorsque les évènements deviendront un peu plus dramatique :

          2) Et ce sera la fuite générale devant les responsabilités.

          Car enfin, qui a laissé entrer ces immigrés inassimilables chez nous ? Et pourquoi ? Dans quel but ?

          Que répondront-ils tous lorsque ces questions seront posées ?

          La réponse est très simple, il chercheront tous à se refiler le mistigri.

          Nous pouvons tout de même tenter de répondre nous mêmes à ces questions :

          Tout d’abord une bonne partie de nos élites ne s’est tout simplement rendue compte de rien ! Il y a toujours eu très peu d’immigrés clandestins qui sont venus s’installer dans le quartier du boulevard Saint-Germain ou du Trocadero, et il y a toujours eu assez peu d’enfants d’immigrés clandestins à Louis le Grand ou à Henri IV.

          Ils n’ont tout simplement rien vu !

          Quant à l’autre partie de nos élites, elle a laissé faire cette invasion en pensant en tirer un bénéfice politique, pour ne pas dire un bénéfice électoral.

          Il s’agissait pour eux de truquer les listes électorales. Ce sont tous ceux qui nous conseillent aujourd’hui de faire de tous ces immigrés clandestins des électeurs.

          Sans même attendre leur naturalisation qu’on accorde pourtant sans barguignerà qui en fait la demande !

          Lorsqu’on constate le battage médiatique qu’on organise tous les jours pour faire avaler la pilule aux Français, on peut seulement en déduire qu’on commence à s’inquiéter en haut lieu.


          • noop noop 25 février 2009 08:39

            Effectivement.
            Il y a ces deux options.
            Ceux qui n’ont pas pris consciences (assez rares je crois quand même).
            Les cyniques qui pensent en tirer avantages à court et moyen termes et ne se rendent pas compte ou ne préfèrent pas y penser (un bon paquet, une partie de la gauche dite de gouvernement et le grand patronat).

            Mais il y a cette troisième catégorie.
            Ceux qui le font délibérement par haine du système actuel (plutôt à l’extrême gauche). Pour le mettre à bas. Chose qu’ils ne sont pas parvenu à faire au paravant par la lutte des classes.
            Et aujourd’hui leur credo, c’est tout faire pour faciliter l’entrée de nouveaux arrivants même dans des conditions très mauvaises, c’est adhérer à une politique réformiste (ou laisser faire) même si il la trouvent molle et allant en apparence contre leur but, c’est attendre que la situation soit vraiment mure pour en tirer profit.

            Ce qui est terrible dans cette histoire c’est la collusion d’intéret entre la finance, la gauche et l’extrême gauche... Ca rend l’affaire un peu pliée d’avance.
            Et il faut en tenir compte pour mettre en place les stratégies politiques et sociales de demain, sans penser que l’on reviendra à un "âge doré" du "c’était mieux avant".


          • Akwa Akwa 25 février 2009 16:43

            Pour information, la naturalisation est relativement difficile à obtenir, contrairement à ce que vous dites :

            - Elle se fait via une demande au tribunal administratif

            - Elle entraine une enquète administrative (interrogation des voisins, employeurs, etc)

            - Elle prend couramment plus d’un an.

            - Elle nécessite évidement un titre de séjour valable

            - Enfin, elle n’est possible qu’à certaines conditions : mariage avec un français depuis au moins 4 ans ou travail stable en France depuis plusieurs années.


          • mcm 25 février 2009 09:52

            @Noop,

            Bravo pour cette analyse que je partage pleinement quant à ses conclusions, à savoir que la société Française présente tous les symptômes annonciateurs d’une guerre civile, guerre dont la composante principale seront les affrontement inter-religieux et inter-ethniques.

            Pour ce qui est de l’analyse des faits qui ont amené ses symptômes, je m’écarte un peu de l’analyse de Frédéric Lyon, qui semble les attribuer à l’ignorance des politiciens, par trop déconnectés de la réalité, car des lois successives ont bel et bien été mises en place pour favoriser la stratégie de cette immigration inassimilable, et des actions médiatiques ont été menées pour étouffer quiconque dénoncerait cette stratégie.

            Je pense plus simplement à une élite gouvernante qui dans l’impossibilité de briser les solides acquis sociaux d’une société Française, a très cyniquement décidé d’importer à domicile une concurrence déloyale pour faire baisser les prix de la main d’oeuvre et maintenir la compétitivité adéquate pour concourir dans le cadre d’une économie mondialisée.

            Le clivage gauche droite est un leurre, un lièvre, donné aux gueux d’électeurs pour détourner leur attention de cette stratégie d’importation massive de chair fraiche, utile pour sa main d’oeuvre de faible coût, pour le chômage inhibiteur des revendications sociales et pour les cuissages en tout genre des seigneurs sur les serfs.

            Les bénéfices de cette médiévalisation de la société, sont multiples, les classes moyennes très diminuées en effectifs, sont forcées à une collaboration étroite avec la classe dominante, la classe prolétaire bien que très augmentée en effectif, est maintenue dans un état d’asservissement tel que toute vélléité de rebellion lui est impossible.

            Dans ce schèma, les guerres civiles qui découleront de cette stratégie ont été planifiées, elles ne feront guère qu’abêtir encore les sous-classes, les occupant à des guerres claniques qui les éloigneront encore de l’instruction et de l’alphabétisation et les maintiendront dans l’ignorance servile et l’animalité.


            • noop noop 25 février 2009 10:10

              Ce qui est "rigolo" dans cette affaire c’est que même ceux, qui sont par idéologie et conditionnement les soutiens de la politique actuelle, commencent à avoir des doutes. ils voient bien que le "bien vivre-ensemble" dans une société multi-culturelle c’est pas gagné. Mais beaucoup, par lâcheté, sentiment d’impuissance ou anxiété, préfèrent se détourner du problème et faire la "politique de l’autruche".

              C’est assez désolant. Car la République me semble être un système assez adapté à l’avennement d’une société post-raciale, mais pas multi ni post-culturelle.

              Et c’est bien ça qui se profile. Le post-culturel, un monde ou chacun est réduit à son statut d’individu, ou toute tentation de solidarité culturelle (sans parler d’ethnique) sera combattue, d’autant plus lorsqu’il s’agira des "souchiens".


            • ASINUS 25 février 2009 11:22

              bonjour , n est ce pas le propre du systeme liberal " ou ultra liberal" ?de preferer avoir comme interlocteur
              les communautarismes religieux ,ethniques, comportementaux un peu comme des cibles clienteles plus faciles a circonvenir a acheter .Ce referent permanent de nos elites " ça vas me couter combien ?" .
              Personnellement c est ce que j entend quand "notre president" s adresse à des categories et non au Peuple Français .L’idée de nation s entendant a mon sens comme communauté respectant des Devoirs
              dont decoulent automatiquement des droits , las nos elites voulant se debarrasser de leurs devoirs
              accordent au peuple des droits sans contrepartie.
              Revenant sur le tenant de l ancien regime , j en conviens tant que pour la noblesse ses droits surnumeraires decoulaient de devoirs que l on ne demandait ou n accordait pas au commun
              sa position revetait une plausible legitimitée si je me souvient bien c est de vouloir toujours les droits sans les devoirs afférents que cette legitimité devint caduque .J’ ajouterais que je suis aussi pour la royauté mais temperée par le régicide convenez que le distingo est de taille 


            • Internaute Internaute 1er mars 2009 13:31

              Je suis peut-être cynique, mais ne crois absolument pas à la guerre civile. Peut-être que nous aurons une guerre civile entre juifs activistes et arabes ou entre arabes et noirs, mais une guerre civile où les français seraient partie prenante est impossible. Il suffit de regarder comment les gens se laissent cornaquer par les maîtres à penser. "On" a décidé qu’il fallait être écolo alors tous les citoyens se sentent plus écolos que leurs voisins. "On" a décidé que le racisme ce n’était pas bien et tous les français se disent anti-racistes. "On" a décidé qu’il fallait allumer ses phares en plein jour et une bonne partie des gens s’exécutent sns même y réfléchir. "On" a décidé qu’il fallait faire du développement durable et le mot "durable" ou son synonyme pédant (pérenne) apparaît dans tous les discours, idem pour "respectueux de l’environnement". On a décidé que le métissage était obligatoire et une multitude de gens acceptent comme tout à fait normal d’être mis sur un pied d’égalité et en concurrence avec tous les immigrés du tiers-monde, que ce soit pour l’accès aux transport, au logement, au travail, au soins, à l’instruction ou aux loisirs. Pire que cela, lorsqu’on leur en parle et qu’on leur montre des exemples évidents ils font semblant de ne pas voir.

              Le jour où l’on demandera aux français de bouffer leur propre merde ils le feront sans bronher.


            • fred 25 février 2009 11:28

              Bonjour à toute et à tous


              L’article est intérréssant, sauf que je ne suis pas sur qu’il soit juste. je vais surement être étiqueté aprés certaines remarques et j’en prends le risque mais aprés tout quand on ecrit un article il faud quand même savoir de quoi on parle.

              La politique menée actuellement est a l’opposé de ce qu’avait dit le chef de l’état, mais là, je ne vous aprend rien. Il passe son temps en se moment à redorer son blazon sans y parvenir...

              Mais rassurrez-vous il s’en fout, d’ailleurs se qui compte pour lui, c’est lui même, pour le reste c’est pas son problême. Rappellez-vous dallida parole parole....

              Maintenant, j’en viens au fait, vous dites que le parti frontiste à dans ces discours que grossiéretés et insultes.

              Il faudrais que vous me rensiegnez à quel discours vous faite allusion, parceque je ne reléve aucune grossiéretés dans ces meetings. allez voir sur le site de se parti...

              De plus quand on écrit un article, on est censsé avoir une vue global, sans parti pris, ce qui n’est pas le cas dans votre article...

              La gauche fait ce quelle peu pour sauver les meubles enfin ce qu’il en reste, pour les autres partis c’est la même chose.



              • faxtronic faxtronic 25 février 2009 14:56

                Les sympatisants du FN ont une reputation d’ aboyeurs et d abrutis, ce qui pas faux vu les meeting FN. Mais bon quand on voit les uatres meetings PS ou LCR ou UMP, on a aussi l impression d avoir a faire a des cretins. Jamais je ne serais ni FN, ni UMP, ni PS ni LCR, ni Verts.

                Perso je pense plutot a la guerre civile qu a la chance pour la France. Et une guerre civile europeene, car la situation est la meme en Italie, en espagne, en belgique, au pays bas, en allemagne, etc...


              • ASINUS 25 février 2009 11:32

                pour avoir bien écouté le discour de " l inventrice" du terme souchiens et pour l entendre desormais
                dans ma rue et dans le poste je l ai identifie formellement comme se pensant se disant et s entendant
                SOUS -CHIENS ce terme sert à me designer moi et les miens c est un signal que j ai reçu "FORT ET CLAIR" d aucun me ou nous penserons parano , nous ferons l habituel" procés en sorcellerie raciste"
                je prefere etre le mechant mais prévenu et armé une des rares choses dont je sois convaincu c est que l histoire est écrite par les vainqueurs.


                • romaeterna romaeterna 25 février 2009 12:18

                  Merci pour cet article très intéressant et dans lequel je me retrouve totalement. Politiquement, j’avoue ne plus du tout savoir où me situer dans les différents clans politiques francais car j’en suis à chercher l’humain dans tout ça. L’extrême gauche flatte de plus en plus les instincts les plus rétrogrades et ne s’est jamais autant rapproché de l’extrême droite. La droite et la gauche molle se mette la tête dans le sable en se bouchant le nez. Et le pire : notre démocratie est totalement vidé de sa substance par le populisme et le lobbying le plus éhonté !
                  Existera-t-il un jour un vrai parti politique avec une vraie vision ou sommes-nous condamné à nous laisser dominé par des religions rétrogrades (pléonasme) et autre bling-bling (argent dieu) et tous ces coommunautarismes juxtaposés ?


                  • faxtronic faxtronic 25 février 2009 14:58

                    Oui, sans compter les communautrismes de tout bord (raciale, regionaliste, culturels, religieux, etc...) qui minent tout.


                  • licorne 2 mars 2009 15:16

                    vous inquieté pas bientot y aura le monde, avec des mondialiste (c’est comme ca que l’on appele ceux qui habite le monde ?) et y aura les mechant arrierer retrograde... ceux qui ne veulent pas du NWO...

                    vous serait dans le meilleur des monde, vous ne pourrais plus critiquer personne puisque tout le monde sera beau et gentil et pensera pareille... ca va etre le pied, non ? moi je serai surement chez les mechant ou mort mais c’est pas grave je ne fais pas partie de la diversitée...


                  • docdory docdory 25 février 2009 13:50

                     @ Noop

                    Très intéressant article aux idées duquel je souscris entièrement .
                    Le débat public sur ce sujet est faussé par l’emploi systématique, par les tenants du " politiquement correct " , du paralogisme des shadoks : " tous les chats sont mortels , Socrate est mortel donc Socrate est un chat " .
                    Un " raisonnement " rigoureusement identique est employé à longueur d’années dans les médias :
                    " tous les lepénistes sont contre l’immigration incontrôlée , Untel émet une objection contre l’immigration incontrôlée , donc Untel est lepéniste " ! 
                     L’utilisation permanente et sans vergogne de ce paralogisme rend impossible tout débat cohérent .


                    • mike57 25 février 2009 15:11

                      M. SARKOZY avoue ainsi qu’il va modifier la loi pour empêcher l’expulsion de France des étrangers qui y ont commis un crime ou un délit. De la sorte, il prend une position encore plus laxiste que son prédécesseur socialiste qui s’était refusé à une telle mesure. On observera au passage que le ministre de l’Intérieur ne se limite pas aux délits les plus légers : il veut carrément garder sur notre sol les étrangers qui commettent des crimes aussi graves que le vol avec violence, le viol ou le trafic de drogue.

                      Maintenant, il est clair que les partisans de l’immigration, fussent-ils membres de l’UMP, ne veulent pas seulement maintenir en France les immigrés qui travaillent et s’assimilent, ce qui pourrait se comprendre, mais tous les immigrés y compris ceux qui volent, violent et tuent... C’est ce que M. SARKOZY appelle « être ferme ».

                      SARKOZY pour l’islamisation du pays : « poser comme postulat que l’islam est incompatible avec la république reviendrait, ni plus ni moins, qu’à interdire à certains Français de vivre un engagement que l’on reconnaît aux autres. C’est au moins de la discrimination, au pire du racisme ». (le Monde du 8 avril 2003).

                      Est-il permis de rappeler à M. SARKOZY que l’islam veut que la société soit régie par la « charia », la loi islamique et que celle-ci est contraire à des principes tels que les droits de l’homme, la liberté de la femme, la laïcité, la séparation de l’Eglise et de l’Etat ? Dire que l’islam est incompatible avec la république, ce n’est pas un postulat, c’est la conclusion d’un examen objectif. Et refuser de voir cette réalité, c’est accepter l’islamisation de notre pays.

                      SARKOZY pour la préférence étrangère : « La France est encore trop rigide. Elle ne reconnaît pas assez que, pour que chacun ait les mêmes droits, il faut accepter d’aider davantage les uns et les autres. L’unité nationale est à ce prix : tenir compte des handicaps pour donner à tous les mêmes chances. La république est forte quand elle accepte la différence comme une richesse et qu’elle reconnaît que les handicaps doivent être corrigés par un effort particulier. Pour rétablir l’égalité des chances, la discrimination positive est une nécessité ». (Le Monde du 2 mai 2003).

                      En se prononçant pour la « discrimination positive », c’est-à-dire, en clair, pour la discrimination à rebours en faveur des immigrés, M. SARKOZY se prononce pour la « préférence étrangère ».

                      Il nous propose ainsi d’abolir le principe républicain fondamental d’égalité des Français devant la loi. C’est au nom de ce principe de « discrimination positive » que, par le passé, de nombreux ministres socialistes ont favorisé par exemple l’accession d’immigrés à la fonction publique.

                      La discrimination positive, c’est la priorité pour les immigrés. C’est une grande injustice à l’égard des Français.

                      C’est aussi une injustice à l’égard des immigrés qui ont fait l’effort personnel de s’assimiler. Car ils se verraient ainsi privés du bénéfice de cet effort au profit de ceux qui n’en ont fait aucun ! 					


                      • Bois-Guisbert 26 février 2009 09:32

                        "On parle de ghettoïsation à propos des immigrés afro-maghrébins mais il s’agit non pas de ghettoïsation mais d’autoghettoïsation, ce qui n’a rien à voir."

                        Réflexion pleine de bon sens à laquelle je voudrais ajouter le témoignage d’un écrivain suisse (de gauche, of course), Paul Nizon, publiant chez un éditeur français (de gauche, comme il se doit) Actes Sud. Nizon nous parle du XIXe arrondissement où il a longtemps vécu :

                        « Tu vis en Afrique noire, alors que tu voudrais être à Paris, tu fermes les fenêtres et, le soir, les volets, tu te mets de la ouate dans les oreilles, rien à faire, tu y restes confronté. Et, même en rêve, un film virant au cauchemar se déroule devant tes yeux. »

                        « Le dégrisement que je ressens à Paris et qui frise souvent l’insupportable, je crois qu’il est une conséquence de cet afflux démesuré en provenance du tiers monde… » « Ce qui a lieu à Paris en ce moment, je pense que c’est bel et bien un déferlement de la périphérie sur le centre. Ils ne sont pas les messagers d’un autre monde qui cherchent ici asile ; ce ne sont pas des hommes en grand nombre qui viennent faire l’apprentissage de Paris ou de l’Europe. Ce sont des pans entiers de l’Afrique, du tiers monde et du quart monde, qui se déversent chez nous, voulant à peine savoir où ils sont et nullement disposés à travailler à leur intégration  ; ils installent leur Afrique ou autre en plein Paris, que cela nous convienne ou non. » Le Rassemblement de soi, Actes Sud, 2008.

                        N.B. - Les passages en gras ont été soulignés par moi.


                      • Eric Kaminski 25 février 2009 18:06

                        Cet artcile est d’autant plus utile qu’il répond à une préoccupation dont j’ai fait part dans un précédent texte (Des politiques de la diversité contre les droits de l’Homme ? cf. également http://ekaminski.blog.lemonde.fr/). L’analyse des discours en particulier est très intéressante. Cependant la conclusion m’a déçu. Il manque une étape à la réflexion entre le constat et la conclusion selon laquelle "La France, l’Europe ne peuvent être la vitrine de toutes les cultures du monde," et "Non pas qu’il y ait une « France éternelle » qui devrait être conservée dans le formol et gravée dans le marbre. La France doit avancer, bouger, mais sans se renier et sans pousser son peuple dehors."

                        Or, il y a un pas entre :

                        - la reconnaissance de la diversité (humaine) du monde et de la France, d’une part, qui est une richesse pour tous les individus (je fais délibérément le choix de passer pour un crétin !)

                        - et, d’autre part, la reconnaissance de droits collectifs, c’est-à-dire de droits des minorités en tant que telle, comme pourrait l’être la discrimination positive.

                        Remarquons que la Constitution (qui n’a effectivement pas été écrite par Le Pen !) interdit la reconnaissance de tels droits. Il ne doit donc pas y avoir de honte à défendre cela.

                        En bref,
                        *oui, nous devons contrôler l’immigration
                        (et lutter contre les réseaux qui permettent l’immigration illégale) pour le bien-être des individus déjà installés en France et les immigrants potentiels
                        *non, nous ne pouvons pas nier la diversité de l’humanité et de la France


                        • Marco Marco 25 février 2009 19:36

                          Je me souviens d’un livre qui décrivait de manière très pertinente les mécanismes politique et l’économie politique.

                          Lorsque les milieux dirigeants souhaitent affermir leur pouvoir contre le peuple, de peur qu’il ne se forme une opposition qui ne les mette en danger, sentiment qui leur est inspiré d’autant plus fortement que la crainte qu’ils éprouvent d’être renversé est plus considérable, situation qui survient lorsque leur pouvoir est illégitime, il n’y a pour eux que deux moyens de contenir le peuple dans la servitude où il se trouve :


                          - Le premier est d’instaurer dans l’appareil d’État une police politique ou une armée chargée de mener la répression, et fonctionnant en engrenage avec un service de renseignement, et donc d’utiliser la force ;
                          Ceci est difficilement possible dans une démocratie comme la notre.


                          -  Le second moyen, et c’est bien celui ci qui a été choisi pour nos sociétés, c’est de déchirer le peuple, d’y semer la discorde, afin de le désunir, de rompre sa solidarité, de le diviser de telle manière à lui ôter toute capacité à s’unir et à former une opposition politique organisée. C’est pour cette raison que les milieux dirigeants s’efforcent d’inciter le peuple au multiculturalisme, afin d’essayer de le désunir. Une importante propagande, qui est diffusée et relayée par tous les médias, s’est élaborée tout autour de ce thème. Historiquement, cette propagande est apparue d’abord aux États-Unis, dans les années 1960, puis de là, elle s’est répandue ensuite partout dans le monde occidental...

                          Les buts de la propagande donc, sont indirects ; la violence en elle-même, si cela était possible, ne serait pas recherchée, c’est la désunion qui est souhaitée, et non les autres effets de la violence.

                          A côté des dissensions qu’elle engendre, cette propagande a aussi un autre effet intéressant qui mérite d’être mentionné. Lorsque dans une communauté, les hommes sont habitués à la violence et se sont pervertis jusqu’à devenir individualistes, ils augmentent leurs besoins ; leur tendance à l’égoïsme accroît leur inclination à consommer.


                          • Marco Marco 25 février 2009 19:41

                            C’est bien de décrire tout cela mais maintenant qu’on commence tous à le savoir j’en viens à la question fondamentale :

                            Qu’est-ce qu’on fait concrètement pour changer les choses ?


                            • JONAS JONAS 25 février 2009 21:22

                              @ Marco :

                              À votre question, personnellement je dirai on ne fait RIEN !

                              Pourquoi ! Je fais la réponse : simplement lorsqu’on est dans une embarcation surchargée, le moindre mouvement des passagers, risque de la faire chavirer.

                              Par socialisme, par humanisme, nous prenant pour des " dieux ", ayant rejeté toutes nos valeurs morales, notre indulgence s’étant transformée en tolérance, nous sommes emprisonnés dans un cocon démagogique qu’il faudrait biser.

                              Ceux qui tenteraient de le faire, passeraient pour des dictateurs des nazis !

                              Nous allons en conséquence comme les moutons de Panurge, sauter dans un vide démocratique, qui peut nous conduire à tous les extrémismes… !

                              Malheureusement, c’est la nature qui va se charger de faire le ménage et personne ne pourra l’accuser de discrimination, ce mot qui raisonne comme le couperet de la Guillotine.

                              Nous allons vers la disparition de notre civilisation de démagogues, faute d’avoir été capable d’anticiper où nous conduirait l’audace de nous prendre pour des " dieux ".

                              Les maîtres qui ne se connaissent pas de Maître, n’ont plus été maîtres d’eux-mêmes et nous ont conduits vers l’Apocalypse.

                              Ils ont goûté à l’Arbre de la Connaissance et n’ont pas été capables d’en maîtriser les fruits.

                              Aujourd’hui, ils ne peuvent que constater leurs échecs et leurs impuissances.

                              Cette leçon, malheureusement, ne survivra pas à la catastrophe qui est en cours, les rares survivants, auront bien d’autres préoccupations que celle d’écrire un livre d’histoire.

                              Je ne peux que souhaiter bonne chance à tous, chance d’être mort ou vivant ! C’est la question que je me pose aujourd’hui encore.

                              Bonne méditation.


                            • noop noop 26 février 2009 08:27

                              @ Jonas
                              Waouh !!!
                              Que votre pensée en sombre !
                              Ne cédez pas à ce pessimisme, on pourrait croire que vous vous en délectez. C’est dommage.
                              Alerter, ouvrir les yeux, les oreilles, chacun à son petit niveau, pour faire vivre l’espoir. C’est le devoir de toutes personnes courageuses. Pessimiste de raison mais optimiste de coeur. Le coeur l’emportera.

                              @ Marco
                              A la question "qu’est-ce que l’on fait ?", il serait intéressant ne serait-ce que d’essayer y répondre.
                              Personnellement, je n’ai pas développé et ne le ferai pas ici, trop long, mais je pense que la République est en partie adaptéé. Nous n’aurions jamais du céder sur l’assimilation et ne pas faire déborder "l’Egalité" du domaine du droit pour dévier et dénaturer vers l’égalitarisme. Je crois aussi qu’il faut aussi réfléchir à l’échelle politique, de la même manière qu’il y a une échelle économique et financière.
                              A suivre.


                            • Bois-Guisbert 26 février 2009 10:23

                              Nous n’aurions jamais du céder sur l’assimilation

                              Il n’y a pas d’assimilation possible pour des allogènes alterculturels. Ils sont comme tout le monde, ils tendent à s’agglutiner en fonction de leurs affinités. Et voici ce que cela donne, selon Paul Nizon, un écrivain suisse (de gauche, comme il se doit), ayant longtemps vécu dans le XIXe arrondissement :

                              « Tu vis en Afrique noire, alors que tu voudrais être à Paris, tu fermes les fenêtres et, le soir, les volets, tu te mets de la ouate dans les oreilles, rien à faire, tu y restes confronté*. Et, même en rêve, un film virant au cauchemar se déroule devant tes yeux. »

                              « Le dégrisement que je ressens à Paris et qui frise souvent l’insupportable, je crois qu’il est une conséquence de cet afflux démesuré en provenance du tiers monde… » « Ce qui a lieu à Paris en ce moment, je pense que c’est bel et bien un déferlement de la périphérie sur le centre. Ils ne sont pas les messagers d’un autre monde qui cherchent ici asile ; ce ne sont pas des hommes en grand nombre qui viennent faire l’apprentissage de Paris ou de l’Europe. Ce sont des pans entiers de l’Afrique, du tiers monde et du quart monde, qui se déversent chez nous, voulant à peine savoir où ils sont et nullement disposés à travailler à leur intégration  ; ils installent leur Afrique ou autre en plein Paris*, que cela nous convienne ou non. »

                              * Souligné par moi.


                            • Eric Kaminski 26 février 2009 11:21

                              Très bon commentaire ; c’est effectivement ce qui manque à l’article...


                            • Eric Kaminski 26 février 2009 11:24

                              ce que nous devons faire, c’est replacer l’Homme au centre des enjeux politiques ; faire partir la réflexion de la dignité humaine et voir comment les droits de l’Homme devraient être à mêmes de poser les basse d’un nouveau projet commun : http://ekaminski.blog.lemonde.fr/


                            • noop noop 26 février 2009 13:11

                              @ eric kaminski
                              Entièrement d’accord avec vous.
                              Beaucoup de personnes parlent de cela en politique. Tenez par exemple c’est le nouveau mot d’ordre de Jean-François Kahn version modem. "Remettre l’homme au centre".
                              Cela parait évident, mais finalement pas tant que cela pour tout le monde.


                            • JONAS JONAS 26 février 2009 14:42

                              @ TOUS :

                              Il n’est pas un article ou un des commentateurs, n’utilise le passe-droit des " Droits de l’Homme ".

                              Effectivement, ils peuvent tout justifier :

                              Le droit à la vie, le droit au sol, le droit au logement, le droit à la nourriture, le droit à l’éducation, le droit à la santé ou aux soins, un seul est facultatif, le droit au TRAVAIL !

                              Mais comment en proposer, lorsqu’on a chez soi en chômeurs et Rmistes environ 5 millions de personnes.
                              Le problème, c’est que le droit au sol et au regroupement familial, devrait reposer sur le devoir de travailler ou d’avoir un emploi.

                              Nous devrions aussi rester conscients, qu’un ouvrier peu qualifier, malgré les charges sociales qu’il paye, ainsi que son patron, si sa famille qu’il regroupe chez nous comprend plus de 2 enfants, c’est la collectivité qui devra prendre en charge les frais des débordements sociaux.

                              Il n’y a pas de mystère, sachant que les " Sous Chiens ", ont moins de 2 enfants, la France prétendument championne d’Europe de la natalité, l’est ! Mais, de français d’origines étrangères.

                              Si le baby-boom d’après guerre a été bénéfique pour combler un vide et permettre à ce pays de refaire surface, la " baby invasion " devient un fléau au regard du chômage et des délocalisations, qui en sont une conséquence (charges sociales trop élevées pour les entreprises et les employés, car elles sont aussi à la charge du patron qui paie le montant du salaire global).

                              En définitive, c’est fameux Droits de l’Homme deviennent par le biais de ce que je viens de décrire ; des droits à vivre aux dépens des autres…. !

                              " Les Droits de l’Homme " sont une invention humaine, ni plus, ni moins. Ils se résumaient, il y a plus de 2 000 ans, en une phrase :

                              " Ne faites pas aux autres, ce que vous ne voudriez pas qu’ils vous fassent ". /

                              Je préfère la simplicité de cette phrase, qui inclut le fait que qui se réjouirait d’être dans l’obligation de nourrir des indigènes ou des étrangers, ni les uns, ni les autres.
                              L’homme est un prédateur et ces fameux Droits ne représentent que les délires de certains, " car l’Enfer est pavé des bonnes intentions qui n’ont pas été tenues et ses avenues sont des avenues de perditions, on n’en voit pas les bords ".

                              Arrêtez de vous masturber l’esprit avec cette nébuleuse spirale que sont les Droits de l’Homme, vous vous substituez à Dieu pour ceux qui y croient ! Et pour les autres, c’est pire, vous vous prenez pour des " dieux ", alors que vous n’êtes que des prédateurs, comme nous tous !

                              Bonne journée.


                            • Bois-Guisbert 26 février 2009 16:28

                              Bien qu’étant agnostique, je partage assez largement l’avis de Jonas, et je dois dire que personnellement, cette référence permanente à de prétendus droits de l’homme qu’on met effectivement à toutes les sauces commence à vraiment m’exaspérer sérieusement.

                              Surtout depuis que j’ai compris que la remise en liberté, au nom des droits de l’homme, du pédophile, qui récidivera revient à bafouer un droit de la société - qui regroupe l’ensemble des hommes - qui est d’être protégée des pédophiles. Je précise que c’est un exemple et une métaphore.

                              Pour ce qui est de "replacer l’Homme au centre des enjeux politiques", je ne comprends vraiment pas ce que cela veut dire. C’est qui cet Homme avec un "H"^majuscule ? Est-ce n’importe quel Homme qui possède n’importe quel droit, n’importe où et n’importe quand ?

                              Si c’est le cas, ça ne mènera nulle part et loin de régler quoi que ce soit au double problème de la surpopulation allogène et de de la communautarisation, il ne fera que croître et embellir jusqu’à l’embrasement.


                            • nico75 nico de paris 25 février 2009 23:05

                               Diversité ??????!!!!!! A croire que les blancs sont vraiment des merdes !!!!!! Ha si les européens n’étaient pas là !!!!!!! Dans quel monde serions nous ?????!!!!!!

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