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Accueil du site > Actualités > Société > La fabrique de la misère

La fabrique de la misère

 Une praticienne de la comptabilité, Eloïse Benhammou, explique comment le « capitalisme financier, système d’extorsion le mieux organisé du monde » conduirait notre société à la faillite en « s’accaparant » le pouvoir de création monétaire et en privatisant « officieusement » l’Etat réduit au « statut » de filiale…

 

Notre « modèle social et fiscal » serait-il voué à la cessation des paiements ? Notre douce France serait-elle déjà en « virtuel état de cessation de paiement » ? C’est l’avis d’Eloïse Benhammou, qui officie dans un cabinet de comptabilité. Depuis que« les marchés ont entraîné dans leurs rouages l’économie des sociétés toutes entières », l'économie mondiale subit une ponction parasitaire. 

 La praticienne des chiffres attire l’attention sur ce qui « caractérise essentiellement le capitalisme financier », à savoir « l’appropriation par des personnes privées du pouvoir régalien de création monétaire ». Celle-ci est fondée sur une « économie de la dette dont le monopole d’émission appartient aux banques ».

Ainsi, l’Etat se retrouverait réduit à une fonctionnalité d’ « appareil de capture des richesses produites par le peuple » - les gouvernements successifs ne cessant pas de « mettre en place des mesures de diminution de redistribution des ressources et d’augmentation des cotisations »...

Rappel : après la dernière guerre mondiale, le gouvernement provisoire de la République française, présidé par le général de Gaulle, a mis en œuvre le programme du Conseil national de la Résistance qui a « pour principaux objectifs économiques d’évincer les trusts, de socialiser les grands moyens de production et de reprendre le contrôle de la politique monétaire » …

Après le train de nationalisations, les féodalités économiques et financières sont expropriées et l’émission monétaire devient un service public. Mais, à partir des années 80, le « modèle anglo-saxon ultra-libéral » se met en place graduellement avec ses « trois fondements : privatisation, libéralisation et dérèglementation ».

Après le traité de Maastricht, confirmé par le traité de Lisbonne, la Banque de France n’assure plus sa fonction de création monétaire au service du bien commun et l’Etat est voué à l’impuissance politique : « Les banques spécialistes en valeur du Trésor sont devenues le pivot central du système social, politique et économique. Elles assurent la gestion des dettes de la France ainsi que la fonction régalienne de battre monnaie. En fait et en droit, le monopole d’Etat a été remplacé par un monopole privé. »

Depuis la « crise » de 2008 et l’abondante « littérature » parue sur sa supposée genèse, le lecteur soucieux de comprendre le monde où il tente de survivre tant bien que mal pourrait être convaincu de passer au laminoir d'un système de fraude généralisée dont les pratiques de spoliation ne connaissent plus de limites : « L’idéologie repose sur un principe simple : la privatisation des gains distribués sous forme de bonus et dividendes quand tout va bien : la socialisation des pertes dont la charge pèse sur les populations d’Europe en cas de crise du système » - bref, ce sont toujours « les peuples » qui paient pour se retrouver… mis au ban de la démocratie : « ce système exproprie par la contrainte de la force publique le fruit du travail de la classe productive pour le confisquer au profit de sociétés privées »…

Pour Eloïse Benhamou, « le capitalisme financier, conjugué à des intérêts industriels et commerciaux, organise un système totalitaire qui fabrique la misère ». En établissant les déclarations fiscales et sociales de travailleurs indépendants, elle a été amenée à se pencher sur le fonctionnement du RSI qu’elle qualifie d’ « escroquerie en bande organisée »… Ce système de perversion kleptocratique s’exténue, à force de sur-accumulation infondée et de plus en plus visible, vers son auto-destruction annoncée, à ce qu’il semblerait : y aurait-il précisément des limites à l’acceptation de la spoliation et de la misère organisée ? Le réel reprendra-t-il un jour ses "droits" en réintégrant tous les dépossédés dans une économie aux règles assainies ?

 

Eloïse Benhammou, Kleptocratie française, Le Jardin des Livres, 272 p., 21€


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53 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 12 décembre 2016 08:58

    Système qui tient pour une grande part de sa « légitimité » des bourreurs d’urnes, collaborateurs aussi zélés qu’inconscients qui ne ratent jamais une occasion de remettre du charbon dans la machine infernale...

    Bienvenue au Mordor !


    • Marc Chinal Marc Chinal 12 décembre 2016 14:47

      @Clocel
      Ce n’est pas le « capitalisme financier » qui fait la misère,
      c’est l’utilisation de monnaie, quelle qu’elle soit.

      l’outil monnaie fabrique la misère, fabrique le manque : L’outil monnaie a horreur de l’abondance (lorsqu’il y a trop de produits, (sur des arbres par exemple), on laisse pourrir parce que ce n’est pas rentable de ramasser les fruits).

      C’est un outil basé sur la rareté (on échange pas contre des feuilles d’arbre), donc tout le monde ne pourra JAMAIS en avoir assez. Il faut toujours prendre le chiffre d’affaire du voisin ou son job pour avoir le « droit de vivre ».

      Il serait temps de vous intéresser aux points de vue post-monétaires....


    • Clocel Clocel 12 décembre 2016 15:08

      @Marc Chinal


      "Créer le monde que nous voulons est un mode d’action bien plus subtil, mais plus puissant que détruire celui dont nous ne voulons plus."

      Marianne Williamson.


    • gogoRat gogoRat 12 décembre 2016 18:56

       Le ’Système’ ou le ’Capitalisme’ ont bon dos lorsque même un candidat dit ’De Gauche’, capable enfin de réfléchir à un ’Revenu d’Existence Universel’ ( préférer cependant un Revenu Minimum d’Existence ..) dément toute capacité à analyser correctement le concept : en y associant une taxe abracabradantesque, ubuesque ... sur les robots !
       Déjà, proposer une taxe plutôt qu’un impôt progressif sans expliquer le pourquoi (paradoxal) de cette stratégie ... Mais, en plus taxer ce qui libère l’humain des corvées, et lui permet d’accéder à l’otium ! .... Qui va pouvoir croire que le populo moyen aura intérêt à confier ses taxes à de tels adeptes du ’travail-contrat-de-subordination’ ?!
       
       Dans les solutions innovantes à creuser, si la monnaie ou la monétisation des dettes est vraiment une question centrale, pourquoi donc tous songent tant à des taxes ciblant surtout les moins fortunés ? - au lieu de songer à faire l’inverse : des taxes s’appliquant aux gros sous !

       La taxe à taux fixe ayant la vertu d’être la plus simple à appliquer, il reste à comprendre que cette taxe peut être prélevée par ... une monnaie fondante ! Et si c’est une monnaie de la dette, pourquoi ne pas réserver cette monnaie fondante aux plus gros créditeurs ? Car ce ne sont pas les ’petits’ qui bloquent l’écoulement de la monnaie (ils sont bien, eux, obliger d’acheter leur pain quotidien) ; tandis que se sont les grosses thésaurisations qui plombent notre industrie !

       Solution : une taxe réservée aux riches sous forme de paiement de leurs mirobolants revenus en coupons nationaux dont la valeur se dévalue avec le temps ( obligation de racheter régulièrement des timbres pour préserver la validité de chaque coupon = monnaie fondante) !


    • Marc Chinal Marc Chinal 12 décembre 2016 21:59

      @Clocel
      La subtilité n’empêche pas, de ne plus utiliser l’outil monnaie, bien au contraire.


    • fatallah 13 décembre 2016 21:24

      @Marc Chinal
      le film « Demain » parle des monnaies locales, de leurs impacts sur les économies locales et montre aussi l’impact négatif des monnaies ) territoire très vaste (€). Le dollar US ayant un role particulier.
      On ne peut pas trop se passer de monnaie mais on n’est pas obligé d’en avoir uniquement une mauvaise. Bientot les coopeks dans nps poches ?


    • Marc Chinal Marc Chinal 14 décembre 2016 18:06

      @fatallah
      « .......................On ne peut pas trop se passer de monnaie ................... »
      .
      Pourquoi ? L’humain est trop con pour s’en passer ? :)
      .
      « ............mais on n’est pas obligé d’en avoir uniquement une mauvaise....................... »
      .
      Toute monnaie est basée sur la rareté relative, et donc, crée l’injustice et la misère.


    • Raoul-Henri Raoul-Henri 15 décembre 2016 00:36

      @Marc Chinal
      « Toute monnaie est basée sur la rareté relative, et donc, crée l’injustice et la misère »

      Le problème n’est pas la monnaie mais l’absence d’un sens de circulation de celle-ci. La plupart du temps celle-ci tourne à l’encontre de ce que la nature a décidé une fois pour toute. Il suffirait de respecter ce sens et faire en sorte que chaque fois qu’une monnaie est utilisée, celle-ci revienne automatiquement à l’origine de son émission ; c’est à dire chaque individu.

      De plus, la monnaie est le meilleur des bulletins de vote que je connaisse. Remettre un sens à la monnaie résoudrait en même temps le problème ’politique’.

      Pour en savoir davantage : c’est par ici.


    • manu manu 18 décembre 2016 13:13

      @Marc Chinal

      Je voix surtout un parti qui va prendre des voix à un candidat qui lui pourrait vraiment changer les choses.

      Vous n’avez pas besoin d’éparpiller les voix de gauche pour vivre sans monnaie.


    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 12 décembre 2016 09:00
      Je vous cite :

      « Le réel reprendra-t-il un jour ses »droits« en réintégrant tous les dépossédés dans une économie aux règles assainies ? »

      On peut penser, en lisant l’article, que les « règles saines » sont celles que le CNT avait fixées et que la loi de 1973 a annulées pour préparer le lit de l’UE et de l’euro ?

      Certains affirment que l’économie capitaliste contient en elle-même cette dérive qui s’est produite plusieurs fois dans l’histoiree un peu partout sut la planète et reprend de plus belle après chaque thérapie radicale qui prenait la forme d’une guerre.

      Qui croire ?

      • Clocel Clocel 12 décembre 2016 10:05

        @Jeussey de Sourcesûre

        La guerre est déjà déclarée, une guerre de classe, qu’elle soit économique et qu’elle ne touche (pour le moment) que les plus faibles d’entre nous, ne minimise pas le fait qu’elle fait des victimes....


      • gogoRat gogoRat 13 décembre 2016 14:42

        @Clocel
        « guerre de classe’ ?
         A quoi rime, aujourd’hui, ce cliché ?
         Même si notre Révolution française n’a pas encore atteint le but que l’on croit, il n’en reste pas moins que nous n’en sommes plus à Noblesse/Clergé/Tiers-Etat, ni à Germinal !
         à l’ère de la royauté élective d’un quinquennat à l’autre, n’avons-nous pas affaire à des ’brigues’ plus qu’à des classes ? ( Les self-made men, issus du ’bas-peuple’ existent ... et ne sont pas des plus tendres pour revendiquer et protéger leur statut ou position sociale !)

         Cela ressemblerait plutôt à une guéguerre civile, arriviste, larvée, basée sur des idéologies (crédules ou manipulatoires) assez perverses.
         
        illustration par ce propos, tiré de l’actualité du moment :
         Témoignage factuel significatif : https://www.youtube.com/watch?v=KbjnJF7LHTk
        0:23 >>>  »[...] il y avait, à l’intérieur de Nuit Debout, une petite partie de personnes très déterminées à tenir à l’écart toute une partie de la population qu’ils appelaient ’extrême droite’ [...]« 

         Parano ?
         Et quand, comme d’autres, il se verra écarté avec la seule justification :
          »C’est politique"
         ... il sera censé en penser quoi ?


      • Spartacus Spartacus 12 décembre 2016 09:24

        Dommage de confondre « système bancaire » avec « capitalisme financier »....

        Il n’y a rien de moins capitaliste que la banque....

        Patrons énarques nommés par l’état. Règles prudentielles et connivence avec l’état. Monopole de la monnaie d’état.

        Un capitalisme financier monétaire serait la création de monnaie privée. Comme le Bitcoin ou autre.
        La monnaie étant un monopole, c’est un « socialisme bancaire » pas un « capitalisme bancaire »....

        Et que l’état ou la banque crée la monnaie ne change rien. Que le débiteur soit l’état ou le secteur marchand, cela reste un prêt a rembourser. Celui d’état étant reporté sur tout le monde. L’état étant en main de politiciens, l’accès a l’argent sans la responsabilité ne fait qu’endetter les générations suivantes...

        • Habana Habana 12 décembre 2016 13:52

          @Spartacus
          La règle instaurée par la Mafia de Bruxelles est que le remboursement de la dette doit se faire par le biais de banques privés qui reçoivent des fonds de la BCE à taux 0% et qui re-prêtent ce même argent à l’état à des taux avoisinants 2%. Bref, enrichissement privé sur le dos du public.

          Tout ceci cautionné par les états eux-mêmes qui ont voulu de cette Europe crasseuse pour mieux organiser leurs petits rackets ! (les mafias travaillent main dans la main).
          Dois-je aussi rappeler le nombre de Trader qui opèrent dans l’ombre pour ces mêmes banques ultra capitalistes privés qui se gavent comme des porcs, sur le dos des 99% de sans dents qui ne possèdent à peine que la moitié des richesses, dans un grand jeu presque virtuel d’achat et de vente d’actions.
          Comment expliquer aussi qu’un type comme Kerviel puisse faire perdre 5 milliards à une banque et que celle-ci soit toujours debout, qui plus est, distribuant toujours plus de dividendes que jamais à ses actionnaires ?
          Si ça ce n’est pas du capitalisme bancaire (et du gros foutage de gueule), je ne vois pas ce que c’est !

        • agent ananas agent ananas 13 décembre 2016 07:38

          @Spartacus
          Et que l’état ou la banque crée la monnaie ne change rien. Que le débiteur soit l’état ou le secteur marchand, cela reste un prêt a rembourser.
          Certes. Mais les taux d’emprunt consentis par la Banque de France avant la Loi Pompidou-Giscard étaient bien inférieurs à ceux consentis aujourd’hui par les banques privées.
          On comprend mieux pourquoi la dette de l’état à explosé.


        • Odin Odin 13 décembre 2016 11:33

          @agent ananas

          Afin de mieux visualiser cette dette :

          https://postjorion.files.wordpress.com/2013/05/dette-1970-2012.png


        • lloreen 18 décembre 2016 12:12

          @Habana
          « La règle instaurée par la Mafia de Bruxelles ».

          Bien avant la mafia de Bruxelles il y a eu celle de Jekyll island.
          http://www.algarathselect.com/pol-monetaire/la-creature-de-jekyll-island/


        • Jean Pierre 18 décembre 2016 14:42

          @Spartacus
          Il n’y a rien de plus capitaliste que la banque.


          Dans votre système de pensée, entièrement déformé par votre fanatisme néo-libéral ou libertarien, vous imaginez que le Capitalisme et l’Etat sont deux entités distinctes et antagonistes. Rien n’est plus faux. 
           
          Vous imaginez que la dette serait uniquement publique et viendrait de l’irresponsabilité du personnel politique. En réalité la dette à de multiples sources. Un peu partout sur la planète la dette privée et la dette des entreprises est nettement supérieure à la dette des Etats (4 ou 5 fois au Royaume-Uni par exemple). Les banques ont le pouvoir de création monétaire (par le biais du crédit) et prêtent aux particuliers et aux entreprises. Cette création de dette est totalement indépendante de l’action de l’Etat puisque l’Etat a transféré aux banques privées la création monétaire.
           
          La mondialisation ayant mis en concurrence les salariés de toute la planète il y a eu un transfert des richesses des salariés vers les actionnaires. Dans le vieux conflit travail/capital (« il y a bien lutte des classes et nous sommes en train de la gagner », dixit Warren Buffet) la victoire des actionnaires crée un déséquilibre. Recevoir des dividendes et les réinvestir ne fonctionne plus si les produits issus d’un appareil productif surpuissant ne trouvent plus de débouchés équivalents. Comme il est exclu pour le capital d’augmenter les salaires (il n’entend pas avoir gagné la lutte des classes pour rien), c’est ici qu’intervient le crédit (autre source d’enrichissement de l’appareil capitaliste) en réinjectant de l’argent via la création de dette. La dette que vous accusez (et qui est surtout une dette privée) n’est qu’une façon de faire fonctionner un peu plus longtemps un capitalisme qui a généré lors de la mondialisation un profond déséquilibre (fin du fordisme).
          Vous parlez de « l’accès à l’argent sans responsabilité ». Cela vaux pour la dette publique mais également pour la dette privée. Quand le système bancaire privée merde, il est renfloué par les Etats qui transforme la dette privée en dette publique (600 milliards de dollars ont été donnés aux banques Américaines en 2008) et toujours dans le même but : maintenir artificiellement en état de marche un capitalisme défaillant. L’Etat est au service du capitalisme. 



        • JL JL 12 décembre 2016 09:46

          Bonjour lephénix,

           
          « le capitalisme financier, conjugué à des intérêts industriels et commerciaux, organise un système totalitaire qui fabrique la misère »
           
           Il faut pour apprécier cette phrase à sa juste valeur avoir à l’esprit deux choses essentielles :
           
          - La misère c’est la pauvreté sans les moyens de subsistance.
          - Le capitalisme financier est une machine infernale qui a instauré dans la réalité contemporaine, une expérience de Milgram grandeur nature mais dont les victimes souffrent authentiquement. 
           
          L’injonction qui est faite aux actionnaires (comprenez ceux qui actionnent la fabrication de la misère) est TINA. Les actionnaires sont des investisseurs médiocres au sens de la médiocratie telle que Alain Deneault l’a théorisée. Médiocres puisqu’ils ne regardent même pas à quoi sert leur argent pourvus qu’il leur rapporte des dividendes confortables. Voir à ce sujet la mésaventure des victimes de Bernard Madoff. 

           Ceci dit, Madoff aurait dû être déclaré héro mondial de la lutte contre le capitalisme financier par ce qu’il a réalisé : tels ont été pris ceux qui croyaient prendre
           
           Je préfère voir des capitalistes financiers victimes de leur cupidité plutôt que des travailleurs spoliés par UBU : ’’La puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort c’est le système bancaire-actionnaire qui conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations." (Frédéric Lordon)


          • JL JL 12 décembre 2016 09:47

            @JL


            « héros »

          • lephénix lephénix 12 décembre 2016 09:58

            @JL

            tant que demeure ’« l’alea moral » (avec un état acheteur et prêteur de dernier ressort, des banques centrales, etc) ce système de fraude ira en toute irresponsabilité vers sa fin en laissant l’ardoise aux soutiers de la machine folle - ceux qui « travaillent et ceux qui cherchent un »travail"... après eux, le déluge.. pendant les débat l’accaparement et la captation continuent...


            • lephénix lephénix 12 décembre 2016 10:03

              @Spartacus

              aussi longtemps que durera l’irresponsabilité entretenue par le « pantouflage » permettant de passer du « public » vers le « privé » et la connivence entre « décideurs », la « déréalisation » va durer pour le pire et ce monde-là qui semble conçu pour fabriquer le chômage et la misère n’est pas prêt d’être remis sur ses pieds...on a séparé le réel des signes censés le représenter...


              • lephénix lephénix 12 décembre 2016 10:11

                @jeussey de sourcesûre

                le CNR... le fond du problème c’est l’hubris sans frein le no limit permis par la proximité, la position statutaire près des robinets permettant de saboter la courroie entre le monétaire et la machine, de détruire l’articulation toujours fragile entre le réel et le monétaire... le système dit « capitaliste » s’est détourné de sa vocation de produire de la richesse à redistribuer pour ne plus vendre que du vent c’est-à-dire de « l’espoir de profits », un « avenir à crédit »...


                • Alren Alren 12 décembre 2016 17:44

                  @lephénix

                  le système dit « capitaliste » s’est détourné de sa vocation de produire de la richesse

                  Répétons encore une fois que le capitalisme ne crée pas de la richesse.

                  Seul le travail en produit.

                  Le capitalisme n’est utile que pour « amorcer la pompe », donner de la confiance à celui qui livre du matériel lors de la création de l’entreprise, c’est le sens du mot « crédit », « croire ».

                  Celui qui livre ce matériel reçoit sous forme d’argent la promesse qu’il pourra à son tour se procurer ce qui lui plaît sur le marché.

                  Il en est de même pour ceux qui ont produit un bien de consommation que le nouveau propriétaire n’a pas les moyens de payer comptant : ils font confiance à la banque (de prêt) qui leur vire de l’argent ... qu’elle ne possède pas et qu’elle crée par un jeu d’écriture.

                  Une fois que l’entreprise est créée, le capital ne sert à rien car la richesse produite par le travail suffit à faire "fonctionner la machine", y compris en amortissant le matériel de remplacement ou d’innovation.

                  Il est anormal que les capitalistes possèdent l’entreprise et décident de son sort comme de la fermer quand elle est « vivante », je veux dire rentable.

                  Quand la banque accorde un prêt immobilier, elle n’est pas propriétaire du bien que celui-ci achète tant qu’elle reçoit la rente du remboursement. Il devrait en être de même pour les entreprises.


                • Yaurrick Yaurrick 12 décembre 2016 19:53

                  @Alren
                  Je vous conseille de vous renseigner sur ce qu’est vraiment le capitalisme.... parce qu’oser dire que le capital ne sert à rien... Sans capital, le travail sera tellement peu productif que vous ne pourrez pas gagner ne serait que votre repas.

                  Le capital c’est entre autres les machines, le savoir-faire que possèdent les salariés.. Ça ne sort pas du chapeau ou de l’opération du saint esprit, il est crée par l’épargne autrement dit le surplus de richesse créé depuis des siècles.. Le capital matériel est la propriété de ceux qu’ils ont l’acheté, à savoir l’entrepreneur et/ou les actionnaires, de même le savoir-faire (ou le capital immatériel) appartient aux salariés.


                • lloreen 18 décembre 2016 12:22

                  @Alren
                  "Seul le travail en produit.« 

                  Seul l’humain est la richesse.Sans humain aucune richesse. C’est le savoir qui crée la richesse et la richesse crée l’abondance.

                  Quant à la nature, elle donne gratuitement
                  http://lesincroyablescomestibles.fr/

                  Le système actuel de la (pseudo) dette est une abomination. Il suffit de savoir ce qu’en disait un des bénéficiaires.
                   »Si la population comprenait le système bancaire, il y a aurait une révolution avant demain matin".
                  Henry Ford ( PDG Ford industries)


                • Alren Alren 18 décembre 2016 18:34

                  @lloreen

                  Seul l’humain est la richesse.

                  Exact, L’HUMAIN QUI TRAVAILLE !

                  C’est le savoir qui crée la richesse

                  Le savoir est toujours l’aboutissement d’un travail. Mais le savoir sans application n’est rien.
                  Les chercheurs dans la foulée des théoriciens découvrent le pompage optique et sa concrétisation, le laser. L’ingénieur conçoit un laser industriel. L’ouvrier le fabrique selon ses plans. Le chirurgien l’utilise pour soigner certaines maladies : travail d’un bout à l’autre.


                • Alren Alren 18 décembre 2016 18:56

                  @Yaurrick

                  C’est vous qui n’avez rien compris au mécanisme du capitalisme !!!

                  Est-ce que vous comprenez, par exemple, qu’une fois les actions émises par l’entreprise naissante, les échanges d’argent qui se font lors de leur achat en bourse ne concerne plus l’entreprise ?

                  Pour que les cadres supérieurs se sentent cependant concernés par leurs cours, on les intéresse par le biais des stocks options.

                  Mais la valeur de ce cours n’influence en rien le travail qui s’opère dans l’entreprise, une fois celle-ci démarrée, à l’image d’un moteur thermique qui n’a plus besoin de démarreur une fois les combustions initiées. Elle a alors besoin de carburant, c’est-à-dire du travail de ses salariés.

                  Les pro-capitalistes nous sortent toujours l’argument des machines qui sont achetées lors de la création de l’entreprise. Mais ce n’est pas le capital qui les a fabriquées, c’est le travail d’autres travailleurs !

                  Le capital se contente de donner la garantie que dans l’état actuel de l’économie sociale, les vendeurs de ces machines auront un pouvoir d’achat leur permettant de satisfaire leurs besoins sur le marché. Le capital est un intermédiaire qui évite le troc. Rien d’autre.

                  Le plus fort est que le capitaliste, le plus souvent une banque, ne possède pas en réserve l’argent qu’il prête. Elle bluffe en quelque sorte avec la bénédiction des états (le premier d’entre eux à avoir autorisé la création par des particuliers de monnaie scripturale entamant ainsi le privilège royal est l’Angleterre).

                  Et c’est ainsi que la Deutsch bank ayant prêté comme les autres beaucoup plus que ce qu’elle possédait, se retrouvera en faillite si ses débiteurs se déclarent en faillite avant elle !

                  Mais pour initier votre formation de basse à l’économie, je vous conseille de lire attentivement l’article excellent sur Agoravox : "La fabrique de la misère".


                • lephénix lephénix 12 décembre 2016 10:15

                  @clocel

                  certes il faut arrêter de nourrir le cancer c’est-à-dire ce système de prédation et d’inversion, se détourner de la mystification mais il faudrait aussi arrêter cette inversion pour remettre le monde sur ses pieds,renouer avec le réel au-delà de l’abstraction fondamentale que nous subissons et auquelle semble consentir la « masse »...


                  • Etbendidon 12 décembre 2016 10:45

                    Un très bon livre écrit par une personne qui sait lire un bilan et un compte d’exploitation


                    • microf 12 décembre 2016 15:16

                      Il faudrait donner ce livre au monsieur que Soral a casser la gueule de lire, il comprendra peut être pourquoi il ya tant d´immigrés en France, á moins qu´il le sait déja, mais que son racisme l´empêche de reconnaitre.


                      • zygzornifle zygzornifle 12 décembre 2016 15:37

                        On en a un exemple frappant avec l’UE ......


                        • baleti baleti 12 décembre 2016 15:47

                          l’auteur


                          Et dans tous c’a, qu’elle est le rôle, des paradis fiscaux ?


                          • julius 1ER 12 décembre 2016 15:52

                            Après le traité de Maastricht, confirmé par le traité de Lisbonne, la Banque de France n’assure plus sa fonction de création monétaire au service du bien commun et l’Etat est voué à l’impuissance politique 


                            @ l’auteur,
                            la Loi qui a décidé que l’Etat ne pouvait plus battre monnaie date de 1973 pas de Maastricht ..... c’est le trio Giscard / Pompidou/ Balladur qui ont paraphé le texte !!!

                            pour notre bien pour sûr ... puisque jusqu’en 1973 la Dette publique n’existait pas et pourtant toute l’économie du pays était à reconstruire suite à WWII ...

                            et les gens qui ont paraphé cette Loi cad ce trio infernal précité plus haut l’ont fait justement pour prévenir un endettement excessif de l’Etat français !!!!....sic

                            c’est justement ce qui est arrivé en privatisant la monnaie, quelle farce tragico-comique !!!!!!!!!!!!!!

                            • Ruut Ruut 12 décembre 2016 17:01

                              @julius 1ER
                              Sortir la France de la zone Euro forcerait l’état a rebattre la nouvelle monnaie.


                            • tf1Groupie 12 décembre 2016 20:10

                              @julius 1ER

                              Une intox qui a la vie dure : l’Etat Français emprunte à taux non nul depuis belle lurette, et la Dette Française existe depuis bien avant Mastricht ou encore la Loi Pompidou.

                              Quant à dire qu’avant Maastricht la création monétaire était au service du bien commun c’est également une belle galéjade.

                              Mais l’objectif est ici de trouver des boucs émissaires à bon compte.

                              Pour info l’Etat emprunte en ce moment à un taux quasi-nul.
                              Mélanger le sujet de la création monétaire avec le problème du capitalisme financier montre une mauvaise compréhension du fonctionnement économique, alors continuez à lire des livres sur le sujet.


                            • julius 1ER 13 décembre 2016 08:12
                              Sortir la France de la zone Euro forcerait l’état a rebattre la nouvelle monnaie

                              @Ruut

                              et bien non pas forcément !!!! 
                              ce serait la Banque de France qui aurait la responsabilité de battre monnaie mais rien ne dit qu’elle prêterait à l’Etat sans passer par les circuits financiers !!!!

                              il faut se méfier des illusions d’optique !!!

                            • Odin Odin 13 décembre 2016 11:51

                              @tf1Groupie

                              « Quant à dire qu’avant Maastricht la création monétaire était au service du bien commun c’est également une belle galéjade. »

                              En fonction de vos grandes connaissance économiques, j’aimerais bien que vous nous expliquiez où est passée cette masse d’argent exponentielle, située entre les deux courbes, sur le graphique ci-dessous, qui résulte de la loi du 03 janvier 1973 Pompidou/Giscard (dite Rothschild) obligeant l’État à emprunter aux banques privées.

                              A votre avis, les taux actuels ne remonteront jamais et l’État pourra donc emprunter à vie à taux zéro ?

                              https://postjorion.files.wordpress.com/2013/05/dette-1970-2012.png

                               


                            • julius 1ER 14 décembre 2016 07:35

                              @tf1Groupie


                              là tu t’emballes TF1.... avant la LOI Pompidou la Dette publique n’existait pas et pour cause puisque la Banque de France prêtait à l’Etat français à des Taux qui avoisinent ceux de la BCE en direction des banques privées ...cad des Taux dérisoires de l’ordre de 0,001% !!!! 

                              par contre il faut se rappeler que les Taux payés par l’Etat français vers la fin des années 80 ont été jusqu’à 15% .... et la moyenne sur cette décennie a été de plus de 5% !!!
                              si bien qu’à la fin on comprend mieux qu’en moins de 20 ans la Dette publique soit passée de presque rien à 1000 milliards d’équivalent Euros !!!!!

                              c’est assez facile à comprendre l’endettement...... lorsque l’on a des organismes créditeurs qui peuvent s’enrichir aussi facilement au détriment de tout un peuple !!!!!

                            • lephénix lephénix 12 décembre 2016 16:47

                              @julieus 1er

                              oui bien sûr la loi du 2 janvier 1973 a été abondamment documentée sur ce fil...cf le « papier » sur e livre de rougeyron sur agvx... mais Maastricht et Lisbonne enfoncent les clous du cercueil...

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