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Accueil du site > Actualités > Société > La fessée : Arte nous propose d’être pour

La fessée : Arte nous propose d’être pour

LE TITRE DE L'EMISSION DU MARDI 7 DECEMBRE ETAIT EN EFFET  : "POUR OU CONTRE LES CHÂTIMENTS CORPORELS - Au pays de la fessée interdite". Ce titre implique, d'abord une égalité entre les deux options, et présente ensuite l'interdiction de la fessée comme étant une étrangeté, par ailleurs adoptée par un seul pays, la Suède.

Ce titre n'aurait sans doute pas été possible si l'Etat Français avait interdit les châtiments corporels par une loi comme l'ont fait de nombreux pays (et non pas seulement la Suède).

Les études confirmant la nocivité des traitements violents sur les enfants sont assez nombreuses. Mettre ces études à la disposition des parents (et autres adultes impliqués dans l'éducation) semble bien être du ressort de la puissance publique, la loi venant naturellement en confirmation logique de l'information nécessaire.

Il va de soi, et cela a été évoqué par le présentateur de l'émission puis confirmé par un pédo-psychiatre et neurologue invité au débat, que la violence répétée intégrée pendant l'enfance (particulièrement pendant la petite enfance) a des incidences sur la personnalité de ces mêmes enfants devenus adultes, ce qui peut expliquer beaucoup de maladies et désordres psychiques, de petites et grandes dérives, de désordres privés ou publics, de crimes, agressions diverses ou guerres.

Hélas ! l'information nécessaire relative à la violence éducative n'a pas été diffusée et la dernière proposition de loi visant à aligner la France sur les autres pays interdisant la violence sur enfants ( initiée par la pedo-psychiatre Edwige ANTIER en 2009) n'a recueilli que 26 vote positifs de la part des députés !

Le public semble, comme les députés, contre l'interdiction des fessées et autres violences, celles-ci étant encore considérées comme nécesaires par un grand nombre d'adultes.

Comment est-ce possible ?

La contrainte physique du plus fort sur le plus faible est pourtant condamnée unanimement. C'est particulièrement le cas de la violence exercée par un homme sur une femme. Dans ce domaine l'Etat s'engage régulièrement et avec détermination. Et pourtant, le public et l'Etat qui défendent les femmes plus faibles physiquement que les hommes refusent de s'engager pour défendre les enfants dans ce même cadre familial. L'Etat et le public ne signalent jamais que les enfants sont beaucoup plus exposés que les femmes qui, elles disposent de leur liberté d'action et de mouvement et par ailleurs peuvent aussi faire partie des plus forts, disposant en général du pouvoir domestique. Elles sont ainsi en mesure d'exercer des violences conjugales non physiques et des violences parentales physiques et psychologiques. Les enfants n'ont aucune possibilité de se défendre et de surcrroît peuvent être éventuellement maltraités par deux personnes au lieu d'une, leurs deux parents.

Ainsi le plus faible d'entre tous est le moins bien protégé, et souvent pas protégé du tout.

Quant à l'émission, abstraction faite de son titre, elle était de qualité et particulièrement honnête. Ce n'était pas le cas de celles produites il y a quelques années. La première émission de la cinq relative à une nouvelle série ayant pour thème la famille était très représentative de la dépendance des chaînes envers les idéologies dominantes. Le sujet traité annoncé pour cette première émission était les enfants rois. Or tous les enfants présentés sous cette étiquette étaient des enfants en grande souffrance victimes de maltraitance dans un milieu inadapté. Les chaînes invitaient systématiquement des "spécialistes" de l'enfance connus pour recommander la "fermeté" dans l'éducation, la mise en collectivité précoce, l'adaptation des enfants au milieu des adultes etc...

L'un des deux pédo-psychiatres invités par ARTE mardi soir était encore assez ...traditionnel, ignorant la prévention. Par contre, le deuxième , étant également neuroloque, connaissait parfaitement le problème, notamment sous l'aspect de son impact sur la société des adultes.

Les reportages réalisés en Suède comme en France n'étaient pas tendancieux, présentant notamment les dérives potentielles comme les résultats positifs. Le plus intéressant peut-être étant la constatation que ces parents Suèdois intervewvés déclarent qu'ils ne sont jamais tentés par le réflexe de lever la main sur leurs enfants. Cette pensée de frapper ne leur vient pas parce que la fessée (et autres sévices) est totalement bannie de leur vie et de leur milieu, et ceci depuis plus de trente ans.

En France, par contre, la fessée a droit de cité, elle a été intégrée dès le plus jeune âge et ressurgit dès que les nerfs menacent de craquer.

Voila qui permet de mesurer la responsabilité de l'Etat dans son refus de condamner les châtiments corporels, première étape (avec l'information scientifique nécessaire) de la prise de conscience et du parcours devant amener à l'oubli de la fessée.

Il reste que le problème de la protection des enfants reste entier. La "bonne" fessée est encore totalement distinguée de la maltraitance. C'est pourtant une maltraitance, de la part de parents que les enfants savent être leurs seuls défenseurs naturels. Eradiquer la fessée des esprits et en même temps acquérir une connaissance plus importante de ce qu'est la nature des enfants, voila qui aiderait à amener plus d'enfants en bonne santé psychique (et physique) à l'âge adulte,

Raymond SAMUEL


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89 réactions à cet article    


  • Deneb Deneb 17 décembre 2011 07:34

    Trop de parents croient qu’une éducation s’apparente au dressage d’un animal de cirque. Alors qu’en principe on devraient juste leur apprendre à reflechir avec leur tête.


    • bluerage 17 décembre 2011 09:21

      Article à oublier, l’éducation de nos enfants fait partie ; et doit le rester de notre vie privée, aimer ses gosses c’est leur donner un cadre, un tuteur pour les faire grandir dans le droit chemin, or les gosses comme tout le monde poussent pour voir où sont les limites. Le rôle du parent est de les lui montrer, avec amour et pédagogie, mais hélas fermeté puisqu’on n’a pas le choix.

      Bref une bonne fessée doit être employée à bon escient le plus rarement possible mais comme je l’ai déjà dit parfois on n’a pas le choix.

      Sinon, essayez le laxisme comme pédagogie et vous aurez de bons gosses tyranniques, incapables de prendre sur eux, agressifs et égoïstes, se prenant pour le roi du monde et méprisant leur prochain, à commencer par leurs géniteurs qui n’auront pas su les éduquer.

      Continuez à proner ce bon dieu de laxisme et oubliez les merci, au revoir, pardon etc qui font la vie en société. En leur permettant tout (je veux tout et tout de suite) vous en ferez des sauvages inadaptés incapables de supporter la moindre frustration qui seront violents et manipulateurs.


      • Robert GIL ROBERT GIL 17 décembre 2011 09:53

        eduquer ses enfants devient-ils de plus en plus compliqués, ou est-ce que se sont les parents qui n’ont plus de reperes, voir ce nouveau mode d’education, trés en vogue dans certain milieux :
        http://2ccr.unblog.fr/2011/01/28/mes-chers-petits/


        • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 10:01

          Merci Sabine,

          Il me semble que  :

          - La maltraitance ordinaire des enfants est inscrite dans la vie courante des adultes, et ceux-ci ne peuvent pas, ne veulent pas, modifier leur quotidien. Il y a donc une pression qui pousse vers la tendance à être sourd et aveugle.
          - Il y a une autre catégorie de sourds et aveugles, ce sont ceux qui placent leur « dignité » dans la hiérarchie : l’adulte attribue à l’enfant le statut d’inférieur, et l’inférieur doit respecter le supérieur, comme chacun sait, l’inverse n’a pas droit de cité. Ce qu’on oublie facilement c’est que c’est là le terreau du totalitarisme et du fascisme en livrant le plus faible au plus fort,
          - Ah l’ancien temps ! Eh bien il n’est pas prouvé qu’il y ait eu, dans cet ancien temps, plus d’enfants maltraités gravement qu’aujourd’hui où on en compte (combien y en a-t-il en réalité ?) près de 20.000 officiellement qui sont EN DANGER DE MORT et une centaine de millier qui sont maltraités selon les critères retenus. Dans l’ancien temps la grande majorité des enfants vivaient dans « le milieu naturel » (leur famille, la société), aujourd’hui ils sont davantage orphelins (1.400 heures par an devant la télé, 850 heures par an à l’école + centre aéré, garderie, colonies de vacances etc...et ...33 heures par an en conversation avec leurs parents -assoc. Enfance Télé danger), et regroupés en groupes scolaires par troupeaux de plus de mille élèves  !
          - plus la société est « avancée » (plus on a de confort - et d’obligations en même temps) plus l’enfant est ressenti comme perturbateur et plus les adultes se défendent contre lui,

          Cette émission d’ARTE sur la fessée a été pour moi une occasion de mettre en évidence la maltraitance ORDINAIRE, EDUCATIVE, celle qui est subie maintenant par tous les enfants (qui ont tous un destin commun) et qui aura donc une incidence énorme sur la société future. Cette maltraitance est bien occultée et acceptée unanimement, ce qui fait qu’aucune force ne se lève pour la mettre en évidence et la combattre.
          Oui, ce qu’il faudrait c’est un programme national de diffusion des réalités de l’enfant en provenance d’études scientifiques irréfutables. En l’absence des connaissances nécessaires on blesse les cerveaux en construction des jeunes enfants et on est auteur sans le savoir de la plupart des souffrances qui nous assaillent, grands et petits.


          • Fergus Fergus 17 décembre 2011 13:15

            @ Paconform.

            Je rejoins globalement le commentaire d’Ottomatic ci-dessous. Votre réponse à Sabine manque cruellement de nuances dans la mesure où vous mettez dans le même sac la maltraitance des enfants, grave et évidemment inadmissible, et les châtiments corporels qui méritent de faire l’objet d’une graduation entre la simple gifle occasionnelle et le recours récurrent à gifles ou fessées comme vecteur d’éducation.

            Dommage, car le sujet est intéressant, mais sans doute auriez-vous dû prendre un peu plus de recul pour le traiter.

            Une chose encore : contrairement à ce que l’on pourrait croire, les enfants battus ne sont ni plus ni moins aimants que les enfants livrés à eux-mêmes. Pour une raison simple : ils perçoivent instinctivement qu’ils existent aux yeux de leurs parents. Je ne cherche pas en écrivant cela à justifier les châtiments corporels, bien au contraire, mais plutôt à pointer du doigt le laxisme qui, souvent, occasionne des dégâts bien pires sur la psychologie des enfants.


          • ottomatic 17 décembre 2011 10:23

            Je suis mort de rire et de tristesse quand je lit ce genre d’article...


            Savez vous qu’il y a un milieu entre les coup de ceinturon et le laxisme total ????

            Vous nous parlez des traumatismes indélébiles laissés par les fessée mais vous ne parlez pas du résultat de l’éducation laxiste que vous proposez. Ayant la moitié de ma famille dans l’éducation, je vois très bien le résultat que ça donne : des attila en culotte courte a qui personne n’a jamais imposé de limite... des éternellement insatisfaits et donc des consommateurs parfaits
            Superbe programme...

            • Fergus Fergus 17 décembre 2011 11:57

              Bonjour, Paconform.

              Personnellement, je suis opposé aux châtiments corporels pour une raison simple : ils ne servent à rien sur le plan éducatif. Et j’en parle en connaissance de cause, pour en avoir subi (sans excès, je vous rassure) dans ma famille ainsi qu’à l’école, comme je l’ai décrit dans un article de mars 2010 intitulé Au bon vieux temps des châtiments corporels dans l’enseignement catholique.

              Cela dit,  je ne condamne pas celui ou celle qui, dans un réflexe d’exaspération, se laisse aller à une simple gifle ou à une fessée symbolique. Mais cela ne doit en aucun cas devenir un mode d’éducation. Et la gifle ou la fessée doit, dans la mesure du possible, être suivie, à froid, d’une explication avec l’enfant.

              Cordialement.


              • Patrick Samba Patrick Samba 17 décembre 2011 12:34

                Bonjour,

                tout d’abord lorsque l’on aborde un sujet aussi délicat que celui aborder dans cet article, il serait bon de définir les concepts employés.
                Qu’est-ce qu’est l’agressivité ?
                Qu’est-ce qu’est l’agression ?
                Qu’est-ce qu’est la violence ?
                Qu’est-ce qu’est la maltraitance ?
                Puis :
                N’y a-t-il de violence que physique ?
                N’y a-t-il de maltraitance que physique ?
                A partir de quel seuil peut-on parler de maltraitance ?
                A partir du moment où l’on élimine toute violence physique, est-on assuré d’éliminer toute maltraitance ?
                A partir de quel seuil peut-on parler de violence ? etc, etc...

                Et il faut savoir que dans un nombre de cas loin d’être exceptionnel de maltraitance corporelle (il est même probable que ce soit le cas le plus fréquent) , l’apparition de violence incontrôlée de la part de parents ayant pourtant réellement de l’amour pour leur enfant, survient chez des parents s’étant donné l’absolu interdiction de frapper leurs enfants... pour ne pas reproduire les actes dont ils avaient soufferts pendant l’enfance par exemple...

                La maltraitance à enfant de parents ayant eux-même subi des maltraitances est la plus fréquente. Maltraitance imposée soit par mimétisme (je fais ce que mes parents ont fait), soit par refus absolu de mimétisme (je ne ferai pas ce que mes parents m’ont fait).
                Dans ce dernier cas, la peur de fixer des limites par crainte de devenir violent amène à ne plus en fixer (ils y arrivent rarement), ou acculé devant la nécessité d’en mettre, ils « pètent alors les plombs » et , de manière totalement incontrôlée, rouent de coups leur enfant. Je ne vous parle pas de la culpabilité monumentale qui est la leur après ça.

                Alors maintenant si vous voulez régler le problème par une loi interdisant toute sanction physique, quel qu’elle soit, « libre » à vous. Mais vous ne règlerez pas le problème.


                • Patrick Samba Patrick Samba 17 décembre 2011 13:31

                  Et bien sûr :
                  Qu’est-ce que la sanction ?
                  Est-elle nécessaire ? Sous quelle forme ?
                  Est-elle un abus ?

                  Et...qu’est-ce que la liberté ?


                • perlseb 17 décembre 2011 21:30

                  Je crois que vous pointez du doigt le fond du problème. Vous parlez de violence incontrôlée. Oui, la solution, si on voulait supprimer la fessée, c’est qu’il faudrait que les parents aient suffisamment de maîtrise pour se contrôler, pour ne pas disjoncter justement. Quand on voit des mères qui balancent leurs enfants par la fenêtre, on est loin du compte.

                  Et interdire à certains parents de faire des enfants pour manque de maîtrise (je pense, au passage, qu’il faut être sacrément sadique pour faire des enfants dans ce monde) serait de l’eugénisme.

                  La nature faisait les choses bien mieux que cette société soit-disant humaine complètement cul-cul. Les enfants qui n’étaient pas suffisamment aidés par leurs parents mouraient tout simplement. C’était la sélection naturelle : les mauvais parents ne pouvaient pas se reproduire car leur descendance ne survivait pas. Maintenant, la société croit pouvoir remplacer de mauvais parents et elle ne fait que prolonger des souffrances qui perdurent sur des générations.

                  La société permet une sélection décadente où ceux qui se reproduisent le plus sont justement ceux qui ont le moins de maîtrise. Je ne sais pas bien si la maîtrise s’enseigne ou fait partie du patrimoine génétique, mais je pense que nos lois sociales (même si je suis pour l’égalité et que la sélection par l’argent est bien plus décadente encore) ne font que détruire l’homme sur le long terme, comme la médecine d’ailleurs.

                  Quant à ceux qui croient que l’homme bionique pourra contrer la décadence, alors j’attends une panne générale du système de survie humain et l’hécatombe de tous ces hommes qui se seront cru plus forts que la nature. La fessée dans ce monde de souffrances à l’agonie, cela revient à discuter sur le sexe des anges.


                • Kookaburra Kookaburra 17 décembre 2011 13:02

                  La maltraitance de l’enfant (ou de l’animal) est un crime, mais de faire un amalgame de la fessée et de la maltraitance en appelant toutes les deux « violences » me semble tendancieux et s’apparente à l’idéologie antiautoritaire, une vraie catastrophe de notre époque. Surtout, vouloir faire une loi pour régler la relation parent-enfant me semble insultant.


                  • gaijin gaijin 17 décembre 2011 13:09

                    paconform
                    article hélas conforme a la tendance générale :
                    expliquer aux parents ce qu’il ne faut pas faire
                    si possible les culpabiliser en assimilant fessée violence et maltraitance
                    pour enfin quoi ? criminaliser le sujet ?
                    mettre les parents en prison et confier les enfants a des éducateurs spécialisés ?
                    vous croyez vraiment qu’ils seront mieux ?

                    mais bien sur aucun propos sur ce qu’il faut faire et comment ?
                    dommage pour quelqu’un qui prétend s’y connaitre en éducation


                    • Annie 17 décembre 2011 13:36

                      L’article a déjà le mérite d’aborder le sujet. C’est certain qu’il ne faut pas confondre fessée et maltraitance, mais on peut quand même se demander comment il est possible d’en arriver là alors qu’il y a une telle différence entre les rapports de force en présence. Une fessée ne traumatise peut-être pas à vie un enfant, mais elle lui apprend qu’il est parfois justifié de recourir à la force pour arriver à ses fins.


                      • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 14:22

                        Otto,

                        Non, je suis moins idiot que vous ne le pensez. Je savais avant de vous rencontrer sur ce post qu’il y a une différence entre les couops de ceinturon et le laxisme intégral.

                        Il y a (notamment) la fessée.

                        Oui, entre des coups de ceinturon et les fessées il y a cette différence que, physiquement, la fessée fait moins mal que le ceinturon. Mais dans la tête de l’enfant, les deux sont identiques : il est frappé par son parent, celui en qui il a besoin d’avoir confiance et qui a la mission de le protéger (contre les brutalités entre autres). Les bases de son psychisme et de son affectivité sont pour le moins altérées sinon détruites, soit qu’il croie que le parent aie raison (il se voit nul, estime de soi impossible), soit (quand il est un peu plus grand) qu’il se rende compte que son parent n’est pas un vrai parent. Il est alors orphelin.

                        Dans cette dernière situation un petit voisin a tué son père. Réellement. Avec le pistolet d’entraînement au tir initié par son père (d’extrême droite) partisan de la même éducation que vous, héritée sans progrès du 19ème siècle.

                        Et à propos de laxisme. C’est bien d’employer à tout propos et hors de propos (comme vous l’avez fait) ce mot choisi par les intégristes (comme les mots socialisation, limites, autorité etc...) et qui trompent les parents depuis des décennies, mais selon vous le respect de l’enfant débouche fatalement sur le laxisme ?
                        En réalité ce qui apporte de l’eau au moulin de ceux qui prônent la violence éducative c’est leur incapacité à donner aux enfants un cadre et des conditions adaptées. Dans ces conditions les situations de conflit se multiplient bien sûr, mais le coupable ce n’est pas l’enfant, c’est l’adulte et la société dans laquelle celui-ci est prisonnier.


                        • ottomatic 17 décembre 2011 15:06

                          « Mais dans la tête de l’enfant, les deux sont identiques : il est frappé par son parent, celui en qui il a besoin d’avoir confiance et qui a la mission de le protéger (contre les brutalités entre autres). Les bases de son psychisme et de son affectivité sont pour le moins altérées sinon détruites, »


                          Savez vous pourquoi la nature nous a doté de la sensation de douleur ?
                          Tout simplement pour nous protéger de nous même, c’est un signal d’alarme.
                          Nous nous sommes sans doute tous brulé quand nous étions petit et ressentie une forte douleur. La casserole d’eau chaude où mon doigt a eu chaud aurait donc détruit les bases de mon psychisme ? 
                          Je vous parle même pas du méchant monsieur marteau quand j’ai découvert le bricolage.
                          Plus sérieusement le rôle du parent est bien de protéger l’enfant, mais aussi de le protéger contre lui-même.

                          « Dans cette dernière situation un petit voisin a tué son père. Réellement. Avec le pistolet d’entraînement au tir initié par son père (d’extrême droite) partisan de la même éducation que vous, héritée sans progrès du 19ème siècle. »
                          Vous me donnez un fait divers et bien que n’étant idiot vous me collez au fesses l’éducation a coup de règle en bois sur les doigts...

                          « Et à propos de laxisme. C’est bien d’employer à tout propos et hors de propos (comme vous l’avez fait) ce mot choisi par les intégristes (comme les mots socialisation, limites, autorité etc...) et qui trompent les parents depuis des décennies, mais selon vous le respect de l’enfant débouche fatalement sur le laxisme ?  »
                          Intégriste... ca colle en effet assez bien au gens qui veulent décidé pour vous comment éduquer vos enfants...
                          Le laxisme, c’est le non-respect de l’enfant qui donnera un adulte mal dans sa peau avec un psychisme d’enfant de 4 ans...

                          « En réalité ce qui apporte de l’eau au moulin de ceux qui prônent la violence éducative c’est leur incapacité à donner aux enfants un cadre et des conditions adaptées. Dans ces conditions les situations de conflit se multiplient bien sûr, mais le coupable ce n’est pas l’enfant, c’est l’adulte et la société dans laquelle celui-ci est prisonnier. »
                          Prôner la violence éducative, non mais sans rire ! Vous vous enfoncez dans le ridicule. 
                          On parle de donner des fessées, c’est pas un sport quotidien !

                          En tout cas, quoiqu’il en soit, le laxisme éducatif de l’enfant roi n’a en rien amélioré le résultat à l’âge adulte...

                          Je ne prends pas top de risque en disant que la fessée est sans doute aussi vieille que l’homme, et le fantastique homme de l’an 2011 dont la société est en décadence, l’économie au bord de l’effondrement et la planète fortement malade sait mieux que les autres comment faire bien les choses... j’adore !!!

                          Avant il y avait des punitions physiques à l’école, les élevés écoutaient religieusement le prof, et tout ceux qui sortait de l’école maitrisaient parfaitement la lecture et l’écriture à la sortie du CM2.
                          Maintenant l’école est une garderie de petit enfants roi, les profs ne représentent plus la connaissance et les gamins ne maitrisent plus les bases de lecture et d’écriture au lycée !!!

                          Alors au final une bonne fessée, c’est un mal pour beaucoup de bien... y’en a même qui y reprennent gouts adulte dans le havre conjugal !!!

                        • bluerage 17 décembre 2011 17:26

                          Paconform ? Non, tristement conforme plutôt...

                          On n’a pas besoin d’un « spécialiste de la petite enfance traumatisée » auto-déclaré pour nous apprendre à éduquer nos gosses, vous n’êtes qu’un ayatollah, un big brother totalitaire qui prétend s’immiscer dans la vie privée des gens sans y être invité.

                          Curieusement, si vous n’étiez pas si c..., vous auriez dû vous apercevoir que les progrès des violences et des incivilités est lié au progrès de votre théorie de l’enfant roi qui-sait-par-lui-même-ce-qui-est-bien-et-ce-qui-ne-l’est-pas. Mettez vous dans le crâne (si ça rentre) que l’enfant est par nature irresponsable, et donc qu’il convient de l’éduquer pour en faire quelqu’un d’honnête, droit et « bien », et cela passe par la coercition, qui ne peut être appliquée qu’avec une certaine fermeté.


                        • jluc 17 décembre 2011 15:03

                          Je ne suis vraiment pas pour la fessé ou pour tout châtiment corporel... La meilleur éducation est celle qui cherche à rendre les enfants autonomes, responsables, mais surtout équilibrés et bien dans leur peaux. Ce n’est pas avec des châtiments corporels que l’ont risque de les aider à trouver un équilibre psychologique. Par contre pour apprendre la loi du plus fort, c’est l’idéal ! Il faut s’efforcer d’être un parent sain pour faire des enfants sains.

                          De même ce n’est pas encore une loi qui immisce dans les rapports humains, avec sa cohorte d’interdits et de punitions, que l’on va aider les parents en difficulté.

                          De toute façon toute loi qui veut nous faire la morale cache forcément quelque chose :

                          • combler-cacher le manque d’idées du gouvernement (faire la morale c’est plus facile) ;

                          • conditionner, infantiliser, culpabiliser... les citoyens : c’est une technique de propagande de manipulation des esprits et de lavage des cerveaux bien connue des propagandistes (il y a eu plusieurs articles le décrivant sur Agoravox)

                          Et puis quel paradoxe une loi faite d’interdits pour punir les punitions-châtiments aux enfants !!!!


                          • Morgane Lafée 17 décembre 2011 15:20

                            Je me suis arrêtée à ce passage :
                            "La contrainte physique du plus fort sur le plus faible est pourtant condamnée unanimement. C’est particulièrement le cas de la violence exercée par un homme sur une femme. Dans ce domaine l’Etat s’engage régulièrement et avec détermination. Et pourtant, le public et l’Etat qui défendent les femmes plus faibles physiquement que les hommes refusent de s’engager pour défendre les enfants dans ce même cadre familial.« 

                            Désolée, mon bon monsieur, mais votre comparaison entre les violences d’hommes à femmes et les violences d’adultes à enfants n’est pas pertinente. Vous avez peut-être du mal à le concevoir, mais dans notre société française, il n’y a pas de hiérarchie entre les sexes. En d’autres termes, personne n’est censé commander et éduquer l’autre. Après, ce qui se passe à l’échelle individuelle, c’est autre chose : selon les personnalités de chacun, on trouve des couples où l’homme commande et d’autres où la femme commande. Mais dans le principe, hommes et femmes sont à égalité dans une famille.
                            Dans le cas du rapport parent-enfants, c’est différent parce que les parents ont pour devoir d’éduquer les enfants. Et pour éduquer, il faut parfois punir, même si c’est dur (y compris pour les parents). Après, on peut discuter sur les méthodes, leurs conséquences, etc. Mais la punition est quelque chose de nécessaire pour poser des limites.

                            A titre de témoignage, j’ai reçu quelques fessées quand j’étais petite mais je considère pourtant que mes parents n’ont jamais levé la main sur moi. Pourquoi ? Parce que les fessées ont été purement symboliques, histoire de marquer le coup quand, mais un beau jour je me suis aperçue que ça ne faisait pas mal.
                            Ai-je subi des dommages ? Je ne crois pas. La seule chose que je sais, c’est que je n’ai quasiment que des souvenirs heureux de mon enfance et je considère que j’ai beaucoup de chance. C’est à l’adolescence que ça a été plus difficile, même s’il n’y avait plus de fessées.
                            D’autres violences que j’ai pu subir en dehors du cadre familial m’ont laissé bien plus de traces, si vous voulez.

                            Pour en revenir aux fessées, j’en ai donc reçu quelques unes mais quant à savoir si j’en donnerai quand j’aurai des enfants, difficile de le dire. Je ne suis pas contre comme vous, mais il est vrai que ce n’est pas forcément utile : la punition consistant par exemple à consigner l’enfant dans sa chambre, est bien plus efficace et, dans mon souvenir, fait bien plus »mal". Se sentir exclu est ce qu’il y a de pire.
                            Il y a en revanche une chose que mes parents appliquaient à la lettre et que j’appliquerai quand j’aurai des enfants : quelque soit la bêtise qu’il a faite, on ne prive jamais un enfant de repas. Manger à sa faim, c’est sacré. Priver un enfant de repas est une violence à mon sens plus grave qu’une petite tape sur les fesses.

                            Fessée ou punition, je crois que le plus important est surtout d’expliquer clairement à l’enfant pourquoi il est puni. 


                            • jluc 17 décembre 2011 21:17

                              "Fessée ou punition, je crois que le plus important est surtout d’expliquer clairement à l’enfant pourquoi il est puni."

                              Expliquer, écouter, dialoguer : Oui ! Mais, pas de punition de ma part (et encore moins de fessée)... j’exige plutôt des « réparations ».

                              Plus jeune, j’ai été très choqué de découvrir un jeune enfant s’étant blessé (suite à une désobéissance) ne rien dire à ses parents par peur de disputes et de punition. Il y a aussi des enfants qui se font racketter, maltraiter et qui, pour la même raison, ne disent rien à leurs parents. Depuis, ma hantise est grande de découvrir trop tard un drame.

                              Je fais, donc, tout pour que mes enfants aient 100% confiance en moi : être toujours juste, toujours tenir mes promesses... Je ne puni jamais, mais je pratique la « faute avouée est à moitié pardonnée » et je demande une réparation de la faute, autant que possible et à la hauteur de ses possibilités. Le plus souvent des excuses peuvent suffire. J’évite aussi les grandes leçons de morale : les enfants, eux aussi, n’aiment être traités comme des débiles irresponsables.  smiley

                              Cela a, par ailleurs, l’avantage d’apprendre à l’enfant à assumer ses erreurs, de les comprendre pour les éviter la prochaine fois, de pouvoir exprimer ses sentiments (sa honte, ses regrets...), et de ne pas rester sur un échec (puisqu’il a réparé).


                            • MR MERLIN Perpleks 17 décembre 2011 17:29

                              Parler uniquement de l’interdiction de la fessée en Suède, sans tenir compte du contexte social et politique est pour le moins tendancieux.
                              n’oubliez jamais que les écoliers sont incités à dénoncer les parents coupables, qui sont par ailleurs appelés par leur prénom, et que les parents ont progressivement disparu du langage
                              quotidien et de la représentation habituelle que l’on se fait des parents.
                              Au profit de qui à votre avis ?
                              Part contre la Suède, pays de 8 millions d’habitants est confrontée à une violence croissante.
                              Malgré un marche arrière toute, les ravages de l’éducation à la suédoise, sont aujourd’hui
                              difficile à contenir.
                              Svenska dagbladet de ce jour : Etes- vous pour ou contre le rétablissement de l’examen du bac ?


                              • Patrick Samba Patrick Samba 17 décembre 2011 17:35

                                Quand on aime son enfant (et qui oserait avouer ou même s’avouer qu’on aime pas son enfant ? Et dans quelles circonstances peut-on ne pas aimer du tout son enfant ? Ils sont la grande exception ceux qui sont capables de s’avouer qu’ils n’aiment pas beaucoup leur enfant. Même toutes les femmes qui mettent au monde un enfant né d’un viol ne sont pas capables de se l’avouer. Celles qui y parviennent, en général ou toujours, abandonne ou confie « leur » enfant à un tiers connu ou inconnu. C’est ce qui se passe dans bien des cas d’accouchement sous X, comme l’a remarquablement montré Catherine Bonnet dans son livre : « Geste d’amour :l’accouchement sous x » ; même si l’affirmation du titre est excessive, ce que n’est pas le cas du contenu du livre.D’autres, celles qui ne peuvent se l’avouer, parfois les tuent.)

                                Donc quand on aime son enfant, on n’a aucune envie de lui faire du mal. Même le frustrer peut-être un acte difficile à réaliser. Mais il y aura toujours un moment, TOUJOURS, où il faudra bien le frustrer, le confronter au désagrément ou à la douleur de la frustration. Ne serait-ce que dans la situation où il faut choisir entre deux maux. Un enfant veut traverser une rue sans précaution et un véhicule arrive : si vous hésitez parce que vous supportez mal de le frustrer, et bien, au mieux, il risque d’avoir bien plus mal... Ce qui avait amener Freud à formuler cette sentence : "Dans l’éducation d’un enfant quoiqu’on fasse on fait toujours mal...« et qu’on pourrait affiner en disant :  »Quoiqu’on ne veuille ne pas faire de mal à son enfant, il arrivera toujours un moment où on lui fera mal"
                                Quand on interdit quelque chose à son enfant (et ce qui est interdit dans une famille n’est pas forcément interdit dans une autre. Et ce qui est interdit par un adulte ne l’est pas par un autre, ou par l’autre s’il s’agit d’un couple parental), et que l’enfant transgresse l’interdit, quelle est alors la BONNE attitude, dans tous les cas ? Qui le sait ?


                                • Patrick Samba Patrick Samba 17 décembre 2011 19:39

                                  rectificatif : "Quoiqu’on veuille ne pas faire de mal à son enfant, il arrivera toujours un moment où on lui fera mal" (il y avait une négation en trop)


                                • Annie 17 décembre 2011 18:21

                                  C’est drôle comme le droit de frapper un enfant reste du domaine de la « sphère privée ». C’est aussi surprenant que l’on établisse une hiérarchie entre les parents et les enfants. La fragilité même d’un enfant devrait être sa meilleure protection.
                                  À tous ceux qui défendent le droit de lever la main sur un enfant, j’aimerai savoir quelle est l’étape suivante lorsque l’enfant n’obéit toujours pas ?


                                  • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 18:32

                                    Bonjour Jluc,

                                    merci de votre message.

                                    Vous avez écrit : « il faut s’efforcer d’être un parent sain pour faire des enfants sains ».

                                    Vous rejoignez là mon questionnement numéro un : Est-t-il possible pour des parents en mal-être d’élever des enfants sains, et comment aider ces parents ?

                                    Il y a des difficultés même pour des parents tous deux en bonne santé puisque la vie chère et le consumérisme (qui obligent à travailler plus) amènent un déficit de présence parentale important de sorte que l’extérieur est devenu prépondérant (1.400 heures par an devant un écran, 850 heures à l’école + crèche/garderie, centre aéré, colonies de vacances, ET....33 heures de conversation avec les parents PAR AN (source : assoc. enfants télé danger). La ségrégation est un problème gigantesque.


                                    • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 18:35

                                      Bonjour Annie et merci de votre message.

                                      L’étape suivante ? Tout le monde la connaît, c’est l’escalade.


                                      • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 18:53

                                        Perpleks,

                                        C’est ARTE qui ne parle que de la Suède, pas moi.

                                        La plupart des pays européens ont également interdit de frapper les enfants (c’est bien le moins que les Etats puissent faire : affirmer qu’ils sont contre la violence comme méthode d’éducation. Aux parents ensuite d’en tirer partie. Dans trente ans sans doute, comme en Suède, la fessée aura disparu des inconscients er donc aussi le réflexe de frapper (que j’ai de la peine à considérer comme inné pour un adulte sain face à un enfant).

                                        Vous affirmez que l’éducation à la suédoise ont provoqué « des ravages » et que la violence augmente en Suède. Voulez-vous être plus précis : augmentation comparée de l’augmentation de la violence dans les pays (tous) qui ont interdit avec celle qui est observée dans les pays qui n’ont pas interdit. Pouvez-vous nous décrire les « ravages », comparés à ceux qui existent en France, ou en G.B. Allemagne...
                                        Merci de participer.


                                        • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 19:05

                                          Shamica,
                                           
                                          « face à un autre insecte il l’écrasera du pied ».

                                          Non, je peux vous le dire par expérience, l’enfant écrase du pied quand les parents (ou un autre adulte référent) lui aura montré qu’il est d’usage d’écraser un insecte, et en joignant le geste à la parole (ce qui se pratique habituellement).
                                          Si le parent respecte avec constance l’insecte, et lui porte secours à l’occasion, l’enfant apprendra à faire de même. Mon fils n’a JAMAIS écrasé un insecte.

                                          Les punitions n’éduquent pas, elles peuvent parfois contraindre, ce qui peut arranger les parents et autres responsables, mais c’est tout.


                                          • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 19:21

                                            Morgane Lattée, ma bonne dame,

                                            Quand vous ais-je parlé de hiérarchie entre les sexes ?
                                            J’ai parlé de différence de force physique, et il y a bien une différence entre les hommes et les femmes. Non ? J’ai lu quelque part que la musculature de l’homme était de 25 % plus puissante (en moyenne évidemment) que celle de la femme.

                                            Quand cette différence amène des violences, l’Etat (et aussi tout un chacun) se doit de proclamer l’interdiction au plus fort de frapper le plus faible et ensuite de prendre des mesures si nécessaire pour protéger ce plus faible. J’ai vu des interdictions, avec intervention de la police, à des hommes qui avaient frappé leur conjointe, de rentrer chez eux.
                                            Pourquoi ne protège-t-on pas les enfants  ?

                                            Vous n’êtes pas d’accord ? tant pis.


                                            • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 20:56

                                              Patrick Samba,

                                              Dans votre message de 12 heures et quelques, vous avez un questionnement important  : Qu’est-ce qui amène des parents aimants à frapper leur enfant ?
                                              Vous citez les parents ayant eux-mêmes subis des violences dans leur enfance et vous vous demandez quel est le mécanisme.

                                              On sait que tous les enfants maltraités ne deviennent pas systématiquement maltraitants mais que tous les parents maltraitants ont tous été maltraités (de maltraitances répétées) pendant leur enfance.

                                              Le parent qui fesse ou gifle, ou fait pire, et qui le fait par devoir, par conviction, est rare.
                                              En général c’est quand l’exaspération prend le dessus que l’on frappe, quand la maîtrise de soi s’effondre.
                                              Il n’est pas difficile de penser que plus le système nerveux du parent est affaibli, mal construit etc... plus il craquera rapidement. Ceci pourrait bien expliquer que les maltraitants soient d’anciens maltraités puisque la maltraitance atteint gravement (on a trouvé des traces physiologiques dans le cerveau) le système nerveux. La maltraitance est à entendre dans le sens de conditions insupportables (du point de vue psychique) par l’enfant. C’est le cas des séparations trop précoces, des non réponses aux appels de détresse (laisser pleurer) qui, lorsqu’elles se répètent suffisamment marquent (de façon indélébile selon Pierre Changeux) le système nerveux.
                                              La petite enfance est une période où la fragilité de ce système nerveux est maximum (le petit humain ne naît pas fini comme un poulain ou un cabri).

                                              Il me semble que voila un sujet qui mérite réflexion (pour ceux qui acceptent de réfléchir dans ce domaine). Merci de l’avoir évoqué.


                                              • Patrick Samba Patrick Samba 18 décembre 2011 08:53

                                                Bonjour,

                                                "On sait que tous les enfants maltraités ne deviennent pas systématiquement maltraitants«  :

                                                Encore une fois, définissez-nous votre conception du seuil de la maltraitance. C’est un minimum dans ce débat.
                                                Mais bon, au pifomètre, cette affirmation est exacte

                                                 » mais que tous les parents maltraitants ont tous été maltraités«  :

                                                C’est quoi cette affirmation ? Décidément il va vous falloir définir votre conception de la maltraitance, parce que vous ne pouvez vous permettre de »promener" vos lecteurs de la sorte. Bon, je suis sévère puisqu’après cette curieuse affirmation, vous rectifiez le tir...

                                                Car enfin non, tous les parents maltraitant corporellement leur enfant n’ont pas été forcément maltraités physiquement ! On ne peut proférer cette affirmation à la légère. Maltraités psychiquement et/ou culturellement peut-être, et encore il va falloir le démontrer, et définir ce qu’est une maltraitance psychologique et/ou culturelle.


                                              • MR MERLIN Perpleks 17 décembre 2011 21:15

                                                @ paconform :
                                                 6,3 pour cent de la population suédoise a un passé criminel (Wikipedia Suède),
                                                qui dit mieux ?
                                                Que la maltraitance soit combattue est une évidence, cependant il n’est pas hors de propos de se poser la question qui interdit quoi et pourquoi.
                                                Utiliser les enfants dans un but de contrôle de la société est aussi condamnable que de donner une claque sur les fesses des dits enfants.
                                                Je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec un autre question de société concernant
                                                la prostitution, ou plutôt son interdiction : Sachez qu’en Suède une personne ayant vendue des
                                                services sexuels peu dénoncer le client à posteriori ?
                                                Lisez ou relisez Kallocaïn de Karin Boye.


                                                • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 21:43

                                                  Fergus bonsoir,

                                                  Je suis heureux de vous lire, mais bien déçu hélas sur ce sujet.

                                                  -vous regrettez que je mette dans le même sac la maltraitance des enfants, grave et évidemment inadmissible, et les châtiments corporels (pour lesquels d’ailleurs vous estimez nécessaire une graduation entre la giffle occasionnelle et le recours récurrent à giffles et fessées).

                                                  Ainsi vous estimez que la maltraitance grave est inadmissible mais que les châtiments corporels, y compris le recours récurrent à giffles et fessées serait admissible (avec une graduation toutefois) ? Où sont les différences entre l’un et l’autre, où sont les frontières ? Et à quoi serviraient ces hypotétiques frontières lors des « pétages de plomb » des parents ?

                                                  Ensuite vous écrivez : « les enfants battus ne sont ni plus ni moins aimants que les enfants livrés à eux-mêmes ». Ce n’est pas une bonne référence. Les enfants livrés à eux-mêmes sont abandonnés par leurs parents ce qui occasionne des dégâts tels qu’ils peuvent bien, en effet n’être pas plus aimants que ceux qui sont battus.

                                                  Et enfin : « ils perçoivent instinctivement qu’ils existent aux yeux de leurs parents »  ! !
                                                  Moi je n’en crois pas mes yeux, vous avez vraiment écrit ça ?


                                                  • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 21:53

                                                    Perpleks,

                                                    Merci de votre réponse, mais on ne peut pas déculpabiliser le viol (par exemple) sous le prétexte que de prétendus violeurs ont été condamnés à tort .
                                                    Autrement dit ce n’est pas parce qu’il y a des dérives qu’il ne faut pas défendre les enfants. Or on refuse de les défendre uniquement par principe, parce que la culture européenne veut que la bienveillance à l’endroit des enfants soit contraire à une « bonne » éducation.
                                                    Les courants de pensée dominants ne vont pas toujours dans le bon sens. Mobilisons-nous contre des idées reçues aussi mortifères.


                                                    • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 22:00

                                                      MERCI ANNIE,

                                                      Vous êtes un havre de paix.

                                                      Bonne nuit et merci pour eux.


                                                      • MR MERLIN Perpleks 17 décembre 2011 22:17

                                                        @ paconform,

                                                        Vous avez raison, ce n’est pas parce qu’il y a des dérives qu’il ne faut pas défendre les enfants, ou toute autre personne victime de maltraitance,
                                                        mais quand vous dites on ne veut pas les défendre, assuré vous que « on » ne soit au final, plus
                                                        malintentionné que les parents.
                                                        Vous savez l’enfer est pavé de bonnes intentions.


                                                        • Raymond SAMUEL paconform 17 décembre 2011 22:24

                                                          Merci, bonne nuit.


                                                          • Nina888 17 décembre 2011 22:38

                                                            Arf je plusois cet article ...
                                                            Mais il vrais que la repression passive est peut etre mieu que que les raclés , j’entend encore mon pere me dire : « si mon pere etaient encore en vie , il te foutrait un coup de fusil . »
                                                            Car beaucoup de personnes considère l’homosexualitée , le transexualitée comme comportement qu’il faut corriger avec violance de préférance , comment peut ont dans ce cas valider le chatiment corporel si les faute qu’on nous reproche sont totalement injustifié ...
                                                            Les Butters en puissance sont des enfants maltraité mais les Cartman sont des enfants pourri gaté ... South park illustre bien bien ce theme dans ces deux personnages .... Les enfants maltraité ne mérite pas leur sort mais les enfants roi meriterait de bonne punnitions , parfoit je pense qu’il faudrait mettre les enfants maltraité chez les parent d’enfant roi et mettre ces enfant tirant chez les parents tortionnaire , pendant un certain temps ...
                                                            Moi par exemple je n’ai pas subie trop de raclé dans ma vie mais elle etaient digne de mettre une personne à l’hopital dans mes souvenir .... et je trouve que c’etait de trop !!!


                                                            • Annie 17 décembre 2011 23:30

                                                              Votre témoignage me touche vraiment. Il est tellement difficile pour un enfant maltraité de dire qu’il a été maltraité par ses parents parce qu’il souhaite avant tout être aimé, même mal.


                                                            • gaijin gaijin 18 décembre 2011 09:46

                                                              et toujours aucune proposition pour aider les parents ........
                                                              l’éducation d’un enfant est une des choses les plus difficiles et les plus importantes qui soient et personne n’a rien a proposer ?


                                                              • Patrick Samba Patrick Samba 18 décembre 2011 11:07

                                                                Pas mieux.

                                                                Où sont les solutions toutes faites ?
                                                                Où sont les lois qui répondent uniformément à toutes les circonstances et à tous les êtres humains ?
                                                                Mais que fait la Police ?
                                                                Et Dieu dans tout ça ?

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