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Accueil du site > Actualités > Société > La fin d’un monde : 11/09/2001 – 11/03/2011

La fin d’un monde : 11/09/2001 – 11/03/2011

Le terrible séisme intervenu au Japon et la catastrophe de Fukushima apparaitront sans doute comme la scansion d’une période capitale dans l’évolution des sociétés humaines ; le 11 mars 2011 est l’une de ces dates clés dont l’on se souviendra comme la borne et la frontière d’un monde.

On peut penser ici que s’achève le cycle qui avait commencé avec les attentats du 11 septembre 2001 ; fin d’un monde et prémisses d’un nouveau. De façon plus concrète Fukushima parachève un mouvement qui aura vu en quelques années les certitudes et les dogmes s’effondrer dans trois domaines critiques pour notre avenir : l’économie, les technologies et les relations internationales.

 

Un capitalisme toxique

L’accident nucléaire de Fukushima, qui est d’ores et déjà une catastrophe, est d’abord le résultat de l’activité humaine. Tout d’abord parce que des hommes ont décidé de construire une centrale nucléaire, ensuite parce que ces hommes ont décidé de la construire dans une zone à forte activité sismique, et enfin parce que ces hommes ont sacrifié les impératifs de sécurité sur l’autel de la rentabilité. De façon paradoxale on peut d’ailleurs constater que les japonais se sont préparés à un tel séisme en appliquant des normes sismiques très strictes pour leurs constructions « standard » et ont ainsi évité un bilan humain bien plus terrible. L’homme qui ne peut rien face à l’irruption d’un tremblement de terre ou d’un tsunami, en l’anticipant, a pu en limiter les effets dévastateurs. Si les cataclysmes naturels ne peuvent être évités, leurs conséquences destructrices peuvent être limitées par l’homme si celui-ci le veut.

Fukushima ce sont donc d’abord les hommes et leur inconscience. Ici il faut rappeler que TEPCO, l’exploitant de la centrale de Fukushima, a été pris la main dans le sac ces dernières années pour avoir caché de graves incidents dans ses installations nucléaires, ce qui avait déjà abouti au départ de son équipe dirigeante en 2002 ! Ici il faut rappeler que des scientifiques avaient mis en garde contre les risques sismiques et leurs conséquences pour la sécurité des centrales comme le géologue Katsuhiko Ishibashi et que rien n’avait été fait.

En effet tout cela n’avait pas d’importance car les logiques habituelles de ce que j’ai appelé le captalisme étaient à l’œuvre notamment via la dérégulation à marche forcée de certains marchés ; eh oui TEPCO est un exploitant privé ! Dès lors ce qui lui importe avant tout c’est la satisfaction de son actionnaire et donc la recherche de la rentabilité ; or dans des marchés comme celui de l’électricité avec une base de clients quasi fixe et une consommation peu élastique la variable qui permet d’améliorer le résultat c’est la compression des charges et ici singulièrement les charges liées à la sécurité. On investit moins, on occulte les risques, on cache les accidents, et on prie pour que rien ne se passe. Cette logique est si forte que l’on peut même s’interroger sur la gestion de TEPCO lors des premières heures voire des premiers jours de l’accident nucléaire ; il semble de plus en plus probable que la société ait essayé de minimiser la gravité de l’accident pour essayer de continuer l’exploitation, préserver son image et donc son cours de bourse, ne reconnaissant que tardivement la gravité de la situation (voir le communiqué de presse lénifiant paru le 12 mars à 5h du matin, indiquant qu’aucune fuite n’est détectée dans les différents réacteurs et que globalement la situation est sous contrôle).

De la même manière que les banques avaient émis des produits financiers toxiques conduisant à l’effondrement du système financier en 2008, TEPCO a laissé la possibilité à des produits toxiques, en l’occurrence radioactifs, de venir contaminer l’environnement. Il ne s’agit pas d’une volonté de nuire en tant que telle mais d’une soumission complice aux lois du système. Hélas si la crise financière a provoqué de nombreux drames ils pourraient se révéler d’aimables hors-d’œuvre au regard des risques créés par la situation à Fukushima dans certains scénarios.

La décennie 2000 avait permis l’emballement fou de la machine financière aboutissant à la crise financière, économique et sociale que nous traversons. Le capitalisme dérégulé, indirectement, a aussi permis le désastre nucléaire, à travers une inversion des priorités. Le profit avant la sécurité, l’argent avant les hommes. En ce sens la catastrophe de Fukushima révèle avec une acuité encore plus grande la nécessité de repenser le paradigme économique à l’œuvre ; le 11 mars 2011 marque la limité extrême et mortifère du système.

 

La technologie et la catastrophe

Le second cataclysme mental provoqué par Fukushima est celui de notre rapport au progrès et à la technologie. Ici il faut rappeler que Fukushima intervient dans une société très évoluée, le Japon, maîtrisant des technologies de pointe, avec une main d’œuvre qualifiée, disciplinée et à la force de travail éprouvée. En ce sens Fukushima est beaucoup plus angoissant et traumatisant que Tchernobyl. En effet pour l’accident de la centrale ukrainienne on pouvait toujours se dire, en considérant qu’il s’agissait d’une catastrophe liée au délabrement des infrastructures dans l’ex-URSS, à l’absence de moyens, à la déliquescence d’un système, qu’il y’ avait des « raisons » de penser que cela ne pouvait pas arriver chez nous. Les discours rassurants pouvaient avoir prise ; avec ce qui arrive au Japon rien de tel. Dès lors le sentiment d’impuissance, de perte de contrôle face à la catastrophe que nous donnent les japonais est d’autant plus fort. Il nous « contamine ». Si « eux » connaissent de tels problèmes, et bien « nous » aussi nous pourrons les connaître.

En outre le nucléaire, système et industrie technologique par excellence, royaume des experts et des techniciens, nous montre ici comment il échappe à ses créateurs, ceux qui étaient justement censés être infaillibles, si sûrs d’eux, donneurs de leçons à ceux qui n’y comprennent rien. Ils ont failli. Dès lors nous n’avons pas d’autre choix que d’interroger notre rapport à la technologie, et à la notion de maîtrise. Une haute technologie dans un pays fortement technologique se retourne contre nous ; qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Ici c’est bien notre rapport à la catastrophe en tant qu’horizon qui s‘en trouve chamboulé ; la catastrophe qui était soit rejetée dans le temps (horizon lointain), soit dans l’espace (« ca n’arrive qu’aux autres ») prend une dimension concrète, « ici et maintenant ». Come le dit Jean Pierre Dupuy dans son livre « Pour un catastrophisme éclairé, Seuil, 2002 », nous ne pouvons plus échapper à l’absolue nécessité de faire comme si la catastrophe avait déjà eu lieu. Elle est à nos portes.

Or la catastrophe prend ici la figure la plus terrible qui soit, celle du nucléaire, qui peut réellement et/ou symboliquement détruire l’humanité. Nous sommes confrontés à la catastrophe ultime ce qui va nous obliger bien évidemment à penser les catastrophes secondaires et les technologies ou les industries qui peuvent les provoquer.

Ici on peut penser que les débats sur le rôle des technologies ambivalentes comme les nanotechnologies, les génotechnologies ou la prolifération des produits chimiques dans l’environnement, vont retrouver une vigueur nouvelle. Ce mouvement souterrain de (re)mise en cause des technologies a traversé les opinions publiques au cours des dernières années et s’amplifie. Il peut prendre la figure du principe de précaution* - dont un des pères théoriques est le philosophe Hans Jonas qui l’évoquait déjà à propos du nucléaire, et qui s’est traduit en France par la loi Barnier de 1995 puis son inscription dans la Constitution en 2004 - ou d’un appel à penser la catastrophe. A l’évidence ces sujets vont être désormais encore plus sensibles et ils ouvrent un immense champ de débat politique, alors que la propension habituelle des gouvernants est d’escamoter ou de minimiser les risques. C’est ce que disait Ulrich Beck, le sociologue allemand à propos du nucléaire dans un article prophétique écrit en 2008 : « [l’Etat, la science, l’industrie] exhortent la population à monter à bord d'un avion pour lequel aucune piste d'atterrissage n'a été construite à ce jour ». Or au Japon c’est bien l’alliance d’un Etat passif, d’une industrie cupide et d’une science arrogante qui ont mené à la catastrophe.

A l’évidence, en plus du nucléaire, c’est dans le contexte du débat sur le dérèglement climatique que l’articulation entre technologie/progrès/activité humaine et catastrophe va être d’une acuité extrême. Allons-nous continuer à faire « comme si » rien n’allait arriver ? Ou bien au contraire allons nous faire « comme si » cela allait arriver et prendre toutes les mesures nécessaires ? Et dans ce cas comment allons-nous faire, nous, les pays technologiques, pour aider ceux qui le sont moins ?

 

Les révolutions arabes et le 11 mars

La catastrophe du 11 septembre 2001 – premier évènement planétaire en direct à l’ère des chaînes d’information continue – a structuré les relations internationales des 10 dernières années : mise en œuvre de la guerre contre le terrorisme, élément déclencheur des guerres en Afghanistan et en Irak, matrice des accords et des alliances entre Etats.

La catastrophe de Fukushima – premier évènement planétaire en direct à l’ère de l’Internet omniprésent – va contribuer à l’obligation de repenser ce cadre. Tout d’abord, étrange hasard de l’Histoire, Fukushima intervient au moment même où les révolutions arabes agitent et transforment de nombreux pays. Il s’agit d’une coïncidence mais on a dès lors une série d’évènements critiques se déroulent en même temps. En outre ces deux séries apparaissent comme les premiers artefacts historiques vécus en quasi temps réel par l’ensemble de l’humanité et qui auront des conséquences pour l’ensemble de l’humanité.

D’une part les révolutions arabes en mettant à bas l’ensemble des modèles des relations internationales en vigueur depuis le 11 septembre 2001 vont obliger l’ensemble des pays occidentaux à repenser leur vision du monde, leurs alliances géostratégiques et donc leur rapport aux autres. Ceux qui seraient tentés de perpétuer l’ordre ancien par des manœuvres visant à revenir rapidement à un avant plus « maîtrisé » feraient à la fois une erreur tactique et morale. On ne reviendra pas en arrière. Et il faut au contraire accepter de penser un nouveau désordre, mais un désordre qui est fructueux.

D’autre part la dimension planétaire de la catastrophe de Fukushima – impact sur la chaîne alimentaire, déplacement du nuage radioactif sur l’ensemble du globe, remise en cause des programmes nucléaires dans de nombreux pays – impose aussi de repenser la coopération internationale sur des sujets aussi sensibles, le pouvoir d’inspection et de contrôle des Etats les uns vis-à-vis des autres – voir par exemple l’article de Marie Hélène Labbé sur ce sujet. Peut-on laisser Areva construire un réacteur dans un pays émergent, comme cela était prévu par exemple en Libye suite à un accord signé en 2007, sans savoir quelles sont les normes de sécurité en vigueur ? Peut-on laisser sans réponse la question du sarcophage de Tchernobyl  ? Lorsque la catastrophe des uns est la catastrophe de tous quels instruments de décision doivent être mis en place ?

On a donc un double mouvement ; d’un côté les révolutions arabes nous montrent que c’est aux peuples de prendre leur destin en mains, sans ingérence et sans leçons, tandis que de l’autre Fukusima nous impose de penser et d’agir sur les problèmes globaux de façon collective, par delà les égoïsmes nationaux et les querelles de souveraineté. La période oblige donc aussi à repenser le monde dans le rapport entre les nations, car la mondialisation est aussi la mondialisation des risques.

 

La fin d’un monde local

A l’échelle de notre petit pays d’autres symptômes nous parlent de la fin d’un monde ; les résultats des élections cantonales en sont un indice, ténu, mais qui s’ajoute à de nombreux autres. Ces élections ont été marquées par une abstention record, un rejet fort du gouvernement en place et du parti majoritaire, et une poussée vigoureuse du Front National. Tout cela traduit une désillusion et un peur. Les français ne croient plus que les politiques s’occupent de leurs vrais problèmes, et ils sentent que le monde change sous leurs yeux sans que rien ne soit réellement fait pour mieux le comprendre et l’apprivoiser. Alors ils ont peur. Les politiques plutôt que de reconnaître cette peur rabâchent des vieux discours, de vieilles recettes, de vieux boucs émissaires, car eux aussi ont peur. Ils ont peur d’affronter ce nouveau monde, de perdre leurs privilèges, voire de disparaître. Alors ils s’accrochent, ils manœuvrent, tentant de rester le plus longtemps à la barre du navire qui tangue, car eux, au moins, sont dans la suite du capitaine. Mais sous les coups de boutoir des changements globaux, dont Fukushima est un signe extrême, le statu quo n’est plus tenable, et il leur faudra aussi apprendre à changer.

Quel monde émergera après le 11 mars 2011 ? Quel monde sera le nôtre lorsque notre rapport à l’économie, la technologie et aux autres est bouleversé ? Nul ne le sait, mais en tout cas l’on, peut espérer que Fukushima œuvrera à une prise de conscience plus rapide et concrète des enjeux qui sont ceux de l’ensemble de l’humanité. Ce monde sera-t-il plus juste et plus égalitaire ? Il faut le souhaiter et travailler en ce sens, mais là aussi il nous faut être capable de penser la catastrophe.

 

Chem Assayag

 

Une définition du principe de précaution proposée par Wikipedia qui nous paraît simple et claire : * Lorsqu'une activité humaine ou un développement technologique apparaît être porteur d'un risque probable, non quantifiable, non encore confirmé scientifiquement mais dont la possibilité est identifiée, alors il vaut mieux renoncer à cette activité jusqu'à ce que le risque qu'elle engendre puisse être qualifié et quantifié."


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46 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 4 avril 2011 10:56

    prenez du recul
    il faudra plusieurs décennies pour savoir si cette date aura été symbolique d’un tournant dans l’histoire.
    Cet attentat commis par des religieux contre le centre du commerce international me semble quand à moi significatif.


  • Kalki Kalki 4 avril 2011 10:59

    les chiens vous savez ce qu’on en fait quand ils sont de trop

    on les tue


  • Kalki Kalki 4 avril 2011 11:04

    On vit dans les meilleurs des mondes si si

    Je vous invites a aller en afrique , au japon, en asie

    ou dans les villes américains pour voir la réalité du terrain et de la vie

    http://www.youtube.com/watch?v=4Z9WVZddH9w&feature=player_embedded

    http://www.wopular.com/using-tech-document-haitis-rape-epidemic-0


  • Leo Le Sage 4 avril 2011 20:14

    Par alchimie (xxx.xxx.xxx.202) 4 avril 10:37 «  »Il y aura un avant 11 septembre, et un après 11 septembre« , qu’ils nous ont dit ....
    Franchement j’ai pas bien vu la différence ! »

    Les esprits naïfs ne voient rien...

    Faisant partie de l’élite je voyage, c’est vraiment très différent.
    J’ai même demandé à une hotesse de l’air si il était possible d’aller voir le cockpit...
    « Avant c’était possible et plus maintenant »

    Et là je ne te parle que de l’avion... smiley


  • wesson wesson 4 avril 2011 22:58

    bonsoir Alchimie,

    « Il y aura un avant 11 septembre, et un après 11 septembre », qu’ils nous ont dit ....
    Franchement j’ai pas bien vu la différence !

    Et bien en ce qui me concerne je l’ai bien vu la différence. Ceux qui voyagent régulièrement en avion le savent bien. Avant, à peine on te demandait le passeport arrivé à destination. Maintenant, si ils pouvaient le faire, ils t’enfonceraient une caméra dans le cul tous les 5 mètres dans les aéroports.


  • Defrance Defrance 11 avril 2011 07:38

    Wesson a raison !

     J’ai beaucoup voyagé avant le 11/09 sans jamais être inquiété ni pris, pour un terroriste. par contre depuis cette date, malgré ma couleur de peau cela devient ubuesque ! Il y a deux ans j’ai même vu une femme enlever son soutien-gorge et ses chaussures a Roissy pour éviter de déclencher le portique ! Moi même , j’ai eu droit a un resurfacage de hanche avec implant en titanium et je fait bipper le machin a chaque fois que je passe ! J’ai droit ensuite a un plottage en règle a chaque passage ! Si encore c’était par une charmante demoiselle, cela pourrait être jouissif !


  • Kalki Kalki 4 avril 2011 10:56

    LE XXIe SIECLE N’AURA PAS LIEU

    TOUT SERA ARTIFICIEL

    TOUT SERA DU SPECTACLE

    POUR CELER LE SPECTACLE

    On ne conquère pas l’afrique, l’amérique du sud, l’europe et l’asie

    sans mentir un petit peu a son peuple


    • Thierry LEITZ 4 avril 2011 11:14

      Article utile et intéressant ! Bravo !
      Vous mettez en lumière trois éléments de ce système qui semblent à bout de souffle. La confiance en prend un coup et cela peut et devrait mener à des réflexions salutaires sur le changement de paradigme nécéssaire.
      Cela montre aussi les limites en compétences de l’Homme pour se diriger et gérer cette planète dont il n’est que locataire et n’a pas finalement la légitimité à décider de tout pour le bien de tous.
      C’est pourtant le discours rationaliste technocratique pur sucre qui domine et qui a présidé entre autres au choix nucléaire sans débat ni aval démocratique.
      La réponse « c’est une affaire d’experts » est bien commode d’une part en raison de la complexité relative des sujets et d’autre part du fait des enjeux financiers et politiques énormes -donc des profits privés considérables- qui ont encore besoin de DECISION et pas de DISCUSSION.
      On vend ce mode de gouvernance à coups de Kw/h « bon larché », d’abondance et d’indépendance face au pétrole, et récemment d’énergie décarbonnée.
      Autant d’arguments à double tranchant... Mais on ne montre que l’avers de la médaille.

      Le revers, c’est, au-delà des risques divers et variés, le coût démesuré d’une relance élargie du nucléaire : 
      - Le fiasco EPR nous le rappelle clairement : doublement des délais et devis (on parle de 7 milliards d’euros pour une centrale EPR)
      - le parc prend de l’âge et son remplacement devient un enjeu MASSIF, même en restant dans du connu, le coût sera considérable. 58 réacteurs à remplacer sur 30 ans...
      - le démantèlement représente un coût sans contrepartie qu’il faut intégré au coût global d’une relance massive du nucléaire.
      - un programme financé à l’époque par les fruits d’une croissance fraîche résultant des sacrifices et de l’élan gaulliste d’après 45. (et d’une TVA de 33,33% encore début 1980 !)
      - la situation aujourd’hui est tout autre : besoins sociaux, croissance en berne et dette abyssale dont les seuls intérêts aspirent nos contributions au profit (facile) de rentiers au 2/3 internationaux.
      - je ne parlerai pas d’ITER qui va consommer 15 voire 30 milliards€ de crédits sur 30 ans et l’équivalent en puissance d’un réacteur nucléaire en phase d’expérimentation, sans qu’on sache si « çà va le faire » et qui est de plus construit en zone sismique (!)

      Des solutions peuvent exister, mais pas dans cette poursuite obstinée du « toujours plus ». Diviser par deux les conso électriques dans tous secteurs (éclairage public, privé, entreprises) et avancer dans la validation d’un bouquet d’ENR adapté aux ressources et aux besoins. Isoler, cesser le gaspillage... Une révolution des mentalités, rien que çà.

      Si la catastrophe du 11/3/11 ouvre ces débats au public, elle aura été utile au progrès.


      • Kalki Kalki 4 avril 2011 11:25

        OUAI mec

        et au bout de quelques années vous avez plus de combustible nucléaire

        et puis on recommence la connerie

        l’énergie est là en abandonce mais ca ne plait pas au cons de capitaliste

        la gratuité, vivre ensemble la société

        ca fais pas partie du contrat d’un état totalitaire capitaliste


      • Pyrathome Pire alien 4 avril 2011 12:01

        C’est l’histoire de Mecs...

        C’est l’histoire de Mecs qui habitent sur une planète où il y a 205 centrales nucléaires civiles composées de 442 réacteurs. Un jour un grave accident arrive à l’une d’elle et met en danger des milliers voire peut-être même des millions d’habitants de cette planète. La question qu’ils se posent tous... Est donc... Comment faire pour que cela ne puisse plus jamais se reproduire ?
        Ils se tournent alors vers leur chef attendant une réponse : Le chef répond que malgré ce danger exponentiel, il faut continuer voire même accélérer la fabrication de nouvelles centrales appelées EPR...
        Alors, tout le monde se met à rire en disant que le chef est drôle. Il a raison histoire de dédramatiser, l’humour cela fait du bien... Mais le chef lui ne rit pas. Alors un sage va vers lui et lui demande : Pourquoi tu ne ris pas ?
        Alors le chef lui répond :... Je suis sérieux !
        En racontant cette histoire à ma fille, celle-ci m’a répondu : ils sont dingos sur cette planète !...


        • Kalevala 4 avril 2011 12:37

          L’Oligarchie a fait du cinémas, 2012 ou comment annoncer aux mondes comment nous allons gouverner.


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 4 avril 2011 12:43

            Voilà ce qui arrive quand l’Etat ne fait pas son boulot de CONTROLE : vu qu’une entreprise est INCAPABLE de s’auto contrôler ( tout comme les citoyens du reste : sans gendarmes les autoroutes deveindraient rapidement des champs de courses malgré les tachymètres - par exemple ) il est IMPERATIF que l’Etat organise des contrôles périodiques dans les installations dangereuses, aux frais de l’entreprise exploitante : de cette manière, on aura des installations plus sûres, un audit externe et on pourra fournir du travail hautement qualifié.

            Les entreprises , tout comme les citoyens, ont besoin de GENDARMES pour contrôler leurs activités à risques.


            • gaijin gaijin 4 avril 2011 13:31

              bien sur l’état va contrôler
              première étape : réunir une commission d’experts issus des entreprises a contrôler
              deuxième étape : un week end aux maldives
              troisième étape : faire voter un texte écrit par Areva
              quatrième étape : établir une commission de contrôle qui s’assurera de rassurer l’opinion en gardant le secret sur les débats

              ET qui contrôle les contrôleurs ?


            • Kalevala 4 avril 2011 14:09

              Voilà ce qui arrive quand l’Etat ne fait pas son boulot de CONTRÔLE, vous rigolez vous avez encore rien comprit, le gouvernement actuelle est là pour saborder l’État. Et ils ont réussi.


            • Ray Volté 4 avril 2011 15:34

              Le problème n’est pas l’état, mais le capitalisme. Ce système pernicieux dilue les responsabilités. Tepco, Edf, Areva, etc . . etc . .sont des sociétés aux multiples filiales. 

              Une centrale appartient à X. X sous-traite à Y la maintenance du site.i Y sous-traite a Z le contrôle du fonctionnement. Z en capitaliste bon teint embauche du personnel, il crée un emploi. ( Quand j’entend employer ce mot au lieu de travail, je pense au papier toilette, on l’emploie puis on le noie sous un flot d’eau) Cet emploi est créé sans se préoccuper sérieusement de la qualification du candidat, il suivra une formation !. Une formation n’est pas un métier, ce n’est que la connaissance totale de rien. L’employé souvent payé au minimum, démotivé par des conditions de travail indignes, rebuté par un cheffaillon qui le rabaisse pour se définir supérieur, devient un zombie qui se trompe de bouton lorsqu’un problème sérieux et inconnu se présente. On lui a tellement répété qu’il n’était pas payé pour réfléchir, mais pour exécuter, alors il exécute sans réfléchir et s’est la catastrophe.
              On pourra créer tous les organismes de contrôle, cela ne réduira pas les risques.
              Le seul moyen de les réduire c’est la responsabilisation de chaque individu. Dans uns bonne cordée d’alpinisme, il y a le premier, il est responsable principal, mais le second est attentif à la sécurité de son premier , vigilant il est prêt à réagir en cas de danger. Dans les métiers à risque ce devrait être la loi. 
              Quand un accident arrive on nomme une commission pour établir un rapport, on cherche un responsable, inévitablement le lampiste paiera, mais celui qui est à la base de la catastrophe continuera son activité avec les honneurs. 
              Tant que nous vivrons dans ce système, il n’y aura pas de sécurité.
              Les métiers à risque doivent être pratiqués par des gens compétents, responsables. contraints de rendre des comptes. Je suis convaincu que si le balayeur fait mal son travail, c’est parce que son chef est mauvais. Le rôle du chef c’est d’aider, d’apprendre le geste bon, de réprimer si la mauvaise volonté est évidente. Traiter de con un subalterne ne le fera pas devenir meilleur, au contraire. 
              Malheureusement l’organisation de notre société est basée sur le profit à tout prix, l’exploitation de l’individu moins bien loti au départ. L’immoralité est la loi commune. 
              Si Fukushima pouvait sonner le glas de ce système, cette catastrophe planétaire (personne ne peut mesurer à ce jour les conséquences) aura au moins servi à quelque chose.

            • dom y loulou dom y loulou 10 avril 2011 23:17


              les plus gros capitalisants et capitalistes tels Rockefeller, empereur auto-élu par son copain rotshchild, a déclaré que le meilleur système que l’humanité ait développé est ?

              Mao Tse Tung

              vous voilà avertis

              il ne pourrait être plus clair sur le « où va-t-on » n’est-ce pas ?

              sans aucun doute et nous tous parlons ici absolument dans le vide

              puisque personne ne veut réellement entrer dans une autre base de civilisation

              criminaliser les producteurs d’armes non ? vous ne voyez toujours pas ? les armes c’est bandant ? les bombes au phosphore qui brulent des pettis ça vous fait bander dans le fond ?

              l’addiction à la violence et à la compétition enfantine !! voilà le problème des occidentaux, le gros problème qui les rendra absolument et complètement esclaves des Bilderberg

              dont Blocher, héros et sauveur de l’UDC suisse... !!! sisi un vrais Bilderberger, membre officiel et tout et tout

              on comprend mieux en tous cas pourquoi tous les partis de suisse semblaient lui faire des courbettes à ce pittbull sioniste

              mais...

              bon paléo


            • Alliance Rebelle citoyen du sud 4 avril 2011 13:41

              permettre que le nucléaire , sa possession sa gestion et sa sécurité , puisse être entre les mains du privé , voila la vrai folie de l’homme dans sa chute dans le système ’’tous libéraliser / tous privatiser’’ ... justement décrit comme l’aboutissement le plus parfait de l’évolution de l’homme , laisser le destin de l’homme , sa sécurité , sa survie entre la ’’main invisible’’ comme disent les américains en parlant du libéralisme

              la sécurité et le destin de l’homme , de l’humanité , entre les mains du privé tel que tepco au japon , entreprise dont la seul préoccupation n’est autre que l’enrichissement de ces actionnaires 
              bientôt quand il n’y auras plus rien a privatiser , on privatisera la sécurité tout court , et les forces de police et les armées seront entre les mains du privé 
              le meilleure des mondes ... c’est ça l’empire , l’empire a tête multiple , il as tellement de tête qu’on ne sait plus quel téte trancher : les médias TV inclus , les parti politique , les pseudo ’’démocratie" du monde soi disant les libres , les dictatures des pays du monde ’’non-libre’’ au services du ’’monde libre’’ au détriment de leurs peuples 
              l’empire , sa puissance provient du fait qu’il a tellement de têtes , des têtes se soutenant les unes les autres , qu’il est pratiquement invincible 

              • Emmanuel Aguéra LeManu 4 avril 2011 13:56

                Ouais, en gros les temps changent et notre auteur nous dépeint le 11/09 et Fukushima comme d’essentiels révélateurs. On ne peut décemment pas dire le contraire.
                Mais quoi derrière le 11/09 ? Mais quoi derrière Fukushima ?
                Si le rappel était nécessaire, diantre qu’il est court !

                Car ok le monde change, irrémédiablement même, et pas en bien, et ses coccupants de toutes sortes devront d’adapter.

                Par contre la remise en question des choix qui ont amenés ces évènements, c’est à dire en gros notre passivité face aux choix politiques alors que ces sujets semblent pourtant faire consensus, ça c’est plus difficile. Parler du 11/09 en taisant la situation au Proche-Orient et le nouvel Ordre Américain (post rideau de fer), ou parler du danger nucléaire sans évoquer la surconsommation énergétique et le refus individuel de la plupart d’accepter la décroissance (on est tous pour mais on râle quand l’essence augmente...), c’est navrant et nos petits-enfants ni le comprendront ni nous le pardonneront.

                Je m’adresse donc à tous ceux qui m’ont répondu un jour :
                « tu m’emmerdes, nous on fait pas de politique », quand je les emmerdais car je faisais devinez... de la politique.
                - C’est vous qui « avez fait » cette politique. Merci, continuez comme ça, dormez bien, éructez de temps en temps au besoin, et ceci fait, réfléchissez à vos prochaines vacances.« 

                Vous avez dit »décroissance" ?


                • Alain-Goethe 6 avril 2011 21:16

                  Le manu écrit :

                  «  »Je m’adresse donc à tous ceux qui m’ont répondu un jour :
                  « tu m’emmerdes, nous on fait pas de politique », quand je les emmerdais car je faisais devinez... de la politique.
                  - C’est vous qui « avez fait » cette politique. Merci, continuez comme ça, dormez bien, éructez de temps en temps au besoin, et ceci fait, réfléchissez à vos prochaines vacances.«  »

                  ça me rappelle un livre se SCHNITZLER (Autrichien ) Relations et Solitudes

                  une phrase : «  ceux qui disent je fais pas de politique ; je leur réponds  :  » La politique s’occupe de vous et plus souvent que vous ne le croyez « 

                  NUCLEAIRE :

                  1) TCHERNOBYL  : projet en cours d’un nouveau sarcophage

                  Il manque 650 millions d’Euros  !!

                  2) Dans les 6 1eres années de décennie 80, j’ai travaillé chez UNION CARBIDE
                  a) 1984 Catastrophe de BHOPAL ( Inde) + de 3000 morts

                  b) --->>> réorganisations ..
                  c) On me nomme Coordinateur d’applications nucléaires ..

                  Cela me stressait énorme , d’autant + que des autres applications (+ chimliques et + utiles) mauraient bcp plus intéressé ( car ingénieur chimiste de formation )

                  ça m’arrivait de pleurer ; mon épouse était témoin de cela, mais pas ma jeune petite fille .. heureusement

                  Dieu que la vie est dure

                  proverbe dit :
                   » ce qui ne te tue pas te renforce "

                  FUKU : c’est grave ..

                  sur des sites allemands sérieux, des ingénieurs qui ont travaillé dans ce domaine le confirment .. comme moi .. comme des tas


                  • Emmanuel Aguéra LeManu 4 avril 2011 16:26

                    Très interessant, merci ! On voit bien ce qu’il en est : 4 réacteurs qui fument, et quelques motopompes dérisoires...
                    A quand des drônes souterrains ? c’est sous les réacteur que réside l’inconnu...


                  • goc goc 4 avril 2011 16:54

                    pour voir les effets immédiats de la privatisation du nucléaire japonnais, il suffit de regarder la deco des réacteurs

                    j’aimerais savoir combien cette deco a bien pu couter, et combien de système de sécurité aurait-on pu renforcer pour le même prix

                    seulement voila, une belle deco, ça fait quand même plus chic sur une plaquette de présentation aux actionnaires, qu’un malheureux groupe électrogène flanqué au milieu de la colline et non inondable par un tsunami

                    on peut même se demander si, quand les constructeurs ont décider de faire un mur anti tsunami de x mètres, ils ne se sont pas dit : « ben si le tsunami dépasse cette hauteur, de toute façon on aura bien d’autres problèmes que de protéger la cour intérieure de la centrale, alors ça sert à rien de faire plus haut »


                    • Tuscany 4 avril 2011 17:02

                      Ce n’est pas la fin du monde, mais la nature nous fait comprendre combien nous sommes faibles.
                      By Tuscany


                      • Kalki Kalki 4 avril 2011 17:49

                        AU xxi eme siecle il n’a plus rien de naturel

                        http://www.kurzweilai.net/watson-supercharged-search-engine-or-prototype-robot-overlord

                        Ce n’est pas contre la nature que nous sommes faible

                        c’est contre la technologie

                        YOU HOU

                        La bombe atomique déploie plus d’énergie que des milliards de soldats : c’était il y 65 ans

                        et ca continue d’avancer

                        Ce n’est pas contre la nature que nous sommes faible

                        C’est contre la pensée unique d’une oligarchie devenu toute puissante


                      • kemilein 10 avril 2011 23:22

                        Kalki, tu as subit ton hapax existentiel
                        oui tu sais la vrai nature du monde (sans ironie) peut être l’as tu « appris »

                        l’homme n’a nul besoin d’argent pour « vivre », seulement d’eau, de nourriture, d’habit et d’un toit au dessus de sa tête.
                        oui l’argent pourrais dans chaque phrase être avantageusement remplacé par « charrue a boeuf » ça reviendrait au même.

                        Nietzsche disait : Dieu ou la Nature (Dieu et/est la Nature) c’est exactement la même chose.
                        j’affirme que : l’Argent ou la Charrue a Boeuf c’est très exactement la même chose.

                        L’argent est une invention (donc pas une révélation mystique ou une physique de toute éternité), c’est un outil d’échange, mais un outil, très exactement ce qu’est une charrue.

                        courir après l’argent pour l’argent est aussi absurde que courir après plus de charrue pour plus de charrue... ça n’a aucun sens rationnel.
                        l’argent n’est pas un horizon indépassable.

                        ce qui fait l’amour de l’argent de quelques (nombreux et majoritaire) névrosés psychotiques ce sont les possibilité d’accession qu’il offre...
                        Il faut savoir qu’il y a plus d’argent sur terre qu’il n’y a d’opportunité d’achat réel...
                        il faut savoir par ailleurs qu’il y aura toujours plus de dette que de liquidité pour remboursé la créance.

                        je sais ou tu puises ta vision des choses, mais ici tu es sur Avox... faut pas leur en demander trop, ça reste des « gens » modeste intellectuellement, le changement leur fait peur, y’a qu’a voir le nombre de FHaineux..
                        exposer tes idées ici est une perte de temps et d’énergie qui va te décourager, prêcher des convaincus n’a rien non plus d’utile.


                      • Proudhon Proudhon 4 avril 2011 20:37

                        Article intéressant si ce n’est que la phrase :
                        « Fukushima ce sont donc d’abord les hommes et leur inconscience »
                        J’espère que le terme « les hommes » n’englobe pas pour vous l’humanité en tant que telle.
                        Ce sont surtout une bande de pourritures de dirigeants de la centrale japonaise qui n’ont pas fait leur boulot pour gagner plus de blé. Ils devraient êtres fusillés sur place d’ailleurs...
                        Si ça se trouve la population était contre la construction de cette centrale.
                        Le terme « les hommes », pour ma part passe de moins en moins. C’est comme la colonisation par exemple on dit les hommes, les occidentaux etc...
                        Mon cul oui. Une certaine catégorie de gros richards occidentaux ont colonisés des populations, pas les hommes dans leur ensemble. Parler des hommes fait porter la responsabilité à toute une population. Et ça c’est pas normal...


                        • Zangao Zangao 4 avril 2011 22:03

                          Les hommes ??? ce n’est pas parce qu’un crapaud marche sur ses pattes arrieres qu’il devient un homme !

                          Et, si les hommes sont ce que je vois autour de moi, alors que je devienne un crapaud !

                           

                          Fuck You Shima !


                          • docdory docdory 4 avril 2011 22:10

                            @ Chem Assayag

                            Très intéressant article. On a l’impression que tous les dix ans environ, il y a une série d’ images-choc qui, en quelque sorte, inaugurent une nouvelle période et restent imprimées à jamais dans les mémoires. Ça donne envie de faire un tour dans dans le passé :
                            - 11/3/2011 : l’explosion de la centrale de Fukushima
                            - 11/9/2001 : les attentats musulmans contre le WTC et le Pentagone
                            - 9/9/89 : chute du mur de Berlin
                            - 1/2/1979 : retour de Khomeiny en Iran
                            - 21/7/1969 : premiers pas de l’homme sur la lune
                            - 12 avril 1961 : Youri Gagarine , premier homme dans l’espace.
                            - 1er octobre 1949 : Création de la République populaire de Chine par Mao Tsé Toung
                            etc ...
                            L’explosion de la centrale de Fukushima sera t-elle considérée par les historiens du futur comme le point de départ de l’immense et inéluctable crise majeure écologique, énergétique, alimentaire et démographique prévue par le célèbre rapport Meadows du « club de Rome » en 1972 ?


                            • Abou Antoun Abou Antoun 4 avril 2011 22:53

                              Des solutions peuvent exister, mais pas dans cette poursuite obstinée du « toujours plus ». Diviser par deux les conso électriques dans tous secteurs (éclairage public, privé, entreprises)
                              On ne pourrait pas penser un peu aussi à agir sur la démographie, non ?
                              Quand la baignoire déborde on ferme d’abord le robinet.


                              • Abou Antoun Abou Antoun 4 avril 2011 23:17

                                L’explosion de la centrale de Fukushima sera t-elle considérée par les historiens du futur comme le point de départ de l’immense et inéluctable crise majeure écologique, énergétique, alimentaire et démographique prévue par le célèbre rapport Meadows du « club de Rome » en 1972 ?
                                Certainement, et le seul paramètre sur lequel l’humanité peut influer c’est la natalité par la promotion de politiques anti-natalistes ou par l’abandon des politiques natalistes, dans le monde industrialisé d’abord puis dans le ’tiers’ monde par la suite, soit en prêchant par l’exemple soit en conditionnant l’aide au contrôle de la natalité.
                                Mais les dirigeants du monde occidental (France en tête) restent aveugles. Ils n’ont aucune conscience du problème, se réjouissant d’une natalité soutenue, encourageant cette natalité et souhaitant résoudre tous les problèmes par la fameuse croissance.
                                Nous allons donc vers une réduction ’forcée’ de la population, à base de pollution extrême, d’accidents technologiques et de famines. Tous les hommes voudront vivre et ils se battront pour les dernières ressources. Il est donc logique de voir les guerres venir encore noircir le tableau.
                                C’est crétin ! Notre maîtrise technologique aurait permis de faire vivre décemment, voir confortablement une population raisonnable (que l’on peut estimer par le calcul). Au lieu de cela nous allons vers un suicide collectif après avoir fait (déjà) disparaître un grand nombre d’espèces végétales et animales.
                                La vie est forte, elle reprendra le dessus. La vie a globalement déjà survécu à des extinctions massives et cela se reproduira encore. L’humanité et son règne n’aura été, dans l’histoire de la planète qu’une parenthèse. Les chercheurs d’une civilisation future non humaine, s’interrogeront peut-être sur les raisons de notre disparition, comme nous nous questionnons aujourd’hui sur celle des grands sauriens.


                              • Antar Ibn Chaddad 4 avril 2011 23:18

                                blague à part......

                                Dieu et les voyageurs... 
                                _Deux voyageurs de l’espace posèrent leur vaisseau sur un monde très éloignés de notre système solaire pour y faire des réparations et s’approvisionner, ils rencontrèrent là un clochard en guenille et lui demandèrent ;

                                Qui est tu ? comment se fait-il que tu sois dans cet état lamentable ?

                                 Il leur répondit ; Je suis celui que vous appeliez  Dieu quand l’humanité croyait en moi, et il raconta son histoire aux voyageurs :

                                J’étais heureux jusqu’au jour ou de concepteur j’ai voulu être « Le Créateur », alors les humains les plus démunis et les plus malheureux se raccrochèrent tellement à moi et les infirmes s s’appuyèrent si fort sur moi que je me suis retrouvé désemparé et impuissant car d’un autre coté les puissants de votre monde me reniaient et  m’écrasaient.

                                Puis n’en pouvant plus j’ai fui sans donner ma démission en m’embarquant  clandestinement sur un vaisseau d’exploration spatiale,  il me fallait réfléchir à tout ça mais l’équipage de l’astronef  m’ayant découvert, ils m’ont largués ici car ils n’avaient pas besoin des services d’un sois disant Dieu dépassé par les évènements causés  et subit par l’humanité…et la fin de quoi ou de qui ...


                                • b2ori b2ori 5 avril 2011 03:05

                                  Tres bonnes article !

                                  11/09/2001 vs 11/03/2011 bon ba oui je vous l’avoue je doute que sa soit une coïncidence.
                                  Pour moi c est belle est bien la signature de l’élite mondial « illuminatie » qui a provoquer cette évènement.

                                  Oui je peux me tromper et j’espère me tromper alors...
                                  Car si je ne me trompe pas je pense que fukushima Daichi est loin loin d être résolue et que le pire est à venir... ( oublier pas l autre centrale fukushima daini qui présente aussi des problèmes)...

                                  Si cette évènement est belle est bien naturel et une pure coïncidence alors il est aussi dangereux car dans les deux cas la situation est grave, et malheureusement nous ne pouvons rien faire juste espérer que quand le mox du réacteur 3 aura percer l enceinte de protection de 8 mètres ne réagisse pas avec l’eau qu il rencontrera dans les profondeurs pour exploser... La sa serait très grave... Si les 4 réacteurs réagissent comme cela sa serait de niveau planétaire et plus Japonais !

                                  Je pense que notre monde va et doit changer !
                                  Malheureusement nous aurons bcp de souffrances pour récupérer un nouveau monde sein et mieux gouverner...


                                  • Gérard Luçon Gerard Lucon 5 avril 2011 05:01

                                    vous ecrivez :
                                    « La catastrophe du 11 septembre 2001 – premier évènement planétaire en direct à l’ère des chaînes d’information continue »

                                    vous n’aviez probablement pas la television quand une coalition internationale a attaque l’Irak presentee comme la 4eme armee du monde, et simplement pour (parait-il) proteger le pauvre petit Emirat democratique du Koweit ...

                                    le nouvel ordre mondial commencait


                                    • Fifgareoult Fifgareoult 5 avril 2011 08:00

                                      La « scansion », oui, mais aussi la « sanction ».


                                      • Gilbert Gilbert 5 avril 2011 10:03

                                        Si je peux me permettre une rectification :

                                        Vous écrivez :
                                        (voir le communiqué de presse lénifiant paru le 12 mars à 5h du matin, indiquant qu’aucune fuite n’est détectée dans les différents réacteurs et que globalement la situation est sous contrôle).

                                        Ce communiqué de presse concerne la centrale de Fukushima Daini, à ne pas confondre avec la centrale de Fukushima Daiichi.
                                        Voici le lien vers le communiqué de La centrale Daiichi, où les incidents sont mentionnés :

                                        http://www.tepco.co.jp/en/press/corp-com/release/11031203-e.html


                                        • ratapignata pascbert 5 avril 2011 11:25

                                          @abou antoun et @à tous

                                          « Certainement, et le seul paramètre sur lequel l’humanité peut influer c’est la natalité par la promotion de politiques anti-natalistes ou par l’abandon des politiques natalistes, dans le monde industrialisé d’abord puis dans le ’tiers’ monde par la suite, soit en prêchant par l’exemple soit en conditionnant l’aide au contrôle de la natalité
                                          . »

                                          là, il faudrait déjà définir ce qui est acceptable en terme de taux de croissance nataliste , ce qui est raisonnable en terme de stabilité de cette population (occupation du sol ,ressources agraires ,énergétiques ,et économiques ,) , le petit manuel des« vert de la décroissance » tablent soit-disant sur une population se stabilisant autour de 3,6 Mlds et nous en sommes à plus de 6,voire 7
                                          http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/nucleaire-ou-charbon-il-faut-91471?debut_forums=100#pagination_forums

                                          faire penser aux population que la fuite en avant pourra toujours leur permettre de payer les retraites procède de la mème démarche que faire penser à la population que son avenir ne peut résider que dans l’énergie nucléaire !




                                          • Ecométa Ecométa 5 avril 2011 11:31

                                            Est-il normal qu’une société développe exactement les mêmes travers que les individus qui la composent ? Si la réponse est oui... c’est qu’elle est un peu simpliste cette réponse et que notre raisonnement s’avère simplificateur au simplisme, car, à quoi sert alors le concept de société ?

                                            La société se définit comme un ensemble d’êtres humains dans lequel l’individu vit de manière organisée et qui se caractérise par des institutions, des lois, des règles collectives : tout simplement sociétales ! Au plan d’une certaine intégrité intellectuelle, de l’entendement, la société c’est la « civilisation humaine qui est en marche » : ne sommes-nous pas censés, en toute logique, être plus intelligents lorsque nous sommes en société ?

                                            L’individu, élément composant de la société, répond à des comportements, voire à des règles qui lui sont propres, particulières : « individuelles » ; quant à la société, phénomène émergent de la collectivité des individus, comme élément composé, elle doit avoir pareillement des règles en propre, tout aussi particulières : « sociétales » ! Des règles sociétales, qui, bien que différentes de celles individuelles, ne doivent en aucune façon être en contradiction ! Au plan de l’entendement, d’une bonne intelligence, en lieu et place de la crétinerie individualiste actuelle, il conviendrait que l’individu ne nie pas la société la société, de même, que la société ne nie pas l’individu !

                                            Le problème de la société c’est lorsque quelques individus, voire un seul, d’une façon ou d’une autre, plus ou moins autoritaire, même insidieusement politico-démocratique, pseudo-démocratique, voire très autoritaire, dictatoriale et fascisante, lui mettent la main dessus : qu’en fait la démocratie, avec ses défauts et ses qualités propres, n’a plus droit au chapitre ! Ou lorsqu’une culture, telle celle de l’individualisme méthodologique, d’une société individualiste comme nous déqualifions si parfaitement nos modernes sociétés, pourtant véritable antinomie, règne en maître absolu !

                                            Epiphénoménologique dans ses approches et paroxysmique dans ses applications, spécieux et fallacieux au plan du savoir, hypocrite, cupide et totalement irresponsable dans ses comportements ; ce monde moderne au modernisme... paroxysme de modernité et plus simple modernité : est « savamment » et « délibérément » malade !

                                            Ne cherchez plus Docteur : c’est la tête ! Ce monde est tout simplement malade de sa raison, de sa logique, de son savoir et de sa culture : malade de sa logique dichotomique, de sa raison rationaliste, de son savoir exclusivement rationalo économico technoscientiste et de sa culture individualiste !

                                            Visiblement une autre logique, une autre raison, un autre savoir et une autre culture : tout ceci s’impose ! Surtout que ceci soit un peu plus ouvert sur l’entendement entre les choses et non leur opposition dichotomique... sans nul doute vieille résurgence de l’antédiluvienne lutte entre le bien le mal... voire du plus récent manichéisme !

                                            Moderne civilisation... on se croirait revenu au temps des sophistes et des cyniques que combattaient déjà Socrate, Platon et Aristote : plutôt fondamentalement archaïque cette civilisation ! 


                                            • ratapignata pascbert 5 avril 2011 11:41

                                              Il semblerait au demeurant et au vu des différents « intermèdes rafraichissants »auxquels nous avons eu droit ces dix dernières années , que nous soyions arrivés au terme de ce qu’il est raisonnable d’imaginer en terme de population dudit espace !

                                              peut-étre que les pollutions de tous poils ainsi que les différentes politiques économiques,industrielles et environnementales auront raison d’une bonne partie de la population par l’entremise de la ou les guerres , qui inévitablement pourraient se profiler à l’horizon si nous ne statuons pas très précisément sur ce que doit étre la planète et son évolution en terme de population et donc d’exploitation des ressource !


                                              • Abou Antoun Abou Antoun 5 avril 2011 13:17

                                                Les calculs ne sont pas difficiles à faire.
                                                Nous connaissons les surfaces cultivables, nous connaissons les rendements soutenables (hors utilisation massive des hydrocarbures).
                                                Nous connaissons les capacités de production d’eau.
                                                Nous connaissons les réserves en hydrocarbures, en minerais.
                                                etc .., etc ...
                                                On peut faire des calculs avec une marge d’erreur mais de toutes façons tous les spécialistes s’accordent à dire que le nombre idéal est situé en dessous des 3 milliards.
                                                Nous sommes donc déjà plus de deux fois trop nombreux.
                                                Gouvernements idiots, continuez à distribuer des allocs, continuez d’ordonner à vos journalistes stupides de chanter ’cocorico’ quand notre contribution au désastre est plus forte que celle du voisin.
                                                Gouvernants tarés et criminels, l’histoire ne vous jugera peut-être pas parce qu’il risque de ne pas y avoir d’après.


                                              • Abou Antoun Abou Antoun 5 avril 2011 13:00

                                                Cybernétique et société, Norbert Wiener ou les déboires d’une pensée subversive :
                                                http://www.revue-terminal.org/www/articles/61/identitespouvoirslacroix.html

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