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Accueil du site > Actualités > Société > La France : grand corps malade

La France : grand corps malade

Notre administration est trop chère, nos travailleurs trop fainéants, nos pauvres tous des assistés, nos syndicalistes tous des idiots, nos immigrés (qui au passage ne le sont pas) sont tous des dealers... c’est la cause de tous nos problèmes, de notre déficit extérieur, de notre manque de compétitivité. Nos médecins sociaux (patrons, partis politiques, intellectuels, journalistes) sont penchés au chevet de la France. La crème de la crème, dans ses grandes blouses blanches avec ses stéthoscopes. Ils voient un corps malade, ils injectent antibiotiques, cortisones, Prozac. Et cela continue à dégénérer.

Et si... les diagnostics étaient faux et que les symptômes étaient pris pour la cause ?

Qui sont nos médecins ?

Que nous apprennent la Sociologie de la bourgeoisie et les statistiques de l’Insee ?

  • que nous sommes revenus au niveau de ségrégation sociale de 1950 sur le plan de l’éducation ;
  • que l’homogamie (mariage entre personne de même statut) est forte en France et crève le plafond si on regarde les diplômes ;
  • que le patrimoine d’une personne (notamment les entreprises) est lié à celui de ses parents.

Donc, avant tout, on constate la réalité d’une élite sociale qui se transmet héréditairement dans une République qui s’affiche comme égalitaire. Vu que cette élite homogène existe et qu’elle s’autoproclame nos médecins, on peut se poser la question de son impact sur la société.

Revenu du capital, revenu du travail et rente de travail

Quel est le point commun entre un retraité, un fonctionnaire, un RMiste, un chômeur, un fonctionnaire ? De part les systèmes de répartition, de solidarité, les revenus directs et les indexations toutes ces personnes touchent des revenus du capital. Or, alors que les salaires sont au pire gelés ou augmentent moins que l’indice des prix, on constate de l’autre côté que les entreprises ont dû garantir à leurs actionnaires des croissances de revenus de 5 % depuis dix ans. Sans faire de maths compliquées, on sait qu’une progression de 5 % pendant dix ans c’est bien plus que 50 %, mais pendant ce temps on sait que les salaires n’ont pas crû. On sait aussi que, dans les échelles des revenus (traders, patrons, cadres supérieurs, investissements), les revenus ont bien augmenté vers des cimes impressionnantes. Au point que j’ai pu lire dans les échos des éditoriaux sur l’excès d’inégalité dans les revenus ! Mieux que rentier certains tirent un salaire si étonnant (pensez aux sportifs qui au titre de leur brève carrière peuvent toucher un siècle de Smic par transfert) que l’on peut parler de rente du travail. Vous allez me dire que s’en tirer mieux que les autres n’est pas une preuve d’incompétence. Et je suis d’accord. C’est juste une pièce du puzzle que je tente de montrer sous vos yeux. Je tente de montrer qu’il y a deux France, celle des médecins et celle des autres, qui n’ont pas les mêmes destins. Une dont les revenus ont stagné pendant dix ans et qui est malade, et une autre dont les revenus ont bien augmenté pendant dix ans, et qui se justifie au titre du bien supérieur de la société. Et pourtant... dans notre corps, que se passe-t-il si une partie de nos cellules décident qu’elles ne sont plus du corps, et qu’en même temps elles se mettent à accaparer plus de ressources que les autres ? Tant que le niveau est faible, ce n’est pas grave, dépassé un certain niveau, il y a peut-être du soucis à se faire. Nos globules blancs (des cellules particulièrement violentes) se mettent à être générées et se mettent en devoir d’annihiler la tumeur, parfois le cancer gagne, parfois pas, mais le corps devient malade.

Est-il mal que les médecins soient payés plus que d’autres ?

Mal, je ne sais pas, est-ce que cela peut être utile ? Pour cela, il faut que le gain escompté surpasse le coût supposé. Un trader qui fait gagner un milliard par an peut toucher 1 pour 10 000 de ce qu’il fait gagner cela ne paraît pas choquant à un patron, un homme politique... Mais qui et comment mesure-t-on les gains ? Pour cela, nous dit-on il faut être un expert, quelqu’un qui a des diplômes et qui comprend le langage des experts. Oui, mais revenons à l’anthropologie. Un corps social endogame est en fait une tribu, qui comme les autres va se créer son langage compris d’elle seule. Le langage des grandes écoles en ceci est strictement identique à l’argot des cités : un langage de reconnaissance qui est plus porteur de l’affirmation de l’endroit d’où l’on vient que du message. Le vrai message que donne un discours compliqué sur la nécessité de la juste rémunération des patrons/traders/cadres supérieurs sur la prise de risque et la précarité de leur position est avant tout un discours de classe. Le discours de la complexité est le discours du masque, donc normalement je devrais déclarer forfait car je ne suis pas un médecin. Mais peut-on, sans avoir accès à des statistiques, aux chiffres réels des entreprises et du ministère de l’Industrie, deviner si les gains et le pouvoir accordés à nos médecins sont en proportion avec l’apport de richesse qu’ils contribuent à produire ? Du fait même de l’endogamie entre classes supérieures, une mesure objective des classes supérieures nous est interdite puisque ce sont des personnes de ces mêmes classes qui nous donnent les résultats. Pour vous en convaincre, regardez le nombre d’employés qui vont se présenter en tant que maire dans les villes de plus de 30 habitants, comparés aux nombres de professions libérales ou cadres supérieurs. Le milieu politique censé faire contrepoids au monde économique recrute dans les mêmes milieux. Le milieu médiatique, artistique aussi. Comment peut-on faire ?

Merci l’Europe, merci la biologie

D’abord remercions nos parents de nous avoir légué un cerveau. Ensuite, grâce à l’Europe, nous savons ce que nos voisins ont sur le plan syndical, de la santé, des impôts, des déficits budgétaires, de la monnaie des situations proches. Nos voisins sont différents certes, mais ils ne sont pas substantiellement différents. Or, nous sommes le seul pays d’Europe où le déficit commercial est aussi prononcé !

Raisonnement par élimination, les joies du diagnostic différentiel

Que nous dit le déficit commercial :

  1. que nous achetons beaucoup  ;
  2. que nous vendons moins.

La faute des travailleurs ?

Or, il se trouve que :

  1. les 35 heures ont rimé avec l’abandon de la mesure du temps de travail pour au moins 20 % des salariés (les cadres) qui sont la première main-d’œuvre des activités à forte valeur ajoutée du XXIe siècle ;
  2. les 35 heures ont obligé les entreprises à faire des gains de productivité énorme ;
  3. l’accès à une éducation pour tous (peu importe que l’on prétende que sa qualité baisse) implique une augmentation de productivité ;
  4. les salariés ont consenti des stagnations de salaire alors que le CAC 40 pendant le même temps s’envolait ;
  5. nous sommes un des pays en Europe en pointe dans les technologies de l’information et de la communication d’où l’on sait tirer des gains de productivité.

Si le vulgus pecum a amélioré sa contribution à la création de richesse, comment se fait-il qu’alors que nos voisins n’ont pas eu les mêmes atouts, nous nous en sortions moins bien ? Problème de patronat ou problème politique ? Peu importe que ce soit le politique ou le patronat, car comme disait Spider-Man (Spider-Man 1 par Sam Raymi) : avec de grands pouvoirs viennent de grandes responsabilités. Notamment celle de faire face.

L’euro fort, le cadre économique

On prétend que l’euro fort est le problème. Imaginons que je sois Brésilien, je suis un modeste ouvrier qui a une capacité d’emprunt de 30 000 € (j’ai épargné 1 000 € pendant dix ans ce qui me permet de faire un emprunt), et que le réal soit indexé sur le dollar. Que paraîtrait-il logique de faire ? Je pourrais acheter une maison au Brésil pour 200 000 $, et je pourrais dans le pire des cas pouvoir profiter de la maison, et aussi spéculer immobilièrement et monétairement dessus. Moi, petit ouvrier, je pourrais investir. Imaginons que mon frère resté au pays veuille monter une entreprise de fabrication de robinet : alors je vais peut-être devenir associé avec lui, lui avancer les fonds. Peut-être même que cela permettra à mon voisin en France spécialiste des joints de trouver un nouveau débouché. L’euro fort est pour le vulgus pecum qui a des attaches à l’étranger une opportunité fantastique pour investir dans la création de richesse et l’acquisition de patrimoine. Comment peut-on me faire croire que l’euro fort est une chose uniquement horrible ? L’euro fort est aussi une opportunité unique pour les entreprises. Opportunité dont apparemment les patrons ne semblent pas conscients. Le patron prétend être payé plus du fait qu’il doit faire face à un changement, le politicien prétend de même. Mais, le changement est très rarement négatif. Comment se fait-il que la France soit le seul pays ou tout changement extérieur ne pose que des problèmes ?

Les contraintes internationales, la faute de la réglementation ?

Prenons le changement climatique. On ne sait pas ce qu’il va arriver, on sait juste que des populations entières (animales, végétales et humaines) sont d’ores et déjà condamnées. Je peux pourtant tout à fait cyniquement déclarer que c’est une opportunité sociale et économique. Il suffit d’évaluer les différents aspects ; par exemple la France et l’Europe sont un des marchés les plus normalisés du monde, imposer des normes de production qui obligent à respecter l’environnement des consommateurs et des producteurs est une mesure de protectionnisme qui serait des plus efficaces, reboostant le marché intérieur face aux importations, tout en sauvant la planète. Y aurait-il en France un virus ou une déficience génétique qui frapperait silencieusement nos populations dirigeantes et dont le symptôme est la perte d’imagination ?

Conclusion

Si ce n’est pas :

  • les travailleurs qui sont performants ;
  • l’environnement économique qui est le même que nos voisins ;
  • les infrastructures (on a les mêmes que nos voisins) ;
  • le climat (il est déréglé pour tout le monde) ;
  • l’énergie (puisque nos centrales nucléaires produisent un kW*h bon marché.

Tout étant égal par ailleurs, sauf notre élite qui se reproduit de manière héréditaire, ne peut-on soupçonner que ce soit justement là où se situe le problème français ?

Quelle pathologie pourrions-nous avoir ?

Nous percevons que notre société est malade, les réponses apportées sont celles des médecins de Molière : prétentieuses, insultantes et inefficaces. Même si je me trompe, je pense qu’il est temps que nous essayions de ne plus nous fier aux diagnostics de nos médecins auto-déclarés. Et qu’il est temps que les lecteurs de tout bord se réapproprient le droit d’essayer de comprendre ce qui ne va pas, quitte à se poser la question de savoir si nos médecins grassement payés ne sont pas la cause de notre maladie et s’ils méritent le crédit et les revenus que nous leur donnons.


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38 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 8 février 2008 12:43

    En tant qu’indépendant vous connaissez les contraintes de l’administration à votre développement

    Ce corp est devenu trop gras et ne peut plus bouger,il lui faut une cure d’amaigrissement rapide et cela passe par la suppression du statut de fonctionnaire par un contrat de travail en CDI comme tous le monde ou presque.

    Il n’est pas normal de voir autant de bureaucratie ,autant d’étatisme dans le système ,venir faire uniquement entre 9h00 et 16h00 (heure de bureau) des controles pour emmerder les entreprises ou les créateurs de richesse.

    D’autant plus,que bien souvent,les fonctionnaires sont d’extreme gauche ou communistes et qu’ils n’aiment pas l’économie de marché


    • ze_katt 8 février 2008 13:22

      Avant de se debarraser des fonctionnaires, on pourrait commencer par degraisser tous ces nantis qui gagnent un an de smic par jour.

      http://www.info-impartiale.net/spip.php?article523


    • roOl roOl 8 février 2008 14:36

      7% de la population mondiale detient 80% des richesses.

       

      Il y’a bien asser d’argent, de logement et de nourriture pour tout le monde.

      L’ami Bill Gates va bientot le prouver, enfin je l’espere de tout coeur.


    • roOl roOl 8 février 2008 14:37

      "D’autant plus,que bien souvent,les fonctionnaires sont d’extreme gauche ou communistes et qu’ils n’aiment pas l’économie de marché"

      Source ?


    • Pehachem 8 février 2008 23:18

      > ... et ca plombre pas mal les entreprises françaises par rapport a leurs voisines.

      Ca ne les "plombe" pas tant que ça tout de même. Les entreprises françaises battent leurs records de résultat net chaque année...

      La vérité, c’est que les actionnaires ne sont pas volontiers partageurs...


    • jrr 8 février 2008 23:48

      ... comme les journaleux charognards....


    • jrr 8 février 2008 23:52

      ... sur terre, il n’y a pas de richesse sans pauvreté. Et si l’on tue la richesse, comme en France, ou dans les systèmes socialo-marxistes, la pauvreté est encore plus pauvre... quand vous aurez compris ça, la France sera adulte, et se remettra au travail. Pour s’enrichir, au lieu de demander bêtement des sous à Pompidou ou des euros à Sarko. Poil dans la main.


    • jrr 8 février 2008 23:59

      Julo, t’es un débile mental moyen. T’aimerais bien refaire la révolution française et guillotiner les "riches". Pour continuer ta petite vie de branleur.

      Eh ben mon Julo c’est râpé. On va te remettre au travail mon Julo ! Et si t’es pas d’accors tu peux crever mon Julo. Mon petit maquereau franchouillard qui a inventé l’eau chaude. .


    • logic 9 février 2008 10:45

      Travailleur indépendant également j’ai bossé le nez dans le guidon pendant 30ans m’exécutant à tout ce que me réclamait l’Etat qui lui en revanche ne me donnait rien si ce n’est des bâtons dans les roues et même parfois des coups de bâtons comme si j’étais un parasite profiteur du système alors qu’en y regardant de plus prés c’était bien lui qui vivait à mon crochet

       Tout ceci je m’en suis apperçu il y a 10ans lorsque j’ai eu un grave problème qui m’a rendu handicapé à 80% (today 90%) L’attitude des différents services publics à qui j’ai eu à faire (et à qui j’ai à faire encore aujourd’hui ) a été trés révélatrice sur l’estime qu’ils ont de nous. Pour ce qui des services fiscaux (puisqu’il m’a fallu arrêter mon entrprise) dont l’attitude était digne de la gestapo ça ne me surprenait pas les "fréquentants" depuis 30ans Mais là où cela est devenue plus odieux c’est que j’ai retrouvé cette morve et cette haine dans tous les autres services à croire qu’is avaient été formatés dans le même moule : Qu’ils soient Directeurs de Caisses de CAF de DDASS de Cotorep de la DDES de la Présidente du TASS ..... tellement écoeuré et honteux de mon pays je me suis rendu au TGI pour me radier de ma nationalité

       En effet me rejetant tous comme un chien pendant 4 ans personne ne s’est jamais posé la question pourquoi je ne percevais que 2400Frs par mois avec 3enfants à charge (2 étudiants et un collégien) et mon épouse qui ne travaillait pas, cela même aux plus hautes instances de l’Etat (dont une certaine Mme Royal était ministre de la famille et des handicapés à l’époque)

       C’est bien là que j’ai réalisé qu’il n’y avait plus un seul service public qui ne soit pas en dysfonctonnement En effet un fonctionnaire ça ne fait pas d’erreur et lorsqu’il en fait il est couvert par sa hiérarchie Tout cela ressemble à un sacré paniers de crabes Ce qui fait que l’affaire d’Outreau ne m’a pas étonnée même les députés n’ont rien trouvé d’anormal !!!

       Conclusion : l’admnistration française est devenue un usine à gaz qui est incapable d’appliquer les Lois existantes et on lui en crée chaque jour des nouvelles . L’Etat ne peut tourner sans fonctionnaires mais de grâce qu’il mette en place des personnes intelligentes Car elles peuvent êtres instruites mais si leur cerveau est mal construit ou si elles sont convaincues de faire parie de la race supérieure infaillible ça ne sert à rien si ce n’est à créer des injustices allant contre les droits de l’Homme et du Citoyen Le plus grave c’est qu’ils sont persuadés que ce sont eux qui créent la richesse de notre pays (comme les banquiers) et ne s’apperçoivent qu’en déconsidérant les Citoyens honnêtes qui se responsabilisent ils vident les caisses et sont persuadés que c’est à cause de nous que notre pays s’enlise

       


    • julo 10 février 2008 15:00

      Qui décide du fonctionnement de l’administration ?

      Le guichetier de la CAF, où l’énarque ?

      Il n’y a nul besoin d’être un énarque pour savoir que plus on fait un système compliqué plus il y a de pertes dans le système de reversement, de prélèvement, de bugs (niche fiscale/trappe à chômage, inégalités), de lourdeur.

      Quitte à blâmer la lourdeur de l’administration, autant blâmer nos parlementaires, et nos enarques.

       


    • roOl roOl 12 février 2008 16:54

      Je fais peut etre partie des 7%, mais je suis pour qu’on nous retire un peu de nos privileges pour les redistribués, sans problemes...


    • logic 13 février 2008 00:22

      Julo

       J’ai parlé des Directeurs de CAF et non des guichetiers j’ai parlé de conseiller ministériel Les énarques je connais trés bien et je puis vous certifier qu’ils font n’importent quoi lorsqu’ils ont des responsabilités pas mieux que certains juges qui te tirent de devant lorsque tu poses des questions concernant leur juridiction car ils savent que s’ils te répondent juste certains fonctionnaires seraient condamnés Et ça aux plus hautes instances (cassation ou conseil d’Etat !

       Quand est-ce que les Français comprendront dans quel degré de turpitude patauge notre pays à cause des dysfonctionnements del’administration ! Si cela vous interesse je puis vous exposer un flagrant délit pour chacun d’eux : DDASS DRASS CAF CPAM TASS Office d’HLM Cotorep TCI TNCI TA Services fiscaux Cour d’Appel je puis vous parler du ministère de la SS .du ministère des handicapés ...

       Rassurez vous tous ces hauts fonctionnaires sont également défendus par une malorité de sous fifres guichetiers compris .. dont une de la CAF entre autre qui un jour m’a jeté à la figure que si j’avais cotisé aux URSSAF c’est que j’avais exploité les ouvriers ! Qu’on lui apprenne que l’on cotise aux URSSAF même si l’on n’a pas d’employés Ce n’est pas parce qu’elle a le sentiment de se faire exploiter par ses employeurs qu’elle s’imagine que tous sont pareils ! Mais il est vrai que pour faire ce genre de boulot on ne prend pas les plus perpicaces pour que ceux d’en haut puissent faire leur salade Je pèse mes mots et je sais de quoi je cause 


    • julo 13 février 2008 09:32

      Effectivement ^_^

      Je suis indépendant aussi, et c’est la croix et la bannière. Bizarrement, ici, les gens du service impôt, les gens de la CRAM font de leur mieux pour aider les indés dans notre système ubuesque. C’est pour ça que j’ai tendance à vouloir les défendre même en lisant de travers ;)

       


    • logic 15 février 2008 21:16

      Julo

      je ne fais pas de systématisme mais pour le moment je suis tjrs tombé sur des fonctionnaires ou assimilés plutôt préts à t’enfoncer qu’à t’aider De toute manière sachez que si un jour vous êtes victime de la connerie de certains il vous sera impossible de faire valoir vos droits

       l’attitude de l’Etat envers les indépendants je la connais epuis 1958 ! et elle a souvent varié car quoiqu’il en soit je n’ai jamais vu bcp d’indépendants Maire adjoint Conseiller général député président de conseil d’adminidtration d’hopitaux de maison de retraite ... ils doivent etre trop cons pour remplir ce genre de mission et pourtant ce sont bien eux qui font bouillir la marmitte

       Tout ce que je puis vous souhaiter c’est que vous n’ayez pas un problème majeur car là ils vont tous se débiner notamment lorsque vous n’êtes plus apte à les alimenter Bon courage mais n’oubliez pas qu’un homme averti en vaut deux De tout coeur avec vous dans la réussite de vos objectifs


    • Le péripate Le péripate 8 février 2008 15:49

      Société malade ? On trouve des plaintes dans tous les textes de toutes les époques, de tous les lieux. Il faudrait alors admettre que cette maladie fait partie même du fait social. Je ne vois pas en quoi une vision aussi générale puisse avoir une quelconque valeur heuristique.


      • julo 12 février 2008 17:39

        J’ai peut être pas été clair, ou tu n’as peut être pas tout lu :

        La thèse principale est serions nous malades de nos médecins ? La corollaire est : nos médecins auto-décrétés ne seraient-ils pas des charlatans ?


      • Gilles Gilles 8 février 2008 16:21

        "Et si... les diagnostics étaient faux et que les symptômes étaient pris pour la cause ?"

        Va dire ça sarkozy. il a exactement dit l’inverse en direct au jité....mais on s’y attendait , n’est ce pas ?

        Sinon,

        "sauf notre élite qui se reproduit de manière héréditaire, ne peut-on soupçonner que ce soit justement là où se situe le problème français  ?"

        Puisque vous nous comparez à nos voisins, qu’en est-il chez eux ? La mobilité sociale est-elle plus importante ?

        Je cite quelques chiffres avec leur lien (articles trés intéressants allant d’ailleurs dans votre sens). Il y a hélas quelques contradictions et aucun chiffre pour d’autres pays, mais notons que la France a une faible mobilité sociale par rapport au pays du Nord, mais plus forte qu’aux USA (le pire des pays semble t-il)

        On y apprend entre autre que les plus riches, reste riches tout au long des générations et que les pays les plus "sociaux", avec le plus d’impôts, sortent plus de pauvres de la misère que nous....

        la mobilité sociale est beaucoup plus forte en Europe qu’aux USA. Elle est la plus forte dans les pays nordiques, un peu moins en Grande-Bretagne, mais surtout, beaucoup moins aux USA, pays dans lequel contrairement aux idées reçues, la mobilité sociale est plutôt faible et nettement moins grande que dans tous les pays européens. En classant sur une échelle de zéro à un (zéro signifiant aucun lien entre revenu des pères et des enfants, donc une mobilité maximale ; 1 signifiant que le revenu des enfants est totalement déterminé par celui des parents, donc aucune mobilité), les pays nordiques obtiennent 0.2, la Grande-Bretagne 0.36, les USA 0.54.

        http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006/06/02/553-la-mobilite-sociale-aux-usa-et-en-europe-du-nord

        Dans une première étude (1), les chercheurs ont effectué une comparaison internationale de la mobilité économique, via un indice mesurant l’écart entre les revenus des enfants et ceux de leurs parents au même âge. Par rapport aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, situés à un niveau très similaire, la mobilité est 1,5 fois plus forte en Allemagne, 2,5 fois au Canada, en Finlande et en Norvège, 3 fois au Danemark... Devenir riche est donc plus difficile en partant de rien aux Etats-Unis que dans tous ces pays. On mesure ici que les sociétés les moins inégalitaires sont souvent les plus mobiles. Notons que la France fait seulement 1,2 fois mieux.

        http://www.leconomiepolitique.fr/mobilite-sociale---le-mythe-americain_fr_art_473_31700.html

        Partout, les 20% les plus riches ont tendance à le rester au cours des générations ; et ce, aux USA nettement plus que dans les pays européens. L’essentiel des différences porte néanmoins sur les 20% les plus pauvres, qui ont beaucoup plus de chances de rester dans cette catégorie aux USA que dans les pays européens ou en Grande-Bretagne (laquelle se retrouve, sur ce point, pratiquement au même niveau que les pays nordiques). L’étude montre que 75% des enfants nés de familles situées dans les 20% les plus pauvres n’appartiennent plus à cette catégorie au bout de 40 ans, contre 70% en Grande-Bretagne et 50% aux USA ; dans les pays nordiques, les enfants nés dans les 20% les plus pauvres gagnent en moyenne autant que ceux nés dans le quintile d’au dessus (celui des 20-40%). Il y a là un vrai paradoxe : les USA sont le pays du mythe du self-made man, de l’individu qui part très bas dans l’échelle sociale et parvient à la fortune ; ce mythe n’a par contre qu’une résonnance minime en Europe. Pourtant, c’est en Europe qu’il est le plus réaliste, pas aux USA, ou les pauvres ont tendance à le rester. Comment expliquer ce paradoxe ?

        http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2006/06/02/553-la-mobilite-sociale-aux-usa-et-en-europe-du-nord

        Citation

        Ce ne sont pas les croyances nationales qui font les politiques, mais les vainqueurs des processus électoraux qui répandent leurs idéologies.


        • Leveque 8 février 2008 16:52

          Article complétement démago, qui consiste à désigner les gens qui nous dirigent comme unique bouc-émissaire de notre mal être.

          sous pretexte qu’on serait pas plus mauvais que les autres, se serait la faute des politiciens. Ils sont certainements aussi pourri et compétents qu’ici qu’ailleurs.

          Ce qui change par contre ici, c’est qu’il y a une défiance extrement envers et contre tout

          que les francais ne croient à rien, ni à personne. Ils ne confient la direction des affaires publiques qu’a contre-coeur, et pour mieux critiquer plus tard ceux qui les dirigent.

          La France se voit comme une bulle de bonheur et de culture dans un monde atroce, et s’oppose ainsi à toute ouverture, ainsi qu’a la mondialisation.

          Les Francais sont contre tout, : contre le capitalisme, le libéralisme, les dictatures, la pollution, la misére, la droite, la gauche caviar, l’extreme gauche, l’extreme droite.

          Les Francais sont - ils pour quelque chose ?

          pas vraiment, ils sont pour la tolérance sur le principe, sans la pratiquer dans les fait,

          ils sont pour travailler moins, quand ils comprennent, qu’ils gagneront moins... ils ralent

          pour l’europe, à condition que sa ne change rien.... etc !

          ils nous faudrait un De Gaulle pour secouer ses gens là....

           


          • jj31 8 février 2008 22:32

            Quelques interrogations pour faire réfléchir :

            Si le français est devenu ce qu’il est, en est-il entièrement responsable ?

            N’est-ce pas un peu du à certains comportements de nos élites ?

            Si les élites ne sont pas appréciés du français moyen, n’y sont-ils vraiment pour rien ?

            Si le français est si réticent aux réformes, n’est-ce pas parce qu’il a été achaudé ?

            N’est-ce pas aussi par manque de pédagogie de nos élites ou à moins que ce soit par excès de démagogie ?

            Si un meneur ammène un troupeau dans le mur, peut-on rendre le troupeau responsable d’avoir suivi ?


          • jrr 9 février 2008 00:06

            De Gaulle vous l’avez foutu dehors bande de branleurs.


          • julo 10 février 2008 03:44

             

            Pourquoi parle-t’on d’évaluer les profs, les ouvriers, les cadres si on n’évalue pas aussi, nos patrons, nos élites, nos experts ? Ils semblent que ce soit ceux la même qui préconise la remise en cause de tout le monde, l’évaluation de tous et de toutes, que l’on aurait pas le droit d’évaluer nous aussi ?

             


          • roOl roOl 8 février 2008 17:01

            "Les Francais sont contre tout, : contre le capitalisme, le libéralisme, les dictatures, la pollution, la misére, la droite, la gauche caviar, l’extreme gauche, l’extreme droite."

            Ils existent des gens pour dans d’autres pays ?


            • AncoG 8 février 2008 21:02

              Oui.


            • logic 18 février 2008 21:57

              Je fais partie des Français qui sont contre l’injustice la malhonnêteté et l’hypocrisie et je puis vous affirmer qu’il n’est pas facile de se battre dans ce sens là sans se faire démolir surtout dans la mesure vous mettez les pieds dans le plat des milieux qui ne sont pas censés vous concerner 

               Que la fonction publique devienne tolérante et qu’elle accepte aussi qu’il peut y avoir des erreurs ou des branleurs dans leur rang La démocratie commene par là


            • jj31 8 février 2008 22:40

              La solution est entre les mains des quelques dizaines plus grandes fortunes du monde !!!


            • Gilles Gilles 9 février 2008 08:14

              Le Mage

              "C’est une histoire de vases communiquant qui va durer jusqu’à ce que tous les vases aient le même niveau, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul vase en somme : l’humanité dans son ensemble." + le reste du commentaire

              SImplistement oui. Seulement :

              • vu la masse de travailleurs corvéables potentiels encore en attente.
              • le fait qu’ils ne pourront jamais, avoir un confort de vie et de consommation extrême comme chez nous,
              • que l’état providence ou la recherche du bien être pour tout ne sera peut être jamais leur fond de culture

               risque de contraindre cette convergence en la tirant plus vers leur modèle. Et puis si vous mettez dans un grand vase un verre d’eau chaude (l’Europe) contre 5 verres d’eau froide (les pays émergeants d’Asie), en fin de compte l’eau du vase est plus froide que chaude....


            • ddacoudre ddacoudre 11 février 2008 19:14

              bonjour arthur

               

              Rappeller la mondialisation c’est seulement admettre qu’il n’y a plus de barrière sociale à protéger et compter comme certains le soutiennent et que tu développes que le marché le régulera. Si tu considères que la révolution, l’insurction, le conflit et la souveraineté populaire sont des agents intrégral du marché je suis d’accord, sinon ta théorie n’est vrai que pour une minorité qui n’ont concédé aux progrés que contre le rapport de force.

              -----"C’est une histoire de vases communiquant qui va durer jusqu’à ce que tous les vases aient le même niveau, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul vase en somme : l’humanité dans son ensemble."---

              Ceci est comme il se dit le point où cesse l’entropie et où le système meurt pour avoir atteint une valeur nulle.

              cordialement.


              • ddacoudre ddacoudre 9 février 2008 00:05

                 

                Bonjour julo.

                 

                 

                Amusante ta présentation, et quelque part elle n‘est pas fausse même si tu l’as tracé à grand coup de caricature.

                 

                Quelque part je vais peut-être te suggérer une piste.

                 

                Je ne privilégie jamais les boucs émissaires, il n’y a que des responsabilités partagées, même si certains se sont chargés d’en assumer la charge elle n’exclut pas celle de chacun à divers degrés.

                Mais pour l’essentiel nous avons opté ou vivons dans le principe de la loi du marché qui implique la compétition plus ou moins libre.

                 

                Qui dit compétition dit un premier et un dernier. Dans une activité sportive ludique ce n’est pas gênant, le dernier n’en meurt pas juste son ego froissé, mais dans la vie socio économique il en va autrement.

                 

                Les ou le dernier n’en existent pas moins et ce n’est pas parce qu’ils sont derniers que leurs désirs de se voir dans les premiers avec les moyens que cela offre cessent.

                 

                Ils ne disparaissent pas de l’existence même s’ils se parquent dans des zones à leur mesure.

                 

                Déjà l’on peut donc bien comprendre que la compétition en sélectionnant les meilleurs fabrique des exclus. Nous sommes donc dans une société qui produit ses maux, et cela indépendamment de la qualité des exclus, car nous parlons souvent des problèmes d’intégrations, mais il y a aussi beaucoup d’exclus instruits, car la société dans la compétition a sélectionné les meilleurs d’entre eux en fonction des disponibilités.

                 

                Alors quand tous les médecins dont tu parles proposent pour soigner la maladie, de mettre tous ces gens en compétition sur le moins disant ils ne font qu’accroître le problème, car pour soigner la France ils utilisent la source qui lui a donné la maladie.

                 

                Ils veulent soigner les maux de la compétition par la compétition en espérant que cela fasse disparaître le dernier, et pire, car ils proposent de mettre les systèmes de solidarités qui  tempèrent le sort des exclus en compétition.

                 

                La compétition n’est pas une nouveauté, mais avant elle s’exerçait vers le mieux disant et l’état régulait les plus fortes inégalités, nous avons mis fin à cela et pourquoi donc ceux qui y ont mis un terme le proposeraient-ils.

                 

                Il ne reste plus qu’aux derniers à se regrouper, mais encore faudrait-il qu’il n’est pas perdu leur conscience de classe, qui est passé à l’échelon supérieur comme tu le soulignais.

                 

                Cordialement.

                 

                 


                • julo 10 février 2008 04:00

                  Justement, les études sociologiques/statistiques mettent en évidence que la bourgeoisie (haute, et de diplômes) pratique l’entre soi. On nous rabat les oreilles sur une compétition vivifiante, mais jamais les classes supérieures qui prônent ce principe pour les autres ne l’acceptent pour eux.

                  Pour être concret : ce n’est pas les gamins qui ont les meilleurs notes qui vont dans les rallyes, mais ceux dont les parents sont dans la bonne tribu.

                   

                  Autre chose encore, ça n’étonne personne que tous les métiers doivent être en concurrence pour le sacro saint principe du libéralisme du haut patronat, mais que les postes de patron dans grandes entreprises échoient avec le succès que l’on connaît par des mécanismes de cooptation à nos élites : Serge Tchuruk, Bouton, Lagardère, Alain Minc .... Tous de grands libéraux, soit disant géniaux.

                  Sachant qu’aux états unis ils ont montrés que la différence en terme de résultat entre un patron médian et un grand patron c’est 0.14% de mieux en CA, pourquoi payer si cher des patrons dont les mérites ne sont pas prouvés ? Pourquoi si on délocalise les emplois ne recruterait-on pas des majors de promo de MBA de pays francophones bien moins cher (Canada, Vietnam, Maroc, Côte d’Ivoire, Inde (Pondycherie) ... ?

                  La différence entre l’élite, et la vulgate, c’est l’asymétrie de pouvoir, un député peut changer plus aisément notre comportement en votant une loi, que nous en signant une pétition, c’est justement parce que les "élites/médecins/experts" ont plus de pouvoirs que la moyenne, que leurs torts sont en proportions.

                  C’est un peu comme les vieux qui se plaignent de la jeunesse qu’ils ont éduqué, formé, et inspiré en montrant -je suppose- le mauvais exemple.

                  Un peuple qui serait merdique serait l’expression de dirigeant merdique. Une jeunesse merdique serait le reflet d’une génération qui l’a précédé merdique.

                  Avec de grands pouvoirs, viennent de grandes responsabilités, notamment celles d’assumer.

                   

                   


                • claude claude 9 février 2008 00:25

                  @ l’auteur,

                   

                  je trouve votre article pertinent et plein de bon sens !

                   . nous cherchons indéfiniment un ou des responsable(s) à nos maux de tous les jours. c’est toujours la faute de l’autre ( choix non limité) : le gouvernement, les fonctionnaires, les crypto-communistes, les 35h, les bobos, les fumeurs de pétards, les vieux, les jeunes, la banlieue, la banque, les américains, l’euro, les riches, les pauvres, les malades...

                  on regarde toujours la paille dans l’oeuil de l’autre et non la poutre dans le nôtre. enfermés dans nos certitudes nous entretenons un cercle vicieux qui bloque notre société, cercle qui risque d’être de plus en plus difficile à briser.

                  on retourne vers une époque où la naissance l’emportait sur la compétence : l’aristocratie, issue des champs de batailles, de l’antiquité et du moyen-âge fait place à une autre née dans les salles d’échanges boursières. à la différence de la première, il n’existe pas de code d’honneur.

                  il va falloir batailler dur pour casser cette nouvelle société féodale que certains aimeraient mettre en place.

                   

                   

                   


                  • julo 10 février 2008 04:09

                    Tiens le féodalisme était justement l’idée sous jacente.

                     

                    Quand on voit qu’un journal qui se veut libéral s’appelle le figaro, il y a de quoi se tordre de rire.

                     

                    Beaumarchais qui inspire le titre du journal éponyme dénonce dans son oeuvre cette France de ceux qui ne se sont donnés comme seuls mérite de naître.

                    Et, chose amusante, un prof d’Harvard dans les échos pendant les élections faisait remarquer que

                    1) les impôts sur l’héritage des moyens de production (que sarko voulait supprimer) sont plus faibles en France et en Angleterre et aux US

                    2) que la reprise par quelqu’un de la famille d’une entreprise apporte des résultats neutres ;

                    3) que le fils aîné reprenant l’affaire familiale c’est une baisse systématique du CA de 14% ;

                    4) qu’un extérieur à la famille rapporte +14% de CA si il reprend l’entreprise.

                    Donc, si la croissance était ce qu’il faut pour relancer la capacité de production, ne serait-il pas urgent de faire comme les américains et de diminuer le plus drastiquement possible la transmission des entreprises ?

                     Les américains ne sont pas des communistes il me semble, n’est ce pas ?

                     


                  • ddacoudre ddacoudre 11 février 2008 19:25

                    bonjour claude

                    ils ont même des territoires dit commerciaux sur lesquels il reignent, en livrant parfois bataille seigneur sur d’autres territoires. leur vasseaus se reconnaissent ils portent des vètement aux couleurs de la seignerie avec souvent le nom de leur maître écrit dessus.

                    cordialement.


                  • karquen karquen 9 février 2008 01:03

                    J’ai donné un vote + pour votre effort d’écrire.

                    La France me semble malade de ses decideurs étrangés. Il semble que les trois quart sont hébergés en Belgique ou en Suisse. Ce sont des Français dehors. Et ils ne rentrerons jamais.

                    L’indicateur de performance Française, pour un investisseur, sera utile pour savoir quand il pourra déllocaliser. Il est clair par exemple qu’en Roumanie, il y aura moins de grèves, pour l’instant. Comme il est sur qu’un syndicat francais obtiendra pas d’augmentation de salaire mais une fontaine d’eau dans un hall d’acceuil.

                    La France n’est pas malade, elle dort. L’impulsion si j’en crois mes bouquins d’école, vient toujours après une forte léthargie. Si elle ne se réveille pas alors se sera un pays que l’on pourra enterrer avec tous les honneurs de 1789 et tous les morts au combat des guerres pour sa sauvegarde !

                    Tant de morts pour seulement quelque-uns, au final, si tranquilles dans leurs picines bourgeoises...

                    Monter les marche du mondialisme demande des efforts : sacrifier des peuples entiers au détriment d’un concept temporaire.

                    Alors ? France malade ou secte de Wacco en pleine hallucination collective ?

                     

                     


                    • Bof 9 février 2008 08:46

                      Il est certain que nous n’avons nullement besoin de tous ces êtres nuisibles dans l’administration de notre société. Par exemple, nous avons , l’Europe et bien appliquons maintenant les décisions du chef, l’ Europe pour ce qui est essentiel , puis prenons les régions pour tout ce qui est secondaire avec un et un seul administratif comme par exemple les préfets et enfin pour le détail du détail formons comme il se fait de plus en plus des communaités de commune . Nous ne pouvons nourrir plus de fonctionnaires administratifs , "la France est sans le sous" a dit Monsieur Hollande et personne ne l’a encore contredit, loin de là ! Je sais, ça fait du dégat , mais tous ces "braves" gens ont détourné les yeux lors de la disparition des perdants que furent les petits commerçants et cultivateurs qui étaient parait-il des pompeurs de sang de la France , alors pourquoi eux et pas les autres ?

                       Ainsi et surtout dans les zup, pourrons enfin voir éclore avec leur façon de faire des entreprises qui remonteront enfin notre honneur d’Être Humain . Autre temps, autres Hommes , autres moeurs !

                      Avec cette notion qui est bien dans le coeur de beaucoup ’ " de Justes Relations entre les Hommes " ’ .


                      • ACTARIUS 9 février 2008 10:48

                        Quelle famille peut vivre aujourd’hui, dans le monde occidental moderne avec une seule voiture, sans au moins deux téléphones portables (avec les abonnements qui vont avec), sans au moins deux ordinateurs, sans abonnement internet, sans abonnement multimédia HD et sans la télévision Plasma Full HD qui vient de sortir ? Les études montrent que les revenus ont augmenté ces 15 dernières années, bien sûr, et personne ne comprend pourquoi les gens se plaignent, mais le coût “invisible” des nouveaux besoins “vitaux” dépassent nettement les augmentations de salaire.

                        Pour ne pas arranger les choses, puisque le monde occidental “produit” des individualistes et des célibataires (hommes, femmes, ou parents isolés), leur budget explose car si dans un couple on peut mieux faire face avec deux salaires, il n’en est pas de même pour les personnes seules, notamment les plus jeunes (qui sont aussi celles qui ont le plus de “besoins” insatiables).
                        de la nette baisse du pouvoir d’achat des particuliers (ou plutôt de leur incapacité à consacrer une partie de leur budget dans autre chose qu’un loyer, une voiture, un abonnement internet, téléphonique et dans la nourriture) mais aussi de la baisse de l’investissement professionnel (les entreprises perdant confiance progressivement et cherchant à se solidifier avec ce qu’elles ont déjà plutôt que de parier sur l’avenir) ;


                        Les institutions économiques et statistiques, généralement proches du pouvoir politique, ne semblent pas communiquer sur de graves inquiétudes, alors que les économistes indépendants sont plus qu’alarmistes.

                        Et ce n’est pas qu’en France, c’est toute l’Europe qui est touchée plus ou moins au même niveau. Ralentissement en Allemagne, signes inquiétants en Belgique, en Italie, et même en Angleterre.

                        Verrons-nous bientôt les églises se transformer en dortoirs pour pauvres, transférés depuis les trottoirs, ruinés ou mal logés, les supermarchés et les commerçants dévalisés par des gens qui ne peuvent plus faire autrement que se servir sans payer et qui ne trouveront pas vraiment de résistance ?

                        Est-ce un passage obligé ? Probablement. C’est la “rupture”, dans tout ce qu’elle a de plus cynique.
                        On ne peut pas sortir de l’Europe qui nous étrangle, on ne peut pas enrayer l’immigration illégale qui nous pèse malgré le consensus de tous sur la question, on ne peut pas baisser les charges des entreprises d’au moins 30%, on ne peut pas augmenter les bas salaires de 25%, on ne peut pas baisser la TVA sur tout ce qui est consommé pour en alléger fortement le prix, on ne peut pas offrir plus de travail aux gens car il n’y en a pas plus à offrir et souvent les actifs travaillent déjà autant qu’ils peuvent, on ne peut pas transformer les banlieues des grandes villes en quartiers résidentiels agréables, on ne peut pas limiter ou interdire l’importation des produits asiatiques ou issus des zones à concurrence déséquilibrée qui pourraient être manufacturés ou fabriqués en France en dynamisant l’emploi et la création d’entreprises de taille moyenne, on ne peut pas lutter contre les politiques commerciales internationales mondialisées qui écrasent toujours plus les prix, soi-disant pour donner plus de pouvoir d’achat aux travailleurs par la concurrence ouverte, alors qu’en réalité elles compressent les marges bénéficiaires et donc rendent impossible le partage de richesses qui d’ailleurs ne se constituent plus au même niveau, sans compter que la qualité des produits proposés est de plus en plus contestée.

                        Il y a tant de choses qu’on ne peut plus faire, pour lesquelles il ne semble plus possible de revenir en arrière, qu’on voit mal comment toujours plus de gens vont s’en sortir toujours mieux dans un monde censé devenir toujours meilleur.

                        On peut envisager que de plus en plus d’entreprises seront en difficultés chroniques ou insurmontables, que de plus en plus d’actifs, y compris dans les classes moyennes ou confortables seront de plus en plus gênés et affaiblis, qu’il y aura de plus en plus de pauvres (ne parvenant plus ni à se nourrir correctement, ni à se loger décemment, ni à se chauffer dans les périodes froides, et encore moins à se payer du plaisir, pour compenser la morosité).

                        L’insécurité sera croissante, bien au-delà des banlieues et jusque dans les cœurs des villes et largement en province (moins sécurisée), y compris dans les zones rurales.

                        La criminalité urbaine s’intensifiera, le niveau de violence grimpera, le climat insurrectionnel sera palpable, les forces de l’ordre seront plus présentes, beaucoup plus visibles, plus déployées, moins tolérantes. La tension ira crescendo.

                        Sur le plan économique, la situation sera intenable. L’émergence d’un marché noir sera inéluctable. Les banques qui gèrent les actifs seront progressivement mises en difficulté, et devront faire face aux situations détériorées de leurs clients particuliers et professionnels, toujours plus nombreuses.

                        L’inflation, rapide et sournoise, produira des effets terriblement néfastes, et le mouvement ne pourra pas s’inverser.

                        Les dirigeants d’entreprises chercheront à protéger leurs activités en augmentant les prix pour à la fois garantir leurs marges et compenser la hausse des coûts de production, quelles qu’en soit les conséquences sociales.

                        La confiance dans les marchés financiers continuera à se dégrader, offrant des opportunités de prise de contrôle à nos meilleurs ennemis, les investisseurs asiatiques, indiens ou arabes.

                        Le pétrole continuera à progresser, certains analystes envisagent des cours à plus de 120$ à brève échéance, les Saoudiens évoquent même un pétrole à plus de 200$ rapidement. Des économistes mondiaux estimaient il y a quelques années qu’à partir d’un pétrole à 120$ le baril, certains pays modernes pourraient connaître le chaos social, y compris en Europe.

                        Par ailleurs, les USA, le gendarme global qui, même s’il est très critiqué, joue un rôle de régulation incontestable, vont être fortement troublés par les présidentielles “marketées” offrant comme choix aux Américains un noir, une femme ou un religieux, ce qui ne va probablement pas arranger les affaires du monde occidental.

                        Rappelons-nous que le rôle d’un président consiste à maintenir les intérêts supérieurs du pays. Si l’individu était l’intérêt supérieur d’un pays, j’imagine que depuis longtemps ça se saurait.

                         

                         Source : les foins


                        • papiper 10 février 2008 00:13

                          Vite, vite, dans chaque Baillage de notre douce France, rédigeons nos cahiers de doléances. Ensuite Sarko va réunir à Versailles les Etats Généraux pour rétablir la devise républicaine "LIBERTE , EGALITE , FRATERNITE et , la cassette étant vide, faire voter de nouvelles taxes ...sur la consommation des plus pauvres.

                          Si ça ne marche pas , peut-être , grâce à l’article 16, aurons nous un coup d’Etat soft ? ou hard, qui sait ? Le retour de Badinguet...Nous avons déjà eu le mariage avec Eugénie de Montijo, pardon avec Carla...

                           


                          • jipi 18 janvier 2009 16:21

                            pourquoi cette question ?

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