Avec 828.400 naissances en 2008 (y compris l’Outremer) selon
l’INSEE,
Donc, en dehors du plaisir éventuel qu’il peut donner à ses parents, l’enfant n’est rentable à la société que s’il est suffisamment éduqué et que cette éducation lui permette d’occuper un emploi créant du PNB, sans entrer dans l’emploi assisté, cache misère d’un chômage déguisé.
L’encouragement à la natalité peut finalement se révéler être une bombe à retardement, s’il ne débouche pas sur une formation réelle des enfants et des adolescents pour qu’ils s’intègrent à la société et participent à l’effort de production.
Ce qui frappait les yeux dans les rues des villes il y a encore moins de dix ans n’est plus d’actualité. Désormais, toutes les classes sociales sont concernées sans connotation ethnique. Jadis, seuls les prolétaires se permettaient des familles nombreuses et le prix Cognacq récompensait chaque année un ouvrier rubicond d’alcoolisme latent et une mémère sans forme qui remerciait en bafouillant un notable qui lui remettait la médaille. Puis, avec la disparition de la famille rurale et ouvrière, la forte natalité ne concerna plus que les émigrés et les rares familles catholiques intégristes ou juives orthodoxes. Le récent regain nataliste touche désormais les classes moyennes dites de souche. Il existe encore bien sûr une natalité venant de l’émigration et des familles devenues françaises par naturalisation. 6.9% des enfants de 2008 ont deux parents étrangers et 12.6% ont un seul parent étranger, ce qui ne veut pas obligatoirement couple mixte, du fait des naturalisations. Bref, la natalité des étrangers et naturalisés est certes supérieure à celle des autochtones, mais elle a tendance à se normaliser depuis quelques années, sauf quelques exceptions de familles très nombreuses qui font monter les statistiques. Le Malien polygame avec vingt cinq gosses reste tout de même une exception.
Mais le problème posé par ces nouveaux Français issus du droit du sol n’est pas vraiment ethnique ou culturel, ni même religieux, mais éducationnel et social. Une famille d’arabes ou de noirs ayant la possibilité d’inscrire ses enfants dans un lycée de Neuilly (malgré le récent film) ou du VII° arrondissement a nettement plus de probabilité de les voir s’intégrer aux études et au monde du travail, qu’un famille de petits blancs habitant une barre ou une cité ouvrière, scolarisant ses gosses dans un collège d’une banlieue improbable, véritable mouroir intellectuel, usine à chômeurs et délinquants.
La politique nataliste de
L’éducation déficiente est une véritable impasse pour de nombreux jeunes avec pour issue les petits boulots, l’aide sociale, la délinquance et l’inadaptation quelque soit leur origine ethnique. Un pays industrialisé comme
Etre peu nombreux dans un pays où l’on peut aspirer au plein emploi bien rémunéré est une aspiration légitime. Certains parleront de décroissance et de nouveau modèle économique et social. Certes, on peut être heureux en consommant moins. Mais vivre endetté et en permanence tenté par ce que l’on a pas les moyens de se payer n’est pas une situation enviable à terme.
Si, dans quelques cas, il est possible de trouver son bonheur en trayant des chèvres dans les Causses pour faire du fromage ou en faisant du télétravail installé dans une ferme du Morvan malgré l’inconvénient de l’antenne relais permettant la connexion Internet, cette option ne peut être réplicative à l’infini et ne concerne au mieux que quelques milliers d’individus. Les autres, même d’ici vingt ans seront encore dans un monde de productivité, d’inégalité salariale et sociale, avec des améliorations technologiques diminuant encore plus le travail répétitif non qualifié. Peut être même qu’il sera possible de supprimer les cueilleurs saisonniers à moins que simplement les habitudes alimentaires changent vers des fruits et légumes pouvant être récoltés sans main d’œuvre.
Enfin, 52% des enfants de 2008 sont nés hors mariage, sans compter les divorces de plus en plus fréquents. Inutile de dire que cette instabilité des couples ne peut que déboucher sur une précarité tant matérielle qu’affective des nouvelles générations. Absence du père, famille recomposée, fragilisation sociale et psychologique pour les moins favorisés qui ne grandiront pas dans une famille stable, autant d’obstacles à un développement harmonieux des jeunes. Avoir des enfants ne devrait pas être considéré comme un droit systématique, mais comme un choix réfléchi demandant des efforts et de sacrifices tant financiers qu’au niveau de la vie quotidienne et des loisirs. Une certaine insouciance et irresponsabilité touche à la fois les politiques et les familles. Les politiques applaudissent le regain nataliste, mais se contentent de payer des allocations et des primes, sans véritablement investir dans l’éducation, (ou alors à contre sens) et dans l’orientation vers une économie productive et rentable pourvoyeuse d’emplois attractifs. Les familles, souvent égoïstes ou inconscientes profitent de la manne de l’état sans s’apercevoir que la prime de rentrée scolaire et le congé parental ne suffisent pas à faire d’un enfant un adulte heureux et autonome.
Etre moins nombreux dans un monde de sept milliards d’habitants est probablement marqué du sceau du bon sens. Il s’agit de choix politiques, économiques et technologiques et cela peut aboutir sans natalité excessive et sans recours à l’immigration. Stabiliser

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