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Accueil du site > Actualités > Société > La frénésie nataliste actuelle est elle utile à la France ?

La frénésie nataliste actuelle est elle utile à la France ?

Avec 828.400 naissances en 2008 (y compris l’Outremer) selon l’INSEE, la France bat tous les records de reproduction en Europe. Une nouvelle France pondeuse est en marche. Aucun pays européen, en dehors de l’Albanie, n’arrive à de tels sommets. Avec 2.02 enfants par femme, le renouvellement des générations est donc quasiment atteint, ce qui est loin d’être le cas pour l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou le Japon qui se traînent à des taux inquiétants de 1.3 enfants par femme. Ne parlons pas des Russes et des Ukrainiens qui stagnent presque dans les mêmes eaux, mais qui ont la chance d’une espérance de vie moindre, ce qui leur évite un excédent de vieillards. La France ne remplissait plus ses berceaux depuis la fin du baby-boom d’après guerre et si la population croissait, cela venait plus de l’immigration et de la natalité étrangère ou naturalisée. Le schéma actuel est tout autre et les enfants dans les rues de France, mais pas de Navarre, sont de plus en plus clairs de teint. La France qui se reproduit ne le fait plus, sauf exception, à cause du catholicisme et cependant elle dépasse allègrement l’Irlande et la Pologne. Le vieux slogan d’invasion étrangère par les berceaux, cheval de bataille du Front National, est devenu obsolète. Les Françaises dites de souche se sont remises à procréer. Certes, nous n’atteignons pas les taux faramineux du Niger ou du Mali (environ sept enfants par femme), mais nous égalons la Tunisie !

Inutile d’être démographe ou statisticien pour constater dans la rue une inflation de poussettes, de bambins et de ventres ronds. Ce soudain désir d’enfant est récent en France, il date de moins de dix ans, mais est il bénéfique au pays ? Rien est moins sûr, car la croissance démographique, dans une démocratie industrialisée, n’est pas obligatoirement une bénédiction. Tout dépend de l’avenir promis aux nouveaux venus. Et du fait de la faillite de l’éducation nationale en France, malgré les milliards investis, on peut se demander ce que vont devenir ces charmants bambins auxquels les mères font des sourires béats d’admiration. En dehors de la satisfaction narcissique de se reproduire, une natalité permettant le renouvellement des générations débouche à terme sur le maintien du nombre des actifs (sauf s’ils deviennent des chômeurs). La natalité de renouvellement générationnel entraînerait donc le recouvrement des cotisations sociales et des retraites. Cela semble donc très positif et l’actuel taux de natalité en France devrait donc satisfaire les parents, le gouvernement et les économistes. En fait, seul l’enfant qui arrivé à l’âge adulte est capable de travailler à un niveau de rémunération suffisant pour être imposable est utile à la nation. Les autres peuvent s’avérer un poids social et économique. S’ils ont dû subir au minimum dix ans d’Education nationale au rabais et son coût pour devenir de quasi illettrés, ils sont loin d’être une opportunité pour la France. Et s’ils travaillent à des postes subalternes et ne créant pas de plus-value, le ratio entre ce qu’ils coûtent et ce qu’ils rapportent est défavorable à l’Etat. Prestations sociales, chômage, sous- emploi ou emploi non qualifié, délinquance et insertion sociale insuffisante entraînent plus de dépenses que de bénéfices.

Donc, en dehors du plaisir éventuel qu’il peut donner à ses parents, l’enfant n’est rentable à la société que s’il est suffisamment éduqué et que cette éducation lui permette d’occuper un emploi créant du PNB, sans entrer dans l’emploi assisté, cache misère d’un chômage déguisé.

L’encouragement à la natalité peut finalement se révéler être une bombe à retardement, s’il ne débouche pas sur une formation réelle des enfants et des adolescents pour qu’ils s’intègrent à la société et participent à l’effort de production.

Ce qui frappait les yeux dans les rues des villes il y a encore moins de dix ans n’est plus d’actualité. Désormais, toutes les classes sociales sont concernées sans connotation ethnique. Jadis, seuls les prolétaires se permettaient des familles nombreuses et le prix Cognacq récompensait chaque année un ouvrier rubicond d’alcoolisme latent et une mémère sans forme qui remerciait en bafouillant un notable qui lui remettait la médaille. Puis, avec la disparition de la famille rurale et ouvrière, la forte natalité ne concerna plus que les émigrés et les rares familles catholiques intégristes ou juives orthodoxes. Le récent regain nataliste touche désormais les classes moyennes dites de souche. Il existe encore bien sûr une natalité venant de l’émigration et des familles devenues françaises par naturalisation. 6.9% des enfants de 2008 ont deux parents étrangers et 12.6% ont un seul parent étranger, ce qui ne veut pas obligatoirement couple mixte, du fait des naturalisations. Bref, la natalité des étrangers et naturalisés est certes supérieure à celle des autochtones, mais elle a tendance à se normaliser depuis quelques années, sauf quelques exceptions de familles très nombreuses qui font monter les statistiques. Le Malien polygame avec vingt cinq gosses reste tout de même une exception.

 Mais le problème posé par ces nouveaux Français issus du droit du sol n’est pas vraiment ethnique ou culturel, ni même religieux, mais éducationnel et social. Une famille d’arabes ou de noirs ayant la possibilité d’inscrire ses enfants dans un lycée de Neuilly (malgré le récent film) ou du VII° arrondissement a nettement plus de probabilité de les voir s’intégrer aux études et au monde du travail, qu’un famille de petits blancs habitant une barre ou une cité ouvrière, scolarisant ses gosses dans un collège d’une banlieue improbable, véritable mouroir intellectuel, usine à chômeurs et délinquants.

La politique nataliste de la France repose sur une simplicité payante et individualisée : allocations familiales, facilités fiscales, congés parentaux, prime de rentrée scolaire et tant d’autres. Ces mesures ne sont pas condamnables en soi, elles peuvent même être utiles pour palier certaines difficultés. Mais elles ne traitent que de l’aspect financier de la procréation, sans garantie de résultats. Car une politique nataliste devrait prendre en compte l’utilité pour la nation de la croissance démographique et de ce fait s’orienter non pas sur un système de primes, d’allocations et d’avantages souvent utilisés sans discernement, mais sur une véritable politique d’éducation nationale performante, une politique de l’habitat évitant les concentrations les concentrations de pauvres condamnés à un quasi illettrisme et une politique de l’emploi productif remplaçant le camouflage social du chômage par des emplois bidons.

L’éducation déficiente est une véritable impasse pour de nombreux jeunes avec pour issue les petits boulots, l’aide sociale, la délinquance et l’inadaptation quelque soit leur origine ethnique. Un pays industrialisé comme la France n’a pas besoin de nombreux bras pour des travaux peu qualifiés. Le monde rural est mécanisé, la France est en paix et ne demande plus de chair à canons, fantassins sacrifiés dans les tranchées, et la robotisation du travail diminue le besoin de main d’œuvre sans qualification dans les usines et les ateliers. De plus, le niveau de salaire français, même au bas de l’échelle, ne peut empêcher les délocalisations pour les objets manufacturés nécessitant main d’œuvre nombreuse et ne générant qu’une faible plus-value. La solution japonaise consistant à maintenir les personnes âgées le plus longtemps autonome tout en robotisant la production pour réduire au maximum la main d’œuvre peu productive est une approche probablement plus réaliste que le choix nataliste français qui ne peut que déboucher que sur de l’emploi assisté pour déguiser le chômage. Contrairement aux professions dans l’industrie, le commerce ou les domaines à haute technicité qui créent de la plus value, les emplois subalternes et non qualifiés débouchent sur la précarité et l’insatisfaction vue la faiblesse des rémunérations. Les nouveaux venus risquent de faire des citoyens bien amers s’ils n’entrent pas dans la catégorie des privilégiés. Car, si autrefois, l’ouvrier se contentait de sa condition modeste et ne se révoltait qu’en cas d’injustice notoire, il n’était pas sollicité en permanence par la société de consommation et le crédit. Quel avenir donc pour ceux qui n’auront pas eu la chance de faire des études débouchant sur un métier rémunérateur. Métier qui n’est pas obligatoirement intellectuel, mais qui peut être manuel, artisanal et répondre à une demande. Par contre, se retrouver au SMIC sans grand espoir de promotion sociale et sans possibilité de rémunération attrayante ne peut qu’entraîner désespoir et amertume. Paradoxe, les instituts de sondage donnent des résultats de plus en plus pessimistes sur la confiance des ménages et les couples n’en continuent pas pour autant à se reproduire. Les nouveaux parents bien que persuadés que l’avenir est sombre et qu’il peut empirer ne sont pourtant pas découragés de faire des enfants. Schizophrénie ou inconscience ? Peut-être façon d’exorciser la peur. En tout cas, l’avenir est loin d’être rose pour les nouvelles générations qui passé l’insouciance de l’enfance, de plus en plus brève, risquent de se mordre les doigts d’avoir été conçus d’ici quelques années. Les désirs des parents et leur satisfaction en changeant les couches ne devraient pas leur faire oublier que procréer c’est prévoir et que leur bambin ne sera pas forcément ingénieur, avocat, médecin, ou même plombier ou garagiste. Mais que serveur chez Mac Donald’s, assistante de personne à domicile ou agent de sécurité dans un supermarché ne sont pas des positions de rêve.

Etre peu nombreux dans un pays où l’on peut aspirer au plein emploi bien rémunéré est une aspiration légitime. Certains parleront de décroissance et de nouveau modèle économique et social. Certes, on peut être heureux en consommant moins. Mais vivre endetté et en permanence tenté par ce que l’on a pas les moyens de se payer n’est pas une situation enviable à terme.

Si, dans quelques cas, il est possible de trouver son bonheur en trayant des chèvres dans les Causses pour faire du fromage ou en faisant du télétravail installé dans une ferme du Morvan malgré l’inconvénient de l’antenne relais permettant la connexion Internet, cette option ne peut être réplicative à l’infini et ne concerne au mieux que quelques milliers d’individus. Les autres, même d’ici vingt ans seront encore dans un monde de productivité, d’inégalité salariale et sociale, avec des améliorations technologiques diminuant encore plus le travail répétitif non qualifié. Peut être même qu’il sera possible de supprimer les cueilleurs saisonniers à moins que simplement les habitudes alimentaires changent vers des fruits et légumes pouvant être récoltés sans main d’œuvre.

Enfin, 52% des enfants de 2008 sont nés hors mariage,  sans compter les divorces de plus en plus fréquents. Inutile de dire que cette instabilité des couples ne peut que déboucher sur une précarité tant matérielle qu’affective des nouvelles générations. Absence du père, famille recomposée, fragilisation sociale et psychologique pour les moins favorisés qui ne grandiront pas dans une famille stable, autant d’obstacles à un développement harmonieux des jeunes. Avoir des enfants ne devrait pas être considéré comme un droit systématique, mais comme un choix réfléchi demandant des efforts et de sacrifices tant financiers qu’au niveau de la vie quotidienne et des loisirs. Une certaine insouciance et irresponsabilité touche à la fois les politiques et les familles. Les politiques applaudissent le regain nataliste, mais se contentent de payer des allocations et des primes, sans véritablement investir dans l’éducation, (ou alors à contre sens) et dans l’orientation vers une économie productive et rentable pourvoyeuse d’emplois attractifs. Les familles, souvent égoïstes ou inconscientes profitent de la manne de l’état sans s’apercevoir que la prime de rentrée scolaire et le congé parental ne suffisent pas à faire d’un enfant un adulte heureux et autonome.

Etre moins nombreux dans un monde de sept milliards d’habitants est probablement marqué du sceau du bon sens. Il s’agit de choix politiques, économiques et technologiques et cela peut aboutir sans natalité excessive et sans recours à l’immigration. Stabiliser la France au niveau des 55 ou 60 millions est possible sans déclin économique, il suffit de créativité et d’innovation politique. Inutile d’être plus.


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104 réactions à cet article    


  • Pelmato 27 août 2009 13:31

    Les bonnes questions … enfin !


    • Emmanuel Aguéra LeManu 28 août 2009 12:02

      La course à la natalité nationale est un concentré idéologique sans pareil. Je n’arrive pas à faire le compte des tabous que comporterait une réflexion exhaustive sur la natalité...
      Mais il faut bien un terrain pour tester les anti-virus ??? Pondez, les enfants !


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 27 août 2009 14:21

      @Furtif
      Non, Aragon a dit : « et leurs baisers, au loin, les suivent » (9 mois plus atrd, apparement).

      PS : je t’ai mis un mot sous le fil de la docte professeur fort accorte du 22 aout. Fin du message.


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 27 août 2009 15:28

      Parce que tu sais bien que l’ivresse est plus importante que le vin.
      En plus, j’aime bien quand les avis divergent doctement autour d’un fondement commun.

      PS : Pardon au Doc pour les digressions, mais vous serez indulgent, vu que méme la Faculté perd parfois ses facultés.


    • Ronfladonf Ronfladonf 27 août 2009 14:07

      Les bonnes questions à se poser... enfin !

      Le nombre de femmes que je connais qui ont un gosse « parce que c’est kro meugnon » ou "parce qu’il faut bien occuper ses journées et que la CAF paye bien çà m’énerve !

      Cela dit... les réponses à donner sont loin d’être évidentes :
      - elles doivent être globales (le monde entier doit avoir une politique démographique digne de ce nom et cohérente)
      - elles doivent être réfléchies
      - avoir une descendance est un droit inaliénable... c’est l’excès qui est délétère ! Avoir un seul enfant, pour peu qu’il soit éduqué correctement, et dont on s’occupe n’est pas une honte, bien au contraire !
      - les citoyens doivent prendre conscience du problème dans sa globalité et arrêter de ne penser qu’à eux... La vanité et l’égoïsme restent les pires des fléaux pour moi.

      une fois le problème posé clairement, on peut arriver à une solution. (La chine a bien tenté la politique de l’enfant unique, mais elle est terrible pour les couples qui perdent leur enfant, et ils sont toujours 1.5 Milliards 2 générations après)

      Comme la plupart le fait toujours, les gens vont fermer les yeux et mal évaluer cet article parce que çà touche les enfants. Et ce qui touche aux enfants fait perdre tout sens commun à la plupart des humains, ils ne peuvent plus réfléchir calmement.

      Si on ne solutionne pas ce problème rapidement c’est la Nature qui s’en chargera et beaucoup plus violemment ! C’est garanti !


      • Georges Yang 27 août 2009 14:16

        Merci pour cette réaction ; Avoir un enfant ne devrait pas être une forme d’autosatisfaction béate et irréfléchie ; un n’enfant ça s’assume, ce n’est pas un chien que l’on abandonne pour partir en vacances. Que d’irresponsables qui se séparent, trimballent des gosses d’un foyer à l’autre, négligent leur éducation ou tout simplement n’envisage pas les soufrances et difficultés qu’ils vont infliger à leur progéniture en les mettant au monde.
        côté Etat, il vaudrait mieux envisager une France de technologies innovantes, de productivité à main d’oeuvre restreinte et de diminution des gaspillages pour obtenir enfin un pays riche et prospère non surpeuplé.


      • menfin menfin 31 août 2009 09:15

        en résumé


        vos propos sont un tissus d’imbécilité

        Bien à vous

      • kitamissa kitamissa 27 août 2009 14:27

        quand on élève des chèvres dans les Causses et que les enfants naissent avec cornes et barbiches ,est ce que les allocations familiales prennent en compte cette spécificité régionale ,

        y’-a-t’il recherche de l’identité de la mêêêê...re ?


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 27 août 2009 14:28

          Bonjour Doc,
          Vous constatez une inflation de poussettes et de ventres ronds.
          Je constate plutot autour de moi une inflation de crabes et autres « c’est un grand terrain de nulle part avec de belles poignées d’argent », comme chantait l’ami Bashung dans « comme un légo ».

          Justement, pour un statisticien , ce qui compte , c’est le différentiel dans le jeu de légo de la vie. Ceux qui arrivent et ceux qui rendent leur tablier. C’est cela qu’il faut surtout retenir.

          Or, au delà de l’éspérance de vie moyenne (donc tous ages de décès confondus), qui ne cesse d’augmenter -en moyenne -en raison du recul de la mortalité infantile et du nombre croissant des grands vieillards du 4 eme age, il me semble que cela n’a jamais autant « dégagé » que ces derniers temps dans la classe 45/ 65 ans.


          • Georges Yang 27 août 2009 14:37

            FAUT BIEN MOURIR DE QUELQUECHOSE PUISQUE LA MORTALITE HUMAINE EST STATITIQUEMENT TRES PROCHE DES 100% !
            Mais plus sérieusement, la frénésie nataliste à la française risque de couter cher et le retour de bâton se fera payer aussi et pas seulement financièrement. Quel avenir pouvons nous assurer aux plus jeunes ?


          • appoline appoline 30 août 2009 20:12

            @ Georges,

            Comme le disait si bien Desproges : il vaut mieux avoir une vie courte et rigolote que longue et douloureuse.


          • mrdawson 27 août 2009 14:45

            Globalement plutot d’accord, dans le sens ou ces questions sont les bienvenues et qu’il serait temps d’y réfléchir sérieusement et sans tabou. Néanmoins il faut également voir certaines choses à long terme, on va avoir beaucoup de djeuns désoeuvrés dans quelques années c’est vrai. Mais lorsque la génération babyboom aura disparu, on va assister à une forte réduction du nombre de personnes agées et dépendantes en France (en gros lorsque le trou de natalité post 68 aura atteint l’age de la retraite) qui dégagera du temps et des finances pour (idéalement) réinvestir dans la jeunesse ce qui n’est pas plus mal non plus.


            • Georges Yang 27 août 2009 14:52

              Votre refexion est pertinente, mais rien n’empêche de rester peu nombreux en France lors d’un creux de vague avec peu de vieux. Bien au contraire, cela permettrai une redistribution des richesses, une augmentation du niveau de vie. Soyons moins est un slogan qui n’a pas encore trouvé ses porte-paroles


            • menfin menfin 31 août 2009 09:23

              redistribution des richesses


              fait de l’argent et tu ne te poseras plus ce genre de questions débiles

              j’ai 4 enfants, c’est la vie à la maison, et nous ne comptons pas sur les alloc pour vivre

              avoir une belle baraque, aller au ski sous les Tropiques, rouler dans notre CC, et acheter ce dont la famille à besoin, c’est vrai le nécessaire, le surplus nous le laissons aux débiles qui vont s’entasser les fins de semaines dans les hyper.

              La natalité est source de renouvellement, ceux qui pensent le contraire comme vous, sont malheureusement des has been quelque peu arriérés....

              Bien à vous


            • Georges Yang 31 août 2009 11:22

              Que l’on soit riche ou pauvre, blanc ou noir, intelligent ou stupide, au niveau actuel de surpopulation, le troisième enfant est devenu un crime contre l’humanité.


            • Le péripate Le péripate 27 août 2009 15:05

              Je me demande bien où l’auteur a pu trouver l’information selon laquelle, je cite, « les Françaises dites de souche se sont remises à procréer », les statistiques ethniques n’étant pas autorisées en France. D’ailleurs, aucune source ni argumentation n’est présentée, juste le « fait » comme argument d’autorité. Peut-être un oubli qu’un auteur honnête s’empressera certainement de rapidement combler, on peut rêver.
              Il est bien plus probable que ce bon taux relativement aux autres pays développés soit du à l’inertie de l’immigration (par ailleurs on ne voit pas dans l’article de raisons qui auraient amené à un changement si brusque, sinon la magie peut-être).

              Il faut aussi rappeler ce que signifie les taux de fertilité par femme. Avec un taux de 1,3 en Allemagne, les démographes s’accordent pour dire (à hypothèse constante) que les Allemands auront complètement disparu dans 300 à 400 ans !
              Nous sommes sans doute un peu mieux loti, mais il n’empêche que le sens à donner à cette évolution est à terme un changement de population, prélude à la disparition de l’espèce humaine. Car ceux qui s’imaginent pouvoir réguler la vie courent au devant de graves désillusions.
              Pour retrouver une natalité qui redonne l’espérance à l’humanité, certainement que les dispositifs fiscaux sont non seulement insuffisants, mais de plus fortement inégalitaires (ainsi le système de parts dans la fiscalité française qui favorisent les familles très aisées). Bien plus efficace serait de diminuer l’aspect charge que représente un enfant, voire même d’en faire une source de revenu, c’est à dire de revenir en partie sur les obstacles qui s’opposent aux travail des jeunes (législation, coût élevé du travail qui écarte les peu qualifiés et les inexpérimentés), ainsi que la mise en place d’un système d’éducation réellement égalitaire ( le système actuel consiste à faire payer par les plus pauvres les études des classes aisées, ce qui est un comble) par la mise en place du chèque éducation utilisable en toute liberté dans l’établissement de son choix, voire d’être revendu pour ceux qui décideraient de ne pas l’utiliser.

              Quelques soient les solutions retenues, je ne peux m’empêcher de ressentir un profond malaise face au développement des idées malthusiennes : ceux qui les propagent n’aiment pas l’homme.


              • Bois-Guisbert 27 août 2009 15:57

                Je me demande bien où l’auteur a pu trouver l’information selon laquelle, je cite, « les Françaises dites de souche se sont remises à procréer », les statistiques ethniques n’étant pas autorisées en France.

                Moi aussi !

                 D’ailleurs, aucune source ni argumentation n’est présentée, juste le « fait » comme argument d’autorité.

                Ce qui démontre une fois de plus le niveau d’« incrédibilité » de journalisme citoyen...


              • finael finael 27 août 2009 16:17

                @ Le péripate

                C’est votre commentaire qui me semble celui qui pose les bonnes questions.

                J’éprouve le même malaise quant au développement des idées malthusiennes chez nos nantis (comme à l’époque de Malthus dans la bonne bourgeoisie).

                Et de plus comment peut-on faire une - docte - leçon de morale économique touchant à la maternité à ces « mauvaises » femmes, qu’il faut remettre dans le droit chemin ?

                De quel droit « supérieur » ?

                Par contre mes sources confirment les caractères ethniques des naissances. Bien que le fichage ethnique ne soit pas légalisé, il est pratiqué couramment et en toute bonne foi à l’Etat Civil lors des déclarations de naissance (lieu, date de naissance, et nationalité des parents). Et c’est bien pratique pour faire de la généalogie !


              • Le péripate Le péripate 27 août 2009 16:48

                Le caractère ethnique.... je n’ai pas voulu en faire état (site droitiste voire un peu plus...lol), mais j’ai pour 1998 8% des naissances avec au moins un parent étranger, et aujourd’hui 12,7%. Avec deux parents étrangers 6,9%. Ce qui veut dire qu’un enfant sur cinq a au moins un parent étranger. Chiffre qui ne tient pas compte bien sur des parents récemment naturalisés.
                Et en chiffre total, taux de fertilité par femme de 2,07 seulement, ce qui est inférieur au taux de remplacement. Le remplacement d’une population par une autre semble bien être la réalité de demain. En soi, ce n’est pas un problème, mais pourquoi le cacher, ou le nier ?

                Il y a une peur assez incompréhensible d’une humanité qui croitrait à l’infini. On peut voir cette video (en anglais) du statisticien suèdois Hans Rosling (son site est une merveille d’information) « What stops population growth ».
                Maintenant, il ne faut pas se leurrer : la croissance du dernier siècle a été fantastique et exceptionnelle, et il suffirait simplement qu’une très large partie de l’humanité adopte des comportements à l’allemande ou à la japonaise pour qu’en peu de siècles l’humanité ne disparaisse complètement. Ce peut être un choix, mais j’ai du mal à trouver cette perspective réjouissante.


              • Georges Yang 27 août 2009 17:17

                Les chiffres que vous citez concernant les parents étrangers sont dans le corps de l’article.
                Alors cessez d’être pontifiant !


              • Le péripate Le péripate 27 août 2009 17:43

                Par politesse, je m’abstiendrais de qualifier votre réponse. Il n’empêche que ne sont pas résolues dans cette « réponse » une contradiction et une question : comment avec les mêmes chiffres vous en arrivez à des conclusions opposées (d’avoir masqué l’évolution entre 98 et aujourd’hui, qui est croissante pour les enfants issus d’étrangers est probablement une partie de la réponse) ; quelle est cette philosophie qui présente le vivre bien comme un désert humain ?

                Si c’est pour me dire que je suis « pontifiant », merci de vous abstenir.


              • Georges Yang 27 août 2009 17:56

                Un enfant sur cinq avec au moins un parent étranger, cela correspond à peu près à la proportion d’étrangers officiels 8 à9 % , plus les naturalisés et les clandestins. Donc, probablement un peu plus que la moyenne nationale, mais grosièrement, toutes les catégories ethniques et sociales sont concernées par la montée de la natalité.

                Je conviens que l’observation quotidienne, n’a pas valeur statistique, mais il est évident, en prenant le bus ou le métro (pourtant assez fréquentés par les populations non autochtones) que le nombre de petits enfants « bien blancs » est en progression de façon significative.
                Mais la question principale n’est pas l’origine, mais quel avenir les nouveaux nés, dans un pays peu productif, en recession ou preque et avec un chômage important et de nombreux sous-qualifiés.


              • Le péripate Le péripate 27 août 2009 18:03

                Et donc, l’idée est de ne pas faire naître les chômeurs ? Du malthusianisme on passe aisément à l’eugénisme.
                Mais je ne crois pas que le monde marche comme ça. Mais je suis au moins d’accord avec la nécessité de l’éducation.


              • ASINUS 27 août 2009 20:18

                bonsoir péripate compliments de plus la « morale » n est pas exempte de votre demonstration ce dont MOI je n ai jamais douté
                asinus


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 août 2009 07:39

                @ Peripate : Tout comme vous, j’aimerais bien que l’auteur précise les taux de fecondité par ethnies, puisqu’il semble les avoir. Comparer les taux globaux en T et T1 sans tenir compte du changement de composition d’une population est statistiquement inacceptable.

                Je ne suis pas réconcilié non plus avec l’idée implicite que l’Homme, pour le bien de Gaia, devrait disparaitre et laisser la place à des espéces plus laborieuses et économes, comme les rats ou les fourmis. 

                Je ne souhaite même pas - mas ici, je suis sentimental - que ce soit les populations occidentales qui en donnent l’exemple. Il y a sans doute encore quelques Mésopotamiens en Irak, qui se demandent aujourd’hui s’ils ont pas raté un virage...

                http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/073-nguyen-96-roy-60/

                Pierre JC Allard


              • ASINUS 28 août 2009 07:53

                quelques Mésopotamiens en Irak, qui se demandent aujourd’hui s’ils ont pas raté un virage...


                yep, à l époque de Gilgamesh surement ...


              • non666 non666 28 août 2009 12:34

                La propagande nous sert donc de « bons » chiffres, pour remonter le moral des« Francais ».
                Pour une fois qu’un secteur est en croissance !
                Malheureusement , contrairement a ce que les agents de propagande annoncent, ce n’est pas NOTRE population qui augmente, mais celle des colons......

                La France n’atteint plus le seuil de renouvellement naturel de sa popilation depuis le baby boom. Pourtant depuis, la population est passée de 50 à 64 millions...

                http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATCCI02320



                L’Insee nous indique en mots choisits le nombre de famille ou la « personne de référence » a une origine extra-française.
                Elle oublie de nous dire ce qui est exactement comptée.
                Les familles dont la « personne de référence » etait non-française à la naissance ?
                Ou par exemple pour certains, tous ceux dont les ascendants etaient Algeriens à l’Independance et qui en sont à la 3 eme generation de colons chez nous ....

                Avant guerre, (39 40) que cela plaise ou pas, la France etait mono-ethnique.
                Le type ultra-dominant etait ’Europeen de souche.
                La colonisation actuelle essentielement africaine (noire ou arabe) est donc un phénomèène recent, quoiqu’en dise les gaucho-bien pensants.

                Mais pour se convaincre de la réalité , il n’y a qu’une seule solution dans ce monde ou tout nous est caché au nom de la morale de l’intégration qui est une morale de notre colonisation a notre insu : se faire une idée par soi meme.

                Je vous invite a vous rendre dans une maternité et a faire vous meme les comptes.
                Gaulois, Maghrebins, Noirs
                Ayant fait cet effort dans deux departement , je peux vous fournir mes estimations :
                70 % de gaulois dans le Yvelines et moins de 50% dans le 9-3....

                Après chacun a le droit de douter et de verifier lui-meme.
                Non !
                Chacun a le DEVOIR de ne pas me croire et de verifier lui-meme....

                Les acteurs de la mondialisation essaient juste de faire de notre vieux pays d’Europe, la seule puissance a avoir conserver son rang depuis 2000 ans , la première a basculer dans la mondialisation, de grès ou de force.

                PUNIR la France....
                Qui nous promettait cela et qui dissimule aujourd’hui les vrais chiffres de l’immigration et de sa natalité spécifique déjà ?


              • finael finael 30 août 2009 14:22

                @non666

                - « Avant guerre », l’Algérie était composée de trois départments français.

                - « Avant guerre », l’Indochine était française.

                - « Avant guerre », de nombreux territoires africains l’étaient aussi.

                Jamais la France ne fut plus « multi-ethnique » (et multi-religieuse) qu’avant guerre. Paul Reynaud : « nous vaincrons car nous sommes les plus forts », effectivement la France comptait 100 millions de nationaux.

                Et la France fut foncièrement « multi-ethnique » jusqu’ en 1962 !

                A l’école primaire, il y avait affichée sur les murs de ma classe la carte de l’Empire Français.

                Alors retournez donc à l’école avant d’énoncer de telles contre-vérités !


              • Jean-Paul Doguet 30 août 2009 14:43

                Il me semble que l’article utilise un argument néo-malthusien encore plus intelligent : mieux vaut éviter de faire naître des enfants qui deviendront de mauvais élèves. L’éducation nationale étant bien sûr un désastre (c’est bien connu, pas la peine de produire des faits ou des arguments), un nouveau né aurait toutes les chances de devenir un cancre. Donc autant de cancres en moins.


              • appoline appoline 30 août 2009 20:21

                @ Le périple,

                Quand on est suspendu par les ongles, on ne se met pas à gigoter. Enfin, d’ici peu nos pondeuses, de tout bord, de tout niveau social, vertes ou bleues, vont avoir quelques sueurs pour nourrir leur progéniture. Car très cher, la grande descente n’a pas encore commencé, elle vont avoir l’air malin avec des marmots à chaque sein. Vous me trouvez amère ? Non, même pas, elles ont largement été prévenues depuis le début de la crise, d’où ma première phrase.
                La médiocrité est une ennemie particulièrement vicelarde.


              • romaeterna romaeterna 27 août 2009 15:33

                Bonjour et merci pour votre article très intéressant.
                Je suis toujours fort étonné de ne pas trouver plus d’articles de cette veine sur agoravox car parlé de tout c’est bien, mais écrire sur le métaproblème de la surpopulation me semble bien plus constructif.
                Mais dire que le problème est mondial donc que nous, pauvres francais tout seul, faire un effort ne sert à rien est du même ordre que dire "je peux rouler en gros 4x4 baveux puisque c’est le monde entier qui pollue !
                Malgré mes 5 enfants je disais souvent (plus par provocation je l’avoue) que j’étais pour la suppression des allocs car j’ai souvent vu et entendu des gens dire qu’ils ne faisaient des gosses que pour les allocs. Les pauvres savent aussi être cyniques et cupides !

                Et c’est vrai que ce sentimentalisme béat concernant les enfants est extrèmement ravageur car il permet toutes les hypocrisies et tous les ègoïsmes dans nos sociétés. Il est à rapprocher du lavage de cerveau de TF1 et consorts.


                • ASINUS 27 août 2009 16:15

                  hé hé le gateau se retrecis la part réguliere et moins assurée la vie s allonge et il faudrait partager les places avec les jeunes générations le vieux haissent les gosses parce qu ils
                  les poussent vers la mort ,non quarantenaires protestataires antinatalistes habillent de
                  « soucis et d inquietudes pour les enfants » ce qui n est que leur trouille et incapacité
                  a partager, ce qui n est que leur incapacité a vouloir un monde meilleur au risque de devoir ceder un morceau de leurs acquis .Quand vous entendez des idées malthusiennes demandez vous « d ou parle » l intervenant vous verrez c est sociologiquement intéréssant yep


                  • marcel 27 août 2009 16:15

                    "Quelques soient les solutions retenues, je ne peux m’empêcher de ressentir un profond malaise face au développement des idées malthusiennes : ceux qui les propagent n’aiment pas l’hom "

                    C’est exact mais l’homme , à un certain nombre d’exceptions , ne mérite - t-il pas un certain mépris pour son comportement irresponsable et sa bêtise insondable .
                    Le cas du pondeur belge aux 32 enfants et 4 pondeuses attitrées n’est - il pas emblématique
                    d’un homme qui mérite le dédain par son comportement imbécile et irresponsable ?
                    Après le reportage dont parle Beabck , sa fille aînée déclarait qu’elle ne voudrait jamais recréer les mêmes conditions de vie atroces pour sa progéniture future que celles qu’ elle a connues avec son Jeannot lapin de père .


                    • resistance 27 août 2009 16:22

                      J’avoue que votre article ne m’emballe pas, ses commentaires non plus, d’ailleurs.
                       Pourquoi ? Trop de calculs... Vous n’allez pas à l’essentiel. Il me semble que c’est la confiance en la vie qui est en jeu. Quand on croit en la vie, on a envie de la transmettre... Les aides de toutes sortes sont importantes, mais secondes. Un gouvernement les accordera d’ailleurs si lui aussi croit en son avenir. Et puis, chômage ou pas, les gens qui ont des enfants sont obligés d’élargir leur horizon, ils ne peuvent se recroqueviller sur eux-mêmes. Etes-vous sûrs que ce fait-là ne change pas beaucoup de choses dans une société ?


                      • Georges Yang 27 août 2009 17:23

                        Pour reprendre un slogan ancien : « Un enfant ça va, trois bonjour les dégats ! » Cela devrait être repris par les écolos forcenés dont Duflot avec toute sa marmaille. Chaque individu, sauf s’il vit de la ceuillette (pas de la chasse, les écolos sont anti chasse) pollue en respirant, en mangeant en défèquant, en vivant de façon basique. Le plus grand pollueur , c’est le nombre.
                        Mieux vaut envisager un pays peu peuplé, mais produisant avec peu de main d’oeuvre, avec des gens heureux d’y vivre dans des familles restreintes.


                        • kitamissa kitamissa 27 août 2009 17:53

                          bon, eh bien au boulot !...

                          puisque les Allemandes,Espagnoles,Italiennes,Japonaises et Russes n’enfentent pas ,c’est que leurs mecs ont les roubignoles à sec,soit qu’ils ont perdu le mode d’emploi

                          aussi,je propose solennellement d’exporter notre savoir faire à l’étranger ,si des ressortissantes des pays sus nommés lisent mon message,nous mâles du peuple Français,reconnus universellement comme champions toutes catégories de la zigounette et de la galipette,somme prêts à donner un peu de notre temps et de notre semence afin de perpétuer nôtre population Européenne et Japonaise ....

                          Mesdames ,vous qui êtes en mal de maternité ,vous pouvez contacter la modération d’Agoravox qui transmettra ...

                          ici ,une sélection de mâles présentant toutes les qualités requises sont présents ( beaux,intelligents,travailleurs,patriotes,porteurs de gênes sains et vigoureux etc...etc...)

                          ce message s’adresse à une population féminine,allant de 18 à 45 ans ,physique agréable, brunes,blondes,châtains ou rousse peu importe,nous somme prêts !...


                          • Georges Yang 27 août 2009 17:59

                            Vous confondez sexualité et reproduction


                          • kitamissa kitamissa 27 août 2009 18:27

                            c’est quand même lié ....

                            il y a quand même au départ la notion de plaisir ,enfin,je le suppose,si ce n’est qu’un acte de reproduction,il y a la banque du sperme qui peut faire trés bien l’affaire,un inséminateur fait son boulot ,et hop,l’ affaire est ficelée ...

                            j’ose quand même espérer qu’il y a le plaisir charnel partagé ,même si le but est d’avoir une naissance !


                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 août 2009 07:50

                            @Kitamissa. L’importation est toujours une solution... Mais ne me prenez pas ici trop au sérieux.... 

                            http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/05/31/chine-la-solution/

                            PJCA


                          • la_gata la_gata 30 août 2009 19:43

                            peut etre c’est plutôt à l’envers.. ce sont les allemandes que ne veulent plus se reproduire..
                            je penche pour cette théorie .. parce que dernièrement dans mon entourage il y a eu 3 filles (1 alsacienne , 1 colombienne et 1 péruvienne )que se sont mariés avec des allemands.. et sont déjà en attente de famille ... allez les filles du monde il faut aider aussi aux espagnols, italiens , ruses et japonais.. c’est un appel a eviter l’extintion de ces societés..

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