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Accueil du site > Actualités > Société > La guerre du poil aura bien lieu

La guerre du poil aura bien lieu

J’avais parlé de cette épineuse question lors du comité de rédaction de Fakir, mais je crois bien que personne ne voyait trop où je voulais en venir. Puis, le poil dans la main qui me tient lieu de canne aidant, j’avais remisé le sujet sur une étagère poussiéreuse de mon cerveau tordu en me disant qu’il y avait forcément plus sérieux comme préoccupation pour couper les cheveux en quatre.
Jusqu’à ce midi.

La siesteNon pas que j’ai trouvé un poil dans ma salade, mais plutôt parce que j’ai entr’aperçu un petit geste loin d’être anodin au détour d’une pub sans intérêt (donc une pub !) sur un énième produit de rasage masculin dont j’ai même oublié s’il s’agissait du rasoir ou de la crème. Voici donc le métrosexuel viril et soigné habituel qui se colle de grandes claques dans la poire devant son miroir pour bien exprimer son intense satisfaction d’être un beau mec bien musclé, avec une mâchoire bien carrée et douce comme un cul de bébé, tellement archétypique dans son genre qu’on en oublierait de se rincer l’œil, quand soudain, je vois le geste !
  • Houla, j’ai une hallu ou le gars vient de se s’en mettre un petit coup sur le torse ?
  • Ha non, j’ai vu aussi, il vient de se passer le rasoir sur la poitrine.
  • Putain, il est con ou quoi, ça pique vachement à la repousse ! Le torse, faut arracher, point !
Eh oui, le métrosexuel se rase les pectoraux saillants à l’heure du fromage sur une chaîne familiale, dans le tunnel de pub digestif. Je ne l’aurais pas vu, je ne l’aurais pas cru. Et voilà comment ma cosmologie sexuelle personnelle vient de s’effondrer comme un soufflet trop tôt sorti du four.

À l’origine, il y a la femme, lisse, pâle et douce et l’homme, taillé à la serpe, hâlé par le grand air, les joues ombragées de virilité dès l’heure de la sieste et le corps poilu. Le poil, c’est viril, le glabre, c’est féminin, voilà tout. Et dommage pour la puberté, le moment où les repères basculent ! Parce qu’avant le poil, il y a le duvet, celui qui pendouille tristement au menton des garçons et le même qui envahit les jambes des filles. Autrement dit, en l’absence de parents bien intentionnés, l’adolescence peut vite tourner au drame pileux, parce que trop ou pas assez, selon la représentation sociale du moment.

Le poil n’est pas qu’un foutu résidu de notre animalité prétendument perdue, on en a juste partout, hommes ou femmes, jeunes ou adultes (pour les vieux, c’est plus délicat, le poil finit parfois par se faire la malle tout seul, mais c’est rarement au bon endroit et au bon moment), la seule différence tient à sa consistance : joli petit duvet doré pour les filles, prépelage de terre-neuve pour les garçons, mais en fait, sorti de la plante des pieds et de la paume de la main, authentiquement et définitivement glabres, le poil n’en fait qu’à son bulbe et s’épanouit où bon lui semble, le plus souvent au détriment du sens esthétique aigu de son hôte ou plutôt de la norme sociale en vigueur sur le port de sa pilosité en public.
Parce que voilà, le poil n’est pas qu’une affaire de goût personnel, c’est un objet social éminemment politique. Essayez seulement d’imaginer un taliban sans sa barbe, un faf sans son crâne d’œuf, un hippy sans son exubérance capillaire ou une top-modèle avec des poils aux aisselles et vous comprenez immédiatement de quoi je veux parler. Le poil a ses modes, tout comme le ratio poitrine/tour de taille/hanche chez la femme, il a une signification sociale puissante, tant une mauvaise coupe de cheveux peut vous disqualifier durablement en société. Paraît même qu’en ce moment la moustache revient en force, pour conjurer les forces du mal financier, après une très, très longue absence et la tentative de buzz avortée de Tom Selleck dans les années 80.

Or le statut du poil dans la société occidentale décadente contemporaine est des plus précaire : traqué jusqu’aux plus intimes recoins chez la femme désirable qui s’alanguit dans la torpeur estivale, il se trouve sérieusement cerné dans son bastion de toujours, le poitrail du mâle, de l’homme, le vrai. Maintenant que la jeune femme soucieuse de son apparence physique est sommée de ne même plus s’accrocher à son dérisoire ticket de métro (aux USA, les jeunes hommes affirment sans ambages ne pas supporter l’idée de faire l’amour à une femme qui aurait, mais quelle horreur !, conservé des vestiges de poils pubiens), voilà l’homme qui entre par la petite porte dans les instituts de beauté pour se soumettre, lui aussi, à l’éprouvant bizutage de la cire chaude sur la peau en voie de débroussaillage avancé. Sur les forums dédiés à l’épilation (si, si, je vous jure, y en a plein !), les hommes demandent conseils avant le grand saut dans un monde sans poil. J’en ai même lu un qui était chaud bouillant pour se faire élaguer le scrotum... je n’arrive même pas à imaginer la scène d’horreur.

L’autre jour, soumise, moi aussi, au rituel social du tue-yéti, je consultais les tarifs de mon esthéticienne comme d’autres parcourent la carte des vins.
  • Ha, tiens, il y a des tarifs hommes, maintenant ?
  • Oui, il y a de la demande.
  • Ha oui, même ici ?!? Je parlais bien sûr de la Gascogne profonde, bastion de l’homme viril en diable qui se reconnaît à ses actions sévèrement burnées, comme se faire denteler les oreilles au rugby, se vautrer du haut de la palombière après un apéro un peu costaud au Côtes-de-Gascogne ou ramasser la cocarde entre les cornes d’une vachette de combat.
  • Oui, oui, il y en a de plus en plus.
  • Ils font quoi ?
  • Le dos et le torse, essentiellement.
  • Et c’est différent pour eux ?
  • Ha oui, pour eux c’est terrible ! Ils doivent s’accrocher à la table pour ne pas partir avec la cire.
  • Pour une fois qu’ils en chient plus que nous... concluais-je dans un grand éclat de rire purement sadique et revanchard.

Nous voilà en route vers un monde totalement imberbe où les genres se distinguent de moins en moins. Déjà que la norme antipoils a tendance à plutôt m’agacer quand il s’agit d’imposer aux femmes une apparence somme toute pas si naturelle que cela, avec son cortège de hontes et de fausses pudeurs mal placées, mais l’idée de l’homme glabre comme modèle incontournable me déplaît souverainement. Et voilà que cette tendance qui œuvrait discrètement sous le boisseau éclate en plein jour par le geste désinvolte d’un mannequin pour crème à raser. Le corps normatif, après avoir complètement colonisé la représentation de la femme, jusqu’au point où, jeune fille, je me pensais anormale parce que poilue, ce corps social et contraint s’apprête à envahir l’imaginaire masculin.
Du coup, le poil devient le point de ralliement de ceux qui refusent la dictature sociale totale. L’état naturel de l’être humain est pointé comme une anomalie du paraître et de fil en aiguille, de l’être en société. Le poil, anodin et insignifiant, est bani de l’espace public et la nouvelle résistance revient à refuser de cacher ce pelage qu’on ne saurait voir.
L’homme moderne refuse son état naturel, sa part d’animalité et gomme tout ce qui le renvoie à ses origines.

  • Tu sais, quand j’étais gosse, les femmes ne s’épilaient pas et tout le monde s’en foutait, tentait de me rassurer mon père l’autre soir au téléphone.
  • Et ça ne craignait pas trop quand elles allaient à la piscine, je veux dire avec le maillot de bain et tout ?
  • Heu... en fait, elles n’allaient pas beaucoup à la piscine non plus.

La guerre des poils expliquée par le film de boules

Quand on écrit sur une phénomène de société, il arrive que l’on puisse identifier le fait social en tant que tel, mais que l’on ne parvienne pas à déterminer ce qui est la genèse du phénomène. La guerre des poils bat son plein, mais pourquoi donc tant de haine contre la pilosité naturelle ? L’explication est peut-être dans l’industrie pornographique dont nul ne peut nier la mission éducative auprès des jeunes adolescents pubères. Monsieur Monolecte, qui est un grand cinéphage devant l’éternel et qui ne crache sur aucun genre, remarque tout simplement que c’est dans le film de boules que les poils ont commencé à disparaitre en premier.

En effet, la génération des 35-45 ans qui n’a pas de grandes préventions par rapport à la pilosité, tant féminine que masculine, se trouve avoir été bon public de l’âge d’or du porno des années 70-80, à l’époque où les acteurs, tout en étant correctement proportionnés pour le boulot, avaient un peu la gueule du voisin et de la voisine de palier. C’est la période Dorcel and co, avec du poil et des scénarios. Au tournant des années 80, Canal +, grand pourvoyeur de cartes d’Australie devant le petit écran, signe un contrat avec John B. Root, qui a une conception nettement plus hygiéniste du porno : les nanas sont siliconées et épilées, puis, peut-être pour des questions d’angle de prise de vue ou de pratiques bucco-anales plus fréquentes, les hommes se font aussi dépoiler, y compris d’ailleurs, le fameux scrotum dont je parlais tout à l’heure. Ce tournant hygiéniste correspond aussi à l’arrivée fracassante du Sida dans la sexualité moderne. Là aussi, faut-il y voir un rapport ?

Bref, les jeunes générations ont exploré la sexualité à la télé avec des gens parfaitement dépourvus de poils et cela pourrait bien expliquer (avec probablement d’autres variables quelque peu bizarres) cette brusque appétence pour des partenaires imberbes et donc cette dictature de l’épilation intégrale, tous genres confondus.


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100 réactions à cet article    


  • Plum’ 23 juillet 2009 10:08

    Oui, cette mode épilatoire est vraiment crétine. Il est temps de réagir. Pour trouver des arguments (ça ne manque pas), allez sur cette page très pertinente du site « Mouvement International pour une Écologie Libidinale » : http://www.ecologielibidinale.org/fr/miel-etesansepilation-fr.htm


    • ju ju 23 juillet 2009 23:40

      Le poil [...] chanson engagée :
      http://www-v3.deezer.com/listen-896112


    • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 10:12

      Ce lien est aussi dans le texte... Merci.


      • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 12:01

        Oui, enfin, c’est comme pour le jardinage, faut désherber autour un peu pour que le truc ne ressemble pas à une jungle impénétrable non plus.


      • geko 23 juillet 2009 10:43

        Je me suis bien poilé à lire cette éloge gouailleuse du poil ! Merci !


        • Yohan Yohan 23 juillet 2009 10:53

          Une mode qui nous vient de la pub orientée homo. Les hommes imberbes seraient prisés des femmes. A elles de nous le confirmer


          • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 12:02

            Pas d’accord ! Sans se la jouer Demis Roussos de la grande époque, le poil magnifie l’homme viril ! L’homme dépoilé fait un peu fadasse à côté !


          • kitamissa kitamissa 23 juillet 2009 11:08

            et la femme sans son petit triangle !....quelle horreur,quelle mode à la con ! c’est beau le poil bien placé ,sans que le foin dépasse des ridelles bien sûr,et encore....

            je parle d’un temps que les moins de 20 ans etc etc ....quand les frangines venaient avec nous à la plage,on voyait au moins si la nana était une vraie femme , actuellement on dirait des saucisses de Francfort,c’est lisse fade,même pas d’odeur.......

            quel monde et quelle mode à la con !


            • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 11:56

              Je ne peux pas vraiment me prononcer sur l’aspect féminin de la dépoilation totale, si ce n’est que j’ai tendance à trouver ça moche, mais les hommes sans poil me débectent totalement. Négation d’eux-même en quelque sorte.
              L’odeur subit le même sort que le poil. Autant j’ai souvent été incommodée par des odeurs très fortes qui tenaient plus de l’absence de savon que d’autre chose, autant les personnes sans odeur aucune sont comme dématérialisées. L’odeur, même au niveau inconscient, est nécessaire pour les rapports entre les grands primates sociaux que nous sommes.


            • Krokodilo Krokodilo 23 juillet 2009 23:25

              Quant il n’y aura plus de poils, quand il n’y aura plus d’odeur, il restera les phéromones, ces petites hormones invisibles aéroportées... sauf si un intégriste de l’hermaphrodisme invente l’aérosol capteur de phéromones, le neutralisateur suprême ! 

              La convergence physique, sociale et mentale entre hommes et femmes est d’ailleurs un thème souvent décliné en science-fiction, par exemple dans La guerre éternelle, de Haldeman, bien adapté en BD. 

            • momo momo 16 février 2012 10:46

              Négatif cher ami : les phéromones sont liées aux poils, chaque poil étant relié à une glande sudoripare.

              Ce n’est pas qu’une histoire de poils : rôle des phéromones sexuelles : http://poilagratter.over-blog.net/article-29100910.html

              http://poilagratter.over-blog.net/article-pheromones-sexuelles-nouvelle-piste-55095723.html


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 23 juillet 2009 11:46

              A noter également qu’à notre époque, on épile de façon compulsive, en parallèle, on est de plus en plus horrifié par la pédophilie, c’est-dire l’attirance pour les corps sans poil (entre autres). Je trouve ça assez révélateur.

              Le poil, cet organe barbare, signe d’animalité, est socialement banni, comme l’odeur. Pas d’odeur, pas de poils, pas de cheveux, l’homme nouveau est arrivé. La femme nouvelle, déjà soigneusement désodorisée et maintenant épilée comme un bébé, verra ses cheveux disparaître aussi à ce rythme, peut-être sera-ce là la lutte ultime contre la burqa : se raser la boule pour ne pas avoir à cacher ses cheveux...

              Cette haine du poil n’est pas aussi marquée outre-Rhin : les jeunes allemandes, aux dernières nouvelles, continuent à ne pas se raser les pattes ni les aisselles.


              • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 11:59

                Bon, la gretchen velue sous ses bas couleur chair, ça peut être un peu abrupt à l’œil quand même. Par contre, il n’y a pas longtemps, la Casta est passée dans un téléfilm pas trop mal foutu où elle se trouve interpellée par quelqu’un parce qu’elle a des poils sous les bras. S’en suit une belle tirade sur le poil au naturel qui a probablement été à l’origine de toute la cogitation qui m’a conduite à ce billet.

                Sinon, oui, je suis frappée par le fait que les adultes totalement épilée font immanquablement penser aux ados prépubères et oui, je trouve cette appétence de la foufoune lisse particulièrement malsaine.


              • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 juillet 2009 19:35

                Bah !

                Personellement, je trouve que c’est pratique pour ne pas se retrouver avec un « cheveu » sur la langue suite à certaines papouilles !

                Pour le reste je trouve qua l’épilation masculine est une perte de temps !


              • Krokodilo Krokodilo 23 juillet 2009 23:32

                Dans un film récemment passé à la télé dont j’ai oublié le titre, une comédie policière, Travolta (encaisseur de fonds qui veut se reconvertir dans le cinéma) fait une remarque au sujet des aisselles à la copine de Danny De Vito, celle-ci répond à peu près : « il m’interdit de me raser, ça doit lui rappeler ses années hippies ! »


              • sleeping-zombie 24 juillet 2009 09:57

                @krocodilo :
                Le film c’est Get Shorty, excellent d’ailleurs.
                Mais c’est pas vraiment dans le sujets des poils... OMG, je suis en train de troller !


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 28 juillet 2009 09:27

                Monolecte
                Oui, cette histoire de trichophobie forcenée me laisse songeur depuis longtemps. Je pense que ça nous vient des US, via le porno massivement diffusé sur le net et sur les chaînes câblées. Pays où on abhorre le poil, où on trouve des souvenirs cachés de viol d’enfants à répétition dans les procès pour divorce, et où sévit Stephen King, dont presque beaucoup de romans mettent en scène des enfants dangereux et maléfiques. Regardez la production hollywoodienne, l’enfant, c’est soit Bambi, soit Damien (la Malédiction).

                Ce n’est pas avec le sexe qu’ils ont un problème, les Américains, c’est avec l’enfance. Ce qui fait écho avec notre peur des djeunes... Quand un pays a peur de ses jeunes, c’est mauvais signe.


              • momo momo 16 février 2012 10:44

                Et c’est pourquoi on les aime tant nos gretchen :

                Résistantes allemandes : http://poilagratter.over-blog.net/article-resistance-allemande-55433508.html


              • Lapa Lapa 23 juillet 2009 11:50

                un article au poil et pas rasoir !


                • Echo Echo 23 juillet 2009 11:51

                  Bah !

                  Renions le poil, il nous poussera des plumes.

                  Celle de l’auteure est deja tres belle.


                  • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 12:03

                    Merci ! Compliment au poil !


                  • plancherDesVaches 23 juillet 2009 11:53

                    Première fois que je vois un article sur moi....


                    • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 12:04

                      Tu es un poil ?


                    • plancherDesVaches 23 juillet 2009 12:15

                      Non non. Habillé.

                      Mais velu. D’ailleurs, les dames me disent, quand je les quitte, « merci d’être velu ».

                      Ca, Mesdames, vous avez voulu être nos égales, maintenant, il faut accepter que les hommes soient aussi compléxés que vous... lol


                    • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 14:01

                      Et bien je fais œuvre utile en cherchant à décomplexer les hommes qui le seraient par une mode totalement conne (d’ailleurs n’est-ce pas là le propre des modes ?)


                    • Iren-Nao 23 juillet 2009 11:59

                      Du coup, plus moyen de se foutre a Poil.

                      Iren-Nao


                      • Stéphane Antonini Stéphane Antonini 23 juillet 2009 12:07

                        Merci !!
                        Grâce à vous, j’en suis arrivé à regarder mon torse poilu avec presque compassion et tendresse...
                        Je ne cèderai pas !
                        On nous prend, moi et mes poils, ou on nous laisse !
                        Non mais !


                        • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 14:03

                          Voilà une manière très saine de réagir. D’ailleurs pourquoi voulez-vous être aimé ? Pour vous ou pour votre torse lisse ?


                        • ZEN ZEN 23 juillet 2009 12:15

                          Monolecte

                          ça vous tente ?


                          • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 14:06

                            On dirait qu’il nous met au défi de critiquer son pelage.
                            Maintenant, pourquoi apprécie-t-on les gens ? Sûrement pas pour leur caractère pileux. Je pense qu’on aime l’autre comme il est ou alors, c’est là une étrange perversion de l’amour ou de désir que de vouloir le plier à ses critères esthétiques défoliants.


                          • Iren-Nao 23 juillet 2009 12:23

                            Les Chinois et apparentes, race vraiment peu velue se trimballent volontiers avec de longs poils sur une jolie verrue faciale.
                            C’est tres mignon, et je ne sais pas ce que c’est cense signifier.
                            Personnellement je trouve cela aussi repugnant que les hommes qui se laissent pousser l’ongle de l’auriculaire.(Tres chinetoque ca aussi).

                            Je connais des Indiens qui ont une veritable chevelure d’oreille, faut aimer. (souvent depoiles du dome)

                            J’en connais ( hommes) qui se raccourcissent la moquette pour que ca ne chatouille pas les narines de leur Dame a la St Valentin (c’est delicat), soit que le nez est fort long, ou que la rapiere est trop courte.

                            Tous ces epilages conformistes ne seraient ils pas le signe d’une absence totale de caractere ?

                            Chere Monolecte sachez bien que vous n’etes plus seule dans votre combat pour la defense de la Tarte au poil et autres friandises.


                            J’aimerais beaucoup vous lire sur les odeurs sui generis.

                            Recevez Madame le Temoignage de mon Admiration velue, vous etes une Femme necessaire.

                            Iren-Nao


                            • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 14:07

                              C’est bien la puissance normalisatrice qui s’inscrit jusque dans l’intimité des corps qui m’agace. Avec ou sans poils, ce devrait être une simple affaire de goût personnel, pas un diktat social.


                            • Gül 23 juillet 2009 12:43

                              Bonjour Monolecte,

                              Dans un tel concert de louanges au Poil, j’apporte le couac nécessaire à tant d’harmonie...

                              Hum, hum...(je m’éclaircis la gorge pour pouvoir exprimer mon désaccord malgré les huées de la foule).

                              Alors, sans être pour une épilation du torse des hommes, j’avoue avoir un net penchant pour un torse imberbe naturellement s’il est beau, je trouve cela, heu, comment dire ?.... « Ggrmmmppfff » !!!

                              Ceci étant dit, je ne fuis pas non plus devant un torse poilu, je n’ai pas de sentiment repoussant (haha !) à cette vision, loin de là.

                              Bref ! Sur ce point masculin, c’est comme la nature l’a voulu, sauf, personnellement, le genre de spécimen que Zen nous a offert en lien, là, c’est rédhibitoire !

                              Par contre chez les femmes, je suis navrée mais je ne trouve vraiment pas esthétique les poils sur les jambes ou sous les aisselles.
                               
                              Quant au sexe, sans être pour l’épilation totale que comme vous et d’autres je trouve presque malsaine et surtout un peu ridicule, la toison un peu trop affichée, je n’aime pas non plus.

                              En ce qui me concerne, vive le rasoir, ça me semble plus propre, moins fouillis, plus joli, et ce, y compris chez ces messieurs !

                              Vous appréciez de sentir une pilosité sur votre langue en dégustant le plat du jour vous ????

                              Bon, voilà, je me sauve en courant ! :- )

                              1, 2, 3 : Vous pouvez hurler.....


                              • Iren-Nao 23 juillet 2009 13:08

                                Belle Gul

                                Il ne vous aura pas echappe que Monolecte se veut « le poil a gratter du Web ».

                                pour le reste ca depend du « plat du jour ».

                                Et vous avez raison, vive le naturel, et on ne mange pas tout cru.

                                Iren-Nao


                              • ZEN ZEN 23 juillet 2009 13:14

                                Et voilà Gül qui nous fait de la pub...
                                Interdit sur cette antenne !


                              • Gül 23 juillet 2009 13:49

                                M’enfin...Zen ! Bien sûr que c’est interdit ! C’est de notoriété publique, non ?

                                D’ailleurs, vous voyez bien que mon commentaire ne clignote pas collé sur un bandeau en haut de page !!!

                                 :- )


                              • plancherDesVaches 23 juillet 2009 14:00

                                Hé hé.. elle est viendue, ma Belle Nobo...

                                Va falloir que je t’explique des choses, mais... en coulisses. Si tu veux qu’est-ce que je dire. Un de ces quatre. En effet, une toison généreuse, heu... oui, ça peut se dire qu’en coulisse......

                                Bon... j’ai failli sortir une blague sur les portugaises, mais, ouf... me suis retenu.
                                En effet, on peut avoir aussi du poil aux oreilles.


                              • Gül 23 juillet 2009 14:03

                                Salut Furtif !

                                En Occident, non, je ne sais pas vraiment à quoi est due cette mode du « sans poil », mais je ne serais pas surprise comme l’indique Monolecte que le monde du porno y soit effectivement pour quelque chose.

                                Je peux, par contre, te dire qu’en Turquie, en Syrie, dans les pays du Maghreb, l’épilation est une institution... Et chez les hommes aussi en ce qui concerne les aisselles, le sexe, le nez, les oreilles !

                                Quant à mon âge, l’ayant très clairement déjà donné sur ce site, ce n’est un secret pour personne.

                                Mais, toi, explique-nous ce commentaire dont tu parles un peu plus haut, ça doit valoir son pesant de...heu..cacahuètes ?!


                              • plancherDesVaches 23 juillet 2009 14:06

                                En effet, Le Furtif, la taille des maillots de Maâme Lagarde n’est pas en récession. Mais en croissance négative.


                              • Monolecte Monolecte 23 juillet 2009 14:11

                                Maintenant, Gül, si tu désires/aime un homme et qu’au moment crucial, tu découvre une belle toison pectorale bouclée, tu ne vas tout de même pas partir en hurlant ?
                                Tu peux préférer personnellement les torses glabres, mais cela est-il un critère indépassable ?

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