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Accueil du site > Actualités > Société > La lesbophobie n’est pas un mythe

La lesbophobie n’est pas un mythe

Les clichés selon lesquels il serait aujourd'hui plus facile d'être lesbienne que d'être gay vont de bon train. Mais est-ce vrai ? Et lorsque ça l'est, est-ce un bon signe ? Qui discrimine les lesbiennes, pour quelles raisons ? Toutes les lesbiennes sont-elles discriminées de la même façon ?

« En plus d’être victimes d'homophobie, elles sont aussi victimes de sexisme, comme toutes les femmes, déclare Elisabeth Ronzier. Et elles ont intégré le sexisme comme une norme. Du coup, elles jugent que ce qui leur arrive est normal, alors que cela ne l’est pas. » 

Aujourd'hui, lorsque l'on parle d'homophobie, c'est souvent la gaiphobie que nous sous-entendons. La transphobie, la lesbophobie, la biphobie sont expédiées aux oubliettes. Or, si la gaiphobie est tristement omniprésente, ce n'est pas la seule forme d'homophobie. Le manque de visibilité des lesbiennes et l'incrédulité à leur égard est une des raisons.

Nous semblons avoir oublié que les lesbiennes furent déportées en camps de concentration par les nazis, elles portaient le triangle noir. La seule différence avec les gays, qui portaient le triangle rose, est que les gays y étaient en tant qu'homosexuels, et les lesbiennes en tant que « Socialement inadaptées ». Une manière de se débarrasser d'elles tout en niant leur existence !

Dans plusieurs pays comme l'Afghanistan, l'Arabie Saoudites, le Bahrein, l'Iran, la Mauritanie, le Qatar, le Soudan, la Techtechenie et le Pakistan, les relations saphiques sont punies par la flagellation, la prison et dans certains cas, par la peine de mort.

En Afrique du Sud, la culture du viol punitif fait des ravages. Les lesbiennes sont violées pour les faire « virer de bord ». Les hommes qui le pratiquent n'y voient aucun mal ! Ils appellent ça le jackrolling et prétextent « rendre service », « soigner » leurs victimes.

Mais la lesbophobie existe bien chez nous aussi : gouine, goudou, gouinasse... Dans d'autres pays européens comme l'Italie, si les lesbiennes n'ont pas de quolibets, c'est bien parce que beaucoup d'hommes et de femmes ne croient pas en leur existence (!) Le mot "lesbienne" par contre, passe pour une insulte. Et si les gays commencent à peine à être présents dans les médias, aucune figure médiatique n'est ouvertement lesbienne en Italie, à l'exception de rares militantes. En Angleterre aussi, des viols correctifs ont étés dénoncés récemment.

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La couv des InRocks
Les inRockuptibles soutiennent courageusement la lutte contre la gaiphobie et la lesbophobie.

Subit-on le même type d'agression lesbophobe selon notre apparence physique ?

Tout est très subjectif et nous rentrons là dans une zone d'ombre où les perceptions de la féminité sont forcement sujettes au relativisme culturel. Ceci dit, il est très fréquent que les formes de lesbophobie diffèrent selon que l'on soit plus ou moins visibles. Il semblerait que toutes écopent plus souvent d'insultes sexistes qu'homophobes. Pourtant, si l'insulte sexiste est due à leur homosexualité il s'agit bien d'homophobie.

Les lesbiennes androgynes, masculines, alternatives sont vues comme des marginales « hommasses », menaçantes car elles sortent des canons hétéro-sexistes. Etant plus visibles, elles sont plus à risque de violence physique. La caricature les veut sociopathes, anormales, laides, misandres voire criminelles. Ce n'est pas l'acte homosexuel en soi qui dérange, mais la destruction des rôles de genres. Elles écopent des coups, des insultes et des moqueries.

Les lesbiennes féminines, moins visibles, subissent une discrimination moins directe mais plus sournoise. On les tolère dans la mesure où elles représentent un fantasme pornographique masculin. Leur orientation sexuelle n'est pas prise au sérieux. Elles ne représentent pas une menace, car « ça ne se voit pas ». On ne veut pas y croire. Ce sont celles à qui on répète « je peux participer ? », « quel gâchis »... De plus, ce sont celles qui sont le moins présentes dans les associations LGBT, or elles y aurait un rôle important à y jouer. Ce sont aussi celles que l'on traite de « putains ».

Car dans l'imaginaire masculin, le saphisme est né dans les maisons closes. Sans doute du à des pratiques homosexuelles destinées à divertir les clients, mais aussi aux liens profonds que les prostituées entretenaient entre elles.

Certaines oeuvres dans la culture populaire contribuent constamment à décrédibiliser l'homosexualité féminine. Dans "Les chansons d'amour" de Christophe Honoré (2007), par exemple, la romance entre les deux garçons Ismael (Louis Garrel) et Erwan (Grégoire Leprince-Ringuet) met du temps à se solidifier mais finit par aboutir. Alors que quand Alice (Clotilde Hesme) et Julie (Ludivine Sagnier) évoquent les rapports homosexuels entre elles, les répliques suivantes m'ont écorché les oreilles : "Je pratique le non sexe, voilà le genre de sexe que je pratique...", Julie répond "C'est pas très gentil pour moi ça...", Alice déclare "Mais toi c'est pas pareil, tu es comme ma soeur, c'est pas vraiment du sexe." (Juste avant de l'embrasser goulument et de pratiquer un cunilingus !) Si ce n'est pas du sexe, je me demande ce que c'est... voilà ce que l'on appelle l'homophobie intèriorisée.

Les lesbophobes ne sont pas tous des hommes. De nombreuses femmes sont homophobes, donc lesbophobes. Ludivine de la Rochère, Christine Boutin, Frigide Barjot, Marine Le Pen sont toutes des femmes. Si certaines femmes hétérosexuelles s'affichent avec des gays, car le cliché les veut plus glamour, il est bien des « fille à pédés » lesbophobes. Frigide Barjot a déclaré fréquenter les boites de nuit gay, mais ne pas connaître le milieu lesbien. Qui a oublié la séquence de La vie d'Adèle où l’héroïne se fait attaquer par une camarade de classe parce qu'elle fréquente une lesbienne ? « La meuf c'est une pute. Elle vient dormir chez moi, à poil dans mon lit. Elle me mate le cul quand elle est chez moi (…) est-ce que ta meuf elle a aussi la chatte bleue ? » Si cela arrive, c'est aussi parce que certaines femmes sont lesbophobes. Les plus extrémistes sont celles qui craignent d’être homosexuelles elles mêmes.

Si un couple est constitué d'une femme féminine et d'une androgyne ou masculine, elles subiront des affronts directs, mais si c'est un couple dit lipstick (deux jeunes femmes à l'apparence féminine qui sont ensemble) elles subiront la violence verbale voire sexuelle patriarcale, mais aussi parfois de l’incompréhension du milieu homosexuel. Il est tellement ancré dans nos mentalités qu'un couple implique une figure dominante et une figure dominée, que nous avons des difficultés à concevoir autre chose.

 

Ceux qui devraient nous comprendre le mieux ne nous comprennent pas forcément

Certains mouvements « féministes » radicaux ont par le passé nourri le cliché de la lesbienne misandre. Lorsque certaines branches affirmaient que « le féminisme était la théorie et le lesbianisme la pratique », ces mouvements se sont permis de parler au nom des lesbiennes, alors qu'elles n'en étaient pas. Seule une hétérosexuelle, paradoxalement, tiendrait ce genre de discours. Quant à la vision des lesbiennes que décrit Simone de Beauvoir dans "Le deuxième sexe", elle est caricaturale et limitée. Peut-etre fruit de son temps. Attention, il ne s'agit pas là d'une critique au féminisme, qui est pluriel et polyphonique, et que je salue pour ses nombreux combats.

Lorsque Caroline Fourest écrit que le lesbianisme fait paniquer le patriarcat, c'est vrai. C'est la raison de tant de violence envers les femmes homosexuelles. Mais l'homosexualité féminine n'est pas un choix. Associer une orientation sexuelle et affective – qui est innée, ou dont les raisons sont inconscientes – à un choix politique – donc fruit d'une prise de conscience sociétale et politique – est une grossière erreur. Je doute qu'une pré-adolescente de 12 ans qui découvre ses premières pulsions homosexuelles, qui tombe amoureuse d'une autre fille, le « choisisse » sciemment comme révolte contre la culture dominante répressive. Par contre, le fait d’être marginalisée en tant que « femme non conforme » peut faire prendre conscience que nous sommes dominé(e)s par une culture phallocrate. De là le lien historique entre le féminisme et les milieux LGBT, notamment lesbiens. Il va de soi que les féministes ne sont pas toutes lesbiennes et que les lesbiennes ne sont pas toutes féministes.

Certains gays éprouvent parfois une hostilité envers les lesbiennes – il faut reconnaître que le contraire est vrai aussi. Malheureusement. Par incapacité d'aller outre leur orientation sexuelle et affective, ils ne comprennent pas comment deux femmes puissent se donner du plaisir. Combien de fois avons-nous entendu « comment faites vous sans pénis ? ». Si personnellement je ne suis pas un homme, et par conséquent n'aurais jamais la possibilité de comprendre à 100% le plaisir qu'éprouvent deux hommes ensemble, je ne me suis jamais permise de penser « comment faites vous, deux hommes, sans seins ? ». Un jeune gay me demanda une fois pourquoi je luttais contre l'homophobie, vu que « les filles n’étaient pas victimes d'homophobie, que c'était plus facile », un autre jeune gay romain minimisa les agressions verbales que nous subissons au quotidien dans la rue « c'est juste un gros lourd... », un autre encore me suggéra « essaye avec un mec, c'est vraiment marrant. », jusqu'à dire "les scènes de sexe dans La vie d'Adèle sont dégueulasses, elles font vraiment comme ça ?". 

Quant à la nouvelle mode de la pseudo-bisexualité des jeunes femmes hétérosexuelles qui s'embrassent devant un public masculin pour en capter l’intérêt, elle crée des dégâts dont on ne mesure pas encore les conséquences. En utilisant la simulation d'un rapport lesbien, elles érotisent volontairement le regard qu'un certain type d'homme hétérosexuel porte sur les lesbiennes. Ce sont les vraies lesbiennes et les vraies bisexuelles qui en paient les pots cassés : incrédulité devant les couples de femmes, avances non désirées...

Sont à évoquer aussi les micro-aggressions de nos proches. « Tu trouveras peut-être un homme un jour », « tu es si jolie, tu pourrais avoir un compagnon », « ce ne sont peut-être que des fantasmes », « c'est une phase, ça passera... ». Des phrases dites sans réfléchir, sans méchanceté, mais qui traduisent le lavage de cerveau phallocentrique et hétérosexiste que nous subissons toutes et tous. Le talentueux romancier Édouard Louis remarquera – en passant- la lesbophobie bourgeoise dans son bestseller « En finir avec Eddy Bellegueule » : "Plus tard je comprendrai que, ailleurs, une femme accomplie est une femme qui s'occupe d'elle (...) Elle a meme parfois le droit d'etre lesbienne le temps de l'adolescence, pas trop longtemps mais quelques semaines, quelques jours, simplement pour s'amuser."

Le point commun entre ces incompréhensions, est que le lesbianisme, en tant qu'orientation sexuelle et affective ne peut être qu'un repli. Qu'une consolation, dérivant soit d'une déception des hommes – ce qui est à la fois lesbophobe et misandre -, soit d'un choix politique, soit d'un besoin d'attention masculine et de toute façon sexuellement incomplet et insatisfaisant. Conséquemment, seul le modèle phallocentrique semble être en mesure d'offrir plaisir et stabilité affective. C'est faux.

 

Cette année Stop homophobie à mené une enquête sur la lesbophobie en France. Le rapport est consternant. 47% des femmes interrogées déclarent avoir subi la lesbophobie dans l'espace public, 14% en famille, 11% au travail, 6% sur internet, 3% par son voisinage. Les manifestations vont de l’incompréhension à l'insulte, en passant par les moqueries et le rejet. Les conséquences sur les victimes sont plus souvent psychologiques (63%), mais aussi pratiques voire physiques. Il devient plus difficile de vivre son homosexualité et l'angoisse prend le dessus au quotidien.

Agressions, mal de vivre, insultes, viols, suicides et meurtres. La lesbophobie n'est d'aucune manière un phénomène mineur. Si elle est moins apparente c'est parce que l'on accorde moins d'importance à la sexualité des lesbiennes et des bisexuelles. Parce que l'on accorde moins d'importance à la sexualité féminine en général. Les femmes sont tant habituées à subir et à se taire qu'elles ne le remarquent plus. On reste de l'idée que la dépendance économique et sociale des femmes envers les hommes découragera celles-ci de construire leur vies avec d'autres femmes et que dans le pire des cas on peut leur imposer l'acceptation de l'inacceptable, par le mariage forcé ou par le viol. Lorsque cela arrive, lorsque le système réalise que certaines femmes ne sont plus assujetties au désir masculin, elles deviennent des paria. 

 

Elisabeth A. Beretta


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204 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 7 juillet 2014 10:23

    bof...des gens normaux ne pratique ce genre de trucs.. !


    • Lc47 7 juillet 2014 10:44

      C’est quoi des gens normaux ?


    • César Castique César Castique 7 juillet 2014 10:47

      Des gens que la nature a déterminé pour la perpétuation naturelle de l’espèce.


    • Lc47 7 juillet 2014 10:54

      Donc l’homme et la femme sont au même rang que les lapins. Belle vision de l’Humanité !


    • bourrico6 7 juillet 2014 11:11

      C’est ça, on limite les relations entre être humain à la reproduction...

      Avec une mentalité, je plains sincèrement leur conjoint.... j’ajoute qu’avec cette vision, ils ont de fortes chance d’être cocus. smiley


    • César Castique César Castique 7 juillet 2014 11:25

      « C’est ça, on limite les relations entre être humain à la reproduction... »


      Pas du tout. On parle de conformation mentale, principalement. Etre incapable d’avoir une érection, en présence d’un homme, ou d’éprouver du désir en le regardant, ne limite que les réactions sexuelles avec une personne du même sexe. 

      Et je vous assure que, comme pour le shit, le téléphone portable ou la bagnole, on peut aisément faire sans et s’en trouver bien. 

    • Elisabeth A. Beretta Elisabeth A. Beretta 7 juillet 2014 11:29

      généralement ils le sont...


    • Lc47 7 juillet 2014 11:49

      @claude-michel

      Donc pour vous la normalité peut se définir ainsi : est normal celui ou celle qui est comme moi. Partant de ce principe nous sommes tous anormaux pour quelqu’un.


    • bourrico6 7 juillet 2014 11:57

      Normal c’est conforme à la norme, et ici, la norme, c’est la morale religieuse.

      Suffit de changer de lieu et/ou d’époque, et Mr Glaude Normal peut vite se retrouver classé comme « anormal », mis au ban de al société, voir finir au gnouf.

      Ca lui apprendra à ne pas être « normal ».


    • claude-michel claude-michel 7 juillet 2014 12:07

      Par Lc47...Votre déviance ne m’intéresse aucunement...

      Bonne journée...

    • Lc47 7 juillet 2014 12:19

      @claude-michel

      Parce que j’ose affirmer que l’homosexualité, qu’elle soit masculine ou féminine n’est pas anormale, vous estimez que je suis un déviant ?
      Si vous ne supportez pas la contradiction il ne faut surtout pas venir sur ce type de site : polémiquez avec vous-même.


    • claude-michel claude-michel 7 juillet 2014 12:25

      Par Lc47...Jugement personnel...et le site est une tribune « LIBRE »...Des millions de gens (une majorité) pense comme moi...désolé

      Bonne journée...


    • Lc47 7 juillet 2014 12:38

      @ claude-michel

      Une majorité de gens pense comme vous ? Ah c’est vrai que vous êtes « normal » !
      J’avais oublié. J’espère que vous voudrez bien accepter toutes mes excuses.

      Je vous souhaite également une bonne journée.


    • claude-michel claude-michel 7 juillet 2014 12:38

      Par bourrico6 ...commentaire de niveau jardin d’enfant comme d’hab.. !


    • César Castique César Castique 7 juillet 2014 12:41

      « Normal c’est conforme à la norme, et ici, la norme, c’est la morale religieuse. »


      Non, non, la norme, c’est la fonction naturelle et son utilité, par opposition à l’homosexualité qui, comme le strabisme ou le zézaiement, par exemple, n’a absolument aucune utilité sociale ou sociétale.

    • claude-michel claude-michel 7 juillet 2014 12:55

      Par Lc47...Vous semblez bien à l’étroit et amer dans votre costume.. ?


    • Elisabeth A. Beretta Elisabeth A. Beretta 7 juillet 2014 12:57

      c’est vrai ça, vivement l’eugénisme, que l’on se débarasse de tous ces « parasites ». Prenez acte que tout ce qui arrive en nature est par définition « naturel ». Des milliers d’espèces animales ont des comportements homosexuels. Le plaisir et la reproduction sont deux choses bien différentes, le plaisir est lié à la sphère de l’émotion (en tant que pont entre le mental et le physique), et la reproduction peut ou pas y etre liée. La reproduction peut aussi etre causée par un viol, par exemple, et il n’y a rien d’agréable.


    • lermontov lermontov 7 juillet 2014 14:40

      La norme procède d’un jugement, ie de la cervelle humaine. S’il y a x% d’homosexuels, c’est que la nature voudrait que l’homme soit hétérosexuel ET homosexuel. Et donc très simplement, ton histoire c’est qu’une frange veut imposer à l’autre une norme parce qu’elle est plus nombreuse et a donc la force.

      Ceci pour dire à quel point ton raisonnement est infect.

      Je mets au conditionnel parce que je pense personnellement qu’hétérosexualité comme homosexualité sont des constructions culturelles. Les comportements sont conditionnés par le milieu ; ou plus justement dit : les injonctions de la nature se conforment au milieu.


    • César Castique César Castique 7 juillet 2014 15:00

      « S’il y a x% d’homosexuels, c’est que la nature voudrait que l’homme soit hétérosexuel ET homosexuel. »


      Si la nature est capable de vouloir, il faut admettre qu’elle veut qu’il y ait des bègues, des aveugles, des bossus, des albinos, des nains et même des tueurs en série. En réalité, elle bricole selon le schéma établi et de temps à autre, elle beugue comme nous autres et nos ordinateurs.

    • xmen-classe4 xmen-classe4 7 juillet 2014 15:25

      c’est une argumentation par l’absurde, si l’absurde represente x% de la vérité et que si l’on suit le cheminement de pensée, il y a 100% d’absurdité dans la vérité et elle leur appartiens.

      je repond toujours en utilisant le moins de mots possibles, ça fait des sortes de tricots des reseau de ficelles qui deviennent des automates. et c’est ce que je recherche comme inspiration.


    • el cogno 7 juillet 2014 18:31

      commentaire de niveau jardin d’enfant comme d’hab

      Boarf, quand je lis ton premier message, je peux aussi dire que je me croirai à la crêche.

      J’ai touché un point sensible, serais tu cocu ? smiley


    • el cogno 7 juillet 2014 18:34

      l’homosexualité est une maladie mentale

      J’adore le niveau et la qualité des intervenants sur AV.... smiley

      Entre ça et l’autre Glaude Miguel qui comprends rien à rien à ce qui est écrit, c’est la poilade assurée !!

      Et le pire, c’est ça qui est censé représenter la « normalité » ... MOUAHAHAHAHA
      Je vais me pisser dessus de rire à ce rythme.


    • xmen-classe4 xmen-classe4 7 juillet 2014 18:59

      il y a de la publicité pour apple beaucoup de publicité pour apple, mais ce n’est pas une pomme.


    • Ouallonsnous ? 8 juillet 2014 19:37

      Quand des consultations médicales seront elles ouvertes pour venir au secour de ces gens ?


    • Lau’ 24 septembre 2014 00:12

      Et les gens normaux ne postent pas ce genre de commentaire de merde :)

      Après, pour répondre à la personne qui dit que « la France est un pays tolérant, alors arrêtez de nous faire chier avec vos problèmes »... J’ai envie de suggérer une petite expérience :

      Fais toi passer pour homo. Auprès de ton entourage, histoire de voir les réactions. Dans la rue, histoire d’entendre les insultes. Auprès de ton taf, histoire de voir si le regard de tes collègues et de tes supérieurs change sur toi.

      Et reviens en parler après quelques semaines. Je pense que ton avis aura changé magiquement en cours de route, vraiment.


    • Jeff Parrot Jeff Parrot 7 juillet 2014 10:45

      "Les lesbiennes androgynes, masculines, alternatives sont vues comme des marginales « hommasses », menaçantes car elles sortent des canons hétéro-sexistes« 

       »Par contre, le fait d’être marginalisée en tant que « femme non conforme » peut faire prendre conscience que nous sommes dominé(e)s par une culture phallocrate« 

       »Des phrases dites sans réfléchir, sans méchanceté, mais qui traduisent le lavage de cerveau phallocentrique et hétérosexiste que nous subissons toutes et tous.« 

       »Conséquemment, seul le modèle phallocentrique semble être en mesure d’offrir plaisir et stabilité affective« 

      lesbophobique, hetero-sexiste, phallocentrisme. Le problème semble quand même être les hétéros et surtout le »phallus" : ça va être difficile de résoudre le problème smiley)

      Et puis à un moment donné, faut arrêter de voir du phobisme quand il y a seulement un rejet, c’est de la novlangue.


      • Elisabeth A. Beretta Elisabeth A. Beretta 7 juillet 2014 10:55

        le problème de la mentalité patriarcale est bien le phallocentrisme, à savoir le fait que l’on conçoit difficilement une relation sans phallus. Pas besoin d’etre une femen pour s’en rendre compte.


      • Elisabeth A. Beretta Elisabeth A. Beretta 7 juillet 2014 10:59

        « Le mot lesbophobie désigne le rejet, la peur, la haine, les violences et lesdiscriminations envers les femmes homosexuelles. Il est de plus en plus utilisé pour insister sur la double discrimination dont sont victimes les lesbiennes : homophobie (en tant qu’homosexuelles) et sexisme (en tant que femmes). L’homosexualité des femmes est souvent déniée, elle semble moins »visible« . Beaucoup d’hommes acceptent mal l’idée que des femmes n’aient pas »besoin« d’eux, au quotidien ou sexuellement, alors ils nient l’existence des lesbiennes.

        On a tendance à croire que les lesbiennes sont moins agressées »physiquement« que les gays. Peut-être cela est-il lié au fait qu’elles sont moins visibles. Pourtant, de nombreuses affaires récentes ont prouvé le contraire : aujourd’hui, on en parle plus. Il faut également savoir qu’elles peuvent être victimes de viols, sous prétexte de les remettre »dans le droit chemin« . Très répandus et beaucoup plus insidieux, la négation et le rejet, de la part des proches comme de la famille, peuvent être très destructeurs. »



      • Jeff Parrot Jeff Parrot 7 juillet 2014 11:13


        "Le problème de la mentalité patriarcale est bien le phallocentrisme, à savoir le fait que l’on conçoit difficilement une relation sans phallus."

        C’est pas un problème de mentalité, c’est la réalité du désir vécu par la majorité de l’humanité. Vous pouvez elaborer de la novlanque en ique et isme sur cette réalité, ça ne la change pas.


      • Jeff Parrot Jeff Parrot 7 juillet 2014 11:21

        "Il faut également savoir qu’elles peuvent être victimes de viols, sous prétexte de les remettre dans le droit chemin « .

        Le viol est classifié comme crime dans notre société, il n’est donc pas impuni, il ne relève pas du militantisme mais de la police et de la justice.

         »Très répandus et beaucoup plus insidieux, la négation et le rejet, de la part des proches comme de la famille, peuvent être très destructeurs. "

        Ce genre de comportement familial n’est pas propre à l’homosexualité.


      • Le chardon Le chardon 7 juillet 2014 11:41

        De toute façon l’auteur tourne autour du pot sans rentrer dedans : les problèmes de viol collectif pour remettre dans le droit chemin, de flagellation et de condamnation à mort, c’est plus un problème de l’oumma que de l’Europe occidentale.


      • lermontov lermontov 7 juillet 2014 15:44

        Ce n’est pas le phallus, mais la fécondation.

        Ex : "sucer, ce n’est pas tromper’ de Clinton. Ie, il n’y a pas eu de pénétration. Ou bien ceux qui soutiennent que de simples attouchements non consentis ne sont pas un viol ; il n’y aurait viol que s’il y a pénétration. Idem concernant l’occultation de l’homme en état d’érection dans les films, etc. Tabou.


      • César Castique César Castique 7 juillet 2014 10:49

        « Mais la lesbophobie existe bien chez nous aussi... »


        Peut-être, mais les prestations lesbiennes sont très prisées dans les live shows.

        • Elisabeth A. Beretta Elisabeth A. Beretta 7 juillet 2014 10:51

          à qui la faute ???


        • César Castique César Castique 7 juillet 2014 11:16

          « à qui la faute ??? »


          Je sais pas, moi... A la testostérone ?

          P.S. - J’étais français/géographie/histoire et pas du tout anatomie/biologie/chimie/physique

        • Elisabeth A. Beretta Elisabeth A. Beretta 7 juillet 2014 11:24

          bah voilà...on y arrive...


        • César Castique César Castique 7 juillet 2014 12:41

          « ...bah voilà...on y arrive... »


          Et vous savez comment réguler ça, vous ?

        • xmen-classe4 xmen-classe4 7 juillet 2014 14:20
          Endorphine
          apes il y a la question de savoir si génétiquement le modele familiale des africains est déterminé pour se reproduire en famille de 1 male et plusieurs femelles.

        • Baarek Baarek 7 juillet 2014 17:36

          N’attendez pas une réponse à cette question, je ne pense pas que ce soit le genre de l’auteur.

          Pour accuser les hommes il y a du monde c’est sûr, que vous ayez déjà fauté ou non d’ailleurs, on est tous responsable c’est bien connu. Après tout nos « insultes » sont sur la même ligne d’articles que les viols collectifs d’Afrique du Sud...

          J’irai porter ma croix ce soir, moi qui n’ai jamais fauté la dessus, mais qui subit les foudres hystériques des mes amies, parce je fais parti du genre masculin. C’est donc évident que c’est de ma faute si on vous a séquestrés pendant des siècles !

          Féminisme et holocauste... Même combat ? En tout cas même méthode !

          Il est tout à fait normal que vous vous battiez pour vos droits, et je vous y encourage ! Dénoncez les immondices des autres pays afin de réveiller les esprits ! Mais tentez s’il vous plait de rester intelligente dans vos commentaires d’articles, car il y a un fossé entre votre papier et vos réponses de 2 lignes à la limite du langage SMS !


        • Darks67 Darks67 9 juillet 2014 18:07

          Moi oui : la castration :D :D

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