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Accueil du site > Actualités > Société > La liberté des marchés est la meilleure solution ?

La liberté des marchés est la meilleure solution ?

Nous avons eu la loi de la nature, puis la loi de dieu, puis la loi du roi de droit divin, puis l’esprit des lumières puis la loi de la république, à nouveau la loi naturelle, et maintenant nous aurions la loi du marché. Il semble effectivement que l’homme ne sache pas interagir avec ses semblables, sans qu’il soit nécessaire de réglementer ses comportements.

Pourtant, nous n’avons aucune gêne pour parler de la liberté des personnes, alors que dès notre naissance nous apprenons les lois de la sociabilité, nous dirons donc que la liberté du nouveau né commence mal, mais qu’il faut convenir que nous n’en gardons pas le souvenir, et ceci constitue une entrave inconsciente à notre liberté, puisque c’est avec l’assimilation de toutes ces contraintes sociétales que nous considérons être libre.

La liberté dépendrait donc de la faculté d’assimiler comme partie intégrante de soi toutes les contraintes, si bien que la perte de l’une où de l’autre semble nous amenuiser puisqu’elle ne seraient plus là pour servir de jalon et nous nous retrouverions donc perdu face à la loi de la nature, comme nous nous trouvons perdu, face à des semblables qui ont reçu une sociabilité différente de la nôtre.

Donc quid de la liberté, elle n’existe pas, et si nous expliquons à un nouveau né qu’il est fils d’esclave il n’y a aucune chance qu’il conteste le pouvoir de son maître.

Souvent je fais référence à l’axiome de Locke « Les droits naturels sont ceux qui appartiennent à l’homme en raison de son existence : de cette nature sont tous les droits intellectuels ou droit de l’esprit, comme aussi tous les droits d’agir comme individu, pour sa propre satisfaction et pour son bonheur, en tant qu’il ne blesse pas les droits naturels d’autrui »,

Il semblerait donc qu’en rappelant que l’homme est un animal dépendant des lois biologiques qui régissent son être, il en découle, que de ces lois biologiques, il en tienne tous les autres droits d’agir comme l’animal qu’il est pour sa survie.

Alors toutes les règles mises en œuvre, depuis notre origine, que ce soit la loi de dieu, la loi du droit divin, la loi de la république etc. qui lui ont donné les moyens de se réaliser, soient dans sa nature biologique pour lui assurer son existence.

Il semblerait donc que les règles de gouvernance soient naturelles, les tabous et les totems.

Comment traduire dans ce cas cette évolution qui nous fait passer de l’animal aux comportements innés simples, à ceux d’aujourd’hui innés aussi, mais plus complexes. Serait-ce là la marque d’une voie civilisationnelle produite par l’imaginaire cérébral en constant réajustement auto réactionnel avec son environnement qui se modifie et qu’il modifie, ce que Théodore Monod appeler la marche vers l’hominisation

Nous comprenons dés lors toute la puissance du système éducatif et de l’école en particulier, et pourquoi Condorcet pensait qu’au travers d’elle l’on pouvait ouvrir l’esprit humain, comme l’on comprend que ne vouloir n’instruire les hommes que pour produire est fermer leur esprit humain.

Je pense que chacun comprend ceci, alors pourquoi dans le domaine économique, nous y trimbalons cette liberté imaginaire qui ferait abstraction de tout le produit cérébral que nous avons développé a ce jour, et pourquoi nous sommes sans cesse en train de réclamer la suppression de toutes les réglementations qui encadrent nos comportements commerciaux comme un frein au développement du libre commerce, et de réclamer que seul le marché doit dicter sa loi.

Je ne comprends pas pourquoi les mêmes ne réclament pas la suppression de l’école et de l’éducation familiale puisque cela empêche le développement naturel de l’homme primitif.

Ainsi contrairement à ce que certains affirment, le commerce ne se fait pas librement, mais tout individu commerce en fonction son histoire héréditaire, et de fait la relation commerciale se réalise sur les bases éducatives reçues, voire instinctives car chacun à une perception de l’iniquité d’un partage.

Pour autant ces bases éducatives ne sont pas intangibles, et les comportements des relations commerciales viendront se percuter avec, et le système éducatif, qui s’en verra affecté, laissera parfois les êtres dans un certain désarroi devant le constat du paradoxe que constitue leur apprentissage et le vécu.

Ils devront donc entrer dans l’école du discernement, sauf que celle-là l’on y entre que si l’on est curieux, si l’on s’interroge toujours, non pour douter, et dénier le confort de la certitude, mais pour ne pas rester l’esclave que l’on est devenu, et entrer dans le monde de l’incertitude qui est le seul espace libre à conquérir.

Alors quand je lis ou j’entends parler de « la liberté du commerce et de la loi du libre marché » putain que c’est long pour dire je veux être le maître.

Alors vers quoi nous renvoie, cette liberté du commerce et cette loi du marché qui ont la prétention de vouloir remplacer sous certains de leurs aspect les restes de la loi de dieu, à la loi de la république etc.

Elles nous renvoient vers un désir encadré, contenu par l’éducation sociétale qui est celui de vouloir être le dominant. Ainsi tous ceux qui perçoivent par une trop forte individuation ce désir s’attacheront sous toutes ses formes à sa réalisation, et ralentiront de ce fait, en renvoyant l’être civilisé vers l’être primitif, la marche de l’hominisation.

Ainsi chaque fois que nous rappelons les lois de la nature pour commercer, comme pour en exclure la justification en son sein des sources morales, nous faisons un pas vers le retour de l’être primitif. Or même chez l’être primitif, comme dans toutes les espèces il y a des règles de vie qui sont plus ou moins barbares, nous opérons donc un retour vers la « barbarie »

Force est donc de reconnaitre que nous avons donc le pouvoir politique qui a glissé ostensiblement vers l’entreprise et les institutions financières, par le jeu de ces sirènes libérales qui ne comportent aucune liberté, hormis celle de devoir en permanence générer par une individuation trop fortes des règles et des lois pour réguler les comportements primitifs qu’ils suscitent.

De plus au nom de leur imaginaire liberté qui génère des contrepoids ou des contre pouvoirs dont ils se plaignent, il faudrait que la représentation nationale qu’ils ont investie de leurs « hommes » et de leurs pensées, asservissent les autres citoyens à leur seule volonté et sous leur seule domination.

Contrairement à ce que nous pensons, plus une société se complexifie, plus elle a besoin d’instruction générale et sociale afin d’acquérir les moyens d’entrer dans le monde du discernement, duquel elle en retirera un contrôle interne qui lui évitera d’avoir recours au contrôle externe qui se fait par l’accroissement des lois et réglementations et du flicage qui en découle qui conduisent à toutes les formes de fascisme.

L’on ne peut tout à la fois renvoyer l’homme vers des comportements primitifs et attendre de lui le discernement nécessaire à la lecture du monde complexe, ce qui se fait avec l’aide du cerveau.

Où se situe donc cette liberté du commerce et du marché, là ou elle s’est toujours trouvée, et que j’ai rappelé en disant qu’être curieux, s’interroger, est ne pas rester l’esclave de ce que l’on est devenu, de sorte que les hommes qui commercent sauront innover pour trouver dans le marché les bases d’une relation d’utilité à être le meilleur pour les autres dont il retirera la considération qui flatte son ego, ce pas et celui qui conduit vers l’hominisation et réduit de fait l’appel à la loi pour veiller à ce que le commerce de l’un ne nuise pas au commerce de l’autre même quand c’est le meilleur qui l’emporte.

L’on comprend donc facilement que si l’on ne veut pas que le commerce et le marché soient contrôlés il faut que leurs acteurs assurent la sociabilité de leurs actes pour exercer leur contrôle interne, qu’ils disposent donc d’une éthique, d’une morale, d’une déontologie, émise par cette aptitude biologique qu’a notre espèce de développer par l’apprentissage des sociétés complexes.

Nous sommes exactement dans le processus inverse, le libéralisme capitalistique a désinhibé les comportements primitifs en transformant le citoyen en client, au point qu’il en a annihilé l’intelligence en conduisant celui-ci à fabriquer les conditions de son exploitation en tant que salarié, dont les plus mal lotis finissent par réclamer à l’état, où ils ont installé les hommes de la loi du marché que ceux-ci légifèrent pour le préserver du pouvoir de l‘entreprise et des financiers qui les exploitent, et de s’étonner de ne pas être entendu.

Alors je veux bien que l’on nous bassine avec la liberté du commerce et la loi du marché, sauf que quand je regarde le monde je ne trouve ni le commerce ni le marché, mais des hommes qui produisent et qui échangent, et qui ont dans cette activité, hiérarchisé leur comportement dans un rapport primitif de maitre à esclave, malgré leurs concepts édulcorés de termes libertaires.



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21 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 5 mars 2009 12:12

    J’ajoute quelques points issus du "monde des affaires".

    Effectivement, nous savons tous que trop de liberté tue la liberté. Et qu’elle s’arrête, surtout, là où commence celle de l’autre.
    Le mouvement d’encadrement, de besoin de justice, qui est en cours de commencement, ne pourra être appliqué que s’il est mondial, sinon, il y aura "concurrence". Là, ce n’est pas forcément gagné...Et chacun sait que des pays viennent, seulement depuis trés peu de temps d’un fonctionnement communiste, qui n’est pas forcément à critiquer vu les débordements du capitalisme...

    Pour le "monde des affaires". J’ai toujours négocié des marchés de plusieurs millions d’Euros d’homme à homme. Absence de transparence qui est en train de tuer la finance, me direz-vous... ?
    Non.
    Lorsque les résultats de la négociation sont connus de tous car l’on a rien à se reprocher, c’est tout simplement parce que le respect de l’autre a été la ligne de conduite.
    L’humain est devenu désuet face à l’argent.
    Je mettrai un gros chèque dans votre cercueil. smiley


    • ddacoudre ddacoudre 5 mars 2009 22:24

      bonjour plancher des vaches

      merci pour ta générosité, tu peux être assuré qu’il n’ira pas grossir une bullle financière, et si jamais tu croises un vers de terre dans un restaurant, c’est qu’il l’aura trouvé et qu’il profitera de l’occasion pour changer de menu.

      cordialement.


    • zelectron zelectron 6 mars 2009 11:00

      "elle s’arrête, surtout, là où commence celle de l’autre"
      hélas cela devient pour les serpents de la finance : La liberté des autres s’arrête à la mienne.


    • abdelkader17 5 mars 2009 13:14

      La seule liberté en ce moment est celle des marchés et pour quel résultat pour ce qui est du reste il faudra tempérer nos hardeurs.


      • ddacoudre ddacoudre 5 mars 2009 22:32

        bonjour aldellkader

        je crois plutôt que la liberté que nous avons est de pouvoir nous ordonner, car depuis que nous avons quitter l’animalité de nos origines nous sommes des êtres "perdus" qui doivent de tout temps ordonner leur multitude.

        cordialement.


      • Zalka Zalka 6 mars 2009 11:28

        Effectivement, avec le viagra nos hardeurs ne manquent pas d’ardeurs... A tempérer avec un bon sac de glaçon.

        Reste à voir le rapport avec le marché.


      • ddacoudre ddacoudre 6 mars 2009 11:51

        bonjour zalka

        surpris que tu ne l’ai pas trouvé vu le nombre de pub à son sujet.

        cordialement.


      • Papybom Papybom 5 mars 2009 15:24
        Bonjour,
         
        Il n’y à plus de liberté, on nous fait marcher.
        Les marchés ne sont plus l’enjeu de la société
        Mais une distraction de nos gros bonnets
        Qui bien à l’abri, regardent l’économie s’effondrer
        En nous laissant, que nos yeux pour pleurer.
        Mais ce sujet est trop sérieux pour en plaisanter
        Je laisse les experts, pour nous, en disserter
        En souhaitant, qu’une réponse, ils puissent trouver.
         
        Cordialement.

        • ddacoudre ddacoudre 5 mars 2009 22:37

          bonjour paybom

          bien sur que le sujet est sérieux, mais si l’on utilisait la versification pour discuter d’économie, peut’être serions nous moins mauvais.

          cordialement.


        • anny paule 5 mars 2009 16:24

          Ce texte est très intéressant mais aussi très complexe.
          En fait, pour ma part, j’avoue que j’aurais préféré que les problèmes soient traités de façon moins synthétique et donnent lieu à plusieurs articles analytiques... tant les idées sont denses et importantes.
          Je n’ai pas compris la phrase : "Il semblerait donc que les règles de gouvernance soient naturelles, les tabous et les totems". J’aimerais que l’auteur m’éclaire sur ce qu’il entend faire passer...
          Par contre, certains éléments me semblent fondamentaux : les références à Locke et à sa conception des "droits naturels" ("droits intellectuels", "respect de l’esprit, du droit d’agir pour sa propre satisfaction et son bonheur, en tant qu’ils ne blessent pas les droits d’autrui"). Notre société actuelle est tellement éloignée de cela que le retour sur certains fondamentaux me semblent importants.
          De même est intéressante la question du "droit d’agir pour assurer sa survie"... Hélas, pour plus d’une moitié de la planète, ce droit est devenu illusoire et donne même lieu à des sanctions très graves !
          Me semblent à creuser les principes éducatifs... Il est vrai que nous sommes (surtout depuis les lois en cours sur l’éducation et les Universités) à mille lieues de la volonté d’"ouvrir l’esprit humain" et la formation de "citoyens qui entendent qu’on leur rende des comptes et ne s’en laissent pas conter" ! (principes de Condorcet).
          Je suis tout à fait en accord avec l’idée d’un "retour vers la barbarie" induit par le "vouloir être dominant" de la loi du tout marché !
          Le retour à des principes humanistes hérités du siècle des lumières ne serait pas du superflu !


          • ddacoudre ddacoudre 5 mars 2009 23:15

            bonjour marie paule

            merci pour ton commentaire. j’aurais pu effectivement en faire plusieurs articles. sur la liberté j’en ai écrit plusieurs et soumis un sur le site.

            pour répondre à ta demande d’explication. nous avons pris l’habitude de parler de notre capacité à déveloper une culture sur la base de l’apprentissage comme une exception humaine qui se serait ajouté par je ne sais quel processus à notre inné.

            Or je pense que cette aptitude que nous qualifions de gouvernance ne soient qu’un paradigme de certains groupes animaliers de s’ordonner autour du dominant.
            En plus nous, nous devons en permanance réguler la surpopulation dans des espaces restreints, ce qui est source d’altération et d’altérité des références animalières inné, qui ne survrivaient pas à une surpopulation dans un espace limité.
            l’aptitude du groupe à s’organiser autour d’un dominant physique (le dominant alpha), n’existe plus chez nous, il est remplacé par des paradigmes de ce dominant, que sont les tabous et les totems que nos facultés innées nous ont donné la possibilité de développer pour faire face à la concentration humaine, et qui appartienne donc à notre nature humaine. en conséquence de quoi le dominant animalier référent est devenu dans nos sociétés complexes le "dominant systèmique", qui coopte l’homme pour le représenter, ce qui ne lui donne pas pour autant le statut de dominant alpha (de premier rang) mais en fait de fait un dominant de deuxième rang, (dominant bêta) qui rivalise sans cesse contre les autres, mais, qu’épisodiquement contre le dominant alpha devenu le dominant systèmique qui régle leurs existences en ayant remodelè les réponses de leurs innés.

            cordialement


          • dédé.L dédé.L 5 mars 2009 17:30

            La liberté des hommes,des femmes,des enfants,de la faune et de la flore,......pas celle du "marché"....c’est une absurdité sans nom,une cabale malfaisante !!!


            • ddacoudre ddacoudre 5 mars 2009 23:48

              bonjour dédé L

              le marché n’existe pas, il ne peut donc être libre. les hommes existent s’ils sont libres le marché le sera, s’ils sont limités dans leurs action le marché le sera, or l’existence des hommes est restreinte par toutes les lois donc le marché l’est aussi, si les hommes sont besoins de lois pour ordonner leurs comportements , alors le marché en aura aussi car il n’est composé que d’hommes.

              cordialement.


            • Daniel Roux Daniel R 5 mars 2009 18:00

              Il n’y a rien à attendre de Sarkozy.

              Il nous enfûme dans le style minable de Balladur : "Faites-moi confiance - Dormez tranquille, je m’occupe de tout."

              C’est le grand écart entre la morale et la complicité louche, entre la posture publique de Sarkozy genre "il ne faut plus que les financiers fassent n’importent quoi" et la réalité de sa discrète politique en faveur de l’aristocratie financière.

              La preuve ?... Restriction des (déjà faibles) pouvoirs du gendarme financier l’AMF dont un de ses apparatchiks (Jouyet) a pris la direction récemment. Les crapules auront un peu plus de temps pour détruire les preuves de leurs magouilles.

              Le ministère de l’économie a publié au Journal Officiel du 27 février l’ordonnance réformant les voies de recours contre les visites domiciliaires et les saisies de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

              Ce texte, qui modifie un article du CMF relatif aux visites domiciliaires que peuvent effectuer les enquêteurs de l’AMF, prévoit en substance un renforcement des droits de la défense, en introduisant la possibilité pour les personnes mises en cause de former recours sur le fond contre l’ordonnance autorisant la visite domiciliaire, ainsi que contre l’exécution du droit de visite. Le texte prévoit également des dispositions transitoires.



              • ddacoudre ddacoudre 5 mars 2009 23:53

                bonjour daniel

                je crois qu’effectivement notre président investi tous les rouages de ces gens.

                cordialement


              • Annie 5 mars 2009 19:09

                Il s’agit notamment de lutter contre la monopolisation du langage par l’idéologie néolibérale, vouloir faire des patients, ou des étudiants des clients par exemple. A cette notion de clientèle est associée la notion de choix, mais en fait le choix n’existe pas ou s’il existe, en voulons-nous vraiment ? Faudra-t-il vraiment faire la course aux meilleurs chirurgiens ou à la meilleure école ou université ? Cela a déjà commencé et le choix est illusoire sauf pour ceux qui ont les moyens financiers de l’exercer. La concurrence entre services publics et services privés n’a pas entraîné une amélioration des services, mais des services à deux vitesses. 
                Je propose que l’on remplace l’expression la liberté des marchés par celle de la loi de la jungle. Cette liberté me paraît totalement primitive.


                • Peretz Peretz 5 mars 2009 19:13

                  La "loi" des marchés n’existe pas. Il faut parler plutôt d’un système, qui fonctionne plus ou moins bien qui a l’avantage de fournir de l’activité, mais qui entérine toujours le libéralisme de départ, c’est-àdire l’aliénation de l’homme à l’entreprise.


                  • ddacoudre ddacoudre 6 mars 2009 00:00

                    bonjour peretz

                    pour l’instant nous en sommes là, mais cela changera obligatoirement, la prise de conscience de la pollution y contribuera pour beaucoup, plus que la raison.

                    cordialement.


                  • Kobayachi Kobayachi 5 mars 2009 22:18

                    Comme pour la liberté des personnes, je suis d’avis que la liberté des marchés est la meilleure solution. Encore faut il qu’il y est des règles, tout comme en société, pour garantir ces libertés et le bien être de tous. Nous n’avons simplement pas encore évolué assez pour comprendre quelles règles étaient les plus appropriés pour garantir cette liberté.


                    • ddacoudre ddacoudre 6 mars 2009 00:12

                      bonjour kobayachi


                      les maitres anciens de l’inde et de la chine appelaient le "vieil homme" celui qui se crampone a cette conscience qu’il a durement acquise aprés que sa vie est traversée d’innombrable souffrances et plaisirs anonymes pour être ce qu’il est. et qui ne voulant pas abdiquer se cramponne dans notre mémoire et agit dans ce sens en notre insu.


                      à méditer cordialement.


                    • mimusops 13 novembre 2009 16:26

                      J’adhère à votre analyse. Mais je pense que cette liberté données au marché peut créer de nouvelles formes de résistance (car l’information aussi circule presque librement et globalement) à son échelle et donc et surtout à toutes les échelles en dessous. Et que ce mouvement est finalement compréhensible.
                      Vivement que l’on développe de nouvelles formes d’échanges !

                      Amicalement,

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