Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > La loi du Talion

La loi du Talion

Il y a dans notre pays une partie de la population active qui agit en marge de la loi, sans en être inquiété.
Pourquoi ne pas jouer à leur jeu ? Patrons, prenez vos syndiqués en otage. On ne vous le reprochera sûrement pas. Il faut bien une justice...

Même la presse étrangère en parle. La nouvelle occupation du français fait fureur ! Le bossnapping comme il a été nommé consiste à prendre un « patron » en otage pour revendiquer une revendication. (Je reste volontairement évasif sur cette dernière phrase, pour souligner qu’en fait, tout le monde se fiche bien de savoir le pourquoi du comment)
 
Les gentils employés prennent maintenant des personnes plus hautes placées dans la hiérarchie en otage pour obtenir ce qu’ils veulent. En réalité, avant d’en venir a cet extrême, il faut tout de même convenir que des négociations ont déjà eu lieu. Mais vous vous en doutez, la négociation n’a pas marché, alors au lieu de replanifier une autre négociation, ils choisissent tout de suite de forcer. « Acceptez ce qu’on vient vous négocier a sens unique, sinon vous ne rentrez pas chez votre famille ».
 
Bel esprit de négociation.
 
Mais j’y pense, pourquoi ne pas appliquer une des plus anciennes lois existante ? Car si la vindicte populaire s’oppose a tout projet de loi du gouvernement (forcement mauvais, sans intérêt, et même profondément liberticide), autant utiliser du vieux.
 
 
Patrons français, n’hésitez plus ! Prenez vos syndiqués en otage !
 
A cela, plusieurs avantages :
 
· Les syndicats ne pourront pas vous reprocher d’utiliser une de leurs méthodes.
· La droite vous laissera faire sans vous inquiéter, vous allez dans le sens de l’entreprise.
· Les medias justement vous encenseront, seront fier de montrer ces patrons qui œuvrent pour l’entreprise, quitte à paraitre un peu rebelle et braver la loi.
 
Allez-y, foncez ! N’ayez pas peur, vous n’en tirerez que des avantages.
 
Le dernier article que j’ai mis en lien m’a d’ailleurs fait faire un ulcère à l’estomac. On y apprend que ce crime/délit est passible de 5 à 20 ans de prison, mais que c’est rarement appliqué. Pourquoi, parce que dans la signature des accords, ils précisent « qu’aucune poursuite ne peut être engagé ». C’est bien, de couvrir ses arrières… Mais même sans plainte, le parquet peut tout de même poursuivre. Que nenni, on apprend aussi qu’ils ne préfèrent pas, pour préserver « la paix sociale » qu’étrangement ils ont eux même bafoué.
 
C’est tout de même un comble de ne pas punir ceux qui commentent un crime, sous prétexte que ca déplairait aux coupables et risquer de fâcher leurs copains. La « paix sociale » est un principe artificiel créé pour l’occasion, tout simplement. Du politiquement correct a l’état pur pour ne pas froisser ceux qui sont capable de paralyser le pays. La justice en France est devenue comme cet éléphant qui aurait peur d’une souris.
 
En parlant de ca, nous pouvons aussi souligner les actions de ces individus d’EDF et GDF-Suez, qui courageusement coupent le courant et le gaz aux gens pour réclamer 1.500€ de primes et une augmentation de salaire de 5%... rien que ca. Revendiquer, pourquoi pas. C’est devenu un sport national. Mais a partir du moment où les revendications impliquent aussi des actions illégales (couper l’accès a un service publique), ne devraient elles pas être sanctionnées ? Mais non, encore une fois on estime que ce sont eux qui sont à plaindre, alors on laisse faire. Même s’ils coupent l’alimentation d’un hôpital et s’en défendent par la suite. Qui croire ? L’ennui c’est que même s’ils n’y sont pour rien, il n’y a plus de confiance. Ils gâchent des quotidiens, mais ne sont jamais préoccupés par d’éventuelles sanctions, pourquoi cela ?
 
Est-ce si difficile d’appliquer simplement la loi en France ? La loi n’est elle pas la même pour tous, y compris ceux qui se revendiquent comme victimes sociales ? On va encore dire « oui mais les patrons, les riches, ils blablabla » sauf qu’ici ce n’est pas le sujet, pour une fois. Pourquoi est ce tout simplement mal vu de mettre une certaine catégorie de personne devant ses responsabilités ?

Moyenne des avis sur cet article :  2.33/5   (48 votes)




Réagissez à l'article

30 réactions à cet article    


  • Talion Talion 7 mai 2009 08:58

    Quel magnifique thème !...  smiley


    • RilaX RilaX 7 mai 2009 10:23

      Les pauvres patrons bossnappés ...
      On ne les laisse pas délocaliser leurs usines bénéficiaires en paix. Quelle injustice en ce bas monde.
      Donnons leurs des subventions pour qu’ils délocalisent a moindre frais. Ça devrait les rendre heureux.


      • Relladyant icare 7 mai 2009 11:27

        Ah bon, donc il suffit d’estimer que quelqu’un n’est pas à plaindre pour s’arroger le droit de le retenir dans un bureau (sans parler dans certains cas des insultes, menaces, etc...) ?

        Vraiment de mieux en mieux la mentalité...

        Ce qui me surprend chez les syndicats ou les partis d’extrême-gauche, c’est cette croustillante contradiction, entre l’idéologie des Internationalistes, et les mecs qui se plaignent des délocalisations !! Faudrait savoir ! Pour l’Internationaliste, il n’y a pas de travailleur Français et de travailleur Slovène, mais un travailleur, point ! Réclamer qu’une entreprise reste en France, je veux bien, mais il faudrait peut-être faire remarquer un jour aux gauchos que c’est tout simplement « la France aux Français » (pas étonnant me direz-vous quand on sait que ce slogan ne vient pas du FN mais... de la SFIO).


      • RilaX RilaX 7 mai 2009 12:02

        Belle rhétorique, bravo.

        Vous éludez volontairement les faits qui vous dérangent. Comme ça votre argumentaire a l’air logique, on ne peut qu’acquiescer.

        Tout d’abord je n’ai jamais dit qu’il fallait bossnapper son patron ou ses cadres dirigeant. Je ne le cautionne meme pas. Mais ca ne m’etonne pas. Quand on prends trop les gens pour des cons, on finit inevitablement par se retrouver face a des réactions violentes. Et franchement, je me demande bien comment il se fait que de tels actes n’arrivent que maintenant. En tous cas, pour en arriver la, les salariés sont vraiment au bout du bout du rouleau. Croyez vous vraiment qu’ils font ca par plaisir ?

        Allez, soyez patient, un jour ce sera votre tour d’etre du coté des opprimés.

        Ensuite vous prêtez aux internationalistes des intentions d’ultra liberaux. Un travailleur slovène n’est pas différent d’un travailleur français, si et seulement si il est rémunéré a meme niveau par l’entreprise. Hors ce n’est pas le cas.

        Les entreprises qui délocalisent (alors qu’elles font des benefices, mais pas assez apparement) le font pour payer le meme travail moins cher. Et quand le nouveau pays d’accueil sera plus cher qu’un autre, hop on redelocalise pour avoir des salaires encore plus bas. Dans le meme temps, le salaire des dirigeant lui il augmente. Vous comprennez, faut etre bien payer pour rester le cul vissé a sa chaise en ordonnant de faire plus de bennef, toujours plus de bennef !


      • LaEr LaEr 7 mai 2009 10:58

        Le problème, c’est que les « bossnapeurs » ne font déjà qu’appliquer cette loi du talion : cela fait 30 ans que les salariés sont otages de l’ultra-libéralisme.

        On en fait tout un fromage, mais il y a eu moins d’une dizaine de séquestration (pour des dizaines de milliers d"emplois supprimés), et celles-ci dans de meilleures conditions que n’importe quelle garde à vue de notre belle République.

        Dans un pays où l’on va en taule pour un sms reçu ou une bibliothèque qui ne convient pas au pouvoir, je n’irai pas pleurer sur le sort de quelques directeurs bloqués une dizaine d’heure dans un bureau.


        • Relladyant icare 7 mai 2009 11:29

          Le problème, c’est que les « bossnapeurs » ne font déjà qu’appliquer cette loi du talion : cela fait 30 ans que les salariés sont otages de l’ultra-libéralisme.

          >> Pourtant il y a 20 ans, ce n’était pas si terrible que ça... la preuve, on ne cesse d’entendre des « il y a 20 ans avec un salaire on vivait, il y a 20 ans le caddy coutait tant... », etc...
          Il y a juste quelques milliards d’individus sur Terre qui rêveraient d’être « otage de l’ultra-libéralisme » comme nous, mais bon...


        • LE CHAT LE CHAT 7 mai 2009 11:46

          les patrons prenent déjà leur salariés en otages ,mais c’est plus subtil ! en maintenant des salaires rikikis , on aliène le salarié à revenir bosser pour maintenir le peu qu’il a , le tout agrémenté de chantage à l’emploi , le salaire est déjà budgetisé avant d’être dépensé et comme peu de salariés français possèdent de l’épargne , ils sont obligés de venir bosser sous peine de voir se pointer les huissiers !


          • Pi@h 7 mai 2009 11:49

            Pauvres patrons... !

            Vos élites se sont servis de « l’endettement » pour asservir la populace, ce que nous avons l’impression de gagner en confort de vie nous coute aujourd’hui 30 ans de labeur, pour finir avec une retraite de misère, vous avez plus qu’a crever tout seul comme un chien. On a réinventé l’esclavage en veillant bien à ne redistribuer que le minimum aux salariés afin de les tenir sous le joug du capital.

            Et puis pour appliquer la loi du talion, encore faut-il avoir des couilles pour ça !

            Je peux vous garantir que le jour ou je ne pourrais plus donner à manger à mes gosses, vous prierez de tout votre âme pour que mon action se limite à un bossnapping ! Les termes de la négociation s’écriront en lettres de sang, et ce ne sera pas le mien qui coulera.


            • LeGus LeGus 7 mai 2009 11:50

              Vous semblez regretter que l’on applique pas de 5 à 20 ans de prisons pour les types qui défendent leur moyens de subsistance avec les derniers atouts disponibles.
              Vous vous rendez compte que vous êtes un incendiaire ? Un pyromane social.
              Votre avatar vous va très bien,.


              • Emile Red Emile Red 7 mai 2009 11:54

                Parceque si je comprends bien l’auteur, la rétention d’un boss est du kidnapping ?

                Mieux, la rétention d’un boss est plus grave que le chantage continuel que subissent les salariés, puni lui aussi par la loi mais où nous ne voyons jamais non plus de poursuite ?

                Et l’accaparement du pays par une minorité de politiques serait, selon vous plus légitime ?

                Vous faites Monsieur l’auteur, une grosse confusion entre légalité et légitimité, le sceau de la loi n’est pas applicable en toutes circonstances parvequ’elle est imparfaite, pour cela le ministère publique choisit de poursuivre ou non.

                Cependant vous qui estimez que la loi doit être rigoureusement appliquée, ne pensez vous pas qu’il y aurait matière à poursuivre 99% des chefs de grosses entreprises qui ne sont jamais inquiétés ? Le stylo dans la poche, la voiture de fonction pour la promenade, la moquette du bureau domestique changée, le bateau passé en frais d’entreprise, la bonne employée fictive etc, etc.... 99% je vous dis parcequ’en plus je suis large.

                Incarcérons, incarcérons, les bons se reconnaitront, Mme Dati va avoir des soucis avec les matons.

                Vous oubliez tout de même que le gouvernement se doit de défendre le citoyen avant de défendre l’entreprise, et quand le gouvernement ne fait pas son travail, il est légitime que les salariés le fasse à sa place, votre texte est la meilleure preuve de l’inutilité crasse des représentants de la nation.
                 Alors vos jérémiades pour une petite belote ou un somme hors du domicile familial de quelques énergumènes dont le seul but dans la vie est de faire chier son prochain et de pouvoir se remplir les fouilles du maximum de blé et de la meilleure façon qu’il soit qu’est la spoliation des travailleurs, vont nous faire pleurer. 


                • Relladyant icare 7 mai 2009 13:13

                  Cependant vous qui estimez que la loi doit être rigoureusement appliquée, ne pensez vous pas qu’il y aurait matière à poursuivre 99% des chefs de grosses entreprises qui ne sont jamais inquiétés ? Le stylo dans la poche, la voiture de fonction pour la promenade, la moquette du bureau domestique changée, le bateau passé en frais d’entreprise, la bonne employée fictive etc, etc.... 99% je vous dis parcequ’en plus je suis large.

                  >> Source ? Si c’est le cas, évidemment qu’il faut les poursuivre, de même qu’il faut poursuivre les employés qui retiennent un patron en otage. Ce qu’il y a de bien avec le « c’est pas légal mais c’est légitime », c’est que chacun peut l’utiliser à sa guise dès qu’il a envie de passer ses nerfs : seulement dès qu’on le tourne contre ceux qui l’utilisent, alors là ils crient au fascisme alors qu’on ne fait qu’utiliser leurs méthodes.


                • Colure Colure 7 mai 2009 15:48

                  Un gros +1 Emile Red !

                  Si les patrons, enfin, certains, je ne généralise pas (quoique) ne se comportait pas en voyou et avait un peu de respect pour ceux qui leur permette de s’engraisser, avec l’aval de l’état comme actuellement (ah bon !? je savais pô soliloque à tout va la Parisote ), ce style de procédé extrême n’aurait sans doute pas lieu, c’est du désespoir qui s’exprime là ....


                • Relladyant icare 7 mai 2009 22:37

                  Pour Colure qui dit : "Si les patrons, enfin, certains, je ne généralise pas (quoique) ne se comportait pas en voyou et avait un peu de respect pour ceux qui leur permette de s’engraisser, avec l’aval de l’état comme actuellement (ah bon !? je savais pô soliloque à tout va la Parisote ), ce style de procédé extrême n’aurait sans doute pas lieu, c’est du désespoir qui s’exprime là ....« 

                  >> Pourriez-vous me citer le type de comportement »voyou" qui a été celui du patron retenu en otage. (Continental puisqu’on parle d’eux).
                  Merci.


                • dom y loulou dom 7 mai 2009 23:20

                  laisses tomber Emile...

                  L’auteur nous renvoie à la loi du talion... ce glorieux édifice de l’âge (très avancé) du bélier... il y a qques 3000 ans...

                  que le Christ abolissait il y a deux mille ans... mais la barbarie reste une denrée apréciée il semblerait puisqu’encore Gandhi devait rappeler que « oeil pour oeil nous rendra tous aveugles » ...

                  toujours aussi vrais

                  mais bon... c’était il y a cinquante ans... 


                  le nouvel ordre mondial c’est l’EVOLUTION !!! oui... tout dépend de ce qu’on appelle ainsi.

                  les dinosaures aussi surement pensaient qu’ils étaient la crème de l’univers...









                • Colure Colure 11 mai 2009 16:21

                  excusez ma réponse tardive ...

                  « >> Pourriez-vous me citer le type de comportement »voyou » qui a été celui du patron retenu en otage. (Continental puisqu’on parle d’eux).
                  Merci.« 

                  Quelle question ! Expliquer moi alors comment une entreprise qui fait des bénéfices, qui a touché également des subventions et qui a fait des promesses de rester, oublie tout cela un an plus tard pour changer d’avis. A la rigueur, un truand, s’il veut survivre dans son milieu doit avoir une parole ... vous avez raison, ce ne sont que des victimes aussi qui ne font qu’obéir aux ordres. Des seconds couteaux comme on dit dans le milieu.

                  Bref , c’est »symbolique« et symptomatique d’une absence totale de respect qui amène à ce genre d’extrémité, un acte désespéré ... vous en connaissez beaucoup vous, des actes désespérés »rationnels" ?


                • davidz 7 mai 2009 13:51

                  cet article est une bonne blague !


                  • plancherDesVaches 7 mai 2009 15:45

                    Hé hé hé...
                    General Motors se met en faillite juste aprés avoir négocié avec son personnel qu’il ne se mette plus en grève jusqu’en 2025....
                    Je ne sais plus qui disait : « Maintenant, quand il y a une grève en France, ça ne se voit même plus »

                    Pour la petite histoire, le mot sabotage vient des ouvriers qui plaçaient leur sabot dans les engrenages des roues en bois des machines agricoles pour protester contre leurs conditions de travail.
                    Tu m’étonnes qu’un patron ne veuille plus qu’on vienne en tong au boulot....On risquerait de la glisser sous les touches du clavier....


                    • eugène wermelinger eugène wermelinger 7 mai 2009 17:17

                      On est heureux sur le plancher des vaches !

                      Et merci pour la petite histoire du sabotage.
                      Comme quoi on apprends tous les jours. 

                    • Daniel Roux Daniel R 7 mai 2009 18:35

                      La loi du Talion, c’est oeil pour oeil et dent pour dent : Vaste programme qui nous ramène quelques siècles en arrière. La Loi appliquée par la Justice sont justement là pour éviter la vengeance.

                      Dommage que nous ayons une justice à plusieurs vitesses, comme dans beaucoup d’autres domaines.

                      Le problème est que la justice sera différente que vous soyez puissant ou misérable. Nous avons affaire à un pouvoir redoutable contrôlé par l’exécutif au service de la classe dominante.

                      La justice est bonne fille avec les patrons voyous, combien de condamnation à la prison pour ceux détournent (ou qui sont complices de ces détournements) des sommes colossales dans les paradis fiscaux ?

                      Combien de condamnation pour les homicides que sont certains « accidents » du travail ou maladies professionnelles lorsqu’il est avéré que les conditions de travail étaient épouvantables. Qui sait que les 3/4 des procès verbaux des Inspecteurs du travail luttant contre ces pratiques sont classés sans suite par les procureurs et que les rares qui font l’objet de poursuites donnent lieu à des condamnations ridicules, le plus souvent avec sursis ?

                      La justice est indulgente avec les entreprises.

                      Et que penser de la faiblesse des dommages et intérêts versés aux victimes de tromperies qui osent se plaindre de faits avérés. Remarquons à ce sujet qu’il est toujours interdit de s’unir pour attaquer une entreprise alors même que les préjudices concernent plusieurs personnes. Chacune devra payé son avocat et mener sa procédure dans son coin pour finalement obtenir, si tout va bien, de maigre réparations.

                      Rendre la justice onéreuse et difficile d’accès est une stratégie de classe. Les pauvres ont en réalité moins de droits que les riches.

                      Mais rassurons notre biblique auteur, la justice de classe sait se montrer rude (pour une dent, la machoire) quand l’intérêt des classes dominantes s’y retrouve. Un exemple parmi des milliers d’autres, un jeune homme, Julien Coupat, maintenu depuis des mois en prison spéciale parce qu’un ministre a, dès le premier jour, qualifié le crime et prononcé la sentence : « COUPABLE de TERRORISME ».


                      • Annie 7 mai 2009 20:20

                        Si les syndicats représentaient réellement un contre-pouvoir, si les travailleurs avaient l’impression que leurs intérêts étaient représentés, je ne suis pas sure qu’ils recoureraient à la séquestration de leurs patrons. Aujourd’hui pour se faire entendre, il faut hurler ; c’est ce que font à leur manière les gens qui n’ont plus grand chose à perdre. Vous pouvez les mettre en prison, mais j’ai peur que vos prisons ne soient jamais assez nombreuses ni assez spacieuses pour accommoder tous les déçus et toutes les victimes du néo-libéralisme.


                        • dom y loulou dom 7 mai 2009 23:35

                          dis... tous les souffrants... Annie

                          il n’y a plus qu’une chose que je me demande... quelle sera la goutte ?


                        • maharadh maharadh 7 mai 2009 21:45

                          Si on devait appliquer la loi du talion ,beaucoup de patrons se penderaient au bout d’une corde !

                          Combien d’ouvriers et d’employés ont perdus la vie au service du capital que ce soit lors d’accidents du travail ou des gens qui se suicides ou des personnes qui se retrouvent handicapés à vie tout celà pour permettre des profits scandaleux à des patrons sans foi ni loi et surtout à leurs actionnaires ?


                          • Relladyant icare 7 mai 2009 22:41

                            Combien d’ouvriers et d’employés ont perdus la vie au service du capital que ce soit lors d’accidents du travail ou des gens qui se suicides ou des personnes qui se retrouvent handicapés à vie

                            >> Je sais pas, 3, 4 ? T’as le chiffre, qu’on se marre un peu ?

                            A en écouter certains ici on est encore à l’époque de Germinal... Consternant et navrant de voir à quel point on fait ce qu’on veut du peuple. On peut l’exciter avec l’insécurité et les immigrés, on peut faire exactement la même chose avec les licenciements. Et vas-y que je te fais des reportages larmoyants sur le sort d’un père de famille au chomage. Et le troupeau devant sa télé suit bien docilement, il pense et vote comme on lui dit de penser et voter...

                            Eleveur de moutons, voilà un métier qui n’est pas trop difficile.


                            • Daniel Roux Daniel R 7 mai 2009 23:02

                              @ Icare

                               « La souffrance, la misère, les familles détruites, la corruption qui bouffe les conscience, les milliardaires qui se goinfrent sur le tas de fumier...Ah qu’est ce qu’on se marre !.. »

                              Le cynisme est une facilité, un refuge pour ceux qui ne supporte pas le monde tel qu’il est. Alors, ils en inventent un autre, absurde et drôle, un monde d’enfant où tout est pour de rire.
                              .


                              • jaja jaja 7 mai 2009 23:07

                                Combien d’ouvriers et d’employés ont perdus la vie au service du capital que ce soit lors d’accidents du travail ou des gens qui se suicides ou des personnes qui se retrouvent handicapés à vie

                                >> Je sais pas, 3, 4 ? T’as le chiffre, qu’on se marre un peu ?

                                http://www.bip40.org/bip40/conditions-de-travail/indice-accidents-mortels


                                • jaja jaja 7 mai 2009 23:12

                                  700 morts par an, tu te marres toujours ?


                                • Daniel Roux Daniel R 8 mai 2009 08:40

                                  Le nombre de morts du fait du travail est bien plus élevé. Il y a le nombre d’accidents mortels, mais aussi les décès dus aux maladies professionnelles.

                                  Là, cela devient compliqué car la classe dominante fait tout pour minimiser ce chiffre afin de faire supporter pas l’assurance maladie, financée par les salariés, ce qui devrait l’être par les entreprises seules.

                                  A titre de comparaison, rien que pour les décès liés aux produits chimiques, cancers notamment, le chiffre évoqué est de 30 000 morts.

                                  N’oublions pas les centaines de milliers de blessés graves et malades chroniques, ni les dizaines de milliers de handicapés à vie.

                                  Les chiffres sont froids et ne donnent aucune idée de la réalité de ces vies brisée. On comprend mieux pourquoi certains préfèrent ne rien savoir et se moquer de tout.


                                • Blé 7 mai 2009 23:28

                                  @ icare

                                  Chaque année, les accidents du travail tourne autour des 5 000, déclarés, beaucoup ne le sont pas. Il faut compter deux morts par jour soit sur le lieu de travail, soit à la suite d’une maladie professionnelle.
                                  Vous voulez ignorez que les relations entre un patron et un employé sont des rapports de dominant à dominé. C’est un détail qui j’en suis sur à du vous échapper.
                                  Autre détail, la démocratie s’arrête au seuil des entreprises, le salarié depuis « le nouveau code du travail » se trouve pratiquement poings et mains liées. 2000ans d’histoire pour en arriver là, la décivilisation est devant nous.


                                  • jaja jaja 7 mai 2009 23:44

                                    @ l’auteur : Si l’antique et barbare loi du talion, si chère à l’auteur, était toujours appliquée et que l’on se décidait à venger ceux d’entre nous qui perdent leur vie à la gagner, au service des actionnaires et des patrons rapaces, alors vous pourriez geindre pour quelque chose...

                                    Les travailleurs ont mille raisons de séquestrer leurs patrons.... et n’ont pas besoin de votre permission. Pour paraphraser Blé il faut bien que l’on se recivilise un peu....


                                    • TSS 8 mai 2009 14:37

                                      A votre avis@l’auteur les patrons qui ferment leur entreprise et proposent aux licenciés des

                                      postes dans leur nouvelle usine aux Indes pour 59€ par mois pour 48 h/semaine ne meritent ils

                                       pas d’être accrochés à un croc de boucher comme le dit si bien notre President... !!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès