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Accueil du site > Actualités > Société > La longue agonie de la classe moyenne française... n’est pas (...)

La longue agonie de la classe moyenne française... n’est pas finie

Nous assistons impuissants à la paupérisation de la classe moyenne française. Ce mouvement est à bilan nul car il s’accompagne de l’émergence d’une classe moyenne dans certains pays du tiers monde et de l’enrichissement d’une classe riche. Le combat de la classe moyenne française pour la pérénité de ses privilèges ne peut pas être national et il doit être dirigé soit vers les pays qui émergent, soit vers les riches qui accaparent une proportion toujours supérieure de la richesse produite.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour la classe moyenne française : récession, perte du pouvoir d’achat, chômage, précarité, chute de l’immobilier, limitation du crédit, déliquescence de l’enseignement public... Pourtant, le PIB de la France (richesse totale produite par l’ensemble des français) continue d’augmenter. Mais ni la classe moyenne, ni les classes populaires n’en profitent. Cela implique donc que les plus riches s’enrichissent comme jamais. On peut s’étonner de la pérennité d’une telle tendance dans une démocratie dont la particularité devrait être de défendre les intérêts du plus grand nombre. Elle est pourtant rendue possible par les faiblesses inhérentes au fonctionnement de ce type de régime : le discernement des électeurs constitue sans conteste la clé de voute des démocraties. En effet, l’élection présidentielle, par exemple, est une opération de séduction conduite par des équipes de professionnels formés, capables de vendre de la lessive, du yaourt ou du président de la république. Face à eux, nous trouvons une population qui consacre une part non négligeable de son temps à assouplir son cerveau en ingurgitant des programmes abrutissants sur des chaînes chargées de la dresser à acheter selon leurs injonctions. Le combat est trop inégal et le système démocratique, en accordant le droit de vote à chacun, indépendamment de son discernement, facilite encore la victoire des professionnels. Désormais donc, les élections se jouent sur la séduction de la masse : la force tranquille, la rupture, la sécurité, le pouvoir d’achat…. Autant de thèmes soigneusement choisis pour fédérer le plus grand nombre puis oublié sitôt les premières difficultés apparues. Chaque candidat est sans doute sincèrement convaincu d’être LE candidat mais comment obtenir l’investiture lorsqu’on sait devoir imposer des mesures impopulaires ? Une seule solution : proposer un programme de campagne destiné à séduire puis y renoncer progressivement au nom d’un réalisme dicté par les événements. Et curieusement, personne ne s’émeut de ces leaders piètres prophètes, comme si personne n’était dupe. La prospective est un art plus difficile que la séduction.

Ainsi, les peuples des pays démocratiques élisent des personnes qui ne défendent pas toujours leurs intérêts. Mais il ne s’agit pas de l’unique cause du malheur de la classe moyenne française. Celle-ci subit de plein fouet la mondialisation. Ce terme était tout d’abord synonyme de vêtement made in china, puis il est progressivement devenu synonyme de délocalisation des usines et désormais des services. Pourtant, l’aspect social a toujours été occulté, en dehors des licenciements liés aux délocalisations : pouvait-on maintenir une classe moyenne française privilégiée par rapport au reste du monde alors même que les frontières perdent progressivement leur sens et leur étanchéité ? Les multinationales comme Renault peuvent-elles continuer à traiter différemment leurs ouvriers français et coréens ? Pourquoi payer un ingénieur français dix fois le prix d’un ingénieur indien ? La réalité à laquelle se trouvent confrontées les équipes dirigeantes des grandes firmes se trouve désormais en opposition avec les aspirations d’une classe moyenne nationale, (mal) défendue par un parti socialiste qui tarde à admettre les évolutions récentes du monde, ou plutôt qui peine à inscrire sa philosophie dans ce nouveau paysage. Le parti socialiste est construit sur des fondations philosophiques totalement fissurées par la mondialisation. Doit-il défendre les intérêts de la classe moyenne française au détriment d’une classe moyenne internationale ? Ou doit-il défendre les intérêts d’une classe moyenne internationale au détriment de son électorat français ? Ce problème est insoluble nationalement et exigerait l’émergence d’un parti socialiste transfrontalier candidat à un gouvernement mondial qui n’est pas encore à l’ordre du jour.

Une certaine partie de la droite, celle qui vit au contact des grands patrons, a bien intégré les nouvelles exigences qui résultent de la mondialisation et surtout les nouvelles perspectives d’enrichissement que dessinent ces évolutions. Il s’agit désormais pour elle de créer une classe moyenne mondiale harmonisée en termes de pouvoir d’achat, d’exigence, docile vis-à-vis des multinationales qui supplanteront progressivement les États. Ainsi en va-t-il de la sécurité sociale, système de solidarité national dont l’existence est contraire à la nouvelle philosophie transnationale de la droite. Les assurés sociaux français seront progressivement amenés à basculer leurs cotisations vers les assurances privées. Cette évolution est d’ailleurs déjà engagée avec des opérations telles que le financement du déficit de la sécurité sociale par des mutuelles. Ne nous leurrons pas : il s’agit désormais de mettre un frein à l’expension du chiffre d’affaire de la sécurité sociale pour augmenter celui des assurances privées. La défiscalisation des heures supplémentaires relève également de cette logique. En effet, l’assurance sociale ne perçoit pas de revenu sur les heures supplémentaires travaillées. Avec un PIB qui augmente peu, une productivité qui continue de s’améliorer et un volume d’heures travaillées qui est donc quasi stationnaire, l’assurance sociale perçoit moins d’argent. Le recul de l’âge de la retraite et toutes les mesures prises récemment vont dans ce sens. La solidarité nationale est en cours de démantèlement pour faire le lit des assurances privées.

Nous assistons à l’affaiblissement des États et à l’émergence de multinationales qui agissent comme les États coloniaux du XIXè siècle mais vis-à-vis d’une classe moyenne mondialisée. Les firmes dictent leurs conditions, exigent des ajustements structurels de la part des États jugés trop complaisants envers leur classe moyenne, font élire leurs représentants à la tête des pays. Et ce n’est probablement qu’un début. Dès lors que la solidarité sera privée, certaines firmes payeront les assurances de leurs salariés, l’école privée de leurs enfants, peut être leur logement et ceux-ci auront beaucoup plus d’intérêts vis-à-vis de ces firmes que vis-à-vis de leur pays de naissance. Ils n’auront donc plus aucune raison de se batte pour défendre des privilèges nationaux, ils ne voteront plus pour un parti qui défend les particularités liées à une appartenance nationale. La question est maintenant de savoir si nous voulons défendre nos particularités françaises ou si nous sommes disposés à les abandonner, si nous voulons d’un système d’État ou d’un système de multinationale, si nous voulons d’un monde où les dirigeants sont désignés par des conseils d’administration ou si nous préférons la démocratie ? Si nous choisissons de renoncer au futur qu’a choisi pour nous notre président, il va falloir dégager rapidement du temps de cerveau disponible pour réfléchir à une alternative.


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38 réactions à cet article    


  • dupual 23 août 2008 12:36

    Il nous faut en effet une gouvernance mondiale inspiré par une éthique qui impose la redistribution, un système social mondial, bref un nivellement par le haut pour développer l’excellence et le confort de vie des peuples.
    Pour le moment l’europe (et notamment la France) est étouffée par la guerre économique d’un capitalisme sauvage qui consiste à produire à bas coût et à vendre le plus cher possible sans se préoccuper des dégâts collatéraux (environnement et humain).
    Tant que les peuples accepteront de vivre misérablement, en mettant au monde toujours plus de bouches à nourrir incultes ... au profit des plus riches... ce système inique perdurera !


    • Alpo47 Alpo47 23 août 2008 17:34

      Oui, la classe moyenne est de plus en plus laminée et voit son pouvoir d’achat fondre au soleil. Or, c’est elle qui consommait le plus et maintenait ainsi de bons chiffres d’activité du pays.
      Cette époque est (momentanément ?) révolue.
      Or, la "classe moyenne", c’est aussi la majorité de nos concitoyens. Si l’on ajoute les catégories les moins aisées, on rassemble 95% du pays.

      Le président et son gouvernement ne prenant en compte que les seuls intérêts des classes les plus aisées, l’opposition divisée, laminée, discréditée, les syndicats à bout de souffle et discrédités, le président objet d’un rejet de plus en plus unanime, quel moyen reste t-il donc aux classes "laborieuses" et "moyennes", pour exprimer actuellement leur mécontentement ?

      Je pense que la première grosse bévue gouvernementale sera l’occasion pour tout le pays d’exprimer son très vif mécontentement dans la rue. Voici donc venir la possibilité d’une grave crise sociale dans le court ou moyen terme.

      Et ce sera une bonne chose, sinon, nous allons tous dans "le gouffre".


    • Internaute Internaute 23 août 2008 17:35

      Commencez par ne plus voter pour votre député qui ouvre les portes tout grand au capitalisme sauvage !


    • Cug Cug 23 août 2008 14:54

       Tout va très bien pour la France d’en haut !

       Quand ils seront assez riches ils engageront pleins de serviteurs, pour une bouchée de pain, afin d’améliorer leur quotidien.


      • Forest Ent Forest Ent 23 août 2008 15:57

        Excellente réflexion. J’y ajouterai le fait que la presse dépendante soutient le mouvement, et que le PS y participe autant que l’UMP.

        L’UE aurait pu être un moyen de s’y opposer, mais elle en est devenue un des principaux outils. Faute de "gouvernance multinationale" fort improbable, la Nation redevient un concept central. Le dernier recours, en fait ...


        • HELIOS HELIOS 23 août 2008 17:00

          Et si Chavez, au dela de sa mauvaise education, avait raison ? 

          Et si Castro avait raison ?


          • Frep Frep 23 août 2008 17:14

            Excellent article, et analyse pénétrante de ce qui nous attend !


            • Internaute Internaute 23 août 2008 17:32

              Encore un qui part du faux axiome que la mondialisation est inévitable, en laissant sous-entendre par mondialisation la mise en concurrence déloyale des travailleurs français avec ceux du tiers-monde.

              N’avez-vous pas remarqué que vos députés font des lois pour éviter toute concurrence déloyale en ce qui les concerne ? Pourtant on pourrait trés bien décréter qu’un cadre polyglotte du BengLaDesh à 200 euros par mois pourrait avantageusement remplacer Accoyer ou n’importe quel autre corniaud à 20.000 euros par mois. Comme par hasard, la mondialisation s’arrête là.

              On retombe ensuite sur le vieux poncif de la droite qui défend les patrons alors que ce sont les socialistes qui ont principalement instauré la mise en concurrence déloyale des travailleurs français avec ceux du tiers-monde. Soit l’auteur ment effrontément en espérant que cela passera, soit il n’a aucune mémoire et aucune notion d’économie. L’OMC est le fruit pourri du PS en ce qui concerne notre pays. Les premiers ministres qui ont préparé et signé ces accords sont dans l’ordre d’apparition - Chirac, Rocard, Cresson, Beregovoy et Balladur. Les accords de Bruxelles qui nous on conduit dans le trou sont aussi principalement l’oeuvre du PS Miterrand et Delors en tête. L’UMP n’a pas fait mieux mais arrêtons de dire que la droite défend les patrons.

              Il n’y a que des politiques de blocs qui peuvent nous sauver et celles-ci ne sont proposées que par les partis nationalistes, c’est à dire invisibles sur le paf. La désindustrialisation de nos pays et la paupérisation des masses est une politique connue et préparée d’avance. Cela n’a rien d’inéluctable et cela ne nous est pas tombé dessus par hasard.

              Dans sa forme actuelle l’UE est le marche-pied de la mondialisation et ne nous sert à rien. Il faut s’en débarrasser car elle favorise le chômage et la perte de nos valeurs.

              Il est incroyable qu’un article comme celui-ci ne mette même pas en cause nos députés. Selon vous, les barrières douanières se sont abaissées uniqement parceque les chinois le souhaitaient ? Le gouvernement et l’assemblée française ne serviraient alors à rien ?


              • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 24 août 2008 06:37

                Le mondialisme est nuisible aux Européens et en effet il convient de souligner que les responsables, les coupables de la mise en place du mondialisme sont connus. Ce sont fondamentalement tous ceux qui propagent les thèses universalistes, qu’au début du XXème siècle on désignait par le terme « cosmopolitisme ».

                 

                Les politiques de « gauche » et de « droite » qui alternent au pouvoir en Europe, en France et dans les autres pays membre de l’Union européenne, ont participé depuis des décennies à la mise en place de la globalisation mondiale des économies que désormais les Européens subissent.

                 

                La globalisation des économies a sa source idéologique dans la doctrine politique du mondialisme. Le mondialisme est une idéologie qui domine actuellement dans les milieux politiques au pouvoir dans les pays européens, qu’ils soient de « gauche » ou de « droite ». Il faut insister sur ce fait. Le mondialisme cherche à uniformiser les populations de la planète. Le mondialisme se soucie avant tout de gérer les populations de la planète globalement et il est contre la préservation des intérêts ainsi que des particularités de telle ou telle population. Le mouvement issu du mondialisme est la mondialisation, qui agit pour homogénéiser la planète par un ensemble de procédés : flux migratoires massifs au niveau planétaire, uniformisation culturelle par la répétition incessante des idées destinées à s’imposer au niveau mondial, dénigrement de toute forme de nationalisme etc. La globalisation des économies, qui est un aspect de la mondialisation, agit donc contre la préservation des intérêts et des particularités des Européens.

                 

                L’endoctrinement contre toute forme de nationalisme et en faveur des thèses mondialistes-universalistes se poursuit depuis des décennies, par les discours politiques, par les médias dominants, par les programmes d’enseignement obligatoire. Cela explique pourquoi la population européenne, victime de ce lavage de cerveau permanent, éprouve souvent des sympathies pour les thèses universalistes alors que pourtant elle est victime de la mondialisation.

                 

                Les mécanismes de mise en place de l’idéologie mondialiste, illustrés par quelques exemples concrets, sont exposés dans l’article « Le TGV chinois, la concurrence globalisée et l’avenir des Européens ».

                 

                Il serait temps que les Européens se décident à mettre au pouvoir des partis politiques anti-mondialistes et pro-européens (donc nationalistes au niveau européen, c’est à dire : « européanistes »).



                En attendant les partis politiques mondialistes de « gauche » et de « droite », qui alternent au pouvoir en Europe, n’agissent pas dans l’intérêt à long terme des Européens. Au contraire : ils conduisent les Européens à leur perte. Vous pouvez lire d’avantage dans l’article publié sur AgoraVox : « Mondialisme, croissance économique et avenir des Européens ».

                 

                 


              • Internaute Internaute 24 août 2008 14:32

                @Martin

                Cet article analyse trés précisément les conséquences de l’immigration et explique pourquoi il est impossible de lutter contre une fois un certain cap dépassé.

                http://www.davidduke.com/general/white-western-nations-what-is-going-wrong_4236.html#more-4236


              • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 25 août 2008 10:28

                Oui en effet le lien pointe sur un article très réaliste.

                En France, et dans de nombreux pays de l’occident européen, le seuil de l’irréversibilité est peut-être déjà dépassé.

                Donc le préservation des Européens et de leurs spécificités ne peut se situer qu’au niveau global de l’Europe. Autrement dit : tout espoir n’est pas perdu.

                Ensuite c’est une question d’éveil des consciences : dans une grande partie de l’Europe il est encore possible que les citoyens rejettent le mondialisme. Dans ce cas il y aurait deux possibilités :


                - En suivant la volonté de la majorité de ses citoyens l’UE pourrait devenir une forteresse dans le but de défendre les Européens contre leur dissolution dans la globalisation universaliste,


                - Les pays voulant garder leur spécificité « européaniste » pourraient faire sécession de l’UE et éventuellement pourraient trouver intérêt à s’unir avec la Fédération de Russie car ce potentiel réuni permettrait de résister efficacement aux pressions mondialiste.


              • Michèle 23 août 2008 19:17

                Je ne crois pas en une meilleure justice si la gauche revenait au pouvoir. C’est bien elle qui dans les années 80 a promu sans cmplexe la réussite, le fric, la droite n’aurait pas eu un tel culot. Le problème principal vient du capitalisme financier qui impose des intérêts trop élevés ce qui génère la démoralisation dans les entreprises et les managements cyniques du personnel traité comme des kleenex. Toute autre forme de gouvernance ne servirait qu’à remplir les poches des nouveaux gouvernants et à confisquer les libertés au peuple.
                Plus on agite les bons sentiments, plus cela sent l’arnaque.


                • tvargentine.com lerma 23 août 2008 19:59

                  IL n’ya pas 1 (UNE) classe moyenne mais plusieurs en France

                  Les privilégiés sont principalement les fonctionnaires qui partent souvent en Vacances (nous le voyons qu’aujourd’hui sur Agoravox ils sont de retour !)
                  Cette caste de privilégiés n’ont pas de compte à rendre ou de rapport de productivité à rendre puisque qu’ils ne rapportent rien mais représentent un coût devenu trop lourd à supporter pour d’autres classes sociales (moyenne et ouvrieres) du privé

                  Pour infos,mon courrier n’arrive dans ma boite aux lettres depuis plusieurs semaines et j’ai fais l’expérience de m’envoyer du courrier en plusieurs point de la région d’Ile de France...et bien il n’est toujours pas arrivé !!!!!!!

                  Voila l’exemple du "service public" qui ne correspond plus à aucun service public digne d’un pays moderne

                  Le conservatisme des syndicats et des petits interets particuliers de cette minorité à détruit de l’intérieur l’Etat et contribue à appauvrir la société dans son ensemble,car pour payer les interets de la dette des salaires des fonctionnaires,les prélevements se font sur le peu de richesse sur l’activité du privé et des travailleurs du privé

                  OUi,il convient de faire une rupture en réduisant le nombre de fonctionnaire et en ouvrant la prestation de service aux privées et de privatiser ce qui doit etre dans le monde concurrentiel

                  Si un effort doit etre demandé,il doit etre fait par les fonctionnaires



                  • Breton8329 rol8329 23 août 2008 22:08

                    S’il n’y a pas une classe moyenne en France, il n’y a pas non plus Un groupe homogène de fonctionnaires : il y a des enseignants, des médecins, des chefs de chantiers, des pompiers, des policiers, des militaires, des percepteurs, des gardes chasses...
                    Certes, ces gens exercent des activités qui pourraient être confiées à des personnes appartenant à des sociétés privées, comme on peut le voir avec les société d’autoroute en France ou les milices privée en Irak. Mais il reste des différences fondamentales entre une société privée et une administration : l’administration ne fait pas de bénéfice ce qui lui permet de proposer des tarifs inférieurs à service égal (les sociétés privées baissent les tarifs en limitant leurs services aux secteurs les plus rentables, comme on peut le voir avec la distribution du courrier) ; l’administration n’est pas obligée de satisfaire des actionnaires avec des rentabilités à deux chiffres ce qui lui permet d’engager des stratégies payantes sur le très long terme.
                    Enfin, le traitement dans cet article de la classe moyenne dans sa globalité plutôt que dans le détail relève d’un choix destiné à bien marquer son opposition d’intérêt par rapport à une classe supérieure transnationale plus difficile à définir.


                  • gaelec 24 août 2008 08:49

                    de Lerma :
                    "Pour infos,mon courrier n’arrive dans ma boite aux lettres depuis plusieurs semaines et j’ai fais l’expérience de m’envoyer du courrier en plusieurs point de la région d’Ile de France...et bien il n’est toujours pas arrivé !!!!!!!"

                    Sarkolipopette !

                    Le Facteur TSS de gauche qui sévit sur Avox est prié de respecter les engagements de la Poste en livrant dans les meilleurs délais le courrier que Lerma s’envoie à lui-même !

                    Non mais ! Ouvaton !



                  • lowlow007 lowlow007 24 août 2008 16:08

                    pour une fois je suis entièrement d’accord avec vous...
                    je bosse cet été , en intérim bien sûr chez les fonctionnaires de la CNAV (où on me demande de faire le boulot d’un type qui est déjà en place, tout ça car il ne fait rien de ses journées, mais invirable car 38 ans de maison, on rêve !), franchement, j’ai rarement vu autant de branleurs que dans cette boite, ou ils sont le plus souvent à la cafète’ ou à poser leurs congés, payés sur 14 mois !!!
                    Et puis le soir, ils partent tous vers 15h30...


                  • lowlow007 lowlow007 24 août 2008 16:15

                    Je suis désolé de décevoir certains mais ce n’est qu’un constat..
                    je bosse cet été , (en intérim bien sûr..) chez les employés-fonctionnaires-branleurs (rayer la mention inutile) de la CNAV (où on me demande de faire le boulot d’un type qui est déjà en place(! !!),si, si, tout ça car il ne fait rien de ses journées, mais invirable car 38 ans de maison, on rêve !).
                    franchement, j’ai rarement vu autant de branleurs que dans cette boite, ou ils sont le plus souvent à la cafète’ ou à poser leurs congés, payés sur 14 mois !!! ou sur internet, à compter les mouches.
                    Et puis le soir, ils partent tous vers 15h30...
                    je croyais que c’était un vieux cliché de réac, mais il faut le voir pour le croire , oui, il y a bien deux france du travail , les fonctionnaires securisés et les autres , à la merci du monde libéral...désolé, c’est une vérité.


                  • tvargentine.com lerma 23 août 2008 22:27

                    Le fonctionnaire n’a pas à se faire du soucis pour son avenir ! rien à voir avec le salarié du privé dont l’activité dépend du marché et des charges sociales et fiscales et dont les conséquences peuvent avoir des conséquences sur le pouvoir d’achat du salarié et parfpis se retrouver au chomage

                    Donc,je suis désolé mais il y a une grave différence entre le salarié du privé qui a une situation précaire et le fonctionnaire qui aura toujours son pouvoir d’achat et ses petits avantages payés avec l’argent du salarié privé !

                    J’ai pris l’exemple de mon courrier qui n’arrive pas pendant les vacances des "fonctionnaires des PTT" et je pourrais en prendre d’autres

                    Les Suedois ont résolu le problème et nous devrions en prendre modèle pour moderniser l’Etat en France

                    Vous semblez ne pas connaitre beaucoup de "fonctionnaires" car moi j’en ai connu beaucoup qui faisait des extras dans le privé !

                    ALors votre discours du "fonctionnaire honnete et pur" je n’y crois pas

                    Il faut moderniser l’administration au plus vite dans l’interet général de tout les français et non d’une classe sociale (salariés du privé) contre une autre (fonctionnaire) en l’ouvrant à la prestation de service principalement en directement des TPE


                    • Forest Ent Forest Ent 24 août 2008 00:02

                      Ce post exhibe assez clairement le préconscient sarkozyen. C’est bien et c’est révélateur.


                    • Marc Bruxman 24 août 2008 01:11


                      Les Suedois ont résolu le problème et nous devrions en prendre modèle pour moderniser l’Etat en France


                      C’est toujours bon à rappeler. Les suédois ont appliqués des recettes libérales pour la gestion du pays. Et ont greffés par dessus une protection sociale.

                      Il n’y a plus en suéde de statut de fonctionnaire. Les services publics sont concédés au privé via des délégations de service public (ce qui est mieux que la privatisation quand il va y avoir un monopole local de fait). Et le système social ne vous encourage pas à devenir fainéant. 

                      La gauche cite souvent les pays scandinaves en exemple. Mais elle hurlerait si Sarkozy appliquait le modéle Suédois en France. En tant que libéral je trouve que ce serait pourtant peut être un juste millieu. Mais Sarkozy n’ose pas suivre les suédois. C’est fort dommage.



                    • dupual 24 août 2008 09:33

                      Lerma, il n’y a plus bcp de fonctionnaires à la poste qui est en cours de privatisation (comme France Telecom il y a quelques années), à la poste et dans bcp d’autres secteurs publics : la plupart aujourd’hui sont en CDD reconductibles ou CDI  ! Ah l’inculture des Français ! ça craint !
                      "LE FONCTIONNAIRE", n’existe pas !
                      Ce genre de stéréotype éculé du vieux réac frustré devient pénible !

                      Si vous les enviez autant que cela, passez donc les concours ad hoc et revenez nous raconter vos conditions de travail !

                      J’ai bossé 10 ans dans une préfecture, puis j’ai démissionné et suis aujourd’hui dans le privé qui au moins reconnaît la valeur en € de mes diplômes !


                    • foufouille foufouille 24 août 2008 11:19

                      les pays scandinaves ont une festion transparente. dati se serait fait virer au danemark. idem pour nagui bocsa.
                      chez nous on a acces a zero facture


                    • Marc Bruxman 24 août 2008 01:07

                      Le problème est connu et c’est le manque de volonté pour adapter notre pays au monde qui est en cause. Je lisais encore hier sur AV des gens qui critiquaient le classement de Shanghai qui montre pourtant le piteux état de nos universités. C’est la France, plutot que de réparer ce qui ne va pas, on critique le thermométre. 

                      Le fait que les boulots bas de gamme partent en Chine, ce n’est en soi pas un problème. Les allemands confrontés au même probléme continuent d’exporter. Ils produisent du haut de gamme, et ca ne se délocalise pas bien. Seulement si nos universités sont merdiques, on ne peut pas produire de haut de gamme. Aujourd’hui je le dis et je le répéte, on manque de bons informaticiens. La plupart des universités françaises ont des formations insuffisantes et certaines écoles d’ingénieurs ne sont pas top niveau non plus. Les bons sont en forte pénurie. Et même les mauvais au final on en manque aussi. La baisse de vocations vers les carriéres scientifiques est à ce titre inquiétante. C’est d’autant plus stupide que l’on parlent de boulots demandés et qui paient bien.

                      Rajoutez à cela le niveau trop élevé de nos taxes. Même les pays d’europe du nord dont la protection sociale est meilleure que la notre paient moins de taxes en tout genre. Pourquoi ? Parce qu’ils ont compris que l’administration devait être réduite au strict minimum et que des boulots pouvaient être confiés au privé via des délégations de service public. Ils luttent aussi très fortement contre la fraude. (Leur population est de toute façon culturellement peu encline à frauder.). Donc les pays d’europe du nord ont non seulement une protection sociale haut de gamme et une production haut de gamme. C’est leur production haut de gamme qui leur permet de payer cette protection sociale. La France n’a plus une production assez haut de gamme et a donc du mal a financer sa protection sociale. L’espagne et l’Italie sont dans la merde car ils produisent beaucoup de bas de gamme.

                      La conclusion à tout ca : Si vous avez des gosses, encouragez les à aller vers des études scientifiques. C’est dur effectivement mais ca en vaut le coup. Les écoles de commerces françaises plutot bonnes offrent de très bon débouchés pour les meilleurs (HEC, Essec, ...) mais il y a par contre beaucoup d’écoles de fin de classement qui n’offrent pas beaucoup de débouché si ce n’est vendeur à Darty. (Malheureusement véridique). Avant de s’engager dans ces études, il faut donc s’assurer que l’on peut y réussir. Enfin, il y a beaucoup de formations qui devraient être envisagées avec beaucoup de parcimonie à moins d’avoir une très grande motivation. Je n’ai rien contre quelqu’un qui fait socio par gout réel pour la socio et qui est conscient des conséquences de son choix. Mais un élève qui fait socio pour arréter à Bac + 2 se condamne effectivement à ne plus faire partie de la classe moyenne. C’est très dommage. 



                      • Internaute Internaute 24 août 2008 09:12

                        « Le fait que les boulots bas de gamme partent en Chine, ce n’est en soi pas un problème. Les allemands confrontés au même probléme continuent d’exporter. Ils produisent du haut de gamme, et ca ne se délocalise pas bien. »

                        La sortie par le haut est un leurre et les arguments de votre démonstration sont fort discutable car vous comparez deux choses qui ne se situent pas dans le même plan.

                        L’Allemagne exporte principalement en Europe mais nos emplois partent en dehors de l’Europe. Donc, si on raisonne en terme de bloc socio-culturel-économique c’est à dire si on parle du bloc des nations européennes, nos emplois s’en vont et les exportations de l’Allemagne sont fort limitées. D’ailleurs, l’Allemagne n’échappe pas au problème même si elle y était mieux préparée que nous et elle annonce cet été une baisse de son PIB. Le deuxième point de confusion quand on parle de l’Europe est qu’on y a rajouté les pays d’Europe de l’Est qui nous posent les mêmes problèmes que les chinois.

                        L’autre erreur est de croire que la perte des boulots de bas de gamme n’est pas une catastrophe. C’est une catastrophe et une grave catastrophe. Vous savez trés bien que le pourcentage de la population capable de faire de la recherche de haut niveau ou d’occuper des emplois haut de gamme est extrêmement réduit. Que faites-vous des autres ? On les pique ? Ou alors on applique la méthode socialiste qui consiste à donner le diplôme de l’Ecole Polytechnique à n’importe qui pourvu qu’il ait 25 ans afin de laisser croire qu’on a plein de gens bien formés ?
                        Une société équilibrée est une société où chacun y trouve dignement sa place. On doit aussi pouvoir vivre en France en y fabriquant des balais et des casseroles.

                        La perte des emplois bas de gamme, c’est à dire des productions de produits de base, s’accompagne inévitablement de la perte de notre culture. C’est dans la forme et la variété des objets quotidiens que se reconnaît l’expression d’un peuple, tout autant sinon plus que dans le cinéma et les romans. Le style des couverts Guy de Grenne ou des plats Arcoroc était typiquement français. Maintenant qu’ils ont disparu ou presque, nous véhiculons la culture chinoise.

                        Finalement, la perte des emplois bas de gamme s’accompagne de la dépendance de notre pays vis à vis des autres. Par exemple, les politiques agricoles nous ont conduit à la dépendance alimentaire. Le jour où les producteurs étrangers de cornichons ou de tomates ne voudont plus nous en vendre que fera-t-on, la guerre ? Il y a des exemples industriels bien plus graves que les cornichons.


                      • foufouille foufouille 24 août 2008 11:25

                        en allemagne, ils ont des boulot a 1€/h
                        le haut de gamme se delocalise tres bien. les ouvriers bien sur. la tete reste ds nos pays et recupere tout l’argent supplementaire.
                        le manque d’informaticiens est comme pour les infirmieres : on prend des etrangers ou la caste inferieure pour payer moins cher et augmente les gros salaires


                      • Marc Bruxman 24 août 2008 15:36


                        L’Allemagne exporte principalement en Europe mais nos emplois partent en dehors de l’Europe.


                        L’Allemagne exporte aussi énormément vers la Chine car ce sont souvent des machines outils Allemandes qui sont utilisées dans les usines chinoises. Et encore une fois les emplois qui partent sont le bas de gamme. Une bonne partie d’entre eux ont été remplacés par des emplois à plus forte valeur ajoutée ce qui fait que le chomage a baissé depuis son pic de 1993. 

                        D’ailleurs, l’Allemagne n’échappe pas au problème même si elle y était mieux préparée que nous et elle annonce cet été une baisse de son PIB.


                        La baisse du PIB de l’Allemagne est due au subprimes. Comme pour la plupart des pays du monde. C’est plutot les américains que les chinois qui sont coupables sur ce coup. 

                        Le deuxième point de confusion quand on parle de l’Europe est qu’on y a rajouté les pays d’Europe de l’Est qui nous posent les mêmes problèmes que les chinois.

                        Pas exactement les mêmes problèmes. Même la Roumanie offre des emplois beaucoup plus chers que ce qu’offre la Chine. La production délocalisée en Europe de l’Est n’est pas la même que celle que l’on délocalise en Chine. Et avoir cela dans l’UE c’est plus une chance qu’un problèm. Sauf que la encore, les Allemands ont su tirer parti de l’europe de l’est et les Français ont souvent été à la traine en matiére d’investissements. (De même que pour l’investissement en Chine). Quand on a une mine d’or a ses cotés et qu’on ne l’exploite pas, il ne faut pas se plaindre. 



                        L’autre erreur est de croire que la perte des boulots de bas de gamme n’est pas une catastrophe. C’est une catastrophe et une grave catastrophe. Vous savez trés bien que le pourcentage de la population capable de faire de la recherche de haut niveau ou d’occuper des emplois haut de gamme est extrêmement réduit.


                        Ces gens qui sont effectivement une minorité créent des emplois moins haut de gamme et non délocalisables. Je ne peux pas délocaliser en Chine le nettoyage de mes locaux par exemple. Mais il me faut aussi (et c’est déja plus haut de gamme) des spécialistes du marketing, des graphistes, des commerciaux, des secrétaires, ... J’ai aussi besoin de techniciens dans certains domaines, etc, etc... Bref ce ne sont pas les emplois qui manquent si on a de quoi faire tourner une boite qui vend des produits que la concurrence ne sait pas faire. 

                        Que faites-vous des autres ? On les pique ? Ou alors on applique la méthode socialiste qui consiste à donner le diplôme de l’Ecole Polytechnique à n’importe qui pourvu qu’il ait 25 ans afin de laisser croire qu’on a plein de gens bien formés ?

                        Et bien il va falloir hausser le niveau de l’éducation pour qu’il y ait le moins possible de gens indadaptés. On peut progresser beaucoup de ce coté la. Donner des diplomes ne sert à rien, mais on pourrait par exemple et je l’ai déja proposé plusieurs fois ici enseigner l’algorithmique dans les colléges et lycées. Cela donnerait un boost de productivité à la main d’oeurvre française. 

                        Après il restera toujours quelques taches de service bas de gamme pour ceux qui restent. 

                        Une société équilibrée est une société où chacun y trouve dignement sa place. On doit aussi pouvoir vivre en France en y fabriquant des balais et des casseroles.


                        Mais ce n’est plus possible. Et on sait maintenant tellement automatiser que si l’on devait relocaliser vous auriez une production tellement robotisée qu’elle ferait travailler très peu de monde. La Chine sert justement pour les productions ou cela coute moins cher de faire à la main à très peu cher que d’utiliser des machines. Mais à l’Est de la Chine, cela a déja changé, et ils commencent à s’équipper en robots et machines sophistiquées car les salaires ont trop montés. D’autres délocalisent à l’ouest de la chine. C’est à dire que même chez eux, on va arriver rapidement à un point ou on ne vivra plus en fabriquant des balais.

                        On est dans une période transitoire nous amenant vers la fameuse ére post-industrielle. De même que très peu de travailleurs sont nécéssaires pour nous nourir, très peu d’ouvriers seront demain nécéssaires, y compris à l’échelle mondiale pour produire les biens de consommation moderne. 

                        Les chinois ont juste ralentis le processus mais si ils n’avaient pas été la, vous auriez simplement eu des travailleurs progressivement remplacés par des machines ici en occident. La vous avez un mix des deux. 

                        On pourra avoir la nostalgie de l’ére industrielle mais elle ne reviendra pas. La Chine commence elle aussi sa transition. Peut être que l’affrique connaitra plus tard une ére industrielle. Et si c’est le cas, elle finira elle aussi par faire sa transition. 

                        La transition vers l’ére post-industrielle s’impose à nous, on n’a pas le choix. Le seul choix que l’on a c’est de s’y adapter ou pas. Si on ne s’y adaptes pas, on deviendra un pays relativement pauvre. 

                        La perte des emplois bas de gamme, c’est à dire des productions de produits de base, s’accompagne inévitablement de la perte de notre culture. C’est dans la forme et la variété des objets quotidiens que se reconnaît l’expression d’un peuple, tout autant sinon plus que dans le cinéma et les romans. Le style des couverts Guy de Grenne ou des plats Arcoroc était typiquement français. Maintenant qu’ils ont disparu ou presque, nous véhiculons la culture chinoise.


                        Les marques que vous citez je les ai déja entendu citer par des vieux. Cela ne représente plus grand chose pour la jeune génération. Et beaucoup d’objets sont designés ici selon notre culture puis seulement usinés en Chine. 

                        Et puis c’est drole parce que les chinois ont justement l’impression d’être envahis par la culture occidentale. Et ce dernier point me parait plus proche de la réalité. Il y a très peu d’objets en occident qui sont chinois par design. Cela viendra surement, mais pour l’instant les chinois sont tellement fascinés par la culture occidentale qu’ils oublient que certains de leurs design et/ou savoirs-faire auraient de même beaucoup de valeur ici. 

                        Finalement, la perte des emplois bas de gamme s’accompagne de la dépendance de notre pays vis à vis des autres. Par exemple, les politiques agricoles nous ont conduit à la dépendance alimentaire. Le jour où les producteurs étrangers de cornichons ou de tomates ne voudont plus nous en vendre que fera-t-on, la guerre ? Il y a des exemples industriels bien plus graves que les cornichons.


                        Ca c’est un fantasme. Les producteurs étrangers veulent vendre car ce sont des sociétés commerciales. Le seul risque c’est une augmentation des prix. Or rien ne nous empéche de reproduire si on peut le faire à meileur prix qu’eux. Le modéle est dynamique. Aujourd’hui on produit en Chine, demain ce sera le Viet-Nam puis l’Affrique. N’oubliez pas que si la Chine decidait de ne plus nous exporter ses produits elle se ferait mal à elle même. (Crise économique très grave).

                        Et puis dans l’autre sens n’oubliez pas que nous aussi, on exporte vers ces pays. Et qu"ils sont autant dépendent de nous qu’on est dépendent d’eux. Ce genre de chaines ne se brise pas. 


                      • Internaute Internaute 24 août 2008 19:23

                        Merci pour cette réponse argumentée. S’il est vrai que les gains de productivité diminuent les emplois industriels il n’en reste pas moins vrai qu’un peu d’emploi est mieux que rien du tout. Je vous trouve bien optimiste.


                      • Proudhon Proudhon 24 août 2008 22:24

                        @ M Bruxman

                        Et si le monde entre en conflit, que reste-il par exemple de notre sidérurgie, rien, de nos tréfileries, rien, de nos usines de tissage, rien, de nos verreries, plus grand chose, de nos fabrique de casserolles, que dalle. Et la liste pourrait être longue encore.
                         On est devenu un Etat dépendant. Et ça, c’est pas de la politique à long terme.


                      • Gary Gaignon Gary Gaignon 24 août 2008 02:57

                        Frappant à quel point cette problématique sociale rejoint pareillement le laminage des classes moyennes au Québec... D’ailleurs, n’allez pas vous en étonner quand votre beau Sarko va jusqu’à faire injure à cette vénérable institution quand il a le front de décerner la légion d’honneur à son mentor et commanditaire du financier d’extrême-droite Paul Desmarais de Power Corporation ! Quelle honte nationale cela est pour ma pauvre mère patrie !


                        • goc goc 24 août 2008 04:51

                          @ l’auteur

                          tres bon article
                          j’y ajouterais les points suivant :

                          Comme je l’ai ecrit dans un autre topic (ya til un pilote ..), la crise actuelle est due a l’application d’une politique ultra-liberal au moment meme ou se pointe une crise economique majeure (car touchant directement le "moteur" c’est à dire l’argent). le problème c’est que l’incompetance sarkozienne l’empeche de résoudre ce problème.

                          Si en plus, on y ajoute la future crise mondiale touchant aux retraites par capitalisation (du fait de la crise financiere actuelle et dont on n’ose imaginer les consequences en cas de faillite en chaine des fonds de pension), on peut comprendre facilement que les classes moyennes seront touché de plein fouet par l’aggravation de la crise.

                          Et si cette classe moyenne disparait, c’est forcement en s’appauvrissant. Un jour on risque bien de voir cette image courante au Bresil, a savoir une favela au bord d’un terrain de golf a la pelouse parfaitement entretenue.


                          • lowlow007 lowlow007 24 août 2008 16:16

                            Je suis désolé de décevoir certains mais ce n’est qu’un constat..
                            je bosse cet été , (en intérim bien sûr..) chez les employés-fonctionnaires-branleurs (rayer la mention inutile) de la CNAV (où on me demande de faire le boulot d’un type qui est déjà en place( !!!),si, si, tout ça car il ne fait rien de ses journées, mais invirable car 38 ans de maison, on rêve !).
                            franchement, j’ai rarement vu autant de branleurs que dans cette boite, ou ils sont le plus souvent à la cafète’ ou à poser leurs congés, payés sur 14 mois !!! ou sur internet, à compter les mouches.
                            Et puis le soir, ils partent tous vers 15h30...
                            je croyais que c’était un vieux cliché de réac, mais il faut le voir pour le croire , oui, il y a bien deux france du travail , les fonctionnaires securisés et les autres , à la merci du monde libéral...désolé, c’est une vérité.


                            • lowlow007 lowlow007 24 août 2008 16:17

                              pardon, posté deux fois...


                            • Bof 24 août 2008 21:51

                              Et nous devons pleurer ?
                               Il y a quand même entre 10 à 22% d’illétrés en France et 30% d’enfermés dans les zup avec ce double tour de clé qui se fait par le prix du carburant ! ... Alors....personne n’a pleuré quand les petits cultivateurs de Giscard sont parti "égayer" nos trottoirs de rues passantes ....personne n’a pleuré la disparition des petites épiceries de quartier dans nos petites villes et villages...ils sont ruinés sans le sous et sans aucune protection sociale car ils étaient à leur compte ; mais ça a servi de leçon à nos jeunes super-hyper-diplômés qui eux ne veulent plus quitter leur beau bureau bien chauffé ...il n’est plus/pas question de les faire travailler à leur compte !....tant que l’état d’esprit sera : ^^^> moi d’abord, les autres s’il en reste <^^^...la France partira et partira avec ’" toutes’" ses classes.
                              Les riches ont déjà été chassés de France par les impôts. Ils sont partis avec leur fric puis les usines suivent...ils peuvent en reconstruire de nouvelles avec les énormes économies d’impôts et taxes ! Cette constatation de nos amis Belges fait très mal à mon coeur de Français MAIS combien pouvaient-ils payer pour nourrir nos administratifs inutiles et même nuisibles ? Il suffit de voir ces maisons, elles sont alignées comme les cartons-maison des ’"sdf’" mais eux ce sont des ’" Sans Difficultés Financières "’ et sont dans des rues même pas luxueuses mais ça sent "le travail " dans ces rues propres. Alors, on se met à pleurer ?


                              • fonzibrain fonzibrain 24 août 2008 21:52

                                j’ai lu,mais ce doit etre faux,la preuve,que les bilderberg ont pour projet de détruire les classes moyenne pour affaiblir la population et passer des lois de dingue,et ensuite je lis le bouquin de naomi klein qui dit exactement la même chose et le détaille fort bien.
                                j’espere que c’est faux


                                • Tony Pirard 24 août 2008 22:54

                                  Françaises adorent pleurer et plaindre... ! Tous réclament,mais,personne veut diminuer le "bien-faire" pour les autres.Cela,nous pouvons voir dés Louis XV ou la nouvelle république.... ! Que le coût de vie en France c’est très cher tous nous savons... !
                                   Culper l’illetrisme ne résoudera rien.. ! Nous avons crée un modéle de societé et cela se trouve archaîque dans nos jours.


                                  • Francis Francis 25 août 2008 15:24

                                    Trés bon article.

                                    La seule solution que je vois à terme passe (malheureusement), par l’UE et le rétablissement de droits de douanes importants. On pourrait par exemple imaginer des droits indéxés sur des indices de développement humains, comme le taux d’illetrisme, les systèmes de santé etc ... C’est à mon sens la seule possibilité de niveler par le haut les conditions d’existence sur la planète


                                    • jak2pad 26 août 2008 01:16

                                      article assez désolant, " foufouille" toujours aussi stupide....

                                      Agora-Vox est - il uniquement un déversoir pour les frustrés- désoeuvrés ?


                                      • Blé 26 août 2008 06:55

                                        La longue agonie de la classe moyenne prouve s’il le fallait qu’elle est composée non de citoyens responsables mais de "sujets" servant sa majestée "le fric". Cette classe a oublié qu’elle pouvait bénéficier de décisions d’intérêt général, mais grâce à sa courte vue, elle passe par où les classes populaires sont passées, c à d pour quantité négligeable, mépris de la part des élites politiques françaises et autres, etc...

                                        Je doute que l’intérêt du S D F, de l’interimaire ou du chômeur passe par la sauvegarde de la classe moyenne.

                                        L’individualisme c’est beau comme un camion tout neuf mais cela fait oublié l’interdépendance des catégories sociales, des régions, des pays.

                                        Les oligarchies qui nous gouvernent, eux, se sont organisées. Ils sont solidaires entre eux, même prêt à déclancher des guerres pour que les bourses restent au top. 

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