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La lumière au coeur de l’éducation

L’enfant du temps de la technologie et de l’individualisme est aux prises avec de grands dilemmes existentiels. De jour en jour, on l’oblige à performer, à être ce qu’il doit être et à étudier ce qu’il doit étudier. On le force à croire que la rapidité et le rendement rendent possible la perfection et la réalisation. On lui montre à tout enregistrer sans remises en questions, à penser sans réfléchir, à apprendre sans comprendre. On l’incite à se comparer et à vivre tourmenté et angoissé dans un monde insensé. Malgré tout, lentement, on peut percevoir qu’un désir puissant naît en lui. Dans toute sa pureté, un sentiment d’incompréhension veut être expliqué, mais on anéantit ces idées noires qui paraissent mal en société et c’est ainsi que les dommages de l’inquiétude laissent peu à peu leurs marques à travers l’esprit malheureux de ces chercheurs de sens brimés de leur lumière. Puis, quand l’obscurité les a complètement envahis et qu’ils ont cessé de croire en leurs idées, on leur apprend la philosophie.

À travers le temps, les gens ont réussi à se convaincre que la pensée est réservée aux grands. Trop vite, les hommes oublient leur passé qui est pourtant si important. Ils oublient qu’ils se sont sentis seuls et impuissants tous comme les plus jeunes et que ce sentiment est toujours encré en eux. Voilà un des grands problèmes du système d’éducation : nous sous-estimons la capacité de penser de nos jeunes.

L’objectif de ces mots n’est point la critique, mais bien l’éclaircissement. Il est important de dénoncer le problème, mais il est surtout urgent de trouver des solutions concrètes pour que ce phénomène cesse de prendre de l’ampleur dans notre société. Qu’attendons-nous pour offrir à notre jeunesse une éducation appropriée à l’évolution réelle ? Pensons seulement à tous ces grands penseurs, musiciens, chercheurs, écrivains et scientifiques qui ont marqué les époques. Ils ont tous choisi de vivre en adoptant une approche de recherche, de curiosité et d’ouverture et en s’investissant totalement dans ce qu’ils ont cru vrai. Malheureusement, de nos jours, peut-être y a-t-il moins de mises à mort, mais on ne laisse que très peu place à la différence, même si nous nous laissons croire le contraire. Nous manquons de patience envers les étudiants qui prennent beaucoup de temps à mettre leurs projets à terme. Les jeunes s’indignent devant ceux qui s’habillent supposément mal, alors qu’il en est encore pire pour ceux qui ne pensent pas de la même façon. À l’école, on critique et intimide les enfants qui s’intéressent à des sujets qui ne cadrent pas dans les normes. On prend pour des idiots les enfants qui ne se plient pas à être semblables pour s’intégrer aux autres. Les jeunes ne devraient pas être les petits robots de notre société de consommation. Il est temps d’agir pour faire une différence et un des bons moyens d’arriver à améliorer la situation serait de changer la vision que nous avons de l’éducation. Bien sûr, les connaissances et les compétences sont l’essence même de l’enseignement, mais il serait souhaitable qu’une approche plus interactive et à l’écoute des jeunes soit intégrée à celui-ci. Il serait idéal qu’on puisse appliquer ce système dans toutes les matières scolaires en entreprenant, par exemple, des projets d’envergure permettant la réflexion et l’accomplissement de ceux-ci dans leurs écoles. Cela peut se manifester par bien des façons. Certains professeurs ont même déjà eu la brillante initiative de réaliser des films, scénarisés par les élèves, portant sur un ensemble de sujets et apprentissages vus en classe ou ils ont entrepris des projets d’implication sociale organisés selon les idées des enfants ou encore ils ont encouragé les recherches et la présentation de spectacles mettant en avant-plan les intérêts des jeunes. Ces enseignants sont de vrais modèles dont on devrait suivre l’exemple, car ils ont une façon très philosophique d’enseigner aux jeunes. Avec la participation d’un plus grand nombre de gens prêts à changer les choses, les progrès pourraient même se diriger vers l’implantation, dans tous les établissements scolaires, de cours servant à introduire la philosophie, qui offrirait aux jeunes la chance de réfléchir, au tout début de leur parcours d’éducation.

Effectivement, on remarque que la philosophie, avec son approche de curiosité face à la découverte de vérités, est une très bonne manière de permettre à l’enfant de développer beaucoup mieux son sens de l’analyse et son jugement. En fait, ces cours offerts au collège et à l'université sont pour plusieurs élèves une découverte exceptionnelle, car elle est la base de toute réflexion. Elle est l’étude du sens et de l’existence humaine, de la logique et du mythe. Ainsi, elle est une réalité pour tous les individus. Elle est en fait la fondation de la pensée. Pourtant, cet aspect du développement humain ne nous est montré qu’une fois que nous sommes rendus au cégep. Les plus jeunes seraient très bien en mesure de pratiquer la philosophie, car cela est quelque chose de naturel puisqu’il suffit de faire l’évaluation de ses propres conceptions du monde et de celles des autres. Il serait simple d’aborder la philosophie auprès des jeunes du primaire par des dessins, de courtes phrases ou des discussions et ils arriveraient ainsi à nous présenter de magnifiques conceptions du monde teintées de leur imaginaire et de leur pureté. Tout au long de notre vie, nous avons à nous questionner sur l’humain et la vie et il serait tout à fait normal que les jeunes puissent bénéficier d’une introduction au monde philosophique, dès le début de leur éducation, c'est-à-dire dans les premières années du primaire. Cela favoriserait grandement leur évolution, leur donnerait des repères et leur permettrait d’arriver beaucoup plus rapidement à une bonne connaissance de soi et à une estime personnelle solide.

Cela réduirait aussi de façon considérable l’intimidation extrêmement présente dans notre société, car les jeunes arriveraient beaucoup plus facilement à la déceler et y accorderait moins d’importance en constatant l’utilisation de certains sophismes qui servent à convaincre en rabaissant son prochain ou en utilisant des procédés incorrects pour arriver à leur but. Les autres jeunes, en prenant conscience de la façon dont ces personnes tenteraient de faire adopter leur point de vue, ne se laisseraient plus autant influencer, car avec le temps, la mentalité face à la popularité changerait dans leur esprit et ce qui est tendance aujourd’hui ne le serait plus. Cet apprentissage aurait également un effet dissuasif sur les intimidateurs, car ils comprendraient par eux-mêmes que leurs discours ou leurs actes ne sont pas des manières acceptables d’argumenter ou d’agir. Croire que les enfants ne seront pas capables de comprendre, c’est croire qu’ils sont des bouteilles vides. Il ne faut pas les remplir et ensuite ne plus s'en préoccuper. Les jeunes ne sont pas inconscients des réalités qui touchent notre monde. Ils sont, au contraire, très bien placés pour avoir une bonne vision de la situation, car ils n’ont pas encore été imprégnés de tout plein d’idées préconçues. Ils veulent améliorer le monde, mais on ne les considère pas comme des acteurs de ce monde. Il faut leur apporter des ressources et leur apprendre à avoir un regard extérieur et objectif sur ce qu’ils acquièrent comme connaissances et ce qu’ils décident d’intégrer à leurs propres croyances. Il suffit d’instaurer des programmes adaptés à leur groupe d’âge pour qu’ils puissent bénéficier de la philosophie et développer leur pensée critique. Cette étude de la vie s’agence parfaitement avec plusieurs autres matières et il est certain qu’elle permet d’acquérir de nouvelles aptitudes. La philosophie permet d’explorer d’autres façons d’interpréter l’information et elle est un réel enrichissement et une prise de conscience énorme pour beaucoup de gens. Elle permet l’évaluation de notre personne et aide à la compréhension de notre monde. Son approche est intéressante puisqu’elle n’impose pas, mais plutôt propose aux élèves. Ainsi, les jeunes doivent se questionner et cesser de seulement enregistrer.

Ces cours seraient aussi appréciables par le fait qu’ils apportent l’opportunité aux jeunes de faire des choix, ce qu’ils n’ont pas d’ailleurs l’habitude de faire très tôt. Il est fréquent d’entendre les gens dire que certains sont trop jeunes pour prendre des décisions. Pourtant, il est clair que lorsque les enfants sont amenés à choisir, ils en ressortent grandis et évolués. Le problème est peut-être que nous attendons trop avant de leur laisser la chance de le faire et lorsque vient le temps d’enfin choisir, ils ne savent pas comment s’y prendre et sont évidemment perdus et inquiets. Si, à l’inverse, les parents et les écoles encourageaient l’élève à être conscient de ses passions et de ses intérêts, il est très probable que le jeune aurait beaucoup moins de difficultés à se connaître et à faire ses choix de carrière une fois que le temps serait venu. Après tout, l’erreur fait partie intégrante de l’apprentissage et en choisissant plus souvent, le choix décisif de sa carrière serait beaucoup moins stressant. Pourquoi sommes-nous persuadés que les enfants sont trop petits pour décider de ce qu’ils veulent faire ? Pourtant, plus ils commencent à agir tôt, plus ils évoluent et plus leurs choix futurs seront réfléchis. Il faut leur faire confiance, les écouter et leur montrer notre intérêt pour leur conception du monde. Chacune de leurs idées doivent être traitées avec respect, égalité et attention. On peut trouver comique une réplique d’un jeune, mais parfois, en réfléchissant, on réalise à quel point à travers ses jolis mots, son message est porteur d’un contenu intéressant. Qui a dit que les enfants sont moins intelligents que les plus vieux ? Personne ! Mais pourtant, on ne laisse que très peu de place à leurs opinions. On rit de ce qu'ils disent ou on trouve cela attachant, mais il est rare qu'on le prenne vraiment au sérieux. 

Il est de notre devoir de leur accorder la chance d’être biens avec eux-mêmes et de découvrir ce qu’ils sont réellement à l’intérieur, car ils sont loin d’être vides, ces enfants. La meilleure façon d'y arriver est de leur permettre de faire plus de choix et d'avoir accès à une éducation prônant leurs idées et le développement de leurs valeurs et de leur jugement. Nous devons les former à être juges de leur vie et non victimes de celle-ci. Ces jeunes en ont plus à nous apprendre que nous nous imaginons. C’est avec les autres que nous évoluons et les jeunes sont compris dans ces autres personnes. Ils ont le droit que nous leur accordions une réelle attention dès le début de leurs apprentissages. Souvent, ces jeunes comprennent ce que nous avons oublié depuis trop longtemps  : la nature humaine à son état pur, qui est justement un aspect important à traiter en philosophie. Alors, je fais maintenant appel à toutes les personnes qui ont envie d’offrir à leurs jeunes la lumière dans leur éducation, c’est-à-dire d’enfin leur donner la chance de devenir des jeunes adultes libres et confiants, prêts à affronter la vie et à apporter des idées et du changement pour le mieux sur cette terre. Le premier pas vers l'avant est sans aucun doute d'intégrer à leur éducation des cours de philosophie leur permettant de réfléchir, de s'exprimer et de simplement apprendre qu'ils sont les maîtres de leurs pensées et de leurs actions et qu'ils peuvent avoir un impact sur le monde. Certains en sont rendus à croire qu'ils n'ont aucun pouvoir et qu'il ne sert à rien de penser et d'agir pour améliorer le monde qui les entoure. N'attendons plus ! Gouvernement, commissions scolaires, politiciens, directeurs, parents, enseignants, étudiants, citoyens, il est maintenant temps de penser à l’avenir de l’éducation et à ces simples changements pouvant apporter une réelle amélioration de notre société. La balle est dans notre camp, à tous.

Marie-Christine Bouchard-Martel


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10 réactions à cet article    


  • Giordano Bruno 27 janvier 2012 13:39

    La philosophie à l’école serait bien sûr un élément explosif dans le système éducatif. Surtout si l’on enseignait l’esprit critique via l’épistémologie et la logique ainsi que la philosophie politique. Je ne suis donc pas étonné que ces questions soient laissées de côté par le système éducatif.

    Toutefois, on observe de plus en plus d’initiatives d’introduction de la philosophie à l’école primaire qu’il faut encourager. Matthew Lipman en a été un des principaux moteurs. Son livre « La découverte de Harry Stottlemeir » est devenu un classique en la matière.


    • Marie-Christine B-M 28 janvier 2012 00:56

      Je suis parfaitement d’accord avec vous !


      • Marie-Christine B-M 28 janvier 2012 00:25

        Cela est vraiment très intéressant, je suis très contente de voir que l’on commence à agir pour changer les choses. Cet homme à tout à fait compris ce que j’essaie de faire comprendre à tout plein de gens ! Le choix et la réflexion est la solution pour éduquer nos jeunes et leur faire comprendre par eux-mêmes beaucoup de choses. Ils doivent pouvoir s’exprimer pour évoluer.


        merci beaucoup.

      • Marie-Christine B-M 28 janvier 2012 00:54

        Pour moi, réfléchir est tout aussi essentiel que de marcher, parler, lire écrire et compter. J’étudie moi-même en science pure et j’accorde aussi beaucoup d’importance aux apprentissages plus concrets. Par contre, je crois que la philosophie est très complémentaire avec ceux-ci. Il est vrai que toutes ces choses sont essentielles, mais si on ajoute la philosophie cela ne peut être que plus profitable. Si l’on pense à tous ces scientifiques ! Ils ont tous travaillé dans un esprit philosophique et il y en a plusieurs qui était même d’importants philosophes. Et c’est grâce à eux si l’on est si avancé de nos jours au niveau de la science. En plus, la philosophie permet également d’écrire de façon plus logique et de lire de façon plus critique et profonde.


        De plus, ce n’est pas parce que la philosophie n’est pas toujours profitable à tout le monde à cause de certains problèmes qu’elle ne doit pas être présente. Il y aura toujours des failles et des erreurs peut importe ce que nous choisissons de faire, mais il ne faut pas s’empêcher d’évoluer pour autant. Peut-être qu’ils rencontreront de moins bons enseignants, mais après plusieurs années, ils en trouveront un doué qui les marqueront et au bout du compte ce sera tout de même profitable. Il ne faut pas l’effacer, cela en vaut vraiment la peine.

        Vous m’avez nommé bon nombre d’activités, mais très peu de celles-ci cadrent avec le message que je porte. Les interventions ne proposent pas, elles imposent plutôt et avertissent les jeunes de ne pas faire telle ou telle chose. Encore une fois, on les bombarde d’informations, mais la réelle réflexion n’est pas là. On leur dit de s’exprimer, mais seulement après leur avoir rentré tout plein d’idées dans la tête. Tout ce qu’ils font dans ces cas, c’est adhérer ou s’opposer. Ce ne sont pas eux qui mènent le raisonnement.


        Finalement, je ne considère pas la philosophie ou mes propos comme des figures de style. Au contraire, je crois que les enfants n’ont pas besoin d’avoir beaucoup d’expériences et d’être matures pour comprendre cela. La philosophie est un secret pour avoir des bases solides. Elle leur permettra justement de devenir plus matures. Je ne parle pas d’engins bio-ioniques, je parle d’humains, comprenant les enfants, faisant tous des erreurs, mais pouvant y réfléchir et grandir de cela.

      • easy easy 28 janvier 2012 01:09

        «  »«  »«  » Il y a des choses qui n’ont pas changé et qui sont toujours aussi essentielles dans un monde moderne : savoir marcher, parler, lire, écrire, compter.
        Et ça c’est incontournable ; la philosophie ça vient après. «  »«  »«  »


        En toute considération de ce que nous faisons instruits selon cet ordre des priorités, je verrais bien qu’on l’inverse 


      • Giordano Bruno 28 janvier 2012 10:41

        Essayez de parler avec quelqu’un qui ne sait pas débattre, vous me direz si c’est productif.

        Un cours de philosophie adressé à de jeunes enfants n’est pas un cours magistral. Vous confondez des cours donnés à des adultes et des cours donnés à des enfants. Cela n’a rien à voir.

        La philosophie concerne les fondamentaux du savoir. En ce sens, elle vient avant tout le reste.

        Par exemple, si vous n’avez pas l’idée philosophique que vous êtes un individu face à des individus partageant un fonctionnement mental peu ou prou similaire au vôtre, vous serez autiste. Et du coup vous n’apprendrez que très difficilement à lire, écrire et compter.

        Que viennent faire les activités que vous citez dans le débat ? La philosophie est bien plus importante que ces choses.

        Pourquoi parler d’engins bioniques ou de maturité ? Encore une fois, j’y vois l’idée fausse d’une transposition des cours de terminale à l’école primaire.

        Lisez par exemple les goûters philo de Brigitte Labbé, Michel Puech et Jacques Azam, et voyez si cela ressemble à des cours de terminale.


      • gordon71 gordon71 28 janvier 2012 01:03

        mon fils avait quatre ans 


        oui quatre ans 
        je me le rappellerai toujours c’était sur une petite route de camargue, je ne sais pas ce qui l’avait touché ou remué dans la journée 

        c’était le soir on rentrait à la maison de vacances

        sans prévenir il me dit 

        « papa c’est vrai que je vais mourir un jour ? »

        oui quatre ans 

        j’ai pris un sacré coup dans le palpitant 

        j’ai arrêté la voiture je me suis tourné vers lui
        le temps que je que je me ressaisisses

        le gamin avait lu dans mon regard, il pleurait 

        doucement mais à gros sanglots 

        je n’ai rien dit je l’ai pris dans mes bras 
        il s’est calmé et s’est endormi






        • Giordano Bruno 28 janvier 2012 10:29

          Ce sont dès les premières années que se constituent les idées philosophiques. Les religions le savent bien. Le catéchisme ne s’enseigne pas à 17 ans. Cela a beaucoup plus de sens d’aborder la philosophie à l’école primaire qu’en terminale. En terminale, c’est trop tard.

          Attention également à ne pas confondre un enseignement de philosophie adressé à des enfants d’école primaire et un cours de philo de terminale. Ce serait comme confondre les bases de l’addition avec le calcul intégral ou différentiel. Si les gens ne connaissaient que les mathématiques enseignées en terminale, ils pourraient ne pas comprendre qu’on veuille enseigner les mathématiques à de jeunes enfants : trop complexes et abstraites nous diraient-ils.

          Une bonne part de l’incompréhension viens à mon sens de là. Beaucoup de gens ne sont capables d’imaginer les cours de philosophie qu’à travers les cours qu’ils en ont reçu en terminale.

          Personnellement, les cours de terminale me sont passés totalement au-dessus de la tête. Je n’avais jamais la moyenne. Cela ne m’intéressait pas et je ne comprenais pas grand chose. Si c’était à refaire, je pense que je referais à nouveau mes exercices de math pendant les cours de philo. Et pourtant, cela faisait des années qu’une bonne partie de mon temps était consacré à la philosophie (depuis l’âge de 12 ans en gros). Et aujourd’hui je suis titulaire d’une licence de philosophie.

          Il est capital de faire comprendre que la philo et les cours de philo peuvent être des choses très différentes de ce que les gens ont vécu à travers leurs cours de terminale.


          • Marie-Christine B-M 28 janvier 2012 15:22

            Très bonne nuance ! La philosophie a beaucoup plus de profondeur que ce que certains croient. Pratiquer la philosophie, ce n’est pas faire du blabla, au contraire c’est la base de la logique et de la réflexion. C’est sûr que notre vécu nous suit et influence notre jugement, mais parfois il faut être capables de prendre nos distances et de juger de façon objective.

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Mary


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