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La lutte contre la violence à l’égards de la Femme burundaise : Un engagement sincère ou une quête de profit

Le Burundi, caractérisé par une culture de secret poussé à l’extrême, l’engagement international dans la lutte contre les violences à l’égards de la Femme, fut une occasion pour des milieux aisés, regroupés dans différentes Associations féminines de s’engager dans cette mission avec des visés mercantiles plutôt que moraux.

Dans un adage africain , il est dit que celui qui est plus fort que toi, est le mari de la mère et les différentes crises qui ont secoué et continuent de surgi au Burundi, profitent souvent aux plus forts surtout quand il s’agit de rechercher les voies et moyens pour s’en sortir. L’engagement de la Communauté internationale en faveur des femmes initié par les Nations-Unies et qui allouent de fonds substentiels aux groupes qui luttent contre tous les méfaits commis à l’egards des femmes, fut une occasion pour de nombreuses femmes des Ministres et autres autorités de l’Etat, de saisir ces différentes opportunités pour rébondir et s’enrichir, surtout que quand la crise frappe, elle n’épargne personne bien que ce sont les plus vulnérables qui en patissent de plus en plus. Comme la sensibilisation de la communauté internationale via les programmes des Nations-Unies pour le dévelopement directement ou à travers différentes ONG étrangère notamment l’Oxfam, MSF et autres, sur la violences à l’égards des femmes, passent par le financement de différents projets sur la promotion du Genre, la lutte contre le viol et l’utilisation des jeunes filles mineures dans la prostitution, ces Associations feminines, dirigées pour la plupart, par les Femmes des officiers militaires, femmes des Ministres ou des hautes autorités de l’Etat ont été toujours informées par leurs proches travaillant dans ces différents organismes, des éventuels financements dans ce secteur.

Et le momment venu, les demandes de financement sont redigées et soumises à ces différents Organismes.

Ce qui est frappant dans ces différentes élaborations des projets, c’est la population-cible et les benéficiares : c’est toujours la population paysanne et des milieux ruraux, pauvres alors que ce phenomène de violence touchent presque la quasi-totalité des femmes issues des couches sociales différentes : riches et pauvres. Mais, comme dans ce pays, le problème, c’est toujours les autres, les soi-disant béneficaires sont des femmes pauvres issues des zones rurales où les guerres ont sévi serieusement.

Contre quelques kilos de haricots ou des riz et quelques visites, ces femmes villageoises, étalent tous les problèmes de leurs ménages à ces Associations féminines. Et les maris de ces pauvres villageoises ont souvent été victimes de leurs actes commis inconsciemment. Une petite giffle suffit pour la pauvre villageoise de se diriger aux bureaux de ces Associations pour dénoncer les agissements de leurs maris. Une petite dispute pendant la nuit, suffit aussi pour ces villageoises d’accuser leurs pauvres maris de viol.

Et ces Associations s’en plaisent puisque, plus le nombre des victimes est grand, plus l’Association béneficie des subsides ou fonds des programmes de la lutte conbre les violences à l’égards des femmes ; et plus, cette Association rassemble des nombreuses victimes des violences, plus elle sera visible à travers les médias ; ce que apprécient les bailleurs de ces différents programmes pour montrer que l’argent a quand même servi à quelque chose.

Ces Associations font des descentes sur terrain dans des nombreux villages à travers le pays pour sensibiliser les femmes, les forcer à dénoncer les abus que leurs maris commettent à leurs égards. Les traditions burundaise étant bâties sur la culture du secret, ces femmes villageoises, doutent souvent avant de dénoncer les petits actes commis par leurs maris ; mais vue l’ insistence et l’intéressement que ces Associations manifestent à leurs égards, ces pauvres femmes , sont obligées de parler de la vie de leurs couples et de l’étaler au grand jour devant les caméras de la télevision nationale ; ce qui profite énormément à ces Associations. Il arrivait de voir sur l’écran de la Télevision nationale, des femmes villageoises qui parlaient mais sans convaincre.

L’histoire du Burundi n’est pas étrangère à ces comportements conflictuels entre deux communautés , qui avaient créé des rapports de dominant-dominé et cette réalité avait instauré la culture du secret, surtout pour les privilegiés qui prétendaient que les problèmes, c’est toujours chez les autres et même si vous en aviez, pourquoi les étaler devalt la place publique ?

La plupart des femmes issues des milieux aisés et membres ou dirigeant de ces ces Associations féminines, sont aussi victimes des abus et violences à leurs égards, mais elles ne sont pas prêtes à en parler et préferent se servir des autres et utiliser ces pauvres villageoises pour tirer des avantages financiers et prommotionnels.

Nul doute que les violences à l’égards des femmes touchent pratiquement toutes les couches de la Société burundaise et que ces violences sont condamnables quelles qu’elles soient. Cependant, il est aussi vrai que ces femmes villageoises qui étalent leurs souffrances dans les médias font objet de la manipulation.

Ces violences, sont souvent dans la plupart des cas, de simples disputes entre maris et femmes dues surtout au changement d’humeur de la femme quand son mari, rentre à maison sans apporter la ration ou s’il sent de l’alcool ; et souvent ces malentendus se terminent par des petits accrochages sporadiques et non réguliers puisque ces femmes villageoises savent que leurs maris n’ont pas assez des moyens et d’argent pour chercher une autre femme contrairement dans les villes où les hommes deviennent forts et grands quand ils ont l’argent.

Ces Femmes citadines sont la plupart des cas, victimes des infidelités de leurs maris qui sont souvent reprochés, à raison, de gaspiller de l’argent et de courir le risque, par leur vagabondage sexuel, de transmettre le virus du sida à leurs conjoints. Et les violences quotidiennes se commettent pendant les disputes parce que ce genre des reproches sont difficillement supportées par les maris burundais, qui se considèrent comme irreprochables, surtout quand ils sont riches.

Mais ces femmes n’oseront pas en parler à personne puisque c’est une insulte et une bassesse et supporteront ce dérapage aussi lontgtemps que le maris s’occuperont d’elles.

Ces femmes préferent s’occuper des problèmes des autres pourvu qu’elles en gagnent quelque chose et comme disent-elles, qu’elles préferent supporter ces souffrances aussi longtemps qu’on ne le sache.

Dans un pays où l’espérance de vie des hommes est inférieure à celle des femmes, ces dernières attendent souvent la diparution de leurs maris pour heriter de tous les biens familiaux et gagner des sous sur le dos de ces malheureuses femmes villageoises, plutôt que d’étaler le secret de leurs familles au grand jour.

Source : Kilosho Barthélemy Covalence Genève


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1 réactions à cet article    


  • Alioune diaw (---.---.91.224) 27 décembre 2006 15:51

    Mr. Alioune DIAW Rue 64 angles 67 Gueule tapée 549 68 54 / 548 20 05 Dakar - Sénégal

    Monsieur le Directeur, Nous venons par la présente auprès de votre ci renommé organisme solliciter un sponsor financier ou matériel pour une manifestation que nous organisons le Mardi 30Janvier 2007 En effet, chaque année nous organisons une grande manifestation qui a pour but la sensibilisation de la jeunesse sur le fléau SIDA. Actuellement on note une tendance évolutive ascendante de l’infection au VIH-1, surtout dans les groupes à risque tels que les prostituées clandestines et les personnes de sexe masculin. Cela dit, nous considérons le SIDA comme un problème important, car nous constatons, comme dans d’autres pays, que l’évolution de la maladie est rapide. Voila les raisons qui nous poussent à organiser cette manifestation au vu de sensibiliser la jeunesse et nous comptons sur votre assistance pour y parvenir. Dans l’attente d’une suite rapide et favorable à notre lettre,

    Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments respectueux.

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