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Accueil du site > Actualités > Société > La « malbouffe » : nos enfants trinquent !

La « malbouffe » : nos enfants trinquent !

C’est un cri d’alarme qu’il faut pousser afin d’essayer de freiner ou même d’inverser le cours des « choses ».
L’élevage industriel détruit les sols, pollue les rivières .... et nous apporte à nous et nos enfants de la « malbouffe » !

De plus en plus nos assiettes sont envahies de produits d'origines animales provenant des grandes entreprises agroalimentaires.

Des textes, voire des directives ainsi que des contrôles réussissent encore à nous éviter le pire. Mais l'élevage industriel, avec les volailles en batterie, les injections d'antibiotiques et les porcs confinés dans des espaces où ils ne peuvent pas bouger nous « offre » une nourriture avec un goût parfois douteux et des craintes pour notre santé.

Le « végétarisme » est un choix qui est propre à certains consommateurs qui préfèrent par éthique

ne pas manger de viande.

Les autres familles, nombreuses qui considèrent que la consommation de viande est un choix culturel et naturel ont droit à une nourriture saine...

Les associations familiales et de consommateurs se doivent d'organiser une campagne de sensibilisation contre l'élevage industriel et ses conséquences pour notre santé et celle de nos enfants.

Le livre de Jonathan Safran Foer nous montre le chemin sans issue qu'il ne faut pas prendre : celui de « l'agriculture » Etats-uniennes.

« Faut- il manger les animaux ? De Jonathan Safran Foer, Éditions de l'Olivier, janvier 2011, 362 pages, 22 € Les « élevages » industriels au banc des accusés

Ils martyrisent bien souvent les animaux, recherchent le rendement et en plus empoisonnent nos rivières....quant aux produits qui arrivent dans notre assiette ! N'en parlons pas trop !

Le réquisitoire de ce jeune écrivain américain est implacable. Son étude de terrain, minutieuse ainsi que la retranscription des débats qu'il a menés avec des acteurs de divers bords ne peuvent que nous mobiliser contre un fléau qui met en danger notre santé.

50 milliards de poulets sont abattus et mangés chaque année dans le monde, la plupart et notamment dans les pays occidentaux sont « élevés » en batterie.

On oblige ainsi des milliards d'oiseaux à vivre et à mourir de manière industrielle, inhumaine...Peu voient le jour et méfiez vous des étiquettes qui indiquent « élevés en plein air »

Aux États Unis 99% des animaux consommés proviennent des « chaînes » industrielles...

Alors qu'autrefois les déjections animales permettaient la constitution d'engrais utiles au sol, aujourd'hui la concentration effrayante sur une petite surface des porcs conduit à une pollution dévastatrice des rivières et des sols.

« En tout, les animaux d'élevage aux États-Unis produisent 130 fois plus de déchets que la population humaine-environ 39 tonnes de merde par seconde. La capacité de pollution de cette merde est 160 fois plus importante que celle d'eaux usées municipales non traitées. »

Pendant trois ans, l'auteur a sillonné les campagnes américaines pour étudier la réalité de la culture.

Il a rencontré quelques éleveurs traditionnels qui veulent le bien-être des animaux et qui refusent le système de l'empire agro-alimentaire...

La résistance est difficile dans un pays où de toutes façons l'abattage est tenu par ceux qui recherchent un profit maximal pour un moindre coût...

Devons-nous devenir tous végétariens ou végétaliens ou nous organiser afin de combattre cette logique infernale qui conduit à faire souffrir les animaux, à contrecarrer la nature et à nous offrir que la « mal-bouffe » ?

Ce n'est pas la peine de se réjouir d'être français et de ne pas habiter outre-atlantique... L'exemple de l'élevage porcin breton nous montre que les éleveurs français suivent le même mauvais chemin que leurs collègues américains.

Alors... comme l'affirme l'auteur de ce livre :

«  L'élevage industriel prendra fin un jour à cause de l'absurdité de son économie. Il n'est tout simplement pas viable. La Terre finira par se débarrasser de l'élevage industriel comme un chien se débarrasse de ses puces. La seule question est de savoir si elle ne se débarrassera pas de nous par la même occasion. »

Jean-François Chalot


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13 réactions à cet article    


  • JL JL 19 janvier 2011 11:02

    La viande industrielle eszt un sous-produit de l’industrie alimentaire. Le sacndale le plus grave me semble être les subventions de toutes sortes, et par delà, le libre échange dont la face cachée mais rédhibitoire sont, précisément ces subventions !

    «  Bidoche », les ravages de l’industrialisation de la viande  : Ce livre, rédigé parfois à la façon d’un thriller, rentre dans les histoires des grandes firmes qui mondialisent le marché, des généticiens qui sélectionnent les espèces, et décrypte nos propres délires, comme cette émission télévisée intitulée « Sauver le bœuf » datée de 1970 archivée sur le site de l’Ina.

     

     Pourquoi les agriculteurs du Nord ne parviennent-ils pas à nourrir l’humanité aujourd’hui, compte tenu des progrès effectués depuis cinquante ans ? La réponse est facile : la faim naît de la pauvreté des gens du Sud. Les agriculteurs du Nord sont, c’est vrai, excédentaires pour les produits de première nécessité (céréales, légumes secs, viande…). Ils pourraient donc nourrir le monde entier : il faut 200 kilos d’équivalent céréales par an pour nourrir un habitant, et la production mondiale totale est déjà de 330 kilos par habitant.

     

    Mais voilà, les gens sont pauvres, dans les pays du Sud, mais aussi en France, aux Etats-Unis, en Argentine ou au Brésil. Les 130 kilos d’excédents vont ailleurs, vers des marchés solvables, comme les usines d’aliments pour bétail. Et depuis peu, une part de cette énergie alimentaire va aussi abreuver nos voitures sous la forme de bio-carburants.


    • zelectron zelectron 19 janvier 2011 18:50

      PUB :
      Ya du Soleil Vert ou Rouge en promo au super du coin
       !


    • JL JL 20 janvier 2011 07:44

      Bonjour zélectron : en effet, le « Soleil vert » sera le nec plus ultra de la salebouffe puisque l’on sait que les poisons sont de plus en plus concentrés à mesure qu’on s’élève dans la chaîbe alimentaire.


    • CHALOT CHALOT 19 janvier 2011 13:43


      Je suis allé sur le lien. Le premier film était-à mon humble avis- bien fait mais ambigü
      par contre celui ci est amusant

      http://www.youtube.com/watch?v=w1msBskfa5E&NR=1


      • foufouille foufouille 19 janvier 2011 13:53

        ca date pas d’hier
        les neo ruraux aiment peu avoir des bestioles a cote de chez eux


        • foufouille foufouille 19 janvier 2011 14:04

          en fait le productivisme agricoleengraisse toute une caste de technocrate et de VRP


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 19 janvier 2011 15:48

            Salut Chalot,


            J’ai comme l’impression qu’a cause que toutes les merdes que nous mangeons et que toutes celles que nous respirons actuelement,... que dans quelques décennies que la courbe montante de l’espérance de vie va s’inverser !!!


            @+ P@py


            • hankouneko hankouneko 19 janvier 2011 22:42

              A Gilbert Spagnolo dit p@py,

              Bien vu ! Pour la première fois aux Etats Unis la courbe de l’espérance de vie a diminuée,
              Nous avons juste que quelques années de retard. smiley

              Et bon élève, en ce qui nous concerne de suivre le modèle américain, cela ne tardera pas trop.

              Soyons optimiste : Une solution pour éviter la faillite des caisses de retraite. smiley


            • Robert GIL ROBERT GIL 19 janvier 2011 15:52

              alors qu’il existe des solutions naturelles

              http://2ccr.unblog.fr/2010/11/27/a-jeter-aux-orties/


              • Clojea Clojea 19 janvier 2011 20:34

                Bonjour. Le problème de la mal bouffe est au départ le « gavage » des animaux avec des produits chimiques qui ne font aucuns bien à l’être humain. Le lait de vache par exemple devient impropre à la consommation, car les éleveurs donnent aux vaches de plus en plus d’’hormones, qui passent dans le sang et dans le lait. Normalement, une bonne laitière donne 12 litres de lait par jour, et grâce aux hormones la même laitière en donne 40 litres. Il ne faut pas s’étonner que le lait de vache ne fasse aucun bien. Le problème est là, élevage extensif et intensif au détriment de la santé des animaux et des humains. Conséquence la nourriture aujourd’hui est pauvre en protéines, et nutriments. Devenir végétarien ne résoudra pas la problème, car il y a les OGMs, et les légumes sont tous traités.
                Il faut revenir à la normale, en élevant normalement les animaux et en cultivant les plantes sans les bourrer de saloperies. Mais, cela ne fera pas l’affaire des cartels tels que Monsanto et d’autres. C’est eux qu’ils faut attaquer.


                • foufouille foufouille 20 janvier 2011 10:23

                  ca depend en fait du nombre de traite ainsi que du nombre de veau, souvent un voire deux par an
                  la vache plus vite
                  de meme, une poule pondeuse peut pondre 2000 oeufs dans sa vie
                  mais en la maltraitant, on lui en fait pondre 300 a 350 en une annee
                  puis on la remplace
                  cela fait travailler le fabricant de poussins
                  et permet d’empecher l’agriculteur d’avoir un plus gros salaire car il achetes les poules


                • CHALOT CHALOT 19 janvier 2011 22:56

                  Clojea
                  Votre contribution m’intéresse.
                  Pouvez vous la mettre dans le courrier sur notre blog associatif ?
                  http://www.familles-laiques-de-vaux-le-penil.fr/
                  Ceux et celles qui sont intéressées peuvent aussi contribuer

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