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Accueil du site > Actualités > Société > La Martinique avance

La Martinique avance

Je tiens une chronique sur ce qui se passe ici en Martinique. Je ne prétends évidemment pas à l’impartialité car étant partie prenante dans le mouvement de grève générale.

Martinique, le 21 février

Le député-maire de Fort-de-France Serge LETCHIMY est revenu de Paris où il avait rencontré comme les autres représentants de l’Outre-mer, le Président SARKOZY. Et comme on pouvait s’y attendre il est revenu sur sa décision d’organiser le Carnaval de Fort-de-France. Malgré les avancées dans les négociations, les déclarations du Président Sarkozy, toute la population reste ici mobilisée, et solidaire de la Guadeloupe, depuis la grand-maman, en passant par les cadres, et les lolos (petits vendeurs de rue).
Le son de corne austère des lambis, le rythme des tambours bélés, les nouvelles chansons créées à la faveur de ces évènements, nous laissent dans une atmosphère étrange faite d’euphorie et de retenue.

La solidarité avec la Guadeloupe est sans cesse réaffirmée avec force.
Les rotations des tâches au sein de l’intersyndicale, et du Collectif, l’esprit de cohésion et dégalité, le besoin de démocratie directe, démontrent bien la force de mouvement sans chef. Michel MONROSE n’est qu’un porte-parole - remarquable - se référant sans cesse aux décisions du Collectif.

Le problème de la pollution

Pendant des années, les propriétaires terriens, la plupart békés, ont déversé sur les Antilles du chlordécone alors que celui-ci était depuis longtemps interdit en métropole. Ce scandale, que beaucoup connaissaient mais que personne n’entendait, a été remis sur la place publique voici peu par le professeur BELPOMME venant de métropole. 20% des terres agricoles sont ainsi polluées de façon quasi irrémédiable. Les cancers sont statistiquement plus importants dans les Antilles qu’en métropole ou en Europe. Et les explications d’ordre génétique ne tiennent pas. Il avère que c’est bien le chlordécone qui est à l’origine de cette augmentation. Un des fabricants de ce produit était Yves HAYOT, propriétaire d’une usine Monsanto au Brésil, qui en importait en masse en Martinique.

Aujourd’hui ce sont encore des produits contenant des pesticides mortifères qui sont déversés par avion, notamment par Monsieur DE RAYNAL, président du syndicat des producteurs de bananes. Ces pesticides polluent les eaux, notamment la zone côtière où le poisson est pêché en vue de la consommation. L’IFREMER effectue depuis très longtemps une enquête mais refuse de rendre public l’état de ses recherches prétextant qu’il lui faut parfaire ses études. Et on aura donc ces résultats…dans plusieurs années.

Ces trafics de produits chimiques ayant été couvert par l’Etat, inutile de dire que les populations lui demandent à présent des comptes, mettent en question la gestion de l’eau elle-même, sa qualité, et son prix. Car ce sont les mêmes grandes compagnies que celles de métropole qui nous vendent ici cette eau à un prix prohibitif.

Ces pratiques prouvent bien que les départements d’Outre-mer ne sont pas traités comme ceux de la métropole, mais qu’on en a toujours une vision colonialiste.

Solidarités

Sur les médias (suite)

La présentation de la venue de BESANCENOT, par les médias métropolitains comme agitateur cherchant à mettre de l’huile sur le feu, pour vouloir ensuite revenir « semer le désordre en métropole » est significative de leur grossière manipulation, héritière des vieilles pratiques coloniales.

J’avais déjà fait part de mon hostilité, née de l’expérience, à l’égard des médias de métropole, notamment de TF1. Et ce rejet je l’avais manifesté en personne à Jean PATRICE, l’animateur d’ATV, la succursale de TF1, ici en Martinique.

Le Collectif, après une manip grossière d’ATV,comme on pouvait s’y attendre, a décidé, dès les premiers jours de ne plus communiquer à l’ensemble de la presse que par voie de « point presse » - qui n’est en rien une conférence de presse. Ses membres ne communiquent pas avec la presse, ou tout du moins ils ne le font qu’à titre personnel, de façon très restreinte.

Dans les premiers jours on a vu débouler plein de types venant de métropole, filmant et interviewant à tour de bras. Que deviennent ces images ? Quelle montage en fait-on ? Quand on les interrogeait pour savoir pour qui ils travaillaient, ils répondaient tranquillement avec un brave sourire que c’était pour des productions indépendantes, « destiné à être revendu ». J’ai vu quelque un - un manifestant - demander des comptes à un de ces souriants mais arrogants cinéastes « indépendants ». Et un responsable syndical lui a demandé gentiment de déguerpir.

Il y a un comité « communication » au sein du Collectif et il vaut mieux passer par lui.
Sur le terrain, la Télévision Otonom Mawo filme, elle en toute liberté car on a confiance. Le soir elle anime des débats d’enfer sur le le petit kanal KMT, qui n’a jamais eu tant de téléspectateurs. Hommage à ces pionniers que sont LAOUCHEZ et à MARAJO, notamment.

Les produits en passe d’être périmés, qui sont stockés dans les supermarchés (fermés) ou dans des entrepôts vont enfin être distribués aux plus nécessiteux. Ce sont d’abord les étudiants qui vont en bénéficier. Une association de bénévoles s’est rapidement constitué pour collecter tout d’abord lesdits produits. Un petit patron, avec son camion réfrigéré, participe à ce ramassage.

Les étudiants, comme ailleurs et peut-être plus qu’ailleurs, sont ici très démunis, notamment les étrangers qui n’ont pas de famille sur place. J’en ai connu beaucoup qui n’avait pratiquement rien à manger.

Je suis heureux que certains aient eu cette idée que j’exprimais de façon véhémente depuis plusieurs jours.

La laiterie du François a du jeter 6000 litres de lait du fait des premiers jours de grève. Quel gachis ! Et on est bien obligé de traire les vaches régulièrement. Les responsables et les syndicalistes sur place ont donc lancé un appel pour que l’on vienne acheter le lait directement au François. Le prix a été baissé. Il est vendu 1 euro 50 le litre. Tout le stock a été ainsi vendu en quelques heures. L’appel a été renouvelé car la production est en continu.

Devant la Maison des syndicats les camions des petits producteurs permettent aux passants de se servir gratuitement en ti-nain, en mandarines, en prunes de cythère. J’en ai pris tout mon bakwa.


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16 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 24 février 2009 13:57

    1.5€ le litre de lait ?
    il est combien en supermarche ?
    en france le lait est achete 30c au producteur
    une fois uht ca fait 65c


    • nemo3637 nemo3637 24 février 2009 14:40

      Oui, après réduction. Normalement c’est dans les 1,80 euro. Mais c’est une production locale dont le prix de revient est élévé compte tenu de la faiblesse de la production locale et du marché restreint . Il y a finalement peu de vaches laitières en Martinique et on est bien loin, pour toutes sortes de raisons, de l’auto-suffisance.
      Dès qu’un fabricant ou un producteur local s’installe, il est immédiatement concurrencé par la grande distribution qui bénéficie elle d’une production massive qu’elle achète à bas prix. Danone est ainsi capable de vendre un certain temps à perte pour casser le marché et reprendre la main.
      Autrement dans la grande distribution, le lait importé est moins cher - et c’est celui que j’achète ! - à environ 0,90 euro le litre (approximativement).


    • foufouille foufouille 24 février 2009 14:57

      a mon avis la laiterie se goinfre ou alors le culto


    • nemo3637 nemo3637 24 février 2009 14:53

      Euh...Il y a une erreur de montage dans l’article dont je suis pleinement responsable. Je me permets donc de republier ici les paragraphe "Solidarités" et "A propos du meurtre de Jacques BINOT" :
      Solidarites
      Les produits en passe d’être périmés, qui sont stockés dans les supermarchés (fermés) ou dans des entrepôts vont enfin être distribués aux plus nécessiteux. Ce sont d’abord les étudiants qui vont en bénéficier. Une association de bénévoles s’est rapidement constitué pour collecter tout d’abord lesdits produits. Un petit patron, avec son camion réfrigéré, participe à ce ramassage.
      Les étudiants, comme ailleurs et peut-être plus qu’ailleurs, sont ici très démunis, notamment les étrangers qui n’ont pas de famille sur place. J’en ai connu beaucoup qui n’avait pratiquement rien à manger.
      Je suis heureux que certains aient eu cette idée que j’exprimais de façon véhémente depuis plusieurs jours.
      La laiterie du François a du jeter 6000 litres de lait du fait des premiers jours de grève. Quel gachis ! Et on est bien obligé de traire les vaches régulièrement. Les responsables et les syndicalistes sur place ont donc lancé un appel pour que l’on vienne acheter le lait directement au François. Le prix a été baissé. Il est vendu 1 euro 50 le litre. Tout le stock a été ainsi vendu en quelques heures. L’appel a été renouvelé car la production est en continu.
      Devant la Maison des syndicats les camions des petits producteurs permettent aux passants de se servir gratuitement en ti-nain, en mandarines, en prunes de cythère. J’en ai pris tout mon bakwa.

      A propos du meurtre de Jacques Binot

      Des camarades revenant de Guadeloupe ont été interpellés par ce qu’ils ont entendu de la part du directeur de la sécurité en Guadeloupe. Le jeune qui a été arrêté puis soupçonné de cet assassinat a déclaré avoir été devant son ordinateur lors de cet évènement. Et le directeur aurait affirmé dans un premier temps à maître DEMOCRITE, son avocat qui fait partie d’un collectif, qu’il allait être relâché sous peu. Il a ensuite été décidé de le garder et de l’incarcérer.

      D’autre part les impacts de balles sur le véhicule où se trouvait Jacques Bino, se trouvent sur la portière à la juste hauteur pour atteindre le passager, preuve que l’on aurait visé et qu’il ne s’agirait pas de balles perdues.

      Jacques BINO était contrôleur des impôts et effectivement sa disparition, à travers des émeutes, pouvait arranger certaines personnes.

      Dans les Antilles - et ailleurs - c’est comme cela que les gens de pouvoir font disparaître des gens gênant, des militants. On pense à André ALIKER entre autres personnes étrangement assassinées. Ici, la vie de militant, de syndicaliste, peut être dangereuse.

       

       

      Solidarités

      A propos du meurtre de Jacques Bino en Guadeloupe.


      • nemo3637 nemo3637 24 février 2009 15:40

        Oui, je suis d’accord avec toi. C’est quand même exagéré comme prix de toutes façons. J’ai entendu ça sur ATV - le TF1 local - et j’ai maintenant un doute sur la fiabilité de cette information (prix).


        • foufouille foufouille 24 février 2009 17:04

          http://www.web-agri.fr/forums/default.aspx?g=posts&t=243326&p=3

          ce sont les laiteries qui fixe en partie le prix du lait
          pour ce prix la, meme le lait frais thermise est moins cher


        • nemo3637 nemo3637 24 février 2009 17:13

          Oui. Il reste que dans les Antilles la valse des prix est souvent étrange et on ne sait pas trop parfois d’où vient la musique.


        • sissy972 24 février 2009 17:50

          Bonjour,
          Je vis à la Martinique depuis plus de dix ans maintenant. J’ai vu la hausse des prix grimper régulièrment mais inexorablement de semaine en semaine. J’ai même demandé à un employé rayon légumes d’une grande surface, si les employés ne travaillaient pas la nuit pour changer toutes les étiquettes pour que le lendemain tout soit encore plus cher que la veille. Même en changeant mes habitudes alimentaires, changeant d’enseignes il n’y avait rien à faire, l’addition était toujours plus salée que la semaine précédente.
          Je suis pour la grève contre la vie chère, pour que changent les mentalités de certains "plus blanc que blanc" (moi-même l’étant blanche mais pas plus, mes enfants étant métis) j’ai été profondemment outrée de l’arrogance ridicule et anachronique de ce vieux béké affalé dans son fauteuil, mais à présent je sens que cette grève au lieu d’enrichir à peine un peu les plus pauvres les plus nécessiteux je sens que cette grève va faire beaucoup de dégats, car des emplois seront supprimés. Les salaires non payés, car en principe pas de travail pas de sous donc après la grève, viendront les comptes. 
          Puisque vous êtes à la Martinique, dites moi comment seront revaloriser tous les salaires d’un peu plus de 350euros nets ?? c’est beaucoup d’argent à sortir, et d’ou les patrons le sortiront-il ? tous les patrons ne sont pas riches, l’augmentation demandée concerne tous les salaires, donc tous les patrons.
          Je suis pour toutes les autres revendications mais à la Guadeloupe, les patrons grincent des dents pour 200euros alors ici 350 !!!
          Il faut savoir finir une grève, mais pas à n’importe quel prix, pas de surenchère irréalisable mais surtout pas de compromis non plus. 
          Tous les jours des associations viennent se greffer au collectif pour rajouter de nouvelles revendications.
          j’ai l’impression que l’on refait la Martinique aujourd’hui mais demain ???

           


          • nemo3637 nemo3637 24 février 2009 19:04

            Je crois que vous avez raison...dans la logique capitaliste du moment. Il faudrait mieux analyser ce qui fait la valeur du capital et du travail aujourd’hui. Ce que je veux dire c’est que dans cette économie mondialisée et surtout financière les revenus des individus dans les "états industrialisés" ont été jusqu’à présent en grande partie assurés par l’Etat.
            Beaucoup de gens qui ne travaillent pas reçoivent ainsi un revenu ou un complément de revenu (et c’est tant mieux) : allocations, bourses, indemnités, pensions....
            Les Antilles représentent cette "distorsion" où l’Etat investit, paie, peut-être pas dans l’intéret de tous. Il faudrait sans doute y revenir. Pourquoi n’y a t-il jamais eu d’invstissement dans l’industrie ? Que se passe t-il souvent lorsqu’on essaie de monter sa propre entreprise sans la bénédiction de certains ici ? 
            Cela dit une grève générale est meurtrière du point de vue économique.
            C’est un rapport de force. Et puisque vous vivez en Martinique vous pouvez mesurer le degré de mobilisation de la population toute entière malgré les difficultés que cette grève entraîne dans la vie quotidienne. Vous devez savoir que les Martiniquais cette fois iront jusqu’au bout.
            En guadeloupe, malgré la proximité d’un accord c’est l’Etat par l’intermédiaire du Préfet qui vient de faire stopper la négociation.
            J’ai lu le commentaire de quelqu’un sur AgoraVox qui avait son conteneur dans le port de Fort de France et qui maudissait la grève. Au fond qu’importait le sort de la population qui l’entourait car son entreprise, elle, allait faire faillite ! Et certaines de ces entreprises disent avoir perdu des centaines de millions. Comme quoi d’ordinaire les affaires ne marchent pas simal. Pourquoi ne pas accepter alors les revendications du Collectif ? On gagnerait tous du temps, de l’argent...et la grève serait terminée.

             


          • JPC45 24 février 2009 18:45

            sauf erreur d ema part la vente à perte n’est pas autorisée


            • Proto Proto 24 février 2009 23:29

              Mais comment est-il possible que la Martinique soit encore dépendante de la France ?
              Une économie locale qui commence par subvenir à ses propres besoins.
              C’est la base.

              Vous perdez votre temps.


              • nemo3637 nemo3637 25 février 2009 02:58

                La Martinique est encore dépendante de la France parce que cela a été voulu comme cela. Cela s’appelle une économie de type coloniale. Rien n’est produit sur place, à part des matières premières, et tout ce qui est manufacturé vient de la métropole. Les terres sont détenues par une petite minorité de propriétaires et elles sont, ces dernières années, surtout destinées à la spéculation immobilière. Ainsi, au cours de ces dernières années la Martinique a perdu 40% de ses terres agricoles.
                Vous avez raison d’évoquer "une économie locale qui commence par subvenir à ses propres besoins" et c’est cela que nous voudrions faire ici...contre les "décideurs" - souvent békés mais pas toujours - qui ont avant tout spéculé avec l’argent qui venait de la métropole ou de l’Union Européenne. Voyez l’exemple, dans mon article, du chlordécone. Monsieur de Jaham revenant de Bruxelles, est fier d’annoncer "à ses gens" d’avoir qu’ un prêt de 60 millions d’euros ait été transformé en subventions. Mais où va cet argent ?
                Quant à l’industrie hôtelière elle est tenue par de grands groupes internationaux qui ne réinvestissent pas dans l’ïle. Beaucoup d’employés viennent de l’étranger.


              • sissy972 25 février 2009 00:32

                Bonsoir,
                Si la Martinique est encore dépendante de la France, c’est que tout simplement elle est en fait partie.
                Et en tant que telle, les Martiniquais ont le droit légitime de réclamer et d’obtenir les mêmes droits que leurs lointains compatriotes. Compatriotes qui parfois mériteraient de sacrés coups de pieds au c..
                par leur réaction simpliste concernant la vie économique des DOM. 
                Combien sont venus ici, en terrain conquis, leur inculture attachée à leur sac-banane. Heureusement que dans la salle d’embarquement à Orly ce sont les hôtesses au sol qui vérifient leur billet avant d’embarquer, sinon beaucoup iraient dans l’ocean indien pour aller aux Antilles !!!
                 Dernières infos, les patrons proposent 30 euros encore un petit effort manquent plus que 300euros !!!
                 


                • nemo3637 nemo3637 25 février 2009 03:20

                  C’est vrai qu’il y a une grande ignorance des Antilles et de la vie qu’on y mène réellement. Mais nous avons aussi, Martiniquais, Guadeloupéen avons un devoir d’information. Et là ce n’est pas évident. Il faut bien expliquer que lorsque nous disons Martinik sé pa à yo cela ne veut pas dire que nous excluons une quelconque race. C’est après une poignée de profiteurs que nous en avons et qui ne sont pas seulement des békés. Ce peut être aussi des noirs ou des jaunes. Peu importe. Et les métros qui vivent ici - parfois depuis plusieurs générations - peuvent être considérés comme des Martiniquais à part entière.
                  Les Français de métropole, blancs, ne doivent en aucun cas être considérés comme des coupables. L’esclavage a été l’oeuvre d’une extrème minorité qui a du souvent cacher ce forfait à leurs compatriotes tant la honte était grande. Relisez les dernières lignes des "Misérables" à propos de la fin de Thénardier. Et pendant qu’ils commettaient ledit forfait, l’immense majorité du peuple français, elle, vivait dans la servitude.
                  Je dis cela parce que souvent certains se sentent mal à l’aise. ça suffit comme ça et je trouve ridicule de demander une quelconque repentance au pauvre type blanc du coin de ma rue. Et je trouve aussi que les noirs qui accusent avec des phrases comme "vous les blancs..." sont des pauvres cons qui n’ont pas compris que la société était divisée en classes.


                • sissy972 25 février 2009 16:36

                  Bonjour
                  J’ai vécu en Afrique pas mal d’années, en ayant en plus épousé un. J’ai plus vécu parmi les Africains que parmi les Européens. Donc, je pense ne pas avoir de problème avec les couleurs !! 
                  J’ai vu et entendu pas mal de critiques les uns sur les autres (les uns étant les Blancs et les autres les Noirs)
                  Donc, l’Homme étant ce qu’il est, c’est toujours mieux chez soi que chez les autres. 
                  Je vais être cruellement simpliste car cela résume mieux mes idées sur cette question, si Dieu avait fait
                  tous les êtres humains de la même nuance, on (car les femmes aussi s’y sont mêlées) ne serait pas à se taper dessus les uns enchaînant les autres, mais avouez que l’on s’ennuierait ferme sur cette planète moribonde si tout le monde était tout le monde. 
                  Je ne peux pas relire " les misérables" je n’ai pas le livre, mais je vous assure que je ne me sens surement pas mal à l’aise lorsque je suis avec des Martiniquais. Je ne vois pas des Martiniquais je ne vois que des hommes et des femmes surtout que certains ont bien plus de diplômes que moi alors c’est qui, qui devrait se sentir mal ???? J’ai un ami Martiniquais que j’adore (c’est un monsieur déjà à la retraite) 
                  avec lui nous discutons de tout sur tout concernant la Martinique. je vous assure que je préfère sa compagnie agréable et tellement teintée d’humour que celle, de certains de mes compatriotes. 
                  Le poids du passé s’alimentera toujours des haines et des rancunes ressassées années après années
                  par ceux qui devraient les faire oublier aux jeunes générations. J’aurais voté Obama car ce monsieur est une valeur mais dommage en France on en a pas d’Obama !!! 


                  • nemo3637 nemo3637 25 février 2009 17:48

                    Je crois partager votre vison des choses. Thénardier finit mal...Négrier !
                    Enfin c’est tout de même incroyable qu’en un territoire de la République Française on ait à supporter un des dernier apartheid de la planète. Une caste de Blancs - héritiers den gens de sac et de corde et non de "nobles" comme ils se prétendent - vit en cercle fermé et prétend (secrètement) controler une ïle peuplée en majorité de noirs qu’ils méprisent. Avouez que c’est difficile de s’embrasser sur la bouche quand on se croise !

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