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Accueil du site > Actualités > Société > La misère s’invite à la table de la crise financière

La misère s’invite à la table de la crise financière

Ce 17 octobre 2008, la Journée mondiale du refus de la misère soufflera sa vingt-et-unième bougie en mettant les pieds dans le plat de la crise financière [1] qui secoue la planète argent depuis presque un mois. Initiée par le père Joseph Wrésinski (fondateur d’ATD Quart Monde) [2], alors accompagné par plusieurs milliers d’hommes et de femmes, ce mouvement a pris officiellement racine sur le parvis des droits de l’homme lors d’un rassemblement militant et citoyen. Depuis lors, il perdure ce mouvement, tout comme le fléau qu’il dénonce, reflet d’un monde qui ne tourne pas rond, paupérisant et excluant à tour de bras, envoyant par le fond de l’enfer des âmes par centaines de millions, alors que les capitaux les plus improbables se terrent dans nombre de paradis fiscaux.

Depuis 1992, cette journée a été reconnue par l’ONU comme celle du refus de la pauvreté, consacrant ainsi cette manifestation en lui conférant un statut planétaire. Il en est ainsi car la misère ne connaît pas de frontière, et la mondialisation ne l’aura pas oubliée. Certes, quantitativement, et sans conteste possible, c’est le continent africain qui fait la plus grande place au fléau, à croire qu’il a fait siennes les paroles désormais célèbres de cette chanson qui clame préférer la misère au soleil.

Entendons-nous bien, cette affirmation n’a de valeur qu’au sens artistique, la grande précarité ne s’en fait point l’écho.

Mais, comme un malheur n’arrive jamais seul, cette Journée mondiale du refus de la misère fait suite à la Journée mondiale de l’alimentation dans le monde, véritable nœud Gordien du problème, qu’il faudra bien rompre un jour.

La faim, comme extrémité de la misère. Lorsque l’humain en vient à se confectionner des galettes de boue pour étancher cette sensation immonde, alors c’est un indicateur puissant de cette dictature de l’injustice [3] qui plonge une infinité d’humains dans les souffrances les plus profondes. Mais, à l’autre bout de la chaîne, sur le continent nord-américain, 50 % de la nourriture qui est produite finit à la poubelle ! Pourtant, dans ce même pays, il est des quartiers où l’espérance de vie est inférieure à celle des pays les plus pauvres.

Il y a de l’ordurier dans tout cela, et comme le crie et l’écrit Jean Ziegler, chaque enfant qui meurt de faim est assassiné. Pour mémoire - c’est un devoir n’est-ce pas ? - ils sont 17 000 chaque jour, cela n’est-il pas un crime contre l’humanité ?

La faim gagne du terrain le rappelle la FAO puisqu’à ce jour, 923 millions d’humains sont sous-alimentés, vivant avec un ventre creux qui grogne et gronde, poussant à l’émeute comme chacun a pu s’en émouvoir subrepticement lorsque le sujet faisait encore la une de tous les médias. Aussi, l’urgence est ici, remplir les estomacs de tous ceux qui sont affamés par un système inhumain. Il en va de l’intérêt de notre genre, contrairement à ce que voudraient bien nous faire croire les détenteurs d’une pensée malthusienne d’un autre temps. Certes, si vivre pleinement c’est être au volant d’un véhicule démesuré ou aux commandes d’un yacht vertigineux, à l’image d’un ego boursouflé, se remplir du vide sidéral d’une consommation effrénée, ou bien courir après ce pouvoir qui rend aveugle, alors oui, mieux vaut être en nombre réduit sur cette planète. Mais là n’est pas le sens du vivant.

L’Occident n’est pas épargné, même la France à ses pauvres [4], par millions, nombre de travaux brillants ont peint cette réalité que l’on peut croiser chaque jour, soit au coin d’une rue d’une grande ville, ou bien au fin fond de cette campagne mythifiée par un imaginaire populaire obsolète.

La France a peur, et il suffit d’écouter le responsable du secours populaire pour s’en convaincre, si tant est que cela soit nécessaire. Ils sont de plus en plus nombreux, nos concitoyens, à devoir fréquenter les organismes humanitaires pour pallier le manque croissant de subsides. Les chiffres fournis par les Restos du cœur en attestent largement. Le père fondateur doit bien se retourner dans sa tombe en constatant la pérennité de cette association, qui, si elle était cotée en bourse verrait son titre grimper.

Outre les frontières, les misères n’ont point de couleur, si ce n’est celle de la rouge colère qui peut en résulter, légitime, bien fondée, nécessaire et indispensable. Il est même étonnant que tout cela ne donne lieu à plus de débordements tant la situation reste ignoble, drapée dans une obscénité qui devrait nous aveugler. Mais que nenni, ce sont les organismes bancaires qui font la une, et tous les dignitaires de se pencher au chevet du Dow Jones ou autre Cac40, tels des mandarins fébriles, mais bienveillants. Vous comprenez, il en va aussi des pauvres, leur nombre pourrait croître si la faillite du système devait s’inscrire dans le marbre de l’Histoire.

Alors voilà, tel est l’objet de cette Journée, faire entendre ceux qui sont habituellement réduits à leurs difficultés, voire en sont jugés responsables.

Les responsables, parlons-en, ils ne devraient pas pointer le bout de leur nez dans les différentes manifestations, trop occupés qu’ils sont à scruter la courbe des indicateurs boursiers, obnubilés qu’ils sont par la maîtrise de l’évasion fiscale, discipline élevée au rang de sport de haut niveau dans ces sphères. Le parvis des droits de l’homme n’est pas un practice fréquentable, la cotisation au club est gratuite.

Vingt et un ans après, on en est toujours au même point, en pire, mais il faut le dire haut et fort, hurler ce message gravé dans la dalle du Trocadéro :

« Le 17 octobre 1987, des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. »


[1] La crise financière vue par Le Monde

[2] Le père Joseph Wrésinsky
[3] L’injustice sociale tue
[4] L’observatoire des inégalités
Illustration : La carte de la faim


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91 réactions à cet article    


  • hans lefebvre hans lefebvre 17 octobre 2008 10:23

    Le titre de ce billet aurait pu être : LA MISÈRE SIFFLE LA CRISE !


    • el bourrico 17 octobre 2008 10:43

      Mais Coluche le disait, les pauvres sont nécéssaires, ce système fonctionne grace au déséquilibre permanent.
      Il disant aussi : "La misère c’est beau.... surtout quand c’est bien fait.... pour eux !"

      Je laisse la place aux primates qui vont nous dire que c’est de la faute des pauvres s’ils sont dans la merde, qu’ils ont qu’a se démerder, qu’on a pas à payer pour eux, qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent, que s’ils sont pauvres c’est parce qu’ils sont cons, qu’ils n’ont pas qu’a faire de gosses, etc, etc.


      • yoda yoda 17 octobre 2008 10:59
        Misère, misère ! C’est toujours sur les pauvres gens Que tu t’acharnes obstinément Misère, misère ! ça sera donc toujours les salauds qui nous bouff’ront L’caviar sur l’dos Misère, misère ! Tu te fais l’ennemie des petits Tu te fais l’alliée des pourris L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres Ce qui est la moindre des choses Convenons-en Convenons-en ! Misère, misère ! Peut-être qu’un jour ton président Sentant monter notre colère Misère, misère ! Devant les peuples sans frontières Alors il s’en mordra les dents Misère, misère ! Tu repartiras d’où tu viens En emportant tous tes chagrins Et j’te.. L’argent fera bien le bonheur des pauvres C’qui sera la moindre des choses Convenons-en Convenons-en !

        • VEGA VEGA 17 octobre 2008 13:05

          Ce matin sur Europe1, un reportage sur cette journée mondiale du refus de la misére, m’ Interpellé.

          Sur le coup, j’ai pensé aux personnes du continent Africains qui ont toujours été laissés pour compte, totalement à l’abandon, soignés par des médicaments de contrefaçon, , mal nourris ...........etc.

          L’intervenant n’était que le Président du Secours Polulaire Français, qui tirait le signal d’alarme concernant la France :

          24% de personnes en +, en 2008, par rapport à la même époque en 2007, ont sollicités l’aide de cette association caritative..

          Parmis ces personnes, outre les "habitués", un qualifiquatif qui ne lui convenait pas d’ailleurs, se trouvent des travailleurs pauvres, des gens qu’il qualifie appartenant à "la classe moyenne", et des retraités, citant même l’exemple d’une retraiteé de 67 ans, en pleurs devant la personne qui la recevait, avouant que jamais elle n’aurait pensé avoir à solliciter un tel organisme.

          Ce qui est choquant c’est que cette journée est totalement occultée par la crise financiére ( provoquée ?), crise à laquelle ce sont empressé de répondre, les chefs d’ Etats du G8, en connivence avec l’administration Américaine de l’infâme Bush, ainsi qu’avec la complicité du non moins infâme et imposteur Sarközy, afin de sauver, banquiers, assureurs et leurs actionnaires, qui ne devaient surtout pas être privé de leurs dividendes.

          Quand je vois et j’entends ce qui ce passe autour de moi, je puis vous affirmer que je ne suis pas fier du tout d’être citoyen de cette planète, et encore moins d’être citoyen Français, voire Européen.

          A vous lire braves gens.


          • Jean-paul 17 octobre 2008 16:41

            @VEGA
            Que faites vous pratiquement ??????????



          • Croa Croa 17 octobre 2008 22:57

            Un bémol à VEGA qui a écrit : « je ne suis pas fier du tout d’être citoyen de cette planète, et encore moins d’être citoyen Français, voire Européen. »

            Tu crois être un citoyen ? Sors-toi ça de la tête car tu es comme nous un sujet du marché, autrement dit un sujet du sytème ploutocrate en place.

            Tu n’as donc pas à avoir honte ! Peut-être auras-tu encore moins honte lorsque tous les sujets auront enfin comprit et que tous ensembles nous renverserons ce régime et redeviendrons des citoyens ? (Mais je crains qu’il ne faille être encore très patients vu le nombre de beaufs scotchés devant TF1 et votant Sarkozi !)

            Détails révélateurs concernant l’Europe (Il existe d’autres lézards.)
            Conférence d’Etienne Chouard


          • hans lefebvre hans lefebvre 18 octobre 2008 09:49

            Merci pour le lien, quant à renverser le règime, vous vouliez dire au plan mondial ? Selon moi, point besoin de pousser les murs de Babylone, l’édifice s’écroule sur lui-même.


          • kandy 18 octobre 2008 12:53

             @"jean paul’ Bonjour. Allez le soleil brille ,c’est samedi Je voudrai vous repondre . Et vous "que faites vous " ? Etes vous de ces donneurs de reflexion a ceux que vous etiquetez sans doute "donneur de lecons’ ?etes vous de ceux qui "en sont revenus "des grandes idees genereuses ? etes vous de ceux qui "savent’contre ces pauvres idealistes imbeciles qui ne voient pas le monde "tel qu’il est " ?,parce que vous bien sur’ le monde tel qu’il est’ vous le connaissez ,Par des phrases breves telle que celle ci vous vous etes le contempteur non assume(vive internet) des verbeux a qui vous pretez qu’ils n’agissent pas(c’est bien cela ?) car de toute facon je pense deviner qu’ils n’en ferons jamais assez pour vous ,d’autant que c’est tellement insupportable cette remise en cause qui finalement ne cible personne mais questionne sur tous . Plutot que la cible vous regardez l’arc et lancez votre fleche inutile .Vous exiger jutification ,preuve, implication etc...Vous vous offrez ce genre de reponse qui se veut percutante et je suis sur qu’intellectuellement votre esprit en est ravi ,alors que pour moi elle resulte du fast food intellectuel ,du pret a repartir .Elle me rappelle bien des discussions sur ceux qui vivent au crochet des allocs ,sur ceux qui ne font pas ce qu’il devraient pour s’en sortir ,sur ceux qui sont cigales quand d’autres sont fourmis etc ...etc ...
             Pour etre precis je considere que chaque citoyen qui paient des taxes ,impots etc...etc .... deja fait quelque chose .Qu’il ressort ensuite de son libre arbitre de s’interesser ou pas de plus pres a ce probleme ,qu’il ressort de sa liberte de milter ou pas ,de ses choix de donner ou pas ,de ses capacites a militer ou pas .Regulierement j’ai eu a entendre d’amis ,d’inconnus, de collegues,des reflexions de ce genre ,les memes vous savez qui sourient de votre naivete quand vous donnez un euro au clodo et vous taxe rapidement de vous acheter une bonne conscience ,parce que c’est vrai parfois mais pas toujours, car vous n’etes pas dans ce schema la(mais pourquoi justifier ?) mais peut etre que lui oui .Si donner fait tant de bien alors pourquoi se priver ,. ?Mais vous peut etre m’expliquerez vous que ce geste ’IN FINE’est nocif pour le recepteur que croyant bien agir en fait je l’enfonce etc...etc...
             Votre question est bonne mais je subodore que l’esprit qui la sous tend ne l’est pas .Allez ne vous facher pas ,c’est pas vous qui etiez attaque .Et au fait que faites vous pour notre systeme financier invite a mendier nos subsides ?


          • Croa Croa 18 octobre 2008 18:45

            à l’auteur :

            Il faudra bien qu’un pays commence...

            Effectivement le système s’écroule mais rien ne dit, pour le moment, qu’il ne renaîtra pas tel un phénix ! (C’est forcément ce qui se passera si les états acceptent de se laisser entrainer. Cela semble bien en prendre le chemin.)


          • orange orange 17 octobre 2008 13:06

            Sarkozi a secourus la crise financière, et veut supprimer des postes d’enseignement spécialisé ( RSED)
            Le peuple de la misère à raison de siffler.


            • hans lefebvre hans lefebvre 18 octobre 2008 12:08

              Vous devriez (re)lire ce cher Sigmund ! Puis reprendre votre auto-analyse....
              Merci pour votre apport dans le débat !


            • sisyphe sisyphe 18 octobre 2008 13:27

              Hélas ! Une analyse n’a jamais guéri l’autisme, et Freud n’y peut rien....


            • Martin sur AgoraVox Martin sur AgoraVox 17 octobre 2008 13:22

              Cet article a entièrement raison de pointer sur l’intolérable existence (et persistance !) des famines dans le Monde. Mais un fait important, générateur des famines actuelles, n’est pas évoqué dans cet article.


              On voit dans la carte des famines dans le Monde, qui est insérée dans cet article, que l’Afrique est au centre du problème.


              La carte des famines qui est insérée dans cet article trouve son explication si on la compare avec une autre carte, la carte suivante :
              Taux de fécondité dans le Monde.


              Depuis des décennies on finances les aides à l’Afrique pourtant la misère des Africains progresse. Quelles types d’aides faut-il alors continuer à envoyer en Afrique ? Car on devrait avant tout expliquer aux lecteurs que pour les Africains aussi, comme pour les reste de la population mondiale, il y a deux attitudes possibles :

              •  aide toi et Dieu t’aidera,
              •  mendie.

              Quelle est la cause principale de la misère des Africains ? Les aides qu’on leur envoie n’ont-elle pas l’effet contraire à celui espéré ?


              L’article parle du malheur mais est-ce que pour autant on n’a pas le droit de dire la vérité qui est que les Africains sont responsables de leurs malheurs ?


              Les aides massives que les Européens fournissent à l’Afrique sont destinées à nourrir, abriter, instruire et donner des soins de santé aux Africains. Une partie de ces fonds d’aide finissent dans les coffres forts des dirigean,ts africains et une autre partie parvient sur le terrain mais avec quels résultat final ? Le résultat de toutes ces aides est que la population africaine se multiplie à une vitesse jamais et nulle part ailleurs constatée dans l’histoire de l’humanité. Le soutien financier massif destiné à l’Afrique inclut l’aide humanitaire et les prêts qu’obtiennent les États africains, mais que les gouvernements des États européens finissent par rembourser sur décisions de ceux qui sont au pouvoir en Europe (en vérité : les contribuables européens remboursent). Le fait que ce soutien financier massif, qui est en augmentation constante depuis des décennies, ne parvient pas à réduire la pauvreté sur le contiennent africain, permet de poser la question : les Africains sont-ils capables de se prendre en charge ? Le résultat factuel de ces aides est que la population africaine, parce que ça masse croit de façon incontrôlée, augmente sans cesse la pression des flux d’immigration depuis l’Afrique vers l’Europe.


              Les études des ethnologues et des sociologues constatent que la mentalité des Africains - qui se concrétise par un ensemble de coutumes sociales - ne leur permet pas de créer des conditions favorables à l’amélioration de leur de vie. Quand un Africain reçoit un revenu il pense en priorité à assurer le « paraître » et à s’offrir les distractions, par exemple il préfère choisir d’acheter une télévision à la dernière technologie à la mode pour remplacer le vieux modèle plutôt que d’acheter une machine à laver etc. ou il financera par des dépenses déraisonnables les fêtes lors des évènements sociaux de la « grande » famille aux cousins innombrables, au lieu de chercher à améliorer son environnement de vie, par exemple en construisant un réservoir d’eau là où l’approvisionnement en eau est défaillant, par exemple en achetant un panneau solaire et un transformateur là où l’approvisionnement en électricité est défaillant etc. Un autre aspect des mentalités africaines est que le « système fiscal » est souvent remplacé par le « système de corruption » ce qui a pour conséquence de rendre difficile le financement des services qui sont sous la responsabilité de l’État.


              Malgré la scolarisation généralisée et les études supérieurs qui pourraient les inciter à changer d’attitude, malgré le contact avec les Européens, malgré le constat que les Africains peuvent donc eux-mêmes faire que leur mentalité est la cause de leurs malheurs, la mentalité des Africains ne montre pas de réels signes de changement.


              Ainsi, se croire obligé d’avoir le maximum d’enfants, même lorsqu’on n’a que très peu de revenus, est une caractéristique de la mentalité africaine. 


              Certaines études font penser que la fécondité d’une population baisse lorsque les conditions économiques s’améliorent. Cependant aucune croissance économique n’est capable de suivre la croissance explosive de la population en Afrique. L’écart entre l’augmentation de la population africaine et la croissance économique africaine, est la raison principale de l’augmentation permanente de la pauvreté des Africains. Désormais, la pauvreté des Africains a comme cause principale la fécondité non maîtrisée de la population. La fécondité très forte est elle-même un résultat de la mentalité africaine.


              Autrement dit : les démographes constatent dans les faits que la notion de transition démographique n’est pas applicable en Afrique. C’est une question d’évolution ou plus exactement de la non évolution des mentalités en Afrique. Ainsi les démographes se basent sur les données économiques et sociologiques (donc sur le contexte de civilisation et le contexte culturel) pour estimer l’évolution des tendances démographiques. D’après ces études, les démographes prévoient généralement que l’évolution des mentalités en Afrique sera très lente et que le pic des populations en Afrique ne sera toujours pas atteint en 2100, date à laquelle les Africains seront selon les estimations moyennes entre 2,2 milliards et 3 milliards (ou entre 15 et 25 milliards dans les cas extrêmes, peu probables mais pas impossibles).


              Voici une estimation moyenne de l’évolution démographique selon les experts de l’ONU, si l’Afrique voulait bien rapidement descendre au taux de fécondité de 2,1 enfants par femme :
              « dans l’hypothèse du scénario moyen, la part de l’Afrique dans la population mondiale doublerait d’ici à 2300, passant de 13% actuellement à 24%. Celle de l’Europe tomberait de 12% à 7%, et l’Inde, la Chine et les États-Unis resteraient les États les plus peuplés. »


              Le passage cité dans le paragraphe précédent est extrait du Communiqué de presse de l’ONU, en langue française, qui explique que le scénario démographique « moyen » prévoit 9 milliards d’habitants sur la planète en 2100, mais comme le précise le sous-titre : la population mondiale pourrait éventuellement « atteindre 44 milliards vers 2100 » car ce n’est pas exclu, notamment à cause de la fécondité des Africains qui en 2100 pourraient dans le cas extrême représenter plus de la moitié de la population mondiale (cette croissance extrême des populations Africaines ne sera possible que si les autres branches de l’humanité s’organisent pour fournir la nourriture nécessaire aux Africains).


              En effet le scénario, que les démographes qualifient de « moyen », qui s’appuie sur l’hypothèse de 2,1 enfants par femme n’est que peu probable notamment parce que les mentalités africaines n’acceptent pas la baisse du nombre d’enfants.


              La fécondité en Afrique ne pourra donc baisser de manière contrôlée que s’il y a intervention autoritaire des pouvoirs publics en suivant l’exemple de ce qui a été fait en Chine. Rien ne permet de présager en Afrique cette intervention autoritaire des pouvoirs publics.


              Par conséquent le scénario suivant, qui n’est pas du tout certain, est cependant plausible : la population africaine continuera de croître à un rythme tel que les famines d’intermittentes deviendront endémiques et généralisées à l’ensemble du continent. Les famines créeront des conditions sociales insurrectionnelles. Des guerres deviendront endémiques en Afrique. Les famines et les guerres se chargeront de faire baisser le nombre d’Africains pour atteindre l’équilibre entre la capacité des Africains à se prendre en charge (notamment en ce qui concerne les besoins alimentaires) et leur capacité à se reproduire.


              Certains diront que les Africains ont le droit, s’ils le souhaitent, de se multiplier autant qu’ils le veulent. Sur les territoires qui sont sous leur gestion ils ont le droit d’organiser leur société comme il leur plait. Les Africains ont le droit de se multiplier autant qu’ils le souhaitent. C’est certain. Mais alors ils doivent assumer les conséquences de leur choix, ils ne doivent pas demander aux autres branches de l’humanité de financer les moyens nécessaires à la survie de la masse croissante des Africains, ils ne doivent pas chercher à déverser leur trop plein de population sur l’Europe.


              Il faut savoir que d’une population de 130 millions en 1900, la population de l’Afrique est montée à 780 millions en 2000, puis 950 millions en 2008 et devrait d’après les projections - qui tiennent compte des guerres sporadiques et des famines régionales ainsi que des épidémies telles que le SIDA - largement dépasser 2 milliards d’habitants en 2100.
              L’explication de cette pente montante si abrupte est dans le fait que le taux de fécondité moyen en Afrique est actuellement proche de 5 enfants par femme. Par exemple, le Niger a très peu de surface cultivable et très peu d’eau disponible pour l’agriculture, pourtant le Niger est le pays avec le taux de natalité le plus élevé au monde : 7,9 enfants par femme. À ce taux-là la population double environ tous les 20 ou 25 ans. À l’évidence la priorité en Afrique est dans la baisse de la natalité.


              Pour mieux éclairer le problème que se créent les Africains avec le taux de fécondité moyen d’environ 5 enfants par femme, il faut rappeler qu’en Europe le taux de fécondité moyen est actuellement de seulement environ 1,3 enfant par femme.


              Le graphe suivant (déjà signalé en début du présent commentaire) centralise les données démographiques mondiales fournies par divers organismes officiels spécialisés dans les études démographiques, dont notamment la « Population Division » des Nations Unies et l’INED à Paris :

              Taux de fécondité dans le Monde.


              Ce graphe est extrait de l’article « Démographie et immigration : suicide collectif des Européens » qui a été publié sur AgoraVox.


              Et j’ajoute que concernant les crises alimentaires qui commencent à se propager dans certaines régions de la planète la solution écologique et de bon sens est la suivante : le nombre d’habitants d’une région de notre planète ne devrait pas dépasser la capacité de ces habitants à se prendre en charge de façon autonome, y compris sur la question de la production de nourriture.


              Il n’y a qu’une solution : la réduction des naissances dans les régions où les populations ne sont déjà pas capables d’assurer leur propres moyens de survie.


              Concernant les aides à l’Afrique qui sont financées par les moyens financier prélevés de multiples façons dans la poche du contribuable européen, il convient d’observer que les politiques humanitaires et d’aide au développement sont un frein à l’évolution des pays car on leur apporte des solutions et on habitue les Africains à croire qu’ils seront toujours pris en charge par d’autres et que par conséquent les Africains peuvent garder leurs coutumes, ils peuvent continuer à vivre au jour le jour, ils peuvent continuer à se multiplier sans frein puisqu’il y aura toujours des Blancs européens pour fournir la nourriture et pour financer les besoins vitaux des Africains.

               
              Les aides au développement devraient exclusivement viser cet objectif prioritaire de réduction des naissances ce qui d’ailleurs contribuerait rapidement à réduire la pauvreté endémique de ces régions.

              • ronchonaire 17 octobre 2008 14:01

                La natalité diminue constamment en Afrique depuis environ 30 ans ; votre charabia, digne de la "bite des nègres" chère à feu Pascal Sevran, est donc complètement à côté de la plaque.

                Par ailleurs, la pauvreté elle-même recule en Afrique ; le problème vient du fait qu’elle ne recule pas assez vite et que, étant donné son caractère multidimensionnel (la pauvreté va de pair avec la malnutrition, la mortalité infantile, l’illétrisme, etc.), ces pays n’arrivent pas à décoller.

                Ajoutons également que l’Afrique est beaucoup plus durement touchée par le SIDA que les autres continents ; certains pays qui commençaient à sortir du tunnel (Botswana, Zambie, Kenya notamment) se sont ainsi retrouvés 15 ans en arrière. Comment voulez-vous qu’un pays regarde vers l’avenir et améliore ses conditions de vie lorsqu’un adulte sur cinq est porteur du SIDA ?

                Enfin, il ne faut pas oublier que de nombreux pays africains sont en fait très riches, notamment en ressources naturelles ; le problème vient avant tout du fait que ces richesses sont détournées des populations. D’après certaines estimations, le Nigéria a "perdu" 700 milliards de dollars de rente pétrolière depuis 30 ans ; où est passé tout cet argent ? Le Niger, qui dort sur des centaines de milliards de dollars d’uranium, est l’un des 5 pays les plus pauvres au monde ; vous croyez vraiment que c’est parce qu’ils font trop de gosses ?


              • Jean-paul 17 octobre 2008 16:51

                @ martin sur agoravox

                Apres ton bla bla bla bla blabla raciste ,tu prends ton billet d’avion va visiter un pays d’Afrique et apres vient ecrire un article .Quand tu auras cotoyer la misere tu deviendras plus humain et aura honte d’avoir ecrit ce commentaire


              • hans lefebvre hans lefebvre 17 octobre 2008 17:27

                Je vois que la démographie n’est pas votre science, sachez qu’en Afrique subsaharienne, il faut avoir 7 enfants pour que 2 arrivent à l’âge adulte, peut-être que cela vous aidera à changer votre position. De plus, j’évoque aussi la pensée néo malthusienne, véritable contresens contemporain. Alors que les pays riches sont en voie de disparition, à moyen terme (la France est une exception), la natalité des pays les plus pauvres étant sur une courbe décroissante, l’humanité atteindra son pic de population en 2010 (soit à peine 9 milliards), puis nous devrions décroitre, tous en coeur, plus ou moins lentement. Enfin, ne pas oublier cette règle essentielle, plus une population est prospère, et moins son taux de fécondité est élevé !


              • hans lefebvre hans lefebvre 17 octobre 2008 18:02

                En 2050, chacun aura pu corrigé mon erreur de frappe.


              • hans lefebvre hans lefebvre 17 octobre 2008 18:13

                Selon bon nombre de spécialistes, la planète pourrait nourrir au moins 10 milliards d’humains, chiffre qu’il est bien peu probable d’atteindre.
                http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/parution/p739/dossier/a3 81275-les_hommes_aurontils_assez_%C3%A0_manger_demain_.html


              • JONAS JONAS 17 octobre 2008 18:43

                @ L’Auteur,

                C’est pratique de zapper ! Sur un autre sujet… !

                Vous applaudissez des deux mains Sysiphe, dont je ne critique pas le commentaire.

                Mais vous proposez quoi tous les deux ?

                Le partage de l’argent des pays capitalistes entre tous les pays du monde ?

                La confiscation des biens de tous ceux que vous prenez pour des riches ?

                Le seul qui ait apporté une réponse sensée à votre commentaire c’est MARTIN.

                Vous arguez qu’il faut 7 enfants pour espérer que deux survivent. Allez jusqu’au bout de vos interventions ! Dites qu’il faut que nous sauvions les 5 qui périssent.

                Si c’est votre solution pour réduire la faim dans le monde, vous êtes vous aussi un apprenti sorcier.

                Vous me faites tous penser à un officier commandant une chaloupe de sauvetage qui contient 30 survivants et qui ne peut en contenir que 10 % de plus sans risquer le naufrage ! Autour de vous il y a 100 passagers à la mer qui nagent… !

                Vous et consorts, vous les feriez monter à bord, jusqu’à ce que la chaloupe coule !

                Pour pouvoir sauver tout le monde, il faut être un Dieu ou des dieux et vous ne l’êtes pas.

                Vous allez suicider tout le monde, ça, c’est une certitude.

                Pour ce qui est de votre autre observation : " Alors que les pays riches sont en voie de disparition, à moyen terme (la France est une exception) ".

                C’est une lapalissade, nous sommes le pays d’Europe à la plus forte proportion d’immigrés de tout horizon, avant qu’ils perdent l’habitude d’avoir des familles nombreuses, nous serons minoritaires dans notre pays, surtout si nous ajoutons tous ceux qui arrivent chaque jour.

                Le comble du VICE, c’est la décision de Chirac, qui après avoir instauré le regroupement familial, a mis en place : LE RECENSEMENT ALÉATOIRE ! C’est-à-dire un peu dans un secteur un peu dans un autre, tous les 10 ans. Chapeau ! Pour rendre illisible les taux migratoires, on ne pouvait pas trouver mieux !

                Tous des viandes faisandées !

                 


              • hans lefebvre hans lefebvre 17 octobre 2008 18:50

                La solution est pourtant évidente, LE PARTAGE ÉQUITABLE DES BIENS ET DES PEINES (pour produire ces biens s’entend). Il n’y donc pas de sorcellerie, d’autant le taux de fécondité est inversement proportionnel au niveau de richesse !
                Ça c’est pour le macro-économique, pour ce qui est du micro, chacun peut apporter sa pierre à l’édifice du partage, j’espère que vous en êtes !!!!!


              • hans lefebvre hans lefebvre 17 octobre 2008 18:52

                J’oubliais, en complément :
                http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72490
                Ne faut-il pas militer et agir pour que cela cesse ?


              • Caramelle 17 octobre 2008 18:56

                Vous avez bien de la chance que le hasard ne vous ai pas fait naître en Afrique ! Puissiez-vous y réfléchir... Je vous suggère un séjour de 6 mois dans un pays de l’Afrique sub-saharienne sans l’appui de votre compte en banque et là en effet vous prierez peut-être Dieu qu’il vous aide !!!


              • sisyphe sisyphe 17 octobre 2008 20:18

                Me voila à plusser jean paul !
                Comme quoi.... le pire n’est jamais sûr...


              • Blé 18 octobre 2008 07:17

                Il y a une étroite corélation entre la baisse de la fécondité et l’instruction des fillettes dans n’importe quels pays, dans n’importe quelle culture. L’instruction fait beaucoup plus pour la baisse de la natalité que les leçons de moral de Bush, Benoist 16 et autres prêcheurs du bon dieu.

                Je crains beaucoup plus le néolibéralisme pour répendre la misère sur la planète qu’un ou deux milliards de plus d’êtres humains vivant en harmonie avec l’environnement.


              • hans lefebvre hans lefebvre 18 octobre 2008 12:13

                Votre remarque tombe fort mal, puisque je suis né à Brazzaville (Congo), puis ai grandi au Gabon, j’ai été scolarisé à l’école publique et mes parents n’étaient point des néo-colons, nous sommes rentrés définitivemlent en 1991, après que nous ayons passé l’essentiel de notre existence sur le continent africain. Enfin, pour terminer le tableau, mon épouse est d’origine tunisienne. Voilà pour votre information.
                Cela doit être la raison pour laquelle ce continent reste très cher à mon coeur.


              • sheeldon 17 octobre 2008 14:42

                bonjour

                il y a une chose de bien avec vous c’est qu’on est responsable de rien .

                ce genre de phrase "Quand un Africain reçoit un revenu il pense en priorité à assurer le « paraître » et à s’offrir les distractions" est d’une débilitée absolue et je pèse mes mots .

                j’ai honte de vous lire  ! je vais pas me faire des amis mais ça suffit ! ce n’est pas du débat c’est du racisme pur jus

                " ce genre de chose encore "
                Un autre aspect des mentalités africaines est que le « système fiscal » est souvent remplacé par le « système de corruption" "

                hey mais neuneu qui a maintenu tous ces dictateurs pendant des années ? mobutu , ben ali , idris debi et la liste est infinie ! pour vous certainement la birmanie est un pays sympathique ou les affaires sont bonnes !

                celle la aussi énorme "
                le nombre d’habitants d’une région de notre planète ne devrait pas dépasser la capacité de ces habitants à se prendre en charge de façon autonome, y compris sur la question de la production de nourriture. " arretons nos subventions et on verrais combien d’europeens on aurait le droit d’avoir selon vos caculs !

                a vous entendre les africains sont responsables de ce qu’il leur arrive c’est intolérable ! et surtout faux !

                "La fécondité très forte est elle-même un résultat de la mentalité africaine". superbe la cerise sur le gateau ! pompon et feu d’artifice !

                remarquez avec comme début "
                Depuis des décennies on finances les aides à l’Afrique pourtant la misère des Africains progresse. Quelles types d’aides faut-il alors continuer à envoyer en Afrique ? Car on devrait avant tout expliquer aux lecteurs que pour les Africains aussi, comme pour les reste de la population mondiale, il y a deux attitudes possibles :


                • aide toi et Dieu t’aidera,

                • mendie. "
                on sait ou on va ! il est sur que si malien affamé ne s’aide pas tout seul c’est qu’il est con et que ces parents auraient du l’avorté  ?

                quand a vos études ethnologiques j’atends de les voir

                pas cordialement . ça sent mauvais et j’aime pas ça !

                ps:désolé pour les autres je m’etais promis de pas trop réagir vivement mais là pour moi ce texte n’est que racisme , polissé certe , mais s’en est encore pire !

                pour finir "
                Les aides au développement devraient exclusivement viser cet objectif prioritaire de réduction des naissances ce qui d’ailleurs contribuerait rapidement à réduire la pauvreté endémique de ces régions." remarquez c’est pratique si on cesse de leur donner a manger ils creveront et vous aurez raison ça ira mieu pour les survivants !

                "i
                ls peuvent continuer à se multiplier sans frein puisqu’il y aura toujours des Blancs européens pour fournir la nourriture et pour financer les besoins vitaux des Africains. " mais c’est honteux ! "se multiplier sans frein" on parle pas de hamster la !!!!!


                ha la suis vener vais boire une tite mousse . vous avez mon texte comme je l’ai écrit d’une traite énervé par ce que je viens de lire , c’est digne de minute au mieu .

                "
                ils ne doivent pas chercher à déverser leur trop plein de population sur l’Europe" c’est incroyable . je suis sur le cul .


                • mauvais en horto 17 octobre 2008 17:21

                  Plus ça va ,plus ça empire, chassée de leurs terres pour crée des exploitations agricole voué au nord ( alimentation de produit tropicaux , bioétanhol) ils vont croître les bidonvilles. Infrastructure sanitaire proche de zéro les gouvernants locaux si maintiennent, parce qu’ils son les valets des économies du nord. Ils ne ferons rien pour aider leur populations , résultat explosion du taux de mortalité infantile du aux diarrhée, pneumonies , paludisme,rougeole ( ma compagne à vécue un long moment dans un village au Sénégal le seul acte répréhensible entre parenthèse qu’elle est constaté étais non le vol d’argent, ou bijoux, mais de médicament qu’elle possédait ). Résultat de la mortalité infantiles, absurdité des plannings familial vue qu’on ne sais pas qu’elle enfant va survivre ou pas. Après avoir casser leur marchée locaux en subventionnant nos produits agricole , ou veut leur fourguer des fours solaires etc… Dans de nombreux pays il faut recourir au micro crédit pour achetés de tel produits la plupart de ces gens son travailleur saisonniers qu’il cesse de payer leur crédit et on leurs retire le produit. Souvent nous raisonnons avec des points de vue occidentale à leurs problèmes qui son inapplicable sur le terrains ,résultat , les aides de logistique venue d’autres pays ayant expérimentez chez eux la misère comme le Viet -Nam son mieux assimilable par les populations dénuer de ressource.


                  • JONAS JONAS 17 octobre 2008 17:29

                    Il y a à peine cent ans en arrière, la plupart des tribus africaines étaient cannibales.

                    L’information n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui et l’Occident et la majeure partie du monde ignorait complètement ce qu’il s’y passait.

                    Vous pourriez accuser Dieu de négligence, pour ceux qui y croient, mais ayant demandé le libre arbitre depuis la genèse, Il n’est plus responsable de rien ! Même pas des innocents qui périssent quelque que soient leurs âges et les circonstances.

                    Pour les autres, c’est le hasard et ils veulent devenir des dieux… !

                    Alors, vous vous substituez à Lui, vous vous prenez pour des dieux !

                    Les humanistes à bonnes consciences accusent les " riches ", les Occidentaux de préférence, 800 millions sur 7 milliards… ! C’est pratique, cela dédouane leurs sombres consciences. Ne leur parlez pas de travailler un jour de plus par semaine surtout le dimanche, jour normalement réservé en pays Chrétiens à honorer Dieu !

                    Ils vous diront c’est aux riches de payer !

                    Pour simplement nourrir 1 milliard d’hommes avec 1 dollar par jour, soit 365 dollars par an, ça représente 365 milliards de dollars an, soit 1/5ème de notre dette extérieure, une bagatelle. Pour les nourrir 10 ans en tenant compte de notre dette actuelle, les Français devraient voir tripler leurs impôts sur les revenus en 10 ans… !

                    Bien sûr les partisans de cette hypothèse n’en paient pas ! Ils ne feront que ruiner d’avantage leurs pays et l’égalité entre les hommes étant une fiction, c’est un appauvrissement général qui suivra.

                    Les ressources de cette planète n’étant pas extensibles, ces apprentis sorciers entraîneront l’humanité dans des conflits de prédation, à la ruine de la nature et à toutes les conséquences qui peuvent en découler.

                    Le Maître du monde le Diable vous attend tous ! Car vous n’êtes pas des dieux et pour certains même pas des hommes…. !

                    Tout ce qui vie est assujetti à la prédation et aucun d’entre nous n’y échappe, quand vous l’aurez compris, il sera trop tard pour vous et vos enfants !

                    Bonne soirée.


                    • hans lefebvre hans lefebvre 17 octobre 2008 19:00

                      Concernant votre dernière affirmation, je la conteste, avez- vous entendu parler de la symbiose ?
                      http://www.dictionnaire-biologie.com/biologie/definition2_8.html
                      Je vous laisse creuser le sujet, en espérant qu’il soit un remède à votre pessimisme qui confine à un état dépressif. En espérant que vous partagerez ces informations avec vos enfants, si toutefois vous en avez, mais n’y voyez aucun reproche dans le cas contraire.
                      Contrairement aux apparences, l’homme est un être social, comme nombre de mamifères, leur force vient de là !


                    • JONAS JONAS 17 octobre 2008 23:39

                      Monsieur Lefebvre,

                      Je doute fort que vous connaissiez le fond de mes pensées, vous spéculez sur elles.

                      S’il y a de vrais humanistes sur ce Blog, ce sont mes collègues et moi. Nous avons et j’ai secouru des centaines de personnes, sans distinction de couleurs de races ou de religions, des riches aux plus pauvres.

                      Nous avons été agressés par les plus riches et les plus pauvres, l’homme est ainsi fait qu’il réclame toujours d’être secouru. Les riches ne nous ont jamais envoyé des " cailloux ", mais nous ont injuriés copieusement lorsque nous étions dans l’impossibilité de sauver leurs maisons, nous donnons toujours la priorité absolue aux vies… !

                      Je ne suis pas insensible à vos observations, mais mes collègues et moi, nous ne nous prenons pas pour autant pour des dieux. Nous sauvons ceux que nous pouvons sauver, si nous nous dispersions dans le but louable de vouloir sauver tout le monde, nous ne sauverions personne !

                      Je peux comprendre que de nombreux commentateurs me détestent : " commander, c’est prévoir, et pour prévoir, il faut savoir ".

                      C’est facile de traiter tous les hommes d’égoïstes, tous les hommes responsables méritent d’être sauvé.

                      Mais si vous réfléchissiez un peu ! Vous comprendriez peut-être que ni vous ni moi, ni tous les humanistes, ne sommes responsables de l’ignorance et de la bêtise humaine.

                      Combien d’instituteurs pour enseigner à environ un milliard d’humains ? Combien de milliards de dollars ou d’euros pour leur permettre de vivre dignement ?

                      Vous pouvez ruiner la civilisation occidentale, vous n’en viendrez pas à bout.

                      La Chine qui a entrepris la régulation des naissances, va augmenter sa population en dix ans, de plus de 100 millions d’habitants, l’Inde plus de 200 millions, la population d’une Europe en 10 ans… !

                      Le partage de la pauvreté, ne nous permettra plus de sauver ceux qui peuvent encore l’être.

                      Le partage du manteau et une belle parabole, mais dans un froid extrême, au lieu d’y avoir un mort, il y en aura deux !

                      C’est un choix ! Mon esprit pompier, fait que, sans choisir, je préfère sauver un homme sur deux, que de les voir périr tous les deux.

                      Ce que je ne supporte pas, c’est que certains commentateurs, qui ont comme principes : " on n’a qu’une seule vie, il faut en profiter ! ", viennent dans un autre article se flatter d’être humanistes ! Je ne les citerais pas… ! Les vrais humanistes, ce sont sœur Thérésa, le père Don Bosco, le Dr Schweitzer, ils ont été économes en paroles, mais efficaces en actes.

                      Bonne nuit.

                       

                       

                       

                       

                       

                       


                    • hans lefebvre hans lefebvre 18 octobre 2008 12:25

                      Je ne prétends ni être un humaniste, ni vouloir sauver l’humanité, pour autant, au quotidien j’essaye d’oeuvrer, en premier lieu sur ma personne, pour améliorer ce qui peut l’être. Enfin, pour faire court, la démographie démontre que nous ne dépasserons pas le cap des 9 milliards d’humains (alors que le dogme dominant dans cette discipline il y a encore 15 ans que le pic serait de 10 milliards), soit une quantité que la planète saurait nourir si les le GASPILLAGE NE LE DISPUTAIT AUX ÉGOÏSMES (dans ce mot il y a EGO). Il ne s’agit pas ici d’utopie ou autre rêve irréalisable, mais d’une réalité bien cruelle ! A l’impossible nul n’est tenu, je vous l’accorde, mais ceci est loin d’être le cas quant à la misère qui sévit sur cette terre.
                      Cordialement


                    • hans lefebvre hans lefebvre 18 octobre 2008 12:38

                      Ce commentaire s’adressait à jonas.


                    • impots-utiles.com 17 octobre 2008 17:34

                      La caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) aurait perdu 600 millions d’euros récemment lors d’opérations réalisées sur les marchés boursiers.

                      http://www.impots-utiles.com/la-caisse-depargne-a-perdu-600-millions-deuros-en-bourse.php


                      • sisyphe sisyphe 17 octobre 2008 17:34
                        De quel réel cette crise est-elle le spectacle ?, par Alain Badiou

                        Telle qu’on nous la présente, la crise planétaire de la finance ressemble à un de ces mauvais films concoctés par l’usine à succès préformés qu’on appelle aujourd’hui le "cinéma". Rien n’y manque, y compris les rebondissements qui terrorisent : impossible d’empêcher le vendredi noir, tout s’écroule, tout va s’écrouler...
                        Mais l’espoir demeure. Sur le devant de la scène, hagards et concentrés comme dans un film catastrophe, la petite escouade des puissants, les pompiers du feu monétaire, les Sarkozy, Paulson, Merkel, Brown et autres Trichet, engouffrent dans le trou central des milliers de milliards. "Sauver les banques !" Ce noble cri humaniste et démocratique jaillit de toutes les poitrines politiques et médiatiques. Pour les acteurs directs du film, c’est-à-dire les riches, leurs servants, leurs parasites, ceux qui les envient et ceux qui les encensent, un happy end, je le crois, je le sens, est inévitable, compte tenu de ce que sont aujourd’hui et le monde, et les politiques qui s’y déploient.

                        Tournons-nous plutôt vers les spectateurs de ce show, la foule abasourdie qui entend comme un vacarme lointain l’hallali des banques aux abois, devine les week-ends harassants de la glorieuse petite troupe des chefs de gouvernement, voit passer des chiffres aussi gigantesques qu’obscurs, et y compare machinalement les ressources qui sont les siennes, ou même, pour une part très considérable de l’humanité, la pure et simple non-ressource qui fait le fond amer et courageux à la fois de sa vie. Je dis que là est le réel, et que nous n’y aurons accès qu’en nous détournant de l’écran du spectacle pour considérer la masse invisible de ceux pour qui le film catastrophe, dénouement à l’eau de rose compris (Sarkozy embrasse Merkel, et tout le monde pleure de joie), ne fut jamais qu’un théâtre d’ombres.

                        On a souvent parlé ces dernières semaines de "l’économie réelle" (la production des biens). On lui a opposé l’économie irréelle (la spéculation) d’où venait tout le mal, vu que ses agents étaient devenus "irresponsables", "irrationnels", et "prédateurs". Cette distinction est évidemment absurde. Le capitalisme financier est depuis cinq siècles une pièce majeure du capitalisme en général. Quant aux propriétaires et animateurs de ce système, ils ne sont, par définition, "responsables" que des profits, leur "rationalité" est mesurable aux gains, et prédateurs, non seulement ils le sont, mais ont le devoir de l’être.

                        Il n’y a donc rien de plus "réel" dans la soute de la production capitaliste que dans son étage marchand ou son compartiment spéculatif. Le retour au réel ne saurait être le mouvement qui conduit de la mauvaise spéculation "irrationnelle" à la saine production. Il est celui du retour à la vie, immédiate et réfléchie, de tous ceux qui habitent ce monde. C’est de là qu’on peut observer sans faiblir le capitalisme, y compris le film catastrophe qu’il nous impose ces temps-ci. Le réel n’est pas ce film, mais la salle.

                        Que voit-on, ainsi détourné, ou retourné ? On voit, ce qui s’appelle voir, des choses simples et connues de longue date : le capitalisme n’est qu’un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeurs, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé.

                        Laissons au film-crise, ainsi revu, sa force didactique. Peut-on encore oser, face à la vie des gens qui le regardent, nous vanter un système qui remet l’organisation de la vie collective aux pulsions les plus basses, la cupidité, la rivalité, l’égoïsme machinal ? Faire l’éloge d’une "démocratie" où les dirigeants sont si impunément les servants de l’appropriation financière privée qu’ils étonneraient Marx lui-même, qui qualifiait pourtant déjà les gouvernements, il y a cent soixante ans, de "fondés de pouvoir du capital" ? Affirmer qu’il est impossible de boucher le trou de la "Sécu", mais qu’on doit boucher sans compter les milliards le trou des banques ?

                        La seule chose qu’on puisse désirer dans cette affaire est que ce pouvoir didactique se retrouve dans les leçons tirées par les peuples, et non par les banquiers, les gouvernements qui les servent et les journaux qui servent les gouvernements, de toute cette sombre scène. Je vois deux niveaux articulés de ce retour du réel. Le premier est clairement politique. Comme le film l’a montré, le fétiche "démocratique" n’est que service empressé des banques. Son vrai nom, son nom technique, je le propose depuis longtemps, est : capitalo-parlementarisme. Il convient donc, comme de multiples expériences depuis vingt ans ont commencé à le faire, d’organiser une politique d’une nature différente.

                        Elle est et sera sans doute longtemps très à distance du pouvoir d’Etat, mais peu importe. Elle commence au ras du réel, par l’alliance pratique des gens les plus immédiatement disponibles pour l’inventer : les prolétaires nouveaux venus, d’Afrique ou d’ailleurs, et les intellectuels héritiers des batailles politiques des dernières décennies. Elle s’élargira en fonction de ce qu’elle saura faire, point par point. Elle n’entretiendra aucune espèce de rapport organique avec les partis existants et le système, électoral et institutionnel, qui les fait vivre. Elle inventera la nouvelle discipline de ceux qui n’ont rien, leur capacité politique, la nouvelle idée de ce que serait leur victoire.

                        Le second niveau est idéologique. Il faut renverser le vieux verdict selon lequel nous serions dans "la fin des idéologies". Nous voyons très clairement aujourd’hui que cette prétendue fin n’a d’autre réalité que le mot d’ordre "sauvons les banques". Rien n’est plus important que de retrouver la passion des idées, et d’opposer au monde tel qu’il est une hypothèse générale, la certitude anticipée d’un tout autre cours des choses. Au spectacle malfaisant du capitalisme, nous opposons le réel des peuples, de l’existence de tous dans le mouvement propre des idées. Le motif d’une émancipation de l’humanité n’a rien perdu de sa puissance. Le mot "communisme", qui a longtemps nommé cette puissance, a certes été avili et prostitué.

                        Mais, aujourd’hui, sa disparition ne sert que les tenants de l’ordre, que les acteurs fébriles du film catastrophe. Nous allons le ressusciter, dans sa neuve clarté. Qui est aussi son ancienne vertu, quand Marx disait du communisme qu’il "rompait de la façon la plus radicale avec les idées traditionnelles" et qu’il faisait surgir "une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous".

                        Rupture totale avec le capitalo-parlementarisme, politique inventée au ras du réel populaire, souveraineté de l’idée : tout est là, qui nous déprend du film de la crise et nous rend à la fusion de la pensée vive et de l’action organisée

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