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Accueil du site > Actualités > Société > La mixité sociale urbaine est une utopie

La mixité sociale urbaine est une utopie

« Il est facile de s’asseoir ici, dans cette maison, et de dire : » Le racisme, c’est horrible, non ? « Mais posez-moi la même question si je devais vivre dans une maison voisine d’une famille jamaïquaine de six enfants qui écoute du reggae et du rock and roll toute la journée ! Posez-moi la même question si un expert immobilier venait m’apprendre que la valeur de ma maison s’était effondrée depuis qu’une famille jamaïquaine avait emménagé à côté ! Demandez-moi la même chose à ce moment-là ! »
(George Steiner, philosophe)

 
La mixité sociale consiste à mélanger sur un territoire donné, des populations issues de diverses cultures, ethnies, de catégories socio-professionnelles différentes, de religions différentes, aux revenus financiers différents, d’âge différent, de niveau d’études différents.
 
La France, à l’échelle de son territoire est un pays de mixité sociale : il y a des vieux, des jeunes, des riches, des pauvres, des bobos, des jaunes, des blancs, des noirs, des chrétiens, des musulmans, des juifs, des animistes, des boddhistes, des écolos, des intellos...
 
Dans les zones urbaines il en va autrement.
A l’époque, le baron Haussmann avait fait de la mixité sociale de proximité sans le savoir. L’automobile, les transports en commun et l’ascenseur n’existaient pas encore et dans les immeubles "haussmannien" , les premiers étaient des étages nobles : hauteur des plafonds avec décors en stuc, parquets marquetés, balcons en pierre. Plus on montait dans les étages, moins les plafonds étaient hauts, moins ils étaient décorés et moins les balcons étaient imposants et somptueux. Il faut dire que l’ascenceur n’existait pas et que monter cinq étages dont le premier a plus de trois mètres cinquante de hauteur était une corvée quotidienne. Donc, les très riches habitaient les premiers, les un peu moins riches les seconds, les fonctionnaires les troisièmes, les commerçants les quatrièmes et les bonnes de tout le monde au dernier étage.
Puis l’automobile, les transports en commun et l’ascenseur furent inventés. Aujourd’hui, tous les étages se ressemblent : même hauteur, même moquette ou même parquet...Les petites différences de prix n’entraînent pas de différences de classes sociales. Il n’y a donc plus de mixité sociale dans un même immeuble. C’est vrai des immeubles de luxe comme des logements sociaux.
 
La loi SRU tente d’imposer 20% de logements sociaux dans toutes les communes de plus de 3 500 habitants faisant partie d’une agglomération de plus de 50 000 habitants. C’est une hérésie : toutes les villes n’ont pas besoin de logements sociaux et les habitants de nombreuses communes n’en veulent pas ou plus !
Les élus de certaines communes font tout leur possible, y compris payer "l’amende" en cas de non-respect de la loi respectant ainsi la volonté de la majorité de leurs électeurs. Ceux qui n’ont plus ce choix tentent de "trier" les populations ayant droit à ces logements sociaux. D’autres, au contraire, utilisent cette loi afin de "gagner" un certain électorat (qui, soit dit en passant, risque bien dans le futur d’élire un tout autre conseil municipal !).
 
Ce qui fait les écarts de prix de l’immobilier, outre la qualité des constructions, c’est le prix du marché. Et le prix du marché dépend de l’offre et de la demande.
 
Pour les villes, il est facile de deviner où sont les plus chères. Ce sont celles où tout le monde a envie de vivre : celles où, entre autres, il y a justement le moins de mixité sociale et où règne une certaine homogénéité dans la population. Une fois que le prix de l’immobilier est devenu élevé, une sélection de population s’opère.
 
Spontanément chacun de nous a envie de vivre avec ceux qui lui ressemblent, qui ont les mêmes préoccupations, les mêmes satisfactions, les mêmes modes de vie, les mêmes habitudes, la même culture.
Nous aimons vivre entre nous et ensemble, sauf à quelques rares exceptions, l’homme aime ce qui lui ressemble et faire partie d’une communauté qui lui ressemble. C’est humain.
 
Je ne vois pas pourquoi on devrait "forcer" les gens à vivre au milieu de gens qui ne leur ressemblent pas ou qu’ils n’ont pas spontanément envie de rencontrer. Il y a des villes, des quartiers ou ceux (n’ayant pas le choix) qui ne sont pas parmi la population majoritaire du quartier se sentent (au mieux) déphasés.
Qui a envie de vivre, d’élever des enfants dans ou à proximité des villes ou quartiers dits "sensibles".
 
Il faut arrêter de penser et de croire que c’est pour le bien de tous qu’en mélangeant dans les immeubles, quartiers, villes une proportion de tout : des vieux, des jeunes, des riches, des pauvres, des bobos, des jaunes, des blancs, des noirs, des chrétiens, des musulmans, des juifs, des...on conservera partout une proportionnalité "idéale" qui dans la réalité ne sera jamais atteinte et, qui plus est, non souhaitée, voire refusée par une grande majorité. 

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69 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 26 août 2010 10:43

    je savait pas que les castes sociales avaient les meme gouts
    y veut pas faire une loi pour ca ?


    • clostra 26 août 2010 10:45

      Sacré Gavroche qui a oublié d’être con !
      Tombé par terre
      C’est la faute à Voltaire
      Le nez dans le ruisseau
      C’est la faute à Rousseau

      Quand on y pense
      C’est l’évidence


      • dawei dawei 26 août 2010 11:03

        il n’y a pas de mixité sociale en france, ou du moins il n’y en a plus !
        On est bien dans une gethoisation sociales depuis des dixaine d’années : getho de riches, getho de pauvres, getho de bobos, gethos de comunistes, gethos de socialos, gethos d’UMPéistes, gethos d’antillais, gethos de pieds noirs, gethoe de juifs, gethos de musulmans, gethos de nigériens, gethos de maghrebins, gethos roms, gethos de jeunes, gethos de vieux ...
        Et c’est pour moi un des problèmes, plus de mixité sociale, génerationnelle, culturelle .
        De ce que j’ai vu en France (j’ai vécu en Champagne, au Centre, au Sud Ouest, au Sud Est, en IDF, en Bretagne, en Normandie, dans le Nord), il n’y a peu pret qu’en Bretagne et un peu dans le Nord qu’on retrouve cette mixité.


        • dawei dawei 26 août 2010 11:11

          Ce que vous défendez relève du conformisme, de l’uniformisation. Vous défendez un principe selon lequel vous voudriez être entourés de clones socioprofessionel, intellectuels, « ethnique » , et d’age. Mais quel intéret ????
          Perso je suis dans une ville, dont la cathégorie socipoprefessionnelle, la tendance politique et la moyene d’age soint trés éloignees des miennes ... et alors ?
          C’est le propre de l’homme de savoir cohabiter dans la difference, de dépasser ses préjugés, ses peurs... le reste n’est que lacheté, orgueil et egocentrisme
           


          • sleeping-zombie 26 août 2010 11:23

            (Faisons nous l’avocat du diable... et poursuivons la logique de l’auteur)

            Allons a Neuilly, et commandons un Coca.
            Et là, deux choix :
            -ou bien il est servi par un mec du ghetto local
            -ou alors il est servi par un mec d’un autre ghetto

            Dans le premier cas, il coutera 150€, parce que c’est ce que coute 5 minutes de travail dans ce milieu-là.
            Dans le second cas, il coutera 5€, mais sera servi par un mec pressé, sans sourire et pas aimable, pour la simple raison qu’il se tape trois heures de transport pour aller bosser, et que c’est pris sur son temps de sommeil.

            C’est beau un monde ou chacun reste entre soi. Mais c’est malheureusement impossible, a moins d’avoir une économie locale en auto-suffisance.

            Bref, a mes yeux, c’est l’absence de mixité sociale qui est utopique. Et une utopie dangereuse a rechercher. Personne ne veut des pauvres, mais personne ne veut collecter les ordures non plus...


            • dawei dawei 26 août 2010 11:32

              Les villes gethoisées (telle que la mienne) font élire des maire à plus de 80 % . Vive la (anti)république du getho !!


              • birdy 26 août 2010 11:38

                Excellent article.


                Il manquerait quelques chiffres aisément trouvables qui confirment que les villes les plus multi-ethniques sont celles frappées par les plus forts taux de criminalité. 

                • Gavroche Gavroche 26 août 2010 12:42

                  Merci et exact. Ici www.cartocrime.net par exemple.


                • Annie 26 août 2010 11:47
                  « La loi SRU tente d’imposer 20% de logements sociaux dans toutes les communes de plus de 3 500 habitants faisant partie d’une agglomération de plus de 50 000 habitants. C’est une hérésie : toutes les villes n’ont pas besoin de logements sociaux et les habitants de nombreuses communes n’en veulent pas ou plus »

                  Il y a une loi un peu équivalente au Royaume Uni, qui ne sert pas seulement à encourager la « mixité sociale » comme vous l’entendez, mais aussi à aider certains segments de la population, et en particulier les jeunes, à accéder à la propriété dans leurs villages ou régions d’origine, parce que la spéculation immobilière a fait monter les prix et les pousse à partir. 

                  • Gavroche Gavroche 26 août 2010 11:58

                    Dans ce cas là je suis d’accord avec vous elle serait efficace et positive !


                  • Cogno2 27 août 2010 10:19

                    Il n’y a pas de mixité au royaume uni, c’est plus proche du modèle US (chacun chez soi) que du modèle français.


                  • dawei dawei 26 août 2010 11:51

                    Poussez votre recherche et contatez que la criminalité est bien plus due à un contraste beaucoup trop énorme entre les classes les plus riches et les classes les plus pauvre, qu’à une mixité sociale. La criminalité en France s’accroit car les millionnaires s’enrichissent exponentiellement pendant que les pauvres s’appauvrissent exponentiellement. Cet équilibre est trés instable, et il n’est pas du directement à la mixité sociale.


                    • Gavroche Gavroche 26 août 2010 12:06

                      La relation semble inverse, des études menées aux USA et au Canada montrent ainsi que la délinquance augmente plutôt avec la prospérité que l’inverse. La baisse récente du nombre de meurtres aux USA alors que le chômage et la précarité battent des records invalide cet argument misérabiliste. Rappelons d’ailleurs au passage que les régions les moins criminogènes de France sont celles justement qui sont rurales et pauvres. Ainsi l’essentiel de la délinquance est indubitablement liée à l’immigration sur notre sol, nier cette évidence ne permettra pas de résoudre le problème. D’ailleurs si la délinquance était proportionnelle à la misère le Maroc ou le Laos devrait être à feu et à sang, il n’en est rien. 


                    • dawei dawei 26 août 2010 13:32

                      je ne dit pas du tout quelle est proportionnelle à la misère au contraire, je dit quelle est proportionnel à l’écart qu’il y a entre les plus riches et les plus pauvres.


                    • Gavroche Gavroche 26 août 2010 13:49

                      Je n’y crois pas mais quoi qu’il en soit les victimes les plus touchées ne sont pas les plus riches !


                    • dawei dawei 26 août 2010 14:04

                      on est d’accord, et je n’ai jamais dit le contraire.
                      C’est juste qu’une société ou on affiche de façon ostentatoire les fortunes inateignables et souvent non méritées de certains héritiers , jet seters, patrons du CAC40 ou autres milliardaire comme une sorte de normalité , ou d’idéal à atteindre à la face de personnes qui essaient de pouvoir s’en sortir honnettement.
                      Beaucoup deviennent frustrés et constatent que l’honneteté ne paye pas assez et virent dans la délinquance voire la criminalité.
                      Et oui, nous sommes dans une société mafieuse qui est une pyramide, et dont les immigrés délinquants ne sont que la partie la plus basse et aveugle de cette mafia.
                      Les délinquants sont d’ailleurs souvent de mèche avec les élites milliardaires historiques de l’ecroquerie, faut voire ce qui se passe à corbeil essone avec Dassault et son armée de caîd. 


                    • foufouille foufouille 26 août 2010 14:44

                      "Ainsi l’essentiel de la délinquance est indubitablement liée à l’immigration sur notre sol, nier cette évidence ne permettra pas de résoudre le problème.« 

                      sauf que les »amis" de gavroche, ca va pas en prison car ca a plein pognon
                      en haut on peut faire ce qu’on veut


                    • Carl 26 août 2010 18:44

                      C’est vrai, les « favélas » sont d’ailleurs réputés pour être les quartiers les sûrs du monde.


                    • J. SCIPILLITI 26 août 2010 11:56

                      Cet article a le courage de dire tout haut ce que tout le monde sait, y compris les bobos qui prônent la « mixité sociale » qu’ils se gardent bien de mettre en oeuvre pour eux.

                      Depuis que le monde existe, les êtres se réunissent par affinités, et aucune loi n’y pourra jamais rien. Toutes les tentatives de mixité sociale urbaine ont été et seront toujours des échecs. Le scénario est immuable, et je prendrai comme exemple le quartier de la Villeneuve à Grenoble (au devant de la scène ces dernières semaines) qui vaut pour tous les autres. Au début (1971) ce fut l’euphorie de l’utopie urbaine voulue par le maire socialiste Hubert Dubedout. Les logements étaient de qualité, le cadre soigné (espaces verts, équipements collectifs, transports en commun, proximité du centre ville et des hypermarchés). Bref, le contre-pied des cités dortoirs des années 60. Les universitaires de gauche, les cadres sup idoines annonçaient fièrement qu’ils habitaient avec les ouvriers.

                      Leur enthousiasme fut de courte durée. A la fin des années 70 (quand j’ai connu l’endroit de l’intérieur) c’était devenu un ensemble de logements populaires de qualité, mais déserté par presque toute sa population CSS (Catégories Sociales Supérieures). Cependant c’était encore tranquille. Arrive la vague d’immigration arabo-africaine des années 80-90, et c’est la dégringolade. Un ami qui y avait habité me disait récemment : « on pensait depuis un certain temps à partir, mais on a pris notre décision le jour où ma femme prenant l’ascenceur, y a trouvé un arabe montant chez lui avec un mouton ». Aujourd’hui il n’y a plus qu’une majorité d’étrangers, et des gens qui ne peuvent en partir pour des raisons financières.

                      Et les élus de gauche de ces quartiers, où vivent-ils ? Voici une réponse pour trois élus des quartiers populaires du Nord de Marseille.

                      1. Syvlie ANDRIEUX, député P.S. vit au sud de la ville dans le quartier très bourgeois du rocher de Malmousque (7è arrondissement) dans une maison avec vue sur la mer. De là, elle prône sur son blog la mixité sociale.

                      2. Samia Ghali, sénatrice PS et maire des 15è et 16 è arrondissements, vit dans le haut du boulevard Périer (8è arrondissement) dans un quartier d’appartements de luxe où notaires et avocats sont nombreux

                      3. Henri Jibrayel, autre député PS des 13è et 14 è arrondissements (Nord donc), vit à une quinzaine de kms de là, dans le 8 è arrondissement, quartier résidentiel.

                      A noter que Ghali et Jibrayel sont « issus de la diversité », ce qui ne leur rend pas plus sympathiques les quartiers de leurs (anciens) compatriotes.

                      Alors Mesdames et Messieurs les bobos idéalistes, naïfs et donneurs de leçons, allez donc vivre dans ces quartiers, et restez-y. Vous pourrez en parler en connaissance de cause. Bien sûr vous pourrez toujours dénicher LE prof de philo ou LE médecin (du travail en général) qui fait exception. Ce ne seront jamais que des exceptions.



                      • bluerage 26 août 2010 13:30

                        bonjour

                        enfin quelqu’un qui sait et qui dit ce qu’il en est et non des fadaises utopistes boboisantes, les mêmes qui prônent la mixité sociale sont les mêmes qui habitent les beaux quartiers...


                      • Gavroche Gavroche 26 août 2010 14:01

                        Merci, très édifiant effectivement !


                      • danielle 26 août 2010 21:57

                        à scipilliti

                        tout à fait d accod


                      • sisyphe sisyphe 26 août 2010 12:10

                        et le « gavroche » (quelle honte d’oser employer ce pseudo pour nous fourguer ses vieilles saloperies xénophobes et excluantes) qui nous ressort l’éternelle antienne du « bruit et de l’odeur », en s’appuyant sur le vieux raciste Steiner, et fait accourir à la rescousse tous les fachos et racistes du site, venus se conforter dans la haine des autres, et la batterie de poncifs de la « droite des complexés » , qui en profitent pour lâcher la bonde à leurs pulsions rhinencéphaliques d’exclusion et de rejet. 


                        Pétard, ce site devient vraiment le repaire de la lie du net... 

                        • Gavroche Gavroche 26 août 2010 12:59

                          Salut sisyphe

                          à ne pas confondre avec gavroche


                        • Gavroche Gavroche 26 août 2010 13:01

                          Avec un grand G


                        • bluerage 26 août 2010 13:32

                          Sysiphe seul contre tous lol, et le pire c’est qu’il est persuadé d’avoir raison, jusqu’au jour où il se fera agresser par un voyou « issu des minorités visibles »


                        • sisyphe sisyphe 26 août 2010 14:38

                          Par bluerage (xxx.xxx.xxx.21) 26 août 13:32

                          Sysiphe seul contre tous

                          Parce que vous croyez que la bande de petits nervis aigris qui sévissent sur ce site représente les Français, l’humanité ? lol de lol ! 

                          Vous ne représentez que la frange des beaubeaufs rassis qui gesticulent pour se donner l’impression qu’ils sont nombreux ; le résidu des hommes de néanderthal accrochés à leur uniformité comme harpagon à sa cassette, ceux qui ont toujours eu la trouille de tout ; des autres, de l’ailleurs, de la différence, de la diversité. 

                          Tiens, pour vous et vos cons génères, un petit poème : smiley 

                          Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues 
                          Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs, 
                          Le sinciput plaqué de hargnosités vagues 
                          Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ; 

                          Ils ont greffé dans des amours épileptiques 
                          Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs 
                          De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques 
                          S’entrelacent pour les matins et pour les soirs ! 

                          Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges, 
                          Sentant les soleils vifs percaliser leur peau 
                          Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges, 
                          Tremblant du tremblement douloureux du crapaud. 

                          Et les Sièges leur ont des bontés : culottée 
                          De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ; 
                          L’âme des vieux soleils s’allume emmaillotée 
                          Dans ces tresses d’épis où fermentaient les grains. 

                          Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes, 
                          Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour, 
                          S’écoutent clapoter des barcarolles tristes, 
                          Et leurs caboches vont dans des roulis d’amour. 

                          - Oh ! ne les faites pas lever ! C’est le naufrage... 
                          Ils surgissent, grondant comme des chats giflés, 
                          Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage ! 
                          Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés. 

                          Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves 
                          Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors, 
                          Et leurs boutons d’habit sont des prunelles fauves 
                          Qui vous accrochent l’oeil du fond des corridors ! 

                          Puis ils ont une main invisible qui tue : 
                          Au retour, leur regard filtre ce venin noir 
                          Qui charge l’oeil souffrant de la chienne battue, 
                          Et vous suez pris dans un atroce entonnoir. 

                          Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales, 
                          Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever 
                          Et, de l’aurore au soir, des grappes d’amygdales 
                          Sous leurs mentons chétifs s’agitent à crever. 

                          Quand l’austère sommeil a baissé leurs visières, 
                          Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés, 
                          De vrais petits amours de chaises en lisière 
                          Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ; 

                          Des fleurs d’encre crachant des pollens en virgule 
                          Les bercent, le long des calices accroupis 
                          Tels qu’au fil des glaïeuls le vol des libellules 
                          - Et leur membre s’agace à des barbes d’épis.

                          Ca s’appelle « les assis » et c’est d’Arthur Rimbaud. 

                          De rien ; tout le plaisir est pour moi. 


                        • bluerage 26 août 2010 16:40

                          mais que dites vous, on essaie juste de vous ouvrir les yeux et vous nous traitez de beaufs...

                          sauf que les faits nous donnent raison, à partir de là vous pouvez dire tout ce que vous voulez, vous draper dans votre pseudo dignité, jouer à l’ange aux mains propres, vous n’êtes pas crédible, vous abandonnez les gens simples en niant leur droit à la sécurité

                          vous ferez comme Jospin en 2002, un bide car vous niez le droit de chacun d’avoir une vie tranquille sans être agressé par le premier racaillou venu, continuez d’ignorer les gens qui vivent dans les cités cloitrés dans leur 2 pièces avec les vendeurs de shit qui font le pied de grue dans le hall de leur immeuble et devant lesquels ils doivent passer chaque jour la peur au ventre, continuez d’ignorer ces gens là, mes compatriotes, des gens du peuple (comme moi) et ces gens là vous feront payer ce mépris dont vous les arrosez à longueur de temps, et le pire c’est que vous prétendez les représenter alors que vous ne faites que les ignorer..

                          honte à vous...


                        • sisyphe sisyphe 26 août 2010 17:01

                          On se calme, mon bonhomme...


                          Vous dites : 

                          Par bluerage (xxx.xxx.xxx.21) 26 août 16:40

                          sauf que les faits nous donnent raison,

                          Quels faits ? De quoi parlez vous ? 

                          Et de qui ? 

                          Vous pensez que ce sont les « autres », les étrangers, qui sont responsables de la misère, de la promiscuité, du chômage ? 

                          Eh bien vous avez tout faux. 

                          En parlant d’ouvrir les yeux vous feriez bien d’ouvrir votre cerveau, de vous renseigner un minimum, de vous informer, au lieu de pointer bêtement les effets sans vous intéresser aux causes. . 

                          Le chômage, la pauvreté, la misère, la promiscuité, même la délinquance, sont provoqués directement par un système qui exploite tout le monde ; Français d’origine, comme Français d’origine étrangère, et qui ne cherche qu’une chose ; à diviser les Français entre eux, pour mieux les exploiter. 

                          Et vous, stupidement, vous faites leur jeu. 

                          Tant que vous ne comprendrez pas que les causes des problèmes ne sont pas imputables à une catégorie de citoyens, mais au système qui les, qui VOUS exploite, vous continuerez à faire le jeu des exploiteurs ; vous serez leur idiot utile, et vos gesticulations ne font que leur servir.

                          Quand vous déciderez , pour penser, de vous servir de votre cerveau à la place de vos tripes, et envisagerez les causes, au lieu de dénoncer les effets, vous serez sorti de la catégorie de beaubeaufs et pourrez comprendre que la délinquance des quartiers n’est qu’un artefact de celle, beaucoup plus importante, beaucoup plus préjudiciable, beaucoup plus grave d’un système d’exploitation dont vous êtes la victime, tout comme ceux que vous dénoncez. 

                          L’insécurité elle vient du système, et de la division. 


                        • bluerage 26 août 2010 22:33

                          ah la la Sysiphe

                          a quel moment ai je prononcé le mot « etranger » dans mes posts ?

                          pas moyen de dialoguer avec vous, vous avez des œillères aussi larges que votre esprit etroit...


                        • Gemini Gemini 27 août 2010 09:46

                          La délinquance, je la subie chaque jour. Mais cette délinquance que je subi, c’est étrange, vous n’en parlez jamais, car elle est le fait de personnes bien blanches. Cette délinquance là, c’est celle de nos grands amis les politiques, qui vivent sur mon argent (l’argent de la république auquel je contribue), et le distribuent également à leurs « amis ». Et ne parlons pas non plus de la façon dont s’est bâtie la fortune de nombreux grands patrons sur notre argent, que ce soit les Bouygues, Bolloré, Dassault et autres. C’est la délinquance en col blanc, celle dont on ne parle presque jamais et qui est pourtant la plus importante.

                          Également, cette délinquance là, c’est celle de nos grands amis les « employeurs ». Chaque jour, je dois travailler pour un de ces exploiteurs qui s’enrichissent grâce à mon travail et ne me reversent qu’une petite partie des fruits de celui-ci, de la même façon qu’un proxénète fait travailler ses prostituées. Cette délinquance là, elle provient à 100% de blancs bien de chez nous …. Ah oui, j’oubliais, il paraît même que le second type de délinquance que je subis est légal. Elle est pas belle la vie ?


                        • bluerage 27 août 2010 12:13

                          évidemment que beaucoup de riches s’enrichissent encore sur notre dos et tout cela avec la complicité des politiques puisque tout ce petit cénacle parisien se connait bien, les types de droite et de gauche qui font semblant de s’étriper devant les cameras sont copains comme cochons et bouffent ensemble au Fouquet’s tous les jours

                          Donc vous nous dites qu’ils sont tous pourris, dans ce cas vous êtes d’accord avec le FN qui répète ce discours depuis des lustres, seriez vous donc un crypto fasciste ?


                        • sisyphe sisyphe 26 août 2010 12:53

                          Tous les beaubeaufs sont là... 


                          • clostra 26 août 2010 13:03

                            Chacun dans sa case. Voilà ! Na !


                            • dawei dawei 26 août 2010 13:56

                              Votre societe idéale monolytique de clones n’est qu’un fantasme narcissique.
                              Et quand bien même que vous réussisiez à atteindre cette sociéte avec des alter ego de mêm ecouleur de peau, de même croyance politique, de même cathégorie socioprofessionnelle, vous finirez bien par vous sentir mal en vous sentant plus petit, plus bête, moins musclé qu’un autre ou plus bronzé qu’un autre. La maladie de notre société n’est pas la mixité mais la frustration des personnes qui ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas et peur de leur image.
                              Donc rajoutez à votre utopie ressemblant à la « société de Thulé » ou au « meilleur des mondes » une uniformisation du taux de melanine, de muscle et d’intelligence, de la taille de sex, ou du niveau de foi en un Dieu ... 
                              Sinon vous n’avez simplement qu’a vous mettre au milieu d’un jeu de miroir et d’admirer la fractale de votre image, et enfin vous vous sentirez peut etre en paix.


                              • Gavroche Gavroche 26 août 2010 14:17

                                Je ne souhaite pas atteindre cette « société » que vous décrivez mais simplement vivre en paix, en harmonie comme nous avons vécu en France pendant des décennies.


                              • naudin 26 août 2010 14:07

                                Ah la mixité sociale :

                                Une petite blagounette : C’est un arabe qui emménage dans un pavillon qu’il vient d’acheter dans un super quartier d’une jolie ville. Il rencontre son voisin ; un notaire et lui dit « bonjour, mon pavillon veut deux fois plus que le votre » Le notaire répond : « Vous plaisantez, nos pavillons sont similaires... » et l’autre de répondre « OUi, mais moi j’habite à côté d’un notaire et vous à côté d’un arabe. »


                                • dawei dawei 26 août 2010 14:23

                                  joli  smiley


                                • asterix asterix 26 août 2010 14:53

                                  Ma conscience me dit que l’auteur est un beau salaud. Mon expérience sociétale me susurre qu’il a parfaitement raison dans ce qu’il avance.
                                  Je ne vois pas en lui un FN de merde mais un gars qui a le courage de ses opinions. Il mérite donc son moinssage, c’est un vrai beauf. Et rien ne vous dit que je ne l’ai pas finalement plussé.
                                  Secret de l’isoloir.
                                   


                                  • Voltaire Voltaire 26 août 2010 15:02

                                    L’auteur, en partie en raison d’une méconnaisance du sujet, fait un certain nombre d’amalgames qui affaiblissent son argumentation. Surtout, il mélange intérêt individuel et intérêt collectif, ce qui est bien sûr compréhensible pour un individu, mais ne peut constituer la base d’une politique urbaine.

                                    Un pays comme la France a t-il intérêt à disposer d’une mixité sociale ? Nul doute que, dans sa majorité (il existe bien sûr des personnes qui préfèrent en exclure d’autres), les français répondraient positivement à cette question. Un pays a besoin de ses diverses couches soclales, qui remplissent des fonctions variées, et le plus souvent, l’aspect multiculturel est aussi perçu comme un atout.

                                    Une ville a t-elle intérêt à promouvoir une mixité sociale ? Là aussi, si l’on explique ce qu’est la mixité sociale, une majorité d’habitants y serait favorable : la mixité sociale, cela signifie d’avoir des commerçants, des ouvriers, des professions libérales, des jeunes, des vieux etc... Le seul bémol à cette volonté sans doute majoritaire peut se trouver dans les grandes agglomérations, où la notion de ville n’est pas nécessairement équivalente à celle de commune, en raison de la continuité urbaine.
                                    Là où l’auteur a raison, c’est qu’au niveau du quartier, de l’immeuble, voire de la commune si celel-ci est peu étendue et insérée dans une agglomération plus large, les individus sont plus réticents à cette mixité sociale, pour diverses raisons. Il sagit là du réflexe classique : « not in my backyard » . C’est à dire que, d’un point de vue conceptuel, les individus perçoivent les intérêts de la mixité sociale qu’ils peuvent y trouver, mais qu’ils refusent d’en avoir les inconvénients possible à proximité. Tout le monde à envoie d’une gare à proximité, d’une école, d’une brasserie... mais pas à 10 mêtres de chez eux... De la même façon, ils veulent avoir accès à une nounou, un restorateur chinois, mais pas que ceux-ci habitent dans l’appartement d’à côté... Ce côté égoïste, ce désir d’avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière, est un réflexe logique au niveau individuel. Mais bien entendu pas au niveau collectif...

                                    Tous les maires de grande villes de droite, tous, favorisent la mixité sociale dans leur ville. Un bon exemple est celui de ma propre ville, Rueil-Malmaison, ville de 80.000 habitants dans la banlieue « chique’ de Paris, mais on pourrait en dire autant de bien d’autres. Bien sûr, ils vont préserver certains secteurs où se situe une partie de leur électorat de base d’une mixité trop importante, mais tous savent très bien l’effet pervert de la politique inverse, celle de la ségrégation sociale : les ghettos sociaux sont l’une des raisons majeures de l’insécurité en plus de l’exclusion, de la pauvreté, élément auquel leur électorat est très sensible. Et donc ils sont prêts, en vrais »politiques", c’est à dire aussi bien pour l’intérêt général que pour leur prppre intérêt, à passer outre les désagréments que peuvent générer cette mixité pour certains.

                                    Certes, certains maires de villes petite ou moyenne situées dans de grandes agglomérations peuvent faire fi de cette mixité sociale à l’échelon de leur commune, dans la mesure où ils peuvent bénéficier de ses avantages grace aux communes voisines sans en subir les inconvénients. mais cette attitude égoïste est de plus en plus difficilement tolérée, même dans leur propre camp, pour d’évidentes raisons de justice.

                                    Ce que n’a pas comrpis l’auteur, c’est que la loi SRU n’est pas faite pour l’échelon local, elle est faite pour l’intérêt général. De nombreuses villes n’ont pas besoin de 20% de logement sociaux... uniquement si d’autres en assument un pourcentage plus important. Car le pays lui, a besoin de ces 20%... Et le nombre de communes qui ne veulent pas de ces 20% est en réalité très faible, car un parc de 20% de logement sociaux se gère très bien, sans difficultés sociales ni même de valeur immobilière, s’il est géré correctement, et donc bien réparti. Car le problème principal, les nuisances réelles, n’apparaissent que dans les cas de concentration excessive, sauf cas particulier (mais il y a autant de voisins insupportable chez les familles pauvres que chez les familles riches...).

                                    La raison pour laquelle on « force » les gens à vivre au milieu de gens qui ne leur ressemblent pas ou qu’ils n’ont pas spontanément envie de rencontrer est donc l’intérêt général. Et dans la plupart des cas, cela se passe très bien, et conduit à un enrichissement mutuel fructueux.

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