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Accueil du site > Actualités > Société > La nouvelle arme anti-patrons : le magnéto de Mickaël !

La nouvelle arme anti-patrons : le magnéto de Mickaël !

Mickaël Prince, délégué CGT de Stef-TFE, ne s'est pas laissé acheter par son patron. Il a tout refusé : le chèque de 40000 €, la promotion comme cadre... et il a enregistré toute la conversation ! Depuis, son entreprise fait de son mieux pour le virer. En soutien à Mickaël, rendez-vous le 13 mars à 12h30 devant le tribunal d'Amiens.

« Allô ? Monsieur Prince ?
_ – Oui ?
_ – C’est Monsieur Morvan, le directeur de la région Normandie-Ile de France. On veut vous voir, pour parler de votre parcours professionnel dans le groupe.
_ – Pas de problème. On se rencontre à la plate-forme de Chaulnes quand vous voulez.
_ – Non, on préfèrerait un endroit plus discret. »


C’est donc au Novotel de Longueau
, près d’Amiens, que Mickaël Prince, délégué CGT de Stef-TFE – « le leader du transport frigorifique en Europe » – se rend le 14 février 2006 pour rencontrer sa direction. Qui lui offre un chèque de 40 000 €, en échange de son mandat syndical.
« Toi, t’as répondu, "40 000 €, c’est pas assez" ? on le taquine.
_ – Nan, j’ai dit non. Quand même, on n’est pas des objets. On peut pas vous acheter comme ça, du jour au lendemain. Et en rentrant à TFE Chaulnes, j’ai rempli une fiche de frais pour le déplacement, et dessus, j’ai mis "achat du délégué syndical". C’était un message, pour dire que je n’étais pas à vendre. » Pour que le message soit encore plus clair, il dépose plainte à la gendarmerie. Et ses supérieurs, à leur tour, déposent plainte. Pour « dénonciation calomnieuse ».
Le détail, le hic, le petit souci qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que Mickaël n’était pas venu seul, à l’hôtel. Qu’il avait sur lui un petit magnéto. Qu’il n’avait pas oublié de changer les piles. Que l’officier de police judiciaire a retranscrit toute la conversation. Et que le président du Tribunal correctionnel, finalement, a tout repris dans son jugement…

Son directeur, dans le texte :

_ « Je vous propose pour partir de l’entreprise 40 000 €. J’ai eu à traiter il y a trois ans, j’avais traité avec un délégué et puis ça s’est traité avec d’autres, c’est moitié un secret chez TFE, je pense que vous le savez… »
Face au refus, le supérieur lance un plan B :
« Si vous voulez rester dans le groupe, moi je vais réfléchir à la question mais à ce moment-là, il faudrait qu’on fasse l’affaire entre vous et moi, que vous abandonniez tous vos mandats. Vous en faites la démarche… Vous abandonnez tous vos mandats, et je vous donne un avenir dans l’entreprise, si c’est l’informatique, c’est l’informatique. »
Nouvelle rebuffade, et voilà le plan C :
« Je ne laisserai pas faire les choses. J’ai fait partir un délégué syndical sans un centime, parce qu’au bout de trois ans, il avait perdu tout son pouvoir. On peut, de la même façon qu’un syndicat ou un syndicaliste peut déstabiliser la direction, la direction peut aussi déstabiliser, vous comprenez ? »
Oui, Mickaël Prince avait bien compris : la guerre était ouverte.

« Mais pourquoi ils sont prêts à raquer pour te faire partir ?
_ – Parce qu’aujourd’hui, à Chaulnes, on a plus de 50 % de syndiqués CGT. Ils ne peuvent plus nous coller des mises à pied à leur guise. On a obtenu le taux horaire le plus haut du groupe. Les conditions de travail, niveau sécurité pour le personnel, c’est parmi les meilleures. Les transporteurs travaillent sur quatre jours. On s’est aperçus qu’on nous avait grugés des RC, des "repos compensateurs", et on a regagné cinq jours par personne. En plus, les gars de Chaulnes se déplacent à Cergy-Pontoise pour aider les copains, on se déplace à Rennes, et ça, ça ne leur plaît pas. Ils craignent un effet boule de neige. C’est moins cher d’acheter le délégué syndical. »

Ou de le poursuivre. À nouveau.
_ Cette fois, c’est pour « contrefaçon » que Mickaël Prince grimpe, le 13 mars, les marches du palais de justice d’Amiens. Pour « atteinte au droit d’auteur » : parce qu’il a repris, détourné, posté sur YouTube, une chanson de sa multinationale – qui vantait les joies de l’alcool…
« Il faut me faire craquer. Tous les motifs sont bons. À l’entretien pour le licenciement, on m’a expliqué qu’on en était là parce que Chaulnes, dans le groupe, est devenu "le village des irréductibles Gaulois". À Paris, dans le bureau du directeur, y a une carte de France, Chaulnes est marqué en rouge. » Marqué au fer rouge, lui, il en ferait presque une fierté. « Les sociétés se servent des tribunaux pour nous poursuivre. Mais les juges d’instruction, franchement, ils ont pas de travail plus urgent ? »

Publié initialement sur : http://www.fakirpresse.info/


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38 réactions à cet article    


  • leguminator 9 mars 2012 15:26

    "Celui-ci va avoir un problème de loyauté de la preuve car son patron ne se savait pas enregistré. Encore un débat juridique de fond qui ne règlera pas l’histoire..."

    Non car cette problématique s’applique uniquement aux représentants de l’autorité publique.
    Un privé peut tout à fait enregistrer ce qu’il veut tant qu’il ne tombe pas sous le coup d’autres délits (vie privée, etc...)


  • xbrossard 10 mars 2012 12:24

    "Celui-ci va avoir un problème de loyauté de la preuve car son patron ne se savait pas enregistré. Encore un débat juridique de fond qui ne règlera pas l’histoire..."

    donc, si un ami me déclare en privée qu’il a commis un meurtre et que je l’enregistre, ça ne sert à rien ?
    et donc, toutes les conversations sont sous le sceau du secret, comme pour la confession avec un prêtre, c’est ça ?
    bizarre, j’ai toujours pensé qu’à partir que un acte illégale et répréhensible par la loi, on a droit d’utiliser tout les moyens nécessaires pour le prouver...


  • appoline appoline 10 mars 2012 12:57

    Quand l’employeur utilise ce genre de méthodes, il faut aller sur son terrain et agir de la même manière.


    Moi, je l’ai fait avec un directeur d’école infirmière qui était informé qu’une surveillante de service hospitalier agissait comme une pourriture ; j’ai cru que j’allais me faire lyncher même le directeur de la DDASS était ulcéré ; ce que je ne savais c’est qu’il était son beau-frère. Alors les maltraitances ont encore de beaux jours devant elles

  • anomail 9 mars 2012 12:38

    Apparemment il a utilisé un MP3 pas cher, il a eu de la chance que ça fonctionne.

    La plupart des smartphones ont une fonction enregistrement MP3 de bonne qualité, qu’on se le dise. En plus vous pouvez le poser négligemment sur la table bien en vue de vos interlocuteurs, en général ils ne se méfient pas car ils voient un téléphone dont l’écran est éteint.


    • LE CHAT LE CHAT 9 mars 2012 12:56

      bravo à Mickael !
      les employeurs sont de pire en pire , ils attendent avec impatience que l’UMPS détricote le code du travail pour faire plaisir à ses maitres ! ne les laissons pas faire !


      • Jean Lasson 9 mars 2012 22:28

        Bravo à cet homme intègre et courageux !

        J’ai une question : son combat est-il bien soutenu par la confédération (Thibault) ?

        Parce que, dans le cas de Xavier Mathieu (Continental), nous savons que le soutien de Thibault a été zéro. Preuve de la corruption-trahison de la CGT au niveau confédéral. Et je ne parle même pas de la CFDT et de FO.


        • jaja jaja 9 mars 2012 22:37

          D’ailleurs dans cette vidéo Xavier dénonce les Thibault- Chérèque absents de l’un des rassemblements des Conti Place Vendôme à Paris.....

          http://www.dailymotion.com/video/x9ojm0_les-conti-place-vendome-240609_news


        • kemilein 9 mars 2012 22:56

          eux ils sont aux enchères sur ebay


        • Traroth Traroth 10 mars 2012 10:39

          Je dirais : aux syndiqués CGT de mieux voter la prochaine fois. Avoir un Thibault à la tête de la CGT n’est pas une fatalité !


        • Le printemps arrive Le printemps arrive 10 mars 2012 09:15

          « Après faut faire gaffe à pas finir comme SeaFrance, coulé par ses syndicats. »

          Et combien d’entreprises coulées par les prédateurs financiers ?


        • spartacus spartacus 9 mars 2012 23:22
          Dans cette affaire, le salarié a parodié son employeur en réalisant un film moqueur, et donc entaché l’image de son entreprise en postant ce film satirique sur Youtube. N’importe quel salarié pour cet acte serait licencié pour faute sauf un délégué.
          Protégé par le « statut » de « délégué du personnel » donc intouchable dans le droit social actuel et non licenciable aux yeux de l’employeur devant un prud’homme. (En France il est quasi impossible de virer un délégué).
          Bloqué par le statutaire L’employeur mal inspiré a essayé de porter plainte autrement en correctionnelle et a tenté de négocier maladroitement pour faire partir cette personne. Lors de l’entretien, le salarié a caché un matériel de prise de son et pour indiquer une tentative de négociation financière.
          Le juge prendra une décision sur le droit d’auteur, pas sur les relations sociales de l’entreprise....Le salarié est loin d’avoir gagné.
          Sur le fond : le salarié abuse de son statut pour tout se permettre, et va jusqu’à se moquer de l’employeur qui le paye. De l’autre coté, l’employeur utilise tout les moyens pour écoeurer ce qu’il considère comme un serpent dans son entreprise. 
          En résumé les patrons voyous coutoient des salariés voyous
          Les patrons n’embauchent que des CDD et ne veulent plus de personnel....Devinez pourquoi !


          • jaja jaja 9 mars 2012 23:29

            Tout simplement parce qu’on les autorise à embaucher en CDD.. Le CDI doit redevenir la forme normale du contrat de travail.....


          • Walid Haïdar 10 mars 2012 01:32

            Le pire, c’est quand même que tu oses prendre « Spartacus » comme pseudo.


            Vraiment, on vit une époque formidable...

          • BOBW BOBW 10 mars 2012 09:11

            « Juda » conviendrait mieux au profil smiley


          • Le printemps arrive Le printemps arrive 10 mars 2012 09:38

            Spartacus, le syndrôme de Stockholm, vous connaissez ? (dans la probabilité que vous soyez salarié)


          • spartacus spartacus 10 mars 2012 09:40
            Je suis Spartacus 
            L’entrepreneur est devenu l’esclave de l’état. D’entrepreneur il est transformé en percepteur.  
            Jeté dans l’arène par la diabolisation et la jalousie de ceux qui vivent de la dépendance de l’état ou des situations de monopole.
            Au milieu des « bobos » sectaires du monde protégé. 
            Seul a se battre, à prendre des risques, lui seul peut tout perdre sans bénéficier de l’assurance chômage qu’on lui oblige a percevoir.
            Les « bobos » gauchistes, qui ne risquent rien, drogués aux régimes spéciaux, aux différences sociales de masse, ou obligés et profiteurs de l’état sont les romains qui le stigmatise dans l’arène et souhaitent la « mort » des patrons. 
            Jaloux de leurs liberté, chaque titre de post sur Agoravox est un reflet de la stigmatisation et de leur haine.
            Spartacus, le pseudo de celui qui défend les esclaves. 

          • JL JL1 10 mars 2012 10:37

            Spartacus,

            vous maniez la novlangue à merveille ! « Les patrons esclaves de l’État », il fallait l’inventer !!!

            Heureusement que pour beaucoup de patrons incultes ou qui ne savent pas faire autre chose que gérer une entreprise - c’est déjà beaucoup si c’est bien fait, je vous l’accorde -, il existe en France une main d’œuvre instruite (*), compétente, consciencieuse et docile - taux de chômage prohibitif oblige ! -, pour faire correctement le boulot qui permet aux entreprises sérieuses de tirer leur "épingle du jeu dans ce grand foutoir organisé par la concurrence libre et non faussée laquelle ne profite ni aux travailleurs, ni aux consommateurs, mais au capital international.

            Alors Spartacus, je ne crois pas que vous soyez un patron avisé : vous êtes, soit un capitaliste, soit un patron qui se trompe de cible.

            (*) je connais beaucoup de salariés, la classe que vous mépris-haïssez, qui ont l’amour du travail bien fait, quand ce n’est pas l’amour du travail tout court. Mais les patrons voyous et la casse systématique de la société du bien être et du vivre ensemble que ces travailleurs (j’en suis) ont construit, détruit irrémédiablement l’enthousiasme des jeunes générations et leur goût du travail.

            A ce sujet, Spartacus, pourriez-vous nous dire svp, ce que vous pensez de l’instauration d’un Revenu universel et inconditionnel réclamé par une certaine mouvance qui n’est assurément pas de gauche ?


          • spartacus spartacus 10 mars 2012 13:07

             JL1

            Etre avisé ou pas. Je ne mesure pas avec ce type de jugements de valeur.

            C’est bien plus social de créer du travail pour les salariés. Si les délégués syndicalistes défendaient les salariés ça se saurait. En réalité 90% prennent ce statut pour se protéger. 
            Partout le capitalisme a sorti les pays de la misère, il y a moins de guerres dans les pays qui ont abandonné le socialisme. Vous en vivez tous mais n’arrêtez pas de le critiquer. 

            Le travail bien fait ne suffit pas, encore faut il qu’il soit commercialisable, adapté adaptable et au final concurrenciel. 
            Trop de social tue le social
            Par exemple, un article comme celui là créant l’apologie du syndicaliste délégué intouchable crée indirectement beaucoup de chômage. A la lecture nombre de patrons ne passeront pas la barre de plus de 50 personnes. S’emmerder avec un délégué qui nuit par ses actes à l’image sans pouvoir le virer car il est protégé par un statut particulier... ça donne pas envie de s’acheter des problèmes. Mieux vaut s’abstenir d’embaucher dans ce pays. 

            Le revenu universel c’est sur le papier « tout le monde est beau et gentil » mais la réalité est différente. Ca créera une catégorie sociale de plus, en dépendance, une partie des gens assistés en profitera et qui ne remuera pas le cul. 
            Tout le monde a de idées pour répartir la richesse, mais rares pour la créer.
            L’enfer est pavé de bonnes intentions.
            Cordialement


          • mojique mojique 10 mars 2012 13:14

            Il a très mal fini Spartacus. smiley


          • JL JL1 10 mars 2012 19:03

            @ Mogique,

            oui ! Mais ici nous avons affaire à un anti-Spartacus : l’emploi de la novlangue est le stigmate des faux héros.


          • Le printemps arrive Le printemps arrive 10 mars 2012 09:33

            @kerjean,

            jusqu’à présent le secret était en faveur des employeurs pas du salarié( cf mon témoignage ci-dessous pour expérience).

            Alors que l’enregistrement démontre une habitude de la partie employeuse qui abuse donc de son pouvoir, sans cette technique il ne pouvait rien justifier !

            Je ne comprend pas votre raisonnement, si je me trompe, je serai enchanté d’avoir votre argumentation.


          • Jean-Philippe 10 mars 2012 13:07

            Bonjour,

            Kerjean, vous vous prenez les pieds dans le tapis.
            Cela n’a pas de sens d’invoquer une égalité de traitement en matière prud’homale, car le législateur a observé à bon droit que la relation contractuelle liant le salarié à son employeur n’était pas équilibrée, et qu’il convenait de protéger les salariés en conséquence de ce déséquilibre.
            Vous mettez sur un pied d’égalité des mesures collectives avec des mesures individuelles ?
            Vous faites référence à l’actualité d’Ikea, vous n’avez pas remarqué que dans cette actualité, les investigations de l’employeur dépassaient allègrement du cadre contractuel de travail, ce qui n’est pas le cas dans l’affaire discutée ici ?
            Il semble y avoir une évolution favorable jurisprudentielle en ce qui concerne les enregistrements, utilisés dans un contexte précis : Lorsque l’enregistrement vient combler un vide de preuve, car aucun autre moyen n’était à la disposition de la victime.
            C’était manifestement le cas dans cette tentative, que j’assimile personnellement à une tentative de corruption.
            Il faut comparer ce qui est comparable. Il faudrait donc voir si un employeur pourrait utiliser légalement un enregistrement pour prouver une pression illégale de la part d’un salarié. Cela ne me surprendrait ni ne me choquerait.


          • spartacus spartacus 10 mars 2012 13:51

            Les tribunaux rejettent les preuves recueillies en violation des règles relatives au respect de la vie privée ou au secret des correspondances, e-mails compris.

            Il existe même un arrêt de la Cour de cassation qui précise que même un huissier de justice ne peut pas « avoir recours à un stratagème pour recueillir une preuve ». 



          • poumpampoum 11 mars 2012 09:34

            Bonjour,

            Je suis d’accord sur le principe qu’on tombe dans le monde de la défiance. L’action de ce monsieur n’était pas sotte en soit puisque pour rappel une affaire judiciaire récente et notoire a reconnu l’utilisation d’enregistrements audio à l’insu des protagonistes (cf décision du 31 Janvier 2012 de la Cour de Cassation dans l’affaire Bettencourt).

            Par contre ça peut effectivement être utilisé de part et d’autres. Si aujourd’hui les délégués arrivent à utiliser des moyens qui sont plus que discutables, c’est qu’il n’y a plus de contrôle pour faire respecter la législation du travail, ce qui laisse la porte ouverte aux employeurs d’agir comme des voyous avec un risque minime de se faire attraper. A mon sens, ce n’est pas de nouveaux textes législatives pour mieux encadrer les relations sociales qu’il faut , ce qui devient primordiale avant tout c’est de redonner le moyens aux Inspections du travail et à la Médecine du travail pour mieux contrôler tous ces patrons voyous et permettre aussi à ce qu’il y ait une vraie représentation syndicale qui s’installe dans les entreprises.

            Voilà un chantier urgent que devra aborder le prochain gouvernement, s’il ne veut pas voir réapparaître le spectre de la lutte des classes au sein des entreprises.


          • Le printemps arrive Le printemps arrive 10 mars 2012 09:25

            Quand est-ce que les médias font un reportage sur les coulisses de l’achat des fortes têtes par leurs employeurs ? façon kalach dans les caves de cités et commentaires ad hoc !

            Mon père a subi le même sort fin des années 70, il n’a pas eu la technologie pour se protéger, il a dû capitulé et 30 ans après il était encore dans les listes noires (maintenant informatisées) de l’entreprise (hasard des rencontres).

            On comprend pourquoi la technologie leur fait peur ! maintenant tout peut se savoir.

            La technologie, ne serait-ce pas cette corde dont parlaient certains ?


            • Jean-Louis CHARPAL 10 mars 2012 09:30

               Lamentable que certains ici puissent défendre les méthodes inacceptables de certains patrons !

              On ne peut se plaindre de la faiblesse du taux de syndicalisation en France et tolérer le harcèlement dont les responsables syndicaux font l’objet, comme si la chasse aux siyndicalistes était ouverte.

              Dans de tels ces de légitime défense, j’estime que la fin justifie les moyens ! 

               


              • spartacus spartacus 10 mars 2012 09:35
                Je suis Spartacus
                L’entrepreneur est devenu l’esclave de l’état. D’entrepreneur il est transformé en percepteur.  
                Jeté dans l’arène par la diabolisation et la jalousie de ceux qui vivent de la dépendance de l’état ou des situations de monopole.
                Au milieu des « bobos » sectaires du monde protégé. 
                Seul a se battre, à prendre des risques, lui seul peut tout perdre sans bénéficier de l’assurance chômage qu’on lui oblige a percevoir.
                Les « bobos » gauchistes, qui ne risquent rien, drogués aux régimes spéciaux, aux différences sociales de masse, ou obligés et profiteurs de l’état sont les romains qui le stigmatise dans l’arène et souhaitent la « mort » des patrons. 
                Jaloux de leurs liberté, chaque titre de post sur Agoravox est un reflet de la stigmatisation et de leur haine.
                Spartacus, le pseudo de celui qui défend les esclaves. 


                • Le printemps arrive Le printemps arrive 10 mars 2012 09:57

                  A priori le syndrôme de stockholm ne convient pas, mais dans la même situation que vous (entrepreneur) je ne pense pas la même chose, bizarre...

                  Peut-être que mes clients s’interrogent 25 fois avant de faire appel à mes services parce-qu’ils doutent de l’avenir, parce que leur présent est difficile (mes confrères étant touchés de la même façon que moi j’ai mis de côté le doute sur mes performances personnelles), parce que beaucoup m’indiquent qu’ils reportent leur dépense à plus tard pour des raisons de licenciements.

                  Vécu : livraison de graviers, 10 chauffeurs sur 80 qui bossent , cela dure depuis 3 mois et les 70 qui restent ne font pas grèves ! ils ne sont pas syndiqués.

                  Observez dans les centres villes, les enseignes qui tournent comme des manèges, dans la périphérie des centres villes le nombre de petits magasins qui ferment.

                  Dans ce pays plus personne n’est solidaire, le chacun pour soi est la norme, bien entretenue par les médias et leurs emissions débiles.


                • Atlantis Atlantis 10 mars 2012 10:27

                  il y a pas que les médias qui ont détruit toute solidarité. ok, ils font un travail indéniable, mais pas pire que le monde scolaire ou les pratiques de management dans les entreprises de nos jours. Le management qui est différent, celui qui est basé sur du bon sens et non des intoxications de cabinet de formation, je le vois parfois sur le terrain. dans un cas sur 20, pas plus mais alors elle saute aux yeux. demandez-vous aussi si la méthode de management (à tous niveaux) que vous employez est bien différente de cette de vos collègues tiens.


                • Le printemps arrive Le printemps arrive 11 mars 2012 10:23

                  @atlantis

                  je suis en accord avec vous, et les médias sont le haut-parleur qui a conditionné les esprits du système scolaire (enfin pas tous et il y a des résistants que l’état tente de faire taire) et des managers de l’entreprise.

                  Ayant été commercial dans plusieurs entreprises, je n’ai jamais pu supporter ce discours des managers formés dans leurs belles écoles de management qui affirmait qu’il fallait « tuer » les concurents, alors que j’ai toujours considéré le concurrent comme un émulateur, donc indispensable. L’essentiel est de gagner, pas de participer selon le principe compétitif.

                  "demandez-vous aussi si la méthode de management (à tous niveaux) que vous employez est bien différente de cette de vos collègues" : question qui m’a taraudé depuis très longtemps (qui a fait que j’ai souvent été considéré comme le mouton noir) pour lesquelles j’ai trouvé des solutions depuis 3 à 4 ans, la compétition a tué la notion de partage à tous les niveaux, à tel point que l’on difficillement partager une conversation avec quelqu’un .
                  En se posant cette question, on s’élève dans l’observation de soi-même et l’on fait un grand pas vers les autres.


                • Dzan 10 mars 2012 09:39

                  J’ai eu dans ma carrière, alors que j’étais délégué du personnel, une offre de promo, contre l’abandon de mon mandat.
                  Je travaillais dans un bureau.
                  La punition, ce fut mutation à l’atelier sur machine.


                  • Yvance77 10 mars 2012 09:50

                    Salut

                    L’esprit de Vichy et des petits capos à la botte des puissants n’est malheureusement pas mort. Et, dans presque toutes les entreprises c’est ainsi que pense les directions et les « ressources humaines » (j’adore ce terme) traiter les employés, qu’ils mettent sur la même échelle que le bétail.

                    Respect total et standing ovation pour ce valeureux et intègre syndicaliste.


                    • lloreen 10 mars 2012 10:35

                      Bravo Monsieur Prince de confondre ces pratiques très communes de corruption.La preuve, c’est que notre monde marche sur la tête.

                      Dans le même genre, mais en beaucoup plus huppé que le Novotel, il y a les rencontres discrètes dans les 5 étoiles,loin de la populace...
                      On apprend aussi que Fillon, premier ministre a assisté à la réunion des corrupteurs à Sitges (Espagne) en 2010.
                      Pour y faire quoi ?...

                      http://www.youtube.com/watch?v=22faLBUIy8s&feature=player_embedded# !

                      Merci pour votre honnêteté.Plus nous serons nombreux à dénoncer et plus tous les ouvriers et les employés retrouveront des conditions de travail dignes.Donc, tout le monde y trouvera son compte.Il n’y aura pas besoin de corruption.


                      • Dunizel 10 mars 2012 10:51

                        Un grand bravo à ce salarié ! L’intégrité est la plus belle des qualités et permet de se raser le matin, la tête haute !
                        Total soutient !
                        De même que le jeune salarié d’ERDF qui a refusé de couper le courant chez des pauvres gens pour qu’ils aient un chauffage.
                        Total respect messieurs !


                        • arobase 10 mars 2012 12:53

                          tous les patrons craignent les syndicats. pourquoi ?

                          tous les patrons sont de droite. pourquoi ?

                          les « valeurs » de droite impliquent la notion d’enrichissement par l’exploitation des êtres humains.
                          à n’importe quel prix.
                          aussi bien en contournant les lois et les règlements.
                          s’ils ne les contournaient pas, ils ne craindraient pas les syndicats.

                          les syndicats sont la uniquement pour faire respecter les lois et les règlements.

                          ce sont des gêneurs, donc des ennemis.

                          la droite c’est ça !

                          dans ma boite de 500 personnes, il y avait des syndicats mais aucune action revendicative en 40 ans. les lois et règlements étaient respectés.
                          le patron était de gauche. (un des rares).

                          c’est ça la gauche.  question de valeurs.

                          • Dinu pass Dinu pass 11 mars 2012 07:17

                            Dans ma boite, le patron est de droite et n’a pas été endoctriné par toute la doxa gaucho-libérale de merde entendue de Liberation à TF1 et l’ensemble des salariés s’en porte très bien. Il est soutenu même si la boite est attaquée par toutes les assoc à la solde des mondialistes.
                             
                            J’ai connu aussi une boite dans le transport avec des syndicats très influents : certains salariés etaient plus soutenus que d’autres...les anciens cadres ont été éjectés les uns après les autres alors que certains employés ayant des comportements inacceptables ont été protégés. Alliance subjective dans le cas présent de FO et du patronat pour virer les éléments avec une autorité naturelle et pouvant créer un contre pouvoir !


                          • Lorelei Lorelei 10 mars 2012 17:52

                            et bien moi j’approuve que l’on enregistre les propos des patrons, et autres managers, comme ça on pourra s’en servir même si c’est pas au tribunal, il y a des propos intolérables tenus par ses gens qui s’imaginent encore au temps du seigneur et du serf


                            • wesson wesson 11 mars 2012 23:02

                              Juste un petit mot pour souhaiter la bienvenue à l’équipe de Fakir sur Agoravox, le travail qu’ils font est vraiment intéressant.


                              Abonnez-vous à Fakir, ils le méritent même si ils vous tannent en permanence pour vous transformer en distributeur !


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