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La précarité augmente : Nouveau ! Les ingénieurs SDF (et en poste)

Pour les plus jeunes ingénieurs1 aussi dynamiques que le marché de l’industrie pour laquelle ils officient, démissionner, changer de lieu, de vie, de responsabilités sont de grands classiques. Outre les opportunités de carrière, les changement surviennent très vite. Une grande partie de ces jeunes ingénieurs sont souvent en CDI dans des sociétés de service peu respectueuses qui poussent vicieusement à la démission selon les variations de leur chiffre d’affaire, d’où une propension forte à quitter son travail pour un autre. Nouvel emploi décroché, il reste seulement au jeune cadre à se loger.

Depuis 2009, le jeune cadre risque fortement d’obtenir le statut de SDF privilégié, et pour plus longtemps qu’auparavant, mais comme il est riche, il pourra dépenser une partie des 2600 euros2 net mensuels pour acheter : tente, duvet, caravane, location de camping….bref, tout le matériel d’un SDF de luxe.
 
Première grande découverte : Les périodes d’essais augmentées3.
 
Le 12 juin 2008 il faisait surement beau, j’étais en congés, je ne suivais pas vraiment l’actualité. Ce jour là une loi est votée sans aucun bruit. Une loi qui modifie les règles de rupture conventionnelle du contrat de travail, mais plus sournoisement, modifie aussi les critères de détermination des durées de période d’essai.
Mes deux premiers emplois m’avaient imposé trois mois de période d’essai (i.e. licenciable en trois jours durant trois mois). Mes employeurs pouvaient les étendre à six, selon leur désirs (et mes résultats) mais l’économie était bonne, moi aussi, et les renouvellements non-systématiques.
Le jeune cadre, après de longues études, et une certaine expérience parfois, signera des contrats prévoyant dorénavant quatre mois de période d’essai, renouvelable jusqu’à huit mois4.
 
Il va sans dire qu’en ces temps de grande variations économiques, les périodes d’essais sont systématiquement renouvelées (même pour les meilleurs).
 
Soit, se dit le jeune cadre dynamique et confiant : "Je suis un bon ingénieur, je n’ai pas à craindre de licenciement pour mes compétences, une période d’essai élargie ne me trouble pas outre mesure, je saurais me rendre indispensable."
 
C’est ainsi qu’il passera à l’étape 2 : la recherche d’un appartement.
Admettons qu’il ne souffre d’aucune difficultés encapsulant la période d’essai pouvant alourdir le dossier (par ex. origine étrangère, enfant à charge, femme handicapée, familleetc).
 
Seconde grande découverte : Loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion5.
 
Loi dont la dénomination prête à sourire.
Elle complète l’article 55 de 1989 par les discrètes mais significatives lignes suivantes :
 
« Le cautionnement ne peut pas être demandé par un bailleur qui a souscrit une assurance garantissant les obligations locatives du locataire.
« Si le bailleur est une personne morale autre qu’une société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclus, le cautionnement ne peut être demandé que :
« ― s’il est apporté par un des organismes dont la liste est fixée par décret en Conseil d’Etat ;
« ― ou si le logement est loué à un étudiant ne bénéficiant pas d’une bourse de l’enseignement supérieur. »
 
Le jeune ingénieur en période d’essai était assuré de la facilité d’accès à la location, car ses amis, parfois ingénieurs (de bons garant de facto), ou sa famille, pouvaient toujours être caution solidaire pour rassurer le propriétaire (l’ingénieur en période d’essai est effrayant , tout autant que l’étudiant ou le smicard).
 
Grace à madame Christine Boutin, sous le prétexte philanthropique et social de favoriser l’accès au logement de ceux qui ne peuvent avoir de caution solidaire, le bailleur ayant souscrit une assurance contre les loyers impayés est démuni du droit de demander un garant, et réagit tout simplement avec le jeune cadre dynamique, célibataire, en période d’essai (et potentiellement pour huit mois) : « Monsieur, étant donné que nous sommes en contrat avec un organisme d’assurance des loyers impayés et que votre période d’essai est une prise de risque majeure pour nos clients propriétaires, compte tenu du fait qu’il nous est impossible d’exiger un garant, vous me voyez dans l’impossibilité de présenter votre dossier à la location ».
 
Plus facile de trouver un travail qu’un appartement. La loi favorise surtout l’augmentation du chiffre d’affaire de Décathlon, en particulier la gamme des tentes 2’’ Quechua.
 
Alternatives possibles (le jeune ingénieur réfléchit beaucoup plus que Mdme Boutin) :
 
  • Se faire licencier (mais chômage = pas d’appart’)
  • Dormir chez ses parents (Faut-il encore en avoir et qu’ils habitent dans la ville…puis à 30 ans c’est pas vivable).
  • Faire signer le bail par un autre (administrativement dangereux -impôts, déclarations, EDF/téléphone etc…-).
  • Se trouver une femme dans la ville pour partager l’habitation (compétence non-universelle et pari hasardeux).
  • Rejoindre un groupe de punk rebelles dans un squat (peu ragoûtant, risques de confrontation avec la police).
  • Faux et usage de faux papiers -contrats, fiche de paie- (le travailleur ne cherche pas la délinquance).
  • Le foyer de jeune travailleurs (autant d’études pour arriver à ca).
  • L’HLM (en principe réservée aux démunis)
  • 8 mois d’hôtel (8400 euros !)
  • Acheter une maison (j’me marre)
  • Ne pas démissionner (sacré reculade).
 
Ainsi, une loi de 2008 (augmentation des périodes d’essai) assaisonnée d’une seconde de 2009 (non-cumul d’assurances et de garants pour les biens locatifs), sous couvert de lutte contre l’exclusion (!), dessinent des cas surréalistes de citoyens SDF riches, où pendant huit mois, un jeune actif, pouvant gagner jusqu’à cinq fois le loyer du logement qu’il cherche, se retrouve à la rue avec ordinateur portable et blackberry  (pour pouvoir ramener un peu de travail à la tente).
 
Ce monde est incohérent : flexibilité requise mais portes fermées, impôts élevés mais fonction publique constamment diminuée, il n’y a qu’une seule chose à comprendre : Personne n’est épargné par la bêtise de nos dirigeants.
 
Notes et sources  :

1 Je parle d’ingénieurs car je connais la branche et les durées de périodes d’essai, mais je suppose que cela concerne tout les salariés du privé. Seulement, chez les cadres, les démissions sont bien plus fréquentes (le turn-over comme ils disent).

2 Salaire moyen dans mon domaine avec trois ans d’expériences (ce n’est donc pas une statistique, il y a plus ou moins, selon les postes).

3 L’employeur peut fixer aussi 3,2,1 ou aucun mois supplémentaire. Un ami à gagné 7 mois sur un nouveau contrat la semaine dernière.

4 http://www.village-justice.com/articles/Reforme-periode-essai-nouvelle,4005.html

5 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do ;jsessionid=9B2A01841F63F3CF26635515A351A316.tpdjo14v_3?idArticle=JORFARTI000020439178&cidTexte=JORFTEXT000020438861&dateTexte=29990101&categorieLien=id

Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (24 votes)




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29 réactions à cet article    


  • lolo 11 novembre 2010 12:17

    Je ne peux que confirmer ce qui a été dit dans cet article, car j’ai exactement vécu ce qui est décrit. Chercheur de profession, travaillant sur Genève (en Suisse donc), j’ai à mon arrivée à Genève fait le tour de appartements à louer en France voisine (la frontière française étant toute proche). Malgré un revenu, dépassant les 3000euros net par mois, impossible de louer le moindre petit studio ou appartement. Les agences françaises m’ont rétorquées que je cumulais deux handicaps. Le premier, j’ai un CDD de 3ans. Le deuxième je travaille en Suisse. Les assurances pour loyer impayé contractés par les propriétaires refusent de couvrir les CDD/période d’essai, et les personnes dont le compte bancaire salaire n’est pas domicilié en France. Et je ne parle même pas de l’accueil super froid et condescendant (voir raciste) des agences immobilières de Haute-Savoie (Annemasse), quand elle voient arriver un jeune, qui en plus est plutôt typé méditteranéen.

    Au final, je me suis logé côtés en Suisse. Et que l’on ne me parle plus jamais de la France, je n’ai plus aucune intention de revenir bosser dans ce pays. Dans ce cas précis la France a perdu des rentrées fiscales (en France j’aurai payé des impots locaux et une partie de mes impots payés en Suisse auraient été reversés à la France selon les accords franco-suisses) et une unité de consommation (puisque j’aurai consommé cotés français). Ce pays marche sur le tête.

    Qu’on se le dise en France désormais pour se loger, il faut un bon revenu (ce qui est de plus en plus rare) et puis être en CDI (de plus en plus rares aussi surtout chez les jeunes). En clair, un pays ou les jeunes diplomés ou non diplomés n’ont nullement leur place. Je ne peux que les inviter à aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.


    • plancherDesVaches 11 novembre 2010 12:51

      Désolé, mais...
      En même temps, accepter un intérim de 3 ans...

      Merci patron, merci patron... quel plaisir de travailler pour vous, on est heureux comme des fous.


    • Vipère Vipère 11 novembre 2010 14:52

      Bonjour Lolo

      La classe moyenne est désormais elle aussi, confrontée à la précarité de l’emploi et aux difficultés de logement.

      Si la mobilité est un atout pour l’emploi, pour autant la problématique du logement est un obstacle pour bon nombre de salariés.

      Certes, la Suisse peut apparaître au début comme un eldorado, cependant, les contraintes de licenciements y sont simplifiées, de sorte qu’un contrat à durée indéterminée peut être rompu au bout de 30 jours.

      Il est prudent de conserver un pied à terre en France, sans quoi, vous découvrirez à vos dépens que les expatriés français ne bénéficient d’aucune aide de leur pays d’origine et risquent de se retrouver dans une réelle situation de détresse, à leur retour.

      Il me semble qu’il existe toujours, à Lausanne, une ligue de français expatriés en Suisse à laquelle je vous recommande d’adhérer et qui vous indiquera de bons tuyaux.


    • elmapelki elmapelki 12 novembre 2010 05:20


       Thibault le membre du club du siècle - Chérèque le jaune - Mailly et l’argent noir de l’UIMM




      ICI


    • easy easy 11 novembre 2010 12:50

      Ouichhhh !

      Essayons de trouver une soluce, dans notre petit coin.

      Je suis propriétaire d’un immeuble en RP (20 minutes RER Saint Lazarre). Je suis sur le point de le vendre mais je n’ai jamais cessé de me poser des questions sur ce que je devrais faire qui serait plus heureux pour une poignée de personnes.

      Nadjil et autres ingés de passage, si vous vous sentez capable de rassembler très vite quelques uns d’entre vous vivant ce genre de galère afin de gamberger à une soluce viable pour vous comme pour moi, soluce qui exploiterait au mieux les possibilités de mon immeuble dans un esprit de partage, contactez-moi sur maison700@hotmail.fr


      Si des seniors disposent de capital et ressentent eux aussi le sourd désir de faire quelque chose de plus heureux, qu’ils me contactent. Ensemble, nous verrons peut-être mieux ce que nous pouvons faire.


      Il y a quelque chose dans la mécanique de la Grande Tuyauterie qui nous sépare les uns des autres et nous pousse tous à l’individualisme. C’est à chacun de nous d’essayer de surpasser sa logique séparatiste. Dans cette logique, il y a certes la compétition pour l’emploi mais il y a aussi la judiciarisation paroxystique et la condamnation (que ce soit sous forme de saisie ou sous forme de prison) qui sont isolantes. Il n’y a que dans le domaine de la santé que la Grande Tuyauterie a engendré quelque chose qui dé-isole assez bien le malade et c’est une très bonne chose. Pour le reste tout tend à nous séparer.

      Voyons si nous sommes capables de contrer cette logique isolante.


      • plancherDesVaches 11 novembre 2010 12:53

        Il est en effet temps de vendre avant que le marché ne se casse la figure et que les locataires ne puissent plus payer...

        Ca flippe sec, en ce moment, chez les proprios.


      • easy easy 11 novembre 2010 16:10



        «  »«  »«  »«  Ca flippe sec, en ce moment, chez les proprios.  »«  »"

         ???


      • Ariane Walter Ariane Walter 11 novembre 2010 18:12

        So cute, easy !
        Et est-ce que votre immeuble est meublé avec des meubles pas Ikéa ?????


      • easy easy 11 novembre 2010 18:29

        Bonsoir chère Ariane,

        Ikea ?

        Gné ?

        J’ai bien 24 transats ainsi que 4 tabouret hauts et 3 tites tables basses de chez eux (c’est ce qui me reste d’un épisode piano-bar) mais il me semble que c’est tout.


      • Ariane Walter Ariane Walter 12 novembre 2010 00:00

        @ easy,
        Vous ne vous souvenez pas de cette fameuse discussion où vous regrettiez de ne pas avoir cru au meuble à monter ??? Je supposais donc que chez vous il n’y a avait que du bon mobilier trad !
        Pas plus profond que ça !!
        Un petit clin d’oeil. rien de plus !

        Bonne soirée !


      • easy easy 14 novembre 2010 14:41

        Ah OK Ariane,
        Je me souviens maintenant.

         smiley


      • plancherDesVaches 11 novembre 2010 12:57

        Vous semblez jeune dans le métier, les gars.

        Depuis environ 1990, j’étais en début de carrière mais ai bien senti que l’encadrement devenait du kleenex parfait.

        Pourquoi. Tout simple.
        Le patron, il sait que si tu as fait des études, c’est parce que tu veux bosser...

        Il va donc te presser comme un citron et même plus.
        Welcome in our perfect world. smiley


        • Marc Bruxman 11 novembre 2010 13:42

          Il faudrait tout simplement autoriser les expulsions rapide et par tout temps en cas de loyer impayés mais en contrepartie interdire d’exiger une caution. 


          Si la perde de loyer est au maximum de deux mois, aucun proprio n’ira prendre une assurance et le problème sera réglé. 

          Le gros problème aujourd’hui ce sont ces lois de protection imbécile. Quelqu’un qui ne paie pas un service n’a pas de service point. 

          En alternative, que les loyeres soient automatiquement prélevés sur la fiche de paie et les allocations chomage empéchant toute autre utilisation de l’argent. 

          • intercepte 11 novembre 2010 14:35

            Loue un garage de luxe...

            J’en connais plein, qui gagne que 600 et des bananes il arrive a trouvé une location décente.

            Pour ceux qui gagne moins je comprends que c’est dur,

            mais a 2600euro il ne faut pas exagéré, c’est des ingénieurs pas très futés.

            La majorité des propriétaires sont outranciers pour la paperasse, mais pas tous...


            • foufouille foufouille 11 novembre 2010 14:39

              "J’en connais plein, qui gagne que 600 et des bananes il arrive a trouvé une location décente."
              mdr !


            • LE CHAT LE CHAT 11 novembre 2010 14:57

              avec 600 euros , peut être une étable dans la creuse ou le cantal ?  smiley

              une simple F1 est déjà à 400€ mini par ici ....


            • intercepte 11 novembre 2010 15:26

              Entre avoir un f1 et être à la rue c’est clair que c’est pas les mêmes proportions 25 m² et 500000 km² :)

               Là où je suis en cherchant bien y a des f2 à 290 plus les apl ça passe.
              Il y a aussi des f1 a 500 j’ai jamais dit le contraire, c’est surement réservé aux ingénieurs ceux-là donc eux non pas de problème pour ce loger.


            • foufouille foufouille 11 novembre 2010 15:30

              dans une tres petite ville
              et le boulot est a 50 bornes
              meme en hlm il faut des garanties
              en cdd, tu as donc peu de chance
              5% sans cautionnaires physiques de 3x ou plus du montant du loyer


            • VivreDifferent VivreDifferent 14 novembre 2010 23:23

              Avec 2600 euros par mois tu peux vivre à l’hôtel, donc t’es pas tout à fait à la rue. Mais c’est vite sordide comme vie, si tu dois y rester des mois il y a de quoi péter un câble. Sans compter que ça coûte cher quand même, 1200€ par mois pour une chambre de formule 1 ça fait mal au cœur. Et une fois que t’as payé les impôts, la voiture, ... il ne te reste plus rien. Pas ou peu de vie sociale, pas de chez toi, un boulot stressant avec des semaines de 50h, pour finir le mois à zéro ? Mieux vaut être au RSA.

              Le problème quand tu es travailleur c’est que tu n’as pas trop de temps pour chercher non plus. Quand on te balance dans une nouvelle ville (ou pays pour moi) du jour au lendemain, t’as beau être débrouillard, tu tombes pas du premier coup sur l’occasion du siècle. En IDF, j’ai trouvé un vieux studio meublé à 650 euros par mois, rongés par les parasites (punaises de lit, une vraie saleté), et bien j’étais heureux de l’avoir trouvé. Beaucoup de proprios m’ont rejeté direct parce que je n’avais pas de caution (alors que je suis ingénieur en CDI depuis des années, avec 2000€ nets environ par mois). En Normandie c’est clair que c’était plus facile, ça dépend des régions aussi...


            • Theverglades 11 novembre 2010 15:30
              Bonjour, 
              Moi aussi je suis devenu SDF suite à un licenciement économique. Ancien smicard maintenant au chômage, je ne touche pas évidement pas grand chose. 
              - On me refuse toute location sous pretexte que le montant du loyer ne doit pas dépasser un tiers de mes revenus. Même pour un garage je ne gagne pas assez..
              Et sans adresse : on ne peut pas s’inscrire a pôle-emploi, ni avoir de compte bancaire, ni se faire assurer etc... 
              Alors d’un côté on m’oblige à avoir une adresse et de l’autre on ne veut pas m’en fournir une...

              Donc du coup c’est tente + bouquin de survie et j’habite en Normandie...
              J’ai aussi passé du temps en WWOOFING, je bossais à la ferme et en échange j’étais nourri et logé.



              • foufouille foufouille 11 novembre 2010 17:16

                tu as essaye de demander d’etre domicilie a une asso ou un ami ?


              • intercepte 13 novembre 2010 10:56

                Normalement la domiciliation c’est le truc le plus facile et rapide à voir,
                car c’est prévu par la loi.

                En complément au message de foufouille.
                C’est de demander à son assistante sociale.

                pour les urgences le 115...


              • c.d.g. 11 novembre 2010 15:39

                @l auteur et ses amis dans le meme cas

                2 bons conseils :
                - evitez les SSII. Si leur surnom est marchand de viande c est pas pour rien
                - installez vous a l etranger.

                Vous serez en general mieux payé et vous n aurez plus ce probleme d avoir a payer une fortune pour louer un truc pas terrible et en plus devoir pleurer pour qu on vous fasse confiance

                En france, il faudrait que je produise bulletin de paie + contrat de travail + caution de mes parents meme en etant payé largement plus que la moyenne francais
                En allemagne ou en suisse, j ai jamais eut de probleme pour louer quoi que ce soit, meme en ayant aucune reference etant donné que je venais de l etranger


                • lorene 11 novembre 2010 21:41

                  Point de vue du propriétaire :
                  j’ai loué pendant plusieurs année à une personne qui ne remplissait pas les garanties requises, qui ne payait pas régulièrement son loyer et qui finalement est partie en laissant l’appartement dans un état très très miteux.... le montant estimé des travaux pour une remise en état en vue d’une autre location est de 12000 euro ! Donc une caution qui ne sert à rien !
                  Je me suis tourné vers des associations qui aident à la réinsertion des personnes en difficulté pour la rénovation et une proposition de logement. Vu ce qui m’était proposé et imposé, je ne gagnais aucun revenu locatif et même je perdais de l’argent !
                  Cela douche mon enthousiasme pour faire du « social » ou pour louer sans garantie aucune, vous me comprendrez sûrement. En conclusion, cet appart sera laissé vide et à vendre tel quel.
                  Point de vue du locataire :
                  difficile de trouver un logement en France quand on ne présente pas ce sacro-saint CDI et un salaire mensuel de 3 fois le montant du loyer ! Pour ce que je connais, que ce soit en Suisse (j’y ai habité) ou en Irlande, il suffit de montrer que l’on est salarié, pas besoin de CDI (qui d’ailleurs n’existe pas) et quand on ne peut plus payer, on est mis dehors. La flexibilité semble mieux vécue quand on est salarié. Je ne sais pas ce qu’il en est quand on est au chômage.

                  Chaque propriétaire doit être libre de choisir son locataire même si je sais que cela peut laisser la porte ouverte à des abus en tout genre.
                  Chaque locataire doit respecter le bien qui est à sa disposition.
                  Si chacun joue le jeu, les loyers ne seraient pas si haut pour couvrir toutes les dépenses inhérantes à la dégradation de l’appart au départ du locataire et tout le monde y trouverait son compte.


                  • Nedjil Tanbelard 12 novembre 2010 09:53

                    Bonjour,

                    En fait, je ne désirais pas pointer du doigt les propriétaires...d’ailleurs , il n’y a rien à charge contre eux dans la totalité de l’article. Ce sont les dirigeants que j’accuse en conclusion, pas les propriétaires, ni les squatteurs, ni les locataires, ni les ingenieurs. Je voulais noter l’impossibilité pour ces deux lois d’exister, puisqu’elles permettent cette situation. Si je donne, à plusieurs reprise, le salaire, c’était justement pour dire que le probleme n’était pas l’argent, mais les lois. (effectivement, avec 2600 euros par mois, on peut aussi vivre en sous location, ou à l’hotel pour 1000 et quelques euros par mois...)

                    Un propriétaire sous contrat d’assurance, ne louera pas sont appartement à quelqu’un d’aisé, PARCE qu’il ne peut pas demander de garant (en fait, jusqu’ici, j’avais fais comme ca, j’avais un pote garant pendant mes période d’essai —il existe aussi le 1% logement, dont je n’ai pas fais mention, mais qui m’avait aidé au tout premier job, en se portant garant.)

                    Que les propriétaires aient besoin de réconfort je comprend, comme je comprend qu’il est inacceptable, quand le salaire median français est de 1655 euros (la moitié au dessus, la moitié en dessous), de demander à gagner 3 ou 4 fois un loyer pour pouvoir avoir un toit (sur les villes principales, là ou il y a de l’emploi, c’est le cas...un studio, ici, c’est entre 450 et 600 euros /mois...il faut donc gagner minimum 1350 euros nets....

                    Et pour ce qui est de l’expatriation, ce n’était pas le sujet non plus...je parlais dans l’etat d’esprit de quelqu’un qui souhaite rester en France...après, il est certain que d’autres pays ont d’autres fonctionnements...ce n’était pas le sujet...

                    Là, c’est vraiment l’incohérence législative, ce sont deux lois contradictoires, dont je ne connaissais pas l’existence jusqu’à aujourd’hui, car je comptais démissionner (ce que je risque de ne pas faire, finalement.).

                    Oui, sinon, j’avais pensé à la Suisse et l’Allemagne, mais je ne sais franchement pas si le changement de pays sera bénéfique pour mon bien être...il n’y a pas que l’argent dans la vie.


                    • VivreDifferent VivreDifferent 14 novembre 2010 23:02

                      L’Etat a cru qu’il pouvait se décharger de ses obligations de logement pour tous sur les propriétaires. Résultat : à force de prendre les petits propriétaires pour des pigeons, ceux-ci ont remonté les loyers, augmentés les garanties locatives, voire carrément arrêté de proposer leurs logements à la location. Et c’est les travailleurs qui trinquent, comme toujours.

                      Que l’Etat s’occupe lui-même de loger les locataires en difficulté, construise des logements, et pour les maires qui ne veulent pas de logement sociaux sur leur commune, qu’on donne aux miséreux un bon de logement chez l’habitant, comme il y en avait autrefois pour les militaires, pour qu’ils logent directement chez M. le maire ! Je vous garantis que les travaux de logement sociaux démarreront le lendemain même...

                      L’Etat, par incompétence et par mépris de la classe des travailleurs, a créé artificiellement une situation de pénurie des logements, qui ne profite qu’aux spéculateurs immobiliers. Il est grand temps que cela cesse.


                    • non667 14 novembre 2010 15:20

                       à tous
                      et dire qu’il y a des élus grassement payés pour organiser la vie du pays !!
                       a pleurer , à vomir  ! smiley


                      • VivreDifferent VivreDifferent 14 novembre 2010 22:49

                        Salut Camarade, bienvenue au club !

                        La France a l’ambition de devenir le plus grand terrain de camping au monde pour travailleurs mobiles, et n’en doutons pas vréussir son pari !

                        Bon, moi je vais me coucher dès que j’aurai regonflé mon matelas gonflable. Histoire d’être en pleine forme pour démarrer cette nouvelle semaine, en bon serviteur du capitalisme.

                        On peut se foutre de ma gueule, qu’en tant qu’ingénieur, je n’ai qu’une chambre de bonne avec même pas un vrai lit pour dormir. N’empêche que moi, je suis déjà prêt pour quand notre pays aura rejoint le niveau de vie des pays du Tiers-Monde (je parle pour les travailleurs, hein, car pour les rentiers, ils n’ont pas de souci à se faire, on veille sur eux en haut lieu, leur niveau de vie est assuré ad vitam eternam). Mais le constat est bien là : hier comme aujourd’hui, les ingénieurs ont toujours su être en avance sur leur temps. C’est aussi ce qui participe à la beauté du métier.

                        Et ils disent qu’ils ont du mal à recruter des ingénieurs. Et ils font de belles campagnes pour attirer les jeunes vers le métier d’ingénieur. Moi je dis : faut-il prendre les jeunes uniquement pour des cons ?


                        • usosan 16 juillet 2013 16:05

                          Bonjour,

                          Nous sommes exactement dans la même situation. Ingénieur 4500 euros de salaire et ma femme 2000 euros. Nous n’arrivons pas à trouver un logement à Paris car il est indiqué sur le contrat de travail « 4 mois de période d’essai éventuellement renouvelable ». Nous avons visité plus de 30 appart en moyenne de 900 euros le loyer, il nous êtes impossible de trouver un appartement.

                          Voici la réponse d’un agent immobilier :

                          « Monsieur, étant donné que nous sommes en contrat avec un organisme d’assurance des loyers impayés et que votre période d’essai est une prise de risque majeure pour nos clients propriétaires, compte tenu du fait qu’il nous est impossible d’exiger un garant, vous me voyez dans l’impossibilité de présenter votre dossier à la location ».

                          Je voulais savoir si quelqu’un a pu trouver une solution qui marche. Nous devons quitter notre maison au 31 juillet et nous ne savons où aller.

                          Merci pour vos réponses

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